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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 16:37

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L'ENTRÉE DE LA SACRISTIE.

"Le bas-côté nord du chœur est divisé dans sa longueur en cinq travées qui correspondaient autrefois à autant de chapelles latérales. Mais comme on a au XVe  siècle, établi dans la dernière de ces travées du côté de l’est, une porte pour entrer de l’église dans la sacristie construite par l’évêque Bertrand de Rosmadec, le nombre des chapelles a été réduit à quatre.

 Comme on l’a déjà dit, il n’y a pas de chapelle dans la cinquième travée du bas-côté nord du chœur. C’est dans le mur de cette travée qu’est pratiquée la porte par laquelle on entre de l’église dans la sacristie. On voit au-dessus de cette porte un écusson timbré d’une mitre et portant les armes de l’évêque Bertrand de Rosmadec : pallé d’argent et d’azur avec sa devise : En bon espoir. C’est en effet ce prélat qui fit construire la sacristie supprimée, il y a quelques années, par Mgr Sergent. La nouvelle sacristie a été bâtie de 1857 à 1859, sur les plans de M. A. Durand, architecte à Paris. Les piliers et les arcades des deux galeries dont elle est accostée, sont  des copies de ceux, du cloître, aujourd’hui détruit, des Cordeliers de Quimper, construit au XIIIe siècle. " (Le Men)

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Cathédrale de Quimper, déambulatoire nord. Photographie lavieb-aile janvier 2019.

Cathédrale de Quimper, déambulatoire nord. Photographie lavieb-aile janvier 2019.

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LA CHAMBRE DE PÉNITENCE.

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" Entre cette porte et celle d’un petit escalier à vis, qui conduit aux galeries de l’église on remarque une fenêtre de forme rectangulaire garnie d’un solide grillage en fer, au milieu duquel est une porte carrée, aussi en fer, de vingt-cinq centimètres de côté, qui s’ouvrait en tournant autour d’un axe qui la traverse dans sa partie médiane, et que l’on fermait à l’aide d’un fort cadenas. Le pourtour extérieur de cette fenêtre est orné d’une guirlande de ceps de vigne, sculptée avec une grande délicatesse. À droite et à gauche sont deux colonnettes dont les chapiteaux servaient de support à des statuettes. Au-dessus est un cercle ou couronne de fleurs de lys, dont l’intérieur contenait des armoiries qui ont été grattées. Cette fenêtre éclairait une petite salle d’environ un mètre soixante-dix centimètres de côté, voûtée sur croisée d’ogives, et dont la porte ouvrait sur le couloir qui reliait la sacristie à l’église.

Les nervures de la voûte avaient leur point d’appui sur des corbelets formés par des angelots sculptés avec soin, et portant des cartouches ou devises, sur lesquelles il y avait, sans doute, des inscriptions. L’un d’entre eux est armé d’un bâton noueux, c’est, peut-être, un emblème de la correction.

Diverses hypothèses ont été émises sur la destination présumée de cette pièce. Comme aucune ne me paraît satisfaisante, je m’abstiendrai de les rapporter. Sa situation vis-à-vis du sanctuaire, pourrait faire supposer que c’était une cellule, dans laquelle on se renfermait volontairement pendant un temps déterminé pour faire pénitence. Dans ce cas, si on en juge par le soin et la recherche de sa décoration intérieure et extérieure, elle devait être réservée à des personnages d’une certaine distinction.

Il est regrettable que cette petite pièce, qui avait été construite au XVe siècle, et à laquelle se rattachait probablement quelque coutume intéressante du moyen âge, ait été détruite.

On a heureusement conservé la fenêtre et les nervures des voûtes. Ces dernières ont été utilisées dans le vestibule de l’escalier de la nouvelle sacristie. On voyait dans le vitrail placé au-dessus de cette fenêtre, les armes de Claude de Rohan, évêque de Quimper de 1501 à 1540. Ces armes sont : de gueules à sept alias neuf macles d’or."

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 La chambre de pénitence.

"Quand on a passé la chapelle de Saint-Corentin, on trouve, en face de la cinquième travée du chœur, une sorte de petite abside à pans coupés où sont pratiquées différentes ouvertures: d'abord une porte donnant accès à un escalier qui conduit aux galeries, puis une embrasure profonde dans laquelle se voit un solide grillage en fer, au milieu duquel est une petite porte qui s'ouvrait autrefois, mais que la rouille a rendue désormais immobile.

Autour de ce travail de ferronnerie qui ne présente rien d'artistique, règne une décoration du meilleur goût sculptée dans le granit. L'embrasure est accostée de deux colonnettes dont les chapiteaux formant consoles, semblent réclamer des statues. Au-dessus s'ouvre une fenêtre qui n'a pas reçu de vitrail historié. Enfin, au troisième pan de l'abside est la porte de la sacristie, également surmontée d'une fenêtre garnie de verres blancs. Entre la porte et le pied- droit de cette fenêtre est un écusson aux armes de Bertrand de Rosmadec avec la devise de sa famille: En bon espoir. C'est en effet à cet évêque qu'on devait la sacristie démolie en 1857 et heureusement remplacée par la construction élégante et commode qui complète si bien la cathédrale. Plusieurs particularités frappent l'attention de l'archéologue dans cette partie de l'église Saint-Corentin. Comme pour la fenêtre de la chapelle précédente, il y a eu ici des remaniements présentant les caractères du XVe siècle: l'encadrement de la grille, la fenêtre placée au-dessous, le tympan de la porte de la sacristie sont évidemment de cette époque, tandis que les parties adjacentes sont bien du XIIIe siècle.

Était-ce bien là une chambre de reclus ou de recluse ?- Je serai tenté de le croire ; le xv• siècle est l'époque où ce genre de pénitence a été le plus pratiqué ; ainsi, _le savant dominicain Du Paz dit que Prigent, évêque de Saint-Brieuc, « fit enclore en une maison, près de l'église de Saint_-Guillaume, une religieuse nommée Roline Le François, de la ville de Fougère qui l'en requit après avoir solennellement voué entre les mains dudit prelat, viduité continence et chasteté, l'an 1460. » On comprend que la réclusion exigeât la contiguïté avec une église et l'ouverture d'une fenêtre entre la cellule et le lieu saint. On a aussi supposé que cette chambre était destinée à la distributeur des aumônes du Chapitre, qui passait par la petite porte mobile l'argent ou lés petits pains destinés aux pauvres. . On s'est même demandé si cette ouverture ne servait pas à faire passer le pain spécial, appelé pain du Chapitre, que l'on distribuait aux chanoines en plusieurs Circonstances ; mais je persiste à croire que la première hypothèse reste la plus vraisemblable." (Abbé Thomas)

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Les sculptures de ces moulures reprennent exactement celles des porches de la cathédrale, et de tous les porches des édifices bâtis par l'Atelier ducal du Folgoët sur commande du duc Jean, avec leur rinceau de vigne débutant dans la gueule d'un dragon ou d'un monstre bestial équivalent et se terminant, en haut et au centre, dans la bouche d'un drôle. On les rencontre au Folgoët, à Daoulas, à La Martyre, à Rumengol, à Saint-Herbot, etc...

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Cathédrale de Quimper, déambulatoire nord. Photographie lavieb-aile janvier 2019.

Cathédrale de Quimper, déambulatoire nord. Photographie lavieb-aile janvier 2019.

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LES CHAPITEAUX DE LA BASE DES NERVURES.

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Ils sont sculptés de feuilles à trois larges indentations, et, parmi ce feuillage, un personnage encapuchonné se tient presque allongé, une main derrière la nuque.

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Cathédrale de Quimper, déambulatoire nord. Photographie lavieb-aile janvier 2019.

Cathédrale de Quimper, déambulatoire nord. Photographie lavieb-aile janvier 2019.

Cathédrale de Quimper, déambulatoire nord. Photographie lavieb-aile janvier 2019.

Cathédrale de Quimper, déambulatoire nord. Photographie lavieb-aile janvier 2019.

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Il faut changer de point de vue pour constater la présence d'une colombe dont le bec est plongé dans un lieu incongru.

Nous avons là un exemple de ces obscena (la pudeur dissimule la verdeur du réel sous un voile latin) fréquents dans les chapiteaux et modillons, les sablières, les gargouilles  et les crossettes, que Bernard Rio a su découvrir en Bretagne dans Le cul bénit, liaisons sacrées  et passions profanes, Coop Breiz 2013. Notre oiseau y est décrit et interprété page 149.

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Cathédrale de Quimper, déambulatoire nord. Photographie lavieb-aile janvier 2019.

Cathédrale de Quimper, déambulatoire nord. Photographie lavieb-aile janvier 2019.

Cathédrale de Quimper, déambulatoire nord. Photographie lavieb-aile janvier 2019.

Cathédrale de Quimper, déambulatoire nord. Photographie lavieb-aile janvier 2019.

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SOURCES ET LIENS.

— LE MEN (René-François), 1877, Monographie de la cathédrale de Quimper. Quimper, Jacob.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/1e08593c46eb46336af146045b16d0f4.pdf

— RIO (Bernard), 2013,  Le cul bénit, liaisons sacrées  et passions profanes, Coop Breiz 2013 p. 149.

— THOMAS (abbé Alexandre), 1892, Visite de la cathédrale de Quimper, Quimper.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/c9d5dca31c276caf2782d0a4b99a85ce.pdf

— Blog

http://le-cirque-fou-des-religions.com/religions/on%20a%20retrouv%C3%A9%20le%20saint-esprit.html

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Published by jean-yves cordier - dans Quimper
11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 12:47

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PRÉSENTATION.

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La reconstruction de l'église Saint-Ouen avait été décidée sous Louis XII en 1480, et commença par la façade occidentale. Puis les travaux se poursuivirent avec les sept travées de la nef, qui est raccordée en 1514 au chœur roman, tandis que les bas-cotés, avec leurs 12 chapelles latérales, sont édifiés sous François Ier jusqu'en 1535, et dotés progressivement de vitraux à partir de 1514 environ, et jusqu'en 1556 grâce aux dons des confréries (du Saint-Sacrement en baie 18 et 20), aux corporations (des boulangers en baie 13, des peintres  en baie 10), des familles de notables (baies 7, 8, 10, 12, 16, 17) ou du clergé (abbaye de Saint-Ouen de Rouen en baie 14, chapelain en baie 15). 

Les six chapelles du coté sud,  se succèdent ainsi d'ouest en est (vers le chœur) :

  • 1ère chapelle : baies 20 et 18  (vers 1515) : Miracles de l'Eucharistie (20), vie de saint Ouen (18) et procession de la confrérie du Saint-Sacrement (18 et 20), commanditaire.

  • 2ème chapelle : baie 16 (1516) Annonciation et Mise au tombeau offerte par le conseiller Guillaume Tesson et Jeanne Myre.

  • 3ème chapelle : baie 14 (vers 1515-1520) : saints Pierre et Paul offerte par l'abbaye de Saint-Ouen de Rouen.

  • 4ème chapelle :  baie 12  (1519) : saints Eustache, Jean, Nicolas et Mathurin offerte par 2 familles.

  • 5ème chapelle :  baie 10 (v. 1535) : Dormition de la Vierge offerte par ?.

  • 6ème chapelle : baie 8 (1535) : Vie de saint Jean-Baptiste, peinte par Mausse Heurtault et offerte par Jean de Génouville, marchand.

La baie 12 occupe donc la 4ème chapelle sud et date de 1519, elle a été offerte par deux familles figurées en donateurs et identifiées par les inscriptions et armoiries, celle de Jean de Fréville et celle de Le Tellier de Triqueville. 

Elle mesure 5 m de haut et 2,90 m de large et comporte 4 lancettes trilobées et un tympan à 13 ajours. Les lancettes sont organisées en 4 registres dans lesquels on doit séparer le pavé supérieur de 3 registres, consacré aux saints Eustache, Jean l'évangéliste, Nicolas et Mathurin et qui se lit verticalement de bas en haut lancette par lancette , le registre inférieur réservé aux donateurs et qui se lit horizontalement de gauche à droite.

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Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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LE REGISTRE INFÉRIEUR.

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Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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1°) Lancette A. L'épouse de Jean de Fréville et ses trois filles.

a) le cadre.

Malgré l'altération du vitrail, nous distinguons le cadre architecturé (grisaille sur verre blanc et jaune d'argent) avec ses pilastres et son entablement, et l'intérieur d'une pièce aux murs rouges et à la fenêtre à verres losangés. Une tenture bleue est suspendue à une tringle ; des motifs en pomme de pin dorée scandent cette étoffe damassée.

Nous reconnaissons là le tissu (aux couleurs inversées) de la chape d'un chantre de la procession de la baie 18 de Pont-Audemer, ou bien — en rouge et or — de celle d'un confrère de la même procession en baie 20, toutes les deux datées vers 1515 de la tenture derrière saint Sébastien de la baie 17, datée vers 1475,  1530 et 1551. Faut-il y voir l'indice d'un même atelier  ou, moins probablement, d'une étoffe liturgique appartenant à la sacristie de Pont-Audemer ?

b) les quatre femmes.

Leur identité est basée sur une inscription aujourd'hui illisible, mais déchiffrée au XIXe siècle, mentionnant Jehan de Fréville (représenté en lancette B) et son épouse Juanès de ....

"Juanès de" Fréville est représentée agenouillée devant un prie-dieu où est posé un ouvrage, probablement son missel ou livre d'Heures dans sa couverte. Le meuble est recouvert d'une étoffe rouge, qui se poursuit par une autre qui est rouge à étoiles blanches (verre rouge gravé).

Elle est coiffée d'un bonnet de coiffe blanc, porte une robe rouge à ceinture verte et à encolure carrée laisse voir une chaîne à maillons d'or, recouverte d'un manteau bleu à fourrure recouvrant largement les épaules.

Ses filles portent des tenues similaires.

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Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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2°) Jehan de Fréville et ses 7 fils.

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Dans la même pièce ou la même église que son épouse, Jean de Fréville figure, devant la même tenture bleue à pommes de pins d'or, agenouillé devant le même livre et devant ses sept fils. Le premier de ceux-ci est tonsuré et vêtu d'un habit blanc (dominicain ?).

L'inscription  laisse en partie deviner BLE - JOHANNES DE FREVILLE

DE -- VIC--- ECOU.

En partie haute, deux blasons portent les armes de la famille de Fréville, d’azur à 2 roses d’argent en chef et au fer de dard de même en pointe.

Les nobiliaires qui décrivent ces armes (N.V. de Saint-Allais) les distinguent de celle de Fréville, sieur de la Haye, Boutot, du Dessert  etc, appartenant aussi à l'élection de Pont-Audemer, qui porte d'argent, à trois flèches tombantes et raugées de gueules, surmontées de trois trèfles de même. On précise ailleurs que le titulaire nomme ces roses "fleurs d'épines".

Il existe donc un risque de confusion entre ces deux familles de Pont-Audemer. Dans celle de sieurs de La Haye de Routot, un certain Jean de Fréville, seul fils de Geoffroy,  se maria à Marie de la Haye le 3 février 1586 ; il eut un fils, également prénommé Jean, qui épousa Marie de Harden qui lui donna deux fils, Robert et Antoine.

Vu la notoriété de Jehan de Fréville, capable d'offrir une verrière à Pont-Audemer, et père de 10 enfants, il semble néanmoins raisonnable de l'assimiler  à celui qui fut en 1489 et 1493  garde des sceaux de Pont-Audemer et Pontautou [Pont-Authou] ; et/ ou  entre 1500 et 1525 « avocat du roi en la vicomté de Pont-Audemer », est aussi « avocat de la ville ».

 

On trouve aussi mention de Nicolas de Freville , garde des sceaux de la Vicomté, bourgeois de Pont-Audemer, sieur de La Motte jusqu'à 1456, lieutenant général du bailliage d'Evreux, en 1471,...

Différents documents  mentionnent Jehan de Fréville : ; 

http://bibnum.enc.sorbonne.fr/omeka/files/original/b68e22c2f8cb75a18c8d5b5c2ee60dd7.pdf

https://books.openedition.org/puc/9471?lang=fr

https://books.openedition.org/purh/5052

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http://www.archivesdepartementales76.net/pdf/3Bblasons.pdf

http://www.archivesdepartementales76.net/pdf/3Bblasons.pdf

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Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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3°) Le seigneur Le Tellier en donateur.

Le décor est le même, l'étoffe damassée pourpre à pommes de pins de même teinte accueille des motifs blancs et or en fleurons.

Deux anges présentent un blason composite, en chef d'azur à trois [mains] de sable et en dessous le fragment d'un élément blanc avec des cloches pourpres (et un lambel ?).

Elles auraient été attribuées (Gatouillat 2001) à un Le Tellier de Triqueville et à son épouse Marguerite Lanyer.

L'inscription  laisse voir PONTIAU DU ROY EN VICOMTE DU PONT.

Gatouillat et al. indiquent que les fragments citaient Mathieu Dukay et Nicole Dupont (erreur pour Vicomte du Pont[audemer] ?.

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Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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4°) La donatrice et ses trois filles.

La tenture est rouge marquée de fleurs blanches à cœur bleu.

Inscription : MMISE LA.

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Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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LES TROIS REGISTRES SUPÉRIEURS.

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Les scènes s'inscrivent toutes dans un encadrement architecturé à arc surbaissé à décor tantôt flamboyant, tantôt Renaissance.

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Lancette A : la Vie de saint Eustache.

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1°) Saint Eustache abandonne sa femme aux bateliers (peu restitué).

J'ai déjà présenté la Légende de saint Eustache et son iconographie  dans ces trois articles :

 

On trouve d'autres verrières de la vie de saint Eustache,  à Chartres (baie 43 datant de 1210)...

http://www.vitraux-chartres.fr/vitraux/43_vitrail_vie_st_eustache/index.htm

...et à la cathédrale de Sens (1200-1210) 

https://cem.revues.org/11639

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Les bases sont données au XIIIe siècle  par la Légende Dorée de Jacques de Voragine ...

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome03/162.htm

...et par le Miroir historial de Vincent de Beauvais.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8449688c/f43.item

Pour cet épisode, nous trouvons ce récit :

 

"Après avoir fait quelque chemin, les fugitifs arrivèrent à la mer Où ayant trouvé un vaisseau, ils s'embarquèrent. Alors  le maître du navire, voyant que la femme d'Eustache était fort belle, conçut un grand désir de la posséder. Après la traversée, il exigea d'Eustache le prix du passage, et comme ils n'avaient pas d'argent, il ordonna que cette femme fût retenue pour payement, dans la conviction de l’avoir à soi. Eustache, informé de cela, refusa absolument d'y consentir, et comme il persistait, le maître fit signe à Ses matelots de le précipiter dans la mer; afin de pouvoir ainsi posséder sa femme. Eustache, qui s'aperçut de cela, leur abandonna sa femme tout désolé, et prenant ses deux enfants, il s'en alla en versant des larmes : « Malheur à moi et à vous, dit-il, car votre mère est livrée à un mari étranger! » "

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Eustache, à gauche, tenant ses deux enfants, est très luxueusement habillé et coiffé. En face de lui, à bord d'une nef, son épouse est gardée par le maître de barque.

Trois pièces de verre rouge sont gravées.

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Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

2°) Eustache doit traverser un fleuve et ne peut porter qu'un seul fils à la fois. Ses enfants sont enlevés par un lion et par un loup sur chaque rive du fleuve. Ils sont sauvés par deux homme mais Eustache l'ignore.

"Parvenu sur les bords d'un fleuve, il n'osa le passer avec ses deux fils à la fois, parce qu'il y avait beaucoup d'eau; mais en en laissant un sur la rive, il se mit en devoir de transporter l’autre; quand il eut passé le fleuve à gué, il posa par terre l’enfant qu'il avait porté, et se hâta de venir prendre l’autre. Il était au milieu du fleuve, lorsqu'un loup accourut tout à coup, saisit l’enfant qu'il venait de mettre sur la rive, et s'enfuit dans la forêt. Eustache, qui n'espérait pas le sauver, courut à l’autre : mais en y allant survint un lion qui s'empara du petit enfant et s'en alla. Or, comme il ne pouvait l’atteindre, puisqu'il n'était encore qu'au milieu du fleuve, il se mit à gémir et à s'arracher les cheveux. Il se serait laissé noyer, si la divine providence ne l’eut retenu. Des bergers, qui virent le lion emporter un enfant vivant, le poursuivirent avec leurs chiens, et Dieu permit que l’animal lâchât sa proie sans lui avoir fait aucun mal. D'un autre côté, des laboureurs se mirent à crier après le loup et délivrèrent de sa gueule l’autre enfant aussi sain et sauf. Or, bergers et laboureurs, tous étaient du même village et ils nourrirent les enfants chez eux. Eustache de son côté ignorait cela ; alors il s'en alla bien triste. "

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"Il delaissa la reine et prist ses enfanz et vint a tres grant pleur a un fleuve. Et pour le seuron dennit de lyaue il nosa entrer ou fleuve a tout les .II. enfans. Mais en laissa .I. a la rive et lautre porta outre.

Et li rive il revenoit arriere pour lautre porter outre , il fust en mi le fleuve et avoit lautre laissie de lautre p[er]t Vez ci que .I. lyon le ravi et l'emporta el lui. Et il desespere retourna pour espance de l'autre. Mais li rive il sen aloit vez ci un lou et emporta lautre semblablement et sen ala. Et pour ce que il estoit ou mi lieu du fleuve ne il ne pot avoir icelui. Il vin ca a pleurer et plaindre et tirer ses cheveux et rompre. Et se voult gerer en lyaue. Mesme sire retint sa pensee qui veoit avaut les choses a venir. Et les pasteurs escoustrent lenfant au lyon avec leurs chiens. Et les areurs osterent aussi lautre au lou. Et ainsi les .II. enfans furent nourriz en une vue. Mais vraiement eustace ne le sotnne. Mais s'en ala a pleurs et a lermes en une ville et la garda par .XV. ans les champs des hommes." (Vincent de Beauvais, BnF NAF 15941 ).

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Vincent de Beauvais, BnF NAF 15941

 

Eustache est au milieu du gué, avec de l'eau à mi-jambes. Il garde le luxueux habit de la scène précédente, tunique bleue à ceinture violette, manteau rouge doublé de fourrure, étoffe verte à crevés au poignets, toque rouge. Les verres rouges sont gravés ( médaillons du chapeau et boutons du manteau).

À droite, un lion tient un des fils dans sa gueule, au moment où un paysan élève son glaive.

À gauche, même scène avec le second fils attaqué par un loup. (verre gravé rouge).

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Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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3°) Eustache et les siens refusent de sacrifier aux idoles : l'empereur les fait supplicier dans un taureau d'airain rougi au feu.

 

"Mais Eustache lui dit: « Le Dieu que j'adore, c'est Jésus-Christ., et je n'offre de sacrifices qu'à lui seul. » Alors l’empereur, en colère, ordonna de les exposer dans le cirque avec sa femme et ses enfants, et fit lâcher contre eux un lion féroce. Le lion accourut, et baissant la tête comme s'il eût. adoré ces saints personnages il s'éloigna d'eux humblement. L'empereur ordonna aussitôt de faire rougir au feu un taureau d'airain, et commanda de les y jeter tout vifs. Les saints se mirent donc en prières et se recommandant à Dieu, ils entrèrent dans le taureau où ils rendirent leur âme au Seigneur. Trois jours après, on les en tira en présence de l’empereur; et on les retrouva intacts au point que pas même leurs cheveux, ni aucune partie de leurs membres n'avait été atteinte par l’action du feu. Les chrétiens prirent leurs corps et les ensevelirent en un endroit fort célèbre où ils construisirent un oratoire. Ils pâtirent sous Adrien qui commença à régner vers l’an du Seigneur 120, aux calendes de, novembre, ou, d'après quelques auteurs, le douze des calendes d'octobre (20 septembre)." Légende dorée.

On discerne bien le taureau d'airain contenant Eustache, sa femme et ses deux fils, un bourreau s'activant à attiser le feu, les flammes (verre rouge gravé), mais aussi l'empereur et un bourreau.

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Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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Lancette B. Vie de saint Jean l'évangéliste.

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1°) Supplice de saint Jean à la Porte latine.

"L’apôtre et évangéliste Jean, lorsque après la Pentecôte les apôtres se séparèrent, se rendit en Asie, où il fonda de nombreuses églises. Or, l’empereur Domitien, ayant appris sa renommée, le manda à Rome, et le fit plonger dans une chaudière d’huile bouillante ; mais le saint en sortit sain et sauf, de même qu’il avait échappé à la corruption des sens. Ce que voyant, l’empereur le relégua en exil dans l’île de Patmos, où, vivant seul, il écrivit l’Apocalypse." Légende dorée https://fr.wikisource.org/wiki/La_L%C3%A9gende_dor%C3%A9e/Saint_Jean

 

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Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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2°) Vision de l'Apocalypse 1:12-20. 

Saint Jean agenouillé voit sept chandeliers , et le Fils d'homme tenant sept étoiles et une épée, dans une trouée de lumière.

Je me retournai pour connaître quelle était la voix qui me parlait. Et, après m'être retourné, je vis sept chandeliers d'or, et, au milieu des sept chandeliers, quelqu'un qui ressemblait à un fils d'homme, vêtu d'une longue robe, et ayant une ceinture d'or sur la poitrine. Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige; ses yeux étaient comme une flamme de feu;  ses pieds étaient semblables à de l'airain ardent, comme s'il eût été embrasé dans une fournaise; et sa voix était comme le bruit de grandes eaux. Il avait dans sa main droite sept étoiles. De sa bouche sortait une épée aiguë, à deux tranchants; et son visage était comme le soleil lorsqu'il brille dans sa force." Ap. 1:12-20 L. Segond)

Verre rouge gravé pour les rais de lumière sur l'embrasement rouge.

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Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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3°) Saint Jean debout bénissant la coupe de poison à Éphèse.

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"Alors le grand prêtre Aristodème souleva une sédition dans le peuple, au point que les deux partis s’apprêtaient à en venir aux mains. Et l’apôtre lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour t’apaiser ? » Et lui : « Si tu veux que je croie en ton Dieu, je te donnerai du poison à boire ; et, s’il ne te fait aucun mal, c’est que ton Dieu sera le vrai Dieu. » Et l’apôtre : « Fais comme tu l’as dit ! » Et lui : « Mais je veux que d’abord tu voies mourir d’autres hommes par l’effet de ce poison, pour en constater la puissance ! » Et Aristodème demanda au proconsul de lui livrer deux condamnés à mort : il leur donna à boire du poison, et aussitôt ils moururent. Alors l’apôtre prit à son tour le calice, et, s’étant muni du signe de la croix, il but tout le poison et n’en éprouva aucun mal : sur quoi tous se mirent à louer Dieu."  Légende dorée https://fr.wikisource.org/wiki/La_L%C3%A9gende_dor%C3%A9e/Saint_Jean

Le serpent ou dragon qui sort de la coupe, selon l'iconographie, est ici stylisé par des virgules blanches gravées sur verre rouge.

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Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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Lancette C : Vie de saint Nicolas.

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La légende de saint Nicolas est également illustrée à Pont-Audemer en baie 9.

Voir la Légende dorée :

https://fr.wikisource.org/wiki/La_L%C3%A9gende_dor%C3%A9e/Saint_Nicolas

1°) Saint Nicolas ressuscite les trois enfants.

Les trois enfants sortent du saloir. Nous retrouvons le verre rouge gravé d'étoiles déjà rencontré à deux reprises.

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Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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2°) Saint Nicolas dote les trois jeunes filles.

Le vieil homme dont la maladie a entraîné la misère et qui envisageait de prostituer ses trois filles en désespoir de cause est représenté dans son lit mains jointes. Saint Nicolas, vêtu en évêque, est à l'intérieur de la chambre et jette une bourse à l'une des trois filles qui sont agenouillées.

Nouvelle occurrence du verre rouge gravé d'étoiles.

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Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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3°) Saint Nicolas et le débiteur de mauvaise foi.

Certain homme avait emprunté de l’argent à un Juif, en lui jurant, sur l’autel de saint Nicolas, de le lui rendre aussitôt que possible. Et comme il tardait à rendre l’argent, le Juif le lui réclama : mais l’homme lui affirma le lui avoir rendu. Il fut traîné devant le juge, qui lui enjoignit de jurer qu’il lui avait rendu l’argent. Or l’homme avait mis tout l’argent de sa dette dans un bâton creux, et, avant de jurer, il demanda au Juif de lui tenir son bâton. Après quoi il jura qu’il avait rendu son argent. Et, là-dessus, il reprit son bâton, que le Juif lui restitua sans le moindre soupçon de sa ruse. Mais voilà que le fraudeur, rentrant chez lui, s’endormit en chemin et fut écrasé par un chariot, qui brisa en même temps le bâton rempli d’or. Ce qu’apprenant, le Juif accourut : mais bien que tous les assistants l’engageassent à prendre l’argent, il dit qu’il ne le ferait que si, par les mérites de saint Nicolas, le mort était rendu à la vie : ajoutant que lui-même, en ce cas, recevrait le baptême et se convertirait à la foi du Christ. Aussitôt le mort revint à la vie ; et le Juif reçut le baptême."

La représentation du récit n'est que partielle, mais nous voyons bien le débiteur malhonnête allongé à terre, son bâton brisé laissant se répandre les pièces d'or.

Le Juif est coiffé du bonnet et porte la barbe : sa tunique est faite d'un verre rouge gravé de bandes régulières.

Le juge est entouré de ses conseillers.

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Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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Lancette D : Vie de saint Mathurin.

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Saint Mathurin est aussi représenté à Pont-Audemer en baie 17, avec la reine Théodora à ses pieds.

http://www.lavieb-aile.com/2018/12/la-verriere-des-saints-mathurin-sebastien-jacques-et-jean-baptiste-a-pont-audemer.html

J'ai déjà décrit les 8 panneaux de la verrière de Moncontour (Ille-et-Vilaine) contemporaine de celle-ci puisque datant de 1525. Je renvoie à cet article pour les textes et l'iconographie commentant la légende.

http://www.lavieb-aile.com/2018/03/les-vitraux-de-moncontour.v.la-verriere-de-la-vie-de-saint-mathurin-vers-1500-1525.html

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1°) Saint Mathurin guérit les possédés.

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Le saint bénit des possédés et des infirmes tandis que deux diablotins s'enfuient.

Nouvel exemple d'un verre rouge gravé.

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Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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2°) Scène perdue remplacée par une macédoine.

On y trouve une tête de Michel archange, une inscription EGO SUM QUI venant de l'Apocalypse, une petite inscription DESCEND...LINNOCENT...FOU.

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Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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3°) Saint Mathurin sauve un navire démâté par les démons.

Voir le 8ème panneau de Moncontour où, en route vers Rome, saint Mathurin s'endort dans le bateau et une tempête se lève. Il l' apaise et aborde à l'île St-Honorat (Lèrins) où deux anges le conduisent à la chapelle.

Les trois démons s'enfuyant et les deux anges sur l'île de Lérins sont bien visibles

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Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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LE TYMPAN.

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Jugement dernier et résurrection des morts.

De haut en bas, le Christ, Marie et Jean, les anges buccinateurs, les hommes et femmes sortant de leur tombe, dont un pape, un évêque, un moine, un roi. En bas, les démons.

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Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints ..., (1519), baie 12 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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SOURCES ET LIENS.

 

Sources principales : — GATOUILLAT ( Françoise), CALLIAS-BEY (Martine), CHAUSSÉ (Véronique), HÉROLD (Michel), 2001, Eglise Saint-Ouen in Les Vitraux de Haute-Normandie, Corpus vitrearum / Recensement des vitraux anciens de la France VI, Paris, CNRS, 2001. p. 193.

— LAFOND, (Jean), 1969, Les vitraux de l'arrondissement de Pont-Audemer, Nouvelles de l'Eure, n°36, 1969 ;

— MONTIER, (Armand), 1895,Les vitraux de Saint-Ouen de Pont-Audemer, Pont-Audemer, Impr. du Commerce, G. Hauchard, 1895 ;

— MONTIER, (Armand), 1896, "L'église Saint-Ouen à Pont-Audemer", Normandie monumentale et pittoresque p. 109.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62406567/f145.item

En complément :

— PERROT (Françoise), 1972, M. Baudot et J. Lafond. Églises et vitraux de la région de Pont-Audemer, numéro spécial des Nouvelles de l'Eure, 3e trimestre 1969 , [compte-rendu], Bulletin Monumental  Année 1972  130-1  pp. 87-88

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1972_num_130_1_5138_t1_0087_0000_3

— PHILIPPE-LEMAITRE (Delphine) 1853, Notice sur les vitraux de Saint-Ouen de Pont-Audemer (Eure), Rouen, non consulté

— REGNIER (Louis)  en 1899, non consulté.

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9 janvier 2019 3 09 /01 /janvier /2019 19:09

Zoonymie des odonates : les noms de Leucorrhinia albifrons (Burmeister, 1839), la "Leucorrhine à front blanc".

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

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Zoonymie des Odonates.

 

GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

 

 

 

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ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

Résumé :

— Nom de genre Leucorrhinia , Brittinger 1850,  SitzBer. Akad. Wiss., Wien, 4:333 vient des deux mots grec leukos = blanc et rhinios = nez. C'est une transcription en grec du nom latin albifrons "front blanc" de l'espèce type du genre, décrite par Burmeister en 1839. Cette transcription créée par Charpentier en 1840 sous la forme Leucorhinus a été féminisée (et complétée d'un -r-) par Brittinger, pharmacien et naturaliste de Vienne.

— Nom d'espèce L. albifrons Burmeister 1839 Handb. Ent., 2.:251 : du latin albus, "blanc" et frons, frontis "front", justifié par l'auteur dans sa description originale : L. albifrons : nigra opaca, fronte alba;. "Libellula albifrons : noire sombre, à front blanc.".

— Nom commun en français : "la Leucorrhine à front blanc" Paul-André Robert, 1958.

— Noms communs  en d'autres langues :

- en anglais : The Dark Whiteface

- en allemand : Östliche Moosjungfern  

-en néerlandais : Oostelijke wytsnüt / witsnuitlibel 

-en frison :  Eastlike glêzewasker, Eastlike wytsnüt,

-en polonais : Zalotka bialoczelna  

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LE NOM SCIENTIFIQUE.

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LE NOM DE GENRE LEUCORRHINIA BRITTINGER, 1850. 

http://www.lavieb-aile.com/2018/04/zoonymie-des-odonates-le-nom-de-genre-leucorrhinia-brittinger-1850.html

Brittinger a défini en 1850, les caractéristiques du genre : le lustre métallique du thorax , la tache noire triangulaire sur la base de l'aile postérieure, le front et la face blancs, ainsi que la forme des appendices du flanc et de l' abdomen . 

 

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LE NOM D'ESPÈCE L. ALBIFRONS (BURMEISTER, 1839).

Libellula albifrons, Burmeister, Handbuch der Entomologie, Berlin, G. Reimer vol. 2 1839, page 851 n°19.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/34110#page/103/mode/1up

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Description originale :

19. L. albifrons*: nigra opaca, fronte alba; alis aqueis, posticis in basi fusco-nigris, omnibus nubecula alba post stigmata. 
Long. 11/6 
Variat: pterostigmate quadrato ore cercisque nunc nigris nunc albis, sed macula alba in ipsa ala post stigma semper adest. 
Bei Berlin, auch aus der Schweiz. 


traduction : noire sombre, à front blanc. Ailes transparentes, les postérieures brun-noir à la base, et pour toutes un petit nuage blanc à l'arrière des ptérostigmas. 

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https://www.biodiversitylibrary.org/item/34110#page/103/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/34110#page/103/mode/1up

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Une illustration par Toussaint de Charpentier 1840.

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https://books.google.fr/books?id=DoIwvgAACAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

https://books.google.fr/books?id=DoIwvgAACAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

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ÉTUDE DU NOM ALBIFRONS.

Albifrons : du latin albus, "blanc" et frons, frontis "front", dont l'explication est fournie par Burmeister dans sa diagnose : L. albifrons : nigra opaca, fronte alba;. "Libellula albifrons : noir foncé, front blanc."

C'est effectivement la description donnée par le Plan Odonate :

"Cette leucorrhine présente la particularité d’avoir une face et un front blancs, et un abdomen bleu à la base puis noir (chez le mâle mature). L’abdomen est toujours plus étroit que le thorax et peu élargi à l’extrémité. Celui-ci est noir et jaune chez la femelle. Les cercoïdes sont blancs, et le dessus des ptérostigmas noirs (pour les deux sexes). Elle est plus svelte et élancée que la leucorrhine à large queue (Leucorrhinia caudalis), qui elle est plus petite et présente un abdomen plus large."

http://odonates.pnaopie.fr/wp-content/uploads/2010/12/Fiche_Leucorrhinia-albifrons.pdf

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LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

PRECIGOUT ET PRUD'HOMME / POITOU-CHARENTES-NATURE:

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

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"Leucorrhinia albifrons : Leucorrhinia  du grec leukos = blanc et rhinios = nez (du fait de la couleur du front) ; albifrons du latin albi = blanc et frons = front. Le nom français n’est qu’une adaptation du nom scientifique.

Remarque : L. albifrons est la seule leucorrhine dont le front peut être très sombre chez certains individus."

 

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"Leucorrhinia: Brittinger, 1850 feminine form of an artificial adjective derived from Grk. λευκός = white + ῥίς; ῥινός = nose. Albifrons from Lat. albus, -a, -um = white +
frons = forehead

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HEINRICK FLIEDNER 2009.

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

"Leucorrhinia [gr. leukos - white; rhin* - nose] refers to the white frons of its species. -albifrons [l. albus - white; frons - forehead, front] points to the same feature as the genus name. - pectoralis [l. concerning the breast] CHARPENTIER (1825: 46) chose as name because he was wrongly convinced that the thorax showed characteristic features, by which this species might be distinguished from other anisopteran species."

- albifrons [l. albus - white; frons - forehead, front] points to the same feature as the genus name. "

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VAN HIJUM, 2005

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document;docid=555521

"Leucorrhinia Wytsnüt, Wytkopke leukos = wit; rhinios = neuzig
Leucorrhina albifrons albus = wit; frons = voorhoofd "

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NOMS VERNACULAIRES.

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I. NOMS COMMUNS EN FRANÇAIS.

 

La Leucorrhine à front blanc. Paul-André Robert, 1958

Paul-André Robert, Les Libellules (Odonates), Delachaux et Niestlé, 1958 page 310.

https://books.google.fr/books?id=RoS9uwEACAAJ&dq=Paul-Andr%C3%A9+Robert,+Les+Libellules+(Odonates),+1958&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwirr9a76t7fAhUJLBoKHYrxCUIQ6AEIKTAA


L'auteur suisse, fidèle à la ligne établie par le belge de Sélys-Longchamps plus d'un siècle auparavant,  se soucie bien peu  de créativité et se  contente de franciser grossièrement la forme latine par le  très laid néologisme : Leucorrhine. Qu'il associe en toute logique à la traduction d'albifrons : "Leucorrhine à front blanc". Pourquoi s'embêter ?

Il  reprend sans le savoir un terme médical utilisé en homéopathie où Leucorrhine serait un remède issu de la dilution du liquide de la leucorrhée et utilisé (par Héring ?) comme moyen de guérison dans la leucorrhée, la menstruation irrégulière et  les affections spastiques. Heureusement, ce remède est mentionné par un adversaire de l'homéopathie, mais cette souche d'isothérapie n'est pas confirmée, hormis un Leucorrhin 30. Le nom français de notre libellule ne s'en trouve néanmoins pas avantagé.

En 1985, Jacques d' Aguilar et Jean-Louis Dommanget adoptent le nom créé par Robert dans leur Guide des libellules d'Europe et d'Afrique du Nord, Delachaux et Niestlé, 1985 - 341 pages, page 305.

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=SPNMAAAAYAAJ&dq=leucorrhinia+albifrons&focus=searchwithinvolume&q=leucorrhine

Le nom, rendu officiel par son emploi dans la liste de référence des Odonates de la France métropolitaine de  la SFO ( [Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.] ) et par l'INPN du Museum d'Histoire naturelle, est repris par l'ensemble des auteurs de guides de vulgarisation. 

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II. NOMS COMMUNS EN D'AUTRES LANGUES.

On appréciera comment les entomologistes non francophones ont su utiliser leur nom vernaculaire pour apporter des informations complémentaires susceptibles d'aider les entomologistes amateurs : précision concernant la couleur générale  (noire  sans taches rouges ) et la distribution géographique prédominante à l'est (au nord-est) de l'Europe.

- en anglais : The Dark Whiteface

- en allemand : Östliche Moosjungfern  (tandis que L. caudalis se nomme Zierlichen Moosjungfern, L. pectoralis Große Moosjungfer, L. rubicunda Nordische Moosjungfern   et L. dubia Kleine Moosjungfern) .

-en néerlandais : Oostelijke wytsnüt / witsnuitlibel 

-en frison :  Pompeblêdwytsnüt Eastlike glêzewasker, Eastlike wytsnüt,

-en polonais : Zalotka bialoczelna  [bialoczelna = à front blanc]

- en breton (en attente de validation : fas-gwenn teñval .

 

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SOURCES ET LIENS.

 

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

SOURCES ET LIENS.

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU

 

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

 

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— Odonates costarmoricains.

http://www.nature22.com/odonates22/ordresystematique.html

— LIBELLULES DE FRANCE ET D'AILLEURS

http://odonatas69a.blogspot.fr/search?q=albifrons

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
8 janvier 2019 2 08 /01 /janvier /2019 14:39

La verrière de saint Pierre et de saint Paul (vers 1515-1520) ou baie 14  de l'église Saint-Ouen de Pont-Audemer.

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Voir :

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PRÉSENTATION.

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La reconstruction de l'église Saint-Ouen avait été décidée sous Louis XII en 1480, et commença par la façade occidentale. Puis les travaux se poursuivirent avec les sept travées de la nef, qui est raccordée en 1514 au chœur roman, tandis que les bas-cotés, avec leurs 12 chapelles latérales, sont édifiés sous François Ier jusqu'en 1535, et dotés progressivement de vitraux à partir de 1514 environ, et jusqu'en 1556 grâce aux dons des confréries (du Saint-Sacrement en baie 18 et 20), aux corporations (des boulangers en baie 13, des peintres  en baie 10), des familles de notables (baies 7, 8, 10, 12, 16, 17) ou du clergé (abbaye de Saint-Ouen de Rouen en baie 14, chapelain en baie 15). 

Les six chapelles du coté sud,  se succèdent ainsi d'ouest en est (vers le chœur) :

 

  • 1ère chapelle : baies 20 et 18  (vers 1515) : Miracles de l'Eucharistie (20), vie de saint Ouen (18) et procession de la confrérie du Saint-Sacrement (18 et 20), commanditaire.

  • 2ème chapelle : baie 16 (1516) Annonciation et Mise au tombeau offerte par le conseiller Guillaume Tesson et Jeanne Myre.

  • 3ème chapelle : baie 14 (vers 1515-1520) : saints Pierre et Paul offerte par l'abbaye de Saint-Ouen de Rouen.

  • 4ème chapelle :  baie 12  (1519) : saints Eustache, Jean, Nicolas et Mathurin offerte par 2 familles.

  • 5ème chapelle :  baie 10 (v. 1535) : Dormition de la Vierge offerte par ?.

  • 6ème chapelle : baie 8 (1535) : Vie de saint Jean-Baptiste, peinte par Mausse Heurtault et offerte par Jean de Génouville, marchand.

La baie 14 occupe donc la 3ème chapelle sud et date vers 1515-1520, elle mesure 5 m. de haut et 3,15 m de large et comporte 4 lancettes trilobées et un tympan à 11 ajours.  Elle a probablement été offerte par les abbés de Saint-Ouen de Rouen, auxquels était attribuée cette chapelle comme en témoigne leurs armes à la clé de voûte, les armes de France posés sur la clef de saint Pierre et le glaive de saint Paul. "Or aucun lien spirituel ou juridique n'est connu entre le monastère rouennais et la paroisse, dont le patronage appartenait à l'abbaye Saint-Pierre-des-Préaux. On est conduit à supposer une libéralité des religieux de saint-Ouen qui aurait permis d'édifier la chapelle et de la doter d'un vitrail consacré non pas à saint Ouen, déjà pourvu, mais aux saint Pierre et Paul, sous l'invocation desquels était fondée  l'abbaye royale." (J. Lafond)

 Le registre inférieur représente 4 saints (Jean-Baptiste, Sébastien, Antoine et Jacques le majeur) et le registre supérieur des scènes de vie des saints Pierre et Paul. Au tympan, la Vierge entourée d'anges musiciens.

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"L'admirable composition du tympan rappelle d'abord le vitrail précédent [ baie 16, vers 1516, de l'Annonciation ]. Dans la fleur de lys que dessinent les meneaux, un luxuriant plant de lis porte la Sainte Vierge et l'Enfant Jésus, entourés dune cour de séraphins bleus. Les autres compartiments sont peuplés d'anges musiciens sur fond rouge.

Cependant, les deux ouvrages sont d'une facture très différente. L'élégance un peu sèche est remplacée ici par une verve truculente dans les tableaux du registre supérieur où l'on voit saint Pierre marchant sur les flots, le supplice du prince des apôtres sur une croix fourchue où il est attaché la tête en bas ; la conversion de saint Paul sur le chemin de Damas et sa décollation aux Trois-Fontaines.

Au dessous, quatre figures sont debout devant des niches à coquille encadrées de fines colonnettes. Ce sont saint Jean-Baptiste (dont la tête est moderne), saint Sébastien, saint Antoine flanqué de son cochon, et saint Jacques le Majeur en costume de pèlerin. Ici, le style se relève et c'est la noblesse qui prend le dessus.

Dans ce vitrail abondent les souvenirs d'Arnoult de Nimègue et aussi du Maître de saint Jean-Baptiste. C'est encore une œuvre rouennaise des environs de 1520, où la technique est caractérisée notamment par l'emploi d'un verre bleu plaqué et gravé dans la bride du cheval de saint Paul, le nimbe de saint Pierre, etc.)." (Jean Lafond)

 

 

 

Verrière des saints Pierre et Paul (vers 1515-1520), baie 17, église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints Pierre et Paul (vers 1515-1520), baie 17, église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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LE REGISTRE INFÉRIEUR.

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Des dais à coquilles avec dais ornés soutenus par de fins balustres et socles vus en perspective abritent successivement les saints Jean-Baptiste (tête restituée au XIXe siècle), Sébastien et ses flèches, Antoine avec son cœur enflammé, son cochon, son chapelet  et sa canne en tau, et  enfin Jacques le Majeur.

Les deux nimbes latéraux portent des inscriptions que je n'ai pas pris le temps d'étudier.

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Verrière des saints Pierre et Paul (vers 1515-1520), baie 17, église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints Pierre et Paul (vers 1515-1520), baie 17, église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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LE REGISTRE SUPÉRIEUR.

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Verrière des saints Pierre et Paul (vers 1515-1520), baie 17, église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints Pierre et Paul (vers 1515-1520), baie 17, église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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1°) Saint Pierre marchant sur les eaux après la Pêche miraculeuse sur le lac  de Tibériade. 

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J'ai d'abord  penché pour l'Apparition de Jésus à Pierre après sa Résurrection  selon le récit de Jean 21:11-15.  Pourtant, Jésus ne porte aucun attribut du Ressuscité. Il s'agit donc  de la Pêche miraculeuse et de Pierre marchant sur les eaux selon Matthieu 14:15-21.

https://www.biblegateway.com/passage/?search=Jean%2021&version=LSG;VULGATE

Le peintre a représenté deux nefs marchandes du XVe siècle. La première est au mouillage, c'est une caraque à deux mâts, coque ronde à clins, château arrière, et deux saints apôtres (André et Jean) relèvent le filet. Sous la vergue, le verre offre de belles teintes rosées.

Verre verre rouge gravé pour le nimbe de Pierre.

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Verrière des saints Pierre et Paul (vers 1515-1520), baie 17, église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints Pierre et Paul (vers 1515-1520), baie 17, église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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2°) Néron et le crucifiement de saint Pierre.

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On y remarque sur le plan technique :

- Le verre rouge gravé pour le nimbe du saint, pour l'épée du bourreau, le médaillon d'une toque.

- Le verre bleu gravé pour le bonnet du bourreau.

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Sur le plan stylistique, Jean Lafond a rapproché cette verrière des styles d'Arnoult de Nimègue, et du Maître de saint Jean-Baptiste. Ce dernier nom est un "nom de convention" dont les œuvres attribuées ont été ré-étudiées par Michel Hérold. Il s'agirait d'un atelier rouennais, possédant des cartons issus d'un atelier d'un peintre parisien assimilé au Maître des Très Petites Heures d'Anne de Bretagne Jean d'Ypres.

Dans le cadre de ce travail, Michel Hérold a souligné l'emploi des mêmes cartons pour les scènes de la vie de saint Jean-Baptiste à Bourg-Achard, Saint-Romain de Rouen, Conches, ou à Louviers .

De même, des cartons identiques ont été employés (par le Maître de Montmorency) pour la baie 20 de Pont-Audemer et pour la verrière des Miracles de l'Eucharistie de Nogent-le-Roi (et des tapisseries de Ronceray).

F. Gatouillat & al. écrivent : "d'autres verrières procèdent de cartons fournis par des peintres d'origine probablement flamande (baie 14, 16 et scènes des lancettes de la baie 20)".

Par contre, je n'ai pas trouvé de rapprochement entre ce Crucifiement et celui de la baie 24 de Louviers :

http://www.lavieb-aile.com/2018/11/la-verriere-de-saint-claude-de-l-eglise-de-louviers.html

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Baie 24 de Louviers. Photographie lavieb-aile.

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Certes, on ne peut pas parler d'identité de patron à grandeur et de mise en plombs, mais d'un modèle (peinture, gravure) commun.

L'un des éléments qui diffère est, à Pont-Audemer,  la bande dorée centrale dotée d'une inscription.  Mais cette dernière rappelle immédiatement celle qui descend de Dieu le Père vers son Fils sur les Baptêmes du Christ par Jean-Baptiste des verrières de Bourg-Achard, Conches, Louviers, Saint-Romain de Rouen et Philadelphie. Par le "maître de la vie de saint Jean-Baptiste".

http://www.lavieb-aile.com/2018/11/la-verriere-du-bapteme-du-christ-et-de-la-procession-des-drapiers-de-l-eglise-de-louviers.html

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Louviers, (baie 26, Maître de la vie de saint Jean-Baptiste vers 1500-1510). photographie lavieb-aile.

 

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Ce bandeau d'inscription, vertical, est un trait stylistique à mon sens suffisamment discriminant pour en faire un critère d'appartenance à un atelier commun, actif dans l'Eure et la Seine-Maritime , a priori identique à celui étudié par M. Hérold dans son analyse du Maître de la Vie de saint Jean-Baptiste.

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Néron est présent à gauche, tenant un bâton de commandement et vêtu d'un manteau rouge à revers damassé. Il est coiffé de ce qui peu être considéré comme une couronne. Une dague est passée à sa ceinture, où est appendue une aumônière.

Derrière lui, les quatre personnages, coiffés qui d'une toque, qui d'un bonnet, qui d'un chaperon, peuvent être considérés comme ses officiers ou conseillers.

À droite, le personnage principal est le bourreau chargé de hisser la croix. L'artiste lui a donné tous les traits du type : la gestuelle pleine de dynamisme, la chemise débraillée aux manches relevées, les collants bleus à la braguette avantageuse, et la trogne moustachue, mais c'est un soldat portant épée.

Derrière lui, c'est le peuple des curieux à la discussion très animé, mais l'un des hommes, richement vêtu et coiffé d'un bonnet conique à turban, portant l'aumônière à la ceinture, est désigné par l'artiste, selon les codes en vigueur, comme un Juif : cette disposition lui donne un rôle équivalent à celui de Néron dans la responsabilité du martyre.

En bas, un second bourreau est représenté comme le premier, mais le peintre l'a figuré en plein effort, un pied arc-bouté à un montant de la croix, et le tronc renversé en arrière. Ses cheveux sont réunis en chignon.

Saint Pierre est crucifié vêtu d'un manteau bleu noué autour des chevilles, comme à Louviers où j'ai déjà étudié cette tradition iconographique.

dans la tête de lancette, Dieu, au visage christique, lui envoie sa bénédiction depuis les nuées.

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Verrière des saints Pierre et Paul (vers 1515-1520), baie 17, église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints Pierre et Paul (vers 1515-1520), baie 17, église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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L'inscription centrale.

Elle possède la même position axiale, les mêmes proportions, les mêmes couleurs, le même encadrement par un double trait, la même écriture que celles des Vies de saint Jean-Baptiste, et, comme elles, elles descendent de la Divinité placée au dessus et dont elle porte la parole. Pourtant, celle-ci est composée de deux parties inversées quant au sens de lecture. D'autre part, le texte n'en est pas directement en rapport avec la scène représentée.

La portion supérieure (sans doute inversée lors d'une restauration, ou provenant d'une verrière différente) porte les mots : GAUDE TE MEAUN.

On imagine volontiers qu'il faille lire Gaudete meam ou Gaudete meum. Des mots (Réjouis-toi avec moi ?) qui se retrouvent en Luc 15, dans un contexte bien différent. Le mystère reste entier.

La partie inférieure, qui descend correctement de Dieu vers son Apôtre, porte les mots : NOLITE FLERE SED

C'est à nouveau dans l'évangile de Luc que nous trouvons ce fragment : Luc 28.29.30 

https://www.biblegateway.com/passage/?search=Luc%2023&version=LSG;VULGATE

http://gregorien.info/chant/id/3335/0/fr

Filiae Ierusalem, nolite flere super me,
sed super vos ipsas flete et super filios vestros,

 

Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi,
mais pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants ;

Rien n'explique la présence de ce verset fragmentaire ici.

J'en suis là de mes pérégrinations lorsque je songe à interroger le moteur de recherche en replaçant les fragments sous la forme  nolite flere sed gaudete meum ... et je parviens  à cet antienne qui me donne tout l'éclaircissement :

 

Dum duceretur Petrus apostolus ad crucem,
repletus gaudio magno, dixit:
Non sum dignus ita esse in cruce sicut Dominus meus,
qui de Spiritu Sancto conceptus est.
Me autem ex limo terrae ipse formavit;
ita crux mea caput meum in terris debet ostendere.
At illi verterunt crucem,
et pedes eius sursum confixerunt, manus vero deorsum.
Dum esset Petrus in cruce,
venit turba multa maledicens Caesarem,
et fecerunt planctum magnum ante crucem.
Petrus exhortabat eos de cruce dicens:
Nolite flere, sed gaudete mecum,
quia ego hodie vado vobis parare locum
et cum hoc dixisset, ait:
Gratias tibi ago, pastor bone,
quia oves quas tradidisti mihi compatiuntur mecum;
peto namque ut participentur mecum de gratia tua in sempiternum.

Traduction :  P. Gueranger, L'Année liturgique 1911 : https://archive.org/details/lanneliturgiqu12gu/page/470

 

"Comme l'on conduisait Pierre l'Apôtre à la croix,

rempli d'une grande joie, il dit :

Je ne suis pas digne d'être sur la croix comme mon seigneur

qui lui fut conçu du Saint-Esprit,

tandis que moi j'ai été formé par lui du limon de la terre

Ainsi ma croix à moi doit montrer ma tête en la terre.

On tourna donc la croix ; on cloua ses pieds en haut et ses mains en bas.

Pendant que Pierre était en croix, vint une grande multitude maudissant César, et ce fut une grande lamentation devant la croix.

Pierre, de la croix, exhortait tout ce peuple, et il disait :

Ne pleurez pas, mais réjouissez-vous avec moi,

parce que je m'en vais aujourd'hui vous préparer une place.

Et ayant dit cela, il ajouta :

Bon Pasteur, je vous rends grâces de ce que les brebis que vous m'avez confiés s'unissent de cœur à mes souffrances ;

faites donc, je vous en prie, qu'elles participent comme moi à votre grâce dans l'éternité."

 

Cette antienne provient de la liturgie de la célébration de la Fête de saint Pierre et saint Paul le 29 juin In natali apostolorum Petri et Pauli ,  et on la trouve aussi  dans les Bollandistes (Acta sanctorum novembre, tome 67 1925 page 110) pour la fête de saint Ursin, 1er évêque de Bourges dont la tradition en fait un contemporain du Christ et des apôtres, le faisant assister à la Cène, au lavement des pieds, à la Passion du Seigneur, à sa Résurrection, à l’Ascension et à la Pentecôte jusqu’à suivre saint Pierre à Rome.

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Elle  est chantée depuis bien longtemps, puisqu'on la trouve dans les Antiphonaires du XIIe siècle avec une notation en grégorien. Le site gregorien.info en donne 4 références.

http://gregorien.info/chant/id/2505/9/fr


1°) Benevento, Biblioteca Capitolare 34 f.  207  

A. Mocquereau, 1937 paléographie musicale XV, le codex VI.34 de la Bibliothèque capitulaire de Bénévent (XIe-XIIe siècle) page 207*

https://archive.org/stream/palographiemusic15macq#page/208/mode/1up

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2°) Cambrai, Bibliothèque municipale 0075 (0076) - St-Vaast d’Arras f. 12v : DE SANCTO PETRO AD ...

https://bvmm.irht.cnrs.fr/consult/consult.php?mode=ecran&corpus=manuscrit&COMPOSITION_ID=4675&IMAGE_ID=530616

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3°) Ivrea, Biblioteca Capitolare 60 - Gr. Ivrea IV 60

4°)Monza, Basilica di S. Giovanni Battista - Biblioteca Capitol C. 12/75 - Ant. Monza

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Verrière des saints Pierre et Paul (vers 1515-1520), baie 17, église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints Pierre et Paul (vers 1515-1520), baie 17, église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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3°) La Conversion de saint Paul sur le chemin de Damas.

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Verres rouges gravés : buste de Dieu ; toques des deux cavaliers.

Verre bleu gravé : harnachement des deux chevaux.

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La scène de la conversion de Paul, alors prénommé Saul, sur le chemin qui le mène à Damas à la tête d'une troupe de soldats, est très connue et très fréquemment représentée.  Elle illustre le début du chapitre IX des Actes des apôtres : Actes IX:1-7

"Cependant Saul, respirant encore la menace et le meurtre contre les disciples du Seigneur, se rendit chez le souverain sacrificateur,

et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s'il trouvait des partisans de la nouvelle doctrine, hommes ou femmes, il les amenât liés à Jérusalem.

 Comme il était en chemin, et qu'il approchait de Damas, tout à coup une lumière venant du ciel resplendit autour de lui.

Il tomba par terre, et il entendit une voix qui lui disait: Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu?

 Il répondit: Qui es-tu, Seigneur? Et le Seigneur dit: Je suis Jésus que tu persécutes. Il te serait dur de regimber contre les aiguillons.

 Tremblant et saisi d'effroi, il dit: Seigneur, que veux-tu que je fasse? Et le Seigneur lui dit: Lève-toi, entre dans la ville, et on te dira ce que tu dois faire.

 Les hommes qui l'accompagnaient demeurèrent stupéfaits; ils entendaient bien la voix, mais ils ne voyaient personne."

 

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Nous pourrions comparer cette peinture à celle du Maître de Dunois, pour les Heures de Prigent de Coëtivy (entre 1443 et 1450) : Dublin, Chester Beaty Library  CBL W 082 f. 260 : j'y retrouve saint Paul encore sur son cheval mais renversé sur son encolure bras écartés, tandis que son manteau qui s'envole témoigne de la soudaineté de l'événement. Et le cheval lui-même, terrassé par l'épouvante, au riche harnachement, et dont la tête très expressive est peinte en enfilade.

L'intervention de Dieu est figurée, dans cette enluminure, par un rayonnement partant de Dieu et atteignant la tête du cavalier, englobant  le phylactère avec les mots Saule, saule, quid persecutis : ce que le peintre-verrier a repris à Pont-Audemer sous la forme du bandeau vertical qui le caractérise.

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Mais ici, le peintre a choisi de placer la troupe de six cavaliers romains casqués et en armure en deuxième plan entre Paul et Dieu le Père. Ainsi qu'un noble personnage, également à cheval, qui tend la main vers le saint, et retiens son manteau.

L'ensemble est plus animé et dramatique que l'enluminure peinte par Fouquet pour les Heures d'Etienne Chevalier . Mais dans tous les cas, la colonne de lumière verticale accompagne les mêmes mots Saule saule quid persecutis.

Nous pourrions multiplier les références plus tardives, les comparaisons.

Par exemple avec le vitrail de l'église de Iffs en Bretagne (baie 2, vers 1550)

http://www.lavieb-aile.com/article-les-vitraux-de-l-eglise-des-iffs-107930990.html

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Verrière des saints Pierre et Paul (vers 1515-1520), baie 17, église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints Pierre et Paul (vers 1515-1520), baie 17, église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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L'inscription.

Sa disposition verticale partant de la figure divine supérieure, ses proportions, sa couleur, l'écriture utilisé, ou l'encadrement par une double ligne jaune sur le fond rouge, créent un parallèle immédiat entre les deux scènes qui sont deux théophanies.

 

 

SAULE SAULE QUID ME PERSEQUERIS.

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C'est ce verset des Actes des Apôtres IX:4  qui accompagne cette scène de la Conversion et qui la résume, dans les enluminures comme dans la liturgie. 

Et cadens in terram audivit vocem dicentem sibi : Saule, Saule, quid me persequeris?

 Qui dixit: Quis es, domine? Et ille: Ego sum Jesus, quem tu persequeris: durum est tibi contra stimulum calcitrare.

grec original:  Σαοὺλ Σαούλ, τί με διώκεις;εἶπεν δέ· Τίς εἶ, κύριε; ὁ δέ· Ἐγώ εἰμι Ἰησοῦς ὃν σὺ διώκεις·

" Il tomba par terre, et il entendit une voix qui lui disait: Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu?  Il répondit: Qui es-tu, Seigneur? Et le Seigneur dit: Je suis Jésus que tu persécutes. Il te serait dur de regimber contre les aiguillons (*)." (Segond)

(*) Ou bien : "de regimber contre l'aiguillon"

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Au fur et à mesure de mon examen des vitraux, je comprends que ceux-ci servent d'illustrations à des scènes cultes, parfaitement connues des fidèles par une quantité de medium : textes liturgiques (antiennes) prononcés à l'office, livres d'heures, bréviaires, livre imprimé, antiennes chantées en grégorien, motets composés en polyphonie, peintures, sculptures, mais aussi, comme l'avait souligné Émile Mâle, le théâtre religieux.

a) Grégorien et motets :

https://www.youtube.com/watch?v=crFE35g5MKQ

Motets de Jean Le Brung, Treize livres de motets parus chez Pierre Attaingnant en 1534 et 1535.

https://imslp.org/wiki/Saule%2C_Saule_quid_me_persequeris_(Le_Brung%2C_Jean)

b) théâtre religieux du XVe siècle. "Tu fais que fol et que felon"

Manuscrit de la bibliothèque Sainte-Geneviève retranscrit par A. Jubinal en 1837

https://books.google.fr/books?id=a2J1xccH8ScC&dq=%22tu+fais+que+fol+et+que+felon%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

SAULUS, en alant.
Alon en à Damas bon erre.
Le cuer d’ire ou ventre me serre
De ce que ces faulz crestiens,

Ces faulz bougres, cez ruffiens,
Sy vont nostre loy destruisant.
Certes je leur seray nuysant
Dore-en-avant quenque porray;
Ou ilz mourront ou je morray.
Brief et court n’en faut plus parler.

Ses compaignons.

Or tost, tost, penssons de l’aler.

Lors sy comme Saules passera par dessoulz Paradis , Jhésus prengne .l. brandon ardant, et gete sus ly, et lors il se lesse cheoir à terre.

JHÉSUS die :
Saulé, Saulé , tropt es testu.
Dy pour quoy me guerroies tu?

SAULUS.
Qui es tu qui es cy venus?
muses,
Je suis Jhesus Nazarethus
Que tu poursuis, quant guerroiant
Vas ceulz qui en moy vont croiant.
Tu fais que fol et que félon
De regiber contre aguillon.

 

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Verrière des saints Pierre et Paul (vers 1515-1520), baie 17, église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints Pierre et Paul (vers 1515-1520), baie 17, église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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4°) La décollation de saint Paul.

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Paul est décapité sur ordre de l'empereur Néron, qui se tient à gauche, tenant son bâton de commandement. Derrière lui, sept personnages, dont deux portent le bonnet conique caractérisant les Juifs.

À droite, le bourreau rengaine son épée. Il tient sa toque à plumet en main droite. C'est un soldat, qui a revêtu une cuirasse au dessus d'une tunique dorée et de chausses bleues, tous deux à crevés. Le détail "qui fait vrai" (et que Lafond relève sans l'expliquer) réside dans la jambe droite dont la chausse est relevé jusqu'à la racine de la cuisse. Il s'agit d'une précaution professionnelle afin d'éviter que le geste ne soit entraver. (Dans la décollation de Jacques le Majeur, Fouquet , le bourreau porte un tablier ; ailleurs, les deux jambes sont nues, au dessus de bottes).

Voir d'autres exemples ici :

Maître de Boucicaut, Décollation de saint Denis, Châteauroux BM 0002, Bréviaire de Louis de Guyenne f. 364

 

http://www.enluminures.culture.fr/public/mistral/enlumine_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_2=SUJET&VALUE_2=DECOLLATION%20DE%20SAINT%20NICAISE&NUMBER=3&GRP=0&REQ=%28%28DECOLLATION%20DE%20SAINT%20NICAISE%29%20%3aSUJET%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&DOM=All

http://www.enluminures.culture.fr/public/mistral/enlumine_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_2=SUJET&VALUE_2=%27DECOLLATION%20DES%20SAINTS%20FUSCIEN,%20VICTORIC%20ET%20GENTIEN%27

http://www.enluminures.culture.fr/public/mistral/enlumine_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_2=SUJET&VALUE_2=DECOLLATION%20DE%20SAINT%20CORNEILLE

Le bourreau saisit la victime par les cheveux, qu'il a pris le soin de nouer : c'est ce que nous voyons sur la tête de Paul, à terre.

Verre rouge gravé : le chapeau de Néron et un bonnet conique.

Pièce montée en chef d'œuvre : le médaillon sur la poitrine de Néron.

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Verrière des saints Pierre et Paul (vers 1515-1520), baie 17, église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints Pierre et Paul (vers 1515-1520), baie 17, église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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LE TYMPAN.

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Vierge à l'Enfant couronnée, au sein d'une mandorle de chérubins dorés, au dessus d'un lis dans un vase.

 

Dix-huit chérubins bleus.

Trois paires d' anges musiciens (cartons renversés) : harpe, mandore, et une représentation plus rare, celle d'une viole de gambe.

Deux anges orants.

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Verrière des saints Pierre et Paul (vers 1515-1520), baie 17, église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière des saints Pierre et Paul (vers 1515-1520), baie 17, église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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SOURCES ET LIENS.

Source principale :

— GATOUILLAT ( Françoise), CALLIAS-BEY (Martine), CHAUSSÉ (Véronique), HÉROLD (Michel), 2001, "Eglise Saint-Ouen" in Les Vitraux de Haute-Normandie, Corpus vitrearum / Recensement des vitraux anciens de la France vol. VI, Paris, CNRS, 2001. p. 193.

En complément :

— LAFOND, (Jean), 1969, Les vitraux de l'arrondissement de Pont-Audemer, Nouvelles de l'Eure, n°36, 1969 ; 

— MONTIER, (Armand), 1895, Les vitraux de Saint-Ouen de Pont-Audemer, Pont-Audemer, Impr. du Commerce, G. Hauchard, 1895 ;

— MONTIER, (Armand), 1896, "L'église Saint-Ouen à Pont-Audemer", Normandie monumentale et pittoresque p. 105.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62406567/f141.item

 

— PERROT (Françoise), 1972, M. Baudot et J. Lafond. Églises et vitraux de la région de Pont-Audemer, numéro spécial des Nouvelles de l'Eure, 3e trimestre 1969 , [compte-rendu], Bulletin Monumental  Année 1972  130-1  pp. 87-88

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1972_num_130_1_5138_t1_0087_0000_3

— PHILIPPE-LEMAITRE (Delphine) 1853, non consulté

— REGNIER (Louis)  en 1899, non consulté.

 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
7 janvier 2019 1 07 /01 /janvier /2019 11:56
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Published by jean-yves cordier - dans Quimper
4 janvier 2019 5 04 /01 /janvier /2019 18:18

Zoonymie des Odonates : les noms d'Orthetrum cancellatum (Linnaeus, 1758), "l'Orthétrum réticulé".

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

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Zoonymie des Odonates.

GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

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ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

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Résumé.

— genre Orthetrum Newman 1833, Ent. Mag. , 1:511. : Des deux suffixes grecs  orthos  "droit" et êtron "abdomen". En 1833, l'entomologiste britannique Edward Newman répartit les Libellulidae en  quatre genres selon la forme de leur abdomen (-etrum) : les Sympetrum " à l'abdomen latéralement comprimé"  comme S. vulgatum, les Orthetrum "à l'abdomen parallèle latéralement" comme O. cancellatum et O coerulescens, les Platetrum "à l'abdomen dilaté et aplati" comme L.depressa, et les Leptetrum "à l'abdomen conique et pointu" comme L. quadrimaculata. Seuls les deux premiers genres ont été conservés, mais la distinction par la morphologie de l'abdomen a perdu de sa pertinence.

— espèce : O. cancellatum Linnaeus 1758 Syst. nat. :544 du latin cancellatus "treillisser, réticulé"  pour l'entrecroisement des lignes longitudinales et transversales segmentaires de l'abdomen des femelles et des immatures (le spécimen décrit par Linné). 

— Noms communs en français : 1°) "La libellule à treillis", Latreille 1804 ; 2°) "L'Orthétrum cancellé", Paul-André Robert, 1958 ; 3°) "L'Orthétrum réticulé",  Dommanget 1987.

— Noms communs dans d'autres langues :

- en allemand : Der Große Blaupfeil 

- en espagnol :La libélula azul, 

 - en portugais : Ortirum-reticulado

- en suédois : Större sjötrollslända

-en néerlandais :  Gewone oeverlibel

-en frison :  Grutte ringlibel, Kantsitter, Unrêst, Blaupylk

- En anglais The black-tailed skimmer 

- en gaélique : Orthetrum Llinell-duu

-en gallois : picellwyr tinddu

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NOM SCIENTIFIQUE.

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NOM DE GENRE ORTHETRUM NEWMAN 1833.

http://www.lavieb-aile.com/2018/03/zoonymie-des-odonates.le-nom-de-genre-orthetrum-newman-1833.html

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NOM D'ESPÈCE O. CANCELLATUM (LINNAEUS, 1758).

[Libellula cancellata],  LINNÉ ( Carl von,) 1758, Caroli Linnaei...Systema naturae per regna tria naturae :secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis.Holmiae : Impensis Direct. Laurentii Salvii, 1758-1759, pages 544 n°7.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/727383#page/566/mode/1up

Description originale :

 

cancellata.-7. L. alis basi immaculatis, abdomine dorso lateribusque  interrupte luteis. 

Habitat in Europa. 

Traduction : Libellula cancellata. Ailes sans aucune tache à leurs bases [à la différence de L. depressa]. Abdomen (entre)coupé de jaune sur le dos et les cotés" (ou "abdomen jaune entrecoupé sur le dos et les cotés").

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Commentaire :

Linné a décrit en 1758 18 espèces de ses LIBELLULA, classées parmi les NEUROPTERA. 

Il les divise en deux groupes (* et **) :

  • oculi distantes remotique [les yeux écartés et distants] : L. virgo et puella

Il indique pour la plupart les références à sa faune de Suède de 1746 et aux auteurs anciens, mais il n'en suggère aucune ici. Les descriptions ultérieures seront-elles plus copieuses ?

 

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Le Fauna suecica, deuxième édition  de 1761.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/100333#page/431/mode/1up

La description est plus détaillée : "face pâle, front noir. Yeux postérieurs à ligne jaune interrompue de noir. Thorax antérieur couleur terre-cuite à deux lignes noires et deux marques jaunes latérales. Abdomen jaune sur la face dorsale avec de chaque coté deux lignes noires longitudinales et les segments bordés de noir (?)".

 

1465. LIBELLULA cancellata alis basi immaculatis , abdomine dorso lateribusque interrupte luteis. 
Habitat ad Aquas. 
DESCR. Facies pallida, fronte nigra. Oculi postice linea flava nigro interrupta. Thorax antice testaceus lineis duabus nigris & lateribus macula duabus flavis. Abdomen dorso flavum utrinque lineis duabus nigris  longitudinalibus & segmentorum marginibus nigris, 

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La 12eme édition du Systema naturae de Linné en 1767.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/137240#page/376/mode/1up

Il est intéressant de constater que, dans la 12ème édition du Systema naturae daté de 1767, Linné et son équipe ont décrit 3 nouvelles espèces de Libellules, mais aussi qu'ils ont eu le temps d'approfondir les données concernant les espèces décrites en 1758. Ici, la description ne s'enrichit que d'une courte phrase sur "le thorax à lignes jaunes et brunes", et d'une référence à Fauna suecica de 1761 :

cancellata- 7- L. alis basi immaculatis, abdomine dorso lateribusqus interrupte luteis.

Fn. svec. 1465.
Habitat in Europa. 
Thorax luteo fuscoque fasciatus, 

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Le spécimen de la collection de Linné à la Linnean Society:

http://linnean-online.org/19714/

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ÉTUDE DE L'EPITHÈTE CANCELLATUM.

Linné avait accordé son épithète latine avec Libellula (féminin), mais lorsque l'espèce a rejoint le groupe Orthetrum (masculin), elle a été accordée sous la forme cancellatum. L'adjectif cancellatus, a, um est traduit par Gaffiot par "qui a l'aspect d'un treillis ; treillissé de rides". Le nom cancellus, i désigne un treillis, une balustrade ou des barreaux. Le verbe cancello signifie "disposé en treillis". (Et un treillis est un entrecroisement de lattes obturant une ouverture).

Le verbe d'ancien français canceller signifie "croiser" ; au XIIIe siècle, "chanceler" un document, c'est l'annuler par des traits de plume croisés , et le verbe canceller persiste encore aujourd'hui dans cette acceptation.

Encore un exemple ? Dans une église, le cancel ou chancel est la clôture ou la grille autour du chœur ou du maître-autel pour en limiter l'accès.

La traduction par "réticulé" (qui forme un réseau, qui a l'aspect d'un filet) est donc satisfaisante car le mot évoque aussi un entrecroisement de lignes.

Dans ses descriptions, Linné décrit l'abdomen jaune entrecoupé sur la face dorsale et sur les coté (1758), ou marqué de deux lignes longitudinales noires et des marques segmentaires noires également. Il décrit donc une femelle (ou un immature), dans lesquels effectivement, les lignes noires longitudinales se croisent en grille avec les lignes perpendiculaires limitant chacun des segments. 

Linné n'a décrit aucune forme mâle, où cet épithète ne s'applique plus aussi justement .

Latreille a suggéré que L. cancellata était la femelle d'une espèce dont L. depressa était le mâle.

 

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LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

 

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POITOU-CHARENTE NATURE

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/orthetrum-reticule/

"Cancellatum (lat) = réticulé, treillissé, grillé : les femelles et les jeunes mâles ont l’abdomen marqué de traits noirs dessinant une grille."

 

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DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 

"Orthetrum : Newman, 1833 from Grk. ὀρθός = straight, parallel + ἦτρον = abdomen. Newman described Orthetrum species as having the 'abdomen laterally parallel' (as distinct from Sympetrumspecies, which have the 'abdomen laterally compressed')

Orthetrum cancellatum (Linnaeus, 1758) from Lat. cancellatus, -a, -um = latticed, grated [cancellus = grid, lattice, grate] for the criss-cross pattern of black stripes on the yellow abdomen in females and immature males."

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D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

"cancellatum (Orthetrum) – dal participio passato del verbo cancello, as, avi, atum, are, che significa graticolato, per il torace con fasce gialle e brune (Linneo, 1758)."

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H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

"- cancellatum (Linnaeus) [l. latticed] is an allusion to the dark pattern on the back of females and immature males."

 

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VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"cancellatum = met een traliewerk of rooster (duidt op het zwarte patroon op het achterlijf)"

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NOMS VERNACULAIRES.

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LES NOMS COMMUNS EN FRANÇAIS.

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préambule :  "La Sylvie", Geoffroy, 1762.

 GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. page 226 n°9.

https://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/226/mode/2up

"9. LIBELLULA thorace viridi nitido , lineis flavis ; alis albis , abdomine nigro cœrulescente.

-Linn. faun. fuec. n. 768, Libellula thorace viridi nitido , lineis flavis , alis pallidis , abdomen nigro,

-Raj. inf. p. 49 , n. 5. Libella maxima , abdomine breviore , latioreque cœruleo.

-Idem. p. 140. Libella maxima abdomine breviore , & crassiore latioreque cœruleo.

-Reaum. ins. tom. ij. Tab.. 3 5 , F. 2.

La sylvie.

Longueur 2 pouces.

Ses yeux sont bruns , sa tête & son corcelet sont verdâtres avec deux bandes jaunes; mais un peu irrégulières sur les côtés du corcelet. Ses pattes sont d'un brun noir. Les aîles, du moins dans celles que j'ai, sont tout-à-fait diaphanes , avec une petite tache brune oblongue au bord extérieur : M. Linnaeus dit qu'elles sont un peu jaunâtres. Le ventre cylindrique & gros est jaune en-dessous , & en-dessus il est noir, mais couvert d'une poussière grise , cendrée & bleuâtre , ce qui fait aisément distinguer cette espèce."

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Le nom de Sylvie s'inscrit, avec le n°9,  dans la série de prénoms féminins que Geoffroy a réservé aux 14 espèces de "demoiselles" ou libellules qu'il décrit. Il est le quatrième de son groupe des Demoiselles à ailes étendues .

Geoffroy décrit un mâle, puisqu'il  signale l'abdomen couvert d'une pruine bleuâtre (première description, antérieure à Scopoli). 

On sait que Geoffroy omit, dans l'ensemble de son entomologie parisienne,  de donner un nom d'espèce en latin, selon les principes linnéens. Cela sera corrigé en 1789 dans l'édition que Fourcroy fit paraître, avec le nom Libellula sylvia ; La Sylvie. (page 346).

https://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/346/mode/2up

Le nom de Sylvie est repris par Charles de Villers en 1789 lorsqu'il décrit page 4 :" Libellula depressa (La Sylvie)".

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=saKZnk3vHvQC&dq=libellula+cyanea+geoffroy&q=libellula#v=snippet&q=libellula&f=false

Pour Linné en 1767 dans Syst. nat. 12ème ed., la  Sylvie de Geoffroyest identifiée comme étant sa Libellula depressa. Mais dès 1803, les 2 principaux naturalistes français Olivier et Latreille écrivent :  "Il faut rapporter à cette espèce celles que Geoffroy nomme éléonore et philinte , et non la sylvie ou le n° 9, ainsi que l'indique Linnaeus dans sa douzième édition de son Systema naturae." 

En effet, la principale différence entre les genres Libellula et Orthetrum est que les ailes du premier sont pourvues à leur base de taches triangulaires sombres qui sont totalement absentes du second. Or, Geoffroy précise que les ailes de sa Sylvie "sont tout-à-fait diaphanes", c'est donc un Orthetrum, mais le genre ne sera décrit qu'en 1833. En 1827, dans le Dictionnaire des sciences naturelles vol. 51 page 424, Duméril rapproche le premier la Sylvie de Geoffroy d'Orthetrum cancellatum

https://books.google.fr/books?id=lnipvExuYagC&dq=%22cancellata%22+%22sylvie%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

En 1998, Jacques d'Aguilar et Jean-Louis Dommanget reprennent cette identification de la Sylvie avec Orthetrum cancellatum et associent L. depressa avec l'Eléonore de Geoffroy.

En 2019, Cyrille Deliry corrige cette identification et associe La Sylvie avec Orthetrum coerulescens.

http://www.deliry.com/files/libellulasylvia.html

"La Sylvie de Geoffroy (1762) est finalement nommée Libellula sylvia par de Fourcroy (1785). Nous sommes en présence d'un Orthetrum en raison de ses ailes complètement diaphanes et de son abdomen pruineux bleuté. Néanmoins d'anciens auteurs l'avaient associée à tort avec Libellula depressa. En 1985, d'Aguilar et Dommanget la présente comme un Orthetrum cancellatum. Or, la description de Geoffroy (1762) parle de petites taches brunes au bord extérieur des ailes, ce qui est selon nous une indication pour certains mâles d'Orthetrum coerulescens qui présentent cette caractéristique originale partagée avec Libellula fulva mais de manière plus discrète. "

Pour ma part, dans ma lecture de la description de Geoffroy, j'ai interprété " Une petite tache brune oblongue (adjectif crucial pour ma thèse) au bord extérieur des ailes" comme correspondant au ptérostigma (un terme qui n'apparaît qu'au début du XIXe pour des raphididae). Fourcroy décrit "alis puncto marginalis fusco", un point brun de l'extérieur des ailes, ce caractère punctiforme s'opposant à une coloration en plage.
Par contre, effectivement, les pterostigmas d'O. cancellatum sont noirs, et ceux d'O. coerulescens sont bruns, ce qui m'incite à vous suivre avec enthousiasme sur votre assimilation Sylvie = O coerulescens, mais sur cet argument. 
Je ne retiens donc pas La "Sylvie" de Geoffroy comme le premier nom français de l'Orthetrum cancellatum.

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[2°) "La Philis", Charles de Villiers, 1789. Erreur pour la Philinte de Goeffroy ?]

Caroli Linnaei Entomologia page 6

https://books.google.fr/books?id=saKZnk3vHvQC&vq=libellula&dq=libellula+cyanea+geoffroy&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

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1°) "La libellule à treillis", Latreille, 1804.

P.A. Latreille, Histoire générale et particulière des crustacés et des insectes vol. XIII, suite de la famille des Libellulines page 13.

https://books.google.fr/books?id=p5mc9m09j-oC&dq=%22cancellata%22+libellule+treillis&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

Le nom est repris par Pierre Boitard, 1828 et par Sélys, Monographie des Libellulidées 1840  page 37

https://books.google.fr/books?id=NaI-AAAAcAAJ&dq=%22cancellatum%22+%22sylvie%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

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2°) "L'Orthétrum cancellé", Paul-André Robert 1958.

Paul-André Robert, Les Libellules (Odonates), 1958 page 270.

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=RoS9uwEACAAJ&dq=%22libellules%22+odonates+P.A.+Robert&focus=searchwithinvolume&q=cancellatum%22

L'auteur suisse se rend coupable d'un barbarisme en "traduisant" le nom de genre Orthetrum par le terme "Orthétrum".

Dans le même souci, il colle au plus près de l'épithète linnéen en "traduisant" cancellatum par "cancellé" ; mais par bonheur, l'adjectif existait dans notre langue.

 Avait-il  été frappé comme je l'ai été  par la richesse sémantique et métaphorique  de notre adjectif "cancellé", avec ses images de barrière, de treillis, de clôture de chœur, du nom de "chancelier" — celui qui se tient à la barrière  séparant la cour de justice du public — mais aussi ses liens avec son sens encore actuel (annuler une lettre par des croisillons). N'était-il pas charmant d'imaginer cet acte biffé, ce courrier aux termes regrettés, ce remords d'écriture, cette faute d'un enfant étourdi crayonné de rouge par le maître,   s'envoler sur nos rives pour y patrouiller ? De voir désormais cet insecte sillonnant le territoire des berges comme un garde-barrière gribouillé, ou flétri d'un coup de plume vengeur ? 

Las, c'était ignorer l'opposition des odonatologistes francophones depuis Sélys vis-à vis de toute fantaisie et de tout langage poétique et imagé.  Voire de l'irruption du grand public sur leurs berges. 

 

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3°) "L'Orthétrum réticulé", Jean-Louis Dommanget 1987.

Étude faunistique et bibliographique des Odonates de France, Secrétariat de la faune et de la flore page 65.

https://books.google.fr/books?id=JgJNAAAAYAAJ&q=%22Orth%C3%A9trum+r%C3%A9ticul%C3%A9%22&dq=%22Orth%C3%A9trum+r%C3%A9ticul%C3%A9%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj51vaxiNXfAhUCUBoKHfZdA14Q6AEIVzAJ

Ce nom bien quadrillé fait désormais autorité, c'est le nom officiel de la liste de la Société Française d'Odonatologie et du Muséum d'Histoire naturelle sur le site INPN, ou des guides de vulgarisation. 

Ici comme pour la plupart des noms de libellules, notre langue est la seule à n'avoir pas su créer un nom délivré de l'emprise du nom scientifique.

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NOMS COMMUNS DANS D'AUTRES LANGUES.

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- en allemand : Der Große Blaupfeil 

- en espagnol : La libélula azul, 

 - en portugais : Ortirum-reticulado

- en suédois : Större sjötrollslända

-en néerlandais :  Gewone oeverlibel

-en frison :  Grutte ringlibel, Kantsitter, Unrêst, Blaupylk

- En anglais The black-tailed skimmer 

- en gaélique : Orthetrum Llinell-duu

http://www.nhm.ac.uk/our-science/data/uk-species/species/orthetrum%20cancellatum.html?lang=gd

-en gallois : picellwyr tinddu

http://www.nhm.ac.uk/our-science/data/uk-species/species/orthetrum%20cancellatum.html?lang=cy

-en breton (en attente de validation : broud-aer lost-du.

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SOURCES ET LIENS.

 

 

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici.

http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

 

 

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OUTILS DE  ZOONYMIE.

 

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.

https://books.google.fr/books?id=IaEgAAAAQBAJ&dq=world+catalogue+odonata&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

 

 

EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 

 

— GEOFFROY in FOURCROY : FOURCROY (A. F.) 1785. Entomologia Parisiensis; sive catalogus insectorum quæ in agro Parisiensi reperiuntur; secundam methodam Geoffrœanam in sectiones, genera & species distributus: cui addita sunt nomina trivialia & fere trecentæ novæ species. Pars secunda. Parisiis. (Hôtel Serpente). 2. 232-544. Traduction en latin de l'Histoire des insectes de E.L. Geoffroy.

 http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n3/mode/2up

 

— GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. 

https://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/226/mode/2up

 

 

— LATREILLE (Pierre André), 1804,  Histoire des Libellulines, in Histoire naturelle, générale et particulière des crustacés et des insectes..., Volume 13, An XIII [1804] p. 16

https://books.google.fr/books?id=mYo-AAAAcAAJ&pg=PA16&dq=%22latreille%22+ulrique&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjc8cXytJvbAhWDvxQKHapoCJIQ6AEILzAB#v=onepage&q=%22latreille%22%20ulrique&f=false

OLIVIER (Guillaume-Antoine ), 1789, Histoire naturelle, Discours préliminaire page 560.

https://books.google.fr/books?id=T00_AAAAcAAJ&pg=PA560&dq=%22+depressa%22+libellula&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjuoP6H_czfAhUNzhoKHfb2Bg4Q6AEIKzAA#v=onepage&q=%22%20depressa%22%20libellula&f=false

 

— SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1840b - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. -
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 

—  VILLERS (Charles de) 1789, Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta; dd. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, andc. speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galliae Australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante and augente Carolo de Villers, ... Tomus primus °-quartus!: 1789 page 10 n°16 et 11 n°20.

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=saKZnk3vHvQC&dq=libellula+cyanea+geoffroy&q=libellula#v=snippet&q=libellula&f=false

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
4 janvier 2019 5 04 /01 /janvier /2019 18:14

La verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres offerte par le chapelain Jacques Voisin (vers 1530 ; vers 1600 ; vers 1898) ou baie 15 de l'église Saint-Ouen de Pont-Audemer.

 

 

 

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Voir :

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PRÉSENTATION.

 

La reconstruction de l'église Saint-Ouen avait été décidée sous Louis XII en 1480, et commença par la façade occidentale. Puis les travaux se poursuivirent avec les sept travées de la nef, qui est raccordée en 1514 au chœur roman, tandis que les bas-cotés, avec leurs 12 chapelles latérales, sont édifiés sous François Ier jusqu'en 1535, et dotés progressivement de vitraux à partir de 1514 environ, et jusqu'en 1556 grâce aux dons des confréries (du Saint-Sacrement en baie 18 et 20), aux corporations (des boulangers en baie 13, des peintres  en baie 10), des familles de notables (baies 7, 8, 10, 12, 16, 17) ou du clergé (abbaye de Saint-Ouen de Rouen en baie 14, chapelain en baie 15). 

Les six chapelles du coté nord, principalement dédiées à des saints,  se succèdent ainsi d'ouest en est (vers le chœur) :

  • 1ère chapelle : baie 17 (1475 ; v.1530 ; 1551) : saints Mathurin, Sébastien, Jacques le Majeur et Jean-Baptiste.
  • 2ème chapelle : baie 15 (v.1530 ; XVIIe ; XIXe) : Apparition du Christ aux 12 Apôtres.
  • 3ème chapelle : baie 13 (1536) : Saint Honoré.
  • 4ème chapelle :  baie 11  (v.1540 . V; 1556 . 1952) : saint Vincent.
  • 5ème chapelle :  baie 9 : (v. 1556 ; 1952) : saint Nicolas.
  • 6ème chapelle : baie 7 (1556) : Histoire du Salut.

 

La baie 15 occupe donc la deuxième chapelle du bas-coté nord ; elle est haute de 5 m. et large de 2,80 m et comporte 4 lancettes trilobées et un tympan à 9 ajours. Elle est divisée en deux registres de styles différents, le registre inférieur contenant des armoiries et 4 rondels dans une vitrerie losangique et le registre supérieur montrant l'Apparition du Christ aux douze apôtres et une Vierge à l'Enfant vénérée par un donateur. Au tympan, un Christ en croix. Les datations estimées sont : vers 1530 ; vers 1600 ; vers 1892 pour une restauration par Duhamel-Marette.

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Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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LE REGISTRE INFÉRIEUR.

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Dans un encadrement de pilastres et entablement Renaissance décorés avec des guirlandes, masques, griffons , dauphins, feuilles et cartouches IHS, cette vitrerie géométrique incolore  comporte quatre rondels ; six médaillons et un monogramme en losange ; deux armoiries ; une inscription  [de donation].

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Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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1°) La moitié gauche.

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Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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a) Les médaillons.

-Monogramme christique IHS couronné.

-Soleil/étoile.

b) les anges présentant des armoiries.

Celles-ci n'ont pas été identifiées. Elles sont écartelées en quatre quartiers, au 1 et 3 d'argent à cinq [ou six] vergettes de sable  et au 2 et 4 d'or à trois tourteaux de gueules, témoignant d'une alliance. d'or à trois tourteaux de gueules peut correspondre au comté de Boulogne, ou à diverses familles sans résoudre l'énigme. Notons parmi celles-ci celle de Courtenay, puisque Jean de Courtenay fut, au XIIIe siècle, seigneur de Pont-Audemer.

Les armoiries sont ornées d'un heaume cimé.

Notons l'utilisation d'émaux sur les écus et les vêtements des anges.

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Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

c) Le rondel de gauche : saint Ouen.

par Duhamel-Marette vers 1892 en remplacement d'un rondel ancien perdu.

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Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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d) le rondel de droite : saint Jacques le Majeur, XVIIe.

dans une couronne à ornementation Renaissance , le paysage et le saint sont peints à l'aide d'émaux sur verre blanc , plombs de casse.

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Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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2°) La moitié droite.

On retrouve

a) Les médaillons.

-Deux alliances sommées d'une couronne de marquis.

-Soleil

b) les anges présentant des armoiries identiques aux précédentes.

c) un losange au monogramme IHS et aux instruments de la Passion.

 

 

 

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Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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d) Le médaillon de saint Adrien.

Inscription St ADRIA [N]  et daté du premier quart du XVIe siècle par le Corpus vitrearum.

Inscription IHS sur les pilastres.

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Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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e) Médaillon de saint Léger.

Daté vers 1530. Un seul plomb de casse. Inscription St LEGIER. Saint Léger, évêque martyr d'Autun, qui eut les yeux crevés et la langue coupée, porte en plus  de sa crosse trois outils, assemblage de deux traverses obliques.

 Inscription sur les pilastres :  IHSM à gauche et IHS à droite.

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Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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f) L'inscription en bas à droite.

JACQUES / VOESIN EN SOR /..../ ET CHAPEL

IY / FACE PAR / ..../ FIETA

On en a déduit que le donateur était Jacques VOISIN (forme voesin en patois), chapelain de Pont-Audemer.

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Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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LE REGISTRE SUPÉRIEUR.

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Chaque lancette est encadrée par un élément architecturé en arcature sur colonnes, au sein de pilastres à cannelures et guirlandes et entablement.

Les têtes de lancette portent un décor de masques de feuilles, de dauphins et bordures en guirlandes.

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Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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La Vierge à l'Enfant et le donateur agenouillé.

Le donateur (le chapelain Jacques Voisin) est un tonsuré et porte sur son surplis l'aumusse fourrée. Il adresse à la Vierge la prière MATER DEI MEMENTO MEI ("Mère de Dieu souviens-toi de moi") .

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Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.


L'Apparition du Christ (1) : six apôtres.

L'un des apôtres est vêtu d'une chape damassée qui incite à y reconnaître saint Pierre. Un autre, imberbe, est saint Jean.

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Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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L'Apparition du Christ (2).

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Inscription PAX VOBIS EGO SUM NOLITE TIMERE.

cette inscription permet de préciser à quelle apparition du Christ l'auteur fait référence. Il s'agit d'une citation de l'évangile selon Saint Luc 24 : 36  où Jésus apparaît aux Onze juste après son apparition aux pèlerins d'Emmaüs, une scène qui a lieu dans la pièce où ils se réunissent à Jérusalem (communément nommé "Cénacle"). 

https://www.biblegateway.com/passage/?search=Luc+24&version=BDS

 

36 Pendant qu’ils s’entretenaient ainsi, Jésus se trouva au milieu d’eux et leur dit: Que la paix soit avec vous! 37 Mais ils furent saisis de crainte et d’effroi, croyant voir un esprit. 38 – Pourquoi êtes-vous troublés? leur dit-il. Pourquoi les doutes envahissent-ils votre cœur? 39 Regardez mes mains et mes pieds, et reconnaissez que c’est bien moi. Touchez-moi et regardez! Car un esprit n’a ni chair ni os. Or, vous voyez bien que j’en ai. 40 Tout en disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds. 41 Mais ils étaient si heureux qu’ils ne parvenaient pas à croire et restaient dans l’étonnement. Alors il leur demanda: Avez-vous quelque chose à manger? 42 Ils lui présentèrent un morceau de poisson grillé. 43 Il le prit et le mangea sous leurs yeux.

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L'Apparition du Christ (3) : six apôtres.

C'est une image globalement symétrique de celle de gauche, mais  Jean y est plus volontiers identifié.

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Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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LE TYMPAN.

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Une vitrerie géométrique accueille des ajours bordés de guirlandes en grisaille et jaune d'argent. On retrouve des étoiles-soleils, des monogrammes Ma et IHS. 

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L'ajour sommital est placé en réemploi un Christ en croix daté vers 1530.

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Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière de l'Apparition du Christ aux Apôtres, (vers 1530 et XVIIe), église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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SOURCES ET LIENS.

Source principale : — GATOUILLAT ( Françoise), CALLIAS-BEY (Martine), CHAUSSÉ (Véronique), HÉROLD (Michel), 2001, Eglise Saint-Ouen in Les Vitraux de Haute-Normandie, Corpus vitrearum / Recensement des vitraux anciens de la France vol. VI, Paris, CNRS, 2001. p. 194.

En complément :

— LAFOND, (Jean), 1969, Les vitraux de l'arrondissement de Pont-Audemer, Nouvelles de l'Eure, n°36, 1969 ; (pas de description de la baie 15)

— MONTIER, (Armand), 1895, Les vitraux de Saint-Ouen de Pont-Audemer, Pont-Audemer, Impr. du Commerce, G. Hauchard, 1895 ;

— MONTIER, (Armand), 1896, "L'église Saint-Ouen à Pont-Audemer", Normandie monumentale et pittoresque p. 109 (simple mention de la baie).

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62406567/f145.item

 

— PERROT (Françoise), 1972, M. Baudot et J. Lafond. Églises et vitraux de la région de Pont-Audemer, numéro spécial des Nouvelles de l'Eure, 3e trimestre 1969 , [compte-rendu], Bulletin Monumental  Année 1972  130-1  pp. 87-88

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1972_num_130_1_5138_t1_0087_0000_3

— PHILIPPE-LEMAITRE (Delphine) 1853, non consulté

— REGNIER (Louis)  en 1899, non consulté.

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
3 janvier 2019 4 03 /01 /janvier /2019 12:45

Zoonymie des Odonates : les noms de Libellula depressa (Linnaeus, 1758), "la libellule déprimée".

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

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Zoonymie des Odonates.

GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

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ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

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Résumé.

— Libellula Linnaeus, 1758, Syst. nat. :543, est le nom créé par Linné pour désigner les Odonates. C'est un diminutif de  Libella,  nom latin qui désigna d'abord dans les temps anciens et médiévaux le « niveau », un instrument des charpentiers en forme de T. Ce nom avait été choisi par le naturaliste français Guillaume Rondelet en 1554 pour nommer le requin-marteau (libella marina « niveau marin ») en raison de la similitude de la forme en T de la ligne des yeux excentrés. Rondelet repris en 1555 ce nom pour désigner par libella fluviatilis, « niveau des cours d'eau » les larves des zygoptères dont les yeux sont également déportés latéralement. À partir  de Thomas Moffet en 1634, les naturalistes ont étendu l'usage de Libella  à tous les Odonates adultes.

Linné a utilisé la première fois Libellula dès la première édition du Systema naturae (Leyde, 1735), en donnant comme synonyme  Perla (Aldrovandi 1602) et  Virguncula . Ce dernier nom, « petite vierge », suggère que Linné a créé une forme diminutive de Libella sur les modèles virgo /virguncula, puella/puellula, "fillette, demoiselle" et à travers eux domina/domnicella "Demoiselle" par condensation et contamination de l'image métaphorique des noms vernaculaires comparant ces insectes à des jeunes filles (français) ou des fées malicieuses (anglais ou allemand).

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L. depressa  Linnaeus, 1758, Syst. nat.:543 ;  du latin depressus " enfoncé, aplati", renvoyant à la description, abdomine depresso-lanceolato  de l'espèce dont  l’abdomen est court, large, lancéolé et aplati dorso-ventralement .

— Les noms communs en français. 1°) "L'Éléonore" (la femelle) et "La Philinte" (le mâle), Geoffroy, 1762 ; 2°) "La Libellule déprimée", Olivier 1789 ; 3°) "La Libellule applatie", Olivier et Latreille 1803 ; "La Libellule aplatie", Sélys 1840. En 1936, P-A. Robert reprend le nom de "Libellule déprimée", qui est depuis cette date le nom consensuel et officiel.

Les noms communs en d'autres langues :

 

-en catalan : El Cabot.

-en espagnol : La libélula de vientre plano

-en allemand : der Plattbauch

-en néerlandais : de Platbuik

en frison :  Platte glêzewasker,  Platte glêzewasker, Wespbükje

-en anglais : the Broad-bodied chaser ou Broad-bodied darter,

-en gallois : Pycellwyr praff (Picellwr Praff, , Picellwr Boliog),

-en gaélique : Ruagaire Leathann, Ruagairean Leathann, 

 

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I. LE NOM DE GENRE LIBELLULA LINNAEUS, 1758.

Voir :

http://www.lavieb-aile.com/2017/12/zoonymie-pre-linneenne-des-odonates-origine-du-nom-libellula-linnaeus-1758.html

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II. LE NOM D'ESPÈCE LIBELLULA DEPRESSA (LINNAEUS, 1758).

 — LINNÉ ( Carl von,) 1758, Caroli Linnaei...Systema naturae per regna tria naturae :secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis.Holmiae : Impensis Direct. Laurentii Salvii, 1758-1759. pages 544 n°5.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/727383#page/566/mode/1up

Description originale.

depressa. 5- L.- alis omnibus basi nigricantibus, thorace lineis duabus flavis, abdomine depresso-lanceolato lateribus flavescente. 
Raj. Ins. 140. & 49. n 4,5

Reaum. Ins. 6 t.35 f. I.
Roes. Ins 2. aqv. t, 6. f. 4. et t.7 f. 3
Habitat in Europa. 
Haec interdum abdominis tergo coerulescente occurit.

 

Traduction. 

n°5 : Libellula depressa. Toutes les ailes noirâtres à la base, deux lignes jaunes sur le thorax, abdomen aplati en lance et jaune sur le coté.

[...]

Vit en Europe.

Il arrive parfois  que la face dorsale de l'abdomen soit bleuissant.

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Zoonymie des Odonates : les noms de Libellula depressa (Linnaeus, 1758).

 

 

 

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Commentaire :

Linné a décrit en 1758 18 espèces de ses LIBELLULA, classées parmi les NEUROPTERA. 

Il les divise en deux groupes (* et **) :

  • oculi distantes remotique [les yeux écartés et distants] : L. virgo et puella

Il indique pour chacune les références, souvent (mais non ici) à son propre travail, la Fauna suecica de 1746 (Faun. svec) ou description de la faune de Suède, puis aux naturalistes qui l'ont précédé : ici John Ray, Réaumur et Roesel.

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Références faites par Linné pour L. depressa.

 

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a) John Ray, 1710, Historia insectorum page 140 et page 49 n°4 et 5.

https://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/49/mode/1up

https://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/140/mode/1up

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4. Libella maxima abdomine breviore latioreque flavo,

F.W. AD radicem singularum alarum macula magna e fusco-flavicans, sed major in inferioribus. Ubi alas corpori adhaerent linea albicans in parte inferiore. Alae reticulatae & versus extremum mala fusca notate. Scapulae utrinque area latae coeruleo-alba pinguntur.

5 Libella maxima abdomine breviore latioreque caeruleo.

F. W.  MAS est figurae latae. Appendices cauda breviores habet. Ad alarum fundos macula magna fusca, quae omnes ad corpus linea alba desinunt. Alae reticulatae unica tantum macula fusca versus extremum notate. Dorsum pulcherrime coerulescit, & ad latera ejus maculae flavae.

"F.W" signifie que John Ray décrit les spécimens de son maître et ami Francis Willughby (1635-1672)

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b)  Réaumur, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes volume 6 [1742] planche XXXV figure 1

https://www.biodiversitylibrary.org/item/51203#page/684/mode/1up

Cette référence a également été donnée par Linné pour sa Libellula 4-maculata, ce qui témoigne d'un certain flottement dans sa classification... ou dans l'identification de l'illustration de Réaumur.

 

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https://www.biodiversitylibrary.org/item/51203#page/684/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/51203#page/684/mode/1up

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c) Roesel, 1749,  Insecten belustigung, 2. aqv. t. 6. f. 4. et t.7 f. 3

La figure 4 de la planche VI représente une femelle et la figure 3 de la planche VII un mâle, mais Linné ne possède pas ces clefs, ou ne les détaille pas.

 

Rösel von Rosenhof, August Johann ; Kleemann, Christian Friedrich Carl ; Rösel von Rosenhof, August Johann [Hrsg.]
Der monatlich herausgegebenen Insecten-Belustigung (Band 2): ... welcher acht Classen verschiedener sowohl inländischer, als auch einiger ausländischer Insecte enthält — Nürnberg, 1749

https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1749bd2/0265/image

https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1749bd2/0281/image

La description des planches est donnée en allemand :

Die braune und gelbe breit-leibige Wasser-nymphen

https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1749bd2/0269/image

Der platte und breit-leibige Wasser-nymphen

https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1749bd2/0274/image

 

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https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1749bd2/0265/image

https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1749bd2/0265/image

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https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1749bd2/0271/image

https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1749bd2/0271/image

 

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La 12eme édition du Systema naturae de Linné en 1767.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/137240#page/376/mode/1up

Il est intéressant de constater que, dans la 12ème édition du Systema naturae daté de 1767, Linné et son équipe ont décrit 3 nouvelles espèces de Libellules, mais aussi qu'ils ont eu le temps d'approfondir les données concernant L. depressa, principalement en l'enrichissant de 4 références supplémentaires. La diagnose reste inchangée mais surtout la phrase  "Il arrive parfois  que la face dorsale de l'abdomen soit bleuissant." reste identique, sans que les sexes mâle et femelle soient décrits clairement.

Description :


 

depressa. L. :  alis omnibus basi nigricantibus , thorace lineis duabus flavis., abdomine lanceolato lateribus flavescente. 

Fn. svec. 1413.

Scop. Carn. 678. 

Raj.ins. 140. & 49- n°4.5.

Reaum. inf 6. t. 1

Roes. Ins. 2 aqu. t.6 f.4 et t.7. f.3.

Edw. av. t. 333.

Geoffroy. Paris. 2. p. 226 n.9.

Habitat in Europa. 

Haec interdum abdominis tergo coerulescente occurrit. 

Pour les références, la première constatation est que Linné fait le lien entre L. depressa et l'espèce décrite dans Fauna suecica de 1761 sous le n° 1413, erreur pour 1463. 

a) fauna suecica 1761.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/100333#page/430/mode/1up

La référence vers la 2ème édition de Faune de Suède, rédigée par Linné en 1761, nous fait retrouver la description de 1758, avec une réduction du nombre de références, mais une description finale plus précise.  "Face jaunâtre. Thorax velu aux cotés verdâtres, avec des lignes jaunes antérieures. Marques noirâtres sur l'extrémité marginale des ailes, alors que toutes sont noir-ferrugineux à la base ; marge blanche intérieure. Abdomen lancéolé, gris-vert,  avec les segments 3 à 7 colorées de jaune sur le coté et que l'extrémité est rouille sombre. Racine des cuisses blanchâtre, pattes noires."

Néanmoins, nous n'y trouvons plus la description d'une forme à abdomen bleuissant.

1463. LIBELLULA depressa alis omnibus basi nigricantibus , thorace lineis duabus flavis; abdomine depresso lanceolato lateribus flavescente. 
Raj. ins. 49. n. 5 Libella maxima , abdomine breviore latioreque coeruleo. 

DESCR. Facies lutescens, Thorax villosus, pallido virens, antice linea flava. Alae macula marginali atra ; & omnes basi nigro-ferrugineae: intimo margine albo. Abdomen lanceolatum , cinereo-virescens, segmenti 3,4,5,6, 7 lateribus luteis ; apice obscure ferrugineo ; ano setis duabus subulatis brevissimis, femora basi livida, Pedes nigri. 

 

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b) Scopoli, 1763.

Ioannis Antonii Scopoli Med. Doct. S.C.R. ... Entomologia Carniolica exhibens insecta Carnioliae indigena et distributa in ordines, genera, species, varietates : methodo Linnaeana. Vindobonae :Typis Ioannis Thomae Trattner ...,1763.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/79410#page/362/mode/1up

On connait l'originalité de Jean-Antoine Scopoli, qui,  contrairement à Carl von Linné qui a utilisé la structure des ailes à la base de sa classification et à Johan Christian Fabricius qui a lui utilisé la structure des pièces buccales,  utilise une méthode plus holistique et défini un système bien plus proche du classement phylogénétique actuel. Dans son Entomologie carniole (de l'actuelle Slovénie), il décrit Libellula depressa avec une précision remarquable, renseignant l'habitat (les eaux stagnantes), décrivant longuement les larves,  en détaillant quatre "variétés". La première est celle que Roesel a peint planche 6 figure 4 avec la couleur brun-jaune de l'abdomen, la deuxième est brune également. [Ce sont les femelles et les immatures], les deux dernières ont l'abdomen bleuâtre [ce sont les mâles], et Scopoli rapproche la n°3 de la figure de Roesel planche 7 fig.3, à l'abdomen bleu. Il donne une belle description de la pruinosité gris-bleu  : abdomen pulvisculo caerulescente adspersum , "aspergé d'une poudre bleuâtre". 


 

678- LIBELLULA Depressa. 

— long. unc. I. lin. 41/2. 

Diagn. Abdomen lanceolatum triquetrum. Alae singulae ad apicem linea nigra; basi nigricante aut flava macula notatae. 
Habitat in aquis stagnantibus. 
Larva in humo spongiosa impalpabili lutosa degens, tardigrada, ore bivalvi : valvis virescentibus rostro inflexo maxilloso , abdomine trigono: subtus fulvescente, pedibus ciliatis.

Insectum cui alae anticae latitudo in medio lineae ad apicem collocatae desumpta, aequalis est latitudini abdominis segmenti quinti aut tertii. 

Variat.

I. Libellula abdomine lanceolato triquetro fusco : basi lateribusque flavescentibus. 

Linn. Syst. Nat. p. 544. depressa. & Faun. Svec. 2. 1463. 
Roesel. Ins. aquat. CI. II. Tab. 6. fig. 4. 
Abdomen colore maculae baseos alae singulae nigro variegatae, sed margine linea dorsali & segmentis  (3-4) ultimis in medio nigricantibus. Alios colores habet Linn. sed maculae & lineae alarum nostram indicant. 

2. Libell. abdomine lanceolato, triquetro, fusco; segmentis singulis macula fulva laterali. Maculae alarum fuscae, 
rufis venulis reticulatae, lineaque rufa longitudinali. 
3 . Libell. abdomine lanceolato, triquetro, caerulescente. 
Roesel.. Ins. aquat. Cl. II. Tab. 7. fig.3. 
Varietatem hanc ad Libell. suam
depressam retulit ill[ustris]. Linnaeus, cui alarum maculae ut in priore. 
4. Libell. abdomine lanceolato, triquetro, caerulescente ; segmentis, 3. 4. 5.  fuscescentibus. Huic & priori abdomen pulvisculo caerulescente adspersum; haec vero segmentis tribus dictis macula laterali flavescente utrinque notatis. 

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c. Edwards 1764.

C'est l'une des belles rencontres de ces études zoonymiques : la référence laconique renvoie à :

 

EDWARDS (George), 1764, Gleanings of Natural History, Exhibiting Figures of Quadrupedes Glanures de L'histoire Naturelle consistant en figures de quadrupédes, d'oiseaux, d'insectes, de plantes &c. ..., Partie 3..., illustration suivant la page 258.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/201008#page/83/mode/1up

Tenons-nous bien, c'est "le père de l'Ornithologie britannique" ! En 1733, sur la recommandation de Sir Hans Sloane, il était devenu le bibliothécaire  du Royal Collège of Physicians à Londres, comme Christopher Merrett 70 ans auparavant. Et Merrett, c'est l'auteur du Pinax de 1667 !  Que du beau monde.

 

La superbe planche colorée datée du 9 mars 1761 est titrée  The spotted Woodpecker and the Libellula fly, drawn from life of their  natural size.

Le texte de l'ouvrage est bilingue, en anglais avec une traduction en français sur la colonne droite, ce que nous découvrons en page 259 au chapitre CXXIII. La Planche porte alors le n° 333 et est titrée : The Yellow wood-pecker with Blacks Spots / Le Pivert ou Grimpereau Jaune avec des Taches Noires. 

Ce qui intéresse l'auteur, c'est l'oiseau à qui il consacre une longue description. Puis  il ajoute avec nonchalance :

"La Mouche est de l'espèce appelée Libellula : c'est un insecte Anglais , et sa figure a été ajoutée ici à celle de l'Oiseau que par  manière d'ornement , et parce je n'aime pas à voir de grands vides sur les planches . 
La tête, le corps, et les jambes, sont d'un brun sombre : deux lignes courbées , étroites et jaunes passent de la tête en bas sur le corps : la partie inférieure du corps, ou la queue, est bleue au milieu avec des taches jaunes sur les cotés : les ailes sont d'un brun clair et transparent, avec des taches d'un brun plus foncé, comme on le voit dans la figure."

Et cette désinvolture à l'égard de cette "mouche" ne dispense pas le naturaliste d'une description entomologique détaillée.

 

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https://www.biodiversitylibrary.org/item/201008#page/87/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/201008#page/87/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/201008#page/87/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/201008#page/87/mode/1up

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d) Geoffroy, 1762.

La dernière référence du Systema naturae de 1767 est en réalité la plus précoce pour les auteurs "post-1758". Elle nous concerne au premier chef puisqu'il s'agit d'un auteur français, majeur pour l'entomologie, mais je le présenterai au chapitre suivant. La référence du tome 2 de l'Histoire abrégée des insectes ...autour de Paris page 226 concerne une libellule que Geoffroy baptise "La Sylvie", et l'important est de vérifier que Linné y reconnaisse  sa Libellula depressa. Mais attendons la fin ...

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ETUDE DU NOM L. DEPRESSA.

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Depressa vient du latin depressus, participe passé du verbe deprimo "presser de haut en bas, abaisser, enfoncer" (Gaffiot) . Par extension, il indique une action vers le bas, voire tout ce qui est bas et vil, mais au XVIIIe siècle depressus  garde ce sens d'abaissé, enfoncé, profond ou bas (Joubert, 1725) . Je ne le vois pas utilisé par les naturalistes dans leurs description.  Linné ne l'utilise ailleurs  en 1758 au masculin que pour Homalinotus depressus et au féminin pour  l'arthropode Omosita depressa.  Les mots français "dépression" ou déprimer" sont assez récents.

Il est donc trop rapide d'écrire que le latin depressus, a, um signifie "aplati"  avant que Linné ne l'utilise, ainsi que le verbe deprimo et la forme depresso, dans ses descriptions. C'est ici le cas puisque Linné caractérise cette espèce par les mots abdomine depresso-lanceolato . Avec lanceolato, il reprend un terme latin de botanique (Gaffiot), "lanceolé, à feuilles en fer de lance". J'admire la concision de la diagnose qui exprime parfaitement en deux mots la forme courte,  et aplatie, à l'extrémité ovale et effilée de l'abdomen de l'espèce.

Il y a bien des précédents de depresso ou depressa en sciences naturelles, puisqu'en 1742, dans la Division générale des coquillages de D'Argenville, qui écrit Cochlea ore depresso, "les Limaçons à bouche applatie" . De même, en 1754, De la Chesnaye-Desbois cite successivement l'épithète depresso pour un Ciron, un Scarabée, une Araignée, et une Mouche à tarière. Et nul doute qu'un examen plus attentif des ouvrages pourraient trouver d'autres exemples précoces. 

Néanmoins, c'est surtout  l'usage qu'en fait Linné en 1758 qui va introduire cette acceptation du verbe latin et de ses participes au sens d'"aplati". Fabricius l'emploie pour baptiser sa Buprestis depressa, et les auteurs français usent du terme "déprimé" en Botanique et Zoologie ; notons précisément qu'ils ne traduisent pas Libellula depressa par "libellule aplatie" (ce qu'ils auraient sans doute faits si le sens du terme latin leur était familiers), mais par "Libellule déprimée".

C'est donc par souci de concision que j'écris ma conclusion : L. depressa  Linnaeus, 1758, Syst. nat.:543 ;  du latin depressus " enfoncé, aplati", renvoyant à la description, abdomine depresso-lanceolato  de l'espèce dont  l’abdomen est court, large lancéolé et aplati dorso-ventralement .

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LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

 

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POITOU-CHARENTE NATURE

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/libellule-deprimee/

"depressa vient du latin depressus = déprimé, aplati, enfoncé : l’abdomen de cette espèce est court, large et aplati dorso-ventralement."

 

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DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 

"from Lat. deprimere, past part. depressus, -a, -um = flattened, for the broad, flattened shape of the abdomen".

 

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D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

L. depressa ne s'y trouve pas. "depressum (Platetrum) - depressus, a, um = depresso. Per la forma appiattita dell’addome."

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H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

"depressa (Linnaeus) [l. depressed, flat] refers to a feature of the broad abdomen."

 

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VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"depressa = afgeplat, platgedrukt"

 

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LES NOMS VERNACULAIRES.

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LES NOMS COMMUNS EN FRANÇAIS.

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1°) "La Sylvie", Geoffroy, 1762.

 GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. page 226 n°9.

https://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/226/mode/2up

"9. LIBELLULA thorace viridi nitido , lineis flavis ; alis albis , abdomine nigro cœrulescente.

-Linn. faun. fuec. n. 768, Libellula thorace viridi nitido , lineis flavis , alis pallidis , abdomen nigro,

-Raj. inf. p. 49 , n. 5. Libella maxima , abdomine breviore , latioreque cœruleo.

-Idem. p. 140. Libella maxima abdomine breviore , & crassiore latioreque cœruleo.

-Reaum. ins. tom. ij. Tab.. 3 5 , F. 2.

La sylvie.

Longueur 2 pouces.

Ses yeux sont bruns , sa tête & son corcelet sont verdâtres avec deux bandes jaunes; mais un peu irrégulières sur les côtés du corcelet. Ses pattes sont d'un brun noir. Les aîles, du moins dans celles que j'ai, sont tout-à-fait diaphanes , avec une petite tache brune oblongue au bord extérieur : M. Linnaeus dit qu'elles sont un peu jaunâtres. Le ventre cylindrique & gros est jaune en-dessous , & en-dessus il est noir, mais couvert d'une poussière grise , cendrée & bleuâtre , ce qui fait aisément distinguer cette espèce."

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Le nom de Sylvie s'inscrit, avec le n°9,  dans la série de prénoms féminins que Geoffroy a réservé aux 14 espèces de "demoiselles" ou libellules qu'il décrit. Il est le quatrième de son groupe des Demoiselles à ailes étendues .

Geoffroy décrit un mâle, puisqu'il  signale l'abdomen couvert d'une pruine bleuâtre (première description, antérieure à Scopoli). 

On sait que Geoffroy omit, dans l'ensemble de son entomologie parisienne,  de donner un nom d'espèce en latin, selon les principes linnéens. Cela sera corrigé en 1789 dans l'édition que Fourcroy fit paraître, avec le nom Libellula sylvia ; La Sylvie. (page 346).

https://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/346/mode/2up

Le nom de Sylvie est repris par Charles de Villers en 1789 lorsqu'il décrit page 4 :" Libellula depressa (La Sylvie)".

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=saKZnk3vHvQC&dq=libellula+cyanea+geoffroy&q=libellula#v=snippet&q=libellula&f=false

1bis Discussion : La Sylvie, L'Eléonore ou la Philinte ?

Pour Linné en 1767 et pour Fonscolombe, Sylvie de Geoffroy = L. depressa. Mais dès 1803, les 2 principaux naturalistes français Olivier et Latreille écrivent :  "Il faut rapporter à cette espèce celles que Geoffroy nomme éléonore et philinte , et non la sylvie ou le n° 9, ainsi que l'indique Linnaeus dans sa douzième édition de son Systema naturae." 

En effet, la principale différence entre les genres Libellula et Orthetrum est que les ailes du premier sont pourvues à leur base de taches triangulaires sombres qui sont totalement absentes du second. Or, Geoffroy précise que les ailes de sa Sylvie "sont tout-à-fait diaphanes", c'est donc un Orthetrum, mais le genre ne sera décrit qu'en 1833. En 1998, Jacques d'Aguilar et Jean-Louis Dommanget l'identifient avec Orthetrum cancellatum. et associent L. depressa avec l'Eléonore de Geoffroy. Allons à sa rencontre.

 

1ter. "L'Éléonore" Geoffroy, 1762 : L. Depressa, la femelle.

C'est, à la page 225, la numéro 7 de l'auteur, suivi de La Philinte et de la Sylvie.

https://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/224/mode/2up

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"7. LIBELLULA alis albis basi luteis, abdomine lutescentee. Planch. 13 , fig. 1.

Linn. faun. fuec. n 765. Libellula alis albis basi luteis.

Linn. Syst. nat edit. 10 , p. 543 ,n. 1, Libellula flaveola.

Raj. Ins.p. 49 , n. 4. Libellula maxima , abdomine breviore latioreque flavo.

Réaum. ins. Vol. vj. Tab. 35, f- l.

Roesel, ins.vol. 2, tab. 6. Insect. aquatil. class, 2.

L'éléonore.

Longueur 16 lignes.

Les yeux de cette espèce font fort gros, de couleur brune & se touchent vers le dessus de la tête. C'est au-devant de cette jonction des deux yeux, que se trouvent les trois petits yeux lisses, qui ordinairement sont à la partie postérieure de la tête; le corcelet large est d'un brun noirâtre & velu, avec deux plaques jaunes un peu verdâtres, une de chaque côté. Les pattes sont noires & épineuses. Le ventre large, court, applati & composé de neuf anneaux, est noir en dessous & jaune en-dessus. Les aîles diaphanes & claires ont à leur pointe une tache oblongue noire placée au bout du bord extérieur , & à leur base il y a une assez grande tache d'un jaune brun. On trouve cette grande demoiselle dans les prés , & proche les rivières. Elle vole très-vite."

Malgré la référence à Libellula flaveola de Linné, l'identification à une femelle ou immature de L. depressa s'appuie sur la description, et sur la figure signalée par l'auteur planche XIII figure 1 (c'est la seule illustration d'Odonate, —gravée par Defehrt— dans l'ouvrage de Geoffroy). 

https://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n765/mode/2up

Le nom d'Éléonore sera régulièrement  rapproché de L. depressa durant le XIXe siècle.

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https://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n765/mode/2up

https://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n765/mode/2up

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1.quarto. "La Philinte" Geoffroy 1762 : L. Depressa, le mâle.

C'est, pages 225-226, le n°8.

https://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/224/mode/2up

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8 LIBELLULA alis albis , basi luteis ; abdomine supra pulvere cinereo-coerulescente consperso.

Roesel. Ins. vol. 2 , tab. 7 , fig. 2, 3. Insect. aquatil. Class.2

La philinte.

Je crois celle-ci variété de la précédente. Elle n'en diffère que parce que son ventre elle couvert en-dessus d'une poussière cendrée bleuâtre. Pour tout le reste elle lui ressemble tout-à-fait.

Il est vraiment curieux de voir les naturalistes, Linné en tête, passer complètement à coté de la notion de formes mâles et femelles morphologiquement différentes et décrire ces formes comme des "variétés". Jusqu'au XIXe siècle.

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2°) La  Libellule déprimée", Olivier, 1789.

Guillaume-Antoine OLIVIER, 1789, Histoire naturelle, Discours préliminaire page 560.

https://books.google.fr/books?id=T00_AAAAcAAJ&pg=PA560&dq=%22+depressa%22+libellula&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjuoP6H_czfAhUNzhoKHfb2Bg4Q6AEIKzAA#v=onepage&q=%22%20depressa%22%20libellula&f=false

Olivier donne pour cette espèce toutes les références données dans la 12eme édition du Systema naturae, mais aussi :

  • 3 références à Fabricius (Syst. ent. 1 p.420 n°2 ; Spec. ins. p.519 n°2 ; Mans. ins. 1 p.336)
  • Fourcroy Entomologia parisiensis 2 p. 346 n°10  : Libellula Sylvia 
  • Lesk. it. p. 50 A n°15, qui renvoie à : Zschach, Johann Jacob. 1788: Museum N. G. Leskeanum. Pars Entomologica ad systema entomologiae Cl. Fabricii ordinata cura I. I. Zschachii, M. Bacc. - Lipsiae, I. G. Müller [2]+136 p., 3 col. Taf. [Leipzig]. Je n'ai trouvé que cette page :  https://www.biodiversitylibrary.org/item/256042#page/90/mode/1up

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Il donne la description suivante :

"Elle a les yeux gros et bruns, le corcelet vert, avec deux lignes longitudinales jaunes ; l'abdomen est bleuâtre dans les mâles seulement, & d'un brun verdâtre dans les femelles.

Tous deux ont les bords de l'abdomen jaune. Les ailes sont diaphanes avec un point oblong à leur extrémité, sur le bord antérieur ; elles ont à leur base une tache jaune, oblongue sur les ailes antérieures, et triangulaires sur les ailes postérieures. Les pattes de l'insecte sont noires & la base des cuisses jaunes."

Est-il le premier à attribuer la couleur bleue aux mâles et le brun-vert aux femelles ? Fabricius, ou d'autres auteurs étrangers l'a-t-il précédé ?

https://books.google.fr/books?id=T00_AAAAcAAJ&pg=PA560&dq=%22+depressa%22+libellula&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjuoP6H_czfAhUNzhoKHfb2Bg4Q6AEIKzAA#v=onepage&q=%22%20depressa%22%20libellula&f=false

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Le nom "Libellule déprimée"est repris par Henri Milne-Edward in Lamarck, en 1817 page 225 et en 1839.

https://books.google.fr/books?id=U8oQAAAAIAAJ&dq=%22libellula%22+depressa&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

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3°) "La Libellule applatie", Olivier et Latreille, 1803.

Olivier et Latreille, 1803, article LIBELLULE, Nouveau dictionnaire appliqué aux arts, Déterville, vol. XIII LAU-Man page 136.

https://books.google.fr/books?id=8OVfAAAAcAAJ&pg=PA136&dq=depressa+sylvie&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwixq-ycltDfAhUlyIUKHTtSDpMQ6AEIXTAJ#v=onepage&q=depressa%20sylvie&f=false

"LIBELLULE APPLATIE, Libellula depressa Linn. [...] Cet insecte a environ seize lignes de longueur. Ses yeux sont fort gros, bruns, et contigus postérieurement. Le corcelet est d'un brun noirâtre, avec deux taches d'un jaune verdâtre , en forme de plaques , une de chaque côté. Les ailes sont transparentes, avec une grande tache d'un jaune brun, à leur base, et une petite tache oblongue, noire, au bout du bord extérieur; l'abdomen est large, court, applati, noir en dessous et jaune en dessus , ou quelquefois d'un cendré bleuâtre ; les pattes sont noires. Elle est très-commune en Europe."

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4°) "La Libellule aplatie", Sélys 1840.

Monographie des Libellulidées, Roret, Paris, Bruxelles  page 34 n°2.

https://books.google.fr/books?id=8aBIt4TdIM0C&dq=fonscolombe+depressa&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

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5°) Le nom "La Libellule déprimée" Olivier 1789 est adopté comme nom vernaculaire par le suisse francophone Paul-André Robert en 1936 et 1958 : il sera suivi par l'ensemble des auteurs contemporains.

C'est désormais le nom "officiel" de la liste de la SFO, de l'INPN du Museum, et des guides naturalistes de Jourde/Dijkstra, Grand et Boudot, etc. .

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LES NOMS COMMUNS EN D'AUTRES LANGUES.

-en catalan : El Cabot.

-en espagnol : La libélula de vientre plano

-en allemand : der Plattbauch

-en néerlandais : de Platbuik

en frison :  Platte glêzewasker,  Platte glêzewasker, Wespbükje

-en anglais : the Broad-bodied chaser ou Broad-bodied darter,

-en gallois : Pycellwyr praff (Picellwr Praff, , Picellwr Boliog),

http://www.nhm.ac.uk/our-science/data/uk-species/species/libellula%20depressa.html?lang=cy

-en gaélique : Ruagaire Leathann, Ruagairean Leathann, 

http://www.nhm.ac.uk/our-science/data/uk-species/species/libellula%20depressa.html?lang=gd

-en breton : Nadoz-aer kofek (nom provisoire en attente de validation définitive) : aiguille-ventrue serpent.

 

 

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SOURCES ET LIENS.

 

 

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici.

http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

 

 

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OUTILS DE  ZOONYMIE.

 

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.

https://books.google.fr/books?id=IaEgAAAAQBAJ&dq=world+catalogue+odonata&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

 

 

EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 

— EDWARDS (George), 1764, Gleanings of Natural History, Exhibiting Figures of Quadrupedes Glanures de L'histoire Naturelle consistant en figures de quadrupédes, d'oiseaux, d'insectes, de plantes &c. ..., Partie 3...,

https://www.biodiversitylibrary.org/item/201008#page/83/mode/1up

— GEOFFROY in FOURCROY : FOURCROY (A. F.) 1785. Entomologia Parisiensis; sive catalogus insectorum quæ in agro Parisiensi reperiuntur; secundam methodam Geoffrœanam in sectiones, genera & species distributus: cui addita sunt nomina trivialia & fere trecentæ novæ species. Pars secunda. Parisiis. (Hôtel Serpente). 2. 232-544. Traduction en latin de l'Histoire des insectes de E.L. Geoffroy.

 http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n3/mode/2up

 

— GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. 

https://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/226/mode/2up

 

 

— LATREILLE (Pierre André), 1804,  Histoire des Libellulines, in Histoire naturelle, générale et particulière des crustacés et des insectes..., Volume 13, An XIII [1804] p. 16

https://books.google.fr/books?id=mYo-AAAAcAAJ&pg=PA16&dq=%22latreille%22+ulrique&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjc8cXytJvbAhWDvxQKHapoCJIQ6AEILzAB#v=onepage&q=%22latreille%22%20ulrique&f=false

— OLIVIER (Guillaume-Antoine ), 1789, Histoire naturelle, Discours préliminaire page 560.

https://books.google.fr/books?id=T00_AAAAcAAJ&pg=PA560&dq=%22+depressa%22+libellula&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjuoP6H_czfAhUNzhoKHfb2Bg4Q6AEIKzAA#v=onepage&q=%22%20depressa%22%20libellula&f=false

— Réaumur, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes volume 6 [1742] planche XXXV figure 1

https://www.biodiversitylibrary.org/item/51203#page/684/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1840b - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. -
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

— SCOPOLI , 1763, Ioannis Antonii Scopoli Med. Doct. S.C.R. ... Entomologia Carniolica exhibens insecta Carnioliae indigena et distributa in ordines, genera, species, varietates : methodo Linnaeana. Vindobonae :Typis Ioannis Thomae Trattner ...,1763.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/79410#page/362/mode/1up

—  VILLERS (Charles de) 1789, Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta; dd. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, andc. speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galliae Australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante and augente Carolo de Villers, ... Tomus primus °-quartus!: 1789 page 10 n°16 et 11 n°20.

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=saKZnk3vHvQC&dq=libellula+cyanea+geoffroy&q=libellula#v=snippet&q=libellula&f=false

— ULINGER (Robert L.), 1964, The Role of Linnaeus in the Advancement of Entomology, Annual Review of Entomology Vol. 9:1-17 (Volume publication date January 1964) 

https://doi.org/10.1146/annurev.en.09.010164.000245

 

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1 janvier 2019 2 01 /01 /janvier /2019 10:06

La verrière de l'Annonciation et de la Mise au tombeau (1516 et 1927) , la baie 16 de l'église Saint-Ouen de Pont-Audemer.

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Voir :

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PRÉSENTATION.

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 Cette verrière qui éclaire la deuxième chapelle du bas-coté sud date de 1516, après l'édification de ce bas-coté terminée en 1515 . Avec ses 3 lancettes trilobées et son tympan à 7 ajours, elle est haute de 5 m et large de 2,40 m. 

Offerte par un couple de notables de la ville, elle associe une Annonciation au registre supérieur et une Mise au tombeau au registre inférieur, tandis que la Trinité parmi les anges occupe le tympan.

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Nous en conservons des descriptions de 1853, et de  1895 : 

"La verrière de la seconde chapelle date de 1516. « Guillaume Tesson, bourgeois de Pont-Audemer et Jeanne Lemire sa femme, ont donné cette verrière l'an mil cinq cents et seize. Priez pour eux » ajoute l'inscription. La salutation angélique, fait un contraste saisissant avec la douleur de la Vierge-mère, courbée par la désespérance et mettant son fils au tombeau . Ecce ancilla dni, lit-on sur le phylactère qui l'entoure ; plus loin, au-dessous du lis environné d'épines qui occupe le second panneau : lilium  inter spinas ; à gauche de ce lis : quomodo fiet istud nam virum non cognosco? L'ange salue la Vierge de ces mots : Ave gracia plena dnus tecum. La scène de l'ensevelissement du Christ est admirablement traitée dans les panneaux inférieurs et s'inspire de l'influence religieuse gothique, malgré les détails qui sont déjà pourtant du style Renaissance." (Armand Montier, 1895)

Les registres  sont délimités par un encadrement d'architecture Renaissance avec fins balustres latéraux et entablement orné séparant les deux scènes.

Le registre inférieur fut détruit dans un incendie en 1913, et refait à l'identique par l'atelier de Félix Gaudin en 1927 d'après une photographie de 1888 (Monuments historiques).

 

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Verrière de l'Annonciation et de la Mise au tombeau (1516), baie 16 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière de l'Annonciation et de la Mise au tombeau (1516), baie 16 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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Registre inférieur : la Mise au tombeau (1927).

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a) L'inscription.

GUILLAUME TESSON BOURGOIS DU PONTAUDEMER ET JEHANNE

MYRE SA FEMME ONT DON[N]E CESTE VERRIERE EN LAN MIL CINQ

CENTZ ET SEIZE. PRIES DIEU POUR EULX.

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Ce Guillaume Tesson est présenté comme "tavernier et conseiller de la ville au début du XVIe siècle" (Corpus vitrearum). Mes recherches en ligne n'obtiennent que ceci : "Un bourgeois de Pont-Audemer, Guillaume Tesson, livre en 1478 une centaine de blocs taillés pour le pavement et le "cahos" de la fontaine de la ville. " Jean-Pierre Leguay  1999. Est-ce le même en 1478 et en 1516 ?

L'inscription est citée par SINTIC (Bruno), Reconstituer le monde des petites villes : l’apport des images, in Petites villes de Normandie p. I-XV https://books.openedition.org/purh/5063?lang=fr&format=embed

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b) La Mise au tombeau.

Elle porte cinq fois dans des cartouches parfois encadrés de cerceaux de guirlandes l'inscription du titulus de la crucifixion  INRI , avec dans tous les cas l'emploi d'un N rétrograde. Les pilastres latéraux portent dans des cartouches l'inscription MARIA.

À gauche, le donateur Guillaume Tesson est accompagné de ses cinq fils ; à droite, Jehanne [Le] Myre est suivie de ses deux filles.

Dans un jardin (oranges, grenades ou pommes, poires, plessis), Jésus est étendu sur la pierre d'un tombeau de marbre à médaillons antiques. Il est entouré de Joseph d'Arimathie qui tient la tête, de Nicodème qui soutient les pieds, de la Vierge et de saint Jean entre deux saintes femmes, de Marie-Madeleine agenouillée avec une cassolette d'encens, et de deux autres hommes portant le bonnet conique. Je propose d'y voir le pharisien  Gamaliel et son fils  Abibon, tels qu'ils sont représentés sur la Mise au tombeau de l'abbatiale de Quimperlé, globalement contemporaine de ce vitrail.

http://www.lavieb-aile.com/2018/06/la-mise-au-tombeau-de-l-abbatiale-sainte-croix-de-quimperle.html

Il serait passionnant de savoir si le verre vénitien du bonnet de Nicodème, et le verre rouge gravé de l'homme de l'extrême gauche [Gamaliel et du nimbe du Christ, sont déjà décelable sur la photographie de 1888.

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Verrière de l'Annonciation et de la Mise au tombeau (1516), baie 16 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière de l'Annonciation et de la Mise au tombeau (1516), baie 16 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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Registre supérieur : l'Annonciation (1516).

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Pour Jean Lafond, "

« C'est l'œuvre très brillante d'un des meilleurs élève d'Arnoult de Nimègue, celui à qui l'on doit le vitrail de l'ancienne église Saint-Vincent de Rouen où figurent saint Claude et cinq autres saints, et les trois verrières du bas-coté sud de Saint-Denis à Duclair. On y admire un décor plein de finesse dans son exubérance. »

À gauche, la Vierge est debout devant un lutrin, sous un baldaquin de tissu ; le livre posé de biais sur la console du lutrin est fait d'un verre rouge gravé.

Inscription INRI (avec à nouveau un N rétrograde) sur le pilastre.

Phylactère Ecce ancilla dni, "Voici la servante du Seigneur".

Au centre, Dieu le Père en buste et la colombe de l'Esprit-Saint sont entourés par une gloire de séraphins rouge et de rais de lumière.

Plus bas, un vase de lys au milieu d'un buisson d'épine renvoie à la litanie mariale lilium  inter spinas ("Lys parmi les épines") inscrite sur le phylactère.

À droite, l'ange Gabriel assisté de quatre petits anges présente les phylactères : Spiritus  sanctus super veniet in te (L'Esprit Saint vient sur toi" et  Ave gracia plena dnus tecum. ("Je te salue pleine de grâces le Seigneur soit avec toi"). 

La réponse de Marie est inscrite sur un dernier phylactère : quomodo fiet istud nam virum non cognosco? ("Comment pourra s'accomplir, puisque je ne connais point d' homme ?")

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Verrière de l'Annonciation et de la Mise au tombeau (1516), baie 16 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière de l'Annonciation et de la Mise au tombeau (1516), baie 16 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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LE TYMPAN.

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Au sommet : la Trinité où, sous la colombe,  le Père et le Fils sont figurés à l'identique, enveloppés du même manteau et tenant le même livre où est inscrit EGO SUM ALPHA ET OMEGA.

Les anges chantent  Sanctus Sanctus Sanctus, Dominus deus Sabaoth,  Benedictus , Alleluia, Benedictus es domine in firmamento celi , Benedicamus patrem et filium cum Spirituo Sancto  et prononcent le Benedicamus Domino ("Louons le Seigneur").

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Verrière de l'Annonciation et de la Mise au tombeau (1516), baie 16 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

Verrière de l'Annonciation et de la Mise au tombeau (1516), baie 16 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile août 2018.

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SOURCES ET LIENS.

Sources principales : — GATOUILLAT ( Françoise), CALLIAS-BEY, CHAUSSÉ, HÉROLD 2001, Eglise Saint-Ouen : Les Vitraux de Haute-Normandie, Corpus vitrearum / Recensement des vitraux anciens de la France, Paris, CNRS, 2001. p. 194.

— LAFOND, (Jean), 1969, Les vitraux de l'arrondissement de Pont-Audemer, Nouvelles de l'Eure, n°36, 1969 ;

— MONTIER, (Armand), 1895,Les vitraux de Saint-Ouen de Pont-Audemer, Pont-Audemer, Impr. du Commerce, G. Hauchard, 1895 ;

— MONTIER, (Armand), 1896, "L'église Saint-Ouen à Pont-Audemer", Normandie monumentale et pittoresque p. 109.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62406567/f145.item

En complément :

— PERROT (Françoise), 1972, M. Baudot et J. Lafond. Églises et vitraux de la région de Pont-Audemer, numéro spécial des Nouvelles de l'Eure, 3e trimestre 1969 , [compte-rendu], Bulletin Monumental  Année 1972  130-1  pp. 87-88

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1972_num_130_1_5138_t1_0087_0000_3

— PHILIPPE-LEMAITRE (Delphine) 1853, non consulté

— REGNIER (Louis)  en 1899, non consulté.

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31 décembre 2018 1 31 /12 /décembre /2018 23:57

Zoonymie des Odonates : les noms de Libellula quadrimaculata (Linnaeus, 1758), la "libellule à quatre taches".

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

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Zoonymie des Odonates.

GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

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ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

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Résumé.

Libellula Linnaeus, 1758, Syst. nat. :543 , est le nom créé par Linné pour désigner les Odonates. C'est un diminutif de  Libella,  nom latin qui désigna d'abord dans les temps anciens et médiévaux le « niveau », un instrument des charpentiers en forme de T. Ce nom avait été choisi par le naturaliste français Guillaume Rondelet en 1554 pour nommer le requin-marteau (libella marina « niveau marin ») en raison de la similitude de la forme en T de la ligne des yeux excentrés. Rondelet repris en 1555 ce nom pour désigner par libella fluviatilis,  « niveau des cours d'eau » les larves des zygoptères dont les yeux sont également déportés latéralement.  A partir  de Thomas Moffet en 1634, les naturalistes ont étendu l'usage de  Libella  à tous les Odonates adultes.

Linné a utilisé la première fois Libellula dès la première édition du Systema naturae (Leyde, 1735), en donnant comme synonyme « Perla » (Aldrovandi 1602) et « Virguncula ». Ce dernier nom, « petite vierge », suggère que Linné a créé une forme diminutive de Libella sur les modèles virgo /virguncula, puella/puellula, "fillette, demoiselle" et à travers eux domina/domnicella "Demoiselle" par condensation et contamination de l'image métaphorique des noms vernaculaires comparant ces insectes à des jeunes filles (français) ou des fées malicieuses (anglais ou allemand).

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quadrimaculata Linnaeus, 1758, Syst. nat.:543, écrit 4-maculata dans la publication originale, associe le préfixe quadri  "quatre"  au latin  maculatus  "taché" : cette espèce a sur ses ailes 4 marques noires, 2 au niveau du nodus s'ajoutant aux 2 ptérostigmas.

— Noms communs en français : 1°) "La Françoise", Geoffroy 1762 ; 2°) "La Libellule quadri-maculée", Olivier, 1789, Latreille 1792 ; 3°) "La Libellule à quatre taches", Latreille, 1804 ; 4°) "La Libellule quatre-taches", Duméril 1823 ; 5 °) "La Libellule à quatre points" 1899, Bull. Soc. des Sc. nat. de Saône-et-Loire ; 6°) "La libellule quadrimaculée", P.-A. Robert 1958. Aujourd'hui, depuis Dommanget 1987, l'unanimité est faite (SFO, INPN, guides de vulgarisation) autour de "la Libelllule à quatre taches" de Latreille.

— Noms communs en d'autres langues : ils signifient tous "libellule à quatre taches".

- en frison 1981 : Fjouwerplakjes libel, Fjouwerplakjeslibel, Flekbükje

-en allemand : Der Vierfleck

- en anglais : the Four-spotted chaser

-en catalan : El Cabot quadrimaculat 

-en espagnol : La libélula de cuatro puntos 

-en italien : la libellula dalle quattro macchie

-en néerlandais : de viervlek 

- en néerlandais : Viervlek

-en gallois : picellwyr pedwar nod [picellwr pedwar nod]

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LE NOM SCIENTIFIQUE.

 

 

 

 

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I. LE NOM DE GENRE LIBELLULA LINNAEUS, 1758.

Voir :

http://www.lavieb-aile.com/2017/12/zoonymie-pre-linneenne-des-odonates-origine-du-nom-libellula-linnaeus-1758.html

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II. LE NOM D'ESPÈCE LIBELLULA QUADRIMACULATA (LINNAEUS, 1758).

 

 — LINNÉ ( Carl von,) 1758, Caroli Linnaei...Systema naturae per regna tria naturae :secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis.Holmiae : Impensis Direct. Laurentii Salvii, 1758-1759. pages 543.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/727383#page/565/mode/1up

Description originale.

4-maculata 1. L. alis posticis basi omnibusque medio antico macula nigricante. 

Fn. fvec. 764. L. alis macula marginali duplici. 

Raj. inf. 49. n° 3. 

Reaum. inf. 6. t. 35 . f. 1 , 2. 

 

Habitat in Europa.

 

Traduction.

 

Zoonymie des Odonates : les noms de Libellula quadrimaculata.

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Commentaire :

Linné a décrit en 1758 18 espèces de ses LIBELLULA, classées parmi les NEUROPTERA. 

Il les divise en deux groupes (* et **) :

  • Alis patentibus acquiescentes [les ailes ouvertes au repos] : les 16 premières, dont la première, L. 4.maculata.

  • oculi distantes remotique [les yeux écartés et distants] : L. virgo et puella

Il indique pour chacune les références à son propre travail, la Fauna suecica de 1746 (Faun. svec) ou description de la faune de Suède, puis aux naturalistes qui l'ont précédé : ici John Ray et Réaumur.

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Références faites par Linné pour L. quadrimaculata.

a) Fauna suecica 1746 page  230  n° 764.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/129804#page/264/mode/1up

 

764. LIBELLULA alis macula duplici marginali. 
Raj . Ins . 72, n° 3 Libella maxima, abdomine longo tenui laevi viridi-splendente ad initium & finem  intumescente. 
Habitat Upsaliae rarior
DESCR. Nomen Raji nil valet, descriptio bona est. Thorax crassus, cinereus, a vergo hirsutus. Abdomen attenuatum ex lato principio. Alae albae, versus basin lutea:, sed inferiores infra luteum colorem nigrae. latera abdominis cana; cauda duabus appendiculis teretibus utrinque attenuatis. Nota essentialis, qua haec species ab omnibus distinguitur , consistit in puncto marginali , quod ut in reliquis versus extremitates nigrum est sed praeter hoc punctum, fusca f. nigra alia macula, ad marginem anteriorem , in mediao alae singula ; adeoque puncta quasi duo marginalia in omni ala. 

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Zoonymie des Odonates : les noms de Libellula quadrimaculata.

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b) John Ray, 1710, Historia insectorum page 49 n°3.

https://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/48/mode/1up

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3, Libella maximam abdomine longo, tenui laevi viridi-splendente, ad initium & finem intumescente.

Thorax pilis crebris hirtus est , supine e viridi & cupreo mixto, subtus cupreo colore pilos tralucence splendens. Abdomen longum ut in hoc genere, tenue, laeve, ad exortum a thorace & ad caudam intumescens. Alae membranaeae pellucidae ad exortum luteo tintae, duplici in margine exteriore lineola nigra, una majore prope  extremum , altera transversa minima & vix discernenda circa mediam partem notatas.

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Zoonymie des Odonates : les noms de Libellula quadrimaculata.

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c)  Réaumur, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes volume 6 [1742] planche XXXV figures 1 et 2.

Linné se réfère aux 2 premières  illustrations de la planche XXXV, dont la description est placée en page 390 :

"Les différentes espèces de demoiselles aquatiques, peuvent être rangées sous trois genres, dont chacun a un caractère très-marqué, ce qui le rend aisé à distinguer des autres.

J'appellerai demoiselles à corps court & applati celles que je mettrai dans le premier : ce n'est pas que leur corps ne soit long par rapport à celui de la plupart des mouches; mais il est court, comparé avec celui des autres demoiselles , & d'ailleurs autrement conformé : le leur souvent plus large qu'épais , diminue insensiblement de largeur jusqu'à son extrémité. "

 

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La tache sombre au nodus est peu ou pas visible sur ces illustrations.

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Zoonymie des Odonates : les noms de Libellula quadrimaculata.

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ÉTUDE DU NOM QUADRIMACULATA.

L'épithète spécifique, que Linné écrit 4-maculata dans la publication originale, associe le préfixe quadri  "quatre"  au latin  maculatus  "taché" : cette espèce a sur ses ailes 4 marques noires, 2 au niveau du nodus s'ajoutant aux 2 ptérostigmas.

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LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

 

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POITOU-CHARENTE NATURE

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/libellule-a-quatre-taches/

"Quadrimaculata de quadri dérivé de quattuor (lat) = quatre ; maculatus (lat) = taché, maculé : cette espèce a ses quatre ailes marquées de taches au niveau du nodus.

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DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 

Libellula: Linnaeus, 1758 dimin. of Lat. libella, the word which in Linnaeus' time was used for dragonflies in general.

Libellula quadrimaculata Linnaeus, 1758, from Lat. quadri- = four times + maculatus, -a, -um = spotted, for the four spots at the wing nodes "

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D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

"Libellula - libella, ae = bilancia oppure da libellulus, i=piccolo libro.

quadrimaculata (Libellula) - quadri- = quattro volte + maculo, as, avi, atum, are = macchiare; con quattro macchie. Per la presenza di quattro macchie sulle ali."

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H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

"-Libellula was the name by which Linnaeus summed up all Odonata. It is a diminutive of l. libella which among other things means: spirit level, an instrument of carpenters T-shaped in ancient and medieval times. This name the French naturalist Guillaume Rondelet (1505- 1566) had chosen for the hammerheaded shark (libella marina - libella from the sea) because of similarity and later transferred to zygopterous larvae (libella fluviatilis - libella belonging to the rivers). From the 17th century onwards adult Odonata were also thus named by scientists.

- quadrimaculata (Linnaeus) [l. four-spotted] refers to the black marks at the nodus of each wing which together with the pterostigmata make eight spots. "

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VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"libella = waterpas (een waterpas had een T-vorm, zoals het hoofd van een hamerSubfamilie Leucor

Libellula quadrimaculata quater = viermaal; maculata = gevlekt "

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LES NOMS VERNACULAIRES.

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LES NOMS COMMUNS EN FRANÇAIS.

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1°) La Françoise, Geoffroy 1762.

 

— Louis-Etienne Geoffroy, Histoire abrégée des insectes dans laquelle ces animaux sont rangés dans un ordre méthodique volume 2 page 214 n°6

https://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/224/mode/2up

Le nom de Françoise s'inscrit, avec le n°6,  dans la série de prénoms féminins que Geoffroy a réservé aux 14 espèces de "demoiselles" ou libellules qu'il décrit. Il est le premier de son groupe des Demoiselles à ailes étendues ;

 

6. LIBELLULA alis macula duplici marginali. Linn. faun. fuec. n. 764.

Linn. syst. nat. edit. lo , p. 543 , n. i. Libellula quadrimaculata.

Raj. ins, p. 49, n. 3. Libella maxima ; abdomine longo tenui laevi viridi splendente , ad initium & finem intumescente.

La françoise.

Longueur 19 lignes.

Sa tête est brune & le devant au-dessus des mâchoires est d'un jaune verdâtre. Le corcelet est brun , mais couvert en dessus de poils gris. Le ventre est large en haut, mais il va en diminuant par le bas & il se termine par deux appendices cylindriques. Sa couleur est brune , en haut il est un peu velu sur les côtés. Les quatre ailes font jaunes à leur base & le long d'une partie du bord extérieur , & de plus les inférieures ont au-dessous de cette couleur jaune , une une tache d'un brun noir. Mais ce qui fait aisément distinguer cette espèce de toutes les autres, c'est qu'elle a deux taches marginales au bord extérieur de chaque aîle, une vers le bout à l'endroit ou les autres espèces en ont une, &; une seconde presqu'au milieu du bord extérieur qui dans cet endroit a un étranglement. Toutes deux sont d'un brun noir. Cette espèce est rare ici.

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Zoonymie des Odonates : les noms de Libellula quadrimaculata.

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2°) Libellule quadri-maculée, Olivier, 1789, Latreille 1792

Guillaume-Antoine Olivier Histoire naturelle : discours préliminaire, 1789

https://books.google.fr/books?id=T00_AAAAcAAJ&pg=PA559&dq=%22libellula+fran%C3%A7oise&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwirlt3Ui8vfAhWDz4UKHaNKDZ8Q6AEIPzAE#v=onepage&q=%22libellula%20fran%C3%A7oise&f=false

Encyclopédie méthodique page 559

https://books.google.fr/books?id=KIMPAAAAQAAJ&pg=PA559&dq=%22libellula+fran%C3%A7oise&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwirlt3Ui8vfAhWDz4UKHaNKDZ8Q6AEILzAB#v=onepage&q=%22libellula%20fran%C3%A7oise&f=false

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2°) Libellule à quatre taches, Latreille, 1804.

Latreille, Histoire des Libellulines, in Histoire naturelle, générale et particulière des crustacés et des insectes..., Volume 13, An XIII [1804] p. 11.

https://books.google.fr/books?id=mYo-AAAAcAAJ&pg=PA16&dq=%22latreille%22+ulrique&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjc8cXytJvbAhWDvxQKHapoCJIQ6AEILzAB#v=onepage&q=%22latreille%22%20ulrique&f=false

3°) Libellule quatre-taches, Duméril 1823

Dictionnaire des sciences naturelles 1823 page 245

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4°) Libellule à quatre taches, Sélys, 1840.

Monographie des Libellulidées d'Europe page 32 

L'auteur belge cite le nom de Geoffroy sous la forme erronée "La Française".

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5°) Libellule à quatre points, 1899, Bull. Soc. des Sc. nat. de Saône-et-Loire

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6°) La libellule quadrimaculée, P.-A. Robert 1936 et 1958.

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=mp8eAQAAMAAJ&dq=%22gomphe+%C3%A0+pinces%22&focus=searchwithinvolume&q=quadrimacul%C3%A9e

 

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=RoS9uwEACAAJ&dq=LES+LIBELLULES+%28ODONATES%29+robert&focus=searchwithinvolume&q=quadrimaculata

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Dommanget revient à "Libellule à quatre taches" en 1987.

Aujourd'hui, le nom vernaculaire officiel est : la Libellule à quatre taches.

- Jourde in Dijkstra

- Grand et Boudot

-Précigout, Prudhomme, Jourde

- INPN (MNH)

- Wikipédia

-etc.

 

.

LES NOMS COMMUNS EN D'AUTRES LANGUES.

- en frison 1981 : Fjouwerplakjes libel Fjouwerplakjeslibel, Flekbükje

-en allemand :Der Vierfleck

- en anglais Four-spotted chaser

-en catalan El Cabot quadrimaculat 

-en espagnol La libélula de cuatro puntos 

-en italien : la libellula dalle quattro macchie

-en néerlandais : de viervlek 

- en néerlandais : Viervlek

-en gallois : picellwyr pedwar nod [picellwr pedwar nod]

-en breton : nadoz-aer pevar tarch (forme suggérée mais pas encore validée)

 

.

 

 

.

 

SOURCES ET LIENS.

 

 

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici.

http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

 

 

.

OUTILS DE  ZOONYMIE.

 

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.

https://books.google.fr/books?id=IaEgAAAAQBAJ&dq=world+catalogue+odonata&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

 

 

EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 

 

— BUCHECKER (Henrich), 1876, Henrici Buchecker Systema entomologiae, sistens insectorum classes, genera, species : pars I. Odonata (Fabric.) europ, München : Im Selbstverlag des Verfassers

https://archive.org/stream/henricibuchecke00buch#page/n23/mode/2up

— CHARPENTIER (Toussaint von) , 1840, Libellulinae europaeae descriptae ac depictae. L. Voss, 180 pages,.

https://books.google.fr/books?id=DoIwvgAACAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— DELIRY (Cyrille) : Bibliothèque des Odonates

http://www.deliry.com/index.php?title=Biblioth%C3%A8que_Odonatologique

— DELIRY (Cyrille)  Monographie C. aenea

http://www.deliry.com/index.php?title=Cordulia_aenea

 

 

— GEOFFROY in FOURCROY : FOURCROY (A. F.) 1785. Entomologia Parisiensis; sive catalogus insectorum quæ in agro Parisiensi reperiuntur; secundam methodam Geoffrœanam in sectiones, genera & species distributus: cui addita sunt nomina trivialia & fere trecentæ novæ species. Pars secunda. Parisiis. (Hôtel Serpente). 2. 232-544. Traduction en latin de l'Histoire des insectes de E.L. Geoffroy.

 http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n3/mode/2up

 

— GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n9/mode/2up

 

 

— LATREILLE (Pierre André), 1804,  Histoire des Libellulines, in Histoire naturelle, générale et particulière des crustacés et des insectes..., Volume 13, An XIII [1804] p. 16

https://books.google.fr/books?id=mYo-AAAAcAAJ&pg=PA16&dq=%22latreille%22+ulrique&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjc8cXytJvbAhWDvxQKHapoCJIQ6AEILzAB#v=onepage&q=%22latreille%22%20ulrique&f=false

 

— SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1840b - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. -
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

— VANDER LINDEN, P.L. 1825 - Monographiae Libellulinarum Europaearum. - Bruxellis. 

—  VILLERS (Charles de) 1789, Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta; dd. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, andc. speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galliae Australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante and augente Carolo de Villers, ... Tomus primus °-quartus!: 1789 page 10 n°16 et 11 n°20.

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=saKZnk3vHvQC&dq=libellula+cyanea+geoffroy&q=libellula#v=snippet&q=libellula&f=false

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates

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  • : Le blog de jean-yves cordier
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué). "Les vraies richesses, plus elles sont grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)

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