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2 février 2019 6 02 /02 /février /2019 16:26

Zoonymie des Odonates : les noms d'Orthetrum albistylum (Selys, 1848), "l'Orthétrum à stylets blancs".

 

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née.

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 Zoonymie des Odonates.

 GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

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ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

 

 

 

 

Résumé.

— Orthetrum Newman 1833 : Des deux suffixes grecs  orthos  "droit" et êtron "abdomen". En 1833, l'entomologiste britannique Edward Newman répartit les Libellulidae en  quatre genres selon la forme de leur abdomen (-etrum) : les Sympetrum " à l'abdomen latéralement comprimé"  comme S. vulgatum, les Orthetrum "à l'abdomen parallèle latéralement" comme O. cancellatum et O coerulescens, les Platetrum "à l'abdomen dilaté et aplati" comme L.depressa, et les Leptetrum "à l'abdomen conique et pointu" comme L. quadrimaculata. Seuls les deux premiers genres ont été conservés, mais la distinction par la morphologie de l'abdomen a perdu de sa pertinence.

albistylum, Selys 1848 , Rev. Zool. :15 : du latin albus "blanc" et stilus "objet en forme de tige pointue"  en latin classique ou, ici, "appendice anal". En effet, l'auteur caractérise son espèce par "les deux appendices anals supérieurs qui sont blanchâtres dans les deux sexes" ce qui la distingue d'O. cancellatum.

— Noms en français : 1°) La Libellule à styles blancs Sélys, 1850 ; 2°) "l'Orthétrum à stylets blancs" P.-A. Robert, 1958.

— Noms en d'autres langues.

-en allemand : "Östliche Blaupfeil "

- en néerlandais : " De witpuntoeverlibel"  

-en anglais : "The White-Tailed Skimmer"

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LE NOM SCIENTIFIQUE.

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NOM DE GENRE ORTHETRUM NEWMAN 1833.

 

Voir : http://www.lavieb-aile.com/2018/03/zoonymie-des-odonates.le-nom-de-genre-orthetrum-newman-1833.html

 

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NOM D'ESPÈCE : O. ALBITYLUM (SELYS, 1848).

[Libellula albistyla], Edmond de Sélys-Longchamps, 1848, "Liste  des Libellules d'Europe et diagnose de quatre espèces nouvelles", Revue  Zoologique par la Société Cuvierienne, vol. 9 page 15

https://www.biodiversitylibrary.org/item/19656#page/23/mode/1up

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Description originale.

1 . Libellula albistyla De Selys. — Très-voisine de la L. cancellata dont elle diffère surtout par les deux appendices anals supérieurs qui sont blanchâtres dans les deux sexes. Il y a aussi de bons caractères dans les parties génitales antérieures du mâle, l'écaillé vulvaire delà femelle, le dessin du thorax, la plus grande longueur du pterostigma. 

Habite les environs de Lyon (M. Poudras), Steyr en Autriche (M. Brittinger), l'Italie ? (Vander L). 

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En 1850, Sélys précise qu'il décrit cette espèce d'après un couple qu'il a reçu de Mr Foudras à Lyon, venant d'une localité à proximité de Lyon ; elle a aussi été prise à Styer en Hongrie par Mr Brittinger, et il en existe deux autres spécimens mâles dans la collection de Vander Linden, provenant sans doute d'Italie.

Le correspondant lyonnais est très probablement l'avocat Antoine-Eugène Foudras, co-fondateur avec Lacène de la société linnéenne de Lyon en 1822, auteur en 1860 d'une Monographie des Altisides et dont la  Collection a été déposée au Musée Guimet d'Histoire naturelle de Lyon. Il sembla avoir été actif de 1842 à 1859, ce qui est cohérent avec la description de Sélys. (Falcoz L., 1912. — Notes d'Entomologie rétrospective. Les chasses de Foudras dans la région lyonnaise de 1842 à 1859.)

 

[Clary Joël, Allemand Roland, Richoux Philippe. L'école entomologique lyonnaise du XIXe siècle. In: Bulletin mensuel de la Société linnéenne de Lyon, 57ᵉ année, n°9, novembre 1988. pp. 287-293; doi : https://doi.org/10.3406/linly.1988.10848 https://www.persee.fr/doc/linly_0366-1326_1988_num_57_9_10848]

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ÉTUDE DU NOM ALBISTYLUM.

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albistylum, du latin albus "blanc" et stylus ou stilus "objet en forme de tige pointue"  en latin classique (Gaffiot) ou, ici, "appendice anal". En effet, l'auteur caractérise son espèce par "les deux appendices anals supérieurs qui sont blanchâtres dans les deux sexes" ce qui la distingue d'O. cancellatum.

https://www.lexilogos.com/latin/gaffiot.php?q=stilus

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AUTRES AUTEURS AYANT ÉTUDIÉS CE NOM.

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POITOU-CHARENTE NATURE

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/orthetrum-a-stylets-blancs/

 

"de albus (lat) = blanc et stilus (lat) = style, poinçon, tige : cette espèce a des appendices anaux blanchâtres. "

 

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DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"Orthetrum albistylum (Selys, 1848) from Lat. albus, -a, -um = white + stilus = pointed stick, pen, stylus (the latter word is used in entomology to refer to the upper appendages) for the male's white upper appendages "

 

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D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

albistylum (Orthetrum) - albus, a, um = bianco + stylum = bacchetta appuntita. Per l’addome terminante a punta e con le appendici anali."

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H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

non traité

 

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VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

non traité

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NOMS VERNACULAIRES.

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LES NOMS EN FRANÇAIS.

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1°) "La Libellule à styles blancs", Sélys, 1850.

Revue des Odonates pages 13-14.

https://books.google.fr/books?id=6NAyAQAAMAAJ&dq=%22revue+%22+selys+1850&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

Ce nom en français ne sera plus employé par la suite.

Note : Ne pas confondre avec  le nom de "Libellule à stylets blancs",  attribué par d'Aguilar et Dommanget en 1985, pour désigner Brachythemis leucostica (Burmeister 1839).

https://en.wikipedia.org/wiki/Brachythemis_leucosticta

2°) "L'Orthétrum à stylets blancs", P.-A. Robert, 1958.

ROBERT (Paul-A.), Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, 1958 - 364 pages page 209. 

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=jvQVvAEACAAJ&dq=Paul-A.+Robert+libellules&focus=searchwithinvolume&q=stylets+blancs

 

Ce nom a été adopté par tous les auteurs et figure sur la Liste de référence de la SFO (2012) comme sur le site INPN du Muséum.

 

 

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/65282

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LES NOMS EN D'AUTRES LANGUES.

 

-en allemand : "Östliche Blaupfeil ", l'Orthétrum de l'Est.

Remarque : les autres  Orthetrum portent en allemand les noms suivants :

  • "Südlicher Blaupfeil" Orthetrum brunneum

  • "Großer Blaupfeil" Orthetrum cancellatum

  • "Rahmstreif-Blaupfeil" Orthetrum chrysostigma

  • "Kleiner Blaupfeil" Orthetrum coerulescens

  • "Gelbader-Blaupfeil" Orthetrum nitidinerve

  • "Schlanker Blaupfeil" Orthetrum sabina

  • "Zierlicher Blaupfeil" Orthetrum taeniolatum

  • "Langer Blaupfeil" Orthetrum trinacria

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- en néerlandais : " De witpuntoeverlibel"  

-en anglais : "The White-Tailed Skimmer"

-en breton :  Broud-aer gwenn-ha-du . ( en attente de validation pour  Kreizenn ar Geriaoiuñ KAD)

 

 

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SOURCES ET LIENS.

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Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici.

http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

 

 

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OUTILS DE  ZOONYMIE.

http://www.nhm.ac.uk/our-science/data/uk-species/species/libellula%20depressa.html?lang=gd

http://www.nhm.ac.uk/our-science/data/uk-species/species/libellula%20depressa.html?lang=cy

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

BOUDOT (J.-P.) DOMMANGET (J.-L.) 2012,   Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp. 

http://www.libellules.org/fra/pdf/503_pagesdynadocs519e54424a6f7.pdf

 

 

— DIJKSTRA  ( K.-D. B.)  & Lewington, (R.) 2015. Guide des libellules de France et d'Europe. Guide Delachaux. Delachaux et Niestlé. Paris. 320 p.

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf

—GRAND (D.),  BOUDOT (J.-P.). 2007. Les libellules de France, Belgique et Luxembourg. Biotope, Mèze. Collection Parthénope. 480 pp.

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 

— ROBERT (Paul-A.), Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, 1958 - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=Paul-A.+Robert+libellules&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj08vudxe_fAhXyxoUKHZQqAiIQ6AEIKTAA

— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.

https://books.google.fr/books?id=IaEgAAAAQBAJ&dq=world+catalogue+odonata&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

 

 

EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 

 

— SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1840 - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. 
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1848, "Liste  des Libellules d'Europe et diagnose de quatre espèces nouvelles", Revue  Zoologique par la Société Cuvierienne, vol. 9 page 15

https://www.biodiversitylibrary.org/item/19656#page/23/mode/1up

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
2 février 2019 6 02 /02 /février /2019 11:45

La verrière de sainte Clotilde (vers 1540) en baie 24 de l'ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely,  Les Andelys (Eure).

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PRÉSENTATION.

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Les verrières de l'ancienne collégiale Notre-Dame 

L'église Notre-Dame des Andelys, appelée collégiale à cause de la présence d'un collège de chanoines au Chapitre, a été construite, — alors que le duché normand avait été rattaché à la France par Philippe-Auguste par la prise de Château-Gaillard en 1204 —,  en 1215-1220 sur les ruines d'une abbaye de femmes fondée en 511, par sainte Clotilde, épouse de Clovis Ier, et détruite vers 900 par les vikings . Il ne reste rien des vitraux du XIIIe siècle où fut bâti l'essentiel de la nef et du chœur Une seconde grande campagne de construction vers 1330-1345 concerna l'achèvement des façades est et ouest, et la mise en place des voûtes . Au tout début du XVIe siècle, l'édifice connut de grandes transformations , dont témoignent en baie 16 des éléments d'un vitrail dû au verrrier Arnoult de Nimègue. Le portail sud est de style flamboyant des xve et xvie siècles, et nous en gardons la grande rose sud (baie 114) et le vitrail du tympan du portail sud du transept, la baie 14 qui porte les armoiries de l'archevêque Georges II d'Amboise.

 

Mais la majorité des verrières anciennes datent des deuxième et troisième quart du XVIe siècle,

La campagne concerna le coté sud de l'édifice, correspondant à la reconstruction de l'ensemble des baies et à l'ouverture des chapelles. L'ensemble des baies sud furent vitrées de couleur entre 1510 et 1560. Par exemple, la baie 18 porte la date de 1540 et la baie 126 celle de 1560. Le chapitre collégial sut imposer une certaine unité thématique, avec trois verrières de la vie de saint Pierre et trois séries narratives de la vie de sainte Clotilde dans trois chapelles successives de la nef.

Nous avons ainsi, pour les verrières basses du coté sud :

 

Baie 10 : vers 1510-1520 : Enfance du Christ, offerte par Jean Basset et Isabeau Roussel.

Baie 12 : vers 1510-1520 : Crucifixion, offerte par Jean Basset et Isabeau Roussel.

Baie 14 : XVIIe

Baie 16 : vers 1500-1510 Verrière à grands personnages offerte par Henri Le Pelletier.

Baie 18 : 1540. Verrière de la Vierge offerte par Robine Duboys, veuve de Robinet Le Coq.

Baie 20 : 1540 remplacée en 1866 : verrière de sainte Clotilde

Baie 22 : vers 1540 : Vie de saint Léger.

Baie 24 : vers 1540 : verrière de sainte Clotilde, offerte par un couple de donateurs et leur fille.

Baie 26 : vers 1550-1575. verrière de sainte Clotilde, offerte par Alexandre La Vache sr de Radeval

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La baie 24.

 

Elle éclaire la 2ème chapelle sud. Haute de 4,15 m et large de 4,10 m, cette verrière de la vie de sainte Clotilde est composée de 4 formes rectangulaires et d'un tympan à 4 ajours droits.

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Verrière de la vie de sainte Clotilde, baie 24 (vers 1540), Notre-Dame du Grand-Andely. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la vie de sainte Clotilde, baie 24 (vers 1540), Notre-Dame du Grand-Andely. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Le culte de sainte Clotilde.

 

Le culte de la sainte reine s’est surtout établi et répandu en Normandie à partir des Andelys où Clotilde avait fondé un monastère de filles et une église.  C'est le premier monastère qu’elle fit bâtir en 511  en France, après la mort de Clovis, avant même celui qu’elle fit édifier à Chelles, ou la basilique Saint-Germain d'Auxerre. Un miracle réalisé à l’occasion de la construction de ce dernier édifice fut à l’origine d’un important pèlerinage le 3 juin  : à la prière de Clotilde une source dont l’eau avait le goût du vin, aurait jailli pour abreuver les ouvriers assoiffés et stimuler leur ardeur pendant le cours des travaux. À leur terme, la fontaine cessa de sourdre du vin, mais garda des vertus curatives miraculeuses  . 

Les premières  sources scripturaires de la Vie de sainte Clotilde sont triples : l'Historia Francorum, de  Grégoire de Tours, livre II, paragraphe XXVIII, suivie du  Liber historiæ Francorum rédigée vers 727 probablement par un moine de Saint-Denis, et de la Chronique de Frédégaire BnF lat. 10910 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10511002k  .  

La verrière 24 est consacrée au début de la vie de la sainte, centrée sur le meurtre de son père Childeric par son frère, et sur l'épisode des fiançailles.

Selon Grégoire de Tours, "Gondioc avait été roi des Burgondes […]. Il avait eu quatre fils : Gondebaud, Godégisèle, Chilpéric et Gondemar. Gondebaud égorgea Chilpéric son frère et noya la femme de celui-ci en lui attachant une pierre au cou. Il condamna à l'exil ses deux filles ; l'aînée, qui prit l'habit, s'appelait Croma, la plus jeune Clotilde. Or, comme Clovis envoie souvent des ambassades en Bourgogne, la jeune Clotilde est aperçue par ses ambassadeurs. Comme ils l'avaient trouvée élégante et sage et qu'ils avaient su qu'elle était de famille royale, ils l'annoncèrent au roi Clovis. Sans tarder, celui-ci envoie à Gondebaud une ambassade pour la demander en mariage. Ce dernier n'osant pas opposer un refus la remit aux ambassadeurs, et ceux-ci, amenant la jeune fille, la présentant au plus vite au roi. Quand il l'eut vue, le roi fut rempli d'une grande joie et il se l'associa par le mariage, alors qu'il avait déjà d'une concubine un fils nommé Thierry.  »

D’après le Liber Historiæ, Clovis, entendant parler de la beauté de Clotilde, envoya Aurélien la demander en mariage. Or, Clotilde était chrétienne. Un dimanche qu’elle allait à la messe, Aurélien, s’étant déguisé en pauvre, s’assit au milieu des mendiants qui formaient la clientèle du lieu saint, après avoir laissé ses propres habits aux mains de ses compagnons dans la forêt. Après la messe, Clotilde, selon son habitude, se mit à distribuer des aumônes. Arrivée à Aurélien, elle lui mit dans la main une pièce d’or. Lui, il baisa la main de la princesse et la tira par le bas de sa robe. Rentrée dans sa chambre, elle fit appeler l’étranger qui lui avait donné ce signe. Aurélien prit en main l’anneau de Clovis, et déposa derrière la porte de la chambre de Clotilde sa besace, dans laquelle il avait les ornements des fiançailles.

Dites-moi, jeune homme, lui dit Clotilde, pourquoi feignez-vous d’être pauvre, et pourquoi m’avez-vous tirée par le bas de ma robe ?

— Votre serviteur, répondit Aurélien, désire vous parler en secret.

— Eh bien, parlez.

— Mon seigneur Clovis, roi des Francs, m’a envoyé vers vous, parce qu’il désire vous avoir pour reine. Voici son anneau et ses autres ornements royaux.

En disant ces mots, il chercha de l’œil la besace derrière la porte de la chambre, mais il ne la trouva plus, et il fut saisi d’affliction ; Elle s’associa avec intérêt à sa recherche, et dit : Qui a enlevé sa besace à ce pauvre ?

Enfin, on retrouva la besace, et, en secret, Aurélien remit à Clotilde les ornements de fiançailles. Pour l’anneau de Clovis, elle le déposa dans le trésor de son oncle. Saluez de ma part Clovis, ajouta-t-elle. Il n’est pas permis à une chrétienne d’épouser un païen. Veillez à ce que personne n’apprenne rien de ceci. Qu’il en soit comme l’ordonnera Dieu, mon Seigneur, que je confesse devant tout le monde. Pour vous, allez en paix. Aurélien revint et rapporta toutes ces choses à son maître.

L’année suivante, Clovis envoya son ambassadeur Aurélien demander à Gondebaud sa fiancée Clotilde. Apprenant cela, Gondebaud fut effrayé, et dit : Il faut que tous mes conseillers et mes amis burgondes sachent quelle querelle me cherche Clovis, qui n’a jamais vu ma nièce. Pour toi, dit-il à Aurélien, tu es venu ici pour espionner ce qui se passe chez nous. Retourne dire à ton maître qu’il ment en pure perte lorsqu’il parle de ma nièce comme de sa fiancée.

Aurélien répondit avec fermeté :

Voici ce que vous mande mon seigneur le roi Clovis.

Si vous voulez lui donner sa fiancée, assignez-lui un endroit où il puisse venir la prendre ; sinon, il viendra s’expliquer avec vous à la tête de son armée.

— Qu’il vienne où il lui plaira, répondit Gondebaud ; moi aussi, je me mettrai à la tête des Burgondes ; il sera victime de la ruine qu’il a causée à d’autres, et le sang qu’il a versé en abondance sera vengé.

L’entendant parler ainsi, les Burgondes, ses conseillers, craignant la colère de Clovis et de ses Francs, dirent à leur roi : Que le roi s’informe auprès de ses serviteurs et de ses chambellans, si, par un tour d’adresse, les envoyés de Clovis n’ont pas introduit des cadeaux de fiançailles ; il faut éviter qu’il y ait un prétexte contre vous et votre peuple, car la malice de Clovis est trop furieuse.

Tel fut le conseil que, selon la coutume, les Burgondes donnèrent à leur roi. On fit la recherche qu’ils demandaient, et l’on trouva dans le trésor royal l’anneau de Clovis, avec son image et son inscription. Alors Gondebaud, affligé, interrogea la princesse.

Je sais, seigneur mon roi, répondit-elle, qu’il y a quelques années les envoyés de Clovis nous ont apporté divers cadeaux en or ; à moi, votre servante, ils ont remis en main un petit anneau, que j’ai déposé dans vos trésors.

— Vous avez agi à la légère et sans réflexion, répondit Gondebaud.

Et, indigné mais malgré lui, il la remit à Aurélien. Celui-ci la reçut avec grande joie, et, avec ses compagnons, il la conduisit auprès de Clovis à Soissons en France. Clovis, plein de joie, en fit sa femme." [Source ici]

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Une source scripturaire plus contemporaine de ce vitrail est le Compendium de Robert Gaguin, publié en 1500 ; La graphie CROTILDIS (qui figure dans les inscriptions de la baie 24) y est attestée.

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Les sources iconographiques sont rares, surtout concernant les fiançailles de Clotilde, mais nous trouvons dans les Chroniques de Saint-Denis BnF Fr. 2597 folio 2 datant du 1er quart du XVe siècle  un dessin à la plume  de la rencontre d'Aurélien et de Clotilde. 

 

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Par ailleurs, la  baie 21 (Romain Buron, vers 1530-1540) de la collégiale de Gisors est également consacrée à sainte Clotilde. Voir mon article sur ce vitrail.

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LE TYMPAN.

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Il est actuellement voilé par un filet de protection.

a) Son ajour gauche montre le meurtre de Childeric, père de Clotilde, par son oncle Gondebaud.

Inscription : 

--UE GU[N]DEBAULT TUA CRUELLEMENT

CHILPERIC SON FRERE PERE DE CLOTILDIS

b) Sur le 2ème ajour, Gondebaud envoie Clotilde en exil. (très restauré).

inscription :

GOADEBAULT COMMANDA QUE FUT ENNEME EN EXIL LA SAINCTE ET ENFERMEE AU

MONASTERE AVEC AULTRES ENFANTS DE SON FRERE CHILPERIC

c) Gondebaud fait jeter la femme de son frère Childeric dans le Rhône. Presque entièrement refait.

Inscription : 

 

COMMENT GONDEBAULT LE CRUEL FIST IETER DANS LE RHONE

LA FAMME DE SON FRERE LE ROY CHILPERIC

d) Gondebaud envoie en exil la sœur de Clotilde (très restauré).

Inscription :

SEUR DE CROTILDIS
EN EXIL PAR GUNDEBAULT P--

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Verrière de la vie de sainte Clotilde, baie 24 (vers 1540), Notre-Dame du Grand-Andely. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la vie de sainte Clotilde, baie 24 (vers 1540), Notre-Dame du Grand-Andely. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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LES LANCETTES.

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Verrière de la vie de sainte Clotilde, baie 24 (vers 1540), Notre-Dame du Grand-Andely. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la vie de sainte Clotilde, baie 24 (vers 1540), Notre-Dame du Grand-Andely. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Lancette A. Clovis remet à Aurelianus un anneau et l'envoie comme ambassadeur auprès de Clotilde.

Inscription :

A CLOTILDIS NIECE DE GOUDEBAULT CLOVIS ENVOYE AMBASSADEUR LUI

MONSTRANT MOULT CONFIANCE EN SA FOY IL BAILLIST SON ANNEAU A AURELIAN

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Verrière de la vie de sainte Clotilde, baie 24 (vers 1540), Notre-Dame du Grand-Andely. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la vie de sainte Clotilde, baie 24 (vers 1540), Notre-Dame du Grand-Andely. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Lancette B. 

Au 2ème plan, Aurelianus remet en secret l'anneau de Clovis à Clotilde, qui lui donne une acceptation écrite pour son mariage avec Clovis.

Au 1er plan, Aurelianus reçoit l'aumône de Clotilde (tête restaurée) parmi les pauvres et estropiés.

Inscription :

EN SECRET VESTU COMME PAUVRE HOMME AURELIANUS VIENT [COMPIE] SON MESSAGE

ET RECEVANT AUMOSNE IL DONNE LANNEAU ENVOYE PAR LE ROY A CLOTILDIS

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Verrière de la vie de sainte Clotilde, baie 24 (vers 1540), Notre-Dame du Grand-Andely. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la vie de sainte Clotilde, baie 24 (vers 1540), Notre-Dame du Grand-Andely. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Lancette C. Gaudebaud remet Clotilde à Aurélianus, qui la conduira à Clotilde.

Inscription :

 

COMMENT LE ROY GOUDEBAULT CLOTILDIS FUT DELIVREE A AURELIANUS

AMBASSADEUR POUR ESTRE A SON MAISTRE CLOVIS DONNEE A FAMME ;

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Verrière de la vie de sainte Clotilde, baie 24 (vers 1540), Notre-Dame du Grand-Andely. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la vie de sainte Clotilde, baie 24 (vers 1540), Notre-Dame du Grand-Andely. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Lancette D. Adieu de Clotilde à Gondebaud.

Inscription: 

COMMENT CLOTILDIS APRES AVOIR DIST ADIEU A SON ONCLE GONDEBAULT FUST

AMENEE [FIA --] CLOVIS PAR AURELIANUS AMBASSADEUR .

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Dans la moitié basse, figurent devant un drap d'honneur damassé trois donateurs : un homme et deux femmes non identifiés.

Gatouillat et col. parlent d'un clerc, sans doute en raison d'une apparence de tonsure plutôt due à un artefact car la riche robe dont l'étoffe damassée bleue se retrouve en pan au bras de la femme, s'accorde plus avec un jeune seigneur ou bourgeois.

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Verrière de la vie de sainte Clotilde, baie 24 (vers 1540), Notre-Dame du Grand-Andely. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la vie de sainte Clotilde, baie 24 (vers 1540), Notre-Dame du Grand-Andely. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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SOURCES ET LIENS.

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— GATOUILLAT ( Françoise), CALLIAS-BEY (Martine), CHAUSSÉ (Véronique), HÉROLD (Michel), 2001, Eglise Notre-Dame du Grand-Andely, ancienne collégiale  in Les Vitraux de Haute-Normandie, Corpus vitrearum / Recensement des vitraux anciens de la France vol. VI, Paris, CNRS, 2001. p. 103.

A propos de sainte Clotilde :

— COUTIL (Léon), 1909, Le culte de sainte Clotilde aux Andelys et en Normandie, Hérissey, Evreux, 54 p. Extrait du Recueil des Travaux de la Société Libre de l'Eure t. VI, 1908.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63160499/f101.item.r=clotilde.texteImage

— GAGUIN (Robert), 1500,   Compendium de origine et gestis francorum Livre I folio V

https://books.google.fr/books?id=DeQ9AAAAcAAJ&pg=PP8&dq=%22crotildis%22+chilperic&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjt7em9ipvgAhUlgHMKHdWnDvgQ6AEIXTAI#v=onepage&q=%22crotildis%22%20&f=false

— GUERIN (abbé Paul), 1885, Les petits Bollandistes vies des saints de l'Ancien et du Nouveau ..., Volume 6, 3 juin page 422

.

 

De Jean Le-Maire de Belges 1540, Les illustrations de Gaulle et singularitez de Troye …, Sergent, page 72

https://books.google.fr/books?id=f8tTAAAAcAAJ&dq=+CHILDERIC+SON+FRERE+PERE+DE+gundebault&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
1 février 2019 5 01 /02 /février /2019 15:08

Zoonymie des Odonates : les noms d'Orthetrum brunneum (Fonscolombe, 1837), "L'Orthétrum brun".

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née.

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 Zoonymie des Odonates.

 GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

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ZYGOPTÈRES

BIBLIO :


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Résumé.

— Orthetrum Newman 1833 : Des deux suffixes grecs  orthos  "droit" et êtron "abdomen". En 1833, l'entomologiste britannique Edward Newman répartit les Libellulidae en  quatre genres selon la forme de leur abdomen (-etrum) : les Sympetrum " à l'abdomen latéralement comprimé"  comme S. vulgatum, les Orthetrum "à l'abdomen parallèle latéralement" comme O. cancellatum et O coerulescens, les Platetrum "à l'abdomen dilaté et aplati" comme L.depressa, et les Leptetrum "à l'abdomen conique et pointu" comme L. quadrimaculata. Seuls les deux premiers genres ont été conservés, mais la distinction par la morphologie de l'abdomen a perdu de sa pertinence.

brunneum Fonscolombe, 1837, Ann. Soc. entomol.  fr. 6:141-142. Du latin tardif (post-linnéen) brunneus, "brun", mais l'auteur donne dans sa diagnose Libellula brunneo-lutescens, "brun-jaunâtre". Fonscolombe a décrit cette espèce  à partir d’un imago immature (qui est de couleur brune), prenant les mâles adultes bleus pour une autre espèce nommée L. coerulescens. Néanmoins, les ptérostigmas sont brun-rougeâtre chez cette espèce.

— Noms en français : 1°) "La Libellule brune", Sélys 1850 ; 2°)"L'Orthétrum brun" 

— Noms en d'autres langues :

-en allemand : "Der Südliche Blaupfeil".

- en frison : "Südlike ringlibel", "Blauwe ringlibel", "Sinnesitter"

- en néerlandais : "Zuidelijke oeverlibel"

-en anglais : "The Southern Skimmer"

 

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NOM SCIENTIFIQUE.

 

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NOM DE GENRE ORTHETRUM NEWMAN 1833.

 

Voir : http://www.lavieb-aile.com/2018/03/zoonymie-des-odonates.le-nom-de-genre-orthetrum-newman-1833.html

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LE NOM D'ESPÈCE O. BRUNNEUM (FONSCOLOMBII, 1837).

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[Libellula brunnea], Etienne Hippolyte Boyer de Fonscolombe, 1837, "Monographie des Libellulines des environs d'Aix", Annales de la Société entomologique de France Paris, volume 6 pages 141-142   Ann. Soc. entomol.  fr. 6:141-142.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/34582#page/144/mode/1up

 

 Boyer de Fonscolombe, entomologiste mort en 1853, à l’âge de plus de quatre-vingts ans  fut un des fondateurs de l’Académie d’Aix, ville aux environs de laquelle il possédait le château de Fonscolombe et, dans le Var, le domaine du Moulin-Blanc. 

C'est donc bien naturellement que sa monographie est consacrée aux Odonates "des environs d'Aix". Il possédait au Puy-Sainte-Réparade,  à 30 km au nord d'Aix,  le domaine familial du château de Fonscolombe, qui a été décrit plus tard ainsi : "Le parc de Fonscolombe, situé au nord du département des Bouches-du-Rhône, non loin des rives de la Durance, présente surtout des essences de pays tempérés ; arrosé par des eaux abondantes, il a de plantureux herbages qui lui donnent l’apparence d’un coin de la Normandie transporté sous le ciel de Provence.". Mais il faut souligner que ce domaine borde la rive sud de la Durance, avec ses multiples îles et ses bancs sableux, que l'entomologiste explorait. Dans son Calendrier ... des environs d'Aix de 1845, il précise que son rayon d'observation comprend "les environs d'Aix", mais aussi Marseille, ainsi que, dans le Var, le massif de Sainte-Baume et Saint-Zacharie : c'est là qu'il possédait le domaine du Moulin-Blanc, et son parc arborié où "il y a aussi des eaux vives et des herbages, mais à côté on admire les palmiers et les autres plantes des pays chauds.", mais qu'il abandonnait pour les pentes du Mont Olympe par exemple. 

Ce premier article sera suivi de deux autres dans les mêmes Annales en 1838, consacrés aux genres "Aeshna" et  "Agrions".

 Dans cet article, Fonscolombe décrit 10 espèces d'Anisoptères, du genre Libellula d'alors, et dont il rattache sept à des espèces déjà décrites :  L. depressa, L. quadrimaculata, L. cancellata, L. cœrulescens, L. ferruginea, L. flaveola (plus tard rectifiée en L. fonscolombii par Sélys), et L. vulgata.

Il décrit aussi sous son nom (nobis) trois espèces :  L. olympia, L. brunnea, L. nitens. Mais L. nitens sera reconnue comme Cordulia curtisii (Dale 1834) et L. olympia comme une femelle d'Orthetrum coerulescens.

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Description originale.

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6. Libellula brunnea (nobis). 
Lib. Brunneo-lutescens, puncto bino-dorsali et margine cujusque segmenti, nigris ; alis albis, macula marginali luteâ; membranulâ accessoriâ albâ (mas. et fem.). 
Long. 0,04. 
Enverg. 0,065 . 
_ Mâle. Entièrement d’un jaune-grisâtre ; le devant de la tête et des yeux gris-verdâtre ; le derrière des yeux jaune, obscurément taché de brun. Le devant du corselet est marqué de deux bandes gris-blanchâtre , suivies sur les côtés d’une autre bande brune. Le milieu des côtés, sous les ailes, est gris-glauque au devant, puis brunâtre, sans séparation bien distincte; et sous les secondes ailes, vers l’abdomen, le reste de ces côtés est d'un gris-glauque ; le dessus du corselet entre les ailes est jaune-sombre , avec quelques taches blanchâtres. 
L’abdomen est un peu caréné, jaunâtre, marqué, sur l’arête, d’une ligne noire, et sur le côté de chaque segment, d’une bande ou nuance d’un gris-violâtre : ils sont terminés  postérieurement par une ligne noire, précédée aux quatrième, cinquième, sixième, septième et huitième segments, de deux points rapprochés au milieu du dos: le coté inférieur de chacun est aussi marqué d’une ligne noire longitudinale. Le ventre est taché de quelques nuances légèrement bleuâtres. Les pattes sont jaunâtres,, avec les cils noirs ; les ailes entièrement transparentes, les nervures noires, le stigmate jaune bordé de noir. La membranule accessoire est blanche. 
- La femelle est plus jaunâtre que le mâle ; le devant de sa tête est jaunâtre; les côtés des segments abdominaux sont marqués d’une tache ou bande longitudinale plutôt brune que violâtre , qui se perd insensiblement dans la couleur du fond. Elle diffère peu de la femelle de la Lib. cœrulescens : elle est seulement un peu plus jaune, nullement saupoudrée de pollen bleuâtre , et le stigmate est jaune. 
Le 22 mai, au bord de l’Arc, en quantité, tant mâles que femelles. 
Nota. Serait-ce la var. roussâtre du mâle de la Lib. cœrulescens, que cite Vanderlinden? En effet je l’ai prise assez 
nouvellement née, et il y avait au même endroit, et en même temps des Lib. cœrulescens mâles. Je la crois néanmoins une espèce très-distincte. 

La localisation de la nouvelle espèce est (relativement) précise, sur les rives de l'Arc, fleuve qui se jette dans l'Étang de Berre par un petit delta. Il prend sa source au pied du mont Aurélien, Saint-Maximin-la Sainte-Baume . L'autoroute A8 le longe, au sud de la Montagne Sainte-Victoire et au nord de Saint-Zacharie. Fonscolombe y signale plusieurs fois des découvertes dans son Calendrier, ainsi qu'au Pont-de-l'Arc (au sud immédiat d'Aix).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Arc_(%C3%A9tang_de_Berre)

.

 

 

https://www.biodiversitylibrary.org/item/34582#page/145/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/34582#page/145/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/34582#page/146/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/34582#page/146/mode/1up

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ÉTUDE DU NOM BRUNNEUM.

1°) L'épithète brunnea accordée au genre Libellula est devenue brunneum en s'accordant au genre Orthetrum

Elle reprend le latin  brunneus, a, um "brun". Cet adjectif n'est pas donné dans le dictionnaire latin-français  Gaffiot, car il relève d'un latin tardif, scientifique, propre au milieu des  naturalistes et principalement depuis son emploi par Linné en 1746.

Cet adjectif de couleur (l'un des 21 de la liste des espèces françaises)  renvoie à la diagnose de la description originale :  Lib. Brunneo-lutescens, c'est à dire "Libellule brun-jaunâtre". Pourtant, dans le corps de la description, l'adjectif brun n'est que secondaire et ponctuel  puisque le mâle est "entièrement d’un jaune-grisâtre"  et que les teintes mixtes abondent : "gris-verdâtre" "jaune, obscurément taché de brun""gris-blanchâtre", "gris-glauque" ou "jaune-sombre , avec quelques taches blanchâtres", "gris-violâtre"" quelques nuances légèrement bleuâtres" .
Quand à la femelle, "plus jaunâtre que le mâle" ses couleurs ne sont pas plus franches :  "jaunâtre"; "une tache ou bande longitudinale plutôt brune que violâtre , qui se perd insensiblement dans la couleur du fond" , " un peu plus jaune, nullement saupoudrée de pollen bleuâtre" .

Finalement, toutes ces couleurs atténuées donnent sans doute, une fois mélangées,  le brun de son nom, sans doute plus exactement "brunâtre".

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2°) La contribution de Sélys en 1850.

Sélys et Hagen, Revue des Odonates page 18.

https://books.google.fr/books?id=6NAyAQAAMAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

Dans sa revue des Odonates, Edmond de Sélys-Longchamps fusionne sous le nom de Libellula brunea Fonscol. la Libellula caerulescens, une espèce bleue comme son nom l'indique qu'il avait décrite en 1840 dans sa Monographie (sous le n°5) et la Libellula brunnea de Fonscolombe, pour la distinguer de Libellula cœrulescens décrite par Fabricius en 1798 (notre Orthetrum œrulescens).   

Son abdomen est déprimé, olivâtre, bleu pulvérulent en entier chez le mâle, les ptérostigmas sont bruns olivâtre, les pièces génitales sont spécifiques, les pattes sont beaucoup plus noires. Un tableau dresse les différences entre les deux espèces.

Au total, le nom scientifique , et sa traduction trop servile en français, deviennent des "faux-amis" pour une espèce d'Orthetrum aux mâles dont l'abdomen est entièrement bleu , comme cœrulescens, chrysostigma, nitidiverve, et taeniolatum, dont elle sera identifiée d'avantage par élimination que sur un vrai critère distinctif  à distance. (Dijkstra p. 250 et 256)

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AUTRES AUTEURS AYANT ÉTUDIÉS CE NOM.

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POITOU-CHARENTE NATURE

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/orthetrum-brun/

 

"Brunneum (lat) = brun : Fonscolombe a décrit cette espèce en 1837 à partir d’un imago immature (qui est de couleur brune), prenant les mâles adultes bleus pour une autre espèce."

 

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DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"from Lat. brunneus, -a, -um = brown for the colouration of immature animals; mature, pruinescent males were initially believed to be a separate species."

 

.

D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

" dal tardo latino brunneus, a, um = bruno. Per la presenza di segni di colore bruno-lutescente che la distingue dalla congenere coerulescens."

 

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.

H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

non traité

 

.

VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"brunneum = bruin (naam duidt op onberijpte exemplaren)"

.

 

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NOMS VERNACULAIRES.

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LES NOMS EN FRANÇAIS.

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1°) "La libellule brune", Sélys 1850.

Revue des Odonates page 18

https://books.google.fr/books?id=6NAyAQAAMAAJ&dq=libellule+br%C3%BBne&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

.

2°) "L'Orthétrum brun" Paul-André Robert 1958.

ROBERT (Paul-A.), Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, 1958 - 364 pages page 266. 

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=jvQVvAEACAAJ&dq=Paul-A.+Robert+libellules&focus=searchwithinvolume&q=brunneum

 

Ce nom a été adopté par tous les auteurs et figure sur la Liste de référence de la SFO (2012) comme sur le site INPN du Muséum.

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LES NOMS EN D'AUTRES LANGUES.

Tous mettent en avant le caractère méridional de l'espèce, car celle-ci n'est pas observée sur les Îles Britanniques, aux Pays-Bas, au nord de l'Allemagne ou en Europe du Nord, alors qu'elle est commune autour de la Méditerranée; toutefois, "cette espèce thermophile étend son aire vers le nord depuis les années 1990" (Dijkstra) et s'observe désormais dans toute la France .

-en allemand : "Der Südliche Blaupfeil".

- en frison : "Südlike ringlibel", "Blauwe ringlibel", "Sinnesitter"

- en néerlandais : "Zuidelijke oeverlibel"

-en anglais : "The Southern Skimmer"

-en breton : Broud-aer tal gwenn. (sources : Kreizenn ar Geriaoiuñ KAD)

 

 

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SOURCES ET LIENS.

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Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici.

http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

 

 

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OUTILS DE  ZOONYMIE.

http://www.nhm.ac.uk/our-science/data/uk-species/species/libellula%20depressa.html?lang=gd

http://www.nhm.ac.uk/our-science/data/uk-species/species/libellula%20depressa.html?lang=cy

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— BOUDOT (J.-P.) DOMMANGET (J.-L.) 2012,   Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp. 

http://www.libellules.org/fra/pdf/503_pagesdynadocs519e54424a6f7.pdf

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 

— ROBERT (Paul-A.), Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, 1958 - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=Paul-A.+Robert+libellules&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj08vudxe_fAhXyxoUKHZQqAiIQ6AEIKTAA

— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.

https://books.google.fr/books?id=IaEgAAAAQBAJ&dq=world+catalogue+odonata&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

 

 

EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 

 

FONSCOLOMBE (Etienne Hippolyte Boyer de ), 1837 et 1838, Monographie des Libellulines des environs d'Aix, Annales de la Société entomologique de France  6:129,   7:75-106 (Aeshna) et 7:547-575 (Agrions) .

https://www.biodiversitylibrary.org/item/34582#page/133/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/page/15643737#page/79/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/page/15643737#page/559/mode/1up

 

— FONSCOLOMBE (Etienne Laurent Joseph Hippolyte Boyer de), 1845, Calendrier de faune et de flore pour les environs d'Aix ou première apparition des principaux insectes et première floraison des végétaux qui s'y trouvent, Mme Veuve Tavernier, 1845 - 370 pages

https://books.google.fr/books?id=7e4XAAAAYAAJ&dq=%22boyer+de+fonscolombe%22+zacharie&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1840b - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. -
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 

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31 janvier 2019 4 31 /01 /janvier /2019 19:30

SALUT AU CLAIRVOYANT.

 

 

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Le Clairvoyant à son poste au deuxième éperon, Brest,  photographie lavieb-aile.

Le Clairvoyant à son poste au deuxième éperon, Brest, photographie lavieb-aile.

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J'ai rêvé ce soir sur  Vesselfinder

Des navires en transit, des bateaux au mouillage,

Et j'ai vu rassemblé  en pêche  devant Morgat,

Vagg A Lamm, Bar Avel,  Basse Gouach et Lycia,

Et Mirentzu aussi retour vers Douarnenez.

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A l'entrée du goulet c'est l'Abeille Bourbon

qui croisait un Pilote allant je ne sais où.

.

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Atout Chance préparait son entrée au Château,

Trébéron et Bindy menaient leurs passagers,

Chikoloden, Trina et Iver Ambition montraient leurs positions

Entre la Pointe des Espagnols et celle  d'Armorique.

.

.

Fromveur II rejoignait Molenez ou l' Enez Eussa

Et j'en dirai encore et je les nommerai tous,

Et les observerai car ces polysyndètes

Balancent leurs conjonctions comme des mâts dans la houle

ou les scandent et les chantent, manœuvre au cabestan.


 

 

 

Deuxième éperon, Brest,  photographie lavieb-aile.

Deuxième éperon, Brest, photographie lavieb-aile.

.

.

 

 

 

Google maps

 

.

Mes souvenirs me ramènent vers le deuxième éperon,

car ce port est en moi une fière patrie

Où le rouge et le noir claironnent leur chanson

Le chant  des cheminées des remorqueurs qui tous

Portent le pavillon de Boluda France,

Saint-Denis, le Robuste ou bien le Clairvoyant

Venu depuis Dunkerque remplacer l'Attentif.

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Deuxième éperon, Brest,  photographie lavieb-aile.

Deuxième éperon, Brest, photographie lavieb-aile.

Deuxième éperon, Brest,  photographie lavieb-aile.

Deuxième éperon, Brest, photographie lavieb-aile.

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C'est peu dire que j'aime, j'idolâtre leurs noms,

qui m'invitent au voyage même en restant à quai.

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Deuxième éperon, Brest,  photographie lavieb-aile.

Deuxième éperon, Brest, photographie lavieb-aile.

Deuxième éperon, Brest,  photographie lavieb-aile.

Deuxième éperon, Brest, photographie lavieb-aile.

Deuxième éperon, Brest,  photographie lavieb-aile.

Deuxième éperon, Brest, photographie lavieb-aile.

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Published by jean-yves cordier
30 janvier 2019 3 30 /01 /janvier /2019 15:01

Zoonymie des Odonates : les noms du Sympetrum meridionale (Selys, 1841), "le Sympétrum méridional".

CECI EST LE  1500ème ARTICLE  DE CE BLOG !! LA VIE EST B AILE !

 .

Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née.

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 Zoonymie des Odonates.

 GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

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ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

 

Résumé :

— Sympetrum, Newman, 1833, Ent. mag. , 1:511.. Des deux suffixes grecs σύμπυκνος, sympiezein   "comprimé" et  ἦτρον, êtron "abdomen" : "qui a l'abdomen comprimé latéralement".  En 1833, l'entomologiste britannique Edward Newman répartit les Libellulidae en  quatre genres selon la forme de leur abdomen (-etrum) : les Sympetrum  "à l'abdomen latéralement comprimé"  comme S. vulgatum, les Orthetrum "à l'abdomen parallèle latéralement" comme O. cancellatum et O coerulescens, les Platetrum "à l'abdomen dilaté et aplati" comme L.depressa, et les Leptetrum "à l'abdomen conique et pointu" comme L. quadrimaculata. Seuls les deux premiers genres ont été conservés, mais la distinction par la morphologie de l'abdomen a perdu de sa pertinence.

 

S. meridionale Selys, 1841 Rev. Zool. Cuv.: 245. De l'adjectif latin meridionalis, e signifiant "méridional, du midi". Sélys avait observés cette espèce au Musée de Turin dont le directeur, C.G. Gené,  les avaient capturés en Sicile et en Sardaigne. C'est l'un des  8 épithètes géographiques du corpus des noms scientifiques parmi les  92 espèces observées en France.

— Nom français : 1°) "La Libellule méridionale", Sélys, 1850. 2°) "Le Sympétrum méridional" P.A. Robert 1958.

— Noms en d'autres langues :

- en allemand : Die Südliche Heidelibelle

- en frison : Südlike heidelibel, Sinnehopke

-en néerlandais : Zuidelijke heidelibel

- en catalan :El Pixaví meridional 

- en polonais : Szablak południowy

- en anglais : The Southern Darter 

 

 

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NOM SCIENTIFIQUE.

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NOM DE GENRE SYMPETRUM (NEWMAN, 1833).

Voir :

Newman, Entomological Magazine vol. 1, London, F. Westley & A.H. Davis, page 511.

http://www.lavieb-aile.com/2018/04/zoonymie-des-odonates.le-nom-de-genre-sympetrum-newman-1833.html

 

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NOM D'ESPÈCE SYMPETRUM MERIDIONALE (SELYS, 1841).

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n.b : En vertu d'une décision du Code International de Nomenclature Zoologique, on doit écrire le nom de Selys sans accent.

[Libellula meridionalis], SELYS (Edmond Revue Zoologique par la société  cuviérienne, Paris,  vol.4 page 245

https://books.google.fr/books?id=zu9DAQAAMAAJ&pg=PA246&dq=s%C3%A9lys+revue+zoologie+meridionalis&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjXmfX52JXgAhVKCxoKHWRoC94Q6AEIKTAA#v=onepage&q=s%C3%A9lys%20revue%20zoologie%20meridionalis&f=false

Description originale.

"5. Lib. meridionalis, Selys.- Elle diffère de la L. vulgata, en ce qu'elle est plus petite, la tête moindre; les côtés du thorax d'un jaune plus vif avec seulement quelques petits traits noirs très-interrompus; pas de trait dorsal noir sur les 8° et 9 segments de l'abdomen qui est plus court. Il y a un vestige safrané assez vif à la base des ailes. Pieds beaucoup plus jaunes, les cuisses n'offrant pas de ligne noire en dehors, et leur première moitié interne également jaune. L'écaille vulvaire de la femelle non divergente.

Habite la Sardaigne et la Sicile (Musée de Turin). Espèce un peu douteuse, qui demande à être étudiée à l'état adulte."

 

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ÉTUDE DU NOM S. MERIDIONALE.

Du latin meridionalis, e : "méridional" .  De meridies (« midi ») avec le suffixe -alis. En bonne logique dérivative, le mot aurait du faire meridialis ; un rarissime infixe on a été ajouté pour faire le pendant à septentrionalis. (Wiktionnaire)

Voir meridianus, a, um et meridionalis, e dans Felix Gaffiot.

L'article que  "Edme de Selys de Longchamps" fait paraître dans la Revue Zoologique est intitulé Nouvelles Libellulidées d'Europe . Il décrit en quatre pages  8 espèces nouvelles, principalement grâce à l'apport de spécimens venant de Sicile, conservés au Musée de Turin  et communiqués par le Carlo Giuseppe Gené (1800-1847), professeur de zoologie à Turin et directeur du Musée d'histoire naturelle de Turin depuis 1831 (alors que son adjoint est Victor Ghiliani).  C. G. Gené avait rédigé, à la suite de quatre séjours en Sardaigne, des Mémoires pour l'Académie royale des Sciences de Turin en 1824, et ses collections avaient enrichi celles du Musée de Turin. Pour cette raison, Sélys a nommé l'une de ses nouvelles espèces Gomphus genei, [aujourd'hui Paragomphus genei, "le Gomphus de Gené"] en expliquant "Je l'ai dédié au savant professeur Géné [sic] , si connu par ses excellents ouvrages sur les reptiles et les insectes de la Sardaigne, et à l'obligeance duquel je dois la communication qui m'a été faite des Libellules du Musée de Turin." . L'année suivante, en 1842 Rambur lui rendra également hommage avec Ischnura genei, l'Agrion de Gené.

 

Dans World catalogue of Odonata, Steinmann indique ceci : Libellula meridionalis, ... type-sex not given : Museo Torino, type-locality : Sardinia. Mais Sélys écrit dans son article page 246 "la Macrocephala et la Meridionalis, qui viennent toutes deux de Sicile". Et il écrit dans sa decsription originale : "Habite la Sardaigne et la Sicile (Musée de Turin)".

En outre, dans sa description de Libellula meridionalis en 1850 dans la revue des Odonates, il écrit page 39 :

https://books.google.fr/books?id=Xa98vgAACAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=meridionalis&f=false

 

"Habitat. Commune en Belgique depuis le commencement d'août jusqu'au 15 septembre, mais seulement dans quelques localités, principalement dans les marais. Je l'ai prise aussi aux environs de Turin à la fin de septembre, et M. Imhoff l'a trouvée dans les Alpes Suisses. M. Pecchioli me l'a envoyée de Pise, M. Gêné de Sardaigne et de Sicile; M. Rambur l'a recueillie en Espagne, en Corse , en Provence et aux environs de Paris; il dit qu'elle se trouve aussi dans les Alpes. Trouvée en Algérie par M. Lucas; ses exemplaires sont de taille très-variable. M. Brittinger l'a prise à Steyr en Autriche. M. Ménétriés m'en a communiqué un exemplaire de la Russie méridionale , d'où je conclus que cette espèce est répandue dans une grande partie de l'Europe méridionale et tempérée. Enfin j'en ai vu dans la collection de M. Evans un exemplaire qu'il a pris près de Londres."

 

Quoiqu'il en soit, l'épithète meridionalis s'explique par la provenance des spécimens décrits de Sicile et de Sardaigne, deux îles méditerranéennes. 

Les épithètes géographiques sont rares dans les noms scientifiques des 92 espèces françaises d'odonates : j'en retiens 8 au total : Aeshna subarctica elisabethae Djakonov, 1922 , Anax parthenope (Selys, 1839) Anax napolitain ,Somatochlora alpestris (Selys, 1840) Cordulie alpestre, Somatochlora arctica (Zetterstedt, 1840) Cordulie arctique, Somatochlora meridionalis Nielsen, 1935 Cordulie méridionale, Sympetrum meridionale (Selys, 1841) Sympétrum méridional , Orthetrum trinacria (Selys, 1841) Orthétrum de Sicile , et Sympetrum pedemontanum (O. F. Müller in Allioni, 1766) Sympétrum du Piémont.

.

Conclusion : meridionalis, adjectif latin signifiant "méridional, du midi". Selys avait eu communication des spécimens de cette espèce par C.G. Gené, directeur du Musée de Turin, qui les avaient capturés en Sicile et en Sardaigne. C'est l'un des  8 noms géographiques du corpus des noms scientifiques parmi les  92 espèces observées en France.

 

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LES AUTRES AUTEURS AYANT ÉTUDIÉ CE NOM.

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POITOU-CHARENTE NATURE

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/sympetrum-meridional/

"Meridionale de meridies (lat) = méridional : il s’agit d’une espèce du sud de l’Europe."

 

 

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DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 from Lat. meridionalis, -is, -e = southern in reference to the species' southern European range"

 

.

D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

"meridionalis, e = meridionale. Comune nell’Europa meridionale."

.

H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

non traité

 

.

VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"meridionale = zuidelijk"

 

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NOMS VERNACULAIRES.

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LES NOMS FRANÇAIS :

1°) "La Libellule méridionale" Sélys, 1850.

Revue des Odonates ou Libellules d'Europe page 49

https://books.google.fr/books?id=Xa98vgAACAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=meridionalis&f=fals

2°) "Le Sympétrum méridional", Paul-André Robert 1958.

ROBERT (Paul-A.), Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, 1958 - 364 pages, page 290.

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=jvQVvAEACAAJ&dq=Paul-A.+Robert+libellules&focus=searchwithinvolume&q=meridionale+

Ce nom est repris par l'ensemble des auteurs et est validé par la liste de référence de la SFO ou par le site INPN du Muséum.

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LES NOMS DE SYMPETRUM MERIDIONALE EN D'AUTRES LANGUES.

- en allemand : Die Südliche Heidelibelle

- en frison : Südlike heidelibel, Sinnehopke

-en néerlandais : Zuidelijke heidelibel

- en catalan :El Pixaví meridional 

- en polonais : Szablak południowy

- en anglais : The Southern Darter 

- en breton (en attente de validation ) : Flemm-aer ar Su 

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SOURCES ET LIENS.

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Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici.

http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

 

 

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OUTILS DE  ZOONYMIE.

http://www.nhm.ac.uk/our-science/data/uk-species/species/libellula%20depressa.html?lang=gd

http://www.nhm.ac.uk/our-science/data/uk-species/species/libellula%20depressa.html?lang=cy

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— [BOUDOT J.-P., DOMMANGET J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.]

http://www.libellules.org/fra/pdf/503_pagesdynadocs519e54424a6f7.pdf

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— ROBERT (Paul-A.), Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, 1958 - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=Paul-A.+Robert+libellules&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj08vudxe_fAhXyxoUKHZQqAiIQ6AEIKTAA

— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.

https://books.google.fr/books?id=IaEgAAAAQBAJ&dq=world+catalogue+odonata&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 

— SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1840 - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. -
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
30 janvier 2019 3 30 /01 /janvier /2019 12:29

La verrière de saint Pierre, saint Yves et sainte Barbe (milieu du XVe siècle), baie 6 de l'église Saint-Ouen de  Pont-Audemer.

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Voir :

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Voir : Tous mes articles sur les vitraux.

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PRÉSENTATION.

La baie 6, haute de 4,50 m et large de 2,10 m, occupe le coté sud de l'église, et se compose de 3 lancettes trilobées et d'un tympan à 3 quadrilobes et 4 écoinçons. Sa verrière fut transférée vers 1845 dans l'axe du chœur et fut rognée, avant de reprendre sa place après 1945 et d'être alors complétée.

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Cliquez sur l'image pour le diaporama.

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Verrière des saints Pierre et Yves et de sainte Barbe, baie 6 de l'église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière des saints Pierre et Yves et de sainte Barbe, baie 6 de l'église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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LE SOUBASSEMENT.

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Le soubassement d'origine, avec ses donateurs et ses inscriptions,a été supprimé en 1845. Le tableau actuel où la Vierge couronnée donne le sein à l'Enfant entre deux anges, a été créé par Max Engrand en 1945.

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Verrière des saints Pierre et Yves et de sainte Barbe, baie 6 de l'église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière des saints Pierre et Yves et de sainte Barbe, baie 6 de l'église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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LES LANCETTES .

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Trois saints debout sont figurés dans des niches architecturées devant des draps d'honneur damassés. Les dais ont été remaniés.

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Verrière des saints Pierre et Yves et de sainte Barbe, baie 6 de l'église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière des saints Pierre et Yves et de sainte Barbe, baie 6 de l'église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Saint Pierre.

Panneau inférieur restitué.

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Verrière des saints Pierre et Yves et de sainte Barbe, baie 6 de l'église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière des saints Pierre et Yves et de sainte Barbe, baie 6 de l'église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Verrière des saints Pierre et Yves et de sainte Barbe, baie 6 de l'église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière des saints Pierre et Yves et de sainte Barbe, baie 6 de l'église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Saint Yves.

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Verrière des saints Pierre et Yves et de sainte Barbe, baie 6 de l'église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière des saints Pierre et Yves et de sainte Barbe, baie 6 de l'église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Verrière des saints Pierre et Yves et de sainte Barbe, baie 6 de l'église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière des saints Pierre et Yves et de sainte Barbe, baie 6 de l'église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Sainte Barbe.

"Restituée ainsi que le fond : interpolation d'une tête de sainte couronnée, du milieu du XVe s. d'échelle plus réduite que celle du personnage, ajustée avec des fragments divers, dont certains placés à l'envers" (Gatouillat).

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Verrière des saints Pierre et Yves et de sainte Barbe, baie 6 de l'église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière des saints Pierre et Yves et de sainte Barbe, baie 6 de l'église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Verrière des saints Pierre et Yves et de sainte Barbe, baie 6 de l'église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière des saints Pierre et Yves et de sainte Barbe, baie 6 de l'église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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LE TYMPAN.

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Anges musiciens et séraphins dans les 2 quadrilobes gauche, ange musicien et ange orant dans le quadrilobe droit.

Anges avec phylactère (restaurés au XIXe) dans les écoinçons.

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Verrière des saints Pierre et Yves et de sainte Barbe, baie 6 de l'église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière des saints Pierre et Yves et de sainte Barbe, baie 6 de l'église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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SOURCES ET LIENS.

Sources principales :

— GATOUILLAT ( Françoise), CALLIAS-BEY (Martine), CHAUSSÉ (Véronique), HÉROLD (Michel), 2001, Eglise Saint-Ouen in Les Vitraux de Haute-Normandie, Corpus vitrearum / Recensement des vitraux anciens de la France vol. VI, Paris, CNRS, 2001. p. 194.

— LAFOND, (Jean), 1969, Les vitraux de l'arrondissement de Pont-Audemer, Nouvelles de l'Eure, n°36, page 32.

— PHILIPPE-LEMAITRE (Delphine) 1853, Notice sur les vitraux de Saint-Ouen de Pont-Audemer, Rouen, Péron, page 59.

En complément :

 

— MONTIER, (Armand), 1895, Les vitraux de Saint-Ouen de Pont-Audemer, Pont-Audemer, Impr. du Commerce, G. Hauchard, 1895 ;

— MONTIER, (Armand), 1896, "L'église Saint-Ouen à Pont-Audemer", Normandie monumentale et pittoresque p. 109 (simple mention de la baie). page 106

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62406567/f142.item

— REGNIER (Louis)  en 1899, non consulté.

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30 janvier 2019 3 30 /01 /janvier /2019 11:20

Zoonymie des Odonates : les noms du Sympetrum fonscolombii (Sélys, 1840), "le Sympétrum de Fonscolombe".

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née.

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 Zoonymie des Odonates.

 GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

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ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

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Résumé :

— Sympetrum, Newman, 1833, Ent. mag. , 1:511.. Des deux suffixes grecs σύμπυκνος, sympiezein   "comprimé" et  ἦτρον, êtron "abdomen" : "qui a l'abdomen comprimé latéralement".  En 1833, l'entomologiste britannique Edward Newman répartit les Libellulidae en  quatre genres selon la forme de leur abdomen (-etrum) : les Sympetrum  "à l'abdomen latéralement comprimé"  comme S. vulgatum, les Orthetrum "à l'abdomen parallèle latéralement" comme O. cancellatum et O coerulescens, les Platetrum "à l'abdomen dilaté et aplati" comme L.depressa, et les Leptetrum "à l'abdomen conique et pointu" comme L. quadrimaculata. Seuls les deux premiers genres ont été conservés, mais la distinction par la morphologie de l'abdomen a perdu de sa pertinence.

fonscolombii, Sélys 1840, Monogr. Libell. europ. ; 49. Fonscolombii : "de Fonscolombe", en l'honneur de l'entomologiste français Etienne Boyer de Fonscolombe (1772-1853), et de sa description en 1837 dans sa Monographie des Libellulines des environs d'Aix de cette espèce, sous le nom de L. flaveola.

— Noms français : 1°) "Le Sympétrum de Fonscolombe", Sélys 1840 (INPN et LPO) ; 2°) "Le Sympétrum à nervures rouges ", d'Aguilar et Dommanget 1985, soulignant la couleur caractéristique des nervures principales chez le mâle mature.

— Noms en d'autres langues :

- en allemand : Die Frühe Heidelibelle 

-en néerlandais : De Zwervende heidelibel 

-en frison : Read sinnehopke, Readwjokhopke

- en anglais : The Red-veined darter ; The Nomad

- en gallois : gwäell wythïen goch

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NOM SCIENTIFIQUE.

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NOM DE GENRE SYMPETRUM (NEWMAN, 1833).

Voir :

Newman, Entomological Magazine vol. 1, London, F. Westley & A.H. Davis, page 511.

http://www.lavieb-aile.com/2018/04/zoonymie-des-odonates.le-nom-de-genre-sympetrum-newman-1833.html

 

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NOM D'ESPÈCE S. FONSCOLOMBII (Sélys, 1840).

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[Libellula fonscolombii], SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages. page 49 n°11.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

https://books.google.fr/books?id=NaI-AAAAcAAJ&dq=fonscolombii+monographie+des+Odonates&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

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Description originale :

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" No 11. LIBELLULA FONSCOLOMBII. (DE SELYS.)
LIBELLULE DE FONSCOLOMBE.

Diagnose. — Parastigma grand, jaune. La base des ailes inférieures et un vestige à celle des supérieures jaune-safrané. Les cuisses noires, jaunes en dehors. Abdomen à peine plus court que les ailes, jaunâtre (rouge chez les mâles adultes).

Dimensions. — (Voyez le tableau.)

Synonymie. — Libellula flaveola. B. de Fonscol. (Synon. exclus.)
- vulgata. Var. Vander. L.
- veronensis?Steph., Catalog.
- Fonscolombii. De Selys, Catalog.

Diffère principalement de la L. vulgata : 

1° En ce qu'elle est un peu plus grande et que l'abdomen, qui est un peu plus court, n'est pas étranglé au milieu, mais plutôt un peu élargi.

2° La base des ailes est d'un jaune safrané, peu distinct aux supérieures, mais très-visible aux postérieures où cette couleur s'étend à 2 lignes de la base chez le mâle, et à 1 ligne chez la femelle.

3° Le parastigma est plus grand, jaune à tous les âges. La côte est jaune extérieurement, et les grandes nervures qui lui sont parallèles, sont rougeâtres même chez la femelle.

Les pieds sont, comme chez la Vulgata, noirs , largement bordés de jaune extérieurement.

Le mâle de la L. Fonscolombii, diffère de la femelle en ce que le tibia des deux pieds postérieurs n'est pas rayé de jaune, et qu'il y a plus de jaunâtre à la base des secondes ailes. L'abdomen est d'un jaune plus pur que chez la Vulgata, et le mâle adulte est d'un rouge plus éclatant. Cette espèce diffère de la L. Rœselii par ses pieds bordés de jaune, et son parastigma jaune-citron. Ces deux parties sont noires dans la L. Rœselii. Elle se distingue enfin de la Flaveola, qui a le tiers entier de l'aile inférieure jaune, et l'abdomen proportionnellement plus court.

Je me fais un devoir et un plaisir de dédier cette jolie espèce au savant et vénérable M. Boyer de Fonscolombe, qui a rendu tant de services à cette partie de l'Entomologie, par la publication de sa Monographie des Libellules des environs d'Aix en Provence. C'est lui qui a décrit le premier cette espèce sous le nom de Flaveola. Elle est commune en Provence au mois d'août. On la trouve fréquemment accouplée. Je l'ai reprise en Belgique vers le milieu de juillet. Elle se trouve aussi en Espagne, car M. Robyns en a reçu un individu de ce pays.

Elle se trouverait aussi en Angleterre, si c'est la même que la L. veronensis de M. Stephens. Je conserve cependant quelques doutes à cet égard, parce qu'il m'a paru que cette dernière a le parastigma noirâtre.

Les différences que j'ai signalées, et même la diagnose seule, suffisent pour distinguer facilement cette espèce de la Flaveola, de la Rœselii et de la Vulgata. Par le parastigma long et jaune, elle ressemble à la L. olympia femelle, et par la couleur générale à la Ferruginea ; mais la couleur des pieds, sans parler de la forme de l'abdomen, est encore ici un critérium infaillible."

 

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ÉTUDE DU NOM FONSCOLOMBII.

Fonscolombii : "de Fonscolombe", en l'honneur de l'entomologiste français Etienne Boyer de Fonscolombe (1772-1853), comme l'indique Sélys dans sa description :

"Je me fais un devoir et un plaisir de dédier cette jolie espèce au savant et vénérable M. Boyer de Fonscolombe, qui a rendu tant de services à cette partie de l'Entomologie, par la publication de sa Monographie des Libellules des environs d'Aix en Provence.   C'est lui qui a décrit le premier cette espèce sous le nom de Flaveola. "

Sélys rend hommage à l'entomologiste aixois  pour "ses services rendus" à l'Odonatologie . En effet, celui-ci  est l'auteur d'Orthetrum brunneum (Boyer de Fonscolombe 1837), de Boyeria irene (Boyer de Fonscolombe, 1838) — à qui il donne le prénom de son épouse— , de Coenagrion caerulescens (Boyer de Fonscolombe, 1838). Mais surtout, il rend hommage à cet auteur car c'est dans sa collection (ou dans la description de celle-ci ) que Sélys a remarqué la spécificité de L. fonscolombii que Fonscolombe avait rangé sous le nom de Libellula flaveola.  

Le titre exact de la publication de Fonscolombe est Monographie des Libellulines des environs d'Aix et elle était parue dans les Annales de la Société entomologique de France en 1837 : Ann. Soc. ent. France 6:144. Elle est accessible en ligne ici :

https://www.biodiversitylibrary.org/item/34582#page/148/mode/1up

La description des spécimens de sa collection, capturés autour d'Aix (vraisemblablement près de Zacharie, au sud de la montagne Sainte-Victoire, son terrain de prédilection) et rangée sous le nom de Libellula flaveola Linn. est la suivante ( j'ai surligné en gras quelques éléments de distinction avec Sympetrum flaveolum).

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Long. 0,035. 
Enverg. 0,065. 
Le mâle. Sa forme est à peu près la même que la Lib.olympia , l’abdomen étant cependant linéaire et plus étroit, 
avec sa base un peu élevée et gibbeuse. La tète est rouge- jaune , et tachetée de noir derrière les yeux; ceux-ci sont roussâtres, un peu bleuâtres dans leur partie inférieure; le menton est aussi roussâtre. Le corselet, en dessus, est pubescent-roussâtre ; les côtés, sous les ailes, sont d’un gris livide ou d'un roussâtre sale, avec des taches et des bandes d’une couleur plus claire , et les lignes flexueuses ordinaires noires. La poitrine est bleuâtre. 
L’abdomen est d’un rouge écarlate : le premier et le dernier segment sont marqués, en dessus, d’une tache ou ligne noire, longitudinale. Le ventre est rouge pâle, avec une ligne longitudinale noire au milieu. Les secondes ailes sont rousses à leur base ; cette couleur s’aperçoit à peine à la base des premières : dans toutes, les nervures du bord externe sont roussâtres ; le stigmate est jaunâtre, entouré d’une nervure noire. Les pattes sont noires,  marquées en dessus d’une ligne jaune. 
La femelle. Sa tête est d’un vert-grisâtre pâle , le menton presque jaune, les yeux d’un vert-grisâtre, le derrière de la tête comme dans le mâle. La couleur de tout le corps est d’un vert-grisâtre ou jaunâtre, plus foncé et un peu nébuleux sur le milieu de l’abdomen, dont les côtés sont plus jaunâtres. Les côtés du corselet ont les lignes flexueuses ordinaires noires. Sa partie antérieure a, de même que chez l’espèce précédente, deux petites lignes latérales blanchâtres, comme transparentes.  La base du premier segment de l’abdomen est noirâtre, et le second marqué d’une ligne transverse noire ; les trois  premiers et les trois derniers segments en ont une longitudinale dorsale. Sur les côtés de tous, on voit une ligne noire  assez grande.  Les ailes sont comme chez le mâle ; les pattes d’un vert-jaunâtre en dessus , noires en dessous , les cils noirs. 
Cette espèce est très-commune au mois d’août; on la trouve fréquemment accouplée. 

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Fonscolombe est également honoré par le genre Boyeria Mc Lachlan 1896, et, dans la famille des Pseudococcidae, par le genre Fonscolombia Lichtenstein 1877.

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LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

 

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POITOU-CHARENTE NATURE

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/sympetrum-de-fonscolombe/

"Sympetrum fonscolombii (Sélys, 1840). Sympétrum de Fonscolombe. Syn. Sympétrum à nervures rouges Sympetrum, assemblage de Sym-piezein (gr) = compressé et êtron = abdomen : les sympetrum ont un abdomen étroit, compressé, par rapport aux autres genres de libellulidés ;

fonscolombii en l’honneur de Boyer de Fonscolombe, entomologiste français (1772-1853)."

 

 

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DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

" Sympetrum fonscolombii (Selys, 1840) : after Étienne Boyer de Fonscolombe (1772-1853), French entomologist"


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D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

"fonscolombei (Sympetrum) - in onore del dr. E. L. J. H. Boyer de Fonscolombe (1772-1853), entomologo francese. "

 

 

 

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H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

non traité

 

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VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

fonscolombii = vernoemd naar de Franse entomoloog Fonscolombe ".

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LES NOMS VERNACULAIRES.

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LES NOMS EN FRANÇAIS.

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1°) Le Sympétrum de Fonscolombe, Sélys 1840.

Le Sympétrum de Fonscolombe, nom qui accompagne la publication originale de Sélys en 1840 et qui  est la traduction littérale du nom scientifique,  a été repris par Paul-André Robert en 1958 avec le commentaire : "Signification du nom : Fonscolombei = de Fonscolombe : Boyer de Fonscolombe est un auteur qui a déterminé plusieurs Libellules.". Il a été ensuite repris par presque tous les auteurs (Grand et Boudot 2007) et a été validé officiellement par la liste de référence de la SFO et par le site de l'INPN.

Paul-A. Robert, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, 1958 - 364 pages page 285.

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=jvQVvAEACAAJ&dq=Paul-A.+Robert+libellules&focus=searchwithinvolume&q=fonscolombe

 

INPN : https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/65335

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2°) "Le Sympétrum à nervures rouges", d'Aguilar et Dommanget 1985.

- Jacques d'Aguilar et Jean-Louis Dommanget 1985, Guide des Libellules d'Europe et d'Afrique du Nord, page 293.

- Dommanget (Jean-Louis ), 1987, Etude faunistique et bibliographique des Odonates de France page 71.

- Jourde in Dijkstra, Guide des Libellules de France et d'Europe Delachaux et Niestlé 2007 p. 278.

Philippe Jourde, dans son adaptation et traduction du guide naturaliste de K.-D. B. Dijkstra, le Guide des Libellules de France et d'Europe  a placé le nom "Sympétrum à nervures rouges " en nom principal, accompagné en second par la mention  "S[ympétrum]. de Fonscolombe". Il s'agit de la traduction du nom anglais, "The Red-veined Darter" qui souligne que cette espèce se distingue des autres par "des nervures principales jaunes à la base des ailes, devenant rouge vif chez les mâles matures" , car "l'étendue et l'intensité de cette coloration sont caractéristiques, [même si ] d'autres Sympetrum peuvent avoir des nervures claires ou rougeâtres" (Jourde in Dijkstra, p. 278).

Le même auteur, dans sa participation à Libellules de Poitou-Charentes paru en 2009, inverse les hiérarchies et place Sympétrum de Fonscolombe en premier, accompagné de la mention :  Syn. "Sympétrum à nervures rouges " .

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NOMS EN D'AUTRES LANGUES.

Ces noms soulignent trois caractéristiques du Sympétrum de Fonscolombe, qui est migrateur ; plus précoce que les autres espèces du genre ; et aux ailes veinées de rouge chez le mâle :

"Migrateur au long cours, il se répand parfois en masse vers l'Europe du Nord, il se répand parfois en masse vers l'Europe du Nord au début de l'été, alors que les autres Sympetrum sont en cours d'émergence." (Jourde in Dijkstra 2007).

 

- en allemand : "Die Frühe Heidelibelle" :  le Sympétrum (Heidelibell = libellule des landes)  précoce.

-en néerlandais : "De Zwervende heidelibel" : le Sympétrum (heidelibel) migrateur.

-en frison : "Read sinnehopke", "Readwjokhopke". 

- en anglais : "The Red-veined Darter" ; The Nomad : le Sympétrum (darter = dard) veiné de rouge, le Nomade.

- en gallois : "Gwäell wythïen goch" :  le Sympétrum (gwäell = dard ; tige [en métal] ;  aiguille [ à tricoter]) veiné de rouge. 

- en breton : "Flemm-aer gwazhied ruz " : le Sympétrum (flemm-aer = dard [du serpent]) veiné de rouge.

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SOURCES ET LIENS.

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Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici.

http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

 

 

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OUTILS DE  ZOONYMIE.

http://www.nhm.ac.uk/our-science/data/uk-species/species/libellula%20depressa.html?lang=gd

http://www.nhm.ac.uk/our-science/data/uk-species/species/libellula%20depressa.html?lang=cy

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.

https://books.google.fr/books?id=IaEgAAAAQBAJ&dq=world+catalogue+odonata&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

 

 

EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 

 

— FONSCOLOMBE (Etienne Hippolyte Boyer de ), 1837 et 1838, Monographie des Libellulines des environs d'Aix, Annales de la Société entomologique de France  6:129 et  7:75-106.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/34582#page/133/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/page/15643737#page/559/mode/1up

ROBERT (Paul-A.), Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, 1958 - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=Paul-A.+Robert+libellules&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj08vudxe_fAhXyxoUKHZQqAiIQ6AEIKTAA

— SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1840b - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. -
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
29 janvier 2019 2 29 /01 /janvier /2019 16:13

La verrière de la Rédemption (1556) ou baie 7 de l'église Saint-Ouen de Pont-Audemer.

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Voir :

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Voir : Tous mes articles sur les vitraux.

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PRÉSENTATION.

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La reconstruction de l'église Saint-Ouen avait été décidée sous Louis XII en 1480, et commença par la façade occidentale. Puis les travaux se poursuivirent avec les sept travées de la nef, qui est raccordée en 1514 au chœur roman, tandis que les bas-cotés, avec leurs 12 chapelles latérales, sont édifiés sous François Ier jusqu'en 1535, et dotés progressivement de vitraux à partir de 1514 environ, et jusqu'en 1556 grâce aux dons des confréries (du Saint-Sacrement en baie 18 et 20), aux corporations (des boulangers en baie 13, des peintres  en baie 10), des familles de notables (baies 7, 8, 10, 12, 16, 17) ou du clergé (abbaye de Saint-Ouen de Rouen en baie 14, chapelain en baie 15). 


 

Les six chapelles du coté nord, principalement dédiées à des saints,  se succèdent ainsi d'ouest en est (vers le chœur) :

  • 1ère chapelle : baie 17 (1475 ; v.1530 ; 1551) : saints Mathurin, Sébastien, Jacques le Majeur et Jean-Baptiste.

  • 2ème chapelle : baie 15 (v.1530 ; XVIIe ; XIXe) : Apparition du Christ aux 12 Apôtres.

  • 3ème chapelle : baie 13 (1536) : Saint Honoré.

  • 4ème chapelle :  baie 11  (v.1540 . V; 1556 . 1952) : saint Vincent.

  • 5ème chapelle :  baie 9 : (v. 1556 ; 1952) : saint Nicolas.

  • 6ème chapelle : baie 7 (1556) : Histoire du Salut.

La baie 7 éclaire donc la 6ème chapelle, elle mesure 5 m de haut et 3 m de large. Ses 4 lancettes en plein cintre et son tympan à 13 ajours sont consacrés à la Rédemption ou Histoire du Salut, dans une grande composition résumant l'Histoire Sainte au rythme de grandes inscriptions. 

Thématique : l'Alliance.

 

Tympan : Dieu le Père.

Registre supérieur : Avant la Grâce (la Rédemption par le Christ)

"Devant la Loy" : Adam et Ève, Noé, Abraham.

"Soubz la Loy" : Moïse, Tobie, Samson, David, etc.

Registre inférieur : "Soubz (depuis) la Grace" :

La Vierge, les Évangélistes, les Élus

Saints Pierre et Paul et l'Église

En bas à droite :  une famille de donateurs implorant saint Nicolas. 

Le découpage en 4 cartouches AVANT LA GRACE, DEVANT LA LOY, SOUBZ LA LOY et SOUBZ LA GRACE se réfère à l'Épître aux Romains de Saint Paul "Car le péché ne dominera pas sur vous, vous n' êtes  pas sous la loi, mais sous la grâce" (Ro :6:14). Pour l'apôtre Paul, ou pour les théologiens chrétiens qui suivent saint Augustin, l'humanité  après la faute d'Adam est frappée du Péché originel, mais rachetée par la mort du Christ qui, par son sacrifice, obtient le Pardon (= la grâce). La période Avant la Grâce est celle allant d'Adam au Christ (narrée dans l'Ancien Testament), et celle Sous la Grâce est celle de l'Église universelle depuis la Résurrection. La période de l'Ancien Testament est  divisée par l'événement de la remise à Moïse des tables de la Loi ("les dix commandements") par Yahvé sur le mont Sinaï. 

Cette Histoire est une succession d'alliances faites au peuple d'Israël  culminant pour les chrétiens avec le Christ dans la Seconde Alliance qui est universelle.

—"Devant la Loy" correspond à la Genèse avec la Création, la faute d'Adam, le meurtre d'Abel par Caïn et un récit de la violence et de la corruption parmi les hommes, justifiant la destruction de l'humanité par le Déluge. Noé et les siens survivent et reçoivent de Dieu la première alliance placée sous le signe de l'arc-en-ciel  . 

Le pays de Canaan est ensuite promis à Abraham avec une nouvelle alliance (dont le signe est la circoncision), réaffirmée après le sacrifice par Abraham de son fils Isaac dans une promesse de fécondité et de prospérité . 

— La remise du Décalogue à Moïse est décrite dans le livre de l'Exode. Moïse reçoit la plus importante réactualisation de l'alliance entre Yahvé et Israël ; 

— "Sous la Loi" correspond à l'ensemble des livres après l'Exode, notamment les livres historiques dont les Rois, et les livres prophétiques. Lors de la destruction des royaumes d'Israël et de Juda, et la destruction du temple de Jérusalem, le prophète Jérémie est chargé de rappeler l'alliance conclue. Parmi les rois, les prophètes et les héros, un certain nombre ont été considérés, dans une démarche typologique (Bible des Pauvres par ex.), comme des préfigures du Christ. 

— "Sous la Grâce" reprend  l'Épître aux Hébreux (jadis attribuée à saint Paul), qui est citée dans les cartouches secondaires.

 

 "C'est l'histoire religieuse de l'humanité répartie en trois périodes, comme dans la Cité de Dieu de saint Augustin. Des cartouches portant des inscriptions Devant la Loy, Soubz la Loy, Soubz la Grace désignent trois grands groupes de figures et huit textes bibliques, pareillement encadrés, éclairent le sujet." (Lafond)

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Datation :

1556, selon une inscription lue en 1853 et  encore visible sur les clichés Durand de 1888 avant la restauration par l'atelier Duhamel-Marette. 

C'est la même datation que la baie 13 de saint Nicolas.

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Auteur :

Elle est attribuée au même atelier anonyme que la baie 13 de saint Nicolas. On y retrouve la même construction des visages, les mêmes détails de costume et particulièrement des coiffures, le même traitement des feuillages, etc.

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Stylistique.

"...assez faible proportion de verres de couleur, dessin d'esprit maniériste, extrêmement soigné et précis, travaillé à la grisaille et au jaune d'argent" (Riviale)

"...désigné comme le dernier sur le plan de la chronologie, tandis qu'il est assurément le premier sur le rapport de la célébrité. Sa renommée n'est certes pas usurpée car on y trouve à la fois une composition d'un intérêt exceptionnel pour l'iconographie chrétienne et une manifestation éclatante de l'École de Fontainebleau dans le domaine du vitrail." (Lafond)

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Verrière de la Rédemption,  baie 7 (1556), église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Rédemption, baie 7 (1556), église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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LE TYMPAN.

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Soufflet central.

Dans le soufflet central, entouré de chérubins, Dieu le Père figure sur un trône de marbre devant un arc en ciel, symbole depuis Noé de l'Alliance, entre la divinité et son peuple et du pardon accordé après le Déluge. Dieu tient le glaive, symbole dans l'Apocalypse Ac 1:16 de la parole divine tranchante et pénétrante.  Et Il tient aussi un faisceau de flèches dont le carquois est posé à ses pieds , évoquant moins la foudre de Jupiter que la puissance divine comme Dieu vengeur et sacrificateur.

Un cartouche supérieur affiche :

FERAY P ---

P INIQUITES ANS

SO --- CE LEURS PECHES

On y reconnait malgré les lacunes un verset de Jérémie cité dans l'épître aux Hébreux He 10:16-17 : " Voici l'alliance que je ferai avec eux,  après ces jours-là, dit le Seigneur: Je mettrai mes lois dans leurs coeurs, Et je les écrirai dans leur esprit, il ajoute:  Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités."

https://www.biblegateway.com/passage/?search=H%C3%A9breux+10&version=LSG

 

"

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Mouchette de gauche.

Dans la mouchette de gauche, sous un ange jouant de la viole (viola da bracchio à 4 cordes), un cartouche porte le commentaire "JENYURERAY MES SAYETTES DE SANG, ET MON GLAIVE DÉVORERA LA CHAIR". C'est une citation de Deutéronome 32:42 dans un chapitre où Yahvé s'affirme juge et vengeur, mais vengeur des ennemis de son peuple.

https://www.biblegateway.com/passage/?search=Deut%C3%A9ronome+32&version=LSG

Ce n'est pas la version de Lefèvre d'Etaples (1530), qui écrit "je enivrurerai [?] mes flèches de sang : et mon espee dévorera les chairs".

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54287d/f199.item

Ni la version d'Olivetan  qui écrit : "ie ferai telle vengeance de mes auersaires, ie payerai tellement mes haineux, que ie enyurerai mes fleches de sang, e paitrai mon épée de chair."

Ni celle de Louvain (1550): "J'enyverai mes flesches de sang et mon espée dévorera les chairs"

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k53708d/f165.item

Je ne retrouve pas la source  de ces "sayettes de sang".

Quoiqu'il en soit, ce coté gauche montre l'alliance vétéro-testamentaire de Dieu avec son peuple, un dieu prenant sa défense en combattant ses ennemis.

 

Mouchette de droite.

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LE SANG DE JESUCHRIST QUI

PAR LE SAINT ESPRIT S'EST OFFERT

A DIEU , PURGERA NOS CONSCIENCES DE TOUS PECHES ch 2:6

Cette inscription est une citation de l'épître aux Hébreux He 9:14  "combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s'est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des oeuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant!" 

Ce verset qui est traduit par Lefèvre d'Etaples ainsi : "Le sang de Christ qui par le sainct esperit sest offert a dieu soy mesme sans macule combien plus fort nettoyera il nostre conscience des œuvres mortes pour servir a dieu vivant."

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54287d/f1042.image

Il s'agit d'un extrait du passage suivant :

11 Mais Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n'est pas construit de main d'homme, c'est-à-dire, qui n'est pas de cette création;

12 et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle.

13 Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d'une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair,

14 combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s'est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des oeuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant!

15 Et c'est pour cela qu'il est le médiateur d'une nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l'héritage éternel qui leur a été promis.

16 Car là où il y a un testament, il est nécessaire que la mort du testateur soit constatée.

Saint Paul 

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89p%C3%AEtre_aux_H%C3%A9breux#R%C3%A9sum%C3%A9_de_la_pr%C3%A9dication

 

Mouchettes inférieures :

Nous y trouvons un ange chanteur, cinq anges   jouant du luth,  du triangle à anneaux, de la chalémie, de la trompette et de la viole à bras, et des chérubins .

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Verrière de la Rédemption,  baie 7 (1556), église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Rédemption, baie 7 (1556), église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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LE REGISTRE SUPÉRIEUR.

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Verrière de la Rédemption,  baie 7 (1556), église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Rédemption, baie 7 (1556), église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Lancette A (à gauche). Noé et Abraham.

 

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Devant les siens, Noé est peint au dessus de son arche et de la colombe, et levant les bras sous l'arc en ciel de   l'Alliance surmontée du  rameau d'olivier.

En bas, dans une préfiguration du sacrifice du Christ,  Abraham mène Isaac au bûcher.


 

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Lancette B. Adam et Ève, Caïn et Abel, et Melchisédech.

Inscription :

Cartouche supérieur

JESUS CHRIST SOUVERAIN EVESQUE DES BIENS A VENIR QUAND IL EST VENU POUR UN PLUS GRAND ET PLUS PARFAIT TABERNACLE, NON POINT FAICT DE LA MAIN, C'EST A DIRE NON POINT DE CESTE CREATION, ET NON POINT PAR LE SANG DES BOUCS ET DES VEAUX, MAIS PAR SON PROPRE SANG EST ENTRÉ UNE FOIS ÈS LIEUX SAINCTS AYANT TROUVÉ REDEMPTION ÉTERNELLE. (Hébreux He :11-13)

Ce cartouche était autrefois placé dans la tête de la première lancette (photographies Durand 1888).

Juste en dessous :

OYEZ SEIGNEUR DIEU ET SOYEZ APPAISE, FAICTES ET NE DEMEUREZ PAS POUR VOUS MESMES MON DIEU CAR VOSTRE NOM EST INVOQUE . DANIEL 9

Cartouche :

DEVANT LA LOY.

 à interpréter comme "Avant la Loi" (les Tables remises à Moïse).

Tout en bas :

DEVANT LA GRACE

 

"Seigneur, écoute! Seigneur, pardonne! Seigneur, sois attentif! agis et ne tarde pas, par amour pour toi, ô mon Dieu! Car ton nom est invoqué sur ta ville et sur ton peuple." Daniel 9:19 

Adam et Ève se tiennent agenouillés, asservis par le travail des champs et la douleur de l'enfantement.

Caïn se reconnaît à sa massue et Abel à l'agneau.

Le grand prêtre Melchisédech, autre préfigure de Jésus dans Hébreux 9 et dans le Psaume 100, est reconnaissable au pain fixé sur un bâton en offrande à Yahvé, et au croissant de lune (la lame ou Nezer ) sur  sa coiffe. 

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Verrière de la Rédemption,  baie 7 (1556), église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Rédemption, baie 7 (1556), église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Verrière de la Rédemption,  baie 7 (1556), église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Rédemption, baie 7 (1556), église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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La Nouvelle Alliance : le Christ.

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Il figure comme sur la croix (seulement vêtu du perizonium et coiffé de la couronne d'épines, les pieds marqués des stigmates), à genoux, tenant un goupillon, mais la croix avec son titulus INRI gît à terre à coté des rappels de la Passion comme les trente deniers, la colonne de flagellation, le fouet et les verges, le vase de vinaigre ou les dés de la tunique tirée au sort. Il se redresse vers la colombe du Saint-Esprit.

Un cartouche explique la présence du goupillon : IL ARROUSERA MAINTES GENS.  ISAIE 3.

La citation vient d'Isaïe 52:15 "Il arrosera beaucoup de nations".

 

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Verrière de la Rédemption,  baie 7 (1556), église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Rédemption, baie 7 (1556), église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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La lancette C. Moïse tenant les tables de la Loi ; Aaron portant l'éphod, et un autre grand prêtre.

La tête de Moïse est rayonnante, depuis son face à face avec Yavhé au Sinaï ; il est vêtu d'une longue robe jaune rayée de blanc au dessus d'un autre vêtement dont se voient les manches blanches. Sa tunique, d'un violet bleu, doublé de rouge, se rattache sur le coté avec un bouton d'or.

Aaron porte une robe de lin fin, plissée autour du cou, puis une seconde robe d'un vert foncé bordée par le bas d'un galon jaune, et garnie tout autour de petites clochettes d'or.

 

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Lancette D. Rois et Prophètes.

David et sa harpe ; Salomon et un sceau cabalistique ; Samson, le lion et les deux colonnes du palais à Gaza ; Gédéon et sa toison ; Tobie et son poisson Elie nourrit par un corbeau. Isaïe aux lèvres purifiées par le feu (Is.6 :5-7: Alors je dis: Malheur à moi! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j'habite au milieu d'un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l'Éternel des armées. Mais l'un des séraphins vola vers moi, tenant à la main une pierre ardente, qu'il avait prise sur l'autel avec des pincettes. Il en toucha ma bouche, et dit: Ceci a touché tes lèvres; ton iniquité est enlevée, et ton péché est expié.".

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SI AUCUN A PÉCHÉ NOUS AVONS UN ADVOCAT

ENVERS LE PÈRE, JESUSCHRIST LE JUSTE  ET EN CELUI EST

L'APPOINCTEMENT POUR NOS PECHÉZ. ET NON

SEULLEMENT POUR LES NOSTRES, MAIS AUSSI

POUR CEULZ DE TOUT LE MONDE. I JO'H' Z

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Verrière de la Rédemption,  baie 7 (1556), église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Rédemption, baie 7 (1556), église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

La verrière de la Rédemption de Pont-Audemer.

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LE REGISTRE INFÉRIEUR : SOUS LA GRÂCE.

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— Inscription dans le cartouche supérieur : SOUBZ LA GRACE.

— Inscription la plus basse : D. Philippe Lemaître avait déchiffré le texte suivant qu'elle avait supposé venir d'une épître à Timothée:

 

UN -------DU ---HO[M] ----NCT STAME[N]T ET ------------CEST DONC SOYMESM -----OI SON PEUPLE ~I. TIMO 5 2.

1556

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— Inscriptions de la lancette A : S : MATHIEV à coté de l'évangéliste Matthieu, d'un visage (ange ?)  et du lion de saint Marc, et  S : JEHAN devant le portrait des trois évangélistes et au dessus d'un aigle.

— Inscription de la lancette B  (en bas ) :

SEIGNEUR TU ES DIGNE DE PRE[N]DRE LE LIVRE  ET D'OUVRIR LES SCEAUX  CAR TU AS ESTÉ OCCY ET NOUS A RACHETÉ A DIEU PAR TON SANG.

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— Inscription de la lancette C  (en bas ) :

DE TOUTE LIGNÉE ET LA[N]GUE, ET PEUPLE ET NATION NOUS A FAIT  A NOSTRE DIEU ROYS ET PREBST – S ET REGNERONT SUR TERRE .  APC. 5

Nous reconnaissons dans ces deux inscriptions les versets suivants :

 

Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant: "Tu es digne de prendre le livre, et d'en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation". Tu as fait d'eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre." .Ap 5:9

https://www.biblegateway.com/passage/?search=Apocalypse+5&version=LSG

Mais leur formulation est proche de la traduction biblique de Lefèvre d'Etaples en 1524.

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Lancette B : la Vierge, ou plutôt une femme portant la tiare,  figure allégorique de l'Église . 

A droite, dans les lancettes C et D, saint Jean-Baptiste désigne l'Agneau de son index ; saint Pierre (clés) et Paul (épée et livre), puis saint André (croix en X), saint Luc et son taureau (S : LVC sur le phylactère) , saint Marc (S : MARC) et un ange [sic], saint Étienne  et d'autres saints.

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Verrière de la Rédemption,  baie 7 (1556), église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Rédemption, baie 7 (1556), église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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En bas à droite, saint Nicolas en évêque devant les trois enfants sortant du saloir.

Le couple de donateurs accompagné de deux enfants contraste avec les autres donateurs de l'église, car l'homme est pieds nus, bras nus, et pauvrement vêtu. Une chaîne pend depuis ses poignets vers le sol.

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Verrière de la Rédemption baie 7 (1556), église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Rédemption baie 7 (1556), église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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SOURCES ET LIENS.

 

 

Sources principales :

RIVIALE (Laurence), 2007, Le vitrail en Normandie entre Renaissance et Réforme (1517-1596) Presses universitaires de Rennes, 2007 - 429 pages, pages 317-324. 

— GATOUILLAT ( Françoise), CALLIAS-BEY (Martine), CHAUSSÉ (Véronique), HÉROLD (Michel), 2001, Eglise Saint-Ouen in Les Vitraux de Haute-Normandie, Corpus vitrearum / Recensement des vitraux anciens de la France vol. VI, Paris, CNRS, 2001. p. 194.

— LAFOND, (Jean), 1969, Les vitraux de l'arrondissement de Pont-Audemer, Nouvelles de l'Eure, n°36, 1969

En complément :

— MICHELIN (Bernard ) 2005, Docteur Vétérinaire « Pont-Audemer, une petite ville de Normandie à la Renaissance (1477-1551) », Thèse pour obtenir le grade de Docteur de l'Université de Paris IV -Sorbonne, Discipline : Histoire présentée et soutenue publiquement le 15 septembre 2005 

https://dokodoc.com/tome-iii-documents-originaux.html

— MONTIER, (Armand), 1895, Les vitraux de Saint-Ouen de Pont-Audemer, Pont-Audemer, Impr. du Commerce, G. Hauchard, 1895 ;

— MONTIER, (Armand), 1896, "L'église Saint-Ouen à Pont-Audemer", Normandie monumentale et pittoresque p. 109 (simple mention de la baie). page 106

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62406567/f142.item

 

— PHILIPPE-LEMAITRE (Delphine) 1853, Notice sur les vitraux de Saint-Ouen de Pont-Audemer, Rouen, Péron

— REGNIER (Louis)  en 1899, non consulté.

— RENAUD (Edmond, abbé). 1885, Rouen. Église Saint-Vincent, monographie descriptive et archéologique par l'abbé Edmond Renaud, curé de Saint-Jean d'Elbeuf, ancien curé de Saint-Vincent ; illustrations et photogravures de Marguery, chez Charles Métérie, libraire à Rouen, 11 rue Jeanne-d'Arc, 1885. (non consulté, cité par Riviale)

 

— SHERILL (Charles Hitchcock), 1908, Stained Glass Tours in France, NEW YORK: JOHN LANE COMPANY, MCMVIII

LONDON: JOHN LANE, THE BODLEY HEAD pages 242-243

http://www.gutenberg.org/files/34772/34772-h/34772-h.htm

Liens vers les Bibles du XVIe siècle :

 

La Bible nouvellement translatée, par Sébastian Chateillon (Sébastien Castellion) (1555) : textes & études

• La Saincte Bible nouvellement translatée de latin en françois, selon l'édition latine, dernièrement imprimée à Louvain, reveue, corrigée & approuvée par gens sçavants, appelée Bible de Louvain (1550)

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k53708d

• La Bible en la quelle sont contenus tous les livres canoniques, de la sainte escripture, tant du Vieil et du Nouveau Testament, et pareillement les Apocryphes (1540) seconde édition de la Bible traduite par Olivétan

https://books.google.fr/books?id=cENbAAAAcAAJ&printsec=frontcover

• La Bible qui est toute la saincte escriture en laquelle sont contenus, le Vieil Testament et le Nouveau, translatez en Francoys, par Olivétan (1535)

https://books.google.fr/books?id=D6tSAAAAcAAJ&printsec=frontcover#v=onepage&q&f=false

• La Saincte Bible en françoys, translatée selon la pure et entière traduction de Sainct Hierome, conferée et entièrement revisitée selon les plus anciens et plus correctz exemplaires… Bible de Lefèvre d'Étaples (1530) première Bible éditée en français

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54287d.image.f2

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
26 janvier 2019 6 26 /01 /janvier /2019 11:27

Zoonymie des Odonates : les noms de l'Orthetrum coerulescens (Fabricius, 1798), "L'Orthétrum bleuissant".

 

 

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née.

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 Zoonymie des Odonates.

 GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

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ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

 

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Résumé.

genre Orthetrum Newman 1833, Ent. Mag. , 1:511. : Des deux suffixes grecs  orthos  "droit" et êtron "abdomen". En 1833, l'entomologiste britannique Edward Newman répartit les Libellulidae en  quatre genres selon la forme de leur abdomen (-etrum) : les Sympetrum " à l'abdomen latéralement comprimé"  comme S. vulgatum, les Orthetrum "à l'abdomen parallèle latéralement" comme O. cancellatum et O coerulescens, les Platetrum "à l'abdomen dilaté et aplati" comme L.depressa, et les Leptetrum "à l'abdomen conique et pointu" comme L. quadrimaculata. Seuls les deux premiers genres ont été conservés, mais la distinction par la morphologie de l'abdomen a perdu de sa pertinence.

espèce : O. cœrulescens (Fabricius, 1798), Ent. Syst. Suppl. : 285. Cœrulescens, "devenant bleu" — dérivé tardif du latin caeruleus, a, um "bleu" — qualifie les changements de la couleur bleutée de l'abdomen du mâle due à la pruinescence qui lui est propre.

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— Noms en français : 1°) "La Sylvie", Geoffroy, 1762 ; 2°) "La Libellule bleuâtre", Sélys 1840. 3°) "L'Orthétrum bleuissant", Paul-André Robert, 1958. Synonyme : "La Libellule du Mont-Olympe" P.A Robert  (Libellula Olympia Fonscolombe 1837).

— Noms en d'autres langues.

- en allemand : Der Kleine Blaupfeil 

- en catalan : El Parot estudiant,

- en suédois : Mindre sjötrollslända

-en néerlandais :   De beekoeverlibel 

-en frison :    Lytse ringlibel, Kwelsitter

- En anglais : The keeled skimmer, 

-en gallois : llwyr cribog

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NOM SCIENTIFIQUE.

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NOM DE GENRE ORTHETRUM NEWMAN 1833.

http://www.lavieb-aile.com/2018/03/zoonymie-des-odonates.le-nom-de-genre-orthetrum-newman-1833.html

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NOM D'ESPÈCE O. COERULESCENS (FABRICIUS, 1798).

[Libellula cœrulescens], Johann. Christian Fabricius, 1798. Joh. Christ. Fabricii hist. nat. oec. et cameral. p.p.o. societ. Hafn. ... Entomologia systematica : emendata et aucta, secundum classes, ordines, genera, species, adjectis synonimis, locis, observationibus, descriptionibus. - pp. [1-3], 1-572. Hafniae. (Proft & Storch). page 285.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/82436#page/291/mode/1up

 

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Description originale :

 

Cœrulescens 18-19.. L[ibellula] alis hyalinis: stigmate marginali fusco, corpore coerulescente,

Habitat in Italia Dr. Allioni. 

Media. Os flauescens fronte nigricante. Corpus coerulescens, immaculatum. Alae basi immaculatae.

Traduction  personnelle :

Libellula Cœrulescens, 18-19, ailes transparentes, tache marginale brune, corps bleuâtre.

Vit en Italie Dr Allioni

Bouche jaunâtre, front noir. Corps bleuâtre, sans taches. Bases des ailes sans taches.

Le spécimen décrit (un mâle) vient de la collection de Carlo Allioni (1728-1804) de Turin, auteur du Manipulus insectorum tauriniensium en 1762-1765 et directeur du Jardin Botanique de Turin. On lui doit la description de Sympetrum pedemontanum (O. F. Müller in Allioni, 1766).  Fabricius lui rendit visite en 1768 :

http://www.lavieb-aile.com/article-coquebert-121084031.html

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Zoonymie des Odonates : les noms de l'Orthetrum coerulescens.

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ÉTUDE DE L'EPITHÈTE  COERULESCENS.

Cœrulescens ou caerulescens dérive du latin caeruleus, a, um "bleu, bleu sombre, " (lui-même dérivé de caelum, "ciel" et prend le sens de "bleuâtre, bleuissant" .

https://fr.wiktionary.org/wiki/caerulus#la

Gaffiot : http://micmap.org/dicfro/search/gaffiot/caeruleus.

En réalité, il est plus exact d'écrire, avec J.A Jobling : "

"Unattested L. caerulescens, caerulescentis  bluish (neither caerulescere nor caerulescens have been found in Classical Latin, but their existence may be inferred from caeruleus  azure-blue, by the example, among others, of rufus  red, ruddy, giving rufescere  to become reddish, and rufescens, rufescentis  reddish). "

- Caerulescens apparaît, exclusivement sous la plume des naturalistes, en 1748 et 1752  en Ornithologie (Edwards, Coccothraustes caerulescens ; Hill, Turdus totus caerulescens) et en 1753 en minéralogie (Borax crudus caerulescens) .

- Coerulescens apparaît en 1743 à propos d'un fossile ; en  1753 en minéralogie chez Wallerius avec la traduction de "bleuâtre" : "minera ferri cœrulescens solida / la mine de fer bleuâtre à points brillans" . On le trouve en 1754 en Entomologie : Cerambrix viridi-cœrulescens, "Capricorne d'un verd-bleu".

Cet épithète appartient à la description originale et qualifie le corps du spécimen. Nous l'associons à la teinte bleuâtre du thorax et de l'abdomen, teinte que nous qualifions de "pruine" (du latin pruina, "gelée blanche") car elle a cet aspect cireux, poussiéreux et blanchâtre qui se retrouve aussi sur les fruits tels que les prunes ou les raisins.

La couleur bleue n'est donc pas franche, elle est atténuée et voilée, mais aussi mouvante ou changeante ce qui justifie ce qualificatif de "bleuissant" dans le sens de "tirant sur le bleu" plutôt que dans le sens de "devenant bleu".

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Synthèse des dénominations des Odonates 1758-1798 :

Dans son Systema naturae inaugural de 1758 (10e éd) , Linné avait décrit 18 espèces, dont 13 espèces européennes : 

 

  • Libellula quadrimaculata 
  • Libellula depressa 
  • Cordulia aenea 
  • Aeshna juncea 
  • Aeshna grandis
  • Gomphus vulgatissimus 
  • Onychogomphus forcipatus 
  • Sympetrum vulgatum
  • Sympetrum flaveolum
  •  Orthetrum cancellatum 
  • Coenagrion puella 
  • Leucorrhinia rubicunda 
  • Calopteryx virgo

 .

Entre 1758 et 1789, avant la publication de Fabricius de 1798, 14 autres espèces européennes ont été décrites :

 

  • Aeshna cyanea (O. F. Müller, 1764)
  • Brachytron pratense (O. F. Müller, 1764)
  • Libellula fulva O. F. Müller, 1764
  • Sympetrum sanguineum (O. F. Müller, 1764)
  • Sympetrum pedemontanum (O. F. Müller in Allioni, 1766)
  • Aeshna isoceles (O. F. Müller, 1767)
  • Platycnemis pennipes (Pallas, 1771)
  • Anax junius (Drury, 1773)
  • Pyrrhosoma nymphula (Sulzer, 1776)
  • Sympetrum danae (Sulzer, 1776)
  • Calopteryx splendens (Harris, 1780)
  • Aeshna caerulea (Ström, 1783)
  • Ophiogomphus cecilia (Geoffroy in Fourcroy, 1785)
  • Ceriagrion tenellum (Villers, 1789)

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Fabricius y a ajouté en 1798 Orthetrum coerulescens et Lestes barbarus .

La première leçon de ce récapitulatif est que les épithètes cyanea (bleu foncé, bleu azur) et caerulea (id.) avaient déjà été employées pour le genre Libellula de l'époque. Fabricius devait donc moduler l'adjectif de couleur pour s'en démarquer.

D'autre part, parmi ce qui deviendra les Orthetrum, seul O. cancellatum a été décrit, par Linné, sous sa forme femelle jaune. La couleur bleue d'O. cœrulescens suffisait donc alors à la distinguer. Mais Fabricius souligne que cette couleur bleue du corps est sans tache (immaculatum), et cette absence de noir au bout de l'abdomen la distingue d'O. Cancellatum mâle. Tout comme la couleur des ptérostigma, fusco (brun, disons jaune) et non noirs. Enfin, les ailes également sans tache la distingue des espèces du genre Libellula actuel (L. depressa, fusca et quadrimaculata alors décrites).

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Conclusion :

Cœrulescens, "devenant bleu" dérivé tardif du latin caeruleus, a, um "bleu" qualifie les changements de la couleur bleutée de l'abdomen du mâle due à la pruinescence qui lui est propre.

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LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

 

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POITOU-CHARENTE NATURE

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/orthetrum-bleuissant/

Coerulescens de caeruleus (lat) = bleu ciel : l’abdomen du mâle est d’un bleu gris très clair."

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DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 

"from Lat. caerulescere, pres. part. caerulescens = becoming blue, somewhat blue  probably in reference to the increase in blue pruinescence in maturing males." 

(du latin caerulescere, participe caerulescens = devenant bleu, avec quelque chose de bleu, en référence avec la pruine bleue des mâles matures".

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D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

"  coerulescens (Orthetrum) - caeruleus, a, um = azzurro. Per la colorazione dominante del corpo ."

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H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

"-coerulescens (Fabricius) [l. becoming blue] describes the changing of colour in the males due to pruinescence.

Mature males of  -pruinosum [l. covered with hoarfrost, pruinous] show a bloom, which is not blue, as in the European libellulid species, but reddish violet.." [Orthetrum  pruinosum (Burmeister, 1839)]

 

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VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"caeruleus  (bijvoegelijk naamwoord van caelum - hemel) = blauwe"

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ILLUSTRATIONS.

LUCAS 1900.

http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/picture?id=12753

Le mâle :

Zoonymie des Odonates : les noms de l'Orthetrum coerulescens.

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La femelle :

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Zoonymie des Odonates : les noms de l'Orthetrum coerulescens.

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LES NOMS VERNACULAIRES.

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LES NOMS EN FRANÇAIS.

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1°) "La Sylvie", Geoffroy, 1762.

 GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. page 226 n°9.

https://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/226/mode/2up

"9. LIBELLULA thorace viridi nitido , lineis flavis ; alis albis , abdomine nigro cœrulescente.

-Linn. faun. fuec. n. 768, Libellula thorace viridi nitido , lineis flavis , alis pallidis , abdomen nigro,

-Raj. inf. p. 49 , n. 5. Libella maxima , abdomine breviore , latioreque cœruleo.

-Idem. p. 140. Libella maxima abdomine breviore , & crassiore latioreque cœruleo.

-Reaum. ins. tom. ij. Tab.. 3 5 , F. 2.

La sylvie.

Longueur 2 pouces.

Ses yeux sont bruns , sa tête & son corcelet sont verdâtres avec deux bandes jaunes; mais un peu irrégulières sur les côtés du corcelet. Ses pattes sont d'un brun noir. Les aîles, du moins dans celles que j'ai, sont tout-à-fait diaphanes , avec une petite tache brune oblongue au bord extérieur : M. Linnaeus dit qu'elles sont un peu jaunâtres. Le ventre cylindrique & gros est jaune en-dessous , & en-dessus il est noir, mais couvert d'une poussière grise , cendrée & bleuâtre , ce qui fait aisément distinguer cette espèce."

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Le nom de Sylvie s'inscrit, avec le n°9,  dans la série de prénoms féminins que Geoffroy a réservé aux 14 espèces de "demoiselles" ou libellules qu'il décrit. Il est le quatrième de son groupe des Demoiselles à ailes étendues .

Geoffroy décrit un mâle, puisqu'il  signale l'abdomen couvert d'une pruine bleuâtre (première description, antérieure à Scopoli). 

On sait que Geoffroy omit, dans l'ensemble de son entomologie parisienne,  de donner un nom d'espèce en latin, selon les principes linnéens. Cela sera corrigé en 1789 dans l'édition que Fourcroy fit paraître, avec le nom Libellula sylvia ; La Sylvie. (page 346).

https://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/346/mode/2up

Le nom de Sylvie est repris par Charles de Villers en 1789 lorsqu'il décrit page 4 :" Libellula depressa (La Sylvie)".

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=saKZnk3vHvQC&dq=libellula+cyanea+geoffroy&q=libellula#v=snippet&q=libellula&f=false

Pour Linné en 1767 dans Syst. nat. 12ème ed., la  Sylvie de Geoffroyest identifiée comme étant sa Libellula depressa. Mais dès 1803, les 2 principaux naturalistes français Olivier et Latreille écrivent :  "Il faut rapporter à cette espèce celles que Geoffroy nomme éléonore et philinte , et non la sylvie ou le n° 9, ainsi que l'indique Linnaeus dans sa douzième édition de son Systema naturae." 

En effet, la principale différence entre les genres Libellula et Orthetrum est que les ailes du premier sont pourvues à leur base de taches triangulaires sombres qui sont totalement absentes du second. Or, Geoffroy précise que les ailes de sa Sylvie "sont tout-à-fait diaphanes", c'est donc un Orthetrum, mais le genre ne sera décrit qu'en 1833. En 1827, dans le Dictionnaire des sciences naturelles vol. 51 page 424, Duméril rapproche le premier la Sylvie de Geoffroy d'Orthetrum cancellatum

https://books.google.fr/books?id=lnipvExuYagC&dq=%22cancellata%22+%22sylvie%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

En 1998, Jacques d'Aguilar et Jean-Louis Dommanget reprennent cette identification de la Sylvie avec Orthetrum cancellatum et associent L. depressa avec l'Eléonore de Geoffroy.

En 2019, Cyrille Deliry corrige cette identification et associe La Sylvie avec Orthetrum coerulescens.

http://www.deliry.com/files/libellulasylvia.html

"La Sylvie de Geoffroy (1762) est finalement nommée Libellula sylvia par de Fourcroy (1785). Nous sommes en présence d'un Orthetrum en raison de ses ailes complètement diaphanes et de son abdomen pruineux bleuté. Néanmoins d'anciens auteurs l'avaient associée à tort avec Libellula depressa. En 1985, d'Aguilar et Dommanget la présente comme un Orthetrum cancellatum. Or, la description de Geoffroy (1762) parle de petites taches brunes au bord extérieur des ailes, ce qui est selon nous une indication pour certains mâles d'Orthetrum coerulescens qui présentent cette caractéristique originale partagée avec Libellula fulva mais de manière plus discrète. "

Pour ma part, dans ma lecture de la description de Geoffroy, j'ai interprété " Une petite tache brune oblongue (adjectif crucial pour ma thèse) au bord extérieur des ailes" comme correspondant au ptérostigma (un terme qui n'apparaît qu'au début du XIXe pour des raphididae). Fourcroy décrit "alis puncto marginalis fusco", un point brun de l'extérieur des ailes, ce caractère punctiforme s'opposant à une coloration en plage.
Par contre, effectivement, les pterostigmas d'O. cancellatum sont noirs, et ceux d'O. coerulescens sont bruns, ce qui m'incite à vous suivre avec enthousiasme sur votre assimilation Sylvie = O coerulescens, mais sur cet argument. 
Je ne retiens donc pas La "Sylvie" de Geoffroy comme le premier nom français de l'Orthetrum cancellatum.

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2°) La "Libellule bleuâtre", Sélys 1840.

Monographie des Libellulidées page 38 n°5.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f40.item.r=selys

Libellula caerulescens [sic] Fab., LIBELLULE BLEUÂTRE

Sélys décrit chez le mâle l'abdomen "en entier d'un bleu cendré-clair pulvérulent en dessus, noirâtre en dessous", les appendices anals "saupoudrés de bleus", les pattes "noir-bleuâtre", la réunion des ailes avec le thorax "brune, saupoudrée de bleu" ; et cette précision du vocabulaire des couleurs témoigne du caractère complexe de la couleur bleue lorsqu'elle s'associe à la pruine.

Les mêmes noms sont repris en 1850 dans la Revue des Odonates.

"La Libellule Olympie", synonyme.

Dans sa Monographie, Sélys a décrit en n°6  Libellula Olympia "la Libellule Olympie", que Fonscolombe  a cru bon de distinguer de L. cœrulescens en 1837. Annales de la Société Entomologique de France VI, page 139 Pl. 6 figure 2.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/34582#page/143/mode/1up

La nouvelle espèce tire son nom du Mont Olympe (819 m), à Trets (Bouche-du-Rhône), au nord de Saint-Zacharie où la famille Fonscolombe possédait une propriété, le domaine du Moulin-Blanc.

https://www.google.com/maps/place/Mont+Olympe/@43.4379556,5.6415572,12z/data=!4m5!3m4!1s0x12c9761a25f51651:0xed6f8278c9b383e1!8m2!3d43.431008!4d5.738546!5m1!1e4

Rambur, en 1842, détaille aussi cette L. Olympia page 67.

https://books.google.fr/books?id=tORfAAAAcAAJ&dq=%22libellula+olympia%22+fonscolombe&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

Mais en 1850, Sélys la place en synonyme de L. Caerulescens. dans sa revue des Odonates page 22

https://books.google.fr/books?id=L9c5AAAAMAAJ&dq=Libellula+olympia&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

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3°)"L'Orthétrum bleuissant", Paul-André Robert 1958.

Paul-André Robert, Les Libellules (Odonates), 1958 page 263.

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=RoS9uwEACAAJ&dq=%22libellules%22+odonates+P.A.+Robert&focus=searchwithinvolume&q=coerulescens

L'auteur suisse se rend coupable d'un barbarisme en "traduisant" le nom de genre Orthetrum par le terme "Orthétrum". C'est lui qui rompt avec la traduction de cœrulescens en  "bleuâtre" par Sélys,  pour choisir "bleuissant".

"L'Orthétrum bleuissant" a été adopté par la SFO, l'INPN, et les auteurs des guides naturalistes.

 

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4°) Synonyme : "La Libellule du Mont-Olympe" (Robert 1958)

P.A. Robert  cite dans le même paragraphe, comme synonyme de O. cœrulescens,  la Libellula Olympia de Fonscolombe, à laquelle il donne  le charmant nom de Libellule du Mont-Olympe.

Les illustrations de Fonscolombe 1837 pl. VI:

Le mâle :

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https://www.biodiversitylibrary.org/item/34582#page/659/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/34582#page/659/mode/1up

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La femelle :

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https://www.biodiversitylibrary.org/item/34582#page/659/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/34582#page/659/mode/1up

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LES NOMS EN D'AUTRES LANGUES.

- en allemand : Der Kleine Blaupfeil 

- en catalan : El Parot estudiant,

- en suédois : Mindre sjötrollslända

-en néerlandais :   De beekoeverlibel 

-en frison :    Lytse ringlibel, Kwelsitter

- En anglais : The keeled skimmer, 

-en gallois : llwyr cribog

-en breton (en attente de validation) : broud-aer kof-glas

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SOURCES ET LIENS.

 

 

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici.

http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

 

 

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OUTILS DE  ZOONYMIE.

 

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— JOBLING (James A. ), 2010, Helm Dictionary of Scientific Bird Names Bloomsbury Publishing, 30 juin 2010 - 432 pages

https://books.google.fr/books?id=-RfSBAAAQBAJ&dq=caerulescere,&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

https://www.hbw.com/dictionary/key-to-scientific-names-in-ornithology?name=&page=433

— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.

https://books.google.fr/books?id=IaEgAAAAQBAJ&dq=world+catalogue+odonata&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

 

 

EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 

 

— GEOFFROY in FOURCROY : FOURCROY (A. F.) 1785. Entomologia Parisiensis; sive catalogus insectorum quæ in agro Parisiensi reperiuntur; secundam methodam Geoffrœanam in sectiones, genera & species distributus: cui addita sunt nomina trivialia & fere trecentæ novæ species. Pars secunda. Parisiis. (Hôtel Serpente). 2. 232-544. Traduction en latin de l'Histoire des insectes de E.L. Geoffroy.

 http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n3/mode/2up

 

— GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. 

https://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/226/mode/2up

 

 

— LATREILLE (Pierre André), 1804,  Histoire des Libellulines, in Histoire naturelle, générale et particulière des crustacés et des insectes..., Volume 13, An XIII [1804] p. 16

https://books.google.fr/books?id=mYo-AAAAcAAJ&pg=PA16&dq=%22latreille%22+ulrique&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjc8cXytJvbAhWDvxQKHapoCJIQ6AEILzAB#v=onepage&q=%22latreille%22%20ulrique&f=false

— OLIVIER (Guillaume-Antoine ), 1789, Histoire naturelle, Discours préliminaire page 560.

https://books.google.fr/books?id=T00_AAAAcAAJ&pg=PA560&dq=%22+depressa%22+libellula&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjuoP6H_czfAhUNzhoKHfb2Bg4Q6AEIKzAA#v=onepage&q=%22%20depressa%22%20libellula&f=false

 

— SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1840 - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. -
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 

—  VILLERS (Charles de) 1789, Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta; dd. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, andc. speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galliae Australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante and augente Carolo de Villers, ... Tomus primus °-quartus!: 1789 page 10 n°16 et 11 n°20.

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=saKZnk3vHvQC&dq=libellula+cyanea+geoffroy&q=libellula#v=snippet&q=libellula&f=false

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
25 janvier 2019 5 25 /01 /janvier /2019 18:10

La verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste ou baie 8 (Mausse Heurtault, 1535), offert par Jean et Michel de Genouville, en l'église Saint-Ouen de Pont-Audemer.

 

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Voir :

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Voir : Tous mes articles sur les vitraux.

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PRÉSENTATION.

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La reconstruction de l'église Saint-Ouen avait été décidée sous Louis XII en 1480, et commença par la façade occidentale. Puis les travaux se poursuivirent avec les sept travées de la nef, qui est raccordée en 1514 au chœur roman, tandis que les bas-cotés, avec leurs 12 chapelles latérales, sont édifiés sous François Ier jusqu'en 1535, et dotés progressivement de vitraux à partir de 1514 environ, et jusqu'en 1556 grâce aux dons des confréries (du Saint-Sacrement en baie 18 et 20), aux corporations (des boulangers en baie 13, des peintres  en baie 10), des familles de notables (baies 7, 8, 10, 12, 16, 17) ou du clergé (abbaye de Saint-Ouen de Rouen en baie 14, chapelain en baie 15). 


 

Les six chapelles du coté sud,  se succèdent ainsi d'ouest en est (vers le chœur) :

  • 1ère chapelle : baies 20 et 18  (vers 1515) : Miracles de l'Eucharistie (20), vie de saint Ouen (18) et procession de la confrérie du Saint-Sacrement (18 et 20), commanditaire.

  • 2ème chapelle : baie 16 (1516) Annonciation et Mise au tombeau offerte par le conseiller Guillaume Tesson et Jeanne Myre.

  • 3ème chapelle : baie 14 (vers 1515-1520) : saints Pierre et Paul offerte par l'abbaye de Saint-Ouen de Rouen.

  • 4ème chapelle :  baie 12  (1519) : saints Eustache, Jean, Nicolas et Mathurin offerte par 2 familles.

  • 5ème chapelle :  baie 10 (v. 1535) : Dormition de la Vierge offerte par une famille.

  • 6ème chapelle : baie 8 (1535) : Vie de saint Jean-Baptiste, peinte par Mausse Heurtault et offerte par Jean et Michel de Génouville, marchands.

La baie 8 éclaire donc la 6ème chapelle sud et date de 1535. Elle mesure 4,90 m de haut et 2,90 m de large et comporte 4 lancettes en plein cintre et un tympan à 11 ajours.  

 

"En 1535, un peintre verrier rouennais, Mausse Heurtault, s'engageait envers les « bourgeois  et marchands » Jean et Michel de Genouville à exécuter pour Saint-Ouen de Pont-Audemer, la copie « de aussi bonnes pièces, matières et pourtraicts » , d'un vitrail de Saint-Vincent de Rouen représentant la Vie de saint Jean-Baptiste. Le contrat commandait néanmoins, pour le tympan, « une Penthecouste où seront figurez Dieu, le Saint Esprit , Notre-Dame et les Apostres ». Le prix était fixé à 70 livres tournois.

Par un heureux hasard, l'original et la copie sont parvenus jusqu'à nous . Le vitrail de Saint-Vincent de Rouen est signé des initiales d'Engrand Le Prince, « chef de l'école » de Beauvais et porte les dates de 1525 et 1526. De ces quatre tableaux, deux sont répétés à Pont-Audemer sans variantes importantes : la Prédication et la Décollation de saint Jean-Baptiste. Pour le Baptême du Christ, Heurtault s'est écarté de son modèle pour s'inspirer d'une estampe de Lucas de Leyde. La quatrième panneau représente Salomé portant à sa mère le chef de Jean-Baptiste, tandis qu'à Rouen Salomé danse devant Hérode et Hérodiade. La différence est d'importance, mais j'ai montré qu'elle datait seulement de la restauration subie en 1869 par le chef-d'œuvre d'Engrand Le Prince." (Jean Lafond) 
 

.

 

a) Le peintre-verrier Mausse Heurtault.

Il faut peut-être lire "Maure Heurtault", attesté dans les Archives départementales (*) : "à Maure Heurtault, pour avoir refait les vitres de l'église, 115 sous", mais je trouve aussi le prénom "Mauffes", attesté à Pont-Audemer en 1495 (Mauffes de Mainonval). https://books.openedition.org/purh/5066?lang=fr

(*) Inventaire-sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Seine-Inférieure: Archives ecclésiastiques Série G, Volumes 5 à 6 1892 , évêché de Rouen page 275.

Ce peintre était intervenu en 1531 pour réparer les vitres du chœur de Saint-Vincent de Rouen  : c'est dire qu'il connaissait bien le modèle rouennais.

"Le choeur de S.-Vincent fut complètement achevé dans  le courant de l'année 1531. Le 26 juillet de cette année, 
Mgr de Verience, suffragant de l'archevêque Georges  d'Amboise, en fit la dédicace. La même année, Mausse Hertault, peintre verrier, répara toutes les verrières de l'église et la lanterne, et le  hucher Martin Guillebert fut chargé de la façon des bancs du choeur."  Bull. Comm. Antic. Seine-inf. 1888 p. 126  https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5720994d/f20.item.texteImage

"A Mausse Hertault, verrier, pour la refachon de toutes les verrières, 10 livres 5 sous". (Arch. dép. série G vol. 5-6 p. 157)

.

b) le modèle : la Vie de saint Jean-Baptiste de l'église Saint-Vincent de Rouen, réalisé en 1525-1526 par Engrand Le Prince.

Cette verrière porte les dates de 1525-1526 inscrites dans le décor de la danse de Salomé , et les initiales LP de l'atelier des Le Prince à Beauvais. Elle a été remontée,  après la destruction de Saint-Vincent lors des bombardements de 1944, dans l'église Sainte-Jeanne d'Arc, dans la baie 5, l'une des verrières basses du chœur .

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c) les donateurs, Michel et Jean de Genouville.

Fils de Jacques de Genouville, ils appartiennent à une famille de marchands-drapiers de Pont-Audemer et ont occupé les postes de conseillers de la ville. En 1529  Jehan de Genouville l'aîné avait été élu "procureur" (maire)  de la ville.

Cf. Annexe.

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d) le programme iconographique :

 

- Registre inférieur :

La Décollation de saint Jean-Baptiste.

Salomé présentant la tête du saint à Hérode et Hérodiade.

- Registre supérieur :

Prêche de saint Jean-Baptiste au désert.

Baptême du Christ.

- Tympan.

La Pentecôte.

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Le thème de la vie de saint Jean-Baptiste a été traité au début du  XVIe siècle, notamment  par un atelier rouennais qui lui doit son nom de convention : le "Maître de la vie de saint Jean-Baptiste" . En voici quelques exemples :

— Paris , verrières nord de Saint-Merry,  (vers 1500). Maître de la vie de saint Jean-Baptiste

— Bourg-Achard (Eure), baie 2 vers 1500. Maître de la vie de saint Jean-Baptiste

http://www.lavieb-aile.com/2018/10/le-vitrail-de-la-vie-de-saint-jean-baptiste-vers-1500-1510-en-l-eglise-saint-lo-de-bourg-achard.html

— Rouen, église Saint-Romain, baie 112 (vers 1500). Maître de la vie de saint Jean-Baptiste

— Rouen, église Saint-Vincent, Engrand Le Prince.

— Louviers, baie 26 (vers 1500-1510), offert par les tanneurs de Louviers. 

http://www.lavieb-aile.com/2018/11/la-verriere-du-bapteme-du-christ-et-de-la-procession-des-drapiers-de-l-eglise-de-louviers.html

— Conches, baie 20 (vers 1500-1510). 

http://www.lavieb-aile.com/2018/10/les-vitraux-de-conches-la-vie-de-saint-jean-baptiste-ou-baie-20.html

— Beauvais, église Saint-Etienne (vers 1550), anonyme

http://www.lavieb-aile.com/2016/04/les-vitraux-anciens-de-l-eglise-saint-etienne-de-beauvais-iv.html

 

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Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste (Mausse Heurtault, 1535) ou baie 8, église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste (Mausse Heurtault, 1535) ou baie 8, église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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LE REGISTRE INFÉRIEUR.

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Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste (Mausse Heurtault, 1535) ou baie 8, église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste (Mausse Heurtault, 1535) ou baie 8, église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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1°) Lancettes A et B : Décollation de saint Jean-Baptiste.

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Inscription : MICHEL DE --AUVILLE [ou GENOUVILLE]  / JEHAN.

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Le panneau inférieur gauche avait disparu avant 1853, il a été restitué après 1888. Le reste est bien conservé.

Le bourreau, en cuirasse et culotte courte, jambes nues et pièces d'armures sur les jambes et les bras, se tient au dessus du buste décollé du saint. Un couple assiste à la scène des fenêtres d'étage de la prison.

Son voisin, un soldat aux chausses bicolore, brandit la tête de Jean-Baptiste et la présente à Salomé.

Celle-ci, en robe rouge fourrée, tend le plat pour la recevoir. Un chien blanc la regarde, tandis que ses servantes la suivent.

Derrière elle, deux nobles échangent un regard.

Le paysage en grisaille sur verre bleu est caractéristique de l'atelier de Beauvais, et on y retrouve la tour aux superpositions de tambours à piliers dégressifs. À droite, les balustrades rectangulaires à balustres accueillent des spectatrices.

Verre rouge gravé : crevés de la manche de Salomé.

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Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste (Mausse Heurtault, 1535) ou baie 8, église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste (Mausse Heurtault, 1535) ou baie 8, église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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2) lancettes C et D : Salomé présente la tête de Jean-Baptiste à sa mère Hérodiade  ; le festin d'Hérode.

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Inscription : DE GENOUVILLE - ILZ DE JACQUES. ---DÕNES

Pour l'ensemble les 4 lancettes, D. Philippe-Lemaître a relevé en 1853 : 

----------------------------------MICHEL DE GENOUILLE ---

ILZ DE JACQUES------------OCGEN-----------UNT DOÑER

---------------------TRESN

---------------------------------------------------------

 

 

Deux panneaux supérieurs (dont le visage du jeune homme) ont été refaits en 1938 par Jean-Jacques Gruber, tandis que les quatre panneaux inférieurs sont bien conservés.

 

On se souvient que, dans les évangiles de Matthieu et de Marc, Jean-Baptiste reproche à Hérode [Antipas] son mariage avec Hérodiate ; mais nous pouvons nous rafraîchir la mémoire :

 Le roi Hérode entendit parler de Jésus, car son nom était devenu célèbre. Il disait: «Jean-Baptiste est ressuscité, et c'est pour cela qu'il a le pouvoir de faire des miracles.»  D'autres disaient: «C'est Elie.» Et d'autres disaient: «C'est un prophète comme l'un de nos prophètes.» Mais Hérode, en apprenant cela, disait: «Ce Jean que j'ai fait décapiter, c'est lui, il est ressuscité.»

En effet, Hérode lui-même avait fait arrêter Jean et l'avait fait enchaîner en prison à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe, qu'il avait épousée,  car Jean lui disait: «Il ne t'est pas permis d'avoir pour femme l'épouse de ton frère.»  Furieuse contre Jean, Hérodiade voulait le faire mourir, mais elle ne le pouvait pas,  car Hérode redoutait Jean, sachant que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait. Après l'avoir entendu, il était souvent perplexe, et c'était avec plaisir qu'il l'écoutait.

  Cependant, un jour propice arriva lorsque Hérode, pour son anniversaire, donna un festin à ses grands, aux chefs militaires et aux personnalités de la Galilée.  La fille d'Hérodiade entra dans la salle, elle dansa et plut à Hérode et à ses invités. Le roi dit à la jeune fille: «Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai.»  Il ajouta avec serment: «Ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c'était la moitié de mon royaume.»  Elle sortit et dit à sa mère: «Que demanderai-je?» Sa mère répondit: «La tête de Jean-Baptiste.» Elle s'empressa aussitôt de rentrer vers le roi et lui fit cette demande: «Je veux que tu me donnes à l'instant, sur un plat, la tête de Jean-Baptiste.»  Le roi fut attristé, mais, à cause de ses serments et des invités, il ne voulut pas refuser.  Il envoya sur-le-champ un garde, avec ordre d'apporter la tête de Jean-Baptiste. Le garde alla décapiter Jean dans la prison et apporta la tête sur un plat. Il la donna à la jeune fille et la jeune fille la donna à sa mère.  Quand les disciples de Jean apprirent cette nouvelle, ils vinrent prendre son corps et le mirent dans un tombeau. (Mc 6:14-26)

Le carton de Salomé dans la scène précédente a été retourné, tandis que son plateau a été doté de la tête du saint. La jeune fille s'avance vers le palais de son beau-père. Celui-ci est assis avec son épouse devant un drap d'honneur rouge, derrière une table figurée en diagonale. Un conseiller vêtu de vert grimace auprès d'Hérodiade.

Le sol est traité comme dans les autres vitraux de l'atelier de Beauvais (Louviers, Gisors en 1526, ) par des tirets répétés.

http://www.lavieb-aile.com/2018/10/le-vitrail-de-saint-claude-1526-de-l-eglise-de-gisors.html

  Verre rouge gravé : crevés de la manche de Salomé.

Comparez avec Lucas Cranach, Salomé :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Salom%C3%A9_avec_la_t%C3%AAte_de_Saint_Jean-Baptiste._Lucas_Cranach.jpg

 

 

 

La verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste de Pont-Audemer.

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Dans l'angle inférieur, un écu à trois quenouilles (ou épis, ou fuseaux) entrecroisés et trois merlettes porte la devise VANITAS E[S]T OMNIA, à comprendre comme "omnia est vanitas", "Tout est vanité". Les quenouilles sont-elles des armes parlantes des "Genouville" ou Genouille ?

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La verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste de Pont-Audemer.
La verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste de Pont-Audemer.
Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste (Mausse Heurtault, 1535) ou baie 8, église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste (Mausse Heurtault, 1535) ou baie 8, église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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REGISTRE SUPÉRIEUR.

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Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste (Mausse Heurtault, 1535) ou baie 8, église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste (Mausse Heurtault, 1535) ou baie 8, église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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3°) Lancettes A et B : Saint Jean-Baptiste prêchant au désert.

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L'œuvre d'Engrand Le Prince à Rouen est le croisement de plusieurs modèles, d'origine allemande ou anversoise. La composition de cette scène a très probablement été élaborée à partir de la xylographie de la Prédication de Lucas Cranach, datée de 1516.

https://www.metmuseum.org/art/collection/search/623817

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Prédication de Jean-Baptiste au désert, Lucas Cranac'h, 1516. Met. Museum.

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"On observe dans les deux cas la même répartition selon la diagonale, des auditeurs et du prédicateur, la même importance donnée à l'évocation de  la forêt, au feuillage des arbres, aux fleurs enfin, ainsi  qu'à la présence d'animaux. On retrouve le même geste de la main droite de Jean et la même posture de figure accroupie au premier plan " (L. Rivale p. 91)

 

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Le modèle de Saint-Vincent à Rouen est celui-ci :

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Vie de saint Jean Baptiste, (Engrand Le PRINCE, Beauvais, 1525-1526); église Sainte Jeanne d'Arc à Rouen. Site patrimoine et histoire

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Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste (Mausse Heurtault, 1535) ou baie 8, église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste (Mausse Heurtault, 1535) ou baie 8, église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste (Mausse Heurtault, 1535) ou baie 8, église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste (Mausse Heurtault, 1535) ou baie 8, église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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4°) Le Baptême du Christ par Jean-Baptiste.

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Peu restauré ; plombs de casse.

Verre ropuge gravé : chapeau du personnage en arrière-plan.

La scène est sans rapport avec le modèle rouennais : d'après Lafond, pour le Baptême du Christ, Heurtault s'est écarté de son modèle pour s'inspirer d'une estampe de Lucas de Leyde. La posture du Christ diffère du modèle rouennais, et, penché en avant, il se tient les bras croisés sur la poitrine et bien plus proche de Jean-Baptiste si bien que le baptême lui-même n'occupe plus qu'une lancette. Toute la lancette D est réservée aux autres catéchumènes, avec, au premier plan, un homme qui se déchausse.

Voir Le Baptême du Christ de Lucas de Leyde. ou idem, Bartsch 40, vers 1510.

 

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Le Baptême du Christ de l'église saint-Vincent de Rouen par Engrand Le Prince.

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Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste (Mausse Heurtault, 1535) ou baie 8, église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste (Mausse Heurtault, 1535) ou baie 8, église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste (Mausse Heurtault, 1535) ou baie 8, église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste (Mausse Heurtault, 1535) ou baie 8, église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste (Mausse Heurtault, 1535) ou baie 8, église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste (Mausse Heurtault, 1535) ou baie 8, église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste (Mausse Heurtault, 1535) ou baie 8, église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste (Mausse Heurtault, 1535) ou baie 8, église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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LE TYMPAN.

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Il représente la Pentecôte, avec dans l'ajour supérieur, la Trinité dominant la Vierge assise dans une cathèdre (panneau restauré dans la partie supérieure), les apôtres et disciples touchés par les langues de feu  dans les 4 ajours voisins. Deux anges (ou femmes à langue de feu) sont en adoration dans les mouchettes inférieures.

Dans les ajours latéraux, des anges portent les Instruments de la Passion. Dans les écoinçons inférieurs, 2 médaillons à l'antique et des motifs ornementaux.

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Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste (Mausse Heurtault, 1535) ou baie 8, église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste (Mausse Heurtault, 1535) ou baie 8, église Saint-Ouen de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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ANNEXE : LES DONATEURS,  LA FAMILLE DE GENOUVILLE.

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Selon D. Philippe-Lemaître, "Nous trouvons, dans les registres de la fabrique de Saint-Ouen, qu'il est souvent question des Genouville, tantôt comme faisant partie des principaux paroissiens appelés à prendre part aux délibérations touchant les affaires du trésor, tantôt comme questeurs pour le pain bénit, tantôt comme propriétaires." 

Trois Genouville au moins (Michel, Jehan, Noël) , ont figurés parmi les 3 conseillers en poste à Pont-Audemer, et Jehan occupa le poste plus élevé encore de procureur de la ville en 1529.

Rappel : Pont-Audemer  est alors dirigée ou gérée par 1 procureur, 3 receveurs et 4 conseillers. Explications :

"L’existence d’une ville médiévale se traduit par l’exercice de ses institutions. En effet, les sources révèlent l’activité de diverses institutions locales et informent de manière inégale sur leurs compétences. Le procureur des habitants et le receveur sont les incarnations véritables de la ville. Secondés par des échevins [ou conseillers] au nombre de deux ou trois, ils sont appuyés, et surtout désignés, par la communauté des habitants réunie occasionnellement en assemblée, plénière ou restreinte.

 Par le terme de procureur est désigné à Pont-Audemer, à Harfleur (et aussi Évreux, Louviers, Neufchâtel) l’homme qui incarne les intérêts de la ville face au roi et à l’administration royale. Il est le principal responsable auquel les élites politiques, administratives ou militaires peuvent s’adresser. Il exerce une fonction de maire ; le terme n’est cependant pas utilisé.  Un acte de 1529-1530 décrit brièvement la désignation du procureur de Pont-Audemer et précise la nature de ses fonctions : sa tâche consiste principalement à représenter sa ville en justice (« à pléder »), à être le « messager » des habitants devant toutes sortes de cours de justice.. Le procureur des habitants de Pont-Audemer connaît probablement tout des affaires de la ville, car il est l’homme de confiance du conseil municipal.

Le receveur : À Pont-Audemer, entre 1465 et 1500 la ville ne connaît que trois receveurs : Guillaume Fortin, Jehan Auberée, Jehan Pinchon ; pour la première moitié du XVIe siècle, on relève quatre noms : Jehan Lenfant, Jehan Le Villain, Nicolas de Bailleul, Anthoine Le Carbonnier. 

Dans toutes les villes [normandes] existent des échevins, appelés « élus » et « gouverneurs » à Harfleur et Neufchâtel, « conseillers » à Pont-Audemer . À Pont-Audemer, les quatre « conseillers » sont élus pour trois ans . " ( Bruno Sintic Petites villes de Normandie, https://books.openedition.org/purh/5050

Les archives civiles mentionnent successivement :

1465 : Binet de Genouville

 17 octobre 1475, quittance : Binet de Genouville, Michel de Genouville , Colin de Genouville, Jaquet de Genouville

1478 : la veuve de Jehan de Genouville, Jehanne de Bichais, vend sa maison sise au 20 et 22 de la Rue haute des Tanneurs, à l'enseigne de la Corne de Vaque. 

1487 et 1488, puis 1490 :  Michel de Genouville, conseiller, drapier et bourgeois demeurant à Pont-Audemer est dit  « bourgois et drapier », il vend 8 aunes de drap violet en 1487.

1492 : Michel de Genouville offre un chapon pour l'entrée du duc d'Orléans dans Pont-Audemer.

1511 puis 1524 : actes signés "de Genouville"

1512 : Jehan de Genouville, conseiller de Pont-Audemer

1515 ; 1521 : Noël de Genouville, bourgeois et conseiller de la ville

1529 : Jehan de Genouville l'aîné est élu procureur de la ville (en présence des bourgeois réunis, parmi lesquels Jehan le jeune de Genouville, Nicolas et Jacques de Genouville) .

1550-1552 : Jehan de Genouville est receveur de l'abbaye de Montivilliers située au nord-est du Havre  (ses comptes figurent dans les archives de celles-ci).

1554 : Jean de Genouville est élu (receveur ?) de l'abbaye de Montivilliers. mentionné ailleurs curé de Saint-Sauveur" .

http://hpvexin.free.fr/content/activites/archivistique/ADSM-SerieG-4821-6220%20(Texte).pdf

1593, Jean de Genouville, licencié en droit canon, doyen et juge ordinaire de  de l’exemption de Montivilliers,

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DIVERS DOCUMENTS (in SINTIC et in MICHELIN)

date ? : "Jean de Genouville, sieur de la Poterie, fils de feu Michel, avocat à Pont-Audemer."

"Aveux aux seigneurs de la Poterie, les enfants mineurs de Michel de Genouville (1561), Robert de Genouville. auditeur en la Chambre des Comptes de Normandie (1607-1622)", 

 

 

 

3 – Désignation du procureur des habitants de Pont-Audemer, 1529

10AMPA, CRV, 1529-1530, fos 38-41

11À tous ceux qui ces présentes lettres verront ou orront, Guillaume Dumont garde du seel de la vicomté du Pont Autou et du Pont Audemer salut. Savoir faisons que ce jourd’huy cinquième jour de juillet mil cinq cent trente par Jehan Dumont et Guillaume Tonnel tabellions royaux jurés en siège de dudit Pont Audemer nous a esté temoigné et relaté par leur sermens ausquelz nous adjuxtons foy avons veu tenu et leu mot après autre une lettre escripte en parchemin saine et entière en seing seel et escripture, Desquelles la teneur ensuit :

12À tous ceulx qui ces présentes lettres verront ou orront, Jehan Ernoult escuier licencié en loix lieutenant en la vicomté du Pont Autou et Pont Audemer de noble et puissant seigneur Monsieur le bailly de Rouen salut. Savoir faisons que aujourduy vingt neuviesme jour d’aoust mil cinq cens vingt neuf en la cohue et prétoire du roi notre sire au Pont Audemer se sont comparus par devant nous maistre Jehan Beuzelin, maistre Jehan Percepié, Michel Tirel, Jehan Tirel, Sébastien le Carbonnier, Jehan Dumont, Maistre Jehan Desgeneteys, Jehan de Genouville le jeune, Jaques de Genouville, Guillaume Piédelièvre, Germain de L’espine, Robert Baudry, Ambroise Baudry, Loys Cauvyn, Guillaume Droué, Mahiet Duval, Pierre de la Barre, Jaques Coquembeque, Pierre Ysaac, Michel Courant, Guillaume Durant, Jehan Le Roy, Nicolas Degenouville, Olivier Lebeuf, Jehan Marie, Laurens le Maistre, Jehan Legras, Colin le Metays, maistre Jehan Dumont, Michel Dumont, Greffin le Barbier, Richard Hacoul, Richard Lemercier et Pierre Baynel, tous bourgois manans et habitans en la ville dudit Pont Audemer, Lesquels tant pour eux que pour les autres manans et habitans dudit Pont Audemer fisrent, nommèrent, constituèrent et establirent leur procureur général et certain messager especial cestassavoir Jehan de Genouville lainsné, bourgois dudit Pont Audemer et à icelui portant ces présentes donnèrent plain pouvoir puissance et auctorité de fonder, pour eulx, en toutes caulses querelles besognes négoces et affaire qu’ils ont et entendent avoir meuz et a mouvoir, tant en demandant comme en défendant, vers et à l’encontre de toutes personnes leurs parties adverses, donnant et octroyant lesdits constituans audit Genouville leur procureur portant cesdites présentes par soy et pour le tout plain pouvoir de eulx représenter, excuser, exomer en court, jugemens et dehors leurs causes et droits garder, soustenir et defendre en toutes courts et pardevant tous juges ou commissaires, tant en court d’église que séculière, de quelque povoir et auctorité qu’ils usent ou soient fondés, pléder plet ou ples mettre ou asseoir opposicions, faire toutes mainières de clameurs, tous adjournemens, arrestz, executions, délivrances de namps, eulx opposer en tous cas, prendre tous briefs, doléance et clameurs, le tout soustenir, conduire et mener a fyn ou y renoncer, si mestier est. Et généralement de faire en toutes choses touchans le fait stille et ordinaire de pléder ainsi que procureur deument constitué et établi peut et doit faire, et que lesdits constituans feroient et faire pourroient si présens y estoient en leurs personnes, Mesmes de substituer pour luy et en nom desdits habitans procureurs et substitus qui aient un tel et semblable povoir de procurer et besogner pour lesdits habitans, quant à ce que dessus est dit, comme a et aura [?] ledit Degenouville par ceste présence si présent en personne y estoit. Promettans lesdits constituans de leur bonne foy et sur obligations de tous leurs biens meubles et héritages présents et avenir, tous avoir agréable et establi tout ce que par ledit Degenouville leur procureur portant cesdites présentes sera fait, dit, plaidé, procuré et besogné es choses dessusdites circonstances et déppendances, Et en paier l’amende et jugie si mestier est et ils en enchieent en tesmoing desquelles choses avons seellé ces présentes de notre seel dont usons audit office […].

 

 

Acte de nomination par l'abbesse de François Simon aux fonctions de curé de la paroisse (1678), testaments de Jeanne Montier, femme de Philippe Legendre, bourgeois de Montivilliers (1610), de Guillaume Blanchet, de Montivilliers (1606), résignation de la cure par Jacques Dufour et nomination par l'abbesse de Jean de Genouville (1554),

Comptes de Jehan de Genouville, receveur, 1550-1552 archives de l'abbaye de Montivilliers

http://www.archivesdepartementales76.net/instruments_recherche/FRAD076_IR_H_054H_Montivilliers.pdf

 

 

 

:

MICHELIN (Bernard ) 2005, Docteur Vétérinaire « Pont-Audemer, une petite ville de Normandie à la Renaissance (1477-1551) », Thèse pour obtenir le grade de Docteur de l'Université de Paris IV -Sorbonne, Discipline : Histoire présentée et soutenue publiquement le 15 septembre 2005 

https://dokodoc.com/tome-iii-documents-originaux.html

 

Le livre de comptes pour l’année 1487-1488 Original pour la ville Page 1. Le compte de Jehan Pinchon, receveur des deniers des aides ordonnez par le Roy notre sire estre cueilliz et levez en la ville du Pontaudemer, p

Sic, pour menuisier
32. - A esté paié par ledit receveur la somme de 107 s. 6 d., pour 7 unzes 6 et ung quart de unze, de fil de soye blanche et vermeille pour faire la frange dudit poelle, du prix de 12 s. 6 d. le onche et pour la fachon d’icelui, comme par ledit roulle rendu cy dessus en la partie precedente appert, pour ce : 107 s. 6 d. 33. - A esté paié par icelui receveur la somme de 36 s. 8 d. pour la façon du coffre de bois dudit poelle, pour les bastons et feraille d’icelui, et pour avoir paint lesdits coffre et bastons comme par ledit roulle cy dessus rendu appert, pour ce : 36 s. 8 d. 34. - A Jacques Lepelletier, bourgoys et marchant demourant a Rouen, a esté paié par ledit receveur la somme de 140 l. 19 s. 3 d., pour la valleur page 19 d’un marc d’or, de lui prins et achecté par l’ordonnance des officiers et conseillers de ladite ville, pour faire une tasse d’or pour donner au Roy notre dit seigneur, a son entree et joyeulx advenement en ladite ville, auquel marc d’or fut mis et emploié 41 ducas 7 du prix de 42 s. 6 d. et 19 escus 8 et demy d’or, du prix de 36 s. 6 d. piece ; dont pour icelui marc ou valleur d’icelui, Jacques Lenffant et Michel de Genouville s’estoient obligez audit Lepelletier de ladite somme de 140 l. 19 s. 3 d., comme il appert par le brevet et obligacion desdits Lenffant et Genouville rendu comme quictance par ledit Lepelletier et qu’il contenu oudit roulle cy devant rendu et pour ce : 140 l. 19 s. 3 d. 35. - A Jehan Ribault, orfevre et bourgois dudit lieu de Rouen, a esté paié par ledit receveur la somme de 9 l. 7 s. 6 d., c’estassavoir 9 l.,pour la façon d’icelle tasse d’or, par marché fait avec ledit Jehan Ribault, et 7 s. 6 d., pour le vin donné aux facteurs et ouvriers d’icelle tasse et l’advancement d’icelle, ainsi qu’il appert par ledit roulle cy devant rendu, pour ce : 9 l. 7 s. 6 d. 36. - A Samxon Fortin, bourgoys et tavernier audit ontaudemer, pour l’achat de deux poinchons de vin cleret 9 , choisis par l'un des maistres d’ostel du Roy notre sire, et presentés audit seigneur avec ung autre muy de vin vieil pris en l’ostel de Cardin Piedelievre en ladite entree, comme il appert par ledit roulle et quictance dudit Fortin desdits deux poinchons, pour ce : 28 l. 37. - Au maistre d’ostel du Roy notre sire, a esté paié par ledit receveur la somme de 18 l., pour la valleur d’un muy de vin vieil 10 par lui prins et choisi en l’ostel dudit Cardin Piedelievre et presenté audit Seigneur avec lesdits deux poinchons de vin cleret en ladite entree ; duquel muy n’a esté aucune chose prins ou beu, ressue 17 potz ; et pour l’outre plus a esté paié ladite somme de 18 livres, comme il appert par certiffication escripte oudit roulle cy devant rendu, pour ce : 18 l. Page 20. 38. - A Cardin Piedelievre, bourgoys et tavernier audit Pontaudemer, a esté payé par ledit receveur la somme de 62 s. 4 d. pour le nombre de 17 potz de vin viel 11 prins par les maistres d’ostelz du Roy notre seigneur, en ung muy de vin vieil qui prins et choisi avoit esté en son chellier et presenté avec deux autres poinchons de vin cleret en ladite entree, ainsi que en la partie precedente est faicte mencion ; qui vallent, au prix de quatre unzains le pot, ladite somme de 62 s. 4 d., par lequel prix chacun pot dudit muy a esté vendu a detail par ledit Piedelievre, comme par ledit roulle cy devant rendu appert, pour ce : 62 s. 4 d. 39. - A Jacques Lenffant, bourgoys dudit Pontaudemer, a esté payé par ledit receveur la somme de 96 l., pour la vendue et livree de 12 aulnes d’escarlate de luy achetez par la
somme de 8 l. chacune aulne 12 ; et icelles presentez et donnez a Madame de Beaugieu, pour et afin d’avoir les affaires de ladite ville en bonne recommandacion, comme il appert par ledit roulle cy devant rendu, et mesme par descharge de ladite somme escripte le 10e jour de decembre oudit an 1487, semblablement cy rendu avec la quictance dudit Lenffant pour ce : 96 l. 40. - A Michiel de Genouville et Henry Potier, bourgoys et drappiers demourant audit Pontaudemer, a esté payé par ledit receveur la somme de 22 l. 18 s. 9 d., pour la vendue et livree par eulx faicte a Jehan Auberee, Melaigne Dumont, Guillaume Costelley et Guillaume Guennyer de huit aulnes, trois cartes de drap viollet pour faire a chacun des dessus dits une robe de livree, a eulx ordonnee leur estre baillee et delivree par la deliberacion des officiers, conseillers et plusieurs bourgoys de ladite ville pour porter le poelle sur le Roy notre dit Seigneur en ladite entree ; ainsi que deliberé et ordonné avoit esté et qu’il appertpar ledit roulle cy devant rendu et mesme par mandement et descharge des officiers et conseillers de ladite ville escripte le 11e jour de novembre oudit an 1487, semblablement cy rendu, avec le recongnoissance desdits Auberee et aultres Costelley et Guennyer escripte soubz leurs saings manuelz ledit 11e jour de novembre oudit [an] 1487, pour ce : 22 l. 18 s. 9 d. Page 21. 41. - A esté paié par ledit receveur aux heraulx d’armes du Roy notre dit Seigneur, 2 ducas d’or4 du prix de 4 l. 5 s., pour leur droiz de ladite entree ; comme il appert par la certiffication desdits officiers et conseillers escripte oudit roulle de parchemyn cy devant rendu, pour ce : 4 l. 5 s. 42. - Aux trompetes d’icelui seigneur, a esté pareillement paié par ledit receveur deux écus d’or 13 du prix de 72 s., pour avoir sonné de leurs trompetes a ladite entree et venue dudit seigneur en ladite ville, ainsi que par ledit roulle cy devant rendu appert, pour ce : 72 s 43. - Aux portiers de la porte de l’ostel dudit seigneur, a esté paié par ledit receveur la somme de 72 s., en deux escus d’or 10, a eulx presentez et donnez par l’ordonnance des officiers et conseillers de ladite ville en ladite entree, lors que les bourgoys de ladite ville allerent devers ledit seigneur pour lui faire la reverence et la recommandacion des affaires de ladite ville, ainsi qu’il contenu oudit roulle cy devant rendu, pour ce : 72 s 44. - Aux fouriers d’icelui seigneur, a esté paié par ledit receveur, par l’ordonnance que dessus, la somme de 10 l., afin d’avoir les logis des conseillers et habitans de ladite ville en bonne recommandation en ladite entree ; comme par ledit roulle cy devant rendu appert, pour ce : 10 l. 45. - Aux huyssiers de salle dudit seigneur, a esté paié par ledit receveur, la somme de 67 s., en ung escu d’or et 8 oboles de 32 s. 14 ; laquelle somme leur a esté ordonne estre paiee en ladite entree ; ainsi que par ledit roulle cy devant rendu appert, pour ce : 67 s. 46. - A Jacques Menert, huissier de chambre d’icelui seigneur, a esté paié par ledit receveur ung escu d’or du prix de 35 s. 15 , a lui ordonné ainsi que dessus est dit, pour avoir conduit les bourgoys de ladite ville en la chambre dudit seigneur pour lui faire la recommandacion et les presens a luy ordonnez estre fait en ladite entree, comme il est contenu oudit roulle cy devant rendu, pour ce : 35 s. 

« Michel Pillon et Michel de Genouville, conseillers d’icelle, » 1487

 Jacques Lenffant et Michel de Genouville s’estoient obligez audit Lepelletier de ladite somme de 140 l. 19 s. 3 d., comme il appert par le brevet et obligacion desdits Lenffant et Genouville 

 A Michiel de Genouville et Henry Potier, bourgoys et drappiers demourant audit Pontaudemer, « 

«  en la presence de Jehan Percepie, procureur, Michel de Genouville et Guillaume Maugard, conseillers de ladicte ville,  « 

« Item luy est deu par la fin et estat desdits aides de l’annee commençant le 1er jours de may 1483 et aultres comptes precedens, jouxte l’estat de ce, a la somme de 499 l. 18 s. 9 d. Et il doibt par la fin du compte de cinq moys commençans le premier jour de may 1485 19 l. 18 s. 3 d. Item plus, par la fin du compte de l’annee commençant le premier jour d’octobre oudit an 1485 51 l. 17 s. 2 d. Item, par la fin du compte de l’annee commençant le premier jour d’octobre 1486, la somme de 120 l. 11 s. 7 d. Somme de ce qu’il doibt 212 l. 7 s. Ainsi demeure que est deu audit receveur la somme de 323 l. 17 s. 5 d.

[Contrôle du livre] Ce present compte avec les trois precedens, dont la presentacion, examen et audicion avoit esté fait des l’annee 1490 en la presence des officiers du Roy notre sire audit Pontaudemer, des conseillers procureureurs (sic) et plusieurs des bourgois et habitans de ladite ville et page 41 d’iceulx comptes differé par plusieurs journees pour aucunes causes, ont esté derechef veuz, visitez, clos et affinez par nous, Pierre Cardonel, lieutenant audit Pontaudemer de Monseigneur le bailli de Rouen et en la presence de Guillaume Bastart d’Albon, lieutenant de Monseigneur de Saint André, cappitaine et commissaire de la fortifficacion de ladicte ville, Jehan Le Bienvenu, advocat du Roy notre dit sire en icelle viconté, Robert Lefort, substitut illec du procureur dudit Seigneur, Jehan Ernoult, lieutenant commis dudit viconte et receveur du domaine d’icelle viconté, Guillaume Guennyer, advocat dudit seigneur, en l’absence dudit Jehan Le Bienvenu, Michel de Genouville, Jehan Auberee, Sanxon Fortin, conseillers de ladite ville, Jehan Percepie, Melaigne Dumont, procureurs des bourgois et habitans d’icelle ville, Jehan Defreuille, Rogier Courveyer, Guillaume Douville et plusieurs autres bourgois et habitans de ladite ville, pour ce assemblez en l’ostel commun d’icelle ville, le samedi 25e jour d’avril aprés Pasques, l’an 1495, continués de plusieurs autres livres, avoir clos, acquiz et descharges d’iceulx comptes, baillé audit Jehan Percepié, procureur desdits habitans, pour les mectre avec les autres lectres et escriptures de ladite ville. [5 signatures : Cardonel, de Genouville, Defreuille et 2 illisibles. « 


«  Le livre de Isabeau Fortin pour l’année 1520-1521 Page 1. Le compte d’Ysabeau Fortin et Nicollas de Bailleul, soubzsignez, filz d’elle et de Nicollas de Bailleul, en son vivant recepveur des deniers des aides ordonnez par le Roy nostre sire aux bourgois et habitans du Pontaudemer, cueilliz et levez selon les octroys sur ce faiz et donnez par ledit seigneur pour estre convertis et employez en la fortifficacion et affaires communs de ladite ville, ainsi qu’il est dit es comptes precedens des receptes et depenses faicte (sic) par iceluy deffunct recepveur des deniers desdits aides, pour ung an commenchant le premier jour d’octobre 1520 et finissant le derrain jour de septembre 1521; et mesme de la recepte qu’il a faicte pour ledit temps de 20 deniers pour chacun mynot de sel vendu au guarnier a sel dudit Pontaudemer ; et aussi de la recepte du fournissement dudit guarnier a sel. Noble et puissant seigneur Monseigneur de La Barre, seigneur du lieu, bailly de Rouen Noble et puissant seigneur Monseigneur Guillaume Goueffier, sieur de Bonyvet, admiral de France, capitaine dudit Pontaudemer Page 2. Guillaume de Rouffiat, escuier, son lieutenant audit Pontaudemer ; Jean Dumont, Jacques Defreuille, Pierres Dugoullet, et Noël de Genouville, conseilliers de ladite ville. »

«  De Jacques de Genouville, pour la ferme de l’aide de la drapperie, a prendre sur chacune aulne de drap du labour de ladite ville vendue 20 s. et de l’aultre labour, 2 d. et au dessoubz (sic). Et sur chacun grant drap fait et labouré en ladite ville et porté hors icelle sans estre vendu, 5 s. ; et sur chacun demy drap : 2 s. 6 d. ; adjugee pour ledit temps audit de Genouville au prix de 66 l. ; » (1520-1521)

« Despence de ce present compte Deniers payez pour la fortifficacion de ceste ville du Pontaudemer A esté payé a Robert Godeffroy, par vertu du mandement et descharge de noble homme Guillaume de Rouffiat, lieutenant de monseigneur, monseigneur l’admiral de France, capitaine dudit Pontaudemer, signé de luy et de Jacques Defreuille, Jehan Dumont, Pierres Dugoullet et Noël de Genouville, conseilliers de ladite ville, dabtee du 17e d’avril aprez Pasques

« et Noël de Genouville, conseilliers, le 16e de may 1521 «  la somme de 100 livres « 

«  l'annee commencee en octobre 1549, pour les fermes de l'ayde du vin vendu en detail aux faulxbourgs de ladite ville, adjugee a Jean Marie, ciudier, a 230 livres pour l’an dudit compte ; pour la ferme de l’ayde du vin vendu en detail en ladite ville, adjugee audit Marie a 200 livres ; pour la ferme de l'ayde des menus boires desdits faulxbourgs, adjugee audit Marie a 140 livres tournois ; pour la ferme de l’ayde de la biere vendue ausdits faulxbourz, adjugee audit Marie a 12 livres ; pour la ferme de 2 d. sur chacun pot de vin vendu ausdits faulxbourgz, adjugee audit Marie a la somme de 100 l. ; pour la ferme de 2 d. sur chacun pot de vin vendu en ladite ville, adjugee audit Marie a la somme de 100 livres ; et pour la somme de l’ayde de la biere, vendue en ladite ville, adjugee a Jehan Geoffrin page 78. a la somme de 100 l., le tout pour ladite annee commencee en octobre 1549, revenant toutes lesdites sommes a ladite somme de 815 l. 6 s. 8 d., dont ledit recepveur et lesdits encherisseurs avaoient esté deschargez par le compte precedent et pour les causes a plain contenues en icelle, de la somme de 245 l. 6 s. 8 d. ; et par ce estoit ledit recepveur demeuré chargé de la somme de 570 l., dont il avait tenu compte par le compte precedent, neanmoingz qu’il n’en eust reçu ny peu recepvoir des vendans et subgectz ausdits aydes, que la somme de 192 l. 5 s. 8 d. ; sçavoir est : de Cardin Duval, la somme de 88 s. ; par composition faicte auquel ledit Duval par les conseilliers et officiers de ladite ville ; de Nicollas Quicterey, par composition faicte par lesdits conseilliers et officiers, la somme de 4 l. ; et de la veufve Marguerin Le Myevre ; par semblable composition que dessus, la somme de 6 l. ; de la veufve Jehan Valleton, par composition comme dessus faicte par lesdits conseilliers et officiers, la somme de 8 l. ; de Guillaume Savyn, 12 l. 10 s. ; de Guillaume Levasseur, 10 l. ; de Jehan le Cuestier, 40 s. ; de Guillaume Carcey, 18 l. ; de Guillaume LeMaistre, 100 s. ; de Jehan Lorey, 7 l. 14 s. ; de page 79 Jacques Mallefrain, 19 l. 13 s. 4 d. ; de Jehan Degenouville, 6 l. 10 s. ; de David Pecqueult, 13 l. 14 s

«  1488, 10 août. – Pont-Audemer Ordonnance du corps de ville (5 signatures) ordonnant une procession générale et des feux de joie, à l’occasion de la victoire de Charles VIII à Saint-Aubin-du-Cormier. A - Original, R2, lc88, p. 30, papier, 13 x 11 cm.
Intérêt historique 1 – Ce document est un exemple type d’une ordonnance du corps de ville. 2 – L’ordonnance est l’un des rares documents évoquant un événement extérieur à la ville, de portée nationale. 3 – L’ordonnance est signée par 5 notables : Ernoult, lieutenant du vicomte (officier du roi), Pillon, probablement le grenetier (officier du roi), Percepié, procureur des habitants (officier de la ville), de Genouville, l’un des 4 conseillers de la ville, et un inconnu. « 

 « 1492, 5 août. – Pont-Audemer Justificatif comptable de dépenses de cadeaux de bouche, présentés lors de l’entrée dans la ville du duc d’Orléans, lieutenant général et gouverneur pour le roi. A – Original, R3, lc94, p. 37, papier 20 x 21 cm.

"Ensuit par desclairacion plusieurs parties de viandes achectez et paiez par Jehan Pinchon, receveur des deniers des aides de ceste ville du Pontaudemer, par l’advis et commandement des officiers du Roy notre sire audit Pontaudemer, des conseillers et plusieurs bourgois et habitans de ladite ville ; et icelles presentez avec autres viandes, vin et ypocras a tres hault et tres puissant prince, Monseigneur le duc d’Orleans, lieutenant general et gouverneur pour le Roy notre dit sire en Normandie, le dimence cinquiesme jour C XX d’aoust l’an mil IIII IIII et douze. Premierement De Jean Auberee, pour ung paon et trois chappons gras de lui achectez par Jehan Percepié, procureur, et Michel Pillon conseiller avec ledit receveur, par De Ollivier Brunet, de lui achecté ung autre paon, par De Guillaume Fortin, deux chappons gras de De maistre Guillaume Voisin, ung chappon de De Michel de Genouville, deux autres chappons de De Guieffray Aulbin, deux autres chappons de De Guillaume Marne, deux autres chappons de Item, pour ung peunier d’oublies faiz au chucre, presentez avec deux potz d’ipocras Somme 107 s. 6 d. Notes Peunier, pour panier. Oublies : sorte de patisserie. Chucre, pour sucre. C’est probablement une denrée rare et chère. Pot : 0,75 l. environ. Ipocras, pour hypocras : vin sucré (miel), aromatisé (cannelle). La somme est exacte. « 

 

«  1511, 15 mai. – Pont-Audemer Requête des Cordeliers 1 demandant une aide pour remettre en état l’horloge de leur couvent. A – Original, R4, lc10, p. 23, papier, 21 x 15 cm.

"A Messieurs les officiers et conseilliers de la ville du Pontheaudemer. Supplient humblement les povres religieux de l'ordre des freres mineurs, gardian et les freres de vostre couvent de ceste ville du Pontheaudemer, que, pour l'honneur de Dieu et de sa tres benoiste Mere, il vous plaise, de vostre grace speciale, deputer aulcune aumosne pour soubvenir a la necessité en laquelle ilz sont de present pour le payement de leur horloge, laquelle pourra servir non seulement au dessusdit couvent, mais aussy aux habitans de ceste ville ; et lesdits supplians prieront Notre Seigneur pour vostre bonne disposicion et des dessusdits habitans.
[Ordonnance des conseillers] Veue la requeste dont cy dessus est faicte mencion, pour l’onneur de Dieu, notre createur et aussy que ladite requeste touche le bien et honneur de ladite ville ; a esté par nous ordonné que Jehan Le Villain, receveur des deniers des aides de ladite ville baillera des deniers de sa dite recepte a maistres Pierre Lenffant, prebstre, curé du Teillement, la somme de sept livres et dix solz tournois pour aider a paier ladite horloge, dont cy dessus est faite mencion. Et en.rapportant ces presentes et quictance dudit Lenffant prebstre, icelle somme de VII livres X solz seront allouez audit recepveur en la despense de ses comptes par tout ou il appartiendra des dits aides. Pontaudemer, le samedy Xe jour de may, l’an mil cinq cens et unze. [Plusieurs signatures dont] De Genouville Bugnot ? Ernoult, Lenffant « 

 

« 1512, 25 février. – Pont-Audemer Mandement de Jean Ernoult, lieutenant général du bailli de Rouen, commissionnant Jean de Bailleul, à l’office de receveur des deniers, après sa réélection par une assemblée générale des habitants, à la recommandation de Florimond Robertet 1, trésorier de Normandie. B – Vidimus, R4, lc11, p. 1. Intérêt historique 1 - Jean de Bailleul est nommé receveur des deniers par le lieutenant du bailli, après avoir été élu à cette charge par les habitants réunis en assemblée générale. 2 – Election et nomination interviennent après la lecture des lettres de recommandation du chancellier, de Florimond Robertet, trésorier de France, et de l’évêque-comte de Lisieux. L’assemblée considère qu’elle doit obéir. 3 - Le document liste les officiers du roi, les conseillers et 55 bourgeois.

Coppie. A tous ceulx qui ces lectres verront. Jehan Ernoult, escuier, l’aisné, lieutenant en la viconté du Pontautou et Pontaudemer de noble et puissant seigneur, Monseigneur le Bailly de Rouen, salut. Sçavoir faisons que ce jourd’uy mercredi vingt cinquiesme jour de fevrier l’an mil cinq cent et unze, en l'hostel commun de la ville dudit Pontaudemer, devant nous, lieutenant dessus nommé, en presences de h onnorables hommes Messeigneurs Jehan Martel chevallier, lieutenant de hault et puissant seigneur, Monseigneur de Boisy, cappitaine de ceste dicte ville, Richard Bodin, lieutenant general du viconte dudict Pontaudemer, Jehan De freuille, advocat du Roy notre sire en ladicte viconté, Loys Lefevre, procureur substitud en icelle du procureur d’icelluy Seigneur en dict bailliaige,
Guillaume Doguet, Jehan de Genouville, Richard Percepié et Guillaume Lenffant, conseillers d’icelle ville, Melaigne Dumont, procureur general de la communauté d’icelle, pour luy et fondans pour les autres absens, Jehan Le Villain, recepveur des deniers communs d’icelle viconté, Hesbert Neel, Julien Fortin, sieur Jehan de Bailleul, Jacques Le Myre, Guillaume Guenier, escuier, maistre Jehan Ernoult, Guillaume Le Myre, Jacques Defreuille, Pierre le Georgelier, Roger le Mesteier Jehan Gombault, Guillaume le Bienvenu, escuier, Jehan Dumont, Gilles Beuzelin, Raoullin Martin, maistre Jehan Percepié, Michel Thirel, Guillaume Tesson, Pierre Rouxel, Pierre Du Fay, Nicolas du Fay,

Jehan Piedelievre, Robert du Mont, Julien Georgellier, Cardet Le Roy, Jehan Vadequas, Jehan Martel, Guillaume Douville, Jehan Varines, Pierre Dugoullet, Guillaume Houzey Voir page suivante. 1 « 

 

«  1515, mars 13. – Pont-Audemer Mandement de Jean Ernoult, lieutenant général du bailli de Rouen, nommant à nouveau Jean de Bailleul à l’office de receveur des deniers, après sa réélection par une assemblée générale des habitants. B – Vidimus, R5, lc14, pp. 1-2.

Intérêt historique 1 – Jean de Bailleul avait déjà été réélu. Voir 54. 2 - Il est à nouveau réélu en assemblée générale et commis par le lieutenant du bailli. 3 - Le document liste les officiers du roi, 2 conseillers et 36 bourgeois. 4 - Les raisons pour lesquelles Nicolas de Bailleul est réélu sont particulièrement expliquées. . Cadre chronologique 1511, été. 1512, 25 février. 54. 1515, 13 mars. 68.

Première nomination de N. de Bailleul à cette charge. Réélection de N. de Bailleul. Réélection pour 3 nouvelles années.

A tous ceux qui ces lectres verront Jehan Ernoult, escuier, lieutenant en la viconté du Pontautou et Pontaudemer de noble et puissant seigneur, Monseigneur le baron de Montpipeau, conseillier, chambellan du Roi notre Sire et son bailly de Rouen, salut. Savoir faisons que ce jour d’uy mardy traiziesme de mars, l’an mil cinq cens et quatorze, en l’ostel commun de ceste ville du Pontaudemer, devant nous, dessus nommé, és presences de honorables hommes Nicollas Enault, escuier, sieur de la Carriere, lieutenant de hault et puissant seigneur, Monseigneur de Boisy , cappitaine de ceste dicte ville, Jehan Defreuille,advocat du notre sire Roy en ceste viconté, Loys Lefevre, substitud en icelle du procureur general du Roy oudit bailliage, Richard Loutrel et Noël de Genouville, bourgoys et conseilliers de ladicte ville, (Noms de 36 bourgeois et habitants) et Richard Percepié, greffier de mondit Seigneur le bailly , tous bourgoys, manans et habitans en ladite ville du Pontaudemer, assemblez pour nommer et eslire ung receveur des deniers ordonnez tant pour la fortiffication de ladite ville que des deniers communs d’icelle, pour troys ans, commençant le premier 

«  1516, mars 24. – Pont-Audemer Requête de Marc Dufour, carme de la ville, étudiant en théologie à l’université de Caen, pour demander une aide pour la ‘’fête’’ de sa thèse. A – Original, R5, lc15, p. 35, papier, 20 x 29 cm.

A mes tres honorez Sieurs, Messieurs les officiers, conseilliers, bourgoys et habitans du Pontaudemer. Supplye humblement votre humble et povre orateur, frere Marc Dufour, religieux de l'ordre de Notre Dame du Carmel, comme il soit ainsy que luy et ses predecesseurs soient de toute ancienneté de ceste ville du Pontaudemer et que, passez sont vingt ans, il a esté tousjours estudiant en l'université de Caen et tellement qu'il est prest de passer et faire sa feste de theologie ; quelle chose il ne sçauroit faire ne accomplir sans l'aide et omosne de vous, mes dits Sieurs et aultrez gens de bien ; pour ce, il vous plaise en l'honneur de Dieu, notre Createur et de sa tres sacree mere, subvenir au pouvre religieux ; et il sera a jamaiz tenu prier Dieu pour vous et acomplir vos nobles commandemens. [Ordre de paiement des officiers et conseillers de la ville] Veu la requeste presentee par ledit Dufour, religieux, qui est natif de ceste ville du Pontaudemer, dont decleracion est faicte cy dessus ; a esté ordonné et deliberé par les officiers du Roy notre sire, conseilliers et commis des bourgoys et habitans dudit Pontaudemer que Nicolas de Bailleul, receveur des deniers des aides de ceste dite ville, present, baillera et detauxera des deniers de sa dite recepte, audit Dufour, religieux, la somme de quinze livres tournois pour luy aider a faire sa feste de theologie ; et en rapportant ces presentes et quictance dudit religieux, les dites XV livres tournois seront rabatus audit receveur en l’endroit de ses comptes partout ou il appartendra. Fait ce lundi XXIIII° jour de mars après Pasquez mil cinq cens saize. [Nombreuses signatures et paraphes] Arnoult Defreuille Dumont Bodin. Signature de Genouville, Dugoullet, Defreuille

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SOURCES ET LIENS.

Sources principales :

— GATOUILLAT ( Françoise), CALLIAS-BEY (Martine), CHAUSSÉ (Véronique), HÉROLD (Michel), 2001, Eglise Saint-Ouen in Les Vitraux de Haute-Normandie, Corpus vitrearum / Recensement des vitraux anciens de la France vol. VI, Paris, CNRS, 2001. p. 194.

— LAFOND, (Jean), 1969, Les vitraux de l'arrondissement de Pont-Audemer, Nouvelles de l'Eure, n°36, 1969

En complément :

— MICHELIN (Bernard ) 2005, Docteur Vétérinaire « Pont-Audemer, une petite ville de Normandie à la Renaissance (1477-1551) », Thèse pour obtenir le grade de Docteur de l'Université de Paris IV -Sorbonne, Discipline : Histoire présentée et soutenue publiquement le 15 septembre 2005 

https://dokodoc.com/tome-iii-documents-originaux.html

— MONTIER, (Armand), 1895, Les vitraux de Saint-Ouen de Pont-Audemer, Pont-Audemer, Impr. du Commerce, G. Hauchard, 1895 ;

— MONTIER, (Armand), 1896, "L'église Saint-Ouen à Pont-Audemer", Normandie monumentale et pittoresque p. 109 (simple mention de la baie). page 106

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62406567/f142.item

PERROT (Françoise), 1973  Les vitraux de Saint-Vincent de Rouen In: Bulletin Monumental, tome 131, n°1, année 1973. pp. 62-63; https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1973_num_131_1_6961

 

"Les vitraux de Saint- Vincent de Rouen.

II ne reste plus de l'église Saint- Vincent de Rouen, brûlée pendant les bombardements de mai 1944, puis démolie après la guerre, que les vitraux déposés en 1939 par l'administration des Monuments historiques. La vitrerie de la nef, qui date des xve et xvie siècles et dont certaines pièces viennent d'églises fermées à la Révolution, est en cours de remontage dans différents autres édifices rouennais. Les treize verrières du chœur, au contraire, forment un ensemble magnifique, homogène, du premier tiers du xvie siècle, qu'il importe de ne pas disperser  [...] Deux grands ateliers ont exécuté cet ensemble : celui des Le Prince de Beauvais et un atelier rouennais, héritier direct d'Arnoult de Nimègue.

Engrand Le Prince a signé seul la Vie de saint Jean-Baptiste et avec Jean Le Prince le vitrail des Chars (dont la date de 1515 est celle de la commande ainsi que l'explique l'auteur en appendice) et les Œuvres de Miséricorde. Par l'harmonie brillante des couleurs, la liberté du dessin et l'emploi virtuose du jaune d'argent, ces verrières comptent parmi les meilleures productions du célèbre atelier de Beauvais.

A l'exemple de leur maître, les élèves rouennais d'Arnoult de Nimègue se distinguent par le raffinement du modelé à la sanguine. Les types de composition, la variété du décor et certains détails techniques permettent à M. Lafond de reconnaître dans cet atelier trois peintres principaux qui se sont partagé l'exécution des autres verrières. Ces artistes n'échappent d'ailleurs pas à l'influence des Le Prince et la fusion des deux grands courants stylistiques se réalise dans la Vie de saint Pierre qui inaugure véritablement une manière nouvelle.

Les vitraux du chœur de Saint- Vincent ont joué dans l'histoire du vitrail normand un rôle capital. Deux d'entre eux ont été fidèlement copiés : la Vie de saint Jean-Baptiste pour Saint-Ouen de Pont-Audemer, par Mausse Heurtault en 1535 ; le vitrail des Chars pour Saint-Nicolas de Rouen vers le milieu du siècle. La manière des élèves d'Arnoult de Nimègue se voit à travers toute la Normandie, tant à Rouen qu'à Saint-Jean et à Saint-Étienne d'Elbeuf, à Ancourt, à Duclair, etc. Enfin, le « style nouveau » de la Vie de saint Pierre « marque un tournant dans l'histoire du vitrail rouennais » : il dominera la production jusqu'au milieu du siècle. On attend avec impatience le remontage complet de cette vitrerie, qui rendra à la ville de Rouen l'un de ses plus extraordinaires trésors d'art. — Jean Lafond, Les vitraux de Saint-Vincent de Rouen et l'aménagement du Vieux-Marché, dans Les Amis des Monuments rouennais. Bulletin, 1958-1970 (Rouen, 1972), p. 147-168, pi. 10-16."

 

les vitraux du chœur de Saint-Vincent (13 verrières du xvie siècle, réalisées en 1520-1530) qui avaient été mises à l'abri par le Service des Monuments historiques en 1939 ont été pour la plus grande partie enchâssées dans les grandes fenêtres du mur nord de la moderne église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen, construite pour remplacer l’église Saint-Vincent comme église paroissiale, et dont les travaux se sont achevés en 1979

— PHILIPPE-LEMAITRE (Delphine) 1853, Notice sur les vitraux de Saint-Ouen de Pont-Audemer, Rouen, Péron

— REGNIER (Louis)  en 1899, non consulté.

— RENAUD (Edmond, abbé). 1885, Rouen. Église Saint-Vincent, monographie descriptive et archéologique par l'abbé Edmond Renaud, curé de Saint-Jean d'Elbeuf, ancien curé de Saint-Vincent ; illustrations et photogravures de Marguery, chez Charles Métérie, libraire à Rouen, 11 rue Jeanne-d'Arc, 1885. (non consulté, cité par Riviale)

— RIVIALE (Laurence), 2007, Le vitrail en Normandie entre renaissance et réforme (1517-1596) Presses universitaires de Rennes, 2007 - 429 pages, page 92

 

Bulletins de la Société des antiquaires de Picardie

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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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