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26 février 2019 2 26 /02 /février /2019 15:25

Zoonymie des Odonates : étude des noms du Coenagrion mercuriale (Charpentier, 1840), "L'Agrion de Mercure".

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née.

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 ZOONYMIE DES ODONATES.

 

Les articles précédents : 10 articles de généralités et 41 études de noms d' Anisoptères.

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ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

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Résumé. 

— genre Coenagrion, Kirby (W.F), 1890, Syn. Cat. Neur. Odon., London, :148. Du suffixe coen- "commun à, relatif au plus grand nombre, général", accolé au nom de genre Agrion [Fabricius 1775 puis Sélys] 1850, que Kirby réorganise complètement.  Parmi les Zygoptères (nommés alors Agrionidae), Kirby a réservé l'ancien nom de genre Agrion  aux Calopterygidae dans la sous-famille Agrioninae , et il a placé tous les autres (auparavant nommés Agrions) dans la sous-famille des Coenagrioninae  : Coenagrion doit, dans ce contexte, être interprété comme "l'ensemble des Agrions"  à l'exception des Calopterygides. 

mercuriale, Charpentier 1840,  Libell. europ. Lipsae :159. De l'adjectif latin mercurialis, e, "du mercure, de Mercure", car les mâles portent sur S2 un dessin noir que Charpentier a comparé au symbole alchimique du mercure (☿), lui-même repris du symbole de la planète Mercure en astrologie, tirant son nom du dieu romain ; ce symbole dont la partie haute est en croissant est rapproché du caducée ou du casque d'Hermès.

 

— Nom en français. 1°) L'Agrion mercure, Sélys 1850, par transcription du nom scientifique ; 2°) l'Agrion de Mercure, P.-A. Robert 1958 . Ce nom est adopté par tous.

 

— Noms en d'autres langues.

-en catalan : El Donzell mercurial (Coenagrion mercuriale) , « La Demoiselle mercuriale »

-en allemand: Die Helm-Azurjungfer  « La Libellule bleue à casque »

-en néerlandais : De mercuurwaterjuffer, l'Agrion de mercure"

-en frison : Klynjufferke, Helmjufferke

-en anglais : the southern damselfly,  "la Demoiselle du Sud »

- en espagnol : El Corta narices, « le Nez court »

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NOM SCIENTIFIQUE.

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NOM DE GENRE COENAGRION, KIRBY 1890.

 

Voir :

http://www.lavieb-aile.com/2019/02/zoonymie-des-odonates-le-nom-de-genre-coenagrion-kirby-1890.html

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NOM D'ESPÈCE COENAGRION MERCURIALE (CHARPENTIER, 1840).

[Agrion mercuriale] Charpentier (de Toussaint von), 1840, Libellulinae europaeae ac depictae, L. Voss, 180 pages ​​​​​​, page 159 et planche XLII figure 2 mâle et femelle

Spécimen-type : mâle, Museum National d'Histoire naturelle, Paris. Localité-type : Allemagne.

Description originale :

 

55. AGRION MERCURIALE.
Tab. XLII. Fig.2. mas et foem.

Agr. mas subtus coeruleum (foemina flavescens), superne atroviridi-aeneo-maculatum: maris segmentum secundum macula, signum Mercurii referente, notatum.

A claro Entomologo Lunaeburgensi, illustr. Heyer, sub illo nomine mecum communicatum, in illis regionibus degit.

Agrio interrupto et Agr. furcato paullo brevius, magnitudine sequentibus speciebus accedit.

-Caput ut in praecedentibus; temporibus valde tumidis, vertice atro-viridi, maculis duabus lateralibus et linea intermedia coeruleis (aut virescentibus) in occipite.

-Truncus. Prothorax perbrevis, antice angustatus, postico margine in media parte paullisper ascendente, atro-viridis, undique coeruleo-marginatus. Alitruncus ut in Agr. furcato.

-Abdomen maris coeruleum, superne maculis atro-viridibus, in aeneum colorem conversis. Segmentum primum maculam quadratam, magnam habet. Secundum insigne est macula magna, antice cornua tria referente, medio brevissimo, lateralibus longioribus, curvatis (vid. figuram fundamentalem, Tabulae XLII. adiectam): postice quasi petiolo armata, et ad marginem segmenti ipsum dilatata, quae haud inepte cum signo Mercurii chemico comparari potest. Segmentum tertium postice macula magna, biloba, lobo anteriore angustiore, acuminato. Quartum, quintum et sextum macula magna postica, antice triacuminata; in his segmentis intermediis macula atro-viridis dimidiam fere dorsi partem implet. Septimum superne atro-viride fere totum. Octavum coeruleum, punctis duobus posticis atris.. Ultima segmenta superne atra. -

-Foeminae abdomen subtus virescens, superne atro-viridi-maculatum: in segmento primo macula magna, quadrata, atra. Secundum macula magna, oblonga, biloba, marginem anticum non attingente, instructum est: reliqua segmenta maculis dorsum fere implentibus, in medio paullulum angustioribus.

-Species, cum pauca tantum eius exempla examinare potuerim, non penitus a me cognita.

 

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La Planche XLII figure 2, Agrion mercuriale mas. et foem.

 

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Zoonymie des Odonates : étude des noms du Coenagrion mercuriale.

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LES DEUX PLANCHES DE LUCAS, 1900.

1°) Le mâle.

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http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/picture?id=12767

Zoonymie des Odonates : étude des noms du Coenagrion mercuriale.

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2°) La femelle.

http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/picture?id=12766

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Zoonymie des Odonates : étude des noms du Coenagrion mercuriale.

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ÉTUDE DE L'ÉPITHÈTE MERCURIALE.

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mercuriale, issu de l'adjectif du latin classique mercurialis,e "de Mercure" (Gaffiot), le dieu romain messager des dieux, dieu du commerce, de l'éloquence . 

https://www.lexilogos.com/latin/gaffiot.php?q=Mercurialis

Mais une référence à la planète en latin classique peut être imaginée, puisqu'elle a été nommée par les Grecs du nom du dieu Hermès, puis par les Romains selon le dieu Mercure, parce qu'elle se déplaçait plus vite que les autres et leur rappelait ainsi le dieu aux sandales ailées.

Enfin, à l'époque médiévale, par développement de la pensée alchimiste reprenant la science des Chaldéens, les éléments chimiques furent chacun associés à une planète. Le cercle (soleil) est l'or, le croissant (lune), est l'argent. Le signe du cuivre reprend le miroir de Vénus, celui du mercure reprendrait la forme du caducée.

L'épithète serait un peu ambiguë (le dieu ? la planète ? l'élément chimique ?)  s'il n'était accompagné, dans la description originale, de la mention dans la diagnose : maris segmentum secundum macula, signum Mercurii referente, notatum , "la marque du 2ème segment est remarquable par sa ressemblance avec le signe de  Mercure.

Charpentier précise cela dans sa description :  

Secundum insigne est macula magna, antice cornua tria referente, medio brevissimo, lateralibus longioribus, curvatis (vid. figuram fundamentalem, Tabulae XLII. adiectam): postice quasi petiolo armata, et ad marginem segmenti ipsum dilatata, quae haud inepte cum signo Mercurii chemico comparari potest.

"Le deuxième segment se distingue par une grande marque, avec une partie antérieure comparable en avant  à trois cornes, celle du milieu plus courte, et celles des cotés plus longues, (voyez la planche 42) et une partie caudale quasiment comme un pétiole [un petit pied]  armé [barré]  et dilaté sur la marge du segment, marque qu'il n'est pas absurde de comparer au symbole de l'élément chimique Mercure".

C'est donc clair : mercuriale fait référence au symbole alchimiste de l'élément chimique mercure, qui reprend lui-même celui de la planète. Il est donc logique que Charpentier n'attribue pas à son épithète une majuscule (dans la légende de sa planche XLII), réservée aux noms propres et non aux adjectifs. La traduction en français serait donc soit "mercuriale" (mais le terme a déjà une acceptation autre), soit plutôt "du (métal) mercure" pour être fidèle au texte de Charpentier en latin scientifique post-linnéen, ou "de Mercure" en latin classique.

Le symbole ☿ est rapproché du caducée d'Hermès, ou de son casque. Il associe un croissant cornes vers le haut au symbole de Vénus ♀ (un miroir : un cercle et une croix).

Conclusion : De l'adjectif latin mercurialis, e, "du mercure, de Mercure", car les mâles portent sur S2 un dessin noir que Charpentier a comparé "au symbole de l'élément chimique Mercure", lui-même repris du symbole de la planète Mercure en astrologie, tirant son nom du dieu romain ; ce symbole est rapproché du caducée ou du casque d'Hermès.

 

 

 

 

Cette épithète appartient à la catégorie des adjectifs descriptifs morphologiques. Le dessin de la marque de S2 donne aussi son nom, chez les Zygoptères,  à  :

  • Enallagma cyathigerum  (Charpentier 1840) (en forme de coupe) ,

  • Coenagrion ornatum (Sélys, 1850)  (ornée d'une pointe de broche ou d'ailes),

  • Coenagrion lunatum (Charpentier 1840) (en forme de croissant de lune),

  • Coenagrion hastulatum (Charpentier 1825) (en fer de lance hasté) .

et parmi les Anisoptères à :

  • Aeshna isocèle
  • Anax epiphigger

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René Ponot, Les signes alchimiques, Communication & Langages  Année 1971  12  pp. 65-79 https://www.persee.fr/doc/colan_0336-1500_1971_num_12_1_3903

René Ponot, Les signes alchimiques, Communication & Langages  Année 1971  12  pp. 65-79 https://www.persee.fr/doc/colan_0336-1500_1971_num_12_1_3903

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LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

 

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POITOU-CHARENTE NATURE

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/agrion-de-mercure/

 

"mercuriale de mercurialis (lat) = qui appartient à Mercure : le dessin noir du 2ième segment abdominal ressemble au symbole de Mercure."

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DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"Coenagrion mercuriale (Charpentier, 1840) after the Mercury symbol (☿)  for the shape of the black mark on the male's S2

 

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D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearu

"mercuriale (Coenagrion) - Mercurialis, e = di Mercurio. Per la presenza sul secondo tergite di un disegno che ricorda il simbolo di Mercurio"

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H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

Non traitée

 

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VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"van mercurius = kwik (dit metaal is genoemd naar de Romeinse"


 

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LES NOMS EN LANGUE VERNACULAIRE.

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LES NOMS EN FRANÇAIS.

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1°) L'Agrion mercure, Sélys 1850.

Sélys, Revue des Odonates page 221. L'auteur décrit le 2ème segment de l'abdomen "avec une tache dorsale arrondie , appuyée en arrière sur le bord postérieur de même couleur, et prolongée en avant en trois cornes à-peu-près comme le signe de la planète Mercure ".

Comme à son habitude, Sélys-Longchamps propose comme nom français une traduction littérale du nom scientifique. Or, Charpentier n'avait pas placé de majuscule à son Agrion mercuriale (dans la légende de sa planche XLII).  Dans le texte de Sélys, tout  le nom est écrit en majuscule, ce qui ne permet pas de préciser s'il entend L'Agrion Mercure ou l'Agrion mercure.De toute façon, ce nom vernaculaire n'apparaîtra plus dans aucune publication depuis celle de 1850.

Sélys-Longchamps reprend en 1860  la description d'Agrion mercuriale sans nom français dans le Synopsis des Agrionines

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132906#page/271/mode/1up

 

2°) l'Agrion de Mercure, P.-A. Robert, 1958.

ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages  page 120

Par l'introduction de l'article "de", et d'une majuscule pour Mercure, Paul-André Robert reprend la traduction donnée par Gaffiot, et on ne peut lui donner tort, bien qu'il trahisse un peu la référence au métal mercure de Charpentier. Il faut comprendre : "L'Agrion du signe de Mercure" ...

Ce nom a été repris en 1985 par d'Aguilar et Dommanget, puis par tous les auteurs, avant d'être officialisé par la Liste de référence de la SFO en 2012 et par le site INPN. 

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LES NOMS EN D'AUTRES LANGUES.

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-en catalan : El Donzell mercurial (Coenagrion mercuriale) , « La Demoiselle mercuriale »

-en allemand: Die Helm-Azurjungfer  « La Libellule bleue à casque »

-en néerlandais : De mercuurwaterjuffer, l'Agrion de mercure"

-en frison : Klynjufferke, Helmjufferke

-en anglais : the southern damselfly,  "la Demoiselle du Sud »

- en espagnol : El Corta narices, « le Nez court »

 

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 SOURCES ET LIENS.

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

OUTILS DE  ZOONYMIE.

A Dictionary of Prefixes, Suffixes, and Combining Forms from Webster!s Third New International Dictionary, Unabridged ! 200

http://www.mrjonathan.com/mxrm9files/GrammarPages/prefixes%20&%20Sufixes%20Dictionary.pdf

 

— [Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.]

http://www.libellules.org/fra/pdf/503_pagesdynadocs519e54424a6f7.pdf

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html
 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/
— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum
 
— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890 A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London,Gurney & Jackson; [etc. etc.]1890.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/5/mode/1up

— ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères,Delachaux et Niestlé .

 

 — ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=ROBERT+(Paul-A.),+Les+Libellules:+(Odonates),+Delachaux+%26+Niestl%C3%A9,+1958&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpiuPbl7zgAhWOnhQKHURrDboQ6AEIKTAA


— STEINMANN (Henrik), 1997, World Catalogue of Odonata, Zygoptera Walter de Gruyter, - 521 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=JMR-HkoVtvAC&pg=PA307&dq=tenellum,+World+Catalogue+of+Odonata,&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwilrrz33bjgAhVD2OAKHbcWAsUQ6AEILDAA#v=onepage&q=tenellum%2C%20World%20Catalogue%20of%20Odonata%2C&f=false


  — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112


 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE : 

 

— CHARPENTIER (Toussaint von), 1825, Horae entomologicae, adjectis tabulis nomen coloratis ; apud A. Gosohorsky, Wratislaviae. 225 pages, page 24.

Numérisé par Google.

— CHARPENTIER (TOUSSAINT DE ), 1840, Libellulinae europaeae ac depictae, L. Voss, 180 pages

https://books.google.fr/books?id=DoIwvgAACAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

CORBET (P.S° , 1991, Adv. Odonatol. 5 : 21-44 December, 1991 A brief history of odonatology P.S. Corbet Departmentof Zoology, University ofEdinburgh, Edinburgh, EH9 3JT, United Kingdom

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document;docid=593082

FABRICIUS, 1775, Systema entomologiae : sistens insectorvm classes, ordines, genera, species, adiectis synonymis, locis, descriptionibvs, observationibvs / Flensbvrgi et Lipsiae :In Officina Libraria Kortii,1775. page 425 :

https://www.biodiversitylibrary.org/item/82400#page/443/mode/1up

HÄMÄLÄINEN (Matti), 2017, Agrion 21(1) - January 2017 Stories from social and cultural odonatology: The genus name Kirby-Gomphus – the ironic culmination of Ferdinand Karsch’s critical polemic on W.F. Kirby’s work Matti Hämäläinen [matti.hamalainen@helsinki.fi]

http://www.caloptera.com/pdf/Hamalainen%202017%20The%20genus%20name%20Kirby-Gomphus.pdf

KIRBY (, W.F.) 1889. A revision of the Subfamily Libellulidae, with descriptions of new genera and species. Transactions of the Zoological Society of London 12(9): 249–348, pls. 51–57 excl.

http://www.biodiversitylibrary.org/ item/97233#page/393/mode/1up

 

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890, A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London, Gurney & Jackson; page 148 .

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/164/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1840 - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. 
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1848, "Liste  des Libellules d'Europe et diagnose de quatre espèces nouvelles", Revue  Zoologique par la Société Cuvierienne, vol. 9 page 15

https://www.biodiversitylibrary.org/item/19656#page/23/mode/1up

SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1854, Synopsis des Caloptérygines, Bulletins de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique. n°20

https://www.biodiversitylibrary.org/page/2728662#page/1/mode/1up

SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1858, Monographie des Gomphines

https://www.biodiversitylibrary.org/item/123072#page/11/mode/1up

SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1871, Synopsis des Gomphines

https://www.biodiversitylibrary.org/page/5497402#page/248/mode/1up

SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1860 Synopsis des Agrionines,  première légion : Pseudostigma

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132906#page/1/mode/1up

SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1860 Synopsis des Agrionines,  dernière légion :  Protonevra.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132906#page/1/mode/1up

SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1862 Synopsis des Agrionines, deuxième légion : Lestes.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132902#page/3/mode/1up

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
25 février 2019 1 25 /02 /février /2019 16:51

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Les vitraux de Roscanvel ont été réalisés entre 1949 et 1952 par le maître-verrier Auguste Labouret à la demande du recteur Pierre Tuarze. Ils résistèrent à l'incendie du 5 septembre 1956 tout en étant détériorés par l'eau de mer qu'il fallut utiliser pour l'extinction, et qui corroda les fers de béton. Ils ont été déposés en 2006 et remplacés par des "copies" (voir discussion) réalisées à Rennes, hormis l'oculus de la Trinité du porche sud, qui est un original datant de 1952.

 

Le vitrail de sainte Catherine, vendu aux enchères à Douarnenez, a été acquis pour 4300 Euros avec divers fragments par la municipalité d'Hirson (Aisne) pour son Musée Alfred Desmasures (dans le château ayant appartenu à Labouret). 

 

Les vitraux originaux de Saint Éloi et de saint Louis sont exposés depuis 2015 dans une vitrine lumineuse dans l'église.  C'est l'AVPR  (Association pour la Valorisation du Patrimoine de Roscanvel ) qui est à l'initiative de la restaurations par Jacques Soubigou de ces deux vitraux .

Il s'agit de 11 vitraux dont 9 baies à deux panneaux et 2 oculi. Ils ont été réalisés en dalle de verre sertie dans le béton, une technique innovante pour laquelle Labouret avait déposé un brevet en 1933, mais qui avait déjà été tentée par Jean Gaudin en 1929 dans la verrerie Albertini. D'épaisses dalles de verre (3 à 4 cm)  de couleurs juxtaposées, taillées avec la « marteline » sont incluses  dans une gangue de ciment coulé sur une armature métallique. 

Cette technique a été reprise par l'atelier monastique d'En-Calcat et de Saint-Benoit-sur-Loire et se retrouve en Bretagne pour les vitraux de l'Île d'Hoedic, ou en Normandie pour ceux de l'Île de Chausey.

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L'atelier des "Maîtres-verriers Rennais" actif de 2001 à 2014, était  établi à Boisgervilly , autour de  Sébastien et  Frédéric Rault.

 

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Je décrirai les 11 verrières en partant de l'angle nord-ouest  (au fond de l'église à gauche). Toutes les photos des vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel sont la propriété de   lavieb-aile et ont été prises le 23 février 2019.

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Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

 

 

1°) BIENHEUREUSE FRANÇOISE D'AMBOISE.

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Françoise d'Amboise (1427-1485)  était l'épouse du duc de Bretagne Pierre II. Elle fonda en 1463 le premier carmel féminin, à Vannes, au Bondon. Figurée en coiffe à deux bonnets de dentelle, elle  est accompagnée par une croix, une ancre, un bateau, une branche fleurie.

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L'église de Roscanvel : son épigraphie, ses cloches et ses vitraux.

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2°) SAINT LOUIS (1214-1270).

Sa présence rappelle la chapelle militaire élevée dans l'enceinte du fort de Quélern et réservée à la garnison. Il tient la couronne d'épines dont il acheta la relique pour laquelle il fit élever la Sainte-Chapelle.  Il est entourée d'un livre (cf. la Bible de Saint-Louis), d'une tour rappelant sa mère Blanche de Castille dont l'emblème est le château, de la fleur de lys, et de pétales jaunes (ajonc ?).

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L'église de Roscanvel : son épigraphie, ses cloches et ses vitraux.

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3°) SAINT JOSEPH MODÈLE DES TRAVAILLEURS.

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Il est représenté avec les outils de menuisier, mais aussi de maçon ou de terrassier, avec l'Enfant-Jésus qui lui tend les bras (" à bras, à bras") et à nouveau l'ancre et l'ajonc, symboles de la situation bretonne et maritime de Roscanvel. À cette verrière répond, du coté sud, celle de la Vierge-Marie, modèle des mères.

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L'église de Roscanvel : son épigraphie, ses cloches et ses vitraux.

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LES TROIS  VITRAUX DU CHOEUR.

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Sainte Anne Trinitaire à gauche, le Christ crucifié au centre, et le Couronnement de la Vierge à droite.

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L'église de Roscanvel : son épigraphie, ses cloches et ses vitraux.
L'église de Roscanvel : son épigraphie, ses cloches et ses vitraux.
 
 

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4°) SAINT ANNE TRINITAIRE.

La Mère de Marie se tient devant la Vierge et l'Enfant. Celui-ci lui tend les bras et la grand-mère (la Mamm Goz ar Vretoned des Bretons) s'apprête à l'accueillir.

Dans la partie basse, au centre, c'est une caravelle qu'il faut reconnaître, vue de 3/4 arrière : elle symboliserait "le navire qui unit la Bretagne et le Canada" : celui de Jacques Cartier ?

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Voir aussi : GROUPE DE SAINTE ANNE TRINITAIRE de BRETAGNE.

 

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Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

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L'église de Roscanvel : son épigraphie, ses cloches et ses vitraux.
L'église de Roscanvel : son épigraphie, ses cloches et ses vitraux.
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5°) LE CHRIST EN CROIX ENTOURÉ DE MARIE ET DE MARIE-MADELEINE.

Au pied de la croix, un crâne rappelle que le Golgotha signifie "le lieu du crâne".

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L'église de Roscanvel : son épigraphie, ses cloches et ses vitraux.
 
L'église de Roscanvel : son épigraphie, ses cloches et ses vitraux.
 
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L'église de Roscanvel : son épigraphie, ses cloches et ses vitraux.

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L'église de Roscanvel : son épigraphie, ses cloches et ses vitraux.
 

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6°) LE COURONNEMENT DE LA VIERGE PAR LA TRINITÉ.

 

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Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

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7°) "STE VIERGE-MARIE MODÈLE DES MÈRES".

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Dans le vitrail original, la maisonnette en arrière-plan rappelait la chaumière dite La Divine, la demeure du poète Saint-Pol-Roux (voir mon article), avec une fenêtre à rideaux et une barrière en bois. À droite, un broc et des fruits symbolisaient les taches ménagères de la cuisine, et à gauche, une navette, des ciseaux, des aiguilles à tricoter et des pelotes de laine les taches de couture, tandis qu'un coq était placé à gauche de la chaumière.

La Mère, assise sur une chaise,  regardait tendrement son Fils qu'elle semblait allaiter. Sa robe était rouge, et le fond était pourpre.

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Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

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8°) OCULUS "PASTOR ET RECTOR". 

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Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

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9°) SAINT ÉLOI.

Saint Éloi, patron des orfèvres et des forgerons,  célèbre pour le miracle réalisé en ferrant un cheval, est le patron de l'église de Roscanvel. Il était sollicité pour protéger les chevaux. Mitré, il est représenté en saint évêque de Noyon  (mais il est aussi assimilé à sant Alar, troisième évêque de Quimper), et il tient, outre la crosse épiscopale, une sorte de flambeau. Sur le vitrail original de A. Labouret, il s'agissait du marteau du forgeron, surmonté d'une couronne royale rappelant sa fonction de ministre des finances auprès du  roi Dagobert . Il était entouré d'un calice (une pièce d'orfèvrerie), d'une enclume à sa gauche et d'un autre outil à sa droite, mais l'enclume ressemble aujourd'hui à une mitre et l'autre objet, peut-être à un flacon muni d'un couvercle.

 

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Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

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L'église de Roscanvel : son épigraphie, ses cloches et ses vitraux.

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10°) OCULUS DE LA SAINTE TRINITÉ. "PATER ET FILIUS ET SPIRITUS SANCTUS."

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Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

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11°) SAINTE CATHERINE D'ALEXANDRIE.

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Elle rappelle la chapelle Sainte-Catherine, détruite, qui se situait près de Men-Caer (Kerguiniou-Le Disloup).

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https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53014969t/f1.item.zoom

Carte 1771-1785 copyright BnF https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53014969t/f1.item.zoom

Carte 1771-1785 copyright BnF https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53014969t/f1.item.zoom

 
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L'église de Roscanvel : son épigraphie, ses cloches et ses vitraux.

L'église de Roscanvel : son épigraphie, ses cloches et ses vitraux.

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DISCUSSION. LES VITRAUX ORIGINAUX DE 1950 ET LES "COPIES" de 2007.

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L'Association AVPR a eu une excellente idée de présenter deux des vitraux altérés de Labouret en témoignage à coté des verrières réalisées par les Maîtres-Verriers Rennais 50 ans plus tard. Celles-ci sont présentées comme des "copies", mais un examen un peu attentif (et passionnant) montre qu'il faut plutôt parler d'œuvres fidèlement  inspirées des originaux, mais sans en reprendre la technique.

La même Association a placé un grand panneau montrant les onze vitraux originaux, tels qu'ils sont photographiés par Georges Boulestreau dans la publication de M. Burel. 

Vitraux de Labouret photographiés par G. Boulestreau , exposés dans l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de Labouret photographiés par G. Boulestreau , exposés dans l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

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Hélas, nous ne disposons pas du dossier technique de l'atelier MVR, dont le travail est pourtant récent, alors qu'on souhaiterait savoir s'il s'agit de dalle sur béton, ou sur un mortier de résine époxy.

Info 2020 : je reçois ce message :

"L'entreprise LES MAITRES VERRIERS RENNAIS existe toujours et nous sommes toujours à Boisgervilly dans le 35.
Pour répondre à votre question, les vitraux sont réalisés en dalle de verres mais sous plomb et non sous résine ou béton.
Nous sommes les seuls à utiliser cette technique qui à été trouvée par mon grand-père André Rault.
Le principe étant de taille les dalles de verres en biais pour les mettre ensuite dans des plombs et d'étamer à l'étain l'ensemble pour donner de la rigidité.
Concernant les vitraux de Labouret, en effet ils étaient martelés mais je peux vous confirmer que c'est également l'incendie et l'eau de mer qui à aggravé leur détérioration. En effet les tiges métalliques dans le béton ont rouillé et fait éclater les dalles de verres qui se sont obscurcies avec le temps perdant de leur clarté. Vous pouvez constater la différence avec le seul oculus de LABOURET encore présent dans l'église.
Cordialement
RAULT Sébastien
Gérant
SARL LES MAITRES VERRIERS RENNAIS"

La première différence concerne en effet  l'appareillage des morceaux de verre. Il est possible de la comparer en examinant de l'extérieur les deux oculi, celui de 2007 et celui de 1952. On en profitera pour admirer la belle réalisation de l'œil en pierre de Logonna.

Dans le premier oculus (1952), nous constatons que le mortier est d'épaisseur irrégulière, comme si les morceaux de verre avaient été placés dans la masse de béton. Une autre différence est importante à constater, car les conséquences pour le rendu visuel sont majeures, c'est que l'inscription est tracée par de fins bâtonnets de verre.

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Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

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Dans l'oculus Pastor et Rector de 2007, le verre est retenu par un réseau fin et régulier qui évoque plus le châssis de plombs que la pâte précédente. D'autre part, l'inscription n'est pas apparente, car elle est peinte en grisaille au lieu d'être faite de lettres de verre.

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Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

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Pour un autre exemple, voici Sainte Catherine (MVR 2007) :

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Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

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L'examen des panneaux originaux est également riche en découverte.

Pour en revenir aux inscriptions, elles donnent un effet beaucoup plus  fort lorsqu'elles jaillissent en lettres de lumière de différentes couleurs que lorsqu'elles sont peintes en grisaille.

Voici Saint Éloi (Labouret 1950) :

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Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

On comparera aussi la précision du dessin, et le choix des couleurs dans les deux cas, pour s'assurer que nous n'avons pas affaire à une "copie". Chacun peut préférer l'une ou l'autre des versions. Soulignons qu'elles ne s'adresse pas au même édifice, l'église reconstruite après l'incendie étant plus claire et lumineuse avec des volumes bien différents de l'église initiale.

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Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

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Même démonstration pour Saint Louis . On en profitera pour constater que le verre est éclaté comme un pare-brise en Securit, et que le  verre blanc est devenu gris. J'ai pensé que cela était du à l'incendie, mais le texte de Catherine Plessis cité en annexe indique que c'est l'effet recherché obtenu par martelage.

 

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

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Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

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ANNEXE.

Pour débuter par la fin, mais aussi par une donnée qui concernent les Finistériens, Auguste Labouret, s'il est né le 20 mars 1871 à Laon dans l'Aisne, près de la cathédrale d'Hirson, il est décédé  le 13 février 1964 à Crozon, plus précisément dans sa maison de Kervéron (au dessus de Postollonec).

Une conférence de Catherine Plessis (extrait) : 

http://association-sages-lens.fr/conference-de-catherine-plessis-sur-auguste-labouret-1-3-2018

"Labouret est un chercheur, c’est un restaurateur théoricien.

Il est frustré par le manque d’étanchéité du plomb qui est le support du vitrail.
Dépose un brevet: n°756065 en France, en Suisse, en Belgique, en Allemagne et en Angleterre.
Pour un vitrail en dalle de verre cloisonné en ciment au lieu de baguettes de plomb.
Système utilisé jusque dans les années 60-70. Le verre (le cristal) en fusion est coulé sur une surface plane.
La galette de verre refroidie lentement et on y découpe les morceaux de verre voulus.
On taille les morceaux de 2 à 3cm à la taille et forme voulues avec un coin et un marteau.
Il utilise la marteline qui est un vieux marteau qu’utilisaient les mosaïstes romains et grecs pour tailler le verre, il obtient ainsi une transparence colorée qui s’oppose au ciment opaque.
C’est le martelage ou l’écaillage qui provoque des microfissures dans la masse qui reflètent d’où une brillance et des nuances très riches. (comme un diamant).
La marteline est toujours utilisée en verrosaïque pour le travail du smati, du marbre et de la pierre. Le manche est en bois et la tête en acier.
Puis on dépose ces morceaux dans un coffrage de tasseaux de bois où on coule du béton, qui forme l’armature. C’est donc très lourd. Aujourd’hui on utilise de l’époxy. (polymère- résine) (4cm contre 1cm).

En 1932, il présente cette nouvelle technique au salon des artistes décorateurs avec la vitrail appelé le St Hubert.
Il remet aussi au goût du jour le granito-ciment avec des joints de dilatation en cuivre ou en aluminium. Grains ou éclats de marbre liés avec un ciment blanc ou gris qui peut être coloré.
« Après 15 ans d’études, d’essais, d’améliorations constantes, je puis vous affirmer que ma nouvelle technique est durable pour 1000 ans, contre toute contradiction par le froid ou de la dilatation par la chaleur ». il avait raison!"

 

Il a travaillé pour le paquebot le Normandie, symbole de la France  des années 30, dans la salle à manger de 1ere classe: des murs de verre.Le verre est gravé, ciselé, bosselé, soit bouchardé. 1500m2 en 1935.
Dans la salle, il y a aussi 6 grands cylindres pyramidaux de verre et 30 appliques de 5 m de hauteur qui se reflètent dans les murs de verres.
Ceci est important car la salle à manger est aveugle.

En 1937, il participe à l’expo universelle Il est président de la classe vitraux.

En 1938, il est fait chevalier de la Légion d’Honneur

En 1938, il commence les mosaïques de la Basilique Sainte Anne de Beaupré au Canada Visitée par plus d’un million de visiteurs par an. C’est la 2eme plus grande d’Amérique du nord. Pour lui son chef d’œuvre. 2600m2. Les voûtes du choeur et de la nef ainsi que les mur du déambulatoire sont consacrés à Ste Anne. ,
Les 240 vitraux évoquent la dévotion de Ste Anne au Québec et son rayonnement en Amérique. Les murs du déambulatoire. Parti en 1940 pour en surveiller la pose, il ne rentrera qu’en 1945 à cause de la guerre. En 1945, il a alors 74 ans il obtient un prix pour la réalisation des 240 vitraux de Ste Anne.

Il est intervenu
♦ Dans les grands magasins:
décoration des Galeries La Fayette Haussmann à Paris, au Bon marché à Paris, il décore le pavillon en 1925,

Pour l’Etat
– À l’office du tourisme de Paris (le sol en mosaïque), L’hôtel du ministère des affaires étrangères à Paris. En 1938, il redécore pour la venue des souverains britanniques, George VI et sa femme, les salles de bains des appartements du quai d’Orsay
« L’or étant réparti à profusion dans les appartements contigus, trois taches d’or rappellent cette tonalité dominante: la baignoire, le lavabo et le grand panneau de verre gravé, placé comme une tapisserie derrière la baignoire. Comme fond, le sol et la plinthe de marbre noir, et les murs laqués de teinte mordorée.
La baignoire entièrement revêtue de mosaïque de Venise, forme un bloc d’or étincelant se détachant sur un large socle de marbre noir, incrusté de motifs de cuivre. Le lavabo comporte un pied den verre taillée… La pièce capitale, le grand panneau décoratif en dalles de verre de 4 cm d’épaisseur… »
extrait de la Revue Glaces et verres d’octobre 1938.
– L’hôtel consulaire de la chambre de commerce et d’industrie à Cambrai.
– La mairie du XVIème arrondissement de Paris l’hôtel de ville de Béthune entre 1926 et 1928 avec des vitraux en verre martelé.
– Pour la mairie de Bois-Colombes en 1936.

Pour des banques
Il fait les vitraux de la Caisse d’Epargne de Cambrai.

Dans les églises
– à l’église Notre Dame de Bonne Nouvelle de l’Hôpital-Camfrout, de l’église st Julien de Courville dans la Marne,
– Celles de Ste Odile de Paris, il réalise un autel en verre sculpté et les cabochons de la grille d’entrée,
– de St Léon à Paris finie par Claire en 1943, aidée de Pierre Chaudière un dessinateur très vite embauché par Auguste.
– de st Louis de Grenay: De la Chapelle de Bon Sauveur de Picauville dans la Manche, de St Eloi d’Hautmont dans le Nord, en 1959 , de l’église Ste Thérèse de Poitiers. – la cité 5 de la compagnie des Mines de Béthune,
– Celle de Ste Eugénie de Soissons dans l’Aisne: il avait proposé à l’abbé Raviart de Soissons sa nouvelle technique des 1932. En 1933 il présente 3 vitraux du transept: annonciation, adoration de la vierge et nativité. Il réalise aussi les mosaïques et les verrières de cette église. De 1950 à 1958, il remplace les vitraux endommagés par la guerre.
il fait les 14 vitraux de l’église d’Hirson dès 1909.
– A propos de l’église St Eloi de Roscanvel dans le Finistère: elle date du XIIème siècle. Elle été bombardée durant la 2nde Guerre. par les Américains Le recteur Pierre Tuarze commande des vitraux après la guerre pour les pays il organise des kermesses demande des dons, des subventions. Labouret fait 11 vitraux en 5 ans. (1950) au prix du verre.
Mais le 3 septembre 1956 l’église brûle.une vierge en sort indemne ainsi que les 11 vitraux. Ils ont quand même souffert car les pompiers ont utilisé de l’eau de mer… donc salée! Cependant ce sont les mêmes vitraux encore en 2006.

Dans les restaurants et les hôtels
– Le restaurant Prunier 16 avenue Victor Hugo à Paris. Les tables sont en mosaïque. Et la façade. Les mosaïque du restaurant Drouant.
– L’hôtel Plazza de Biarritz en 1928 dont l’architecte est Boileau.

Dans les écoles
– L’école des filles à paris dans le 13eme arrondissement
– De 1932 à 1936, le lycée Marie Curie de Sceaux. 8 mosaïques arts déco les joies des arts et du sport, explications sur la photocopie.
– L’école polytechnique

Dans les gares
– Il travaille pour la compagnie du Nord
– La gare de st Quentin : décoration du Hall, le bureau de poste et le buffet.
Lire le passage du fascicule remis par l’office du tourisme de ST Quentin.
–  Mais aussi les gares de Paris-St Lazare, d’Albert, Chauny, Lens, Lyon, Noyon, Longueau et de Tergnier.
– Pour la gare de Lens, il crée des mosaïques en grès cérame sur le travail des mineurs et l’importance du charbon.et de l’industrie. Il a foi dans le progrès. (influence de Jules Verne).
On y voit l’influence de l’art Déco.
Des mineurs se dirigent vers la fosse avec la barrette sur la tète, le pic sur l’épaule et la lampe dans la main. derrière on voit les terrils, les chevalements et les cheminées. . De l’autre côté les mineurs rentrent chez eux la tète basse ils sont fatigués.
Sur les autres on voit les nouveaux moyens de transport: le train, le bateau à vapeur.

Dans les casinos
Vittel, Dieppe, paris-Plage, Vichy.

Dans les théâtres, les cinémas (le Rex) , les Folies Bergères.

Dans les musées:
Comme le musée océanographique de Biarritz.

Dans les paquebots:
– le Normandie mais aussi le Cambodge, le Pierre Loti, le de Grasse, le Chichibu pour le Japon.

Il a travaillé en France, en Angleterre, Italie, Allemagne, Portugal, Cuba, Japon, Canada, Amérique du Sud.

Il a fait aussi beaucoup de rénovations.

Lire la suite http://association-sages-lens.fr/conference-de-catherine-plessis-sur-auguste-labouret-1-3-2018

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SOURCES ET LIENS.

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— BUREL (Marcel) s.d. Les vitraux d'Auguste Labouret dans l'église de Roscanvel. Photographies de Georges Boulestreau. publication de la Paroisse de Roscanvel. En vente dans l'église.

 

— GARGADENNEC, (Isabelle), 2002, "Les vitraux de l'église Saint-Eloi de Roscanvel dans le Finistère par Auguste Labouret" in JABLONSKI (Christine), Regards sur le vitrail, Actes sud, 2002. p. 111-116. Non consulté.

— PLESSIS (Catherine), 2018, Conférence sur Auguste Labouret.

http://association-sages-lens.fr/conference-de-catherine-plessis-sur-auguste-labouret-1-3-2018

 

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
23 février 2019 6 23 /02 /février /2019 22:53

Jeu de piste épigraphique à Roscanvel : son église et ses cloches, sa fontaine, ses manoirs et demeures.

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À Arlette Cadalbert, amoureuse des mots du français et du breton, infatigable choriste, dont les cendres  reposent désormais au cimetière de Roscanvel, face à la mer.

 

Voir aussi :

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La recherche des inscriptions lapidaires du XVIIe et XVIIIe siècle sur la commune de Roscanvel est un jeu tout aussi passionnant que fructueux. Ce parcours de découverte va vous inciter à sillonner la campagne et le bourg et à pousser des Ah Ah Ah de satisfaction à chaque heureuse surprise. Le point de départ, telle une épingle sur une carte, sera le clocher de l'église et son inscription qui saute aux yeux : une piste bleue, pour débuter.

Et chaque relevé épigraphique vous offrira, en bonus, des œuvres d'art périphériques.

Ce sera notre Chasse au Snark à nous : farouche, opiniâtre, et palpitante ; et nous poursuivrons la mythique Pierre Gravée with forks and hope ; et with smiles and soap.

They sought it with thimbles,

They sought it with care;

They pursued it with forks and hope ;

They threatened its life with a railway-share ;

They charmed it with smiles and sloap. (Lewis Caroll, 1876, The hunting of the Snark ).

 

Pour vous aider, la Notice de Couffon indique : 

"Le clocher à une seule galerie est posé sur le pignon ouest ; sous la balustrade du clocher, inscription : " V. ET. D. M. I. HARVEL. RTR/M. R. STEPHAN CVRE/1686 ", écussons des Poulmic-Goulaine et des Le Gentil de Quélern, ainsi qu'un cartouche où on lit : " IEAN. PENFRAT. IEAN. PALUD. LAN : 1651." Cloche fondue à Brest et datée 1781, " DU TEMPS DE MESSIRE JAFFRE PRIEUR ET RECTEUR DE ROSCANVEL . Près de l'église, fontaine : statue mutilée de saint Yves, date de 1666 et, à l'intérieur, inscription : " MESIRE TEFANI LVCAS CVRE ET MESIR CLAVDA MOCAER. RR. "

 

 

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Menu épigraphique à rechercher :

1. Face sud du clocher : "Vénérable et discret H. Harvel, recteur, M. R. Stéphan, curé, 1686".

2. fronton du porche ouest : "Jean Penfrat et Jean Palut fabriques l'an 1651"

3. contrefort du porche ouest : PS LAN / RE : HARV[EL] / : HERIAN

4. Héraldique : armoiries des Poulmic-Goulaine et  dragon volant des Gentil de Quélern.

5. Cloche : "J'ai été faite du temps de Messire Jaffré prieur-recteur de Roscanvel [-] le sieur Pierre Allain commissaire Parein et Mareine [-] Marie Catherine Fraboulet ---sa sœur --- de la marine et de / François Salaun Marguillier. Faite à Brest l'an 1781."

6. Pierre tombale à gauche : CI GIT HERVE CARN : MORT LE : 27 JANVIER 1750 AGE DE 77 ANS R[EQUIESCAT] : IN PACE AMEN.

7. Pierre tombale à à droite de l'entrée : CI GIST LES CORPS DE CATHERINE ET ETIENNETTE PEROT DECEDEE LE 27 JANVIER 1801 AGEE DE 59 ANS ET DE GUILLAUME FRANÇOIS JAOUEN GARDE DU GENIE A QUELERNE DECEDE LE 27 FEVRIER 1812 AGE DE 71 ANS PRIEZ POUR LE REPOS DE LEURS ÂMES

8 . Dates à découvrir  : 1672. 1767.

9. Fontaine : 1666. MESIRE TEFANI LVCAS CVRE /  MESIR CLAVDA MOCAER. RP.

10. Fontaine. Statue de saint Yves (fontaine) : 1690.

11. Manoir de Lodoën : H. HARVEL ET M. GUEGUENIAT SA FAMME 1617 et H. HARVEL A FAICT CESTE P. LAN 1622

12. Maisons du bourg : M:P: PALUT 1611 et C. TANIOV 1618.

 

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1°) LE CLOCHER DE L'ÉGLISE, 1686.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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À l'exception du clocher (qui porte les dates de 1651 et 1686), l'édifice datait des XVIIIe et XIXe siècle et comportait une nef de cinq travées avec bas-cotés, terminée par un chœur à chevet polygonal ; mais il a été détruit (hormis les murs, les vitraux et le clocher) par un incendie dans la nuit du 2 au 3 septembre 1956. L'édifice a été restauré en 1957 sur les plans de l'architecte Philippe, qui a supprimé les bas-côtés, les piliers, les arcades et remodelant entièrement l'intérieur du bâti, la toiture étant soutenue par des arcs en béton.

L'église est aujourd'hui  à plan allongé avec une nef unique et un chevet en cul de four. Le  gros-oeuvre est en moellon de grès et de schiste d'extraction locale, l'intérieur est récent sous une charpente lambrissée, et l'ensemble n'avait pas attiré mon attention, hormis les vitraux de Labouret bien-entendu. Seul un éminent géologue comme Louis Chauris sait s'extasier devant le polylithisme polychrome de l'édifice et en décrire le microgranite beige clair de Trébéron ou de l'Île des Morts voisine, voisinant avec le calcaire bleu-gris — d'age dévonien— aux veinules de calcite blanche, provenant d'un affleurement proche du bourg, et  avec quelques moellons de quartzites de Plougastel, parcourus de veines de quartz blanchâtre. 

Mais un soleil  d'une  matinée de février m'a fait découvrir, en lumière oblique, la belle inscription  du clocher et sa date de 1686 !  Finalement, un jeu de piste passionnant m'attendait.

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LE CLOCHER : SON ÉPIGRAPHIE , SES ÉVANGÉLISTES, SES CLOCHES.

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Contrastant avec le gros-œuvre, l'élévation ouest de l'édifice, de la tour et du clocher sont  en pierre de taille alternant microdiorite quartzique (la belle et blonde pierre de Logonna ), kersantite (le  kersanton dans son faciès noir et fin) provenant chacun du fond de la rade de Brest,  et et plus rarement granite blanchâtre de Tréganna ou "pierre de Bertheaume" provenant des rives méridionales du Léon et granite blanc et rose de l'Aber-Ildut.  Le  pignon ouest  fait remarquer son  escalier aménagé dans l'épaisseur du mur pour accéder à la tour .

La  chambre des cloches  est coiffée  une flèche polygonale à gâbles, aux arêtes édentée par des crochets, et cantonnée de quatre pinacles. Sa base est  délimitée par une balustrade. 

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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C'est sous la balustrade , sur la face sud de l'amorce de tour, que l'inscription de 1686 me fait les yeux doux : une scène de balcon, comme celle de Juliette et de Roméo.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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1°) L'inscription de 1686.

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Je vérifie le relevé de Couffon : je propose de lire plutôt HHARVEL (deux H conjoints) ; par ailleurs, le chronogramme est inscrit sur un bloc de pierre différent du premier, tout en restant dans le même matériau, qui est, I presume, de la pierre de Logonna. 

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V. ET. D. M. HHARVEL. RTR/M. R. STEPHAN CVRE/1686

 

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Je propose la leçon "Vénérable et discret H. Harvel, recteur, M. R. Stéphan, curé, 1686". Cette lecture du mot "recteur"ne semble pas avoir de précédent, mais elle incite à rechercher le noms des recteurs de Roscanvel. Peut-être  retrouverait-on ce recteur sur les actes de baptêmes ?  
De toute façon, la famille Harvel est bien connue à Roscanvel, pour avoir fait construire le manoir de Lodoën (à 1,7 km au sud-ouest de l'église) en 1617  pour Henri Harvel et sa femme M. Guegueniat.  Eh, silence, c'est notre prochaine étape !
 

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Donc : en 1686, les commanditaires des travaux n'ont pas été la fabrique mais le recteur et son curé, et ces deux derniers sont issus de familles de la paroisse : non pas des familles nobles, mais issues de la bourgeoisie.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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L'inscription est en lettres majuscules droites, en réserve , sans cartouche, avec une séparation des mots à base de point unique. Les U sont encore en V ; les lettres sont sobres, la seule fioriture venant des deux A à traverse en V.  L'inscription est très bien conservée, peu érodée.

On ne manquera pas de remarquer le beau N rétrograde de STEPHAN.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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LES QUATRE ÉVANGÉLISTES CANTONNANT LA BALUSTRADE.

 

Ils n'ont ni la fonction de gargouilles, ni celle d'amortissement des crossettes, mais seulement d'ornementation allégorique plaçant la voix des cloches dans sa fonction de rappel de la voix de Dieu.

Ils sont en pierre de kersanton, et ils représentent les quatre évangélistes Matthieu, Marc, Luc et Jean assis face à leur pupitre respectif, la plume (plutôt le calame) à la main. Ce motif est très courant, notamment dans le Finistère où Roland Doré, virtuose de la taille du kersanton,  en a donné un bel exemple à Saint-Thégonnec en 1625. Avant lui, le Maître de Guimiliau en avait sculpté quatre pour les contreforts de l'église du même nom. On les retrouve sur le Grand Calvaire de Plougastel vers 1602-1604 par le Maître éponyme qui en plaça aussi au calvaire de Guipronvel. On les avait déjà à Landivisiau sous le ciseau des frères Prigent. 

Dans l'aventure des ateliers  de sculpteurs sur pierre de Basse-Bretagne qui a débuté en  1423 au Folgoët, il faudrait chercher leur attribution parmi les ateliers les plus tardifs comme celui de Julien Ozanne (1650) ou de Jean Le Bescont (1664-1682), mais le talent et les compétences d'Emmanuelle Le Seach, qui en dressa le catalogue, nous manquent.

D'habitude, ils sont identifiables par leur attribut issu de Tétramorphe, mais il manque ici. par contre, quatre figures, animale ou humaine, sont sculptés dans la corniche (en microdiorite)   juste à leur pied. J'ai souhaité y reconnaître un taureau (Luc), puis un aigle (Jean), puis un lion ailé (Marc), puis un ange (Matthieu).

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Saint Luc et son  Taureau ailé.

Il est assis devant un pupitre (une cuve entre deux pieds en S) où son livre est posé. Il est vêtu d'une cape serrée sous le cou par un fermail rond, et qui laisse les pans s' envoler  de chaque coté. Sa barbe est sculpté comme un colombin de potier autour du menton. Sa bouche est courte, fine et convexe. Le nez est droit. Les pupilles des yeux sont comme des billes creuses (comme le faisait Roland Doré). Les cheveux font deux révérences bouclées sur les épaules.

Le plus curieux est la coiffure, en barrette à quatre cornes.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Saint Jean et son aigle.

La description est assez identique à celle du précédent, mais il n'est pas barbu, il a la tête nue, et sa main gauche est posée sur sa poitrine.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.
Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Saint Jean, son aigle... et sa mésange bleue.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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3. Saint Marc et son lion ailé.

Mêmes caractéristiques que saint Luc (barbu, coiffé d'une barrette, pupilles creusées, etc) il est en train d'écrire.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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4°) Saint Matthieu et l'Homme.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Les visages sculptés sur le clocher.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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LA FAÇADE OCCIDENTALE.

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Épigraphie de Roscanvel : son église et ses cloches, sa fontaine, ses manoirs et demeures.
Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Couffon signale les  écussons des Poulmic-Goulaine et des Le Gentil de Quélern. Cela correspond-il à ces blocs de kersanton très érodés ?

1°) L'écusson parti au I de Goulaine, au II de Poulmic.

Poulmic :   échiqueté d'argent et de gueules.

Goulaine :  Mi parti d'Angleterre et de France (mi-parti de gueules à trois léopards d'or passant l'un sur l'autre et d’azur à trois fleurs de lys d'or.

Malgré l'érosion, nous devinons encore la couronne au dessus de l'écu, et  les deux moitiés différentes (Poulmic à droite avec ses carrés).

Ces armoiries se retrouvent aussi sur l'église de Telgruc et sur la chapelle Rocamadour de Camaret : c'est le  blason d'Anne de Ploeuc épouse de Jean de Goulaine ou plutôt de Claude de Goulaine, comtesse de Crozon, vicomtesse de Porzay, baronne de Poulmic, qui épousa le 4 mai 1634 Jean III du Han (1593-1649), seigneur de Launay du Han de Bertry. Elle est décédée à Rennes le 17 septembre 1660 . Ce blason est donc cohérent par rapport à la date de construction de la façade occidentale en 1651.

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Rappel par le chevalier de Fréminville "Anne du Chastel , dame héritière de Poulmic , transporte ce fief par mariage à Vincent de Plœuc, seigneur du Tymeur. Anne de Plœuc , héritière de Poulmic , transporte par mariage ce fief à Jean de Goulaine , baron du Faouet.   Claude de Goulaine , dame héritière de Poulmic, (5 juin 1593 à Rennes, Rennes 22 décembre 1649)  transporte ce fief par mariage à Jehan du Ham, président au Parlement de Bretagne. Joseph-Marie du Ham, seigneur de Poulmic, épouse N. de Coëtlagon, dame de Vauluisant."

L'écu de l'église de Telgruc, mieux conservé, nous aidera à reconnaître les formes effacées de celui de Roscanvel :

 

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Telgruc, Porche sud, détail du blason aux armes des Poulmic et Goulaine. Photo Bernard Bègne (c) Région Bretagne

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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2°) L'écusson de Gentil de Quélern, d'azur au dragon volant d'or.

Il est placé au dessus des armoiries  précédentes, témoignant de la prééminence de cette famille dans cette église. La famille possédait le manoir de Quélern.

Il faut un peu d'imagination pour reconnaître dans les formes érodées celle d'un dragon ailé.

https://fr.wikisource.org/wiki/Nobiliaire_et_armorial_de_Bretagne/G

Gentil (le),_sr de Barvédet, par. de Ploëven, — du Pontlez et de Kercaradec, par. de Quéménévon, — de Coëtninon, par. de Plomodiern, — de Kerléven, par. de Ouimerc’h, — de  Rosmorduc, par. de Logonna, -- de Penanvern, — de Quélern, par. de Crozon, — des Rochers, — de Pencran, — de Kerougant. — du Tromeur, — de la Barbinais et marquis de Paroy, en Brie en 1754.

Ane ext., réf. 1668, huit gén., et maint, par les commissaires en 1699 ; réf. et montres de 1426 à 1536, par. de Ploëven-Porzay, Quéméneven et Plomodiern, év. de Cornouaille.

D’azur au serpent volant d’or. Devise : Spargit undèquague venenum et Suis nititur alis.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ancien-manoir/6bdcae57-7e69-47e8-926b-78f8a98d5c64

Un peu à l’écart du bourg de Quélern et non loin des fameuses fortifications érigées par Vauban, se dressent encore, face aux îles Trébéron et des Morts, les vestiges du manoir de Quélern (Kerlern en breton), ancien logis seigneurial de la paroisse .

Le bâtiment d’origine  est en partie ruiné ; il subsiste une forte tour carrée en gros moellons et un corps de logis qui a fait l’objet d’une restauration récente ; des dépendances, un petit pavillon en bordure d’un ancien chemin et de vieux murs couverts de lierre complètent le tableau .

Possession de la famille Goulhezre (armes : d’or au chevron d’azur accompagné de trois trèfles de gueules) puis par alliance de la famille Le Gentil de Quélern (armes : d’azur au dragon volant d’or), branche cadette de la famille Le Gentil de Rosmorduc, famille d’antique noblesse et puissamment établie en Léon et en Cornouaille, le manoir de Quélern appartenait au XVIIIème siècle au maréchal de camp Emmanuel-Jean l’Evangéliste Le Gentil, baron de Quélern (1773-1843), officier général du Génie et conseiller général du Finistère .

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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3°) L'ange de kersanton.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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L'inscription de 1651 du fronton : 

Couffon l'avait relevé comme " IEAN. PENFRAT. IEAN. PALUD. LAN : 1651.". Mais il faut lire :

IEAN : PENF / RAT : E : IEAN / PALVT : FABR / IQVES : LAN : 1651

soit : "Jean Penfrat et Jean Palut fabriques l'an 1651".

Notez les trois N rétrogrades et la lettre Q écrite comme un P rétrograde. On s'interroge depuis longtemps sur cette inversion de la lettre N, dans laquelle on a pu voir le manque d'instruction des graveurs et tailleurs de pierre, ou des messages ésotériques. Je pense plutôt (après en avoir examiné un grand nombre d'exemples) qu'il s'agit d'une ornementation, une façon jugée élégante d'écrire un texte pour en signaler l'importance. Cette mode est limitée dans le temps.

Notez aussi la graphie PALUT (au lieu de PALUD), car nous allons la retrouver : en effet, Jean Palut avait sa maison à deux pas d'ici, et ses ancêtres  avaient fait graver ce nom et les dates de 1611. 

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Dans le muret d'enceinte : la date de 1672.

C'est manifestement un réemploi.

Il est important de noter que c'est durant l'année 1671 que le Père Maunoir vint prêcher une mission à Crozon, Camaret et Roscanvel et y raviva la foi si bien que trois mille personnes apprirent à méditer la Passion en chantant les vers breton qu'il venait de rédiger.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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LES DEUX CLOCHES.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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1°) La grosse cloche de 1781 .

En l'absence d'un accès à la chambre des cloches, la lecture de l'inscription est fragmentaire :

 IAI * ETE *  FAITE * [DU TEMPS DE ME]SSIRE * JAFFRE * PRIEUR *  ET [RECTEUR DE ]  ROSCANVEL

 LE *  SIEUR * PIERRE *  ALLAIN *  COMMISSAIRE * PAREIN ET MAREINE /

E MARIE * CATHERINE * FRABOULET * / ---SA SOEUR ------- * DE * LA * MARINE * ET DE

FRANÇOIS * SALAUN * MARG[UILLIER]  / FAITE A * BREST * LAN *  1781  [fin de l'inscription]

( * = fleur de lys)

Sur un soubassement à trois degrés, un crucifix fleuronné de fleurs de lys. Les marches et la croix sont ornées de lignes entrelacées.

Sur l'autre face, un médaillon contient la Vierge de l'Immaculée-Conception, cantonnée de quatre têtes d'anges.

Les personnages cités sont :

 

  • Messire Jaffré, prieur et recteur de Roscanvel. Il est attesté, sous ce titre de prieur-recteur, en 1774 (où il livre un état de la population de la paroisse")
  • Le sieur Pierre Allain, commissaire  (et ? parrain de la cloche).
  • Marie-Catherine Fraboulet : en 1795, le (premier) maire de Roscanvel se nommait Fraboulet.
  • François Salaun, marguillier (= fabrique) figure parmi les signataires du cahier de doléances de Roscanvel en 1789. https://roscanvel.presquile-crozon.com/histoire/doleances-roscanvel.htm

Quel est le fondeur de cette cloche ? Les fondeurs du roi à Brest ont été Thomas Le Soueff (actif jusqu'en 1714), Etienne Le Moyne jusqu'en 1760 et les Beurrier de la Rivière (Jean, Jean-François puis René), et enfin à la fin du XVIIIe siècle Jacques Le Beurrier La Rivière (1724-1797)  et son neveu Julien Le Beurrier (1759-1818). Un élément de détermination vient du médaillon de l'Immaculée-Conception, exactement identique à celui placé par Thomas Le Soueff sur la cloche du Prêcheur (Martinique), fondue à Brest en 1712. Voir :

 

http://www.lavieb-aile.com/2018/12/la-cloche-fondue-en-1712-par-le-soueff-a-brest-pour.html

Or, Thomas Le Soueff était apparenté avec la vaste famille de fondeur Beurrier la Rivière, puiisqu'il avait épousé en 1689 Jeanne Le Douarin, veuve d'un Jacques le Beurrié. On peut penser que ses moules d'ornementation sont parvenus à sa mort (à Brest) dans l'un des ateliers des Beurrier-la-Rivière de Brest.

En définitive, il n'est pas possible d'attribuer cette cloche fondue à Brest en 1781 à un atelier précis, mais le nom de Jacques Beurrier La Rivière peut être proposé. Seule la collecte des motifs stylistiques de l'ensemble des cloches du Finistère et leur catalogue permettrait d'aller plus loin.

On remarquera enfin que la couronne à anses n'est pas ornée (à la différence des motifs de têtes humaines de Le Soueff) .

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Complément :

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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La petite cloche.

Elle ne porte pas d'inscription, mais un crucifix sur une face, et la Vierge de l'autre.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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La date du contrefort intérieur ouest : 1767 (en haut à droite).

Elle pourrait correspondre à une consolidation du massif occidental.

 

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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LES PIERRES TOMBALES.

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Pierre tombale à gauche de l'entrée.

CI GIT HERVE CARN : MORT LE : 27 JANVIER 1750 AGE DE 77 ANS R[EQUIESCAT] : IN PACE AMEN.

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Un long calcul permet de dire que ce défunt était né en 1673.

Que dit la généalogie ? Elle parle d'un Hervé Carn de Roscanvel né en 1649 et mort le 22 décembre 1691, époux de Clémence Le Treut et père de Bernard C. qui épousa Marie Le Treut, et de Marguerite (1718-1758). Ce n'est pas notre homme, mais c'est peut-être son père.

Un autre auteur parle d'Hervé Carn né à Roscanvel, époux de Madeleine Lochore puis d'Anne Le Bris, père d'Anne Carn née à Lambezellec en 1690. 

Mais les Carn sont nombreux à Roscanvel. Que celui-ci repose en paix.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Pierre tombale à droite de l'entrée.

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CI GIST LES CORPS DE CATHERINE ET ETIENNETTE PEROT DECEDEE LE 27 JANVIER 1801 AGEE DE 59 ANS ET DE GUILLAUME FRANÇOIS JAOUEN GARDE DU GENIE A QUELERNE DECEDE LE 27 FEVRIER 1812 AGE DE 71 ANS PRIEZ POUR LE REPOS DE LEURS ÂMES.

Ce couple est connu du généalogiste Luc Le Gall, de Plougastel, qui indique qu'ils eurent deux enfants, Marie-Yvonne Jaouen décédée à 3 mois (Brest 1765-Plougastel 1765) et Jean-Marie Jaouen, décédé à 6 mois  (Brest Saint-Louis 1768-Plougastel Pedel 1769). Il donne à Guillaume-François la profession de maître-maçon.

https://gw.geneanet.org/everest29?lang=fr&pz=luc+gerard+philippe+jacques&nz=le+gall&p=guillaume+francois&n=jaouen

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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LA FONTAINE.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

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L'inscription de 1666 (fontaine).

Couffon a relevé : MESIRE TEFANI LVCAS CVRE ET MESIR CLAVDA MOCAER. RR.  : "Messire Lucas Tefani curé et Messire Claude Mocaer prieur-recteur."

La date de 1666 est sculptée sur le sommet de la niche.

 

L'inscription est portée sur les deux parois latérales de l'édicule.

1°) à droite, elle occupe un cartouche à deux lignes inégales : TEFANI / MESIRLVCASCVRE

2°) à gauche, elle s'étend sur une seule ligne : MESIRECLAVDAMOCAERRP

Soit : "Messire Lucas Tefani curé, /  Messire Clauda Mocaer Recteur-Prieur", ou bien : "Tefani Messire Lucas curé /  Messire Clauda Mocaer Recteur-Prieur". Comme le patronyme TEFANY très connu à Camaret, le patronyme LUCAS est bien attesté à Roscanvel, à la différence du prénom Lucas associé à Tefany. Pourtant, une inscription de Camaret, sur la maison devant l'église  indique ATEPHANI LK / DRU LAN 1650, ou LK pourrait correspondre à Lucas (?).

Voir l'inscription http://www.lavieb-aile.com/article-visite-de-camaret-et-de-ses-inscriptions-lapidaires-ses-tildes-86992145.html

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Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

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La fontaine : le fût de croix avec la statue mutilée de saint Yves, 1690.

L'Atlas des Croix et Calvaires du Finistère donne :

2652. Roscanvel, fontaine au sud de l’église, k. 1,80 m. XVIe s. Fût fuselé, statue de saint Yves, motif en forme de harpon sous le culot. La date gravée sur le socle (1692) n’est pas à attribuer au fût. Un second socle de croix gît aussi près de la fontaine. [Yves Pascal Castel 1980]

Il faut corriger la date (en réalité 1690) et le "motif en forme de harpon", en réalité une paire de ciseaux ou des forces de laine. 

Le saint se reconnaît à son sac contenant soit un livre de droit, soit les pièces du procès qu'il doit instruire en son titre d'Official de Tréguier, mais également à son vêtement à larges manches, recouvert d'un camail retombant sur les épaules.

Ce type de fûts de croix, où la statue d'un saint patron en haut relief est sculpté dans la masse monolithique, au 1/3 inférieur, est répandu en Presqu'Île de Crozon.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Statue de saint Yves. La fontaine de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Statue de saint Yves. La fontaine de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Le manoir de Lodoën.

Trois familles y vécurent, qui ont marqué l'histoire de Roscanvel : les Harvel, Taniou et Le Mignon, familles bourgeoises qui exercèrent les métiers de procureur et notaire. Or, nous avons déjà rencontré à deux reprises le nom de Harvel dans les inscriptions de l'église, à propos  de H. Harvel, recteur en 1686, et de RE. Harvel, possible membre de la fabrique. C'est d'autant plus intéressant de se rendre sur place (propriété privée)  que le manoir, qui fait l'objet d'une étude du Patrimoine est toujours présent, et qu'il possède  lui aussi deux belles inscriptions : 

1°) Sur la façade sud sur kersanton : H HARVEL / ET M :  GVEGVENIAT SA FAMME  1617.

On ne peut que souligner la beauté de cette inscription, avec la finesse du grain de la pierre, sa ponctuation de séparation à base de deux-points en losange (un procédé remontant aux inscriptions en caractères gothiques), le mélange parfaitement harmonieux des proportions des lettres  capitales (le E et le T par ex.), l'élégance d'un R , le charme des deux différents G. 

 

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Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

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2°) Linteau du portail de cour , sur pierre de Logonna :

HHARVEL A FAICT CESTE P [ORTE?] / LAN 1622.

Dans les deux inscriptions, l'initiale du  prénom,  le  H,  est identique à celui du recteur,  et peut correspondre à Henri ou à Hervé. Il est courant de reprendre le même prénom à chaque génération.

Le manoir figure sur la carte de Cassini sous le nom de Laudoen.

Les généalogistes (poirrier78) connaissent bien la famille HARVEL de Roscanvel. Je note aussi une alliance avec la famille STEPHAN. L'auteur mentionne :

 Henry /1637-1682/ &1659 Hélène TANIOU ca 1633-1699

 Henry 1662-1738 &/1693 Catherine STEPHAN 1661-1741

 Hervé ca 1656-1682/

Plus tard, on signale un René Harvel (1671-1753), "matelot",  fils de Jean,  dont il est intéressant de lire les actes 

https://gw.geneanet.org/fcamar?n=harvuel+ou+harvel&oc=&p=rene

- Acte de naissance - Harvel René - Roscanvel - 1671 - 

Ce jour 3me avril 1671 fut baptisé sur le fond batismal de Roscanvel par le soussignant curé ... René fils naturel et légitme de Jean Harvel et Marie Harvel son parain... par la nomination de Jean Herian et Jeanne Haruel qui ne signe et témoins de quoy avons signé.

On remarque ici ce patronyme de HERIAN rencontré à coté de celui de Harvel sur le contrefort de l'église.

- Acte de mariage - Harvel René - Largenton Marie - Roscanvel - 1691 --

Ce jour quatorzieme may 1691 après les fiancailles faites et les trois proclamation de ban par trois dimanche consécutifs aux prosnes de grande messe entre honorable personnes René fils de décédé Jean Harvel décrété en mariage par décret du 13e du courant par la juridiction de Crauzon, et Marie fille a Bernard Largenton et Marguerite Treut tous de la paroisse de Roscanvel. Sans opposition canonique , ont esté conjoint en mariage par soussignant resteur le dit jour en présence de Bernard Harvel, Bernard Largenton, Hervé Le Treut, Olivier .. . et plusieurs autres et de leurs parents. 

 

-Acte de décès - Harvel René - Roscanvel - 1753 - 
- Le vingt sept juillet mil sept cent cinquante trois mourut au Kervian René Harvel muni de tous les sacrements âgé d'environ quatre vingt ans et a été enterré le lendemain dans le cimetière de cette église ont assisté au convoy Claude Stephan, Joseph Palut, Tanguy Le Treut et autres qui signent.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Les maisons de maître dans le bourg. TANIOU 1618 et PALUT 1611.

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La commune abrite également rue Saint-Pol-Roux  une  maison de 1618 qui a été construite pour C. TANIOU, maître de barques qui assurait la liaison maritime avec Brest. On y lit sur le porche de kersantite  l'inscription C. TANIOV. 1618.

 

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Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Un peu plus haut, Venelle du Centre. une belle maison ouvre sa cour par une porte en anse de panier où le linteau montre l'inscription : M.P. PALUT 1611. Une autre inscription sur un porche intérieur en kersantite répète cette date de 1611

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Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Terminons par un clin d'œil au XXe siècle, avec cette très belle restauration de l'ancienne poste. Un document épigraphique remarquable. Cet ancien bureau de poste doit être rapproché de celui du Fret : 

"Le bureau de poste du Fret dit "Le Fret-Crozon" est réalisé sur les plans de l'architecte Pierre Baillet de Brest, en 1954. L'entreprise adjudicataire des travaux est celle de L. Dieutegard à Camaret.  Situé à l'entrée du Fret, ce petit bureau de poste en béton enduit adopte un plan en L avec une avancée à étage. L'ensemble est couvert d'un toit à longs pans et pignon découvert en ardoise. Un porche précède l'entrée du bureau de poste situé au rez-de-chaussée tandis que l'étage est réservé à l'habitation du receveur des Postes. Conçu au début des années 1950, ce bâtiment public est de conception néo-régionaliste avec son avancée et ses pignons découverts. Deux autres bureaux de poste à Roscanvel et Lanvéoc ont été construits à la même époque, dans un style comparable. Ils témoignent de l'époque où les bureaux de poste constituaient un véritable réseau sur l'ensemble du territoire. "  Christel Douard FlorentMaillard . Judith Tanguy-Schröer

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ancien-bureau-de-poste/9161575b-d8c6-4888-a2d1-e15d9273a720

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Épigraphie de Roscanvel : son église et ses cloches, sa fontaine, ses manoirs et demeures.
Épigraphie de Roscanvel : son église et ses cloches, sa fontaine, ses manoirs et demeures.

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SOURCES ET LIENS.

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n.b la fabrique de la paroisse est attestée en 1814 avec les signatures du curé Domin, et de Le Braz, Jaffré, Legevalo, Le Guen et J.M Penfrat.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/41435db200985eab52db539aa8a815e8.pdf

— SITE www.presqu-ile-de-crozon.com

https://www.presqu-ile-de-crozon.com/roscanvel/index.php

— BUREL, (Marcel) 1980, "Roscanvel : le manoir de Lodoën aux 17e et 18e siècle", les cahiers de l'Iroise, avril-juin 1980.

 — BUREL, (Marcel), 1995. Roscanvel dans la presqu´île de Crozon. Bannalec : Impr. Régionale, 1995.

— CHAURIS, (Louis), 2009. "L´église Saint-Eloi à Roscanvel. Un polylithisme exacerbé". Dans : Avel Gornog , N° 17, juillet 2009.

— COUFFON, René, LE BARS, Alfred, 1988. Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles. Quimper : Association Diocésaine, 1988. p. 369.

— GARGADENNEC, (Isabelle), 2002, Les vitraux de l'église Saint-Eloi de Roscanvel dans le Finistère par Auguste Labouret in Regards sur le vitrail, Actes sud, 2002. p. 111-116

— Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel) :

Manoir de Lodën :

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/manoir-de-lodoen-roscanvel/0205d4b3-a75d-4275-ab54-f0bef5926730

Eglise :

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/eglise-paroissiale-saint-eloi-roscanvel/cd58c89c-419e-4550-802a-ba657b20c77f#historique

Fontaine :

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/fontaine-de-devotion-saint-eloi-place-de-l-eglise-roscanvel/70e7dd5c-d1a0-4765-b558-b6a2cd584b5d

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Published by jean-yves cordier - dans Inscriptions
20 février 2019 3 20 /02 /février /2019 12:36

Zoonymie des Odonates : le nom de genre Coenagrion, Kirby, 1890. 

 

 

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née.

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 Zoonymie des Odonates.

 GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

 

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ZYGOPTÈRES

Calopterygidae

 

Coenagrionidae.

BIBLIO :

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Résumé :

— genre Coenagrion, Kirby (W.F), 1890, Syn. Cat. Neur. Odon., London, :148. Du suffixe coen- "commun à, relatif au plus grand nombre, général", accolé au nom de genre Agrion [Fabricius 1775 puis Sélys] 1850, que Kirby réorganise complètement.  Parmi les Zygoptères (nommés alors Agrionidae), Kirby a réservé l'ancien nom de genre Agrion  aux Calopterygidae dans la sous-famille Agrioninae , et il a placé tous les autres (auparavant nommés Agrions) dans la sous-famille des Coenagrioninae  : Coenagrion doit, dans ce contexte, être interprété comme "l'ensemble des Agrions"  à l'exception des Calopterygides. 

— Nom commun en français : "Agrion" Jourde in Diskstra 2007, adopté par tous.

— Noms communs en d'autres langues : 

Leur élément commun est de souligner leur couleur, majoritairement  bleue. : "Die Azurjungfern "en allemand, "the Bluets" en anglais.

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LE NOM SCIENTIFIQUE.

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LE NOM DE GENRE COENAGRION KIRBY, 1890.

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890, A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London, Gurney & Jackson; page 148 .

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/164/mode/1up

 

1°) Présentation de l'auteur, William Forsell Kirby (Leicester 1844-Londres 1912).

William Forsell Kirby est un entomologiste britannique, né le 14 janvier 1844 à Leicester et mort le 20 novembre 1912 à Londres.

Il fait ses études auprès d’un précepteur et très tôt s’intéresse aux papillons. Il fait paraître, dès 1862, un petit Manual of European Butterflies. En 1867, il devient conservateur du muséum  de la Société royale de Dublin. Kirby fait paraître en 1871 un Synonymic Catalogue of Diurnal Lepidoptera qu’il complète en 1877. En 1879, il rejoint le personnel du British Museum comme assistant après la mort de Frederick Smith (1805-1879). Il fait paraître alors plusieurs catalogues d’espèces comme Rhopalocera Exotica (1887-1897) ainsi qu’un Elementary Text-book of Entomology. Il prend sa retraite en 1909.

Ses types sont aujourd’hui conservés au Muséum d'histoire naturelle de Londres et une partie de sa collection au muséum national de Dublin.

Les principales contributions de William Forsell Kirby à l'odonatologie ont été une révision de la sous-famille des Libellulidae (Kirby 1889) et son Catalogue synonymique des Odonates du monde (Kirby 1890). La première publication classait les membres de la « sous-famille » des Libellulidés (pour nous, la famille) dans 88 genres, dont 39 nouveaux, et où  53 nouvelles espèces y ont été décrites.

Le catalogue synonymique mondial des odonates de Kirby (1890) donne la liste des quelques 1800 espèces existantes et de 103 espèces fossiles. Pour le rédiger, il a compilé les ouvrages de 122 auteurs (dont 24 auteurs spécialisés dans les fossiles d'Odonates). Il y introduit 

Kirby est également l'auteur pour les Odonates, outre le genre Coenagrion, des genres Devadatta et Caconeura ou  de l'espèce Lestes dyas, mais aussi du genre Somabrachys pour les Lépidoptères (en 1892), ou de 7 noms de Phasmatodea. (source : Animalbase)

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2°) Rappel de taxonomie au XIXe siècle avant Kirby.

Les Odonates forment un Ordre propre depuis Fabricius 1793, ou plutôt, ils ne sont encore alors qu'un sous-ordre des Nevroptera.  Ce sous-ordre est séparé en trois familles, les Libellulidae (2 sous-familles,  Libellulinae et Cordulinae), les Aeshnidae (s.-f. Aeshninae et Gomphinae) et les Agrionidae (s-f. Agrioninae et Calopterynae).

L'entomologiste belge de Sélys-Longchamps (1813-1900), après avoir rédigé la Monographie des Libellulidées d'Europe en 1840 et la Revue des Odonates en 1850,  a consacré une série de monographies ou de Synopsis à ces sous-familles. Ce furent les Synopsis des Calopterygines, en 1853, des Gomphines en 1858, et des Cordulines en 1871  ; et en 1860-1864, il a décrit les  les  Agrionines qu'il divise en trois Légions, les Pseudostigma, les Lestes et les Protonevra.

Kirby reprend la division  en 3 familles Libellulidae / Aeshnidae / Agrionidae, mais il  sépare les AGRIONIDAE en deux sous familles, les Agrioninae (33 genres) et les Coenagrioninae (85 genres). 

Les Agrioninae débutent par le genre Agrion Fabricius 1775, synonyme de ce qui est notre genre Calopteryx. Aucun des noms des 32 autres genres n'est bâti sur le nom Agrion

Les Coenagrioninae sont divisés en Pseudopterostigmatina (5 genres, dont Pseudostigma) et Normostigmatina  (80 genres). Le genre Coenagrion qui donne son nom à la sous-famille occupe la 56ème place de ces 80 genres. Il accueille 43 espèces mondiales, dont  C. puella Linnaeus 1758 qui est l'espèce-type du genre. Un grand nombre des noms des Normostigmatinae (17 d'entre eux) est composé sur -Agrion en final.
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Les Odonates réparties par Kirby

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Description originale :

Genus 56. Coenagrion. 

†  Agrion, Fabr. Syst. Ent, p. 425 (1775); Leach, Edinb. Encycl. ix. p. 137 (1819); Steph. 111. Brit. Ent., Mand. vi. p. 71 (1836) ; Charp. Lib. Eur. p. 21 (1840) ; Selvs, Mon. Lib. Eur. p. 146 (1840); Rev. Odon. p. 171 (1850) ; Bull. Acad. Belg. (2) xli. p. 1246 (1876). 

Puis suit les 43 espèces mondiales.

 

Le détail important est la petite croix ou obèle placée au début . En tête d'ouvrage, Kirby indiquait que cette obèle "denotes that the section of the genus to wich it is prefixed is not regarded as typical". Cela concerne :

  • 1775 Agrion Fabricius, Syst. Ent. :425
  • 1815 Agrion  Leach Edinb. Encycl. 9 :137
  • 1836, Agrion, Stephens, Ill. Brit. Ent. 6:71
  • 1840, Agrion, Charpentier, Lib. Eur. :21
  • 1840, Agrion, Selys, Monog. Lib. :146
  • 1850, Agrion,  Selys et Hagen, Rev. Odon. :171
  • 1876, Agrion, Selys, Bull. acad. Belg. 41:1246.

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https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/164/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/164/mode/1up

 

 

 

ÉTUDE DU NOM COENAGRION.

Du suffixe coen- "commun à, relatif au plus grand nombre, général", accolé au nom de genre Agrion Fabricius 1775 puis Sélys 1850, que Kirby réorganise complètement. 

Les suffixes coen- ou coeno- ou aussi cen- ou ceno- ou caen- ou caeno- proviennent du grec   koin-, koino-,  "koinos"  signifiant "commun, général"  comme dans coenoblaste, ou coenocyte, dans   coenesthesie ou cénesthésie (sensibilité commune), dans cénobite (vivant en commun), etc.. L'exemple le plus connu de l'emploi du terme grec est celui de la koinè , langue commune du monde grec aux époques hellénistique et romaine, et, par extension, toute langue véhiculaire commune à des locuteurs ayant des langues maternelles différentes.

Kirby a accolé au nom de genre Agrion de Fabricius ou de Sélys,   le suffixe coen- qui signifie "commun, général, rassemblé". C'est un nom "taxonomique", choisi pour des motifs de progression de la classification, et non "descriptif",  qu'il ne faut pas interpréter en traduisant les deux mots coen- et agrion (du grec agrios, "agreste") par : "répandu dans les champs".  Si on tient compte du fait que ce genre donne son nom à la sous-famille des Coenagrioninae, ou qu'il appartient à un groupe de 17 genres dont le nom est aussi construit sur un suffixe précédant "-agrion" (Pseudagrion, Megalagrion, Leptagrion, Leptagrion, Anisagrion, Argiagrion, Cénagrion, etc.), il me semble que Coenagrion doit être interprété comme "la plus grande partie des Agrion dénommés auparavant par Fabricius, Stephens ou Sélys" . Voir infra l'interprétation de Fliedner pour qui " Coenagrion, du grec Koinos, "commun" devait remplacer le nom Agrion de Fabricius en raison des vives dissensions pour savoir lesquels des Zygoptères avaient le droit de revendiquer ce nom". Initialement, le nom  Agrion de Fabricius comprenait tous nos Zygoptères. Puis ce genre a été divisé en de nombreux autres, dont beaucoup se terminaient par -agrion. Mais plus tard, des controverses ont éclatés pour savoir si le nom d'Agrion devait être attribué aux seules  Calopterygides ou aux autres Demoiselles. Pour mettre fin à tous les malentendus, Kirby a nommé Agrion les Calopterygides, et Coenagrion tous les autres genres. Mais le nom de genre Calopteryx était bien établi depuis Burmeister 1839, et le nom de genre Agrion de Kirby a finalement été invalidé."

 En résumé : Parmi les Zygoptères (nommés alors Agrionidae), Kirby a réservé l'ancien nom de genre Agrion  aux Calopterygidae dans la sous-famille Agrioninae , et il a placé tous les autres (auparavant nommés Agrions) dans la sous-famille des Coenagrioninae  : Coenagrion doit, dans ce contexte, être interprété comme "l'ensemble des Agrions"  à l'exception des Calopterygides. Mais il est bien difficile d'exprimer en une seule phrase la complexité de ces changements de portefeuilles.

Aujourd'hui, le sous-ordre Zygoptera comprend les super-familles des Calopterygoidea et des Coenagrionoidea, mais aussi des super-famille des Lestoidea et des Hemiphlebioidea. Parmi les  Coenagrionoidea se trouve la famille des Coenagrionidae Kirby, 1890, qui comprend, dans  la sous-famille des Coenagrioninae Kirby, 1890,  13 genres dont Coenagrion, Erythromma, Pyrrhosoma et Nehalenniale .

 

 

 

 

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LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

 

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POITOU-CHARENTE NATURE

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/agrion-de-mercure/

 

"Coenagrion de coen dérivation probable de koinos = ensemble ; les Coenagrionidae volent souvent en tandems, et agrion, d’agrios = qui vit dans les champs ; en période de maturation, ces insectes fréquentent souvent les prairies."

Je ne partage pas cette interprétation.

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DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"Coenagrion: Kirby, 1890 from Grk. κοινός = common, widespread + ἄγριος = wild, living in the fields."

Je ne partage pas cette interprétation, avec un contre-sens sur "commun" : coen- ne signifie pas "commun" au sens B du CNRTL, "répandu, habituel, banal" mais "partagé par tout un ensemble".

 

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D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearu

"Coenagrion - κοινος, η, ον = nuovo, recente + αγριος = agrestis (Agrion). Nuovo genere simile ad Agrion (v. Cercion)"

Je ne partage pas cette interprétation, pourtant séduisante, car il n'est pas attesté que le suffixe coen- puisse se traduire par "neuf, recent". 

.

H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

"Coenagrion [gr. koinos - common] was to replace the name Agrion Fabricius because of a heavy dissension which Zygoptera had a right to claim that name ."

"Agrion was a name by Fabricius to comprise all Zygoptera. It is derived from gr. agrios [living on the fields, wild] and it might have been chosen, because zygopterans unlike e.g. flies do not live in the domestic area. This genus was split into numerous others many of which got names ending in -agrion. But later on controversies arose whether calopterygids or the other damselflies were the true agrionids. So to end all misunderstandings KIRBY (1890: 148) proposed the genus name Coen-agrion [gr. koinos - common] for all genera that were no calopterygids. But the name Calopteryx was well established since BURMEISTER (1839): so the elder name Agrion eventually was repressed (cf. FLIEDNER 1997: 41 sq.)."

Voir supra.

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VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"koinos = gewoon: agrios = landelijk"

 

La traduction que j'obtiens de gewoon est "ordinaire, courant" ;  la traduction littérale de Coenagrion passe à coté de son  sens taxonomique.

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NOM VERNACULAIRE DU GENRE COENAGRION.

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LE NOM EN FRANÇAIS : COENAGRION.

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La communauté des entomologistes francophones choisit, depuis Sélys,  son nom commun français au plus près du nom scientifique : on s'attendait à ce qu'elle choisisse de "traduire" Coenagrion par Coenagrion ou Cénagrion. Mais non : elle a choisi "Agrion". 

Dans l'annexe 3 du Guide de Jourde traducteur de Dijkstra, qui est la Liste des espèces traitées dans le guide, les choix nomenclaturaux de ces auteurs apparaissent clairement, avec des noms vernaculaires formés sur le moule binominal. Un "nom de genre" vernaculaire, en un seul mot,  est décliné selon les espèces de ce genre avec des qualificatifs idoines. La correspondance entre noms de genre scientifique et noms de genre vernaculaires est régulière et s'adapte aux changements taxonomiques survenus depuis Sélys. 

Ainsi, parmi les Coenagrionidae, toutes les espèces du genre Coenagrion portent le nom commun d'Agrion, etc, avec les translations suivantes :

  • Coenagrion = Agrions (13 espèces) dont Agrion de mercure, Agrion jouvencelle, Agrion exclamatif, Agrion mignon, etc.
  • Ceriagrion = Ceriagrions (2 espèces)
  • Ennalagma = Portecoupes (2 espèces)
  • Erythromma = Naïades (3 espèces)
  • Ischnura = Ischnures (7 espèces)
  • Nehalennia = Nehalennie (1 espèce)
  • Pseudagrion = Pseudagrion (1 espèce)
  • Pyrrhosoma = Nymphes ( 2 espèces)

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NOMS EN D'AUTRES LANGUES.

Leur élément commun est de souligner leur couleur, majoritairement  bleue.

 

-en allemand : "Die Azurjungfern" = "les demoiselles bleues ou Demoiselles d'azur" . Dans cette langue, les Zygoptères sont "les petites libellules" (der Kleinlibellen), et  les membres de la famille des Coenagrionidae "les libellules minces" (der Schlanklibellen).

-en néerlandais le nom de genre est le même que le nom de la famille des Coenagrionidae : "De waterjuffers" .

-en frison  : les  Coenagrioidae sont nommées "Smelle libellen". 

- en catalan, pas de nom commun générique , mais toutes les espèces de Coenagrion sont composés sur le modèle Donzell + qualificatif : 

  • Donzell del ratpenat (Coenagrion pulchellum).
  • Donzell de la ferradura (Coenagrion puella).

  • Donzell mercurial (Coenagrion mercuriale).

  • Donzell del trinxant (Coenagrion scitulum).

  • Donzell del gat (Coenagrion caerulescens).

  • Donzell llancer (Coenagrion hastulatum).

-en anglais : le nom commun du genre Coenagrion n'est pas univoque.  Ce serait  pour certains"the Eurasian Bluets". Quoiqu'il en soit,   le nom commun de "Bluets" apparaît dans le nom composé de nombreuses espèces de Coenagrion . Voir  la liste suivante :

 

  • Coenagrion armatum (Charpentier, 1840) – Norfolk Damselfly or Dark Bluet

  • Coenagrion angulatum Walker, 1912 – Prairie Bluet

  • Coenagrion caerulescens (Fonscolombe, 1838) – Mediterranean Bluet

  • Coenagrion hastulatum Charpentier, 1825 – Northern Damselfly, Spearhead Bluet

  • Coenagrion hylas (Trybom, 1889) – Siberian Bluet

  • Coenagrion intermedium Lohmann, 1990 – Cretan Bluet

  • Coenagrion interrogatum (Hagen in Selys, 1876) – Subarctic Bluet

  • Coenagrion johanssoni (Wallengren, 1894) – Arctic Bluet

  • Coenagrion lunulatum (Charpentier, 1840) – Irish Damselfly,Crescent Bluet

  • Coenagrion lyelli (Tillyard, 1913) – Swamp Bluet

  • Coenagrion mercuriale (Charpentier, 1840) – Southern Damselfly, Mercury Bluet

  • Coenagrion ornatum (Selys, 1850) – Ornate Bluet

  • Coenagrion puella (Linnaeus, 1758) – Azure Damselfly

  • Coenagrion pulchellum (Van der Linden, 1823) – Variable Damselfly

  • Coenagrion resolutum (Hagen in Selys, 1876) – Taiga Bluet

  • Coenagrion scitulum (Rambur, 1842) – Dainty Damselfly, Dainty Bluet

  • Coenagrion syriacum (Morton, 1924) – Syrian Bluet

 

 

 

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 SOURCES ET LIENS.

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

OUTILS DE  ZOONYMIE.

— A Dictionary of Prefixes, Suffixes, and Combining Forms from Webster!s Third New International Dictionary, Unabridged ! 200

http://www.mrjonathan.com/mxrm9files/GrammarPages/prefixes%20&%20Sufixes%20Dictionary.pdf

 

[Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.]

http://www.libellules.org/fra/pdf/503_pagesdynadocs519e54424a6f7.pdf

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html
 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/
— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum
 
— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890 A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London,Gurney & Jackson; [etc. etc.]1890.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/5/mode/1up

— ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères,Delachaux et Niestlé .

 

 — ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=ROBERT+(Paul-A.),+Les+Libellules:+(Odonates),+Delachaux+%26+Niestl%C3%A9,+1958&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpiuPbl7zgAhWOnhQKHURrDboQ6AEIKTAA


— STEINMANN (Henrik), 1997, World Catalogue of Odonata, Zygoptera Walter de Gruyter, - 521 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=JMR-HkoVtvAC&pg=PA307&dq=tenellum,+World+Catalogue+of+Odonata,&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwilrrz33bjgAhVD2OAKHbcWAsUQ6AEILDAA#v=onepage&q=tenellum%2C%20World%20Catalogue%20of%20Odonata%2C&f=false


  — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112


 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE : 

 

— CHARPENTIER (Toussaint von), 1825, Horae entomologicae, adjectis tabulis nomen coloratis ; apud A. Gosohorsky, Wratislaviae. 225 pages, page 24.

Numérisé par Google.

— CORBET (P.S° , 1991, Adv. Odonatol. 5 : 21-44 December, 1991 A brief history of odonatology P.S. Corbet Departmentof Zoology, University ofEdinburgh, Edinburgh, EH9 3JT, United Kingdom

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document;docid=593082

— FABRICIUS, 1775, Systema entomologiae : sistens insectorvm classes, ordines, genera, species, adiectis synonymis, locis, descriptionibvs, observationibvs / Flensbvrgi et Lipsiae :In Officina Libraria Kortii,1775. page 425 :

https://www.biodiversitylibrary.org/item/82400#page/443/mode/1up

— HÄMÄLÄINEN (Matti), 2017, Agrion 21(1) - January 2017 Stories from social and cultural odonatology: The genus name Kirby-Gomphus – the ironic culmination of Ferdinand Karsch’s critical polemic on W.F. Kirby’s work Matti Hämäläinen [matti.hamalainen@helsinki.fi]

http://www.caloptera.com/pdf/Hamalainen%202017%20The%20genus%20name%20Kirby-Gomphus.pdf

— KIRBY (, W.F.) 1889. A revision of the Subfamily Libellulidae, with descriptions of new genera and species. Transactions of the Zoological Society of London 12(9): 249–348, pls. 51–57 excl.

http://www.biodiversitylibrary.org/ item/97233#page/393/mode/1up

 

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890, A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London, Gurney & Jackson; page 148 .

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/164/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1840 - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. 
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1848, "Liste  des Libellules d'Europe et diagnose de quatre espèces nouvelles", Revue  Zoologique par la Société Cuvierienne, vol. 9 page 15

https://www.biodiversitylibrary.org/item/19656#page/23/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1854, Synopsis des Caloptérygines, Bulletins de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique. n°20

https://www.biodiversitylibrary.org/page/2728662#page/1/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1858, Monographie des Gomphines

https://www.biodiversitylibrary.org/item/123072#page/11/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1871, Synopsis des Gomphines

https://www.biodiversitylibrary.org/page/5497402#page/248/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1860 Synopsis des Agrionines,  première légion : Pseudostigma

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132906#page/1/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1860 Synopsis des Agrionines,  dernière légion :  Protonevra.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132906#page/1/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1862 Synopsis des Agrionines, deuxième légion : Lestes.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132902#page/3/mode/1up

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
17 février 2019 7 17 /02 /février /2019 14:11

Zoonymie (étude du nom) des Odonates de l'Ouest de la France. Liste des articles rédigés (oct. 2021).

 

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 GÉNÉRALITÉS

 

 

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ANISOPTÈRES. N=41

 

Libellulidae : n=19

 

Le nom de genre Leucorrhinia Brittinger, 1850.

Aeshnidae : n=10

 

 

 

Gomphidae n=7

 

 

 

Cordulegastridae n=1

 

Corduliidae, n=4.

 

 

 

 

 

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ZYGOPTÈRES

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
16 février 2019 6 16 /02 /février /2019 10:15

La verrière de la Création ou baie 120, offerte vers 1550-1560 par la Confrérie de la Charité à l'ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely aux Andelys. Un document ethnologique, la procession de la Confrérie.

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Voir aussi :

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PRÉSENTATION.

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Les verrières de l'ancienne collégiale Notre-Dame (d'après Gatouillat 2001)

 

L'église Notre-Dame des Andelys, appelée collégiale à cause de la présence d'un collège de chanoines au Chapitre, a été construite, — alors que le duché normand avait été rattaché à la France par Philippe-Auguste par la prise de Château-Gaillard en 1204 —,  en 1215-1220 sur les ruines d'une abbaye de femmes fondée en 511, par sainte Clotilde, épouse de Clovis Ier, et détruite vers 900 par les vikings . Il ne reste rien des vitraux du XIIIe siècle où fut bâti l'essentiel de la nef et du chœur Une seconde grande campagne de construction vers 1330-1345 concerna l'achèvement des façades est et ouest, et la mise en place des voûtes . Au tout début du XVIe siècle, l'édifice connut de grandes transformations , dont témoignent en baie 16 des éléments d'un vitrail dû au verrier Arnoult de Nimègue. 

La campagne concerna le coté sud de l'édifice, correspondant à la reconstruction  des baies et à l'ouverture des chapelles. L'ensemble des baies sud furent vitrées de couleur entre 1510 et 1560. 

Les six  baies hautes du coté sud de la nef illustrent les premiers Livres de la Bible  se succèdent ainsi :

  • baie 120 : Genèse : la Création ; offerte par la Confrérie de la Charité vers 1540-1560.
  • baie 122 : Genèse, l'histoire d'Adam et Ève, vers 1550-1560.
  • baie 124 :  Genèse,  l'histoire de Noé, offerte vers 1550-1560 par Georges Le Picart de Radeval.
  • baie 126 : Genèse et  Exode : Isaac, Joseph et Moïse, datée de 1560, réalisée par Romain Buron.
  • baie 128 : Exode et Deutéronome : histoire de Moïse, datée vers 1560.
  • baie 130 : Deutéronome, Moïse , datée vers 1560, offerte par donateurs non identifiés.

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Parmi ces six baies, la verrière la plus proche du chœur se distingue par la représentation en son soubassement de la Confrérie de la Charité en procession sur quatre lancettes.

On connaît l'ampleur de développement de ces confréries en Normandie, et en particulier dans l'Eure, dont les membres ou charitons se vouent à la participation aux inhumations et au soutien des familles en deuil, et qui se distinguent par leur costume et par le port d'un chaperon, par leur hiérarchie (maître, prévôt, clerc, tintenellier sonnant ses clochettes et frères), par leurs bannières et leurs torchères ouvragées.

J'ai présenté ces confréries dans un article sur Hauville où je les ai découvert :

http://www.lavieb-aile.com/2018/08/l-eglise-de-hauville-eure-vitraux-anciens-poutre-de-gloire-et-bannieres.html

Nous voyons une procession semblable à Louviers où défile pour la Fête-Dieu la confrérie des Drapiers (vers 1495).

http://www.lavieb-aile.com/2018/11/la-verriere-du-bapteme-du-christ-et-de-la-procession-des-drapiers-de-l-eglise-de-louviers.html

...ou à Pont-Audemer où la procession de la  confrérie de l'Eucharistie occupe le soubassement de deux verrières  en baie 18 et 20 (vers 1515).

http://www.lavieb-aile.com/2018/12/la-verriere-de-la-vie-de-saint-ouen-en-l-eglise-de-pont-audemer.html

http://www.lavieb-aile.com/2018/12/la-verriere-de-l-eucharistie-de-l-eglise-de-pont-audemer.html

Mais sur cette baie 120 des Andelys, nous avons bien affaire à une procession des Charitons des Andelys, à but d'entraide funéraire, comme l'atteste les draps mortuaires que nous allons découvrir. Leur confrérie avait été fondée en 1539, mais une autre, dite du Saint-Sacrement avait été fondée en 1316 en l'église Saint-Sauveur des Andelys.

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Description de la baie 120.

Haute de 5,20 m et large de 3,80 m, elle se compose de 4 lancettes trilobées et d'un tympan à 4 quadrilobes, 2 mouchettes et 6 écoinçons.

Au tympan débute le récit de la Création : dans les quadrilobes, Dieu sépare les éléments, puis sépare la lumière d'avec les ténèbres et crée les anges, puis il crée le soleil, la lune et les étoiles et enfin  les oiseaux et les poissons.

Au registre supérieur, Dieu crée les animaux de la terre (deux lancettes de gauche) puis Adam et Ève (deux lancettes de droite).

Le registre inférieur montre la procession de la Confrérie de la Charité.

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Verrière de la Création et de la Procession des charitons, 150-1560 en baie 120 de l'ancienne collégiale du Grand-Andelys. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

Verrière de la Création et de la Procession des charitons, 150-1560 en baie 120 de l'ancienne collégiale du Grand-Andelys. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

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TYMPAN.

 

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"De même que celles du chœur, les fenêtres méridionales de la nef sont ornées de peintures sur verre. Mais si tout parle, sur les premières, du Fondateur et des premiers défenseurs de la Loi nouvelle, tout parle, sur les secondes, de l'Auteur et des prévaricateurs, depuis Adam jusqu'à Nabab, de l'ancienne Loi. Nous allons examiner, l'un après l'autre, les sujets représentés.

Première fenêtre, 1er vitrail, au sommet de l'ogive : « Dieu séparant les éléments. » Dieu est représenté sous la figure d'un vieillard à chevelure et barbe blanches, revêtu d'une tunique de même couleur et d'un manteau rouge flottant, pieds nus, les bras étendus, planant dans une gloire rayonnante, ayant le nimbe entourant, à rayons d'or. La lumière est figurée par des nuages lumineux, les ténèbres par des nuages obscurs, les eaux par un torrent, et la terre par une sphère enverdurée.

2e vitrail : « Dieu, créant la terre. » Dieu vêtu de même, porté sur les nues et entouré d'anges sous la forme de têtes ailées; la terre sous celle d'un globe cerclé horizontalement par le milieu et à demi par la partie haute. La moitié supérieure contient les mers, la moitié inférieure les continente.

3e vitrail : « Dieu créant les astres. » Dieu vêtu de même, debout, marchant sur la terre couverte de plantes; le soleil sous la forme d'une masse ignée et radieuse ; la lune sous la forme d'un disque incandescent et radié; les étoiles sous celle d'escarboucles scintillantes.

4* vitrail: « Dieu créant les oiseaux et les poissons. » Dieu vêtu de même, debout, bénissant; paysage avec rivière où nagent des poissons et un cygne et avec des arbres où sont perchés toutes sortes d'oiseaux.(Brossard de Ruville)

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Verrière de la Création et de la Procession des charitons, 150-1560 en baie 120 de l'ancienne collégiale du Grand-Andelys. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

Verrière de la Création et de la Procession des charitons, 150-1560 en baie 120 de l'ancienne collégiale du Grand-Andelys. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

 

LES LANCETTES.

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Lancette A : Dieu crée les animaux terrestres.

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Inscription :

TOUT FUT CRÉE PAR DIEU EN SA BONTÉ.

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Elle appartient à une phrase qui court tout le long des quatre lancettes : "Tout fut créé par Dieu en sa bonté, Ciel, terre et eau et tout ce qui a vie, Lune, soleil, homme hélas frivole Et les pr[ieres] o-- de vi-- pour leur vie". Mais ni E. Didron ni Brossard de Ruville n'ont pu en déchiffrer entièrement le texte avant la restauration en 1864 par Oudinot, j'ignore donc la part qui est réellement ancienne. Je n'en trouve pas la source.

 

"5e et 6e vitrail : « Dieu créant les animaux terrestres. » Dieu revêtu d'un manteau en forme de chape, attaché avec une riche agrafe, debout et bénissant, ayant le nimbe à double cercle, traversé par mille rayons pressés; groupe d'animaux, tels que chevaux, taureau, vache, âne, mouton, chien et lapin; le paradis représenté par un site couvert de plantes, d'arbres, d'un champ de blé mûr, traversé par une rivière et borné par une montagne." Au-dessous des 4 derniers sujets existe une inscription trop mutilée pour être reproduite." (Brossard de Ruville)

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Verrière de la Création et de la Procession des charitons, 150-1560 en baie 120 de l'ancienne collégiale du Grand-Andelys. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

Verrière de la Création et de la Procession des charitons, 150-1560 en baie 120 de l'ancienne collégiale du Grand-Andelys. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

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Lancette B. Dieu crée les animaux terrestres, suite.

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Inscription :

 

 

SIEL TERRE ET EAU TOUT CE QUI AT VIE.

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Verrière de la Création et de la Procession des charitons, 150-1560 en baie 120 de l'ancienne collégiale du Grand-Andelys. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

Verrière de la Création et de la Procession des charitons, 150-1560 en baie 120 de l'ancienne collégiale du Grand-Andelys. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

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Lancette C et D : Dieu crée la femme à partir de la côte d'Adam.

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Inscription :

LUNE SOLLEIL ET HOM[M]E LAS FRIVOLLE ET LES PR[IERES ?] DE V--- POUR LEUR VIE.

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"7e et 8e vitrail : « Dieu créant la première femme. » Dieu, vêtu de même, un genou en terre, bénissant; Adam jeune, imberbe, cheveux courts et châtains, couché sur la terre et endormi, la main droite passée sous sa tête et la gauche reposant sur sa cuisse; Ève, longue chevelure blonde, vue à mi-corps, tournée vers son créateur, qu'elle adore; le premier père et la première mère du genre humain entièrement nus : le peintre n'ayant pas su éviter la partie scabreuse du sujet; continuation du paysage précédent, où se voient des lions, une licorne, un renard, un singe et un perroquet.

Les écoinçons représentent des nuages et de la verdure.

Il ne faut pas chercher, dans chaque cadre, la reproduction fidèle de chaque jour de la création.A la vérité tous s'y trouvent, mais point d'une manière tranchée. Le peintre-verrier, on peut le remarquer, a presque toujours fait figurer les êtres avant l'époque fixée par les Livres saints. Ainsi, selon la Bible, le 1e jour la terre n'était qu'une masse informe et vide; sous le pinceau de l'artiste elle a pris la forme d'un globe et s'est couverte de gazon; le 2e jour s'est fait seulement le partage des eaux du ciel, le peintre y ajoute le partage du globe en mers et en terres, qui se fit le 3e. Ce même 3e jour ne furent créés que les plantes et les arbres portant fruits: ils figurent ici en même temps que les animaux aquatiques et amphibies, qui n'ont été créés que le 5e. En dernier lieu, nous ne voyons point la création d'Adam, mais celle d'Eve, qui s'opéra plus tard." (Brossard de Ruville)

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Verrière de la Création et de la Procession des charitons, 150-1560 en baie 120 de l'ancienne collégiale du Grand-Andelys. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

Verrière de la Création et de la Procession des charitons, 150-1560 en baie 120 de l'ancienne collégiale du Grand-Andelys. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

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REGISTRE INFÉRIEUR : LA PROCESSION.

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Lancette A. La tête de la procession.

Un enfant de chœur tient le goupillon et le seau d'eau bénite. Puis vient un prêtre (en surplis, l'étole autour du cou, coiffé de la barrette) tenant un missel ouvert, puis le tintenellier portant un manteau à manches mi-courtes bariolé de croisillons, et agitant ses deux cloches. il est suivi de deux confrères portant des bannières ou plutôt des torches. Ceux-ci portent le chaperon bleu en bandoulière sur leur manteau ; ils sont coiffés de la barrette.

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"Plus bas encore est représenté le portement en terre d'un membre de la confrérie de la Charité. En tête marche un prêtre vêtu d'un surplis et portant un livre à demi ouvert, accompagné d'un acolyte, vêtu de même et portant bénitier et goupillon. Ensuite vient un tintérelleux, vêtu d'une tunique courte et à larges manches, agitant deux clochettes. Suivent deux massiers, vêtus d'une tunique et d'un pardessus ouvert" (Brossard de Ruville)

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"Le sonneur de tintenelles, le « cliqueteux », bénéficie d’une dalmatique byzantine, d’une mandille plus riche encore. Tout cela, il y a seulement vingt ans, s’en allait au travers des campagnes, sans corbillards, mettant son orgueil à promener à bras les plus lourdes châsses et par les plus mauvais chemins." (Jean de la Varende)

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Verrière de la Création et de la Procession des charitons, 150-1560 en baie 120 de l'ancienne collégiale du Grand-Andelys. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

Verrière de la Création et de la Procession des charitons, 150-1560 en baie 120 de l'ancienne collégiale du Grand-Andelys. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

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Lancette B.  Six  "frères servants" précédés de l'échevin et du prévôt portent le cercueil recouvert du drap noir à tête de mort et tibias entrecroisés.

Les quatre premiers frères portent des torchères ; le dernier tient un livre sous le coude. 

Curieusement, les 8 personnages portent la tonsure, comme des clercs. Les frères servants sont vêtus d'une robe flottante gris-noir serrée à la taille par un ruban de même étoffe : c'est sans doute la soutanelle (décrite infra par Jean de la Varende). L'échevin et son prévôt portent leur vêtement civil, un court manteau dégageant aux avant-bras les manches d'une tunique, et des chausses moulantes et de couleur vive et variée.

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" quatre frères, vêtus d'une longue robe ceinte aux reins et le chaperon doctoral sur l'épaule gauche, portant sur deux bâtons le cercueil du défunt, recouvert du drap mortuaire; "(Brossard de Ruville)

Extrait des statuts de la confrérie :

 

» Pour gouverner la Charité seront établis un prevost, un échevin, douze frères servants, un greffier et un clerc du nombre des associés en icelle confrairie, demeurant au Grand Andely où en la Madeleine, lesquels, moitié pour le prevost et l'autre moitié pour l'eschevin; tous auront chacun un chaperon bleu, aux dépens de la Charité, qu'ils porteront sur les épaules senestres, toutes les fois qu'ils s'assembleront en corps et feront service à la charité; et, pour distinction des charges, le chaperon du prevost sera bordé de trois passemens bleus et celui de l'eschevin de deux et des autres frères servants, greffier et clerc, d'un seul passement.

Le prevost, l'échevin et les douze frères servants auront chacun une torche de cire, les deux premiers aux frais de la Charité et les autres à leurs dépens , à laquelle torche sera attaché un écusson de bois où sera dépeint la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres.

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J'ai beau scruté le vitrail, je ne vois pas sur les torchères  l'écusson de bois peint de la Pentecôte. Mais je me les représente facilement puisque les Processions des autres vitraux me les ont montré, comme l'ont fait les documents consultés, ou le Musée de Honfleur.

Je scrute encore, et je ne vois pas les passements simple, double ou triple des chaperons, sous forme de bandes de tissu plat "formé par l'entrelacement réguliers de fils d'or, d'argent ou de soie" (CNRTL)

Je poursuis ma lecture des statuts :

"Le prevost et l'echevin serviront pendant quatre années et les autres frères servants chacun deux ans.

Si quelqu'un des frères ou sœurs devient nécessiteux et tellement pauvre qu'il ne puisse gagner sa vie, les prévost et echevin luy pourront subvenir des deniers de la Charité.

Que si quelqu'un des associés à la dite confrairie décédait pauvre et  sans aucun moyen, il lui sera baillé un drap aux dépens de la Charité, pour estre enseveli par les parents du défunt, ou à défaut d'iceux en cas de nécessité, par le frère semainier à l'aide et assistance des autres frères du e mois.

Si c'est un étranger ou autre pauvre personne, encore qu'il ne soit associé, sera assisté par les dits chapelains et porté par les dits frères."

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"On ne sait pas très exactement quels furent jadis leurs uniformes. Aujourd’hui, leurs signes distinctifs datent, et au plus tard, de la Restauration. C’est cependant très particulier. Ils revêtent d’abord une soutanelle, une blouse longue et flottante de lustrine noire, avec des galons aux manches qui indiquent les grades et les anciennetés.  Ils se couvrent d’une barrette ecclésiastique à trois cornes et houppette de soie, galonnée aussi. Enfin la pièce essentielle, le chaperon : une énorme étole deux fois large comme celle des prêtres, qu’ils se passent en écharpe tel un baudrier. L’étoffe est en velours rouge ou vert, plus rarement noir, entourée de larges franges d’or. Là-dessus, le goût fastueux des brodeurs anciens s’est donné libre cours. Ce sont des épis et des acanthes en ronde-bosse, des raisins et des roses, avec, au centre, un saint Sébastien de carnation. Un saint Sébastien de soie charnelle, de pourpre pâle, dont l’épiderme bien normand, la peau phosphorescente, luit comme une nacre. Les bras levés et attachés, il est tout empenné de flèches, tout tacheté de mouchetures sanguinolentes ; mais ses pieds reposent sur un gazon de vert émail, mitraillé de corolles, de pâquerettes et de coquelicots.

Saint Sébastien est le patron des charitons ; le soldat torturé, le saint des archers normands qui ne le cédaient qu’aux archers d’York, et pour lesquels on plantait dans chaque propriété deux ifs destinés à leurs arcs, bien que l’if empoisonne le bétail. Le saint qui satisfait à la fois notre cruauté et notre habileté, notre santé, puisqu’il échappa à tant de sagettes si bien placées et si justes, et notre chance irréfutable." (Jean de la Varende)

Cette importance de saint Sébastien décrite en 1954 en Pays d'Ouche est également attestée dans les statuts de la Charité des Andelys en 1539 :

 

"Et si aucuns d'iceux associés devenoient ladres [lépreux], la confrairie leur fera dire un service pour infirmes où assisteront les dits frères servants et à la fin seront distribués treize deniers aux pauvres et de là les dits servants convoieront le dit ladre jusqu'à la maladrerie et assisteront le curé à toutes les cérémonies, prières et œuvres qu'il fera pour le dit ladre.

 La Charité fera dire tous les ans trois messes hautes, deux dans  l'église Nostre-Dame à l'honneur de monsieur saint Sébastien le mardi devant les Rogations et la troisième dans l'église Saint-Jean, en l'honneur de monsieur saint Rocq, le jour de sa feste."

Saint Sébastien et saint Roch sont les deux saints invoqués contre la peste, ce qui atteste ici du rôle crucial des épidémies ("lèpre", "peste" se confondaient à l'époque) de peste  et de la peur de mourir sans être inhumé par des paroissiens qui craindraient la contagion. Ce rôle fondateur des maladies contagieuses  est clairement spécifié dans les statuts :

"L'institution principale de la confrairie a été pour enterrer sainctement les corps des frères associés, de quelque maladie qu'ils soient morts, soit de peste ou autre maladie contagieuse dont, par la grâce de Dieu, il ne s'est jamais ouï parler qu'il en soit mal pris à un des frères servants depuis l'institution de la Charité jusqu'à présent, ce qu'il plaira à Dieu continuer tandis que la Charité durera, afin que les corps ne demeurent sans sépulture, il est arrêté que les dits servants assisteront aux inhumations des trépassés en la manière qui suit."

Selon Jean de la Varende, les cloches du tintennelier, aussi nommée "cliquette" dans les statuts, est précisément destinée à l'origine à écarter les passants face au danger des émanations pestilentielles du défunt, comme devait le faire les lépreux lorsqu'ils s'éloignaient des maladreries où ils étaient réunis :

"Les paysans du pays d’Ouche disent « campunelles », parfois, pour leur cloche processionnelle, et c’est évidemment une altération rurale de « campanelle », la petite cloche ; mais il y a plus significatif. Un des sonneurs spécialisés, qui remporta le grand prix du tournoi sonore, nous assurait que son père disait « tartavelle », et cela pourrait faire réfléchir. La tartavelle, en effet, dans les glossaires, désigne en langage courant, patoisant, la crécelle des lépreux ; la cliquette au moyen de laquelle le lépreux faisait le vide autour de sa promenade. L’emploi de la tintenelle aurait donc eu pour dessein, non d’appeler les gens à concourir au convoi, mais, bien au contraire, à les en écarter."

La confrérie est  une sorte de mutuelle, payante, pour se protéger du risque de manque d'inhumation digne, mais se charge-t-elle en  équivalent de Pompes Funèbres paroissiale  de l'enterrement de tout un chacun ? 

"Toute personne de l'un et de l'autre sexe indifféremment, peuvent être associez en icelle confrairie, payant toutes les semaines chaque personne un dénier et en donnant quelque argent selon sa dévotion,  lorsqu'elle sera reçue et associée en la dite confrairie; laquelle en se faisant amortir paiera pour une fois quatre livres au profit de la Charité." (Ier article des statuts)

La confrérie a un vrai monopole des funérailles :

"Il est ordonné que, à toutes les inhumations où elle assistera, la Charité sera préférée, pour porter le corps des trépassés, à toutes les autres confrairies érigées à Nostre-Dame ou à la Madeleine, soit qu'elles soient  anciennes ou non; sans qu'il soit permis aux autres confrairies ou charités  des villages voisins de s'introduire ou de s'entremettre de façon quelconque, pour venir dans Andely porter les corps en terre, ou d'assister en corps de confrairie au convoi, sous ombre que les trépassés seraient de leur confrairie, pour éviter aux abus et inconvéniens scandaleux qui pourraient survenir"

Mais la confrérie de la Charité mérite néanmoins son nom :

"Le jour du Saint Sacrement, après les vespres du chœur, les dit frères servants laveront les pieds de douze pauvres dans la chapelle de madame sainte Clotilde, en commémoration de ce que Nostre Seigneur a fait avec ses apostres; à chacun desquels pauvres sera distribué trois deniers, un pain d'un sol et un morceau de chair et outre sera fait de même par le semainier à tous les pauvres nécessiteux qui se trouveront à la dite solennité; mesme sera bény un pain parle curé semainier, le quel sera distribué aux chapelains, frères servants et à tous ceux qui se trouveront aux dites cérémonies, le tout aux dépens de la Charité."

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Verrière de la Création et de la Procession des charitons, 150-1560 en baie 120 de l'ancienne collégiale du Grand-Andelys. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

Verrière de la Création et de la Procession des charitons, 150-1560 en baie 120 de l'ancienne collégiale du Grand-Andelys. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

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Lancette C. Sept chapelains, livre sous le bras, suivent le cortège, tout en discutant. Ils sont tous vêtus de la même robe noire serrée à la taille par un cordon, portent le chaperon bleu rejeté par dessus l'épaule gauche, et  sont tous coiffés de la barrette.

 

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"huit frères, vêtus de même, ayant un livre sous le bras," (Brossard de Ruville)

 

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Extrait des statuts :

 

"Seront établis sept chapelains, prestres, pour faire le service de la dite Charité, lesquels auront pareillement un chaperon bleu, aux dépens de la dite Charité, qu'ils porteront sur l'épaule senestre toutes les fois qu'ils seront employés pour la Charité et si auront chacun une torche à leurs dépens aux écussons de la dite Charité, qu'ils seront tenus de porter allumée aux inhumations des frères servants trépassés et seront les dits chapelains nommés par le prévost, échevin et frères servants, à la pluralité des voix  et presteront serment devant le curé semainier de l'église Nostre-Dame.

 Sera tenu le clerc de la dite Charité d'avertir les chapelains et frères  servants deux heures avant l'enterrement, de se trouver aux inhumations, services et prières que la Charité est tenue de faire pour ses frères trépassés,  en allant aux maisons d'un chacun, vestu d'une robe bleue avec le chaperon sur l'épausle que la Charité lui fournira. 

Le dit clerc sera tenu toutes les semaines à la minuit des dimanches, mardis et jeudis, aller par les rues d'Andely avec sa robe et cliquette, pour avertir par un cri public qu'il fera à chaque carrefour les frères et associés de prier Dieu pour les trépassés et sera tenu de faire le cri à la porte des prevost, échevin et frères semainiers."

 

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Verrière de la Création et de la Procession des charitons, 150-1560 en baie 120 de l'ancienne collégiale du Grand-Andelys. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

Verrière de la Création et de la Procession des charitons, 150-1560 en baie 120 de l'ancienne collégiale du Grand-Andelys. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

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Lancette D. Huit charitons, richement vêtus de costumes civils. 
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Les bas, ces collants multicolores, les amples manteaux courts au dessus de tuniques également courtes, les petites fraises du col, les barbes et les coiffures, ou les chaussures à extrémités élargies, témoignent de la mode sous Henri II.

Le chaperon bleu de l'épaule "senestre" descend jusqu'à la cuisse ; il s'épanouit en son sommet dans une sorte de rosace rappelant celle de l'épitoge des avocats.

La gravité des frères servants en tête du cortège n'est plus de mise ici. Les regards se mobilisent, chacun observe son voisin et réajuste sa tenue comme s'il arrivait précipitamment. Le peintre-verrier n'est pas dépourvu d'humour.

"et au dernier rang plusieurs bourgeois, vêtus comme les massiers. Tous les assistants sont coiffés d'une petite toque carrée." (Brossard de Ruville)

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Verrière de la Création et de la Procession des charitons, 150-1560 en baie 120 de l'ancienne collégiale du Grand-Andelys. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

Verrière de la Création et de la Procession des charitons, 150-1560 en baie 120 de l'ancienne collégiale du Grand-Andelys. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

 

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La procession de la Confrérie à la Pentecôte

Je ne suis pas convaincu qu'il s'agisse sur ce vitrail de la représentation d'un cortège funèbre (qui ne convoquerait pas l'ensemble des membres au grand complet), et je pense plutôt à la procession annuelle de la confrairie. Celle-ci est bien spécifiée dans les statuts : 

 "Tous les ans après la feste de la Pentecoste, à la commodité des frères, l'on fera le voyage à Nostre-Dame de Grâce, auquel assisteront tous les membres de la confrairie. Et iront en corps avec leur chaperon les dits chapelains et servants depuis l'église de Nostre-Dame jusqu'à la croix du mont de Cléry, depuis la croix de Port-Mort jusqu'à la croix de Saint-Pierre la Garenne et depuis le haut du village de Grâce jusque dans l'église où sera dite une haute messe par le curé semainier en l'honneur de la glorieuse vierge Marie. Et les dittes prières accoutumées estant dites, les dits chapelains et frères reviendront en corps en même ordre que dessus jusque dans Nostre Dame d'Andely en laquelle l'on chantera devant l'autel de la Vierge derrière le chœur Salve Regina avec l'oraison."

 

C'est un trajet considérable allant du Grand-Andely à Saint-Pierre-de-Bailleul soit 40 km aller et retour, nécessitant de traverser la Seine (entre Port-Mort et Saint-Pierre-la-Garenne, mais il n'y a pas de pont), avec des dénivelés (la Croix de Clery est à 148 m) et la traversée de la Forêt des Andelys. 

 

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Il est intéressant de constater que de nombreux éléments de cette séquence se retrouve dans l'enluminure de l'Office des Morts  des Heures d'Étienne Chevalier peinte par Jean Fouquet entre 1452 et 1560 :

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Les funérailles d Étienne Chevalier, enluminure de l'Office des Morts. Jean Fouquet — R.-G. Ojeda, RMN ; expositions.bnf.fr

 

 

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SOURCES ET LIENS.

— AZARD (Marie-Magdeleine), 1983,  Histoire des Andely et de ses hameaux. Horvath editions

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3325844b.texteImage

http://tresorscolores.com/wp-content/uploads/2018/03/histoire-des-andelys-et-ses-hameaux1.pdf

— BROSSARD DE RUVILLE, 1863, Histoire de la ville Andelis et de ses dépendances,Volume 1, Delcroix, 987 pages, page 435.

https://books.google.fr/books?id=IEIbAAAAYAAJ&dq=armoiries+longuemare+d%27azur&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

et les statuts page 385:

https://books.google.fr/books?pg=PA386&dq=ruville+andelys+%22Le+jour+du+Saint+Sacrement%22,&id=IEIbAAAAYAAJ&hl=fr&output=text

DIDRON (Edouard), 1862, Les vitraux du Grand-Andely, dans Annales archéol., XXII (1862), 260-293. ou édition de 1863 par V. Didron, page 13

https://archive.org/details/annalesarcholo22pariuoft/page/260

https://books.google.fr/books?id=1AMtAAAAYAAJ&dq=%22saint+l%C3%A9ger%22+andelys&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— FOSSEY (abbé Jules) 1914, L'Art religieux dans les diocèses de Rouen et d'Evreux... La Bible illustrée par les vitraux et bas-reliefs de la Haute-Normandie

Édition : Evreux, Impr. de l'Eure , 1914. In-8°, 129 p.

— GATOUILLAT ( Françoise), CALLIAS-BEY (Martine), CHAUSSÉ (Véronique), HÉROLD (Michel), 2001, Eglise Notre-Dame du Grand-Andely, ancienne collégiale  in Les Vitraux de Haute-Normandie, Corpus vitrearum / Recensement des vitraux anciens de la France vol. VI, Paris, CNRS, 2001. p. 103.

HEROLD (Michel) ; Verdier Hélène ; Thomas Sarah ; Chéron Philippe © Monuments historiques, 2005 : Notice PM27001971

http://www.inventaire.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=DENO&VALUE_98=verri%e8re&NUMBER=27&GRP=7&REQ=%28%28verri%e8re%29%20%3aDENO%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=3&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=200&MAX3=200&DOM=Tous

— LA VARENDE (Jean de), 1954, Une révolte de Charité, Revue de Paris 61e année n°1

http://www.biblisem.net/narratio/lavarevo.htm

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
16 février 2019 6 16 /02 /février /2019 00:58

Zoonymie des Odonates : étude des noms du Ceriagrion tenellum (de Villers, 1789), "le Cériagrion délicat".

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née.

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 Zoonymie des Odonates.

 GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

 

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ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

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Résumé :

Ceriagrion, Selys, 1876 : Bull. Acad. Belg. 41:1235. Sélys distingua en 1876 plusieurs [sous-]genres du genre Agrion parmi lesquels Ceriagrion, Leptagrion et Pseudagrion. Ceriagrion se comprend comme  "Agrion d'un  jaune de cire" (du latin cereus, a, um, à la couleur de cire")", car les noms de l'espèce-type du genre,  C. Cerinorubellum Bauer 1865,  et  son synonyme junior A. cerinum Rambur 1842 se fondent sur cette étymologie.

tenellum, de Villiers 1789, Linn. Ent. 3:15 :  diminutif du latin tener = tendre, délicat ", que la description originale ne justifie pas  ; l'allure frêle est celle de tous les Zygoptères . Peut-être pour la délicatesse de la couleur rouge ? 

— Noms en français : 1°) "La Thérèse" (Villers, 1789) ; 2°) "L'Agrion tendre", Sélys, 1850 ; 3°) "L'Agrion délicat" P.-A. Robert, 1958 ; 4°) "le Cériagrion délicat", Jourde in Diskstra 2007.

— Noms en d'autres langues :

-en catalan : El Ferrer cama-roig 

-en allemand : Die Scharlachlibelle (Libellule écarlate) uch Zarte Rubinjungfer ( délicate Rubinjungfer) oder Späte Adonislibelle  (  libellule Adonis tardive )

- en néerlandais : De koraaljuffer 

-en frison :  Read hopke Read hopke, Simmerfjoe

- en anglais : The small red damselfly 

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LE NOM SCIENTIFIQUE.

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LE NOM DE GENRE CERIAGRION SELYS, 1876.

[Sous-genre Cériagrion] Sélys-Longchamps, 1876, "Synopsis des Agrionines, le grand genre Agrion, Seconde partie" Bulletins de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, 2ème série tome 42, Bruxelles, M. Hayez, 1876 pages 525-526

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1°)Préalable a) la classification des sous-genres d'Agrion :

tome 41 pages 247-322 et 1233-, page 1235

https://www.biodiversitylibrary.org/item/28491#page/1271/mode/1up

"Les huit sous-genres à ailes plus pétiolées appartiennent exclusivement, au contraire, aux contrées tropicales et australes, savoir, dans l'ancien continent: Pseudagrion, Xanthagrion, Ceriagrion et Argiagrion; et dans l'Amérique: Anisagrion, Telagrion, Leptagrion et Erythragrion.

Dans les huit premiers sous-genres, munis d'une épine vulvaire, et décrits plus haut dans la première partie du grand genre Agrion, une répartition géographique analogue se retrouve, l'hémisphère boréal froid et tempéré ne possédant que les Ischnura et Enallagma, à ailes peu pétiolées, représentées aussi par quelques groupes voisins dans les autres zones, savoir, les Cerutura, Anomalagrion et Anphyagrion de l'Amérique chaude.

Quant aux sous-genres de la première partie, à ailes plus pétiolées, ils sont exclusivement tropicaux; les Oxyagrion et les Acanthagrion en Amérique, et les Xiphiagrion en Malaisie.

1° Section : Secteur inférieur du triangle naissant avant la nervule basale postcostale (sous-genres habitant surtout l'hémisphère boréal tempéré).

A. Des taches postoculaires claires circonscrites.

a. Abdomen extrêmement grêle, son dessin presque semblable dans les deux sexes; coloration vert métallique .  Nehalennia.

b. Abdomen moins grêle, son dessin différent selon le sexe; coloration moins métallique . Agrion.

B. Pas de taches postoculaires circonscrites.

a. Coloration rouge Pyrrhosoma.

b. Coloration bronzée sur fond bleu ou jaunâtre.  Erythromma.

2° Section : Secteur inférieur du triangle naissant à la nervule nasale poscostale, ou à peine auparavant.

§ 1". — Sous-genres de l'ancien continent:

A. Des taches postoculaires claires circonscrites. Abdomen grêle ou médiocre à dessin différent selon le sexe.

a. Prothorax de la femelle muni au bout de deux tiges renversées en avant Pseudagrion.

b. Prothorax de la femelle simple : Xanthagrion.

B. Pas de taches post oculaires circonscrites.

Abdomen médiocre a dessin presque semblable dans les deux sexes.

a. Coloration jaune ou rougeâtre. Cils des tibias médiocres :  Ceriagrion.

b. Coloration verte et noire. Cils des tibias longs, très-divariqués (♂ inconnu) : Argiagrion.

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2°) la description originale   : 

https://www.biodiversitylibrary.org/item/107938#page/533/mode/1up

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"Sous-genre 15. — CERIAGRION , de Selys. 
Agrion, Fab., Ramb., Burm. 
Secteur inférieur du triangle naissant à la nervule basale postcostale (ou un tant soit peu auparavant), cette nervule placée plus près de la 1ère- que de la 2e antécubitale. Ptérostigma en losange, semblable aux quatre ailes; 10-15 nervules postcubitales. 
Pas de taches postoculaires circonscrites. 
Lèvre inférieure fendue dans son tiers apical environ, à branches un peu distantes. 
Tête, thorax et abdomen médiocres. 
Coloration générale jaunâtre orangée sans taches, ou mélangée d'olivâtre. Cils des tibias médiocres, peu divariques (5-6 aux postérieurs en dehors). Onglets à dent inférieure plus courte que la principale. 

10e segment échancré. Appendices anals supérieurs courts, épais; les inférieurs subcylindriques, un peu plus longs. 
♀ Pas d'épine vulvaire. Coloration presque semblable. 
Patrie : Afrique et Asie Tropicale. Malaisie. 
C. cerinorubellum, — glabrum. — Coromandelicinum (et race? melanurum). 

NB, Les Ceriagrions sont reconnaissables à l'uniformité de leur livrée. Le noir et le bronze n'entrent pour rien dans leur coloration, excepté sur les quatre derniers segments de la race melanurum du coromandelianum
Ils ont du rapport arec les Xantagrions de l'Australie; mais chez ces derniers le noir entre dans le dessin, délimite des raies postoculaire, et  se montre aussi sur I'abdomen; enfin cette dernière partie, chez les femelles , est autrement coloriée que chez les mâles. "


 

 

 

 

ÉTUDE DU NOM DE GENRE CERIAGRION.

Sélys a distingué en 1876 plusieurs sous-genre du genre Agrion créé par Fabricius en 1775 (invalide) en plaçant devant le nom Agrion un suffixe, créant ainsi  Pseudagrion, Xanthagrion, Ceriagrion et Argiagrion ; et dans l'Amérique : Anisagrion, Telagrion,  Leptagrion  et  Erythragrion. L'origine du suffixe ceria- n'est pas à rechercher directement dans le latin cereus, a, um "en cire" ou "couleur de cire" bien que l'auteur souligne la coloration générale jaunâtre orangée sans taches, ou mélangée d'olivâtre, et qu'il ajoute que "les Ceriagrions sont reconnaissables à l'uniformité de leur livrée", sans  noir ni bronze . Ce suffixe renvoie à l'espèce-type du genre, cerinorubellum décrite par  Bauer.

Or, celui-ci renvoyait dans sa description à deux autres espèces :  Agrion cerinum de Rambur et Agrion tenellum de de Villers : "

"Ich hielt diese Art für Ag. cerinum Rbr., doch gibt Rambur bei diesem die unteren Anhänge kurz an. Aehnlich sind die Anhänge von Ag. tenellum De Vill. gebildet." (Bauer, "Auf der Fregatte Novara gesammelte Libellulen" , in  Verhandlungen der Zoologisch-Botanischen Gesellschaft in Österreich:, Die Gesellschaft, 1865 Volume 15 page 511.

https://books.google.fr/books?id=rXFRAQAAMAAJ&dq=brauer+1865+++%22cerino-rubellum%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

Bauer a réunit en un seul nom les espèces Agrion cerinum (Rambur)  et Agrion rubellum (Vander Linden).

 C'est dans l' Agrion cerinum décrit en 1842 par P. Rambur, (Hist, nat. Ins. Neuropt., Paris: 279) que nous trouvons la référence explicite à la couleur jaune de la cire :

 

"27. AGRION CERINUM, mihi.

Flavum; appendicibus superioribus truncatis brevissimis, crassis, inferioribus brevibus conicis, sabacutis, incurvis.

Ressemblant au Rubellum, mais plus grand ; d'un jaune un peu obscur et verdâtre sur le thorax. Tête ayant en dessus une large bande d'un brun roux, peu marquée. Bord postérieur du prothorax arrondi, peu élevé; thorax d'un jaune verdâtre ou bleuâtre, un peu bronzé en dessus, d'un jaune blanchâtre en dessous, n'ayant pas de lignes ou bandes apparentes. Abdomen d'un jaune de cire ; un peu obscur sur les derniers segments; bord postérieur du dernier beaucoup plus profondément échancré, et d'une manière circulaire, que chez le Rubellum ; appendices ressemblant un peu à ceux de cette espèce, les supérieurs très-courts, tronqués, épais, ayant la forme d'un tubercule , beaucoup moins larges; les inférieurs courts, mais beaucoup plus longs que chez le Rubellum, presque coniques, un peu courbés en dedans, terminés en pointe un peu courbée par en haut. Pattes jaunes. Ailes transparentes ; ptérostigma d'un jaunâtre sale. Du Sénégal et de Bombay. M. Guérin me l'a communiqué de Pondichéri. Je n'ai pas vu la femelle."

https://books.google.fr/books?id=TPoVPPS8I0QC&dq=rambur+Agrion+cerinum&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

C'est donc en se fondant sur des données historiques valides que nous pouvons écrire :

Sélys distingua en 1876 plusieurs [sous-]genres du genre Agrion parmi lesquels Ceriagrion, Leptagrion et Pseudagrion. Ceriagrion se comprend comme  "Agrion d'un  jaune de cire" (du latin cereus, a, um, à la couleur de cire")", car les noms de l'espèce-type du genre,  C. Cerinorubellum Bauer 1865,  et  son synonyme junior A. cerinum Rambur 1842 se fondent sur cette étymologie.

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Zoonymie des Odonates : étude des noms du Ceriagrion tenellum.
Zoonymie des Odonates : étude des noms du Ceriagrion tenellum.

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LE NOM D'ESPÈCE TENELLUM, VILLERS, 1789.

[Libellula tenella]  VILLERS (Charles de) 1789, 

Villers, C. de 1789. Caroli Linnaei entomologia, faunæ Suecicæ descriptionibus aucta; DD. Scopoli, Geoffroy, De Geer, Fabricii, Schrank &c. speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galliæ Australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata. Tomus tertius. - pp. [1], 1-657. Lugduni. (Piestre & Delamollière), page 15.

https://books.google.fr/books?id=-sJ9Goxa4DMC&pg=PP7&lpg=PP7&dq=Caroli+Linnaei+entomologia,+faun%C3%A6+Suecic%C3%A6+descriptionibus+Tomus+tertius&source=bl&ots=JiGx3ApH3X&sig=ACfU3U345rBjODkcXDdhAM-PuBzVkM8TfA&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwiBkd3C4LjgAhXR8eAKHUm6D8cQ6AEwCXoECAEQAQ#v=onepage&q&f=false

BIOGRAPHIE DE CHARLES DE VILLERS  (librement écrite d'après la Notice d'Etienne Mulsant)

Une amie de sa mère.

Charles Joseph de Villers (ou Devillers) est né à Rennes le 24 juillet 1724, mais ce n'est pas la Bretagne qui bénéficia de ses talents, car après le décès de sa mère et le remariage de son père, il eut à souffrir, alors qu'il n'avait pas dix ans, de la jalousie de la nouvelle épouse qui exigea son expulsion vers la capitale avec trois écus en poche. Heureusement, une amie de sa mère lui prodigua à Paris la tendresse nécessaire, ainsi que l'instruction qui le mena, dès ses dix-huit ans, à enseigner la physique. 

Madame Veuve Meynard.

Il perdit sa bienfaitrice mais le hasard fit qu'en 1753, il entreprit un voyage à Lyon ; "Son séjour dans cette ville devait être de huit jours seulement; une circonstance heureuse l’y retint pour le reste de sa vie. Il avait rencontré, dans Mme veuve Maynard , un nouvel ange tutélaire; il avait retrouvé près d’elle ces soins généreux dont les savants, les hommes de lettres et les artistes, ordinairement oublieux des intérêts matériels , sentent plus que tous les autres le besoin.

 "De Villers, né avec une âme noble, un cœur sensible aux bienfaits, éprouva de nouveau un de ces attachements vivaces qui survivent à la perte de l’objet qui les inspire. Long—temps après la mort de cette dame, à laquelle il se plaisait à donner le doux nom de mère, ses yeux se mouillaient de larmes de reconnaissance au souvenir de ses bontés."

Le voilà dégagé de tout souci domestique et  financier : il papillonne, s'enthousiasmant pour "ces corps célestes qui tournent au dessus de nos têtes" avec Fontenelle, puis avec l'abbé Pluche aux secrets de la petite araignée, de l'industrieuse abeille et du rusé fourmilion. Il se pique de sciences naturelles.

Veuve Meynard lui ouvre dès 1753 la porte de la Société des Beaux-Arts de Lyon. En 1764, celle de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon s'ouvre à son tour devant lui.

Il botanise dans le Lyonnais , il pousse ses excursions avec Fleurieu de La Tourette, Gilibert, Tissier, Le Clerc de la Colombière jusqu'à la Grande-Chartreuse et à Grenoble. 

On lui présente les sommités locales, comme le P. Lefèvre,  l'érudit oratorien , ou de Laurencin , ou les illustres frères  Montgolfier, inventeur des aérostats (Villers en rend compte en 1784 à l'Académie) , mais aussi le minéralogiste Courvoisier,, et surtout  Commerson, le célèbre botaniste dont il avait suivi les pas. Il devient leur ami. 

Il se plait à élever, parmi les oiseaux, ceux qui causent.

Ayant vendu en rente viagère  pour 200 fr son magnifique cabinet de curiosité parisien, il en  constitue un autre  à Lyon qui fait l'admiration de tous. Il ouvre aussi un cabinet de physique en 1788.

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Mademoiselle Chantepinot.

Est-ce elle qui l'initie à la chasse aux papillons ? L'Histoire ne le dit pas, mais, une fois devenue son épouse, c'est elle qui épingle les insectes et les classe inlassablement dans des boites en carton à double vitre. De Villers avait un cabinet meublé de haut en bas de ces sortes de petites châsses , sur les tranches desquelles était inscrit le nom de l’individu qui s’y trouvait enclos. C'est encore la Chantepinot qui  rédige de son élégante écriture les étiquettes, Charles ayant horreur de ce qu'il nommait des pattes de musca. Et c'est sans doute en sa charmante  compagnie qu'il se rend la nuit au château de Montribloud (sur la commune de Saint-André de Corcy dans l’Ain) chez son riche ami Christophe-François Nicolau de Montribloud, receveur général des deniers communs, dons et octrois de la Ville et communauté de Lyon, c’est-à-dire : trésorier municipal. Là,  dès que les ombres commençaient à couvrir la terre , il allume un certain nombre de flambeaux dans une des chambres le plus favorablement tournées vers les bois et les prairies , et attire, par ce procédé peu usité encore, une foule de lépidoptères nocturnes. Les espèces nombreuses qu’il se procure par ce moyen, lui permirent de fournir des matériaux précieux pour l'ouvrage qu’écrit le Père Engramelle, et dont M. Gigot d’0rcy, fermier général, amateur éclairé des sciences, se charge de faire les frais.

Voir mon article sur Engramelle :

http://www.lavieb-aile.com/article-histoire-des-noms-francais-de-papillon-ii-engramelle-119754156.html

 

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Devillers mène ses grandes manœuvres entomologiques si activement et avec un tel engouement pour les idées de Linné que Lyon devient bientôt le second bastion du linnéisme après Montpellier. 

Dans son esprit  un projet est depuis longtemps arrêté  :  publier la partie entomologique du Systema naturae de Linné, y ajouter les paries du Fauna suecica, et  ajouter aux descriptions des espèces connues du Pline du Nord, celles de tous les insectes découverts jusqu’alors par les naturalistes qui avaient marché sur ses traces. Autrement dit, un Etat actuel de la science entomologique. En 1780, il fait paraître le prospectus de cet ouvrage. Un riche négociant de Lyon, possesseur d’une collection rapidement grossie, grâce à de nombreuses relations, M. Imbert Colomès, veut bien mettre à sa disposition tous les trésors de son cabinet. Le savant et respectable curé de Toussieux en Dauphiné, M. Villars, apporte aussi quelques pierres à l’édifice qu’il se propose d’élever; et bientôt  l’ouvrage sur lequel devaient reposer ses principaux titres de gloire touche à sa fin :je veux parler de l’Entomologie de Linnée, dans laquelle il avait refondu les parties de la Faune de Suède qui y ont_rapport, et ajouté les découvertes faites dans la science par Geoffroy, Scopoli, de Géer, Schranck, Fabricius et par lui-même. Il met la dernière main à ce travail en 1788. Las, son manuscrit était en français; le libraire Piestre et Delamollière , pour s’en charger, exigea sa transcription en latin, comme étant la langue le plus généralement employée parmi les savants (on sait que l'ouvrage de Geoffroy, publié en 1762 sans noms latins binominaux, a du être republié en 1785 par de Fourcroy) . Charles se soumet à cette condition , et, quelques mois après, les 4 tomes de son livre vit le jour sous le titre de Caroli Linnæi Entomologia. Son Praeloquium expose en xv pages les grands traits de l'histoire de la jeune science autour de cette idée :  Insectorum inquisitio valde laboriosa  (page xij)

Selon Animalbase, il est l'auteur de 19 espèces . Parmi lesquelles un seul Odonate.

La postérité lui ouvre ses portes : il peut mourir tranquille. Il attendra le  3 janvier 1810. 

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Description originale.

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Tenella, 27. L[ibellula] (la Thérese) alis hyalinis, puncto marginali minimo. Abdomine rubro, rubellove, thorace viridi lineato vel non lineato. V.

Hab. In Europa. In Gallia

Traduction : Libellula tenella, "La Thérèse. Ailes transparentes, point marginal de petite taille. abdomen rouge, ----- thorax aux lignes vertes, ou sans lignes. V. Vit en Europe. [observé en France. "  V. signifie « Villers »

Seul le mystérieux (et délicat) rubellove résiste à ma traduction. Il apparaît d'ailleurs en cette année 1785 dans les Sciences naturelles (dans les éditions tardives du Systema naturae), comme adjectif de couleur, en Zoologie ou en Mycologie, puis en Botanique (Arum Cretarum). On devine qu'il est un atténuatif de rubro, "rouge".

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Zoonymie des Odonates : étude des noms du Ceriagrion tenellum.

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RÉCEPTION DE L'ESPÈCE TENELLUM.

Sélys l'avait classée en 1840 en synonymie (?) d'Agrion rubella, puis en 1850 comme une espèce propre  parmi son genre Agrion comme Agrion tenellum "l'Agrion tendre",   puis en  1876 parmi les Pyrrhosoma (mais avec un point d'interrogation). En 1890, Kirby le classe comme  Pyrrhosoma  tenellum. Ris, en 1916, en fait un Ceriagrion tenellum.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/28491#page/1332/mode/1up

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ILLUSTRATIONS.

Images Lucas 1900

http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/picture?id=12694

 

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Ceriagrion tenellum par Lucas 1900.

Ceriagrion tenellum par Lucas 1900.

Ceriagrion tenellum par Lucas 1900.

Ceriagrion tenellum par Lucas 1900.

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ÉTUDE DE L'ÉPITHÈTE TENELLUM.

Du  latin  tenellum,a, um, diminutif de tener, "tendre, délicat". Voir Gaffiot :

https://www.lexilogos.com/latin/gaffiot.php?q=tener

Je remarque que le nom de Libellula tenella  succède à Libellula Puella avec lequel il répond par jeu de rime. Linné et ses disciples ont créé de nombreux diminutifs pour leurs Libellules, comme nymphula ou pulchella, et cela d'autant plus facilement peut-être lorsqu'il s'agissait de Zygoptères.

Les traductions de tenella par "tendre, délicat" ne rendent pas compte du diminutif, et il faudrait, à défaut d'une forme diminutive de ces adjectifs en français, traduire l'épithète par "petit tendre, petit délicat". L'adjectif "mignon" serait judicieux, s'il n'était déjà pris, pour la traduction de Coenagrion scitulum.

Rien, dans le bref texte de la diagnose, ne justifie le choix de ce terme et je ne trouve aucun indice de ce que l'auteur a pu trouver d'attendrissant ou de mignon, sauf dans cette couleur rubellove de l'abdomen. Mais comme cet adjectif latin est lui-même inusité et de sens imprécis, l'indice est insuffisant.

Jourde et Dijkstra décrive cette espèce comme une "Demoiselle fragile au vol frêle".

 

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LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

 

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POITOU-CHARENTE NATURE

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/agrion-delicat/

"Ceriagrion : Du latin cerinus = cireux et du grec agrios = qui vit dans le champ, champêtre : l’espèce sud-est asiatique qui a servi à décrire le genre, C. cerinorubellum, présente un corps d’allure cireuse ; 

- tenellum, diminutif du latin tener = fragile."

 

 

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DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"Ceriagrion: Selys, 1876 : probably a reference to the type species Agrion cerinorubellum Brauer, 1865

- tenellum : from Lat. tener, dimin. tenellus, -a, -um = delicate, tender"

 

 

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D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearu

"tenellus, a, um = delicato, diminutivo di tenero. Per la forma del corpo."

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H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

 

"SELYS (1876) separated several genera from the genus Agrion, among these Ceriagrion, Leptagrion and Pseudagrion. Ceriagrion probably was named after the species Agrion cerinorubellum Brauer, which had its name from species names that were younger synonyms, i.e. A. cerinum Rambur [l. waxen](= C. coromandelianum (Fabricius) [l. from Coromandel]) and Agrion rubellum (Vander Linden) [l.- reddish]

(= C. tenellum (de Villers) [l. very tender])."

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VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"Ceriagrion :" cerinum (komt van Grieks keros) = van was ; agrion = (Grieks agrios) =wild, landelijk"

"Ceriagrion tenellum : tenellum = tengBr, teder, fijntjes"

 

 

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LES NOMS VERNACULAIRES.

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LES NOMS DE CERIAGRION TENELLUM EN FRANÇAIS.

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1°) La Thérèse, de Villers 1789.

Charles de Villers a adopté pour les espèces de son ouvrage la règle que s'était fixé Geoffroy en 1762, de donner à toutes les "Demoiselles" (le nom français de l'époque pour les Libellules), un prénom féminin. Il a  ainsi baptisé la Laïs, la claire, la Lisette, la Gertrude, la Ninon, la Rosalie, l'Agathe, la Catherine, la Lise, tout en choisissant aussi  des surnoms féminins  comme La Piémontoise, la Danoise, la Bergère, la Pudique, ou La Victoire.

Si nous savons qui portait les prénoms Lovisa et Ulrica donnés par Linné et repris par Geoffroy sous la forme Louise et Ulrique (la reine de Suède Louisa-Ulrica), nous ignorons qui portait celui de Thérèse. 

Nous ignorons  d'ailleurs aussi le prénom de mademoiselle de Chantepinot, précieuse épouse de Charles de Villers.

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2°) L'Agrion tendre, Sélys, 1850.

https://books.google.fr/books?id=L9c5AAAAMAAJ&pg=PA180&dq=libellula+tenella&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjZo4fxlLzgAhWHmBQKHWfyDaAQ6AEIRjAF#v=onepage&q=libellula%20tenella&f=false

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3°) L'Agrion délicat. P.-A. Robert, 1958

"Synonyme l'Agrion rougeâtre"

 

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Nom adopté par d'Aguilar, Dommanget et Boudot depuis 1985 et 1987, puis par  l'INPN, et la SFO.

Jacques d' Aguilar, ‎Jean-Louis Dommanget, ‎Jean-Pierre Boudot – 1998, Guide des libellules d'Europe et d'Afrique du Nord.

Jacques d' Aguilar, ‎Jean-Louis Dommanget - 1985 , Guide des libellules d'Europe et d'Afrique du Nord Page 209

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/653286

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4°) Le Cériagrion délicat. Jourde in Dijkstra 2007.

Les choix  de Philippe Jourde et Dijkstra sont exposés en Annexe 2 :

"Nous avons considéré qu'il était important d'attribuer un nom vernaculaire à chaque espèce décrite dans ce guide. L'utilisation de noms communs, conjointement aux noms scientifiques, facilite une première approche vers l'entomologie." Pour certains odonates, dénués d'appellations commune, il a été nécessaire de créer de nouveaux noms ; pour d'autres, les appellations existantes ont été reprises directement ; pour d'autres encore, des choix ont été formulés (quand plusieurs noms vernaculaires existent ) ou de nouvelles propositions faites (quand les noms francophones actuels posent problème).

Il est impossible de commenter ici tous les choix effectués. Afin d'éviter toute décision arbitraire et de conserver la meilleure cohérence possible dans l'attribution des noms, nous avons suivi les règles suivantes :

  • utiliser les noms les plus usités quand ceux-ci ne posent pas de problèmes particuliers,
  • préférer les appellations génériques vernaculaires qui s'accordent avec la systématique : il est aberrant, par exemple, de dénommer "agrion" des espèces appartenant à des familles aussi différentes que les Coenagrionidae ou les Platycnemididae,
  • préférer les appellations courtes (idéalement deux mots : à Pseudagrion couleur de lait, nous préférons Pseudagrion laiteux, par exemple, 
  • éviter, tant que faire ce peut, les traductions directes des noms scientifiques quand elles n'apportent aucun élément pertinent (et surtout quand elles induisent en erreur). Nous dérogeons à cette règle quand des appellations de genre composant une même famille s'articulent autour d'une même racine. Ce type de dénomination permet intuitivement de classer une espèce dans la bonne famille, sans même la connaître. À cet égard, le cas des Gomphidae est exemplaire : Gomphes, Paragomphes, Ophiogomphes, Onychogomphes.
  • etc (5 autres paragraphes)

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Dans l'annexe 3 qui est la Liste des espèces traitées dans le guide, les choix nomenclaturaux apparaissent clairement, avec des noms vernaculaires formés sur le moule binominal. Un "nom de genre" vernaculaire, en un seul mot,  est décliné selon les espèces de ce genre avec des qualificatifs idoines. La correspondance entre noms de genre scientifique et noms de genre vernaculaires est régulière et s'adapte aux changements taxonomiques survenus depuis Sélys. 

Ainsi, parmi les Coenagrionidae, toutes les espèces du genre Coenagrion portent le nom d'Agrion, etc, avec les translations suivantes :

  • Coenagrion = Agrions (13 espèces)
  • Ceriagrion = Ceriagrions (2 espèces)
  • Ennalagma = Portecoupes (2 espèces)
  • Erythromma = Naïades (3 espèces)
  • Ischnura = Ischnures (7 espèces)
  • Nehalennia = Nehalennie (1 espèce)
  • Pseudagrion = Pseudagrion (1 espèce)
  • Pyrrhosoma = Nymphes ( 2 espèces)

Dans la cohérence de ce système qui se voulait "une contribution à l'établissement d'une future liste de référence des noms vernaculaires du monde", l'adoption d'un nom vernaculaire différent d'Agrion pour le genre Ceriagrion se justifie complètement. Mais ce choix n'a pas été suivi par les auteurs de la Liste de référence de la Société Française d'Odonatologie de 2012, pour lesquels "Les noms français ne doivent être utilisés qu'aux opérations de sensibilisation et de vulgarisation (essentiellement vers le grand public). Les noms proposés ici reprennent, dans la mesure du possible et avec quelques modifications mineures, ceux utilisés par Robert (1958). Cet auteur est le premier à avoir utilisé de manière avisée des noms français."

 

 

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LES NOMS DE CERIAGRION TENELLUM EN D'AUTRES LANGUES.

-en catalan : El Ferrer cama-roig 

-en allemand : Die Scharlachlibelle (Libellule écarlate) uch Zarte Rubinjungfer ( délicate Rubinjungfer) oder Späte Adonislibelle  (  libellule Adonis tardive )

- en néerlandais : De koraaljuffer 

-en frison :  Read hopke Read hopke, Simmerfjoe

- en anglais : The small red damselfly

- en gallois : gallois : mursen lygatgoch fach, sous réserve  (Geiriadur Enwau A Thermau)

- en breton : dimezellig ruz (petite demoiselle rouge) (en attente de validation pour Kreizenn ar Geriaouiñ KAG)

 

 

 

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 SOURCES ET LIENS.

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

OUTILS DE  ZOONYMIE.

— [Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.]

http://www.libellules.org/fra/pdf/503_pagesdynadocs519e54424a6f7.pdf

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html
 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/
— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum
 
— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères,Delachaux et Niestlé .

 

 — ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=ROBERT+(Paul-A.),+Les+Libellules:+(Odonates),+Delachaux+%26+Niestl%C3%A9,+1958&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpiuPbl7zgAhWOnhQKHURrDboQ6AEIKTAA


— STEINMANN (Henrik), 1997, World Catalogue of Odonata, Zygoptera Walter de Gruyter, - 521 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=JMR-HkoVtvAC&pg=PA307&dq=tenellum,+World+Catalogue+of+Odonata,&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwilrrz33bjgAhVD2OAKHbcWAsUQ6AEILDAA#v=onepage&q=tenellum%2C%20World%20Catalogue%20of%20Odonata%2C&f=false


 
 — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112


 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 

 

— CHARPENTIER (Toussaint von), 1825, Horae entomologicae, adjectis tabulis nomen coloratis ; apud A. Gosohorsky, Wratislaviae. 225 pages, page 24.

Numérisé par Google.

 

— FOURCROY (A. F.) 1785. Entomologia Parisiensis; sive catalogus insectorum quæ in agro Parisiensi reperiuntur; secundam methodam Geoffrœanam in sectiones, genera & species distributus: cui addita sunt nomina trivialia & fere trecentæ novæ species. Pars secunda. Parisiis. (Hôtel Serpente). 2. 232-544., page 348.

https://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/348/mode/2up

 

— GEOFFROY (Etienne-Louis), 1762,  Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris. Chez Durand, à Paris 1762, in-4 (4) xxviij, 523pp. et (4), 2 volumes reliés.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k991697/f615

— GEOFFROY (Etienne-Louis), 1799 Histoire abrégée des insectes, dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Tome 2 / par M. Geoffroy, C. Volland / Rémond (Paris)

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1043241t/f227.image

http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/216/mode/2up/search/sylvie

— GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. page 229.

https://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/228/mode/2up

 

— GEOFFROY [Étienne-Louis] 1798-99 Histoire abrégée des insectes dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Nouvelle édition, revue, corrigée, & augmentée d'un supplément considérable. / par M. Geoffroy, docteur en médecine. A Paris :Chez Calixte-Volland, libraire, quai des Augustins, no. 24 :An VII de la République françoise [1799]. http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/14595#/summary

 

— SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1840 - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. 
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1848, "Liste  des Libellules d'Europe et diagnose de quatre espèces nouvelles", Revue  Zoologique par la Société Cuvierienne, vol. 9 page 15

https://www.biodiversitylibrary.org/item/19656#page/23/mode/1up


 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 15:32

La verrière de la vie de saint Léger ( vers 1540) ou baie 22 de Notre-Dame du Grand-Andely aux Andelys.

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Voir aussi :

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PRÉSENTATION.

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"La ville des Andelys est située à environ 32 kilomètres au sud-est de Rouen, sur la rive droite de la Seine, au pied de la falaise calcaire abrupte de la rive concave d’un méandre. Au Moyen Âge, elle est séparée de la rive du fleuve par une zone marécageuse, le Vivier, qui ne commence à se combler qu’à partir du XVe siècle. À cet endroit, la Seine, plus étroite, est d’un franchissement relativement aisé en doublant la pointe de l’île des Trois Rois. Les Andelys sont un ancien vicus gallo-romain installé non loin de la grande voie de Lutèce à Lillebonne et des axes vers Évreux et Lisieux. Clotilde, femme de Clovis, aurait fondé vers 500-525, aux Andelys, un monastère de femmes dédié à la Vierge et l’existence d’une chapelle Sainte-Clotilde dans l’église Notre-Dame plaide pour l’implantation de l’église collégiale après la destruction du monastère par les Normands vers la fin du IXe siècle, sur le site du monastère. Enfin, le site des Andelys aurait accueilli un des palais mérovingiens de la basse Seine, qualifié de vieux palais (vetus palatium) au VIIe siècle, mais aucune preuve archéologique ne permet de le localiser." Marie Casset, 2007, Le manoir des archevêques de Rouen aux Andelys p. 225-234, in Les évêques aux champs, © Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2007https://books.openedition.org/purh/7143?lang=fr

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"La ville des Andelys, chef-lieu de l'une des principales subdivisions du bailliage de Gisors, était un important pôle d'activité grâce à son port sur la Seine qui alimentait l'arrière-pays. Les contacts étaient constants entre les deux villes administrés par une même bourgeoisie enrichie par l'exercice des offices publics et sensibilisée aux nouveautés artistiques. La reprise de l'activité architecturale s'est faite dans un contexte politique et économique similaire de celui qui présida à la reconstruction de l'église de Gisors.

L'église collégiale Notre-Dame en offre aujourd'hui le principal témoin, dont la place dans la diffusion des formes reste difficile à apprécier faute de chronologie bien précise. Linda Elaine Neagley a récemment proposé de dater les campagnes flamboyantes initiales, situées par cet auteur dans le chœur et la croisée du transept de la première moitié du XVe, en y identifiant les prototypes de tracés et de modénatures adoptés dès les années 1430 sur le chantier de Saint-Maclou de Rouen. Cette chronologie relative nous semble difficile à admettre au vu des rares repères historiques fiables qui invitent à rajeunir sensiblement les travaux de l'église des Andelys : réalisation des stalles du chœur autour de 1505-1506 et mise en place des vitraux de l'époque flamboyante à partir de la décennie 1500." Étienne Hamon , 2008, Un chantier flamboyant et son rayonnement: Gisors et les églises du Vexin français, Presses Univ. Franche-Comté, 2008 - 652 pages

https://books.google.fr/books?id=QrXmxuOPH5MC&dq=portail+sud++%22grand-andely%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

 

 

 

Les verrières de l'ancienne collégiale Notre-Dame (d'après Gatouillat 2001)

 

L'église Notre-Dame des Andelys, appelée collégiale à cause de la présence d'un collège de chanoines au Chapitre, a été construite, — alors que le duché normand avait été rattaché à la France par Philippe-Auguste par la prise de Château-Gaillard en 1204 —,  en 1215-1220 sur les ruines d'une abbaye de femmes fondée en 511, par sainte Clotilde, épouse de Clovis Ier, et détruite vers 900 par les vikings . Il ne reste rien des vitraux du XIIIe siècle où fut bâti l'essentiel de la nef et du chœur Une seconde grande campagne de construction vers 1330-1345 concerna l'achèvement des façades est et ouest, et la mise en place des voûtes . Au tout début du XVIe siècle, l'édifice connut de grandes transformations , dont témoignent en baie 16 des éléments d'un vitrail dû au verrrier Arnoult de Nimègue. Le portail sud est de style flamboyant, et nous  gardons du début du XVIe siècle la grande rose sud (baie 114) et le vitrail du tympan du portail sud du transept, la baie 14 qui porte les armoiries de l'archevêque Georges II d'Amboise.

Mais la majorité des verrières anciennes datent des deuxième et troisième quart du XVIe siècle,

La campagne concerna le coté sud de l'édifice, correspondant à la reconstruction  des baies et à l'ouverture des chapelles. L'ensemble des baies sud furent vitrées de couleur entre 1510 et 1560. Par exemple, la baie 18 porte la date de 1540 et la baie 126 celle de 1560. Le chapitre collégial sut imposer une certaine unité thématique, avec trois verrières de la vie de saint Pierre et trois séries narratives de la vie de sainte Clotilde dans trois chapelles successives de la nef.

Nous avons ainsi, pour les verrières basses du coté sud :

Baie 10 : vers 1510-1520 : Enfance du Christ, offerte par Jean Basset et Isabeau Roussel.

Baie 12 : vers 1510-1520 : Crucifixion, offerte par Jean Basset et Isabeau Roussel.

Baie 14 : v. 1510-1515 . armoiries de l'archevêque Georges II d'Amboise 

Baie 16 : vers 1500-1510 Verrière à grands personnages offerte par Henri Le Pelletier.

Baie 18 : 1540. Verrière de la Vierge offerte par Robine Duboys, veuve de Robinet Le Coq.

Baie 20 : 1540 remplacée en 1866 : verrière de sainte Clotilde

Baie 22 : vers 1540 : Vie de saint Léger.

Baie 24 : vers 1540 : verrière de sainte Clotilde, offerte par un couple de donateurs et leur fille.

Baie 26 : vers 1550-1575. verrière de sainte Clotilde, offerte par Alexandre La Vache sr de Radeval

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Description.

Cette verrière qui éclaire la 1ère chapelle du bas-coté sud de la nef   mesure 3,80 m de haut pour 4,10  m de large et se divise en 5 lancettes ogivales et un tympan à  5 ajours droits.  Elle est consacrée à la vie de saint Léger, évêque d'Autun.

Elle a été très restaurée en 1865 par Didron, aux frais de Mgr Devoucoux, évêque d'Evreux.

Elle a été décrite en 1862 par Didron, puis  en 1877 par l'abbé Adolphe-André Porée, curé de Bournainville . Je cite le texte de Porée en retrait pour chaque panneau.

Placée entre la baie 20 (vie de sainte Clotilde et baptême de Clovis) et la baie 24 (vie de sainte Clotilde), elle doit sa présence aux Andelys au culte de la reine Clotilde, ou plus largement à l'histoire des racines sacrées de la monarchie française puisque saint Léger est l'un des principaux saints mérovingiens et qu'il fut le précepteur des enfants de Clovis II, puis nommé évêque d'Autun . Il devint  le conseiller des rois Clotaire II puis Childeric II avant d'être disgracié pour avoir reproché au roi son mariage. En conflit avec un autre conseiller, le violent Ebroïn, il fut  envoyé au monastère de Luxeuil  puis il subit le martyr., 

 

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Lors de ma visite, des travaux de restauration étaient en cours. Le haut des verrières étaient protégé par des filets.

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Verrière de la vie de saint Léger (vers 1540), baie 22 de l'ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely aux Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Verrière de la vie de saint Léger (vers 1540), baie 22 de l'ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely aux Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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TYMPAN

 

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1°) Les inscriptions des écoinçons.

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"Les écoinçons I et IV sont occupés par deux petits anges nus, aux ailes rouges et vertes, soutenant, à l'aide d'une cordelière passée sur l'épaule, un large cartouche. Le premier à gauche, porte l'inscription suivante, qui se rapporte au sacre de saint Léger, du panneau II. 



SAINCT LEGER FUST EVESQUE DE RAVE[N]NE (1)

POUR LES VERTUS QUE LUY VOYE[N] FLEURIR

PETITS ET GRANDS. SATHAN QUI CABLE ET VENS

LES PLUS PARFAITS, APRES LES AVOIR FAICT MOURIR .

(1) Il est probable que le peintre a mis pour la rime Ravenne pour Autun. 

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L'inscription du cartouche de droite est ainsi conçue :

AVEC LE ROY DONT SOING AVAIT ET CURE

IL FIST LA PASQUE ASSIS AUPRES DE LUY

SES ENNEMIS EN EURENT GRA[N]T ENNUY

MAIS SAINCT LEGER BIE[N] P[OUR MAL LE[UR] PROCURE ;

Cette légende est relative au panneau IV qui représente saint Léger faisant la pâque avec le roi Childéric II, à Autun. 

 

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Verrière de la vie de saint Léger (vers 1540), baie 22 de l'ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely aux Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Verrière de la vie de saint Léger (vers 1540), baie 22 de l'ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely aux Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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2°)Les ajours centraux : Consécration épiscopale de saint Léger (très restauré) ; couronnement de Chilpéric II (moderne) ; saint Léger faisant la Pâque avec le roi.

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"PANNEAU II. Sacre de saint Léger, évêque d'Autun. Saint Léger est assis sur un trône à pieds contournés . il paraît extrêmement jeune, bien qu'à cette époque de sa vie, il n'eût pas moins de quarante-quatre ans. Sa tête n'est pas nimbée nous le voyons revêtu de tous les ornements pontificaux, l'aube de lin, la tunicelle violette, la chape rouge, les chaussures jaunes et les représentant saint Léger à l'hospice de Fécamp, et qui dans l'ordre chronologique doit précéder le panneau 3, au milieu de la verrière, où saint Léger a été dépouillé de ses vêtements d'évêque. gants bleus; ses mains sont jointes. Les deux prélats consécrateurs déposent la mître sur sa tête; l'un d'eux, mître en tête, porte une chape verte avec une agrafe d'or; l'autre, également mitre, est revêtu d'une aube, d'une chape bleue, de gants verts et de chaussures violettes. A gauche, on aperçoit un clerc en tunique violette, portant la crosse du nouvel évêque; cette crosse d'or relevée d'ornements d'argent et de pierreries est d'un .éclat éblouissant. Le second plan est occupé par d'autres clercs portant la croix, les cierges et les crosses des deux autres évêques. Dans le fond, les murs de la basilique des saints Celse et Nazaire à Autun, où fut sacré saint Léger. 

PANNEAU III.–Couronnement du roi Childéric II. Le roi est sur un trôné, magnifiquement vêtu en empereur romain. Il a les bras et les jambes nues, le sceptre à la main, un manteau agrafé 'sur l'épaule gauche. Saint Léger, portant la mitre, l'aube et la chape rouge, dépose la couronné sur la tête de celui qu"il vient de faire proclamer roi des Francs. Derrière lui, un clerc en surplis porte la crosse. A droite, au premier plan, un moine à la tète rasée, vêtu d'une robe blanche et d'un scapulaire noir, semble étendre la main droite. Devant lui, un soldat couvert d'un bonnet phrygien et d'une cotte rouge, porte un petit étendard bleu à trois fleurs de lys. Un autre soldat, casque 
en tète, revêtu d'une cotte verte, porte un fanion semblable. Dans le fond, plusieurs personnages que l'on n'aperçoit qu'imparfaitement. Il existait, autrefois, un fragment d'inscription au bas de ce panneau.

PANNEAU IV. Childéric célébrant la pâque avec saint Léger à Autun. Il ne faudrait pas entendre, par ces mots, que Childéric vint communier à Pâques des mains de saint Léger , L'histoire nous apprend, au con-traire, que Childéric venu à Autun avec le projet criminel d'assassiner le saint évêque, osa, néanmoins, recevoir le corps de Jésus-Christ des mains de l'hypocrite Marcolinus, sorte de reclus qui vivait près du monastère de Saint-Symphorien d'Autun. Notre vitrail nous montre donc saint Léger dans un repas offert à Childéric, en 670, à l'occasion des solennités pascales. Sous un large dais d'étoffe rouge richement damassée, saint Léger revêtu de la mitre précieuse, d'une tunicelle verte et d'une chape bleue, est assis près du roi. Childéric, le sceptre en main, a un costume à peu près semblable à celui du panneau précédent. Il est assis sur un trône ayant des griffons pour accoudoirs ; un chien est couché a ses pieds. Le jeune roi baisse la tête et semble écouter avec ennui les sages remontrances de saint Léger, qui étend le bras vers lui l'évêque lui reproche, sans doute, ses débordements scandaleux et son mariage avec sa cousine germaine Bilihilde, qu'il avait amenée avec lui à Autun. La table du festin, recouverte d'une nappe damassée, est chargée de fruits. Un serviteur vêtu d'une tunique violette apporte une large aiguière. A l'extrémité de la salle, on voit un petit page portant un manteau bleu et un toquet noir à plume bleue. – Le fond; de la salle est tendu, d'une draperie  verte. "

 

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Verrière de la vie de saint Léger (vers 1540), baie 22 de l'ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely aux Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Verrière de la vie de saint Léger (vers 1540), baie 22 de l'ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely aux Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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LES LANCETTES.

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Verrière de la vie de saint Léger (vers 1540), baie 22 de l'ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely aux Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Verrière de la vie de saint Léger (vers 1540), baie 22 de l'ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely aux Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Lancette A : les nobles d'Autun viennent chercher leur évêque à Luxeuil après la mort de Chilpéric.

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" Panneau VI. La scène assez obscure du reste, représentée dans ce panneau a beaucoup exercé la perspicacité de tous ceux qui ont étudié les vitraux d'AndeÏy.  Les uns prétendent qu'elle montre saint Léger sortant des murs d'Autun où il était assiégé par le comte de Champagne, et se livrant lui-même à ses ennemis. L'attitude respectueuse du seigneur auquel parle l'évêque ne semble pas permettre de s'arrêter à cette opinion. 
Selon d'autres, on tiendrait annoncer à saint Léger la nouvelle de son élévation à l'épiscopat. Mais la scène se passe près d'une abbaye, et c'est à la cour de Bathilde que Léger fut nommé évêque. 
Enfin, d'autres y ont vu un noble Franc venant chercher saint Léger à l'abbaye de Saint-Maixent de la part de la reine Bathilde, qui en voulait faire le précepteur de ses enfants et son propre conseiller. 
Pour nous, et M. de Ruville s'est arrêté à une opinion à peu près identique, cette scène représente les nobles de la cité d'Autun venant, ainsi que nous l'apprennent les Actes de la vie du saint, chercher à l'abbaye de Luxeuil leur bien-aimé évêque sacrifié à la cruauté jalouse de Childéric. Ce roi vient de mourir; les fers du captif sont brisés, et on lui remet aux mains la crosse, signe de cette autorité dont l'avait injustement privé un pouvoir despotique. Cette explication, nous le savons,ne porte pas l'évidence avec elle, et nous laissons à d'autres à donner le dernier mot de cette interprétation. Mais ce qui nous a surtout déterminés à proposer la nôtre, c'est un fragment d'inscription placé autrefois au bas du panneau, et enlevé au moment de la restauration. Sur ce fragment, se lisait ce mot LUXEUIL . Or, l'explication que nous donnons est la seule où ce mot puisse être placé d'une manière significative. 

Au premier plan de ce panneau, à gauche, Saint Léger revêtu, comme un simple prêtre, d'une robe rouge et d'un surplis à larges manches, porte des souliers bleus, et sur l'épaule gauche un chaperon de couleur rouge. Cette figure, très-nettement dessinée, est pleine de douceur et de fermeté. L'évêque est accompagné de deux religieux dont l~un porte la tonsure monacale et une longue barbe il étend le bras vers le seigneur Franc; sa robe est violette et ses chaussures bleues vrai type de moine, plein de vigueur et d'expression. On ne voit de l'autre religieux que la figure encapuchonnée. A gauche, est un personnage à barbe blanche, avec toque jaune et casaque bleue. Le noble seigneur qui adresse la parole à saint Léger est revêtu d'un de ces magnifiques costumes de la Renaissance, que la coupe étriquée de nos habits modernes fera toujours regretter. Il est tête nue; son visage sévère s'encadre d'une longue barbe brune. Il est revêtu de la fraise plissée, d'un pourpoint cramoisi à crevés, d'une pèlerine d'hermine, d'un manteau rouge, de hauts-de- chausses vertes et de bottes bleues; une riche épée, est suspendue à son côté. D'une main, il tient soit des gants, soit un parchemin roulé; de l'autre, la crosse  d'or, qu'il apporte à saint Léger, au nom des habitants d'Autun. A droite, au second plan, on aperçoit la figure épanouie d'un homme coiffé d'une toque rouge et vêtu d'un pourpoint bleu à col de fourrure. 

Le fond du sujet est occupé par un édifice intéressant à étudier. C'est l'église de l'abbaye de Luxeuil, où saint Léger avait été exilé. La porte ouverte laisse apercevoir une rangée de piliers cantonnés et une série de fenêtres. Au-dessus du portail est adossée la statue d'un abbé tête nue et portant la crosse; un dais sculpté la surmonte. Le pignon de l'église est orné d'une rosace flamboyante, et la pointe percée d'un œil-de-bœuf. Sur les combles s'élève une croix dorée et une petite flèche. Des arcs-boutants se profilent sur les deux côtes de l'église."

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Verrière de la vie de saint Léger (vers 1540), baie 22 de l'ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely aux Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Verrière de la vie de saint Léger (vers 1540), baie 22 de l'ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely aux Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Lancette B : martyr de saint Léger, à qui on crève les yeux au moyen d'une tarière.

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"PANNEAU VII.–Supplice de saint Léger.

Après s'être livré lui-même aux ennemis qui l'assiégeaient dans la ville d'Autun, l'évêque est devenu l'objet de leur vengeance. Saint Léger, en costume épiscopal est assis, les bras attachés au dossier de son siège. II est sans nimbe et porte la mitre, l'aube, une longue tunicelle jaune brochée, une chape rouge et des souliers violets. Les traits de son visage se contractent sous l'horrible supplice qu'on lui fait endurer. L'un des bourreaux, barbu, casque en tête, vêtu d'une tunique bleue et d'un manteau rouge, lui tient la tête fixe dans ses deux mains, tandis qu'un second tortionnaire, vieil-lard à longue barbe blanche et tête nue, lui crève les yeux avec un gros foret de charpentier, tout en détournant la tête d'horreur. Le costume de ce bourreau est fort curieux. Il porte un pourpoint vert séparé d'un haut-de-chausses bleu par une ceinture violette ses bottes à retroussis bleu clair sont ornées d'une large agrafe de cuivre à tête de lion. 

Au second plan, à droite, un personnage à barbe blanche, qui porte un casque de couleur violette, une tunique grise et un manteau rouge, est assis sur une haute estrade il étend son sceptre, et semble suivre attentivement la marche du supplice qu'il vient d'ordonner. Son siège, à haut dossier, est surmonté d'une draperie pourpre attachée aux branches d'un arbre et forme un dais. Cet homme est sans doute Vaïmer, quoique les Actes de la Vie de saint Léger nous disent qu'il ne fut remis aux mains du comte de Champagne qu'après avoir eu les yeux crevés. Près de Vaïmer est un personnage qui, le menton dans sa main, assiste impassible à cette scène atroce il est coiffé d'une sorte de chaperon bleu et enveloppé d'un ample manteau violet. A la gauche du panneau; un jeune homme vêtu 
d'une tunique:rose pale semble causer à son voisin un autre spectateur du supplice, portant une barbe rouge, est coiffé d'une draperie de couleur blanche. A l'arrière plan, on aperçoit une église, des tourelles, les remparts 
de la ville d'Autun assiégée par le comte de Champagne. Dans le lointain, une rivière coule au bas d'une colline; 
tout ce paysage est peint sur un fond bleu ardoisé. Des fragments d'inscription se lisaient autrefois au bas de ce panneau ils ont disparu. "

 

 

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Verrière de la vie de saint Léger (vers 1540), baie 22 de l'ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely aux Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Verrière de la vie de saint Léger (vers 1540), baie 22 de l'ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely aux Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Verrière de la vie de saint Léger (vers 1540), baie 22 de l'ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely aux Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Verrière de la vie de saint Léger (vers 1540), baie 22 de l'ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely aux Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Lancette C. Condamnation de saint Léger.

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"PANNEAU VIII.– Saint Léger est dépouillé de ses vêtements pontificaux. L'artiste verrier a choisi la scène 
un peu étrange, il faut l'avouer, où Ebroïn furieux de n'avoir pu faire condamner saint Léger, a ordonné à ses 
valets de lui déchirer sa robe d'évêque. Saint Léger avait comparu devant le roi Thierry et plusieurs seigneurs du 
royaume, sous l'inculpation calomnieuse de complicité dans le meurtre de Childéric mais nul n'avait osé le condamner. Ce dut être en dehors de cette assemblée qu'Ebroïn outragea ainsi honteusement l'évêque d'Autun. Le peintre a représenté ce tribunal privé, où siégeaient l'injustice et la haine, au moyen duquel Ebroïn put infliger un dernier affront à sa victime avant de lui ôter la vie. Saint Léger, dépouillé de ses ornements pontificaux, est en chemise, pieds nus, les mains garrottées par des cordes. Sa tête, sans nimbe, a conservé la mître épiscopale il se détourne et regarde sévèrement ses juges, en leur reprochant leur indigne cruauté. Deux soldats l'emmènent hors du tribunal. L'un d'eux, figure ramassée, à barbe brune porte un petit chapeau rond de couleur violette, un pourpoint rouge à jaquette  bleue, et des chasses violettes; une large épée est suspendue à sa ceinture. Un autre soldat, qui regarde les juges et prend leurs ordres, porté un casque à chenille jaune, une tunique cramoisie et des hauts~de-chausses bleuâtres à sa ceinture pend une sorte de couteau de boucher. Au second plan, à gauche, sous une large tenture rouge attachée à un arbre, s'élève une estrade. Ebroïn portant une barbe rousse, la tête enveloppée dans les plis de son manteau violet, est revêtu d'une tunique grisâtre. Il tient de la main droite un parchemin roulé, et menace de la gauche l'évêque qui lui reproche la multitude de ses crimes. A la gauche d'Ëbroïn sont assis deux juges complaisants qui parlent entre eux. L'arrière-plan est occupé par un paysage bleuâtre d'une bonne perspective; deux hommes s'éloignent en causant. La partie supérieure du panneau est remplie par un arbre verdoyant, dont les branches supportent un cartouche avec une inscription qui nous eût sans doute 
donné, avec la date, les noms du donateur de ce vitrail, mais qui est malheureusement fort incomplète :



LAN MIL CINQ CENT -----

---EPROUVEE

----SAINCT LEGE---

PLUS LE ---

POUR ---

CESTE -----PLACE
 

Au bas de ce même panneau, on lisait autrefois ces mots : DU DIABLE POSSEDI ---Ce fragment d'inscription, trop mutilé, n'a pas été replacé lors de la restauration du vitrail. "

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Verrière de la vie de saint Léger (vers 1540), baie 22 de l'ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely aux Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Verrière de la vie de saint Léger (vers 1540), baie 22 de l'ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely aux Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Lancette D : saint Léger dans sa prison.

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"PANNEAU IX.–Saint Léger enfermé par l'ordre d'Ebroïn dans l'hospice de Fécamp. –Après avoir fait couper à saint Léger la langue et les lèvres, Ebroïn avait donné l'ordre à Vaïmer, l'un de ses leudes,d'emprisonner l'évêque d'Autun. Ce noble seigneur, ému de pitié, déjoua les cruels projets de l'ancien maire du palais, et conduisit l'évêque proscrit à l'hospice de Fécamp. Ce lieu de réclusion se présente dans le vitrail sous la forme d'une vaste tour ronde surmontée d'un campanile circulaire avec sa clochette. Aux nombreuses ouvertures grillées des divers étages se montrent plusieurs reclus. Au rez-de-chaussée de la tour, une fenêtre cintrée et défendue par de solides barreaux de fer nous laisse apercevoir à mi-corps saint Léger, les bras enchaînés, portant la mitre, l'aube et la chape rouge. Un nimbe rayonnant environne sa tête, et l'Esprit-Saint, l'Esprit Consolateur sous la forme d'une colombe nimbée, vient visiter l'évêque dans sa prison et l'illumine de ses rayons divins.'Les traces de l'horrible mutilation qu'a subie saint Léger ne sont pas apparentes l'artiste a voulu sans doute représenter par là le miracle par le- quel le saint martyr, arrivé à Fécamp, recouvra l'usage de la parole. Saint Léger adresse de pieuses exhortations à deux personnes, dont l'une, vue de dos, est revêtue d'un pourpoint jaune à manches vertes, 'd'un man- teau rouge et de chausses blanches elle est tête nue; sa figure tournée de profil et ombragée d'une longue barbe brune, est remarquable de noblesse et d'énergie; l'autre, vue de face, porte également une barbe épaisse, elle est revêtue d'un casque de couleur verte, d'un manteau bleu et de chausses de la même couleur. Au pied de la tour, une vieille femme, assise par terre, écoute avec attention les enseignements du saint évêque. Elle porte une coiffe blanche, une robe violette à manches bleues, et tient dans ses bras un jeune enfant nu qui joue avec un chien. A l'arrière-plan, on aperçoit les bâtiments de l'hospice de Fécamp et plusieurs moines. "


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Verrière de la vie de saint Léger (vers 1540), baie 22 de l'ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely aux Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Verrière de la vie de saint Léger (vers 1540), baie 22 de l'ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely aux Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Lancette E : décollation de saint Léger.

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"PANNEAU X. -- Martyre de saint Léger.

Ce fut dans la forêt d'Ivelines, dans le pays d'Arras, que saint Léger fut décapité par ordre d'Ebroïn. Cette scène suprême forme le sujet du dernier panneau de notre verrière. Saint Léger vient de subir son supplice ; sa tête gît à terre loin du tronc et la mître est près d'elle. Le corps de l'évêque, encore agenouillé, est revêtu des ornements sacrés, aube, chape rouge. Ses mains sont liées par des cordes. Le bourreau, qui vient de lui trancher la tête, brandit encore son sabre recourbé il porte un casque richement ciselé, une tunique jaune entr'ouverte, et des hauts-de-chausses bleus ses jambes sont nues, et une sorte d'écharpe bleue entoure son cou. Il lève la tête et voit l'âme de saint Léger emportée par les anges dans le sein du Père éternel. L'âme du saint, selon les traditions iconographiques du moyen âge, mais qui s'effaçaient déjà au XVIe siècle, apparaît sous la forme d'un petit enfant nimbé, nu, les mains jointes. Quatre anges, vêtus de longues tuniques, la soutiennent dans leur bras, et la présentent au Père éternel, qui est porté par des nuages c'est un vieillard vénérable, à longue barbe blanche, portant la tiare sans nimbe et un manteau bleu. Trois personnages assistent, près du bourreau, à cette scène que l'artiste a su rendre vraiment saisissante.  Ce sont, sans doute, les trois sicaires d'Ebroïn, dont parlent les Actes de la Vie de saint Léger, et qui, touchés  parla grâce, demandèrent. et obtinrent de lui leur pardon. L'un d'eux, placé à la gauche du panneau, presque au premier plan, regarde avec horreur le corps inanimé du saint évêque. Il est tête nue, les cheveux courts, la barbe rase cette figure admirablement dessinée exprime une sauvage énergie. Cet homme porte une tunique jaune et un manteau pourpre. Près de lui, un autre personnage à longue barbe, revêtu d'une tunique verte, d'un manteau rouge et d'un bonnet de même couleur, détourne vivement la tête. Le troisième levant les yeux au ciel d'où rayonne une lumière Surnaturelle, considère l'âme de saint Léger portée par les anges il porte une longue barbe, un toquet rouge, et une tunique jaune sur un pourpoint rouge. A ses pieds;  deux hommes étendus à terre et dont on n'aperçoit que la tête. L'arrière-plan est occupé par un fond d'architecture. "
 

 

 

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Verrière de la vie de saint Léger (vers 1540), baie 22 de l'ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely aux Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Verrière de la vie de saint Léger (vers 1540), baie 22 de l'ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely aux Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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SOURCES ET LIENS.

— BROSSARD DE RUVILLE, 1863, Histoire de la ville Andelis et de ses dépendances,Volume 1, Delcroix, 987 pages, page 435.

https://books.google.fr/books?id=IEIbAAAAYAAJ&dq=armoiries+longuemare+d%27azur&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— DIDRON (Edouard), 1862, Les vitraux du Grand-Andely, dans Annales archéol., XXII (1862), 260-293. ou édition de 1863 par V. Didron, page 13

https://archive.org/details/annalesarcholo22pariuoft/page/260

https://books.google.fr/books?id=1AMtAAAAYAAJ&dq=%22saint+l%C3%A9ger%22+andelys&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 



"TROISIÈME VERRIÈRE,

LÉGENDE DE SAINT LÉGER, ÉVÊQUE D'AUTUN.

Cette verrière, placée dans la seconde chapelle, est divisée en cinq baies séparées par quatre meneaux droits allant de la base à l'extrémité de la fenêtre. Les panneaux se terminent en ogive au-dessus de la partie carrée. Le vitrail est assez complet, bien qu'en mauvais état. Un seul panneau serait à remplacer entièrement, et encore ne devrait-il être occupé que par de l'architecture.

La vie du saint évêque d'Autun est liée d'une manière essentielle à l'histoire de la monarchie française au VIIe siècle. Né d'une famille illustre, vers l'an 616, ses parents le conduisirent fort jeune à la cour du roi Clotaire II, fils de la fameuse Frédégonde. Un peu plus tard, il fut envoyé à Didon, évêque de Poitiers, son oncle maternel, qui le fit élever avec un grand soin. Promu au diaconat, bien qu'il n'eût que vingt ans, grâce à son mérite exceptionnel, le saint ne tarda pas à devenir archidiacre et à être chargé par son oncle du gouvernement de son diocèse. Il devint ensuite abbé du monastère de Saint Maixent à Poitiers, et garda cette charge pendant six ans. Clovis II, roi de Neustrie et de Bourgogne, mort en 656, ayant eu pour successeur son fils, Clotaire III, encore enfant, sainte Bathilde, mère du jeune prince, fut proclamée régente et eut pour conseillers saint Éloi, évêque de Noyon, saint Ouen, de Rouen, et saint Léger qui peut-être a joué le rôle le plus considérable des trois. Ici commence la vie politique de l'évêque d'Autun, largement représentée dans la verrière.

Nommé à cet évêché en 659, il revint dix ans après à la cour lorsqu'il apprit la mort de Clotaire III et les troubles qui suivirent cet événement. Les deux frères du roi défunt se disputaient le trône. Thierry eut quelque temps le pouvoir, grâce à Ébroïn, maire du palais; mais la mauvaise administration de celui-ci fut cause de sa chute et de l'avénement de Childéric, qui se plaça sous la direction de saint Léger et accorda la vie à Ébroïn sur la prière de l'évêque. Plus tard, le saint devait avoir pour bourreau celui dont il avait été le bienfaiteur! Childéric s'étant abandonné à la débauche, Léger le réprimanda publiquement, ce qui le fit exiler au monastère de Luxeuil, où il retrouva Ébroïn devenu son compagnon de captivité. Cependant, le roi ayant été assassiné et remplacé sur le trône par Dagobert, fils de Sigebert II, l'évêque d'Autun put rentrer dans son diocèse, et le maire du palais reprit bientôt le pouvoir en faisant reconnaître pour roi un prétendu fils de Clotaire III, nommé Clovis. Kbroïn envoya une armée en Bourgogne, qui commença par assiéger A ut un. Saint Léger, soutenant les droits dî Dagobert, voulut résiste:' avec le concours des habitants; mais la ville fut prise par Vaimer, duc de Champagne, commandant de l'armée ennemie, ou plutôt l'évêque contribua à la reddition de la ville en se livrant. Saint Léger eut les yeux crevés. Pendant tout le temps que dura son supplice, il chanta des psaumes et ne souffrit point qu'on le liât. Il fut conduit ensuite en Champagne par Vaimer, lequel ne voulut pas obéir aux ordres d'Ébroïn. Celui-ci avait ordonné que l'évêque fût mené dans un bois pour y mourir de faim. Plus tard, saint Léger eut les lèvres et une partie de la langue coupées, et fut mis sous la garde du comte Vaneng. Ce dernier le traita bien et l'envoya au monastère de Fécamp, où il guérit complétement, à ce point même de recouvrer miraculeusement l'usage de la parole. Ébroïn, le poursuivant toujours de sa haine, l'accusa, ainsi que son frère Guérin, d'avoir contribué à la mort de Childéric. Les prétendus coupables comparurent devant le roi et les seigneurs du royaume : Guérin fut attaché à un poteau et lapidé; quant à l'évêque d'Autun, on hésita et on voulut d'abord le faire déposer dans un synode. Enfin quelques évêques ayant été gagnés par le maire du palais s'assemblèrent et s'érigèrent en juges, bien qu'ils n'eussent pas été convoqués par le primat ou un métropolitain. Sommé de s'avouer coupable, le saint ne cessa de protester de son innocence. I1 fut dépouillé de ses vêtements, on lui déchira sa tunique de haut en bas, comme marque de dégradation et de déposition, et on le livra aux mains de Chrodobert, comte du palais, chargé de le faire mettre à mort. L'exécution eut lieu en 678, dans la forêt d'Ivelin, appelée plus tard forêt de Saint-Léger, au diocèse d'Arras. Un seul des quatre soldats commis à cet effet eut le courage de couper la tête du saint évêque; les trois autres, s'étant jetés à ses pieds, lui demandèrent leur pardon et sa bénédiction.

L'ordre dans lequel les sujets sont placés est semblable à celui qui a été suivi dans le vitrail précédent, représentant la conversion et le baptême de Clovis ; c'est-à-dire que ceux de la partie ogivale précèdent ceux de la partie carrée, chronologiquement; et cependant, une scène de cette dernière partie, la première à gauche du spectateur, semble aussi être la première de la vie du saint. Il faut donc adopter cette marche, quelque irrégulière qu'elle soit, pour la description de la verrière."

— GATOUILLAT ( Françoise), CALLIAS-BEY (Martine), CHAUSSÉ (Véronique), HÉROLD (Michel), 2001, Eglise Notre-Dame du Grand-Andely, ancienne collégiale  in Les Vitraux de Haute-Normandie, Corpus vitrearum / Recensement des vitraux anciens de la France vol. VI, Paris, CNRS, 2001. p. 103.

— PORÉE (abbé Adolphe-André Porée), 1877, Description du vitrail de saint Léger évêque d'Autun à Notre-Dame des Andelys, Tours, P.Bouserez, 23 p. 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63475x.texteImage#

 

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"Ce vitrail est peut-être, de tous ceux que possède l'église du Grand-Andely, celui qui offre le dessin le plus sobre, le plus correct et le plus élégant quelques-unes des scènes qu'il représente, la Pâque de Childériç, saint Léger à l'abbaye de Luxeuil, saint Léger dépouillé de ses vêtements, son dernier supplice, sont de vrais tableaux, traités avec cette vigueur et ce relief que l'on retrouve dans les compositions des vieux maîtres florentins de la fin du xve siècle. Toutefois, dans notre vitrail, on sent un pinceau tout français, et les costumes, pour n'être pas de la belle époque de la Renaissance, sont, pour la plupart, des vêtements en usage sous Charles IX et Henry III. Les têtes sont fines et généralement bien modelées, les figures courtes, les traits fortement accusés ; l'énergie en est l'expression dominante ; les personnages ont tous une certaine raideur dans l'attitude. Vue de près ou de loin, ces têtes conservent toute leur expression et toute leur finesse. Une remarque fort curieuse c'est que les ombres 
dans presque toutes les figures, sont accusées au moyen de hachures de couleur brune croisées en divers sens, et telles qu'on les emploie dans la gravure. Ce procédé, assez peu usité dans l'art du verrier, a produit cependant, dans notre vitrail, des effets d'ombre admirablement calculés. 

"Comme harmonie de tons et de couleurs, cette verrière, vue à une certaine distance, conserve une teinte 
générale très-douce point de ces masses blafardes formant un vide au milieu de couleurs plus vigoureuses; point de ces contrastes criards qui vous déconcertent, et produisent sur le regard l'espèce de crispation nerveuse qu'infligent aux oreilles les notes discordantes de plusieurs instruments de musique; vous êtes en présence d'une gamme puissante de tons richement variés. 

"Vu de près, le vitrail prend un tout autre aspect. Je ne sais quoi d'accentué, de vigoureux vous frappe et vous saisit la pensée du peintre se dégage brusquement; la perspective se ramasse, se raccourcit; les couleurs deviennent plus intenses; les personnages s'animent on dirait qu'ils vont se mouvoir et parler. Cette œuvre est l'un des rares spécimens de l'art du xvie siècle où le verrier a su donner à chaque figure une expression propre et vraiment personnelle. 
Il serait à souhaiter que ce vitrail fût dessiné par une main habile et reproduit en chromolithographie. Il ferait un excellent sujet d'étude pour les peintres-verriers de nos jours, qui s'inspirent beaucoup trop de la gravure, et pas assez de leurs devanciers."

 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 16:15

Zoonymie des Odonates : étude des noms d'Onychogomphus uncatus (Charpentier, 1840), le "Gomphe à crochets".

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née.

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 Zoonymie des Odonates.

 GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

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ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

 

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Résumé :

Nom de genre Onychogomphus, Sélys, 1854 :  vient du grec ὄνυξ, ónyx  (onux, onukhos)  "ongle, serre, griffe" , associé à  -gomphus. Il signifie donc   :  "gomphus à ongle, gomphus à crochet " du fait de la forme des appendices anaux des mâles ;  -gomphus vient du grec  gomphos = "clou, coin, cheville" du fait de la forme en massue de l'abdomen des mâles. 

Nom d'espèce O. uncatus , Charpentier, 1840, :123 :  du latin uncus "crochet" signifie  " en crochet, recourbé", pour qualifier les appendices anaux mâles dans leur distinction avec ceux de O. forcipata "en forme de tenaille", même si cette distinction entre "crochet" et "pince" est plus nomenclaturale qu'opérante . Charpentier a modifié l'épithète d'Aeshna unguiculata (pourvu d'ongle) décrit par Fonscolombe en 1838. 

— Noms en français : 1°) Le Gomphus à crochets" Sélys, 1850 ; 2°) 'Onychogomphus à crochets", Sélys, 1857 ; 3°) Le Gomphe à crochets", P.-A. Robert 1958 ; 4°) "l'Onychogomphe à crochets". 

— Noms en d'autres langues :

Ils soulignent tous la différence de taille entre forcipatus (plus petit) et uncatus  .

- en allemand : Die Große Zangenlibelle

-en néerlandais : De grote tanglibel 

-en catalan : el Tallanassos gros,

- en anglais : The Large pincertail , ou The Blue-eyed hook-tailed dragonfly

 

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LE NOM SCIENTIFIQUE.

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LE NOM DE GENRE ONYCHOGOMPHUS, SELYS, 1854.

 

http://www.lavieb-aile.com/2018/02/zoonymie-du-nom-de-genre-onychogomphus-selys-1854.html

SELYS-LONGCHAMPS (Edmond de), 1854, Synopsis des Gomphines, Bulletins de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique. t.XXI(2) pp 23-112 page 33

https://www.biodiversitylibrary.org/page/36937548#page/605/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/page/36937548#page/612/mode/1up

 

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LE NOM D'ESPÈCE O. UNCATUS, (CHARPENTIER, 1840).

[Aeshna uncata], 1840,  Charpentier (Toussaint von ) Libellulinae europaeae descriptae ac depictae , L. Voss, Lipsiae  page 123 et planche 46 mâle et femelle.

selon Steinman : Type mâle : Mus. Nat. Hist. Nat. Paris, type-locality Gallia

https://books.google.fr/books?id=inVPAAAAYAAJ&dq=Toussaint+1840+caudalis&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

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"52. AESCHNA UNCATA.
Tab. XLVI. mas et foem.

Aesch. nigra, flavo-maculata: maris appendicibus superioribus citrinis, angulosis, apice integro, compresso : foeminae temporibus aequalibus.

Annales de la Société Entomologique. Paris. 1838. Tom.VII. p. 104. Aesch. unguiculata.

Habitat in Gallia. — Ab amicissimo Prof. Kunze, Lipsiensi, Montispessulae in copula captus benigne mecum communicatus uterque sexus.

Praecedenti tam similis est, ut tantum signa hic enarraturus sim, quibus ab Aesch. hamata distincta est.

Maculae abdominis flavae multo maiores sunt, et dorsum segmenti octavi et noni in mare non nigrum, sed ad basin macula flava pictum.

-Appendices maris, praesertim superiores, non fuscae, sed laete citrinae: superiores apicibus minus horizontaliter flexis, sed paullum deorsum versis, parte flexa compressa, oblongula (quasi spatulata), et fossulis duabus seu impressuris longitudinalibus insignes: integrae, neutiquam bifidae. Inferior ut in Aesch. hamata comparata, fusca, im medio flavida, et, ut videtur, minus fissa.

-Foeminae tempora oculorum habent glabra, aequalia, et omni tuberculo carent, quod in corniculorum locum succedat, quae sunt praecedenti speciei. Sunt atra, et a medio ad os plaga quadam magna, longa, maculari, flava distinguuntur. Abdomen minus crassum. Sed de unico exemplo difficile est recte in universum statuere et iudicare.

Fabrica appendicum maris, et defectus cornuum in foeminae temporibus satis hanc speciem a praecedenti distinguunt.

[Adnot. Verba illustr. Boyer in Annales etc. l. c. appendices maris flavas esse, et superiorum apices non bifidos, omnem dubitationem eximunt, clarum virum de hac Aeschna, neque de Aesch. hamata (Aesch. unguiculata, Van der Lindem), locutum esse.]"

 

 

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ÉTUDE DE L'ÉPITHÈTE UNCATA.

Uncatus, du latin uncus "crochet" avec le suffixe -atus, signifie " en crochet, recourbé". Le latin classique connaît l'adjectif uncatus, a, um "recourbé, crochu" ainsi que  l'adjectif uncus, a, um, "recourbé, crochu" et les noms uncinus, i et uncus, i "crochet, grappin, ancre". 

Voir uncinus,i , uncus, i ,m. et uncus, a, um dans Gaffiot : 

https://www.lexilogos.com/latin/gaffiot.php?q=uncatus+

https://www.lexilogos.com/latin/gaffiot.php?q=uncus

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Ni l'adjectif ni le nom latin ne se retrouvent dans la diagnose de Charpentier, ou dans sa description également en latin, mais l'épithète reprend à l'évidence le nom attribué par Vander Linden en 1823 et Fonscolombe en 1838 à une espèce citée en référence,  Aeshna unguiculata. Cellle-ci dérive du nom latin unguiculus, i "ongle" avec le suffixe -atus.

On trouve ce dernier terme, qui n'existe pas en latin classique, défini en 1803 par Philibert en Botanique ainsi : Unguiculatus, ungulatus, "onguiculé, ongulé, pourvu d'un onglet :  ou qui a quelque partie pourvue d'un Onglet. ". La première occurrence française du terme "onguiculé" se trouve en Zoologie chez Brisson en 1756 dans dans le sens "pourvu de petits ongles".    http://www.cnrtl.fr/definition/onguicul%C3%A9

Charpentier modifie le sens de l'épithète en passant de unguiculatus "pourvu d'un ongle" à uncatus "pourvu d'un crochet", mais sans trahir Fonscolombe, car ce dernier renvoie, dans le texte français, à la forme en crochet des appendices anaux du mâle. D'ailleurs, l'adjectif latin uncatus suit immédiatement, dans le dictionnaire, le nom uncatio, onis "courbure des ongles".

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2°) Une épithète déjà employée : unguiculata.

Source de la synonymie :  Kirby, W. F. 1890. A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata. Guerney & Jackson, London. 202 pp. page 58.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/4431547#page/74/mode/1up

"5. L. Uncata, Charp. (AEshna U.) 1. c. p. 123, t. 46 (1840) ; Gomph. Uncatus, Selys, Rev. Odon. p. 96 (1850) ; Onych. U., Selys, Bull. Acad. Belg. xxi. (2) p. 32 (1854); Mon. Gomph. p. 26 (1857). 

// AEshna Unguiculata, Fonsc. Ann. Soc. Ent. France, vii. p. 104 (1838). 
Gomph. Occitanicus, Ramb. Ins. Nevr. p. 165, t. 4. f. 3 c (1842). "

Dans sa préface, Kirby indiquait : "// denotes that the name so marked is preoccupied. "

J'ignore, puisque ni Kirby, ni Toussaint de Charpentier ne l'indiquent, quelles sont les espèces dont le nom est "pré-occupant" : Lestes unguiculatus Hagen 1861 est plus tardif ; il existe un Scarabeus unguiculatus Gmelin 1790,  Copris unguiculatus Olivier 1790, un Nautilus unguiculatus Gmelin 1791, mais en réalité, le motif semble être  que Aeshna unguiculata Fonsc. a été ramené au titre de variété puis de sous-espèce de Ae. forcipata.

 

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3°) Aeshna unguiculata Boyer de Fonscolombe 1838.

 

Aeshna unguiculata,  Boyer De Fonscolombe, E. L. J. H. 1838. Monographie des Libellulines des environs d'Aix. Annales de la société entomologique de France, 7(1838): 75-106. page 104

https://www.biodiversitylibrary.org/page/15643257#page/108/mode/1up

 

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10. AEshna unguiculata , Vanderl. 

AE. thorace luteo, suprà strigis sex incurvis, nigris; abdomine nigro, maculis dorsalibus subquadratis, luteis ; appendicibus analibus maris tribus, recurvis, ultimo segmento longioribus, macula marginali alarum nigrâ. 
VANDERL. AEshn. Bonon., n° 7, f. 6, mas. 

Lib. forcipata , Linn., Syst. nat, edit. 12e, 1, 903, 11. 
Gmelin, Sp. nov., 1, 2625, ii {exclusis synonymis). 
Lib. Viridi-cincta, DEGÉER., Mém. II, 2, p. 186, t. xxi , f1, mas. 
SCHOEFF,, Icon. Ins. , t. lxxxviii , f. 1? maris varietas? 

Long. 0,05. Enverg. o,o63. 

--Mâle. La tête est verte, la bouche noire. Le chaperon séparé du front par une ligne noire. Une autre ligne transverse coupe le front. Le sommet de la tête est noir en avant, entre les yeux, quelquefois avec une tache verte dans le milieu ; il est jaunâtre en arrière. Les yeux sont vert-grisâtre. Le corselet est d'un vert- jaunâtre ; il y a en dessus, sur le devant, une bande anguleuse, coupée longitudinalement par une ligne jaune, ouverte, et quatre à cinq lignes obliques, courbes sur les côtés, sous les ailes; ces bandes sont  noires. 

L'abdomen est moins épais que dans les Aeshna maculatissima , mixta , etc.; il est noir, avec une tache verdâtre, 
grande, anguleuse, lancéolée, sur le dos de chaque segment; cette tache est coupée transversalement dans son milieu par une ligne noire. L'oreillette du deuxième segment est verte, grande et remarquable. Les deux derniers segments ont à la place de cette tache trois petites taches placées transversalement , ou le bord postérieur de la même couleur, sinué en avant. Le ventre et les côtés de l'abdomen sont tachetés de vert -jaunâtre. Les derniers segments, comme dans l'espèce précédente, sont dilatés latéralement vers le ventre. L'extrémité de l'abdomen est plus grosse et plus large que le reste. L'anus est largement tronqué postérieurement. Il est terminé par trois appendices fort grands ; les deux supérieurs épais, recourbés en crochet en bas à leur extrémité, jaunes ; l'inférieur est de la même grandeur, recourbé en crochet en haut; sa base a deux petites dentelures; elle est profondément fendue en deux, ordinairement brune , quelquefois roussâtre. Les deux supérieurs ne m'ont pas paru bifides à leur extrémité, comme le dit Vanderlinden. 
Le côté interne de la base des ailes est tronqué net et brusquement , et l'angle anal presque aigu et bien marqué. 
Les ailes sont transparentes. Le stigmate noir. La côte jaunâtre. 
Les pattes sont noires; la base des cuisses d'un vert-jaunâtre. 

--La femelle diffère du mâle par les appendices anals très-courts, simples, droits, jaunes ; par les taches vertes des côtés de l'abdomen plus grandes; l'avant-dernier segment marqué d'une bande jaune, avec une seule tache noire, et le dernier tout jaune; point d'oreillettes au deuxième segment.

Fort commune l'été. Elle vole ordinairement le long des sentiers, dans des endroits secs, et loin des eaux. "

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4°) Aeshna unguiculata Vander Linden 1823.

L'espèce décrite par   Vander Linden a  actuellement le statut de sous-espèces de O. forcipatus :

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/65253/tab/taxo.

Dans sa description en latin, 

https://books.google.fr/books?id=kcQ-AAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=unguiculata&f=false

Vander Linden décrit dans sa diagnose  maris appendicibus tribus, recurvis ("les trois appendices du mâle recourbés", puis dans le texte, qui renvoie à des descriptions de Latreille et de Gmelin, appendices abdominis tres, majores quam in Aeshna forcipata, uncinatae, rufescentes "trois appendices abdominaux, plus grands que chez Aeshna Forcipata, en crochet, roussâtres" , et enfin Distinguenda tamen est: namque mas AEshinae unguiculatae tres gerit appendices uncinatas , bifidas: mas vero AE. forcìpatae quatuor habet nec uncinatas, nec bifidas; "Cependant, il doit être distingué ; car il porte  le mâle AEshinae unguiculatae possède  trois appendices griffus  et fourchus (bifides), tandis que le mâle AE. forcipatae en possède quatre qui ne sont ni griffus ni fourchus."

Nous constatons donc un glissement sémantique de Latreille et Gemlin à Vander Linden, puis Fonscolombe et enfin Charpentier de divers adjectifs recurvis, uncinatus, unguiculatus, ou uncatus, autour de la même  constatation morphologique d'appendices anaux mâles pourvus d'ongle /en forme d'ongle / en forme de griffe [les ongles des animaux] / griffu / crochu / en forme de crochet, même si ces auteurs ne décrivaient finalement pas les mêmes espèces.

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Conclusion :  uncatus, du latin uncus "crochet" signifie  " en crochet, recourbé", pour qualifier les appendices anaux mâles dans leur distinction avec ceux de O. forcipata "en forme de pince", même si cette distinction entre "crochet" et "tenaille" ou"pinces" est nomenclaturale plutôt qu'opérante.  (Des dessins sont plus efficaces que des descriptions). Charpentier a modifié l'épithète d'Aeshna unguiculata (pourvu d'ongle) décrit par Fonscolombe en 1838. 

 

Un chapitre un peu ardu à débrouiller, et encore plus ardu à résumer.

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LES AUTRES AUTEURS AYANT ÉTUDIÉ CE NOM.

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POITOU-CHARENTE NATURE

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/gomphe-a-crochets/

" De uncatus (lat) = muni de crochets, les appendices anaux des onychogomphes sont en forme de crochets, de pinces ou de tenailles. "

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 DRAGONFLYPIX
http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 


 "from Lat. uncatus, -a, -um = armed with a hook or hooks [uncus = hook] for the shape of the male's appendages".

 


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D'ANTONIO & VEGLIANTE.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

"uncatus (Onychogomphus) - uncatus, a, um = curvato. Per la presenza dei cerci curvati ad uncino"

 

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H. FLIEDNER, 2009
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

non décrite.

 

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VAN HIJUM, 2005.
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

non décrite.

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NOMS VERNACULAIRES.

 

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LES NOMS D'ONYCHOGOMPHUS UNCATUS EN FRANÇAIS.

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1°) "Le Gomphus à crochets", Sélys 1850 

Revue des Odonates page 96

https://books.google.fr/books?redir_esc=y&hl=fr&id=Xa98vgAACAAJ&q=uncatus#v=snippet&q=uncatus&f=false

Traduction de Gomphus uncatus, nom scientifique alors en usage, au prix d'un néologisme que j'ai déjà signalé pour les autres Gomphus et Onychogomphus.

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2°) "L'Onychogomphus à crochets" Sélys, 1857

 

Monographie des Gomphines 1857

https://www.biodiversitylibrary.org/item/123072#page/44/mode/1up

Même principe, seulement adapté à la création par Sélys de son genre Onychogomphus.

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3°) "Le Gomphe à crochets", Robert 1958 page 214

P.A. Robert, sans doute choqué comme moi par le barbarisme  Gomphus et son aggravation en Onychogomphus pour des noms en français, a corrigé ceux-ci en les regroupant sous les noms de Gomphe. 

C'est le nom retenu pour la Liste de référence de la SFO et pour l'INPN.

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4°) "L'Onychogomphe à crochets", Jourde in Dijkstra 2007.

En 2007, Philippe Jourde, certainement pour coller au plus prêt de la taxonomie, a souligner la distinction entre les Gomphes (neuf espèces françaises), les Ophiogomphes (une espèce), les Onychogomphes (sept espèces) et les Paragomphes (deux espèces) pour sa traduction du guide de K.-D. B. Diskstra. 

Dans sa participation à Libellules de Poitou-Charente, le même auteur reprend le nom de Gomphe à crochets, mais place Onychogomphe à crochets en synonyme.

 

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LES NOMS D'ONYCHOGOMPHUS UNCATUS EN D'AUTRES LANGUES.

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Ils soulignent tous la différence de taille entre forcipatus (plus petit) et uncatus  .

- en allemand : Die Große Zangenlibelle

-en néerlandais : De grote tanglibel 

-en catalan : el Tallanassos gros,

- en anglais : The Large pincertail , ou The Blue-eyed hook-tailed dragonfly

-en breton : Lost-meud bihan (« grande queue pince") en attente de validation pour le dictionnaire technique breton GAK

 

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https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/65254/tab/taxo

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SOURCES ET LIENS.

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 Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici.

http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

 .

OUTILS DE  ZOONYMIE.

http://www.nhm.ac.uk/our-science/data/uk-species/species/libellula%20depressa.html?lang=gd

http://www.nhm.ac.uk/our-science/data/uk-species/species/libellula%20depressa.html?lang=cy

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— BOUDOT (J.-P.) DOMMANGET (J.-L.) 2012,   Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp. 

http://www.libellules.org/fra/pdf/503_pagesdynadocs519e54424a6f7.pdf

 — DIJKSTRA  ( K.-D. B.)  & Lewington, (R.) 2015. Guide des libellules de France et d'Europe. Guide Delachaux. Delachaux et Niestlé. Paris. 320 p.

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf

GRAND (D.),  BOUDOT (J.-P.). 2007. Les libellules de France, Belgique et Luxembourg. Biotope, Mèze. Collection Parthénope. 480 pp.

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 — ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=Paul-A.+Robert+libellules&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj08vudxe_fAhXyxoUKHZQqAiIQ6AEIKTAA

— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.

https://books.google.fr/books?id=IaEgAAAAQBAJ&dq=world+catalogue+odonata&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 


 

 

 

EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 

— CHARPENTIER (Toussaint von), 1825, Horae entomologicae, adjectis tabulis nomen coloratis ; apud A. Gosohorsky, Wratislaviae. 225 pages, page 24.

Numérisé par Google.

— CHARPENTIER (Toussaint von), 1840, Libellulinae europaeae descriptae ac depictae , L. Voss, Lipsiae 

https://books.google.fr/books?id=inVPAAAAYAAJ&dq=Toussaint+1840+caudalis&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— FONSCOLOMBE (  E. L. J. H. Boyer de-),1838. Monographie des Libellulines des environs d'Aix. Annales de la société entomologique de France, 7(1938): 75-106., page 104.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/15643286#page/108/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1840 - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. 
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1848, "Liste  des Libellules d'Europe et diagnose de quatre espèces nouvelles", Revue  Zoologique par la Société Cuvierienne, vol. 9 page 15

https://www.biodiversitylibrary.org/item/19656#page/23/mode/1up

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
9 février 2019 6 09 /02 /février /2019 22:15

La verrière du Christ, de saint Louis et de trois saintes ( vers 1510-1515) offerte par l'archevêque Georges d'Amboise ou baie 14 de l'ancienne collégiale du Grand- Andely des  Andelys.

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Voir aussi :

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PRÉSENTATION.

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"La ville des Andelys est située à environ 32 kilomètres au sud-est de Rouen, sur la rive droite de la Seine, au pied de la falaise calcaire abrupte de la rive concave d’un méandre. Au Moyen Âge, elle est séparée de la rive du fleuve par une zone marécageuse, le Vivier, qui ne commence à se combler qu’à partir du XVe siècle. À cet endroit, la Seine, plus étroite, est d’un franchissement relativement aisé en doublant la pointe de l’île des Trois Rois. Les Andelys sont un ancien vicus gallo-romain installé non loin de la grande voie de Lutèce à Lillebonne et des axes vers Évreux et Lisieux. Clotilde, femme de Clovis, aurait fondé vers 500-525, aux Andelys, un monastère de femmes dédié à la Vierge et l’existence d’une chapelle Sainte-Clotilde dans l’église Notre-Dame plaide pour l’implantation de l’église collégiale après la destruction du monastère par les Normands vers la fin du IXe siècle, sur le site du monastère. Enfin, le site des Andelys aurait accueilli un des palais mérovingiens de la basse Seine, qualifié de vieux palais (vetus palatium) au VIIe siècle, mais aucune preuve archéologique ne permet de le localiser." Marie Casset, 2007, Le manoir des archevêques de Rouen aux Andelys p. 225-234, in Les évêques aux champs, © Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2007https://books.openedition.org/purh/7143?lang=fr

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"La ville des Andelys, chef-lieu de l'une des principales subdivisions du bailliage de Gisors, était un important pôle d'activité grâce à son port sur la Seine qui alimentait l'arrière-pays. Les contacts étaient constants entre les deux villes administrés par une même bourgeoisie enrichie par l'exercice des offices publics et sensibilisée aux nouveautés artistiques. La reprise de l'activité architecturale s'est faite dans un contexte politique et économique similaire de celui qui présida à la reconstruction de l'église de Gisors.

L'église collégiale Notre-Dame en offre aujourd'hui le principal témoin, dont la place dans la diffusion des formes reste difficile à apprécier faute de chronologie bien précise. Linda Elaine Neagley a récemment proposé de dater les campagnes flamboyantes initiales, situées par cet auteur dans le chœur et la croisée du transept de la première moitié du XVe, en y identifiant les prototypes de tracés et de modénatures adoptés dès les années 1430 sur le chantier de Saint-Maclou de Rouen. Cette chronologie relative nous semble difficile à admettre au vu des rares repères historiques fiables qui invitent à rajeunir sensiblement les travaux de l'église des Andelys : réalisation des stalles du chœur autour de 1505-1506 et mise en place des vitraux de l'époque flamboyante à partir de la décennie 1500." Étienne Hamon , 2008, Un chantier flamboyant et son rayonnement: Gisors et les églises du Vexin français, Presses Univ. Franche-Comté, 2008 - 652 pages

https://books.google.fr/books?id=QrXmxuOPH5MC&dq=portail+sud++%22grand-andely%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

 

 

 

Les verrières de l'ancienne collégiale Notre-Dame (in Gatouillat 2001)

L'église Notre-Dame des Andelys, appelée collégiale à cause de la présence d'un collège de chanoines au Chapitre, a été construite, — alors que le duché normand avait été rattaché à la France par Philippe-Auguste par la prise de Château-Gaillard en 1204 —,  en 1215-1220 sur les ruines d'une abbaye de femmes fondée en 511, par sainte Clotilde, épouse de Clovis Ier, et détruite vers 900 par les vikings . Il ne reste rien des vitraux du XIIIe siècle où fut bâti l'essentiel de la nef et du chœur Une seconde grande campagne de construction vers 1330-1345 concerna l'achèvement des façades est et ouest, et la mise en place des voûtes . Au tout début du XVIe siècle, l'édifice connut de grandes transformations , dont témoignent en baie 16 des éléments d'un vitrail dû au verrrier Arnoult de Nimègue. Le portail sud est de style flamboyant, et nous  gardons du début du XVIe siècle la grande rose sud (baie 114) et le vitrail du tympan du portail sud du transept, la baie 14 qui porte les armoiries de l'archevêque Georges II d'Amboise.

Mais la majorité des verrières anciennes datent des deuxième et troisième quart du XVIe siècle,

La campagne concerna le coté sud de l'édifice, correspondant à la reconstruction  des baies et à l'ouverture des chapelles. L'ensemble des baies sud furent vitrées de couleur entre 1510 et 1560. Par exemple, la baie 18 porte la date de 1540 et la baie 126 celle de 1560. Le chapitre collégial sut imposer une certaine unité thématique, avec trois verrières de la vie de saint Pierre et trois séries narratives de la vie de sainte Clotilde dans trois chapelles successives de la nef.

Nous avons ainsi, pour les verrières basses du coté sud :

Baie 10 : vers 1510-1520 : Enfance du Christ, offerte par Jean Basset et Isabeau Roussel.

Baie 12 : vers 1510-1520 : Crucifixion, offerte par Jean Basset et Isabeau Roussel.

Baie 14 : v. 1510-1515 . armoiries de l'archevêque Georges II d'Amboise 

Baie 16 : vers 1500-1510 Verrière à grands personnages offerte par Henri Le Pelletier.

Baie 18 : 1540. Verrière de la Vierge offerte par Robine Duboys, veuve de Robinet Le Coq.

Baie 20 : 1540 remplacée en 1866 : verrière de sainte Clotilde

Baie 22 : vers 1540 : Vie de saint Léger.

Baie 24 : vers 1540 : verrière de sainte Clotilde, offerte par un couple de donateurs et leur fille.

Baie 26 : vers 1550-1575. verrière de sainte Clotilde, offerte par Alexandre La Vache sr de Radeval

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Description.

Cette verrière qui éclaire le portail du bras sud du transept en en formant le tympan  mesure seulement 2,50 m de haut pour 2,70 m de large et se divise en 2 lancettes trilobées et un tympan à 2 soufflets et 2 écoinçons. Ce portail, dit "de la cour de l'archevêque de Rouen", donnait accès au manoir épiscopal, comme le rappelle les armoiries de Georges II d'Amboise du soufflet droit.

Elle a été restaurée en 1865 par Duhamel-Marette et en 1987 par Jean-Pierre Tisserand.

Le thème en est la sainte  royauté. Dans des niches centrales à fronton triangulaire, devant un drap d'honneur damassé, un saint roi et une sainte reine (ou la Vierge) forment à gauche et à droite deux figures principales, et ce couple royal est entouré, dans des niches plus petites, du Christ Sauveur et d'un saint évêque autour du roi, ou de sainte Hélène et de sainte Marguerite autour de la reine.

 


 

Verrière du Couple royal offert par Georges d'Amboise, ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely, Les Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Verrière du Couple royal offert par Georges d'Amboise, ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely, Les Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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LES LANCETTES.

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Verrière du Couple royal offert par Georges d'Amboise, ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely, Les Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Verrière du Couple royal offert par Georges d'Amboise, ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely, Les Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Les lancettes  gauches :

Lancette A : le Christ Sauveur.

nimbe crucifère, geste de bénédiction, tunique pourpre et globus cruciger le caractérisent.

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Lancette B : saint Louis (?).

Tête restituée.

Ce saint porte les insignes régaliens et  le collier de l'Ordre de Saint-Michel. C'est sans doute une figure allégorique et non historique, car aucun roi portant ce collier n'accéda à la sainteté.

On remarquera que le collier est celui à lacs d'amour, c'est à dire celui qui fut en vigueur depuis la création de l'Ordre en 1469 jusqu'à 1516, date à laquelle François Ier fit remplacer les 23 lacs par autant de doubles cordelières en mémoire de saint François : voir mon article :

http://www.lavieb-aile.com/2017/11/la-baie-0-de-la-chapelle-du-penity-a-locronan.html

Remarquez aussi les chaussures Renaissance, élargies en patte d'ours.

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Lancette C : un saint évêque.

Saint Rémi ?

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Verrière du Couple royal offert par Georges d'Amboise, ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely, Les Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Verrière du Couple royal offert par Georges d'Amboise, ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely, Les Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Les lancettes de droites.

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Lancette D : sainte Hélène (attribut : la Sainte Croix).

Lancette E : une "sainte reine non identifiée (sainte Clotilde ?)

C'est l'interprétation des auteurs de Vitraux de Haute-Normandie, mais pourquoi ne pas y voir la Vierge couronnée ?

Lancette F : sainte Marguerite d'Antioche issant du dragon grâce à son crucifix.

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Verrière du Couple royal offert par Georges d'Amboise, ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely, Les Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Verrière du Couple royal offert par Georges d'Amboise, ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely, Les Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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LE TYMPAN.

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Dans les écoinçons  et le compartiment supérieur des soufflets, des anges musiciens jouent de la trompette, de la harpe, du luth ou de la  viole à archet.

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Verrière du Couple royal offert par Georges d'Amboise, ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely, Les Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Verrière du Couple royal offert par Georges d'Amboise, ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely, Les Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Les compartiments inférieurs des soufflets forment un ensemble héraldique.

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Verrière du Couple royal offert par Georges d'Amboise, ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely, Les Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Verrière du Couple royal offert par Georges d'Amboise, ancienne collégiale Notre-Dame du Grand-Andely, Les Andelys. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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A gauche, les armoiries de France, couronnées,  d'azur aux trois lys d'or sont entourées du collier de l'Ordre de Saint-Michel et présentés par deux cerfs ailés ou cerfs volants. Ce support  (les "tenants") fut d'abord adopté par Charles VI, contre la coutume de ses prédécesseurs qui avaient des anges, puis Charles VII, Louis XI et Charles VIII ( 1483-1498) , conservèrent les cerfs ailés. Louis XII prit comme tenant des porcs-épics et François Ier des salamandres ... (Viollet-le Duc) .

Si on se fie à ses éléments, la datation d'une tel ensemble s'échelonne entre 1469 et 1516 (collier) mais avant 1498 (mort de Charles VIII) : donc de 1469 à 1498.

Sources : 

http://mairiepussay.fr/pages_textes/village/enigme/blason/texte_blason.html

https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article8090

Viollet-le-Duc, Architecture...

 

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Armoiries de Charles VIII

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À droite, les armoiries sont celles d'un archevêque (mais non d'un cardinal) de la famille d'Amboise, palé d'or et de gueules.Les auteurs de Vitraux de Haute-Normandie y voient celles de Georges II d'Amboise, archevêque de Rouen le 8 août 1511, mais qui reçut son pallium le 9 mars 1514. Il Il devint  cardinal le 16 décembre 1545. Le créneau de datation de cet ensemble serait donc celui de 1514-1545. Mais il ne correspond pas au créneau des armoiries royales.

J'ignore quelles sont les raisons justifiant d'y voir les armoiries archiépiscopales de son oncle Georges  d'Amboise, dont E. Hamon a signalé son mécénat aux Andelys (réalisation des stalles du chœur autour de 1505-1506). C'est un familier de Charles VIII, et c'est à la suite des pressions du roi qu' il est élu archevêque le 21 août 1493 à Rouen par le chapitre, puis confirmé le 21 avril 1494. Il fut  créé cardinal le 17 septembre 1498 .

Il fit réaliser d'importants travaux sur le château de Gaillon, propriété et résidence d'été de l'archevêché de Rouen, et contribue à transformer le site en un château Renaissance complet (logis et jardins) : il est l'un des introducteurs de la Renaissance artistique non seulement en Normandie, mais en France.

Cette hypothèse conduit au créneau de datation de 1494-1498, parfaitement cohérent avec le créneau des armes royales. Mais qui rajeunirait d'une quinzaine d'années ce vitrail, ... à moins de considérer que la verrière fut réalisée en retard par rapport à la commande.

Les armes du cardinal d'Amboise sont surmontées par le chapeau cardinalice : 

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Armes du cardinal d'Amboise (Matthieu Chaine, Wikipédia)

 

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Le portail méridional , dit "de la cour de l'archevêque de Rouen", qui donnait accès au manoir épiscopal, est surmonté de la rose.

 

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Le portail méridional, gravure in Brossard de Ruville.

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SOURCES ET LIENS.

BROSSARD DE RUVILLE, 1863, Histoire de la ville Andelis et de ses dépendances,Volume 1, Delcroix, 987 pages, page 435.

https://books.google.fr/books?id=IEIbAAAAYAAJ&dq=armoiries+longuemare+d%27azur&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— GATOUILLAT ( Françoise), CALLIAS-BEY (Martine), CHAUSSÉ (Véronique), HÉROLD (Michel), 2001, Eglise Notre-Dame du Grand-Andely, ancienne collégiale  in Les Vitraux de Haute-Normandie, Corpus vitrearum / Recensement des vitraux anciens de la France vol. VI, Paris, CNRS, 2001. p. 103.

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux

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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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