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2 octobre 2018 2 02 /10 /octobre /2018 08:26

Zoonymie des Odonates : le nom Anax  parthenope Selys, 1839, l'Anax napolitain.

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 Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

Voir aussi :

 

GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

ZYGOPTÈRES

 

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Résumé.
—nom de genre  Anax, Lech, 1815, "Entomology". In Brewster, David. Edinburgh Encyclopaedia. Vol. 9. Edinburgh: William Blackwood. pp. 57–172 [137] (in 1830 edition) : Anax vient de l'ancien grec ἄναξ , anax qui signifie « seigneur », « chef [de guerre] » ou « roi [tribal] ». Il est interprété comme qualifiant le comportement dominant d'Anax imperator, la seule espèce décrite par Leach 1815 sous son genre Anax. L'auteur lui-même ne fait aucun commentaire ni sur la justification de son nom de genre, ni sur le comportement de l'espèce qu'il nomme sans la décrire. Néanmoins, les liens unissant  Anax "roi" en grec et imperator "empereur" en latin, sont évidents, comme il est évident que cette espèce est de morphologie  tout à fait royale, par sa taille , l'une des plus grandes des Libellulidae (son envergure peut atteindre 11 cm) ou par les couleurs bleu et noir de l'abdomen des mâles (vert et/ou bleu et noir chez les femelles). Le vol des mâles est également majestueux, lorsqu'ils dominent "de manière impériale un territoire allant d'une simple flaque à une zone atteignant 2400 m2, duquel ils repoussent leurs congénères. Ils patrouillent continuellement au dessus de l'eau, parfois loin des rives" (Grand et Boudot, 2006). 
—nom d'espèce  Anax parthenope Selys, 1839 : Bull. Acad. roy. de Belgique, 6(2):389-391. 

Parthénopé, d'après le nom d'une sirène,  était le nom de cette  colonie grecque de Cumes  fondée au cours du VIIIe siècle avant notre ère en Italie,  qui deviendra ensuite Naples. L'épithète renvoie donc au lieu où Sélys-Lonchamps captura le 10 mai 1838, sur les bords du lac Averne, le spécimen type (mâle), conservé au Musée Royal de Bruxelles.


— Nom vernaculaire français : 1) "L'Anax Parthénope", Sélys 1840 et 1850.  2) "L'Anax napolitain", Jacques d' Aguilar et Jean-Louis Dommanget, 1985, Guide  de libellules d'Europe et d'Afrique du Nord : c'est une habile transcription du nom scientifique, l'adjectif italien partenopeo étant devenu un synonyme littéraire de "napolitain".

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— Noms vernaculaires étrangers :

- Néerlandais : Zuidelijke keizerlibel (Libellule empereur du sud).

- Frison :  Südlike keizerslibel (Libellule empereur du sud),  Sinnekeizer

- Allemand :  Kleine Königslibelle (la petite libellule empereur)
- anglais : The Lesser Emperor [Dragonfly]

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LE NOM SCIENTIFIQUE.

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I. LE NOM DE GENRE, ANAX, LEACH, 1815.
Voir 
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/zoonymie-des-odonates.le-nom-de-genre-anax-leach-1815.html
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II. LE NOM D'ESPÈCE ANAX PARTHENOPE SELYS, 1839.
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Selys Longchamps, E. (de) 1839. Description de deux nouvelles espèces d'Aeshna du sous-genre Anax (Leach). Bulletin de l'Académie royale des Sciences de Belgique, 6(2): 386-383 page 389-391 

https://www.biodiversitylibrary.org/page/15829405#page/413/mode/1up

La description originale : 

N° 2. ÆSHNA (Anax) PARTHENOPE. Nobis. 

Æ. Thorace maculis angulis transversalibus , abdomine strigâ dorsali angulosâ nigrâ, parastigmate alarum subelongalo rufescente ; appendicibus analibus superioribus maris subspathulalis, apice truncatis, inferiori latâ brevissimâ, fœminae lanceolalis

Long. 29 1.; envergure 44 l.; longueur de l'appendice anale inférieure du mâle 1/2 ligne à peine. 

♂. Tête jaune, bouche brune; une tache transverse noire bordée de bleu en arrière sur le haut du front, et une autre petite triangulaire noire devant les ocelles. 
Yeux bleus. Thorax en partie bleu et verdâtre avec des lignes latérales noires. Le devant du thorax traversé par 
deux bandes étroites brunes tout-à-fait parallèles au cou. 

Abdomen déprimé, long, renflé à sa base, étranglé au milieu du 3e segment. Le 1er segment avec deux taches basales et une tache latérale brunes. Une tache transversale sur le 2e et une bande dorsale anguleuse depuis le 3e jusqu'au dernier segment. Cette bande traversée à la base des 3e, 4e, 5e, 6e, 7e et 8e segmens par une raie courte de la même couleur. Derrière la ligne transversale du 2e anneau se trouve immédiatement un petit tubercule dorsal arrondi. 

Observation. — Toutes les bandes et taches de l'abdomen sont noires sur un fond qui, autant que je m'en souviens, était généralement bleu. Je puis au moins l'assurer quant à la partie renflée des trois premiers segments , car c'est à ce caractère que je distinguai au vol cette espèce de la Formosa

Appendices anales brun - noirâtres , les deux supérieures ayant une fois et demie la longueur du dernier segment de l'abdomen, atténuées à leur base, ensuite élargies, puis tronquées à leur extrémité. Une ligne élevée les traverse longitudinalement en dessus. Le bord interne de cette ligne est cilié. L'appendice inférieure égale à peine eu longueur le cinquième des supérieures; elle est peu visible en dessus, tronquée, plus large que longue, à bords renflés. Pieds noirs ; les cuisses en partie ferrugineuses. Ailes teintées de jaunâtre sur leur milieu; parastigma moyen, brun-roussâtre. Membranule accessoriale blanchâtre à la base, cendrée ensuite. La nervure de la côte jaune extérieurement. 



♀. Elle diffère du mâle par la forme des appendices anales qui sont lancéolées, sans lignes élevées, et par la couleur du thorax et de l'abdomen où le bleu ne domine pas et se trouve mélangé de jaune, de verdâtre et de brun. 

Observation. — L'individu que je possédais ayant été détruit parles insectes rongeurs, je ne puis donner de détails plus circonstanciés sur la femelle.

J'ai pris celle espèce nouvelle sur les rives du lac Averne près de Naples, le 10 mai 1838. Elle y était commune et semblait à son époque d'éclosion. Je crois l'avoir revue depuis dans la Campagne de Rome et même dans les marais de Ravennes, vers le commencement de juin. Le mâle diffère de celui de la Formosa par sa taille plus petite, par la tache noire transverse du front et par la couleur bleue des deux premiers segments de l'abdomen 
et d'une partie du thorax qui est, en outre, marqué en avant de doux taches transverses, et par le parastigma qui est plus court que dans la Formosa qui n'a pas non plus 

Le tubercule sur le dos du 2e segment. La femelle se distingue au premier abord de la Formosa par une taille plus petite, la tache du front, etc. Il sera peut-être plus difficile de la reconnaître de la femelle de la Mediterranea, mais celle dernière a les cuisses antérieures d'un jaune clair extérieurement et le parastigma plus allongé. 

 



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ÉTUDE DU NOM.
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Parthénopé est le nom de la  colonie grecque de Cumes (siège de l'antre de la Sibylle) fondée au cours du VIIIe siècle avant notre ère en Italie, et  qui deviendra Naples. Le nom renvoie donc à la localité du type (type locality) de l'espèce, où Sélys-Lonchamps captura le 10 mai 1838, sur les bords du lac Averne, le spécimen type (mâle), conservé au Musée Royal de Bruxelles.

"Naples fut d'abord fondée au cours du VIIIe siècle avant notre ère sous le nom de Parthénope par la colonie grecque de Cumes. Ce premier établissement fut appelé Palaiopolis (la ville ancienne). Lorsqu'une seconde ville fut fondée vers 500 avant notre ère par de nouveaux colons, cette nouvelle fondation fut appelée Néapolis (nouvelle ville), d'où Napoli." (d'après Wikipédia).

Selon les Argonautiques d'Apollonius de Rhodes, la sirène Parthénope (du grec Parthenos, "jeune fille, vierge", soit "celle qui a un visage de jeune fille"), désespérée de n'avoir pu séduire par son chant Ulysse lors de son Odyssée se serait jetée à l'eau. Son corps échoué  devant la future Naples aurait été placé dans un tombeau, et un temple lui aurait été édifié, donnant son nom à l'ancienne cité de Parthénopé, Palaiopolis. 

 "Strabon mentionne que son temple se situait dans la ville de Néapolis (actuelle Naples), où les habitants célébraient des jeux gymniques en son honneur.

 Le lien entre la ville de Naples et Parthénope est très fort. Celle-ci symbolise pour Naples virginité, chant et mort. La sirène a d'ailleurs donné naissance à l'adjectif Partenopeo parfois utilisé en italien à la place de napolitain, par exemple pour la République parthénopéenne proclamée lors de l'occupation par les troupes françaises de la ville lors de la deuxième campagne d'Italie." (Wikipédia)

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LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.
 
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POITOU-CHARENTE NATURE
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http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/anax-napolitain/

"De Parthenope = ancienne dénomination de Naples, d’où l’espèce a été décrite initialement par Selys-Longchamps."


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DRAGONFLYPIX
http://www.dragonflypix.com/etymology.html
 

 "Anax parthenope (Selys, 1839) from Grk. Παρθενόπη, an ancient Greek name for today's city of Naples, near which the first specimens were collected."


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D'ANTONIO & VEGLIANTE.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

"parthenope (Anax) - Parthenope, es = antico nome di Napoli. Il nome è dovuto alla vicinanza della località tipica della specie (lago Averno)"

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H. FLIEDNER, 2009
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
A. parthenope n'est pas étudié. On peut consulter le site libelleninfo.de qui donne : 

"Anax parthenope: Parthenope - eine der Sirenen, die Odysseus bekehren wollten"

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VAN HIJUM, 2005.
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 
"Anax parthenope Vernoemd naar de sirene Parthenope (wat ‘zij met de meisjesstem’ betekent) die tevergeefs Odysseus probeerde te verleiden en vervolgens stierf ." ("Anax parthenope tire son nom de la sirène Parthenope (qui signifie" celle qui a la voix de la jeune fille ") qui a tenté sans succès de séduire Ulysse puis est morte.")


 
 
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RÉCEPTION.

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Steinmann, World catalogue of Odonata. Numérisation Google, copie d'écran, Eléments sous droits d'auteurs.


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https://books.google.fr/books?id=IaEgAAAAQBAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

 


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LES NOMS VERNACULAIRES.
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I. LES NOMS VERNACULAIRES FRANÇAIS.
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1°) L'Anax Parthénope Sélys 1840 et 1850

Monographie des Libellulidées d'Europe. 1840  page 119.

Revue des Odonates ou Libellules d'Europe 1850 page 111 :


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Sélys-Longchamps 1840 Numérisation Google

Sélys-Longchamps 1840 Numérisation Google

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Sélys-Longchamps 1850, numérisation Google

Sélys-Longchamps 1850, numérisation Google


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2°) L'Anax napolitain, d'Aguilar et Dommanget 1985.

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Ce nom apparaît pour la première fois en 1970 dans un article de l'Entomologiste, puis à partir de 1983 dans une série de guides sur les Odonates d'Europe, qui reprennent tous les mêmes noms vernaculaires. Le premier ouvrage est anglais, il s'agit de The Dragonflies of Great Britain and Ireland par Cyril Oswald Hammond, ‎Richard Robinson Askew, ‎Robert Merritt - 1983 , et j'ignore si ces auteurs ont créés eux-mêmes le nom français pour compléter leur liste de noms vernaculaires dont "The Lesser Emperor Dragonfly", guère plus ancien.

Il semble pourtant logique de considérer que les auteurs à l'origine du nom d'Anax Napolitain sont les premiers auteurs français mentionnés, Jacques d' Aguilar et Jean-Louis Dommanget, en 1985 dans leur Guide des libellules d'Europe et d'Afrique du Nord, Page 246.

"Anax parthenope Sélys, 1839 Pl. 15 Syn. Anax parisinus Rambur, 1842 Fr. L'Anax napolitain; All. Kleine Königslibelle. Identification Espèce de taille plus faible que A. imperator. "

L'année suivante paraît par les mêmes auteurs une édition anglaise, A field guide to the dragonflies of Britain, Europe and North Africa, Jacques d' Aguilar, ‎Jean-Louis Dommanget, ‎René Préchac - 1986 

"Anax parthenope Selys, 1839 PI. 15 Syn. Anax parisimus Rambur, 1842 Eng. Lesser Emperor Dragonfly; Fr. L'Anax napolitain; Ger. Kleine Königslibelle. Identification Smaller than  A. imperator. " 

Comme cela a été le cas pour les Lépidoptères, c'est donc  la parution de ces guides de vulgarisation, d'abord étrangers, qui a contraint les entomologistes français à combler la grande carence de notre langue en zoonymes vernaculaires.

 

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Le nom choisi, Anax napolitain, montre que les auteurs ont su se démarquer d'une traduction littérale du nom scientifique ou des autres noms vernaculaires étrangers pour rappeler l'équivalence de l'italien parthenopeo avec napoletano,  "habitant de Naples.

 


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II. LES NOMS VERNACULAIRES DANS D'AUTRES LANGUES.

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La nécessité de renouer avec des noms vernaculaires après le mépris que leur portaient les entomologistes et, par ce fait, leur extinction entre 1850 et 1950 tient, je l'ai dit, au développement après la Seconde Guerre Mondiale de guides de terrain pour des entomologistes amateurs, dans le cadre d'un regard plus attentif au milieu naturel.

Dès 1953, un entomologiste  allemand, Hans Schiemenz (1920-1990), conservateur de la partie entomologique du Musée zoologique Humbolt de Berlin a affronté la condescendance et l'opposition de ses collègues en s'attachant à développer un corpus de noms vernaculaires dans sa langue dans une publication, Die Libellen unserer Heimat (les Libellules de notre pays). Il a créé les zoonymes de Große Königslibelle  pour A. imperator, et de Kleine Königslibelle pour A. parthenope.


- Néerlandais : Zuidelijke keizerlibel (Libellule empereur du sud).

- Frison :  Südlike keizerslibel (Libellule empereur du sud),  Sinnekeizer

- Allemand :  Kleine Königslibelle (la petite libellule empereur)
- anglais : The Lesser Emperor [Dragonfly]
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Pour le coup, notre Anax napolitain récolte la médaille d'or, avec son pouvoir évocateur, de tranche napolitaine pour certains, de biscuit fourré pour d'autres, de tarentelles ou de villanelles ou de polichinelles en gilet bleu chantant O Sole mio ou Santa Lucia.

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SOURCES ET LIENS.
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Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici.
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html
 
 
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OUTILS DE  ZOONYMIE.
— http://www.dragonflypix.com/etymology.html
 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/
— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum
 
— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521
— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=IaEgAAAAQBAJ&dq=world+catalogue+odonata&hl=fr&source=gbs_navlinks_s
 
 — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

—SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112


 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 
 
 

— CHARPENTIER (Toussaint von) , 1840, Libellulinae europaeae descriptae ac depictae. L. Voss, 180 pages,.
https://books.google.fr/books?id=DoIwvgAACAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s
— DELIRY (Cyrille) : Bibliothèque des Odonates
http://www.deliry.com/index.php?title=Biblioth%C3%A8que_Odonatologique
— DELIRY (Cyrille)  Monographie Anax ephippiger
http://www.deliry.com/index.php?title=Anax_parthenope
 
— SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de), 1839, de Selys Longchamps E. 1839 - Description de deux nouvelles espèces d'Aeshna du sous-genre Anax (Leach). Bulletin de l' Acad. royale de Belgique, 6 (2) pages 389-391

https://www.biodiversitylibrary.org/page/15829405#page/413/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1840b - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. -
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage
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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 21:12

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Deux cloches habitent actuellement  le clocher du Faou, la plus récente ayant été fondue par Viel à Brest en 1823, sonnant le Sol#3. La plus ancienne et la plus grosse a été fondue  en 1714, en remplacement d'une cloche fêlée. Elle sonne le Fa#3. 

À la différence des autres cloches de la commune du Faou, réalisées par VIEL ou BRIENS à Brest, ou par LE JAMTEL à Guigamp elle témoigne de l'activité d'un des fondeurs de l'Ancien Régime, Thomas Le SOUEFF, mais il est passionnant de constater que ces quatre familles sont originaires de la Manche, autour de Villedieu-les-Poêles et de Saultchevreuil-du-Tronchet, et qu'elles ont su se déplacer au gré des besoins, tout en créant par mariage des alliances avec des familles normandes de "seintiers". 

 

"Les premières cloches apparurent en Campanie au Ve siècle et les premiers clochers au IXe siècle en Italie. Ils se répandirent au début du XIIe siècle; d'abord indépendants de l'église, véritables tours protectrices 
Au moins depuis la fin du XVe siècle et pendant des siècles les fondeurs de cloches ambulants sillonnèrent la France et l'Europe, transportant de ville en village leur matériel, se réduisant à peu de chose, en dehors de la planchette en bois gravée comprenant lettres, chiffres, éléments de décor et marque. Ils venaient souvent du Bassigny lorrain [ou de la région de Villedieu-les-Poêles]. Ils partaient chaque printemps et faisaient le moulage sur place. Ils signaient les cloches de leur nom suivi de la mention du pays d'origine ou de leur marque.

Au XIXe siècle les derniers fondeurs installèrent des ateliers fixes dans diverses villes comme les Perret à Auch, les Bollée à Orléans. Deux fils Vouillemot s'étaient établis à Montpellier au XVIIe siècle.

Les artisans fondeurs étaient appelés clochetiaux en Lorraine ou seintiers (du latin médiéval sein qui voulait dire cloche; d'où le mot tocsein : toque sein). Ils étaient très considérés et le titre de bourgeois leur était parfois décerné." (d'après geneawiki)

"Autrefois, les cloches étaient fondues au pied du clocher (dans le cimetière). Une fosse de coulée et un four étaient construits sur place.

On fabrique un moule détruit après la coulée. Sur un socle en maçonnerie, on façonne d’abord un noyau en argile armé de filasse, tourné avec un gabarit au profil intérieur de la cloche (la planche à trousser). Cette argile est durcie en allumant un feu doux à l’intérieur de la forme maçonnée. Puis on façonne la forme de la cloche (la fausse cloche) en cire. Cette fausse cloche est démolie après avoir confectionné, séché et enlevé le moule extérieur (la chape) en argile lui aussi.

Les différents motifs de décor, marques du fondeur, signatures ou inscriptions ont été mis en place sur la forme avant la confection du moule extérieur. Le moule est ensuite remis en place pour permettre la coulée du bronze. Après démoulage et polissage, la cloche est prête à être baptisée par l'évêque avant de trouver sa place dans le clocher. Ce travail demande de trois semaines à un mois. Chaque fondeur avait ses méthodes et ses abaques pour les formes et épaisseurs exactes à donner à la cloche pour obtenir la note désirée : il ne peut bien entendu plus être rajouté du métal après la coulée." ( d'après Geneawiki)

 

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Cliché lavieb-aile 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Cliché lavieb-aile 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Cliché lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Cliché lavieb-aile juin 2023.

 

Description.

 

Selon Danguy des Deserts, elle pèse 1389 livres (630 kg ?) et la hauteur de la cuve est de 87 cm (105 cm avec l'anse) et son diamètre inférieur est de 101,5 cm. Elle sonne le Fa#3.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/cloche/4e447a13-5ec6-4245-bfe8-51ba0d4959f9

"Le poids des cloches au XVIe siècle varie de 100 à 600 livres. Dans les églises paroissiales la cloche majeure passe de 1500 livres de moyenne au XVIIe s et à 2000 livres de moyenne au XVIIIe. On cite comme un cas exceptionnel et digne d'admiration une cloche de 4000 livres et de 1,62 m de diamètre, fondue en 1715 pour Lampaul-Guimiliau, par des artisans de Brest, Jean et Jean-François LE BEURRIER de la RIVIÈRE." ( H. du Halgouet)

Sur le mouton en bois sont ferrées les trois anses de la cloche, remarquables par leurs six têtes d'hommes moustachus. La cloche est ornée d'un riche décor en bas-relief sur le vase supérieur, le flanc et le vase inférieur. Elle sonne à la volée par tintement du battant, et par marteau extérieur frappant le bord  depuis l'électrification.

On peut écouter l'enregistrement effecté par Matthieu Jules en 2018, au coup par coup, ou à la volée :

https://www.youtube.com/watch?v=QtI3ybUoT1o

https://www.youtube.com/watch?v=vhJ_wYG7xig

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

 

I. L'INSCRIPTION  DE DÉDICACE SUR LE VASE SUPÉRIEUR .

 

Une longue inscription  se déroule entre les filets sur trois lignes en lettres capitales romaines.  Chaque mot est séparé du voisin  par une hermine ou une fleur de lys, et débute par une croix pattée (après le mot CVRE). Certains mots sont abrégés.

N.B :La ligne haute et la ligne intercalaire comportent plusieurs R isolé ou RE qui doivent être lues comme des adjonctions suscrites, complétant les titres abrégés de Mr et M[essi]re, que j'ajoutent dans la transcription.

Les trois lignes principales :  

 première ligne +  IAY. ESTE. FAITTE. P. SER. A. LEGLISE. DV. FAOV. VENERABLE. ET. DIS.T MI.re FRANCOIS. LVGVERN. RECTEVR. MI.re YVES. MOCAER. CVRE.

deuxième ligne + NOBLE. HOMME. PIERRE. BIGEAVD. S R DE PREVILLE. ET DME MARIE. THERESE.HIACINTHE. FILLOVSE. EPOVSE. DE. Mr. Mre. IVLLIEN. GODEFROY.

troisième ligne  + SEVL. IVGE. DV. FAOV. MONT. NOMMEE. M. re. PAVL. LE. BESCOND. AVOCAT. ET. PROCVREVR. FISCAL. TRESORIER. EN LAN. 1714.

Soit :

« J'ai été faite pour servir à l'église du Faou. Vénérable et discret Missire François Luguern, recteur, Missire Yves Mocaer curé.

Noble homme Pierre Bigeaud, sieur de Préville et dame Marie-Thérèse Hiacinthe Fillouse, épouse de M Julien Godefroy .

seul juge du Faou m'ont nommée Messire Paul Le Bescond avocat et procureur fiscal trésorier. en l'an 1714.»

Nous remarquons déjà que cette cloche n'a pas de nom de baptême, ou plutôt que celui-ci a été omis.. On peut supposer le nom de Marie-Thérèse.
 

Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. I :  Thomas Le Soueff 1714.
Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. I :  Thomas Le Soueff 1714.
Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. I :  Thomas Le Soueff 1714.
Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. I :  Thomas Le Soueff 1714.
Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. I :  Thomas Le Soueff 1714.
Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. I :  Thomas Le Soueff 1714.
La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Les personnalités mentionnées sur l'inscription.

 

1°) Le recteur : vénérable et discret messire François LUGUERN.

Il figure dans l'église de Rosnoën sur une inscription lapidaire de 1674 avec ses curés (c'est à dire ses prêtres vicaires) Bauguion et Jean Creven. 

François Luguern est né le 19-12-1662 à Rosnoën de Tanguy Luguern et Marie Mallegol, et il décéda à 70 ans le 16-04-1732. 

 

2°) Le curé (vicaire) Yves MOCAER.

La seule indication retrouvée est son signalement dans le BDHA de 1909 (page 138) parmi la liste des vicaires  avec sa période d'activité  entre 1711 et 1724.

3°) Le parrain Noble homme Pierre BIGEAUD, sieur de PREVILLE.

Ce personnage est cité en 1682 par le BDHA dans un extrait d'acte de baptême comme époux de Demoiselle Marie Bernard, marraine :

1682, 3 Décembre : Baptême d'Yves, fils de Jean-François Laferière, et de Dlle Marie Bigeaud, Sr. et dame du dit lieu (il était né dès le 15 Octobre). Parrain, N. G. Yves Ferrière, sieur de Bussé ; marraine, Dlle Marie Bernard, épouse de noble homme Pierre Bigeaud, sieur Desclos.

Nous  trouvons Marie Bigeaud et Françoise Bigeaud   citées en 1689 dans un autre acte de baptême  :

1689, 5 Septembre : Baptême de Jean-Baptiste-François, fils de noble homme François Ferrière et de Dlle Marie Bigeaud (né le 10 Août). Parrain, noble homme Jean-Baptiste Ferrière, Sr. de Kerdonval ; et marraine, Dlle Françoise Bigeaud, dame du Quelennec

 

Il faut distinguer Pierre Bigeaud I , né vers 1630 à Nantes, et décédé le 21 octobre 1696 au  Faou, Sieur des Clos, Fermier Général du Faou, marié avant 1668 avec Marie Bernard ca 1639-1721 dont 12 enfants, et Pierre Bigeaud II, notre homme, le dernier enfant du couple, né le 16 août 1682  au Faou, décédé le 7 janvier 1723 au Faou, à l’âge de 40 ans.

Mad Danguy des Déserts écrit : 

"Pierre Bigeaud, le parrain [de la cloche], était intéressé dans les devoirs et les Billots (impôts sur les boissons alcoolisées). Il décède, célibataire de 40 ans en 1723, dans l'actuelle maison Lennon, place des Halles."

Ses armoiries  sont (Danguy des Deserts) « d'azur à trois glands d'or posés 2 et 1». Elles  figurent sur le flanc de la cloche, avec heaume et lambrequins, dans un écu  en médaillon rond entouré de palmes. Le graveur a pris soin d'indiquer la couleur azur de l'émail du fond par les hachures horizontales conforme au code en usage en héraldique.  

 

 

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

 

 

4°) La marraine,  dame Marie-Thérèse Hiacinthe FILLOUSE, épouse de M Julien GODEFROY.

 

Marie-Thérèse Fillouse, née le 4 avril 1680 à Landerneau Saint-Julien et décédée  après le 5 décembre 1735  était la fille de Ollivier Fillouse, (1610-1711) sr de Lannivinan et de Claude du Vall, qui demeuraient à Landerneau. Elle avait épousé le 20 juin 1713 à Landerneau Julien GODEFROY DU RHUN, avocat à la cour, sénéchal  du Faou, en second mariage pour  ce jeune père de 3 enfants. Il était le fils de Maître Guillaume GODEFROY, sieur de Keraoulen (ou Trolen) de Landerneau. Il s'était d'abord marié  le 11 janvier 1706 avec Thérèse FERRIÈRE, née à Quimper et fille de Marie BIGEAUD, ... la sœur de notre Pierre BIGEAUD II..

Ses armoiries   d'azur à la licorne d'argent surmontée d'un croissant de même  (Nobiliaire de Pol Potier de Courcy) figurent aussi sur le flanc de la cloche.

Fillouse, sr de Lanriven près Landerneau, — de Kergorez, — de Kerambriz. D’azur à la licorne d’argent, surmontée d’un croissant de même. (Arm. 1696). Catherine, épouse en 1668 Hervé Simon, sr de Kerbringal. .

 

Comme pour les armoiries de Pierre Bigeaud, celles de la marraine  figurent  avec heaume et lambrequins, dans un écu  en médaillon rond entouré de palmes, et le graveur a pris soin d'indiquer la couleur azur de l'émail du fond par les hachures horizontales. Une tête d'angelot ferme, en bas, les volutes du cartouche.

La licorne a un corps de cheval.

 

 

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

Un quatrième blason honore indirectement Julien Godefroy puisqu'il porte les armoiries de la Vicomté du Faou,  d'azur au léopard d'or 

 

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

 

 

5°) Paul Le Bescond avocat et procureur fiscal trésorier. 

Un Joseph Le Bescond a été vicaire au Faou de 1722 à 1728.

 

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Clichés complémentaires de l'inscription. Les décors : angelots, hermines, fleurs de lys, ponctuation entre mots par deux points en losange.

Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. I :  Thomas Le Soueff 1714.
Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. I :  Thomas Le Soueff 1714.
Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. I :  Thomas Le Soueff 1714.

 

II. L'INSCRIPTION BASSE : LA SIGNATURE DU FONDEUR.

 

TH. / LE / SOVEF / ME /FECIT.

"TH. Le Souef me fecit" que je transcris par "Thomas Le Soueff me fit."

Chaque barre / correspond à une hermine, alternée avec une fleur de lys, comme sur l'inscription haute. Celle-ci débute par une tête d'angelot.

Que savons-nous de ce fondeur ? La plupart des informations ont été trouvées par Georges-Michel Thomas dans son dépouillement des archives, dont il a publié les conclusions en 1981 :

"Les Le Soueff semblent avoir eu trois branches en Bretagne.

— François Le Soueff, établi à Vannes, rue Saint-Yves, fondit une cloche pour Guéhénno (Morbihan) le 12 mai 1675 et deux pour Plumelin (Morbihan) le 10 août 1690.

— Julien Le Soueff s'établit à Quimper où il s'éteignit en 1690, laissant sa succession à son fils Jean.

— Jean Le Soueff fondit en 1691 la cloche de Briec, qui était fendue en 1782, celle du Cloître-Pleyben en 1696, celle de Saint-Thégonnec en 1697. Il s'établit à Brest en 1701, année où il fondit, avec Le Moyne, la cloche Corentin pour la cathédrale de Quimper.

« Ce jour de mercredy, 25 may 1701, la cloche nommée Corentin, fut solennellement bénite par Mgr. l'Ill..me et Rév..me évesque, François de Coetlogon, accompagné et assisté de tous les messieurs du chapitre, en la chapelle de la Madeleine, en l’église de St Corentin, et pour la nommer conjointement avec luy, mondit seigr. évêque, a choisy madame Janne du Louet, dame douarière, présidente de Guilly. Ladite cloche, fondue par les sieurs Soüef et Le Moyne, fondeurs du roy à Brest, s’est trouvée pezer 3.901 l. ; et ont eu lesdits fondeurs, pour l’oeuvre de main, la somme de 800 l. et 15 sols par livre, pour les 225 livres d’augmentation de métal. — Signé : A. F. de Coetlogon, grand archidiacre ; Jan de Kermellec, archidiacre de Poher ; Jean Callier ; Anne Bernard Pinon » (Déal du chapitre de 1696-1707, f° 64). http://www.infobretagne.com/quimper-fondeurs.htm

Remarquons cette collaboration entre Le Soueff et Le Moyne, puisque cette dernière famille de fondeur est également originaire de Villedieu-les-Poêles. Pierre-Antoine Le Moyne reçut en 1693 l'autorisation royale de se qualifier "maître fondeur de l'artillerie des vaisseaux du Roy".

Je peux ajouter la cloche fondue en 1678 par I LE SOUEF (Jean ou Julien) pour l'église de Riec ; elle pesait 1600 livres. Elle portait l'inscription :

Ad majorem Dei Beatœque Virginis Mariae Gloriam necnon ad honorem Sancti Petri Apostolorum Principis, , hujus Ecclesae de Riec patroni perpetui, DD. hanc. campa­nam D. Alanus de Guer, Marchio du Pontcallec, etc.: in , memoriari1 pietatis sure reternam cum benedictionibus solemniter adhibitis.

Anno 1678 F par M.I. Le Souef, fondeur.

 

Thomas Le Soueff (ou Souef, ou  Le Soefve).

Selon G.M. Thomas (SAF 1981) :

"Maître fondeur du roi, Thomas Le Soueff naquit à Quimper, paroisse du Saint-Esprit de père et mère originaires de Villedieu-les-Poêles. Il épousa à Vannes (Saint-Patern) le 8 septembre 1689 Jeanne Le Douarin, âgée de 24 ans et veuve de Jacques Le Beurrié et de cette union virent le jour Catherine-Jeanne et Marie, toutes les deux nées à Quimper en 1691 et 1694, puis Isabelle (1701), Renée-Antoinette (1697-1762), Gabrielle (1697-1738), Elisabeth (1699-1762), Jacques (1701-1730) et Arnould (1702). Les actes d'état-civil montrent que la famille était installée à Brest au quartier des Sept-Saints entre 1699 et 1702, puis rue Saint-Louis vers 1762. [Dans son acte de mariage, il est qualifié de "Maître fondeur de cloches demeurant dans la paroisse du Saint-Esprit à Quimper", et les époux d' "honorables gens" Archives du Morbihan p.489 ]

La famille Le Beurrier était originaire de La Colombe, tout près de Villedieu-les-Poêles :

"Jacques BEURIER DE LA RIVIÈRE, (alias LE BEURIER). Fondeur à Brest, puis à Vannes, et époux de Jeanne Le Douarain. Il fit, en 1683, deux cloches pour l'abbaye de Lanténac, et mourut en 1686. Son fils posthume, Jean-François, né à Vannes le 15 novembre 1686, devint fondeur à Vannes. Quant à sa femme, Jeanne Le Douarain, elle se remaria au fondeur Le Soueff. Le frère de Jacques, Etienne Beurier, était également fondeur. On doit à la famille Beurier de nombreuses cloches du Finistère, entre autre à : Lampaul-Guimiliau en 1715, Bodilis en 1719, Saint-Pierre-Quilbignon en 1720, Saint-Eloi de Plouarzel en 1729. Jean et Jean-François sont qualifiés de fondeurs du Roy."

Installé à Landerneau puis à Brest, Thomas Le Soueff fondit, en 1699, à Saint-Thomas de Landerneau, une cloche mal faite par Troussel et qui avait entrainé un procès. Il perçoit 583 livres pour ce travail.

La même année, il fond une cloche pour Lochrist au Conquet pour 349 livres et une pour la chapelle Saint-Christophe, dans la même paroisse, petite cloche qui lui vaut 36 livres.

"Le Sr Le Soueff, maître fondeur, de Brest, promet de refondre la grande cloche de Lochrist pour le prix de 4 sols la livre. La dite cloche sera pesée avant de la fondre et lorsqu'elle sera refondue; si elle se trouve moins pesante, le Sr Le Soueff ...".

En 1700, il fournit un bénitier de métal à Saint-Thomas de Landerneau, payé 10 livres 10 sols, et une cloche pour Plouguerneau, en 1704. Payée 150 livres, elle fut refondue en 1890.

En 1706, cloche pour Plougourvest et en 1707, une autre pour Lanhouarneau. La même année, résidant à Landerneau, il fournit à Plougastel-Daoulas une cloche payée 519 livres 16 sols et qui, faite à Landerneau, fut transportée en voiture jusqu'à Passage moyennant 21 livres 20 sols, puis du Passage à l'église pour 20 sols.

Il est toujours à Landerneau quand il fond, en 1708, une cloche pour Bodilis, pesant 231 livres payée 20 sols la livre. et placée au-dessus de la sacristie pour sonner la messe.

En 1711, il travaille pour Plouzané et pour Plougoulm, et l'année suivante, il fond une cloche pour l'église du « Prêcheur » , paroisse de Saint-Joseph à la Martinique. Le Faou lui commande une cloche en 1714 et lui verse 487 livres 5 sols (Arch. Dep. Finist. 63 G13)."

Note personnelle : René Couffon mentionne aussi une cloche de 1712 pour Plouha , et envoyée à la refonte au XIXe siècle, et sur laquelle « le fondeur de Brest, Thomas Le Soueff, avait même copié la légende italienne de la médaille qui lui avait servi de modèle :  Allegreza del cielo e délia terra. "

"Nous n'avons trouvé aucune trace de son décès dans les paroisses brestoises. Nous savons seulement qu'en 1719, il habitait toujours Brest, rue Traverse des Carmes, et que sa situation financière était loin d'être brillante : il ne payait qu'une livre de capitation.

En dehors de son métier de fondeur, il avait été l'adjudicataire d'une pompe à incendie, vers 1710, pompe payée 1500 livres."

En 1726, sa veuve Jeanne Le Douarin demeure rue Saint-Louis à Brest :

"-au logis couvert d'ardoise, avec appentis et jardin, possédé par Jean Le Douarin, maître sellier (1672) et par Renée Poupart, sa veuve (1687), cédé par elle, avec tout les héritages provenant tant de la succession de son mari que des acquêts de leur communauté , i Yves Grignon, maître peintre, travaillant pour S. M. au port de Lorient et y demeurant, époux de demoiselle Yvonne Le Douarin, et à Thomas Soueff, maître fondeur, travaillant pour S. M au port de Brest et ailleurs , demeurant ordinairement en la ville de Quimper, époux de Jeanne Le Douarin (1693), vendu partiellement, sous forme de moitié d une grande maison, par la dite Jeanne Le Douarin, veuve Thomas Soueff, demeurant ordinairement à Brest, rue Saint-Louis, à Pierre Quennec , jardinier et Perrine Duvau, au prix de 1,200 1. (1726)" (Arc. dép. Morbihan)

Des LESOUEF sont mentionnés dans la Manche à Saultchevreuil-du-Tronchet (rattaché à Villedieu-les-Poêles), à Soulles (entre Villedieu et Saint-Lô), à Notre-Dame-de-Cenilly, (voisin de Soulles), à Gieville (id), à Domjean, Maupertuis, Le Guillain, Gavray, Hambye, Cerisy-la-Salle, etc...

 

Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. I :  Thomas Le Soueff 1714.
La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

 

L'inscription est placée sous un calvaire à cinq degrés encadré par deux médaillons du Christ et de la Vierge. Une devise est inscrite sous chaque médaillon.

 

Ce sont les reprises par moulage des deux faces d'une médaille (des Etats pontificaux du Vatican ? Jubilée de 1650 ?) : celle du Christ de profil porte SOLE CLARIOR "plus brillant que le soleil", et celle de la Vierge de profil, voilée, porte PVLCHRA UT LVNA, "plus belle que la lune". On en trouve la trace dans plusieurs collections de numismatique.. ou en vente sur Ebay.

 

 

Ces médailles ont, évidemment, un grand intérêt. Auraient-elles été procurées par la marraine? C'est en tout cas un usage attesté par Thomas Le Soueff sur deux de ses cloches, celle de Plouha, et celle du Prêcheur de 1712. Et dans ce dernier cas, ce sont également deux faces portant les profils du Christ et de la Vierge.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.


 

 

 

 

Terminons par les six têtes aux superbes moustaches décorant l'anse.

 

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

 

 

RAPPEL :

Installé à Landerneau puis à Brest, Thomas Le Soueff fondit les cloches suivantes

1691 Briec  :

"La cloche du côté Nord a 25 pouces de hauteur sur 30 pouces de diamètre, elle ne porte aucun écusson, mais l'inscription suivante : ANNO : DNI : 1691 : LVDOVICO : MAGNO : XIV° : REGNANTE : ILLMO : DD :FRANCISCO : DE : COETLOGON : DIOECESIM : CORISOPITEN : GUBERNANTE : JOANNES : HVELVAN : SACR : FACULT : PARISIEN : BACCALAUREVS : THEOLOGVS : DOMVS : SORBONAE : NEC : NON : PAROCHIAE : BRIZIEC : RECTOR. Au bas est écrit : T. LE : SOUEFF : FONDEVR : Au milieu, côté du Nord : IHS. Côté du Midi, dans un médaillon circulaire de 4 pouces de diamètre, la Vierge avec l'Enfant-Jésus dans ses bras, assise sur des nuages.

Sur la seconde cloche, du côté du Midi, qui a 27 pouces de haut et 31 pouces de diamètre, est écrit : SIT : NOMEN : DOMINI : BENEDICTVM : 1702. Sans armoiries, mais elle porte une croix sous laquelle on lit FRANCOIS : LE : MOYNE : FONDEVR. De l'autre côté, est une Vierge en pied ayant les mains jointes. Cette cloche est éclatée." (Abgrall, 1904)

1699, Saint-Thomas de Landerneau, (perdue)

1699 Lochrist au Conquet (perdue)

1701, cathédrale de Quimper, 3901 livres (1909 kg ?) [fondeur Le Soueff  sans précision de prénom, et Le Moyne ]. (perdue)

 

« Ce jour de mercredy, 25 may 1701, la cloche nommée Corentin, fut solennellement bénite par Mgr. l'Ill..me et Rév..me évesque, François de Coetlogon, accompagné et assisté de tous les messieurs du chapitre, en la chapelle de la Madeleine, en l’église de St Corentin, et pour la nommer conjointement avec luy, mondit seigr. évêque, a choisy madame Janne du Louet, dame douarière, présidente de Guilly. Ladite cloche, fondue par les sieurs Soüef et Le Moyne, fondeurs du roy à Brest, s’est trouvée pezer 3.901 l. ; et ont eu lesdits fondeurs, pour l’oeuvre de main, la somme de 800 l. et 15 sols par livre, pour les 225 livres d’augmentation de métal. — Signé : A. F. de Coetlogon, grand archidiacre ; Jan de Kermellec, archidiacre de Poher ; Jean Callier ; Anne Bernard Pinon » (Déal du chapitre de 1696-1707, f° 64).

1704,  Plouguerneau, en 1704. (refondue)

La cloche Joséphine-Françoise 1704-1890 Bronze (d. : 120 cm)  Objet classé au titre des monuments historiques le 28/12/1942
La Joséphine-Françoise est la plus petite des cloches de l’église. Fondue une première fois par I. Le Souef, elle reçoit pour son baptême le parrainage de Vincent-Gabriel, baron de Penmarc’h, et de Marie-Gabrielle de Kerangar, vicomtesse de Carné de Koad-Kenan. Elle est refondue sous le rectorat de Jean Favé. Cette cloche est accompagnée de Jeanne-Françoise, depuis 1835, de Marie-Françoise, depuis 1897, et de Thérèse-de-l’Enfant-Jésus, depuis 1926. (Bretagne découverte)

1706,  Plougourvest (perdue)

1707,  Lanhouarneau. (perdue)

1707 Plougastel-Daoulas (perdue)

1708, Bodilis, pesant 231 livres. (perdue)

1711,  Plouzané . (perdue)

1711,  Plougoulm, église Saint-Colomban. Signalée perdue vers 1950 pas Couffon, et en place par le site de la mairie.

"Dans la tour se trouve une cloche de 1711, fondue par Th. Le Souef et timbrée des armoiries de Mgr Jean-Louis de la Bourdonnaye (évêque de Léon), des Le Borgne et des Kermenguy." (Roscoff tourisme)

1712 « Le Prêcheur » à la Martinique. 560 kg, Diam. 99,5 cm. Note : Fa Sans nom. Croix entourée de deux médaillons de la Vierge et du Christ avec inscriptions allegreza del cielo et del tierra... et Refugium peccatorum . Anse  à têtes . Inscription débutant par une croix: Chaque mot est séparé par une petite fleur de lys.

1712, Plouha 757 kg, diam. 91 cm , nom Pierre-Marie. Croix entourée de deux médaillons de la Vierge et du Christ avec inscriptions allegreza del cielo et del tierra  et Refugium peccatorum ora pro nobis. Inscription débutant par une croix et dont  chaque mot est séparé par une petite fleur de lys et une moucheture d'hermine. Cloche perdue.

1714 Le Faou 1389 l (679 kg?) , diam. 101 cm, sans nom.  Croix entourée de deux médaillons de la Vierge et du Christ avec inscriptions  à déchiffrer.   Inscription débutant par une croix et dont  chaque mot est séparé par une petite fleur de lys et une moucheture d'hermine.

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SOURCES ET LIENS.

— ABGRALL (Jean-Marie), 1883, "Inscriptions de quelques cloches anciennes du diocèse de Quimper", Bulletin Société archéologique du Finistère pages 304-306.

 ABGRALL (Jean-Marie), 1890, "Inscriptions de cloches" , Bulletin Société archéologique du Finistère pages 281-285.

 ABGRALL (Jean-Marie),  et PEYRON, 1903, Notice sur Le Faou, Bull. Diocésain d'Histoire et d' Archéologie [BDHA], Quimper, Kerandal. 

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1909.pdf

 BOURDE DE LA ROUGERIE (H.), [1829] 1903. "Restitution de cloches aux paroisses du Finistère", Bulletin Société archéologique du Finistère pages LI-LVIII

—  CASTEL (Y.P.), DANIEL (T.), THOMAS (G.M.), 1987, Artistes en Bretagne : dictionnaire des artistes, artisans et ingénieurs en Cornouaille et en Léon sous l'Ancien Régime / Yves-Pascal Castel, Georges-Michel Thomas ; avec la collab. de Tanguy Daniel ; introd. par André Mussat / Quimper : Société archéologique du Finistère , 1987

—  CASTEL (Y.P.), DANIEL (T.), THOMAS (G.M.), Artistes en Bretagne Tome 2, Additions et corrections : dictionnaire des artistes, artisans et ingénieurs en Cornouaille et en Léon sous l'Ancien Régime / Yves-Pascal Castel, Tanguy Daniel, Georges-Michel Thomas / Quimper : Société archéologique du Finistère , DL 2013

— DANGUY DES DESERTS (Mad), 1993, Les cloches du Faou, in bulletin municipal Le Contact.

https://arfaou.net/archives_documents/Bulletin%20municipal/1993/contact041993.pdf

— LE PESANT (Michel), 1972,, Un centre d'émigration en Normandie sous l'Ancien Régime. Le cas de Percy. — Bibliothèque de l'École des chartes, t. CXXX (1972), p. 163-225.

A partir d'un lot de 609 émigrants relevés exclusivement dans les minutes anciennes d'un notariat rural, celui de Percy en Basse- Normandie, l'auteur a entrepris d'étudier entre 1560 et 1749, et plus particulièrement à Percy et dans trois paroisses limitrophes, un mouvement de population caractérisé par des départs définitifs comme par des absences saisonnières, moins bien connues, qui touchait toute une région axée sur Villedieu, centre de chaudronnerie, et Gavray, spécialisé dans la fabrication des tamis. Il s'exerçait dans trois grandes directions vers lesquelles les émigrants se répartissaient en fonction de leurs activités professionnelles. La Bretagne et surtout les diocèses bas-bretons étaient le principal centre d'attraction où les poêliers jouaient le premier rôle à côté de quelques autres marchands et des représentants de divers menus métiers ; les deux autres courants suivis seulement par les tamisiers gagnaient les pays du centre de la France (Bourbonnais, Marche, Limousin, etc.) et ceux du nord tant en France (Artois, Flandre) qu'à l'étranger (Pays-Bas, Provinces-Unies et Allemagne). Les modalités et l'ampleur de ce phénomène sont étudiées ; en Bretagne, le poids de cette émigration n'est pas douteux tant du point de vue de l'histoire économique que de celle de la société ; en Normandie, elle manifeste la vocation industrielle et commerciale de certaines aires rurales.

C'est aussi une lignée de fondeurs de cloches que j'ai suivie à Vannes avec les deux frères Le Beurier. Venus de La Colombe, ils sont arrivés vers 1684 et se sont vite mariés, Jacques avec une Bretonne, Jeanne Le Douarain, qu'il laissa veuve en 1686 et qui contracta en 1689 une nouvelle union avec Thomas Le Souef, un fondeur de cloches quimpérois d'origine normande ; Etienne dont la femme, Suzanne Delabaye, appartenait aussi à une famille de poêliers normands, en eut plusieurs enfants, une fille qui épousa un chirurgien, un fils qui entra dans les ordres et Joseph Le Beurier qui, après la disparition de son père en 1719, continua à fondre des cloches jusqu'à sa mort en 1734.

https://www.persee.fr/docAsPDF/bec_0373-6237_1972_num_130_1_449915.pdf

LE PESANT :

 

DU HALGOUET (Hervé ),1949, « Vieux sons de cloches », Bulletin et mémoires de la Société Polymathique du Morbihan,

http://broceliande.brecilien.org/IMG/pdf/spm_1949_cloches.pdf

 THOMAS (Georges-Michel), 1981, "Fondeurs de cloches du temps passé", Bulletin Société archéologique du Finistère pages 263 à 274.

Google

— Inventaire général du Patrimoine :

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/presentation-du-canton-du-faou/d18fd0cc-1825-455d-a90c-1a7b4ee440da

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/cloche/4e447a13-5ec6-4245-bfe8-51ba0d4959f9

http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/palsri_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=IM29003540

— Le Télégramme :

https://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20070126&article=13554139&type=ar

— COUFFON (René), 1988, Notice

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/FAOURUME.pdf

— LE MEN, 1877, Monographie de la cathédrale de Quimper

http://grandterrier.net/wiki/images/1/1d/MonographieCath%C3%A9draleQuimperLeMen-Transcription_NB.pdf

SOUEF et LE MOYNE. « Ce jour de mercredy, 25 may 1701, la cloche nommée Corentin, fut solennellement bénite par Mgr l’Illme et Révme évesque, François de Coetlogon, accompagné et assisté de tous les messieurs du chapitre, en la chapelle de la Madeleine, en l’église de St Corentin, et pour la nommer conjointement avec luy, mondit seigr évêque, a choisy madame Janne du Louet, dame douarière, présidente de Guilly. Ladite cloche, fondue par les sieurs Soüef et Le Moyne, fondeurs du roy à Brest, s’est trouvée pezer 3,901 l. ; et ont eu lesdits fondeurs, pour l’œuvre de main, la somme de 800 l. et 13 sols par livre, pour les 225 livres d’augmentation de métal. — Signé : A. F. de Coetlogon, grand archidiacre ; Jan de Kermellec, archidiacre de Poher ; Jean Callier ; Anne Bernard Pinon (2)326. »

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Published by jean-yves cordier - dans cloches XVIIIe siècle Chapelles bretonnes.
30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 14:06

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SITUATION.

En 1852, un guide décrivait Bourgachard, comme un joli bourg de 1500 habitants situé dans une belle plaine entrecoupée de haies vives et parsemée d'arbres fruitiers, dont les Curiosités étaient le Château d'Autonne et sa pépinière d'arbres fruitiers et d'Amérique, ou encore ses moutons mérinos et ses chevaux anglais.

Au XIXe siècle, Bourgachard était le siège d'un Bureau de poste, mais aussi d' un relais de poste aux chevaux tenu en 1869 par un certain Lenoble, maître de poste. Si vous ne preniez pas ses chevaux, vous deviez vous acquitter néanmoins d'une indemnité de 25 centimes par port et par cheval attelé. Le relais suivant était vers Pont-Audemer, à l'ouest, et Moulineaux puis Rouen vers l'est.

C'est sur cette route, et  à Bourg-Achard, qu'en 1843, Gustave Flaubert eut, en conduisant lui-même un cabriolet,  sa première crise d'épilepsie, décrite par Maxime Du Camp :

"Au mois d'octobre 1843, il avait été à Pont-Audemer ; son frère Achille alla y chercher. Ils partirent un soir ensemble dans un cabriolet que Gustave conduisait lui-même. La nuit était sombre ;  Aux environs de Bourg-Achard, au moment où un roulier passait à la gauche du cabriolet et que l'on apercevait sur la droite la lumière d'une auberge isolée , Gustave fut abattu et tomba. Son frère le saigna sur place, espérant qu'il venait d'être témoin d'un accident qui ne se renouvellerait pas. D'autres attaques survinrent ; il y en eut quatre dans la quinzaine suivante." (Souvenirs littéraires page 38).

 Mais en 1866, lorsque Flaubert signait sa correspondance  à sa nièce Caroline "Ton vieux ganachon, ta vieille momie, ton vieux bonhomme en baudruche, ton petit oncle Croûtonneau, ton Bourgachard en pain d'épice, Ton oncle qui t'aime.", il faisait sans doute référence à un personnage d'une comédie d'Eugène Scribe. 

Ce bourg était desservi par la Route  de Caen à Rouen passant d'ouest en est  par Pont-l'Evêque et Pont-Audemer, et du nord au sud par le Chemin de Grande Communication n° 144, comme en témoigne encore la plaque de cocher placée rue Carlet.

Cette plaque nous apprend que BOURACHARD est distant de 4,1km de THUIT-HÉBERT et de 6km de BOURGTHEROULDE, en suivant la direction de la flèche. 

Le toponyme THUIT est une trace du passage des Vikings, puisqu'il est issu du vieux norrois thveit ou du vieux danois thwet qui signifie "essart" . Et un "essart" est un terrain qui a été essarté, c'est à dire, pour parler clairement, défriché, souvent par des moines, au XIIIe siècle.

 

Comme je le rappelai dans un article déjà ancien sur le toponyme Quelhuit à Groix

"On se souvient en effet que dans Sodome et Gomorrhe, Marcel Proust décrit comment, dans le salon estival des Verdurin, à La Raspellière, les convives débattent de toponymie, puis comment Brichot, professeur à la Sorbonne, explique au narrateur combien l'ancien curé de Balbec, dont l'ouvrage est très estimé par Mme de Cambremer, s'était égaré dans son analyse étymologique des noms de lieu : " " Carquethuit et Clitourps, dont vous me parlez, sont, pour le protégé de Mme de Cambremer, l'occasion d'autres erreurs. Sans-doute il voit bien quecarque, c'est une église, la kirche des allemands. [...] Mais pour tuit, l'auteur se trompe, il y voit une forme de toft, masure, comme dans Criquetot, Ectot, Yvetot, alors que c'est le thveit, essart, défrichement, comme dans Braquetuit, Le Thuit, Regnetuit, etc..." "

Quand à Bourgthéroulde, jadis Burgo Turoldi dès 1059, il rappelle immédiatement à tout visiteur de la Tapisserie de Bayeux (1067), le petit personnage tenant la laisse des chevaux avec l'inscription TVROLD de la scène 10. Selon Rateau et Pinet, Théroulde  [Théroulde : ancien prénom d'origine anglo-scandinave Torold dérivant lui-même du norrois Thorvaldr (Þorvaldr) « gouverné par Thor »] était précepteur de Guillaume le Conquérant. Lire "Encore Turold dans la Tapisserie de Bayeux" par P.E. Bennett. Voir aussi Wikipédia.

 

 

 

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L'amateur de toponymes savoureux pouvait aussi, et peut encore, s'arrêter au Passe-Temps ou, mieux, au moulin de Quiquengrogne, et flâner sur la carte d'Etat-Major du site Remonter le temps de Géoportail.

Ce Quiquengrogne témoigne d'une fortification médiévale, puisque cette expression était la réponse de l'occupant à ceux qui protestaient contre son édification : une sorte de "Cause toujours" par lequel le seigneur manifestait son arrogance contre les manants et  mettaient au défi les mécontents de venir le déloger. Comme le Duc de Bourbon, qui répondait lors de la construction de la tour du château de Bourbon-l'Archambault : On la bâtira, qui qu'en grogne !"

Voir aussi la route Rouen-Honfleur en 1765 dans l'Indicateur fidèle :

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56990830/f19.item

Et, pour celui que l'analyse du paysage intéresse, le très bel article de Laurent Ridel sur le Roumois :

Haute-Normandie Archéologique, n° 12, 2007 29 HISTOIRE D'UN PAYSAGE : LE ROUMOIS DU MOYEN ÂGE À NOS JOURS. Laurent RIDEL

http://www.crahn.fr/uploads/publications/bulletins/Bull.%20CRAHN%2012%20-%202007%20%20%20%20Le%20Roumois.pdf

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Plaque de cocher rue Carlet à Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Plaque de cocher rue Carlet à Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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PRÉSENTATION.

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"Fondée au XIIe siècle, alors prieuré de chanoines de Saint-Augustin, l'église a été plusieurs fois remaniée. Le chœur et le transept avaient été rebâtis au début du XIVe sicle, mais le bras nord et les baies de l'abside furent repris dans les premières années du XVIe siècle. 

Le fenêtre de l'abside aux meneaux et réseaux modifiés vers 1500, reçurent  alors plusieurs verrières aujourd'hui largement conservées. Dans l'axe, les armes des Malet de Graville, sans doute celles de Louis, grand amiral de France en 1487, mort en 1516, désignent cette famille comme donatrice de la Passion, verrière de provenance rouennaise ; il s'agit, selon Jean Lafond, de la réplique d'un vitrail de la fin du XVe siècle provenant de Saint-Godard de Rouen, dont les restes étaient utilisées en remploi dans l'axe du chœur de l'église de Saint-Ouen jusqu'en 1939." Callias Bey, Chaussé, Gatouillat et Hérold 2001 p. 119.

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Les trois baies de l'abside, église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Les trois baies de l'abside, église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Il s'agit d'une verrière de 6 m. de haut et 2,80 m. de large, divisée en 3 lancettes et un tympan à 5 ajours. La lecture des lancettes, consacrées à la Passion,  se fait en deux registres, au dessus d'un rang de panneaux ayant remplacé le soubassement d'origine par des fleurs et nature morte peints par Duhamel-Marette en 1891; (d'après Callias Bey et al. 2001 p. 120).

Les six  scènes peuvent être comparées aux gravures contemporaines ou un peu postérieures de Dürer dans sa Petite Passion (1511) ou sa Grande Passion (1497-1510), ainsi qu'avec le retable ou les séries de plaques de Schöngauer. Mais encore avec les 28 maîtresse-vitres finistériennes de la Passion, entre 1476 et 1593. 

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Baie 0  de l' église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l' église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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I. LE REGISTRE INFÉRIEUR.

 

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Baie 0  de l' église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l' église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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1°) L'Arrestation du Christ, le baiser de Judas et l'oreille tranchée de Malchus.

La tête de Jésus et celle de Malchus sont restaurées.

.Les apôtres sont regroupés à gauche, réunis autour de saint Pierre qui rengaine son glaive après avoir frappé Malchus, le serviteur du grand-prêtre.

Au centre, Jésus, en bleu, reçoit de Judas le baiser qui signe la trahison de Judas.

À droite, les soldats du Sanhédrin, en cotte et armure du XVIe siècle, plus ou moins fantaisiste; on peut remarquer les solerets "en demi-pied d'ours" qui correspondent bien à une datation du début du XVIe. le cimeterre cherche à souligner le coté exotique, outremer, de la scène.  La lanterne, la masse  d'arme, la hallebarde et le feu grégeois de l'arrière-plan, sur fond bleu, sont bien représentatifs du thème iconographique. 

Détail ultime, les chausses mi-parti (à bandes de deux couleurs) sont le propre des soldats de l'époque, et, à la fois, stigmatisent Malchus. 

La main droite de Jésus est dirigée vers l'oreille gauche du serviteur de Caïphe, alors que les Évangiles précisent que c'est l'oreille droite qui a été tranchée (Luc 22:50).  C'est un détail ; car Malchus lève un regard reconnaissant, et désigne de la main ses yeux pour témoigner de sa conversion (don les Évangiles ne font pas état).

En bas à gauche, le blason des Malet  de Graville. Celui-ci est "de gueules à trois fermaux d'or posés 2 et 1", c'est à dire rouge à trois fermaux (boucle et ardillon, dont la pointe est tourné vers la dextre) jaunes. Ici, nous avons un blason d'argent à trois fermaux de gueules, dont l'ardillon est tourné à dextre, mais le fermail et l'ardillon sont perlés.

Les seigneurs de Bourg-Achard ont été d'abord de la famille de Plasnes, avant que Ameline de Plasnes, seule héritière, n'épouse avant 1309 Robert de Malet. Puis Marie de Malet-Graville épousa Jean de Courcy  : " A la mort de Jean en 1363, ce ménage hérite de Plasnes, et le ménage Courcy de Bourg-Achard. Beau fief en vérité, digne de former une baronnie : il s'étend dans l'Eure à Notre-Dame-du-Hamel, Mélicourt, Saint-Denis-d'Augerons, Mesnil-Rousset (quatre communes voisines au sud d'Orbec), et Glos-sur-Risle. A Bourg-Achard, les Courcy résideront au château du Faÿ" (Wikipédia). Jean de Courcy donna le nom de son fief à une compilation d'histoire antique dont il était l'auteur, la Bouquechardière, achevé en 1422 (on trouve aussi "Boscachardine", tout aussi plaisant)..

Tout ceci pour dire que, si j'ai bien suivi,  vers 1510, lorsque la verrière fut réalisée, Louis Malet de Graville n'était plus seigneur de Bourg-Achard. Mais cette verrière en a peut-être remplacé une autre, qui portait déjà ces armoiries, du fait de droits prééminenciers ?

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Baie 0  de l' église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l' église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Armoiries des Malet de Graville.Travail personnel de Sodacan sur Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Malet_de_Graville#/media/File:Armoiries_des_compagnons_de_Jeanne_d%27Arc_-_Jean_de_Graville.png

Armoiries des Malet de Graville.Travail personnel de Sodacan sur Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Malet_de_Graville#/media/File:Armoiries_des_compagnons_de_Jeanne_d%27Arc_-_Jean_de_Graville.png

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Blason de la troisième lancette.  Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Blason de la troisième lancette. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Baie 0  de l' église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l' église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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2°) La Flagellation.

"Moitié supérieure bien conservée, partie inférieure restaurée" (Callias Bey & al.).

Jésus, lié à la colonne, est flagellé par trois bourreaux sous la surveillance de trois membres du Sanhédrin et un soldat.

Les bourreaux répondent à un cahier des charges qui doit souligner leur vile condition (chausses mi-parti pour deux d'entre eux, crevés des chaussures pieds d'ours ou du bonnet, chaussures à la poulaine, crevés d'une veste jaune et de la tunique rouge [ obtenus par gravure du verre]) et établir un contraste entre leurs mouvements pleins d'élan et la passivité de la victime, mais aussi des décisionnaires.

Parmi ceux-ci, l'un d'entre eux est sans doute Caïphe, car il tient un bâton de commandement. — moins que cela soit Pilate. Il porte un bonnet à oreillette (judaïque), un manteau rouge à fourrure dorée et au fermail à pierreries. Derrière lui, un collègue porte un manteau fourré d'hermines.

À droite, un autre pharisien est doté d'une barbe négligée, de cheveux longs et d'un manteau vert fourré.

Nous avons donc tous les éléments habituels d'un codage des identifications des rôles.

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Baie 0  de l' église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l' église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Baie 0  de l' église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l' église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Baie 0  de l' église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l' église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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3°) Portement de croix et Voile de Véronique.

"Bonne conservation. Tête de saint Jean et de la Vierge restaurées".

Nous retrouvons l'utilisation des crevés et des chausses mi-parti réservée au bourreau qui maltraite Jésus.

La scène est centrée par l'échange de regards entre le Christ et la femme qui a essuyé son visage, et que la tradition a nommé Véronique. 

Des lettres sont inscrites autour du col du Christ, et, comme c'est très souvent le cas, elle n'ont aucun sens :  -NOM-RA-. Gageons qu'un spécialiste ne résistera pas à y lire le nom du verrier.

Sont présents ici les bourreaux, les soldats en armure, Véronique (coiffée d'une guimpe), la Vierge en manteau bleu près de saint Jean, et enfin Marie-Madeleine (identifiée par son turban et ses riches vêtements damassés) devant deux autres saintes femmes.

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Baie 0  de l' église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l' église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Baie 0  de l' église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l' église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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II. LE REGISTRE SUPÉRIEUR.

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"Au dessus d'un bandeau orné d'animaux fantastiques et de têtes de chérubins, grande Crucifixion à nombreux personnages ; les saintes femmes et saint Jean au pied de la croix, le sanhédrin avec le phylactère VERE FILIUS DEI ERAT ISTE, des dignitaires à cheval, saint Longin, les soldats se disputant la tunique du Christ. Paysage avec fabrique, pélican symbolique surmontant la croix, entouré d'astres dans les têtes de lancettes. Quelques traces d'une restauration ancienne, dont le buste du bon larron ; buste du Christ , celui de la Vierge, tête de saint Jean restaurés en 1891." (Callias Bey & al. p. 120).

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1°) La lancette de gauche. Le bon larron.

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Le bon larron saint Dismas.

Nous savons comment reconnaître le bon larron : il est à la droite du Christ, et il se tourne vers lui.

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Baie 0  de l' église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l' église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Deux cavaliers, six soldats, deux écuyers et une sainte femme.

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Je ne reviens pas sur la tenue des écuyers, semblables aux bourreaux des scènes précédentes,  tenue inspirée de celle des lansquenets. Ce sont des écuyers puisqu'ils tiennent les chevaux par la chaîne fixée au mors.

Dans cette foule, il est toujours difficile d'identifier avec précision les cavaliers. Pourtant, celui qui est barbu, coiffé d'un bandeau noué, épaules couvertes d'un camail, est certainement saint Longin, puisqu'il tient la lance avec laquelle il va percer le flanc droit de Jésus pour donner le coup de grâce ou s'assurer de sa mort. Il porte sa main vers ses yeux pour témoigner de la tradition suivante : le sang du Christ, s'écoulant le long de la hampe de la lance sur sa main, vint éclaircir immédiatement sa vue, et il se convertit. Voir l'analyse de ce détail à Landerneau, § VI.

Son voisin, coiffé du même bandeau sous un bonnet vert pourrait être le Bon Centurion, mais cela ferait double emploi avec le cavalier du coté gauche.

 

Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Un écuyer . Une sainte femme. Un petit chien blanc portant un collier.

La présence d'un petit chien est fréquente dans les Passions, comme à Guengat et à La Martyre, où il est au pied de la croix près d'un cavalier . Il est souvent associé à Pilate dans la scène de la Comparution, comme à Plogonnec, à Ergué-Gabéric, à Lanvénéguen, à N-D. du Crann , etc.. 

On peut trouver la source de ce détail soit dans une gravure de Dürer de 1509-1501 conservée à Lyon A16DUR000701, ou, à une date antérieure, dans un Ecce Homo de 1475-1480 de Martin Schongauer conservée à l'Unterlinden de Colmar, ou dans une autre gravure de Schongauer où figurent deux chiens.

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Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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2°) La lancette du milieu : le Christ en croix.

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Jésus est en croix, yeux ouverts (tête restaurée) sous le titulus INRI et le Pélican déchirant de son bec sa poitrine pour nourrir ses petits de son sang, symbole du sacrifice salvateur du Christ.

 

Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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En arrière-plan, peint en grisaille sur verre bleu, les remparts (médiévaux) de Jérusalem.

À gauche, la lance de Longin, et celle d'un autre cavalier, sans doute celui dont le casque est orné d'un plumet blanc. 

À droite, la phylactère verticale porte les mots VERE FILIUS DEI ERAT ISTE, "celui-ci était vraiment le fils de Dieu". On reconnaît l'exclamation du centenier citée dans l'évangile de Matthieu Mt 27:54, et témoignant de sa conversion après le tremblement de terre qui suivit la mort de Jésus.

Ce centenier est l'homme barbu qui lève la tête vers le sommet de la croix. Il est coiffé d'un chapeau dont le rabat s'orne d'un anneau d'or et il es vêtu d'une robe bleue à revers vert : c'est là la tenue d'un officier, et donc, à la Renaissance, d'un noble. Surtout, ce dessin reprend celui du Bois Protat, un bois gravé de 1370-1380.

Juste devant, le cheval qui hennit  évoque  tous ceux des Passions finistériennes attribuées à Le Sodec, avec son mors à balancier.
 

 

 

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Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Six autres têtes de chevaux sont visibles, et cela semble, pour le cartonnier, un défi de les intercaler dans l'enchevêtrement des personnages en multipliant les angles de vue, et en détaillant toutes les pièces de leur harnachement.

Le même jeu s'applique à la représentation des pièces d'armures, et notamment du nasal en masque, avec deux ouvertures pour les yeux.

Un écuyer affiche un bonnet à plumet, une chevelure aux boucles digne de Dürer, et une tunique rouge à crevés (verre gravé).

À gauche de la croix, une lanière porte les lettres MAM.

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Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Au pied de la croix et à la droite du Christ, Jean l'évangéliste soutient Marie en pâmoison. La tenue de la Vierge pourra être détaillée, mais on notera le revers du voile, avec ses mouchetures d'hermines semblables à des larmes.

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Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Au pied de la croix, mais à gauche du Christ, sous une sainte femme, Marie-Madeleine (tête restaurée) agenouillée, enlace la croix et lève un regard empli de chagrin. La posture, les cheveux longs et défaits, la richesse vestimentaire font partie des stéréotypes. On remarquera l'inscription à l'envers sur un galon doré.

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Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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inscription MORNAEA : le cliché est inversé.

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Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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3°) La lancette de droite. Le mauvais larron.

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Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Le mauvais larron est un méchant : il détourne la tête vers la gauche et refuse d'entrer avec le Christ dans le Royaume. Ses cheveux en bataille sont à l'image de son âme.

Le pagne est retenu par une aiguillette d'or, un luxe surprenant qui se remarquait déjà sur le bon larron.

Comme sur tous les calvaires monumentaux de Bretagne (et d'ailleurs sans doute), les larrons ne sont pas crucifiés, mais suspendus par les bras à la traverse, alors que leurs jambes fléchis sont liées.

Un bourreau monte sur une échelle et vient frapper Gesmas (son nom dans l'évangile de Nicodème), et nous retrouvons les crevés, les chausses mi-parti et même une ceinture à fanfreluche blanche.

En arrière-plan, une hallebarde, et une enseigne romaine à aigle noir.

Au dessus, une lune au profil humain témoigne, comme le soleil de la lancette de gauche, du caractère cosmique du bouleversement qui s'opère ici.

 

Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Sept personnages dont trois cavaliers.

Le plus en vue, qui nous fait face, est en armure mais son turban orientalisant et sa longue barbe le désignent comme un membre du Sanhédrin plutôt que comme Pilate. C'est surtout le harnachement de son cheval qui suscite l'admiration, avec la têtière au quatre-feuille d'or, les rênes rouges garnis de clous de cuivre ou de perles (verre gravé), la jupe rouge tendue sous la bricole avec ses glands et ses entrelacs, ou la housse de selle ou chabrache...

Tout cela est attesté vers 1510.

L'harnachement est détaillé ensuite sur le cheval, vu en fuite, de Caïphe : la croupière, l'avaloire

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Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

 

 

Les soldats jouant au dés la tunique du Christ.

Cette scène est traitée sur le mode d'une violente dispute entre les trois soldats. Les dès montrent la séquence 6, 5, 1. Et encore des crevés et des chausses rayées.

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Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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III. LE TYMPAN.

Il s'orne dans l'ajour supérieur du Christ entre deux anges, panneau restauré ayant remplacé le Christ-juge. Ce dernier s'intégrait à un Jugement dernier dont témoignent les ajours latéraux.

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Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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À droite, l'ajour latéral est occupé par Jean-Baptiste, avec sa peau de poils de chameaux, intercédant pour les âmes ressuscités qui sortent d'une prairie (une femme, un clerc tonsuré ). Derrière lui, un ange tient la couronne d'épines et l'étendard de la Résurrection.

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Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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À gauche, la Vierge et un ange tenant la colonne de la Flagellation.

Inscription MARIA MATER sur le nimbe. Quatre personnages sortant d'une prairie.

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Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 0 de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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SOURCES ET LIENS.

 

— CALLIAS BEY (Martine), CHAUSSÉ (Véronique), GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2001, Le vitraux de Haute-Normandie, Corpus vitrearum vol. VI. ed. CNRS, pages 119-121.

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— PERROT Françoise M. Baudot et J. Lafond. Églises et vitraux de la région de Pont-Audemer, numéro spécial des Nouvelles de l'Eure, 3e trimestre 1969 Bulletin Monumental  Année 1972  130-1  pp. 87-88

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1972_num_130_1_5138_t1_0087_0000_3

— VANDEWIELE (Jean-Luc), 1998. Les chemins de Rouen à Caen : histoire d'une liaison intra-provinciale à l'Epoque Moderne. In: Annales de Normandie, 48ᵉ année, n°3, 1998. Industrie, routes, commerce. pp. 231-258; doi : https://doi.org/10.3406/annor.1998.4841 https://www.persee.fr/doc/annor_0003-4134_1998_num_48_3_4841

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
27 septembre 2018 4 27 /09 /septembre /2018 19:48

Zoonymie des Odonates : le nom Anax ephippiger Burmeister, 1839, l'Anax porte-selle.

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 Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

 

Voir aussi :

 

GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

ZYGOPTÈRES

 

 

 

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Résumé.

—nom de genre  Anax, Lech, 1815, "Entomology". In Brewster, David. Edinburgh Encyclopaedia. Vol. 9. Edinburgh: William Blackwood. pp. 57–172 [137] (in 1830 edition) Anax vient de l'ancien grec ἄναξ anax qui signifie « seigneur », « chef [de guerre] » ou « roi [tribal] ». Il est interprété comme qualifiant le comportement dominant d'Anax imperator, la seule espèce décrite par Leach 1815 sous son genre Anax. L'auteur lui-même ne fait aucun commentaire ni sur la justification de son nom de genre, ni sur le comportement de l'espèce qu'il nomme sans la décrire. Néanmoins, les liens unissant  Anax "roi" en grec et imperator "empereur" en latin, sont évidents, comme il est évident que cette espèce est de morphologie  tout à fait royale, par sa taille , l'une des plus grandes des Libellulidae (son envergure peut atteindre 11 cm) ou par les couleurs bleu et noir de l'abdomen des mâles (vert et/ou bleu et noir chez les femelles). Le vol des mâles est également majestueux, lorsqu'ils dominent "de manière impériale un territoire allant d'une simple flaque à une zone atteignant 2400 m2, duquel ils repoussent leurs congénères. Ils patrouillent continuellement au dessus de l'eau, parfois loin des rives" (Grand et Boudot, 2006). 

— Nom de genre Hemianax Selys, 1883, Synopsis des Aeschines, Bull. acad. roy. Belg. 3, 5 : 723. L'auteur divise le genre Anax en deux sous-genre, Anax et Hemianax, qui diffère du précédent par "l'absence de carènes supplémentaires à l'abdomen". Le suffixe hemi- "demi, moitié" s'applique au nom de genre qui a été divisé en deux sous-genres.

—nom d'espèce  A. ephippiger Burmeister, 1839,  Handb. Ent. 2: 840. Du latin ephippium, "couverture ou selle de cheval" et du verbe gerere "porter", l'épithète doit se comprendre ici au sens de "porteur de chabraque, ou tapis de selle de cheval" car il se réfère à la couleur bleue  du dos du deuxième segment abdominal, et non, comme pour la sauterelle E. ephippiger, à un élément ayant une forme de selle.

— Noms vernaculaires français : L'Anax méditerranéen (Sélys-Longchamps 1839, 1840, 1850). L'Anax Porte-selle (P.-A. Robert, 1958, Dommanget 1985). Ces noms sont des adaptations littérales des noms scientifiques, doublés pour le dernier du contre-sens sur ephippium.

— Noms vernaculaires étrangers :

- Catalan l'EMPERATOR DIVAGUANT, "L'Empereur migrant".

- Néerlandais ZADELLIBEL, " la libellule-selle".

- Allemand :  DIE SCHABRACKENLIBELLE, "la libellule Chabraque",  ou SCHABRACKEN-KÖNIGSLIBELLE, "la libellule royale Chabraque".

- anglais : THE VAGRANT EMPEROR , l'Empereur migrateur.

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LE NOM SCIENTIFIQUE.

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I. LE NOM DE GENRE ANAX, LEACH, 1815.

Voir 

http://www.lavieb-aile.com/2018/01/zoonymie-des-odonates.le-nom-de-genre-anax-leach-1815.html

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Ibis. LE NOM DE GENRE HEMIANAX, SELYS, 1883

de Selys-Longchamps E. 1883 - Synopsis des Aeschnines. Première partie : Classification. - Bulletin de l'Académie royale de Belgique, 3me série, 5 : 712-748., pages 722- 723.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/111256#page/746/mode/1up

E. de Sélys-Longchamps décrit le genre ANAX Leach 1815 en deux sous-genres Anax, Leach, et Hemianax Selys,  dont les espèces   se distinguent par l'absence de carènes latérales supplémentaires à l'abdomen. L'espèce-type en est H. ephippigerus Burm.

 Le suffixe hemi- "demi, moitié" s'applique au nom de genre qui a été divisé en deux sous-genres.

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Pour Antonio et Vegliante qui sont les seuls à avoir étudier ce nom,:

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

Hemianax - ημι = metà + Anax. Per la somiglianza al genere Anax : "pour la similitude avec le genre Anax.

 

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II. LE NOM D'ESPÈCE A. EPHIPPIGER, BURMEISTER, 1839.

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1°) Hermann Burmeister (1807-1892). D'après H. Fliedner.

"Hermann Carl Burmeister ( 1807 à Stralsund, † 1892 à Buenos Aires) était un grand zoologiste et explorateur. En 1829, il obtint un diplôme de médecin à Greifswald et un diplôme de philosophie à Halle. Après quelque temps en tant que professeur à Berlin, il fut nommé professeur de zoologie à Halle en 1837.
Alexander von Humboldt lui a permis  d’entreprendre deux
expéditions en Amérique du Sud (1850-1852, 1854-1856). En 1861, il émigra en Argentine où il participa à l'exploration du pays, de sa faune et de sa flore, en construisant le Musée national d'histoire naturelle et la section scientifique de la nouvelle université de Cordoue. Ses publications couvrent un large éventail d'études zoologiques, paléontologiques et géologiques. L’un d’eux est son Handbuch der Entomologie (ou Manuel d’entomologie), vol. 1-5, 1832-1855, qui n’a pas été achevé.
Il était bien préparé à cette tâche, car déjà, en tant qu'étudiant, il s'intéressait à la taxonomie et à l'entomologie, comme le montre le sujet de sa thèse à Halle: De insectorum systemate naturali (Du système naturel des insectes) . Probablement en raison de ces compétences spéciales en 1830-1831, il fut engagé par le banquier et négociant important en insectes Michael Christian Sommer (1775-1868), qui vivait à Altona (maintenant une partie de Hambourg, mais alors une ville rivale appartenant au royaume du Danemark), pour réviser sa grande collection entomologique. Cette collection comprenait des insectes du monde entier, que Sommer avait reçus en tant que «Kommissionär», une sorte d’agent, qui avait collecté des fonds pour permettre à quelqu'un de commencer une expédition à l'étranger ou d'émigrer. Ce crédit devait être remboursé par des «produits de la nature», c’est-à-dire des spécimens botaniques ou zoologiques - souvent des insectes - donnés aux investisseurs ou vendus aux collectionneurs .

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Le deuxième volume du «Handbuch», dans lequel sont traités les Odonates, a été
publié en 1839. A cette époque, il n'existait pas de clés détaillées de libellules et de plus, 
des descriptions suffisantes des espèces exotiques (c'est-à-dire non européennes) n'avaient pas encore été publiées. Par conséquent, quiconque devait faire face aux exigences d'une telle tâche ne pourrait pas faire sans accès aux principales collections d'insectes. Dans ses parties odonatologiques, Burmeister (1839) se repose principalement sur les collections de
Sommer, à qui il était également lié depuis qu'il avait épousé sa fille Elisa Marie en
1836, et de Wilhelm von Winthem (1799-1847), un marchand de Hambourg, qui, comme Sommer était engagé dans le commerce des insectes. Il avait probablement connu cette collection, qui était encore plus grande que celle de Sommer, lors de la révision de celle de son futur beau-père. Une autre collection mentionnée est celle de Ernst Friedrich Germar (1786-1853), un collègue de Burmeister à Halle, qui était un professeur de minéralogie, mais aussi entomologiste passionné, qui, parmi d' autres  publications sur les insectes,  a édité des revues entomologiques entre 1814-1819 et 1839-1844 . De plus Burmeister
mentionne la collection de l'Université de Halle, qu'il développait alors.
Les contributions à cette collection proviendraient d’un certain M. King à Madras, en partie
via un missionnaire nommé Schmidt, dont nous ne connaissons aucun détail, et par ailleurs  de J.C.Graf Hoffmann von Hoffmannsegg (1766-1850) de Dresde, qui était botaniste et
entomologiste et s’est rendu au Portugal pour des voyages de collecte efficaces ; mais il semble aussi avoir eu des connexions spéciales avec Java, pour lesquelles il est fréquemment cité dans le «Handbuch».

La collection entomologique du  Zoologisches Museum  Berlin ', qui est cité comme M.B. (= Musée Berolinense, cf. CALVERT 1898: 51), joue un rôle mineur dans le chapitre sur les odonates que dans les premières parties du Manuiel, sauf  une fois, quand il est fait référence à, Graf Hoffmannsegg . C'est tout à fait naturel, car le développement et la fondation de ce musée étaient due en grande partie à son influence, et ses collections étaient largement basé sur ses dons .
D'autres références sont faites au conservateur du musée de Leiden, W. de Haan (1801-1855), à l'entomologiste suisse J.J. Hagenbach (1801? -1825), qui depuis 1823 avait été conservateur au même musée, en plus des agents de recouvrement de Sommer K.C.A. Zimmermann (1800-1867) de Caroline du Sud  et C.F. Drège, qui a recueilli dans le sud-est de l'Afrique vers 1826-1840 , en outre à G. Thorey (1790-1884), un commerçant d'insectes à Hambourg semblable à Sommer et von Winthem .
Très important pour la présentation des odonates par Burmeister dans le "Handbuch" était
Toussaint de Charpentier (1779-1847), qui était alors «Berghauptmann» à Brieg  en Silésie, c’est-à-dire l’officier minier en chef de Silésie. C'était un entomologiste passionné et spécialisé dans les orthoptères et les odonates. En 1825, il avait publié un volume comprenant 40 espèces européennes d’odonates et avait poursuivi ses études en préparant une monographie illustrée de 61 espèces bien décrites et représentées, qui devait paraître en 1840. Charpentier avait mis à la disposition de Burmeister une ébauche de son traité, ce  qui fait , que certains noms de genre que Charpentier allait introduire ont comme auteur Burmeister  (v.infra). À l'exception de Calepteryx, qu'il a transféré dans Calopteryx, Burmeister n'a pas adopté les noms de genre proposés par Leach (1815), car il ne les estimait pas fondés. Cela pourrait être dû au fait qu’il n’a pas très bien compris les descriptions de Leach, car il n’a pas vu que le genre Diastatomma de Charpentier est synonyme de Gomphus de Leach, qu’il supposait être un genre libellulide.

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Burmeister savait que son traité ne décrivait pas toutes les espèces d’odonates existantes, car il rapportait que 137 espèces d’Anisoptères étaient au musée de Leiden en 1828, alors que son «Handbuch» ne comptait que 119. De même, il écrivait que de nouvelles espèces allait être décrit par Charpentier dans sa prochaine monographie. Pour certaines espèces, il a ajouté des notes comme «des espèces apparentées se trouvent à Dongola et en Amérique du Nord»  ou «de plus, j'ai vu plusieurs espèces similaires dans les collections de von Winthem et Sommer» . Aussi les publications antérieures d'Odonata il a utilisé éclectiquement dans son «Handbuch», nous ne trouvons pas deux des 19 espèces d’odonates de Linnaeus, tandis que des 46 espèces nouvellement décrites de Fabricius 15 sont manquantes; et parmi les  20 espèces  de Drury seulement 18 sont cités, des 12 de Palisot de Beauvois il y en a six, des 40 espèces résumées par Charpentier (1825), sept sont omises, de même que huit des 37 dans Vander Linden (1825). . Cela signifie que Burmeister n’a présenté dans son «Handbuch» que les taxons , dont il était convaincu qu’ils étaient corrects. Alors qu'un catalogue complet des espèces d' odonates connues n’a pas été réalisé de cette manière, une contribution importante à leurs connaissances a été apportée et ce traité - bien qu’il ne soit pas exempt d’erreurs (cf. Hagen 1849: 141sqq.), se présentait comme un solide fondement pour des études ultérieures."

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2°) La publication originale.
 

Aeschna ephippiger, Burmeister (Hermann) 1839 - Handbuch der Entomologie. - Enslin, Berlin : Libellulina : 840.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/34110#page/92/mode/1up

La description originale est en latin puis en allemand:

 

  1. A. ephippigera * : viridi-testacea, linea summae frontis nigra; abdominis segmento secundo macula dorsali coerulea; ultimis fuscis, gutta laterali flava; venis stigmatibusque alarum testaceis, radio solo cum sectore secundo et postcosta nigro; pedibus nigris. 

    ♂ cercis triquetris, late lanceolatis, acutis, supra auritis; alis posticis nubecula fulva. Long. 2.1/2. 

    Von Madras ; ein schönes exemplar in der hallenser Sammlung aus der Sendung des herrn King an den vormaligen Missionär hrn Schmidt

Tentative de traduction :

"Anax ephippigera : vert-brun [testaceis : couleur de brique pilée], ligne noire au sommet du front ; tache dorsale bleue sur le deuxième segment de l'abdomen, le reste brun avec des taches en goutte jaunes latérales ; veines et pterostigmas couleur brique-pilée, (radio solo cum sectore secundo et postcosta nigro); pattes noires.

Mâle : cercoïdes triangulaires, larges, pointus, --- ailes postérieures avec un nuage jaune. Longueur 2 1/2.

Provient de Madras : un beau spécimen de la collection [résident] de la mission de Mr King à l'ancien missionnaire Schmidt."

Sur cette collection, voir ici.

Voir aussi Fliedner supra, et Philippe Calvert https://archive.org/stream/jstor-25076685/25076685#page/n29.

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https://www.biodiversitylibrary.org/item/34110#page/92/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/34110#page/92/mode/1up

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ÉTUDE DU NOM.

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Burmeister reprend ici pour cet Odonate une épithète — ephippiger — bien connue chez les Orthoptères, puisque dès 1784, Fleibnig, à Berlin,  avait baptisé ainsi une sauterelle (Tettigonidae) remarquable à son prothorax coudé en V ressemblant à une selle posée derrière la tête. En 1827, Berthold avait créé, pour les espèces semblables, le genre Ephippiger. Ephippiger ephippiger (ou E. diurnus) porte le nom vernaculaire d'Éphippigère de la vigne , mais aussi de Porte-selle ou de Porte-hotte.

Voir http://www.lavieb-aile.com/article-l-ephippigere-de-la-vigne-en-ponte-110728648.html

C'est donc certainement en ayant ce nom de sauterelle à l'esprit que Burmeister a nommé cette libellule, et il est évident pour chacun, quoique l'auteur ne le dise pas de manière explicite dans sa description, qu'il a considéré que l'emplacement de la tache  bleue proximale de l'abdomen appelait cette comparaison, d'autant qu'elle ne s'étend que sur la face dorsale, le "dos" et ne se prolonge pas sur le ventre de l'abdomen.

Burmeister décrit ensuite (1838), dans le même Handbuch vol.2 part.2 page 678-679  les sauterelles ephippiger groupés dans la sous-famille des Bradoporinae.

 

https://fr.wiktionary.org/wiki/%C3%A9phippig%C3%A8re

Le terme est formé du latin ephippium, latinisation du mot grec ephippios (« couverture ou selle de cheval ») et du verbe gerere (porter). Gaffiot ne traduit pas ephippium par "selle", mais bien par "couverture, housse" de cheval et donne des exemples chez Cicéron et César. Si, pour la Sauterelle ephippiger, la forme concave du prothorax évoque bien une selle, pour l'Odonate il est plus juste d'évoquer une couverture, de couleur bleue.

De même, Lewis & Short donnent en traduction d'ephippium "a pad-saddle, caparison, rug (as a rider's seat)".  Caparison se traduit par "une couverture ornementale pour un cheval. A saddle est " un siège généralement rembourré et recouvert de cuir pour le cavalier d'un animal (tel qu'un cheval)". A rug est "une couverture pour un animal (comme un cheval ou un chien)".

Merriam Webster indique : "New Latin, from Greek ephippion saddlecloth, saddle, from neuter of ephippios for putting on a horse, from epi- + hippios of a horse, from hippos horse."

L'ephippigium latin doit donc être distingué de nos selles de cuir  :

"Ce ne fut que vers le milieu du quatrième siècle, en 340, qu'apparut la selle proprement dite, si préférable et si commode pour le cavalier, non moins avantageuse pour le cheval, et dont le résultat indispensable, complétée par les étriers, était une équitation plus commode, plus sûre, plus solide et plus perfectionnée. Jusqu'alors l'arçon avait été inconnu, et on ne saurait donner le nom de selles à ces siéges d'étoffe rembourrés, ou à ces peaux de bête, en plusieurs doubles, qu'employaient les anciens. Xénophon parle de housses, dont le siége doit être entendu de manière à donner au cavalier une assiette plus ferme sans blesser le cheval. Chez les Romains, cette selle informe, ou plutôt ce panneau, qui était assujetti au moyen de trois sangles, au poitrail, à la queue et au ventre du cheval, portait le nom d'Ephippium, et l'on en voit la forme sur différentes médailles et d'anciens monumens, notamment sur les colonnes trajane, antonine et sur l'arc de Constantin. Toutefois, les fiers Germains, dont le sang se mêla avec celui des Gaulois, par les Francs de race germanique, pour former la nation française, plus attachés aux habitudes guerrières, que disposés à adopter les inventions dues à l'amour de la commodité, méprisaient les adversaires qui se présentaient à eux de la sorte; ils montaient leurs chevaux à nu, comme on le fit dans l'origine, et CÉSAR nous apprend qu'ils jugeaient l'usage de l'éphippium si mou, si lâche et si honteux, que leur mépris pour les cavaliers qui s'en servaient était tel, qu'ils ne craignaient pas de les attaquer, quelques supérieurs en nombre qu'ils fussent ( Commentaires de César, Guerre des Gaules, livre Iv.). En rendant justice aux motifs qui dirigeaient nos braves aïeux, nous les trouvons beaucoup plus mâles que raisonnés, et quelqu'informe que fut l'éphippium auprès de la selle, il offrait encore de grands avantages. Si la position était plus commode, évidemment elle était plus sûre, le cavalier étant plus fixe sur le milieu du dos du cheval, et pouvant mieux se servir de ses armes. Quelqu'habiles cavaliers que fussent les Germains, ils ne pouvaient manquer, dans les brusques mouvemens de la guerre, de se déplacer et d'arriver en glissant sur un poil lisse, trop près du garrot, et surtout de la croupe; de plus, le dos du cheval était plus ménagé, ainsi que le cavalier. L'expérience démontre, en effet, que de longues routes meurtrissent la colonne vertébrale du cheval, monté à nu, et que le cavalier lui-même en est blessé, surtout si l'épine dorsale est aiguë et décharnée; ainsi, tout mâles qu'étaient les motifs de ces braves d'Outre-Rhin, ils n'en étaient pas moins erronés, mais admirons cependant un peuple, qui en agissait de la sorte pour de pareils motifs. L'éphippium en usage ne présentant aucun moyen de suspension solide, il n'est pas étonnant que les anciens ignorassent encore l'usage des étriers ; mais si les exercices du Champ-de-Mars leur faisaient trouver les moyens de triompher de cette difficulté, s'ils parvenaient à s'élancer à cheval et à terre, tout armés, avec la plus grande adresse, il n'en était pas de même, quant au manque des étriers pour les marches; aussi Galien fait-il remarquer, dans plusieurs endroits de ses ouvrages, que la cavalerie romaine était sujette à plusieurs maladies des hanches et des jambes, faute d'avoir ses pieds soutenus à cheval. Environ six siècles avant, Hippocrate avait aussi fait l'observation, que les Scythes qui allaient beaucoup à cheval, étaient incommodés de fluxions aux jambes pour la même cause, et ces affections dûrent être communes à tous les peuples cavaliers." (F. d'Aldéguier 1843, Des Principes qui servent de base et d'instruction à la cavalerie p. 31)

 

 Le terme latin était connu de Linné, puisqu'il l'a utilisé pour le bivalve Anomia ephippium L. 1758,  ou Anomie Pelure d'oignon ou Common saddle-oyster : sans-doute a-t-il choisi ce nom car la bestiole était pliée (rugoso-plicata ...plicis), une valve recouvrant l'autre.

Linné a aussi créé pour un autre bivalve le nom d'Isognomon ephippium L. 1758.

On notera qu'en zoologie, les ephippia sont les œufs produits, toujours par paire, par les Daphnies en reproduction sexuée. Le Poisson-clown à selle se nomme Amphiprion ephippium.

Il ne faut donc pas assimiler, dans la compréhension de l'épithète ephippiger, la coloration bleue de la portion dorsale du deuxième segment de l'abdomen de cette libellule avec une selle, mais bien à un tapis de selle, tapis que je n'hésiterai  pas à qualifier de son nom en usage dans la cavalerie, celui de chabraque ou schabraque. Issu de l'allemand schabraque ou schaberacke, lui-même emprunté au turc  čaprak « couverture de selle".

 

La couleur bleue de la chabraque était, selon Alexandre Dumas, celle du duc d'Aumale :

"Monseigneur, dit une voix à son oreille , il a une chabraque rouge ! Le duc d'Orléans respira à pleine poitrine. Le cheval du duc d'Aumale avait une chabraque bleue. Il se retourna et jeta ses bras au cou de celui qui l'avait si bien compris. " (Les morts vont vite, 1861)

  Il faudrait traduire ephippiger par "Porte-chabraque", ce serait conforme à la réalité entomologique et à l'histoire,  et cela aurait beaucoup de gueule. 

Ma proposition me paraissait extravagante. Mais quelle surprise lorsque, parvenu à mon dernier chapitre sur les noms vernaculaires étrangers, je découvrais le nom allemand ! Ah, je n'en dis pas plus ! Voir infra !

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LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

 

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POITOU-CHARENTE NATURE

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http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/anax-porte-selle/

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Ephippiger de ephippion (gr) = selle et ger (um) (lat) = porter, soit porte-selle : les mâles arborent une tache bleu azuré sur le 2e segment abdominal, dont la forme rappelle celle d’une selle de cheval.

 

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DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 

"Anax ephippiger (Burmeister, 1839) from Grk. ἐφίππιον = (pad) saddle + Lat. -ger, -gera, -gerum = -bearing for the (light-blue) saddle on S2."

 

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D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

"ephíppiger (Hemianax) - ephippium, ii = sella + gero, ere = portare in sè; che porta in sé una sella. Per la colorazione distintamente blu dei primi segmenti addominali che li fanno somigliare ad una sella. ."

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H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

"-- ephippiger [gr. ephippion - saddle; l. -ger - bearing] has a saddle-like blue mark on the second abdominal segment.."

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VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"Hemianax Zadellibellen (Hemi = halve; anax = heerser duidt op gelijkenis met de keizerlibellen) Zadellibel Hemianax ephippiger Sealglêzebiter, Sealkeizer ephippiger — ephippion — zadel, gerere dragen Anax Keizerlib "

 

 

 

 

 

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RÉCEPTION.

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https://books.google.fr/books?id=IaEgAAAAQBAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

https://books.google.fr/books?id=IaEgAAAAQBAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

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LES NOMS VERNACULAIRES.

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I. LES NOMS VERNACULAIRES FRANÇAIS.

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1°) L'Anax méditerranéenne. Sélys,  1840 et 1850.

 

— SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages, page 120.

En 1839, la même année que Burmeister pour A. ephippiger,  Sélys-Longchamps avait décrit Aeshna (Anax)  mediterranea.  
 

Selys Longchamps, E. (de) 1839. Description de deux nouvelles espèces d'Aeshna du sous-genre Anax (Leach). Bulletin de l'Académie royale des Sciences de Belgique, 6(2): 386-383 page 391 https://www.biodiversitylibrary.org/page/15829405#page/415/mode/1up

En 1840, il reprend certes description dans sa Monographie des Libellulidées d'Europe avec un nom français, simple traduction de son nom scientifique : l' Anax méditerranéenne. 

 

https://books.google.fr/books?id=NaI-AAAAcAAJ&dq=Monographie+des+Libellulid%C3%A9es+d%27Europe.&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

https://books.google.fr/books?id=NaI-AAAAcAAJ&dq=Monographie+des+Libellulid%C3%A9es+d%27Europe.&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

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En 1850 Sélys-Longchamps écrit  dans la Revue des Odonates ou Libellules d'Europe:

 

"Le genre ne comprend plus authentiquement que deux espèces  européennes, le formosus Vandert. qui est commun dans tout le centre et le midi et parait étranger aux parties boréales, et le Parthénope de Selys qui n'a été observé jusqu'ici que dans certaines localités de l'Italie, de la France et de la Prusse. Le formosus se trouve dans le nord de l'Afrique. 

On doit supprimer la junia (spiniferus Rambur), qui appartient à l'Amérique septentrionale, et le Mediterraneus de Sélys dont l'existence en Provence et en Sardaigne est plus que douteuse et qui parait ne se trouver réellement que dans l'Afrique tropicale. "

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q/f139.image.texteImage

 

2°) Anax porte-selle, Paul-André Robert 1958 puis d'Aguilar et Dommanget 1985.

Paul-André Robert 1958, Les Libellules (Odonates), Delachaux & Niestlé. Il écrit page 198 : "signification du nom : ephippiger = porte-selle.. Ce nom fait allusion à la splendide tache bleu de ciel qui recouvre le 2ème segment du mâle. Cette tache fait un grand contraste avec tout le reste du corps et ressemble à une plaque d'émail posée sur le dos de la bête, comme une selle.".

Ce nom apparaît à partir de 1983 dans une série de guides sur les Odonates d'Europe, qui reprennent tous les mêmes noms vernaculaires : il semble logique de considérer que les auteurs à l'origine du nom d'Anax Porte-selle sont les premiers auteurs français mentionnés, Jacques d' Aguilar et Jean-Louis Dommanget, en 1985. Comme cela a été le cas pour les Lépidoptères, c'est la parution de ces guides de vulgarisation, d'abord étrangers, qui a contraint les entomologistes français à combler la grande carence de notre langue en zoonymes vernaculaires.

The Dragonflies of Great Britain and Ireland , Cyril Oswald Hammond, ‎Richard Robinson Askew, ‎Robert Merritt - 1983 

Guide des libellules d'Europe et d'Afrique du Nord , Jacques d' Aguilar, ‎Jean-Louis Dommanget - 1985, 

A field guide to the dragonflies of Britain, Europe and North Africa, Jacques d'. Aguilar, ‎Jean-Louis Dommanget, ‎René Préchac - 1986 - 

..— Étude faunistique et bibliographique des Odonates de France , Jean-Louis Dommanget - 1987 -

—  The Dragonflies of Europe - Harley Books, 1988 -

 

Le nom d'Anax  porte-selle est désormais adopté par tous les ouvrages de vulgarisation, ainsi que par l'INPN pour Anax ou Hemianax ephippiger. La comparaison avec les noms vernaculaires catalan, anglais et allemand permet de constater, une fois de plus, combien notre langue a laissé passer sa chance de se doter de noms créatifs, poétiques et signifiants, au lieu de se contenter de traductions littérales des noms scientifiques, et, ici notamment, d'une réflexion critique et philologique  sur le danger des traductions trop rapides. Le contre-sens sur ephippiger et ephippium aurait pu être évité.

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II. LES NOMS VERNACULAIRES DANS D'AUTRES LANGUES.

- Catalan l'EMPERATOR DIVAGUANT, "L'Empereur migrant".

- Néerlandais ZADELLIBEL, " la libellule-selle".

- Allemand :  DIE SCHABRACKENLIBELLE, "la libellule Chabraque",  ou SCHABRACKEN-KÖNIGSLIBELLE, "la libellule royale Chabraque".

- anglais : THE VAGRANT EMPEROR , l'Empereur migrateur.

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SOURCES ET LIENS.

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Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici.

http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

 

 

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OUTILS DE  ZOONYMIE.

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.

https://books.google.fr/books?id=IaEgAAAAQBAJ&dq=world+catalogue+odonata&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

 

 

EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 

 

 

— Burmeister H. 1839 - Handbuch der Entomologie. - Enslin, Berlin .

— CHARPENTIER (Toussaint von) , 1840, Libellulinae europaeae descriptae ac depictae. L. Voss, 180 pages,.

https://books.google.fr/books?id=DoIwvgAACAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— DELIRY (Cyrille) : Bibliothèque des Odonates

http://www.deliry.com/index.php?title=Biblioth%C3%A8que_Odonatologique

— DELIRY (Cyrille)  Monographie Anax ephippiger

http://www.deliry.com/index.php?title=Hemianax_ephippiger

 

— SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1840b - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. -
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1883, Synopsis des Aeschines, Première partie : Classification. - Bulletin de l'Académie royale de Belgique, 3me série, 5 : 712-748 : 722-723

https://www.biodiversitylibrary.org/item/111256#page/745/mode/1up

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 20:25

Les vitraux anciens de l'église de Saint-Lô : la baie 8 de la Trinité, de saints Côme et Damien  (Fin XVe, vers 1513, 1582 — par inscription— et 1968).

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Voir :

la liste de mes articles sur les vitraux.

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Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Cette baie de 5,00 m de haut et 2,20 m de large comporte 3 lancettes et un tympan ajouré. Les panneaux les plus anciens sont ceux de Côme et Damien et datent de la fin du XVe siècle.

La verrière de la Trinité  a été réalisée selon Jean Lafond en  1513 par le renommé verrier flamand  Arnoult de Nimègues, et est considérée comme la plus prestigieuse de l'ensemble vitré de Saint-Lô. Elle aurait été envoyée de Flandres juste après le retour du maître-verrier à Anvers (vers 1513), en même temps que la Trinité de Fécamp (baie 8, vers 1512) qui en reprend le même carton. 

Curieusement, M. Callias Bey, dans Les Vitraux de Basse-Normandie, intitule cette baie et celle de Fécamp par la désignation de l'Assomption. C'"est aussi son titre dans la notice PM50001451 de la base Palissy.

Après le saccage de l'église par les protestants en 1574, la verrière fut restaurée en 1582 par la confrérie des bouchers, comme l'atteste une inscription. Dans la description qu'en donne Guilhermy en 1837, quatre apôtres entouraient la Vierge, ce qui peut se vérifier sur la copie qui a été faite de ce vitrail à Saint-Pierre de Coutances, où ils sont de part et d'autre de Marie.

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Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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LES LANCETTES.

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Nous disposons d'une description (ou d'un relevé ?) par Guilhermy en 1837, et selon Callias-Bey, "cette verrière incluait encore les figures de quatre apôtres, hypothèse vérifiée sur la copie tardive de ce vitrail à Saint-Pierre de Coutances, qui les montre de part et d'autre de la Vierge."

Nous disposons aussi  d'une description de 1845 par l'archiviste de la Manche M. DUBOSQ dans le Bulletin monumental :

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k31030r/f77.image

"Aucun des beaux vitraux qui décoraient les fenêtres de cette église n'est conservé intact. Celui qui présente le plus 
d'ensemble est le vitrail de la chapelle de la Trinité ou des Reliques. Les trois personnes de la Ste Trinité entourées d'un grand cercle bicolore azur et or composé d'anges et de chérubins, y sont représentées assises couvertes de chappes riches et ornées. Le Père porte la tiare. Les deux autres ont la tête nue. Le St.-Esprit est à la gauche du Père et se distingue d'ailleurs par un pigeon nimbé, placé sur sa poitrine. 
Le Père éternel tient le globe crucifère sur son genou gauche et bénit de la main droite. Au-dessous, la Ste. Vierge couronnée est placée sous une ogive d'or et d'azur composée d'anges et de chérubins, comme le cercle qui entoure la Trinité. 

Cette chapelle avait été fieffée aux bouchers de la ville. Nous l'apprenons des archives de la fabrique et d'une inscription qui existe au bas du précédent vitrail :

A LHOUNEUR DE LA TRINITÉ 

LES MAISTRES BOUCHIERS DE LA VILLE 
ONT RESTABLI PAR UNITÉ 

CESTE VITRE BELLE ET UTILE. 1632. [sic]

Elle est accompagnée des armes de la corporation des bouchers, c'est-à-dire, à gauche d'un écusson portant huit moutons poses 3, 2 et 3 et, à droite d'un autre écusson portant deux bœufs accolés. "



 

Nous pouvons bénéficier  d'une autre description  de 1925 : 

 

"En continuant à contourner le choeur, voici la chapelle de la Trinité, dite aussi de Saint Lô ou des Reliques. Son vitrail montre les "trois personnes de la sainte Trinité, entourées d'un cercle bicolore, azur et or, composé d'anges et de chérubins ; elles sont assises, vêtues de chapes riches et ornées. Le Père porte la tiare, les deux autres sont tête nue. Le Saint-Esprit est à la gauche du Père et se reconnaît au pigeon nimbé placé sur sa poitrine ; le Père bénit de la main droite et tient le globe crucifère sur son genou gauche. 
Au-dessous la Sainte Vierge est debout sous une ogive d'or et d'azur composée d'anges et de chérubins comme le cercle décrit plus haut. 

Cette chapelle avait été fieffée aux Bouchers de la Ville comme l'indique au bas du vitrail l'inscription : 

A l'honneur de la Trinité 
Les Maistres Bouchiers de la Ville 
Ont restabli par unité 
Cest vitre belle et utile. 1582. 

A côté se trouvent les armes de la corporation : à gauche un écusson portant huit moutons posés 3, 2 et 3 et à droite un écusson portant deux boeufs accolés. 

De chaque côté de la Vierge Saint Côme et Saint Damien (Nés à Oegès en Cilicie, anciens étudiants de l'école d'Antioche et médecins ambulants ils furent appelés anargyres à cause de leur refus de toute rémunération ; ils furent avec leurs frères Anthime, Léonce et Euprepius, martyrs sous Dioclétien.  ). "



 

 

 

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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I. LES LANCETTES LATÉRALES DU REGISTRE INFÉRIEUR : SAINTS CÔME ET DAMIEN.

Les deux saints ont été placés ici par les restaurateurs, à la place des apôtres qui entouraient la Vierge.

Les deux médecins jumeaux occupent chacun une niche d'architecture gothique, tendue de damas sous un bandeau doré qui les désigne[aient]. 

Les piédroits de la niche abritent des statuettes des prophètes.

Le jaune d'argent est utilisé notamment pour rehausser des détails d'architecture.

Le thème laisse supposer une donation par la confrérie des médecins et chirurgiens, mais cette dernière ne semble pas être attestée.

Voir ici mon article sur l'iconographie des saints Côme et Damien, ou l'ouvrage de M-L. David-Danel (qui n'a pas signalé ce vitrail).

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Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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1°) SAINT CÔME MIRANT LES URINES.

L'inscription est remplacée par des caractères fictifs, pseudo-coufiques, mais elle devait porter les mots Sanctus Cosmos. La tenture frangée d'or est vert-pâle avec des motifs damassés à type de grenades ou pommes de pins.

Le saint, patron des médecins, en porte la robe rouge doublée d'hermines au col et aux poignets. Il est coiffé du bonnet propre aux docteurs. Il élève un urinal (ou matula), vase de verre à col étroit dans lequel, en le tenant obliquement, il mire les urines de son patient pour en examiner les dépôts et se prononcer sur le diagnostic, ou seulement sur le pronostic. Il énonce son verdict par un index précis.

Les deux prophètes, coiffés d'un bonnet carré, font également un geste en posant la pointe de l'index sur la paume, ce qui, dans le comput médiéval, n'est pas dépourvu de signification.

 

 

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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2°) SAINT DAMIEN TENANT LA BOITE À ONGUENT.
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La tenue est analogue, mais la robe est bleue et le bonnet rouge : cela est conforme au traitement iconographique, où l'artiste échappe à la stricte  similitude des deux frères par cette distinction arbitraire des couleurs, tout en conservant le rouge écarlate propre aux médecins.

De même, la tenture ne varie pas par son motif, mais seulement par sa couleur pourpre. Son inscription est la même que pour Côme.

Saint Damien, patron des chirurgiens, tient la boite à onguent qui est son attribut.

Il est difficile d'aller plus loin dans l'étude de ces deux panneaux dans la mesure où j'ignore quelle liberté a pris le verrier restaurateur, et sur quel état des verres anciens il s'est fondé pour exécuter son travail. 

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Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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II. REGISTRE INFÉRIEUR : L'INSCRIPTION ET LES EMBLÈMES DES BOUCHERS.

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Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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1°) L'inscription, en lettres latines majuscules aux fûts perlés énonce:

A . L'HONNEVR . DE . LA . TRINITÉ

LES . MAISTRES . BOVCHIERS. DE. LA . VILLE

ONT RESTABLI . PAR VNITÉ 

CESTE . VITRE . BELLE . ET . VTILE . 1582.

À l'honneur de la Trinité les maîtres bouchers de la ville ont rétabli par unité cette vitre belle et utile" (ou bien "belle et vieille", au sens de vénérable ? Je ne vois pas de quelle utilité il s'agirait, et ma lecture des lettres est bien VIEILLE.  )

 Voir le vitrail de la Trinité offert par la confrérie des bouchers à Vézelise vers 1490-1520 ... à coté d'un vitrail de Côme et Damien :

http://www.eclats-de-lorraine.fr/2013-12-26-vitraux-vezelise-meurthe-et-moselle/

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Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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2°) Les emblèmes.

J'évite de parler d'armoiries ou de blasons,  ce ne sont pas non plus des emblèmes, mais des figures inscrits dans des cercles de motifs tressés. À droite sont deux bœufs à robe sombre, accouplés par une corde. À gauche, ce sont huit moutons sur trois rangs, le dernier du rang étant lié par une corde.

L'association de moutons et de bœufs permet de désigner l'ensemble des bouchers, comme sur le blasons de Bourges :

http://heraldie.blogspot.com/2013/02/blasons-des-metiers-les-bouchers.html

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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III. REGISTRE INTERMÉDIAIRE : LA  VIERGE COURONNÉE.

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"Au centre, sur un fond jaune peint de petits angelots, la Vierge de l'Assomption (tête et bas du manteau refaits par Simone Flandrin-Latron [en 1970-1980] est entourée d'une mandorle composée de nuages bleus ; le panneau inférieur de la Vierge, disparu, a fait place à un panneau de mosaïque ..." (Callias Bey 2006)

 

Ces panneaux s'insèrent assez mal à la composition d'ensemble, et notamment au registre de la Trinité. La comparaison avec la baie 8 de Fécamp — qui est aussi une recomposition — montre une composition très différente, avec une Vierge à l'Enfant placée à gauche de sainte Marguerite. 

La Vierge est couronnée, et son habit est royal, avec le surcot rouge et le manteau bleu (damassé de pommes de pins) enrichi d'orfrois d'or ; le Couronnement de Marie est, dans la tradition, postérieure à l'Assomption. Cette Vierge couronnée correspondrait plutôt à un Couronnement par la trinité, ou au sommet d'un Arbre de Jessé.

La mandorle reprend la kirielle de chérubins dorés eux-mêmes doublés par une bande bleue, sans motifs (car restaurée en rappel du registre supérieur).

 

 

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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IV. LE REGISTRE SUPÉRIEUR : LA TRINITÉ.

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"Le Père Éternel trône, tenant la sphère armillaire [sic] entre le Fils montrant ses plaies et l'Esprit-Saint représenté sous forme humaine, tenant la colombe, chaque personnage étant auréolé d'angelots dorés et d'un filet bleu ; l'ensemble est entouré d'une double mandorle composé d'anges bleus et jaunes, complété à chaque angle d'un grand ange blanc (mêmes cartons). Le fond rouge est parsemé d'étoiles gravées et d'angelots ; un cartouche situé sous Dieu le Père porte l'inscription LOUENGE A DIEU ; Celui-ci est vêtu d'une chape damassée de grands masque-feuilles jaune et rouge, dont l'orfroi est décoré de motifs Renaissance en grisaille et jaune d'argent. Les trois figures de la Trinité sont assises sur un grand trône à trois places décoré de moulures, statuettes, volutes, le dais frangé est surmonté d'un entablement orné de pots à feu et de volutes. ". (Callias-Bey et David 2006)

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Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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1°) Le Christ, à gauche.

Ce premier exemple permet de mesurer à quel point la verrière d'origine a éclaté et a été reconstitué par une mosaïque de pièces hétérogènes.

La chape bordée d'orfrois perlés et la robe bleue font illusion vues de loin, mais elle intègre des morceaux d'architecture, des fragments d'étoffes de Luques damassés d'oiseaux, et l'élément circulaire rouge et or centré par un masque-feuille, mal inséré dans la composition. 

Le Fils "montre ses plaies" ; mais seule la main gauche est visible!

  On notera néanmoins les étoiles blanches, obtenues par gravure du verre rouge.

Et on admirera les deux cercles concentriques bleus et or, dont on découvrira avec quelle finesse ils sont peints à la grisaille de chérubins (cercle bleu) et d'anges nimbés (cercle or).

 

 

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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2°) Dieu le Père, au centre.

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Même déconvenue devant cette macédoine de morceaux de verres. Certes, la chape est mieux préservée, avec sa large bande aux bords perlés et aux motifs Renaissance (buste féminin ailé et fontaine ou vasque). Le globus cruciger de la main gauche est presque complet. L'étoffe damassée rouge montre un très bel exemple du masque-feuille qui est une marque de fabrique d'Arnoult de Nimègue. Coiffé ou non d'un bandeau, cette marque d'origine antique et chère aux ornemanistes italiens, aux sculpteurs de Gaillon [les frères Juste] puis par le Maître de Pleyben a été reprise par ses élèves, et on la retrouve dans les vitraux rouennais jusqu'au milieu du XVIe siècle. (Jean Lafond).

Le montant de la cathèdre est orné d'un ange orant.

Enfin, les pieds de Dieu prennent appui sur un cartouche portant les mots LOVENGE . A . DIEV.

Cela peut renvoyer aux versets d'Apocalypse 19:1-2 où une foule nombreuse acclame Dieu aux mots d'Alléluia ! Le salut, la gloire et la puissance sont à notre Dieu.

En effet, la traduction de la Sainte Bible en 1550 utilise pour Ap.13:3 la forme Louenge à Dieu. Dans tous les cas, cette inscription confirme que le sujet n'est pas l'Assomption, mais l'adoration de Dieu dans la puissance et la gloire de sa Trinité.

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Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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3°) Le Saint-Esprit, à droite.

Comme pour rendre visible le dogme de la Trinité selon lequel Dieu est unique en trois personnes égales, participant d'une même essence divine et pourtant fondamentalement distincts, le Saint-Esprit est représenté de la même façon et avec le même visage barbu que le Fils et le Père, assis sur le même siège, vêtu de la même chape et d'une robe comparable. Mais le Paraclet étend ici entre ses mains écartées les ailes d'une colombe nimbée.

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Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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III. LE TYMPAN.

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"Au tympan, quatre anges blancs, dont deux musiciens, un autre présentant un blason, le dernier composé de bouche-trous, têtes d'angelots dans les écoinçons ; inscription incomplète [LOUENGE) A DIEU." ... "Les ajours du tympan et les têtes de lancettes paraissent avoir été déplacés et élargis de pièces complémentaires." (Callas-Bey et David 2006)

 

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Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Les deux ajours principaux accueillent deux anges qui présentent deux vases dont il aurait été intéressant de trouver d'autres exemples iconographiques. Les anges sont vêtus de tuniques longues, serrées à la ceinture, et qui attirent l'attention par leur manches bouffantes sous les épaules, et par le fermail pectoral doré. Ou par les manches rapportées dorées.

À gauche, une tête de vieillard dans la mosaïque. À droite, un ange et un blason dont la moitié droite comporte des colonnes, et la moitié gauche un (?) phylactère.

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Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Au sommet, le fragment d'inscription [LOVENGE] A DIEV, en verre rouge gravé dans un cartouche.

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Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Verrière de la Trinité (Arnoult de Nimègue, vers 1513) et de Côme et Damien (fin XVe), baie 8, chapelle Saint-Thomas, église Notre-Dame de Saint-Lô. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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SOURCES ET LIENS.

— BLAINVILLE , Excursion dans le Bas-Cotentin (24-27 août 1925), par M. G. DE BANVILLE Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne, Volume 45, 1926 page 98

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5507812b/f124.item.texteImage

CALLIAS-BEY (Martine), DAVID (Véronique), 2006, Le vitraux de Basse-Bretagne, Corpus vitrearum France Recensement  VIII, Presses Universitaires de Rennes, page 155.

CALLIAS-BEY, "Les vitraux de la chapelle Saint-Thomas à Notre-Dame de Saint-Lô (Manche)" L'information d'histoire de l'art, 1972, p. 50-53. 

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00176171

 

— Martine Callias Bey. "Les vitraux de Notre-Dame de Saint-Lô (Manche)". Art de Basse-Normandie, 1974, p. 24-27.

— CALLIAS-BEY (Martine), 1971 ? Les vitraux de la chapelle Saint-Thomas à Notre-Dame de Saint-Lô  , Maîtrise.

 

— CALLIAS-BEY, 1999. « Les verrières anciennes de Notre-Dame de Saint-Lô », dans  La Normandie au XV siècle. Art et Histoire , actes du colloque de Saint-Lô, 1 998, p. 259-267.

— DUBOSQ (Georges), 1845, "L'église Notre-Dame de Saint-Lô", Bulletin monumental, 1845  page 65-69.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k31030r/f73.item.texteImage

http://www.normandie-heritage.com/spip.php?article733

— GUILHERMY, 1837, Notes sur diverses localités de la France, classées par ordre alphabétique des noms de localités, t.I-18, BnF NAF 6094-6111 (1826-1876). Non consulté.

 

— LASTEYRIE 1853, Histoire de la peinture sur verre d'après ses monuments en France. Paris : impr. Firmin-Didot fils et Cie, 1853-1857, 2 vol. Non consulté.

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
24 septembre 2018 1 24 /09 /septembre /2018 15:59

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Zoonymie des Odonates : le nom Cordulia aenea Linnaeus, 1758.

 Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

 

Voir aussi :

 

 

 

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https://www.biodiversitylibrary.org/item/91785#page/215/mode/1up

http://www.deliry.com/index.php?title=Cordulia_aenea

Résumé.

Nom de genre : Cordulia Leach 1815. Eding. Encycl.: 136. Cordulia  vient du mot grecs κορδύλη, kordylē- "massue, renflement, bosse, gonflement" , du fait de l’épaississement en forme de massue de l’abdomen du mâle. Le genre Cordulegaster, également nommé par Leach, est construit sur le même suffixe kordylē-. 

 

— Nom d'espèce : C. aenea Linnaeus, 1758, Syst. nat. 10e ed, 1:544 : "du latin aeneus, "de bronze" ou "de la couleur du bronze", qui qualifie les reflets métalliques de la teinte vert sombre de l'espèce."

 

— Noms vernaculaires français. Geoffroy baptisa en 1762 dans Hist. abr. ins 2: 227  cette espèce l'Aminthe, du nom d'un héros d'une pastorale du Tasse et de diverses coquettes de nouvelles du XVIIIe. Puis Guillaume-Antoine Olivier la nomma Libellule bronzée par simple traduction du nom scientifique. Edmond de Sélys-Longchamps fit de même en 1840 après la création du genre Cordulia avec le nom de Cordulie bronzée, toujours en usage depuis cette date.

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— Noms vernaculaires étrangers :

  •  En Néerlandais Smaragdlibel : "la libellule émeraude".
  •  En Frison : Grienkopglêzemakker, Grienkopglêzemakker, Brünzen glêzebiter, Knotsglêzebiter, Brunskop
  • En allemand : Die Falkenlibelle, ou Gemeine Smaragdlibelle. "L'émeraude commune".
  • En anglais : The downy emerald = L'Émeraude duveteuse.
  •  En catalan : la Maragda aborrissolada

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LE NOM SCIENTIFIQUE.

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I. LE NOM DE GENRE, CORDULIA, LEACH, 1815..

— LEACH , W.E. (1815). "Entomology". In Brewster, David. Edinburgh Encyclopaedia. Vol. 9. Edinburgh: William Blackwood. pp. 57–172 [136] (in 1830 edition) – via Biodiversity Heritage Library.

 

Cordulia  vient du mot grecs κορδύλη, kordylē- "massue, renflement, bosse, gonflement" , du fait de l’épaississement en forme de massue de l’abdomen du mâle. Le genre Cordulegaster, également nommé par Leach, est construit sur le même suffixe kordylē-. 

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II. LE NOM D'ESPÈCE LIBELLULA ÆNEA, LINNAEUS, 1758.

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 — LINNÉ ( Carl von,) 1758, Caroli Linnaei...Systema naturae per regna tria naturae :secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. Holmiae : Impensis Direct. Laurentii Salvii, 1758-1759. pages 544.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/727383#page/566/mode/1up

Description originale.

ænea 8. L. thorace æneo-viridi. 

fn. fvec. 768, 769. L. thorace viridi nitido lineis flavis. | 

Raj. Ins. 49. n. 5. & 140

Rœs. Ins. 2. aqv. 2. t. 5 . f. 2. 

Habitat in Europa. 

Traduction.

[Libellula] ænea. 8. Libellula au thorax vert-bronze.

Fauna suecica n° 768-769 Libellula au thorax vert sombre aux lignes jaunes.

Ray, Historia insectorum page 49 n°5 et page 140.

Roesel, Insecten belustigung, 2, planche 5 figure 2.

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https://www.biodiversitylibrary.org/page/727383#page/566/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/page/727383#page/566/mode/1up

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Commentaire :

Linné a décrit en 1758 18 espèces de ses LIBELLULA, classées parmi les NEUROPTERA. 

Il les divise en deux groupes (* et **) :

  • Alis patentibus acquiescentes [les ailes ouvertes au repos] : les 16 premières, dont L. ænea.

  • oculi distantes remotique [les yeux écartés et distants] : L. virgo et puella

Il indique pour chacune les références à son propre travail, la Fauna suecica de 1746 (Faun. svec) ou description de la faune de Suède, puis aux naturalistes qui l'ont précédé : ici John Ray et August Roesel.

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Références faites par Linné pour L. ænea.

1°) Fauna suecica 1746 page 231 n° 768-769

https://www.biodiversitylibrary.org/item/129804#page/264/mode/1up

Linné décrit deux espèces, l'une au thorax  vert sombre (viridi-nitido) et à l'abdomen noir (768), l'autre qui est vert-doré (viridi-inaurata). Pour notre sujet, l'étude du nom aenea, il faut remarquer que l'adjectif de couleur n'est pas employé bien qu'il se rapproche du "vert-doré".

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768.LIBELLULA thorace viridi nitido: lineis flavis, alis pallidis, abdomine nigro. 
Raj. inf 49. n. f. Libella maxima, abdomine breviore latioreque caeruleo. 
p. 140 Libella maxima, abdomine breviore  & crassiore latioreque caeruleo
Habitat ad Aquas. 
DESCR. Caput & thorax viridia, nitida. oculi subfusci ; lineae duae flavaea ad latera thoracis. alae flavescente - albae, in quibusdam ad basin flavae. punctum marginale fuscum. Abdomen cylindricum nigrum subtis fllavum
marginis colore dentato. cauda diphylla angusta. 

769 . LIBELLULA viridi~inaurata ; alis pallidis, pedibus nigris. 
Habitat ad Aquas. 
DESCR. Pracedenti simillima, sed alia Mas cauda quadridentata , dentibus superioribus pilosis, inferioribus singulis duplici denticulo. Faemina: cauda foliolis 2 lanceolatis. caput , thorax , abdomen cupreo inaurata. thorax pilosus.absque maculis; margo alarum posticarum pone verfus abdomen macula membranacea. oculi prasini. Labium pallidum. abdomen subtus  hinc inde pallide albescens.

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Zoonymie des Odonates : le nom Cordulia aenea Linnaeus, 1758.

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2°) John Ray, 1710, Historia insectorum page 49 n° 5 et page 140.

La seconde référence renvoie à la description par John Ray d'une grande libellule à l'abdomen petit et large de couleur bleue. Ce qui nous éloigne donc de la couleur vert et métallique de L. aenea.

https://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/49/mode/1up

https://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/140/mode/1up

page 49. n. f. Libella maxima, abdomine breviore latioreque caeruleo. 

p. 140  Libella maxima, abdomine breviore  & crassiore latioreque caeruleo

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https://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/49/mode/1up

https://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/49/mode/1up

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3°) August Johann Roesel von Rosenhof, 1749, Insecten belustigung, volume 2 Nuremberg : Insectorum aquatilium Classis II planche V fig.2.

https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1749bd2/0259/image

Linné donne en référence la planche V figure 2. Les yeux, le thorax et l'abdomen du spécimen possède une belle couleur verte.

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https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1749bd2/0259/image

https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1749bd2/0259/image

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ÉTUDE DU NOM ÆNEA.

Aenea est la forme féminine (accordée avec Libellula) de l'adjectif aeneus, a, um, "de bronze, de cuivre" ou "de la couleur du bronze" et donc "bronzé, cuivré". Il dérive du nom aes, aeris, "airain, bronze, cuivre".

K.D.B. Diskstra décrit L. ænea ainsi : "avec un corps entièrement noir métallique aux nuances variées" ou bien pour le mâle : "noter l'abdomen en massue, les reflets bronze et l'absence de marques claires.

D. Grand et J-P. Boudot mentionne la "couleur vert bronzé métallique à noirâtre". 

L'article actuel de Wikipédia précise :

  • Abdomen du mâle élargi en massue au niveau des segments S7 et S8 ; dans les deux sexes, présence de taches claires inférieures (plus blanches chez la femelle).
  • Thorax vert à bronze brillant recouvert de longs poils clairs.

  • Yeux verts (comme ceux des Somatochlora).

  • Taches jaunes de la face absentes sur le front (contrairement aux Somatochlora qui en sont pourvus).

  • Base des ailes jaune-ochracé (tache plus étendue aux ailes inférieures).

Comme toutes les couleurs métalliques, les teintes de L. ænea varient du vert au noir avec des éclats jaunes, mais il est certain que l'épithète latin aenea et sa traduction en français par "bronzé" rendent parfaitement compte de la couleur de l'espèce.

J'adopte pour mon résumé la formulation suivante :

"du latin aeneus, "de bronze" ou "de la couleur du bronze", qui qualifie les reflets métalliques de la teinte vert sombre de l'espèce."

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LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

Comme souvent, c'est l'analyse de Fliedner qui me semble la plus juste : celle de Poitou-Charente laisse penser que les reflets bronzés sont propres au mâle ; celle des Italiens est trop vague, celle de Van Hijum trop concise.

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POITOU-CHARENTE NATURE

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulie-bronzee/

cordulia de kordyleia (gr) = massue : du fait de la forme de l’abdomen du mâle ; 

aenea de aeneus (lat) = bronzé : du fait des reflets bronzé du corps du mâle.

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DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 

"from Lat. aeneus, -a, -um = of copper, bronze, bronze-coloured for the extensive bronze-coloured reflections."

 

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D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

"- aeneus, a, um = bronzeo. Per la colorazione dominante del corpo."

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H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

"- aenea (Linnaeus) [l. made from or, bronze] describes the metallic sheen of the species."

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VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"aenea= erts, brons"

 

 

 

 


 

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LES NOMS VERNACULAIRES FRANÇAIS.

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1°) L'Aminthe. 1762. Geoffroy.

Louis-Etienne Geoffroy, Histoire abrégée des insectes dans laquelle ces animaux sont rangés dans un ordre méthodique volume 2 page 227

https://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/226/mode/2up

Comme c'est souvent le cas, Geoffroy renvoie à la description la plus récente et la plus valide de Linné (parue 4 ans avant sa propre publication), mais reprend la diagnose du Fauna suecica, sans-doute car c'est cet ouvrage qu'il a utilisé pour classer ses collections et entreprendre la rédaction de son texte.

Il reprend dans sa description le qualificatif de "vert-doré" qui traduit viridi-inaurata

Le nom d'Aminthe s'inscrit, avec le n°10,  dans la série de prénoms féminins que Geoffroy a réservé aux 14 espèces de "demoiselles" ou libellules qu'il décrit. Il est précédé de "la Sylvie" et suivit de "la Justine". Mais, à l'inverse des premiers prénoms de la série qui honoraient la famille royale de Suède, c'est ici un prénom romanesque, utilisé uniquement dans la littérature du temps. C'était déjà le cas avec son n°8, la Philinte.

Aminta, ou Amynthe, est l'héroïne d'un drame Pastoral du Tasse, l'auteur de la Jérusalem délivrée. Cette pièce en cinq actes fut publié en 1573 à Florence. Mais Amynthas est un homme, petit-fils du dieu Pan ; c'est l'amant de Sylvie. [cf; la Sylvie de Geoffroy, Libellula depressa]. 

1776 https://books.google.fr/books?id=k7qOR7uXUyYC&pg=PA225&dq=aminthe&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj_1ZrY5dPdAhVPrxoKHa-rCPgQ6AEIWDAJ#v=onepage&q=aminthe&f=false

En 1726, dans la Bibliothèque des gens de cour, un auteur donne son nom pour déguiser celui d'une femme dont il mis à l'épreuve la fidélité.

Dans La Fausse prude, l'une des Cent nouvelles de Madame de Gomez (1733), Aminthe est la femme de chambre de Célie, et, après un échange de tenue avec cette dernière, elle s'attache à séduire Lisandre. Dans L'inconséquente, ou le fat dupé (1787), un extrait montre que cette Aminthe est le type de la coquette  : "Aminthe se met du rouge. L'Abbé la regarde amoureusement"

Ainsi, l'Aminthe de Geoffroy rejoint le groupe des noms d'insectes qu'il baptisa du nom d'héros et héroïnes de pastorales, comme Amaryllis, Tircis Myrtil, ou Corydon. 

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10. LIBELLULA viridi-inaurata , alis pallidis , pedibus nigris. Linn. faun. fuec. n. 765.

Linn.Syst. nat. edit. 10 , p. 544, n° 8. Libellula ænea.

L'aminthe.

Longueur 18 lignes.

Cette belle espèce est partout d'un beau vert doré, à l'exception de la lèvre intérieure qui est jaunâtre, & des yeux qui font d'un vert brun. Le corcelet a quelques poils bruns. Les ailes sont un peu jaunâtres, avec les taches marginales brunes au bord extérieur, & de plus les ailes inférieures ont leur base lavée d'un peu de jaune clair. Le mâle a quatre pointes à la queue, dont les deux supérieures sont velues, & les inférieures fourchues. La femelle a les deux appendices de sa queue semblables à des feuillets , ce qui est commun à plusieurs espèces de ce genre.


 

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https://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/226/mode/2up
https://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/226/mode/2up

https://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/226/mode/2up

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Le nom fut repris en 1785  par de Fourcroy dans sa nouvelle édition de Geoffroy, en 1789 par Charles de Villers dans  Caroli Linnaei Entomologia. Il fut cité en 1792 par Olivier, en 1828 par Pierre Boitard, et jusqu'en 1840 par de Sélys-Longchamps avant de tomber en désuétude.

— Antoine de Fourcroy, 1785,  Entomologia parisiensis vol.2 page 347

https://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n235/mode/2up

— Charles de Villers, 1789, Caroli Linnaei Entomologia , page 6 n°8. 

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=saKZnk3vHvQC&dq=libellula+cyanea+geoffroy&q=libellula#v=onepage&q&f=false

— Pierre Boitard

https://books.google.fr/books?id=f59bAAAAMAAJ&pg=PA175&lpg=PA175&dq=aminthe+libellule&source=bl&ots=OOayZb9p7E&sig=gX_WwB8kMTn7pg98S35Hc4KeQn4&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwiB5MG8htTdAhUCCRoKHSD1CBoQ6AEwAnoECAgQAQ#v=onepage&q=aminthe%20libellule&f=false

Charles de Villers 1789, https://books.google.fr/books?hl=fr&id=saKZnk3vHvQC&dq=libellula+cyanea+geoffroy&q=libellula#v=snippet&q=libellula&f=false

Charles de Villers 1789, https://books.google.fr/books?hl=fr&id=saKZnk3vHvQC&dq=libellula+cyanea+geoffroy&q=libellula#v=snippet&q=libellula&f=false

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2°) La Libellule bronzée, 1792, G-A. Olivier.

Guillaume-Antoine Olivier, Encyclopédie méthodique ou par ordre de matières: histoire naturelle ..., Volume 7 , 1792, page 562 n°15.

 

En  1789, puis surtout en 1792, Olivier traduisit en français le nom scientifique linnéen alors en usage, Libellula ænea sous la forme de "La libellule bronzée".

https://books.google.fr/books?id=T00_AAAAcAAJ&pg=PA562&lpg=PA562&dq=aminthe+libellule&source=bl&ots=uRxiNbDYH-&sig=QiZmKKzHyGBG3Ecv_wE2R4fyaDM&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwihwJGTh9TdAhUkxYUKHeZDC1k4ChDoATADegQIBxAB#v=onepage&q=aminthe%20libellule&f=false

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Olivier, Encyclopédie 1792

Olivier, Encyclopédie 1792

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3°) La Cordulie bronzée, 1840, de Sélys-Longchamps.

Leach ayant créé le genre Cordulie, de Sélys-Longchamps traduisit le nouveau nom scientifique Cordulia ænea par le nom de Cordulie bronzée.

Monographie des Libellulidées d'Europe page 67 n°4.

https://books.google.fr/books?id=7TxgAAAAcAAJ&pg=PA67&dq=%22cordulie+bronz%C3%A9e%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiP08qAv9TdAhVNdhoKHVHtC70Q6AEIPDAE#v=onepage&q&f=false

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Zoonymie des Odonates : le nom Cordulia aenea Linnaeus, 1758.

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NOM VERNACULAIRE EN D'AUTRES LANGUES.

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— En Néerlandais Smaragdlibel : "la libellule émeraude"

— En Frison : Grienkopglêzemakker, Grienkopglêzemakker, Brünzen glêzebiter, Knotsglêzebiter, Brunskop

— En allemand : Die Falkenlibelle, ou Gemeine Smaragdlibelle. "L'émeraude commune".

 

— En anglais : The downy emerald = L'Émeraude duveteuse. (en 1937 dans The Dragonflies of the British Isles, par Cu=ynthia Longfiled page 103).

— En catalan : la Maragda aborrissolada

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MES ARTICLES : et PHOTOS :

Cordulie bronzée et libellule fauve à Crozon.

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photographie lavieb-aile

 

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SOURCES ET LIENS.

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Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici.

http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

 

 

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OUTILS DE  ZOONYMIE.

 

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.

https://books.google.fr/books?id=IaEgAAAAQBAJ&dq=world+catalogue+odonata&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

 

 

EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 

 

— BUCHECKER (Henrich), 1876, Henrici Buchecker Systema entomologiae, sistens insectorum classes, genera, species : pars I. Odonata (Fabric.) europ, München : Im Selbstverlag des Verfassers

https://archive.org/stream/henricibuchecke00buch#page/n23/mode/2up

— CHARPENTIER (Toussaint von) , 1840, Libellulinae europaeae descriptae ac depictae. L. Voss, 180 pages,.

https://books.google.fr/books?id=DoIwvgAACAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— DELIRY (Cyrille) : Bibliothèque des Odonates

http://www.deliry.com/index.php?title=Biblioth%C3%A8que_Odonatologique

— DELIRY (Cyrille)  Monographie C. aenea

http://www.deliry.com/index.php?title=Cordulia_aenea

 

 

— GEOFFROY in FOURCROY : FOURCROY (A. F.) 1785. Entomologia Parisiensis; sive catalogus insectorum quæ in agro Parisiensi reperiuntur; secundam methodam Geoffrœanam in sectiones, genera & species distributus: cui addita sunt nomina trivialia & fere trecentæ novæ species. Pars secunda. Parisiis. (Hôtel Serpente). 2. 232-544. Traduction en latin de l'Histoire des insectes de E.L. Geoffroy.

 http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n3/mode/2up

 

— GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n9/mode/2up

 

 

— LATREILLE (Pierre André), 1804,  Histoire des Libellulines, in Histoire naturelle, générale et particulière des crustacés et des insectes..., Volume 13, An XIII [1804] p. 16

https://books.google.fr/books?id=mYo-AAAAcAAJ&pg=PA16&dq=%22latreille%22+ulrique&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjc8cXytJvbAhWDvxQKHapoCJIQ6AEILzAB#v=onepage&q=%22latreille%22%20ulrique&f=false

— LUCAS, W. J. 1900a. British Dragonflies of the older English authors. 1. Moses Harris's 'Exposition of English Insects', 1782. The Entomologist 33: 41-42.

https://archive.org/stream/entomologist33roya#page/42/mode/2up/search/splendens

— LUCAS, W. J. 1900b. British Dragonflies (Odonata). L. Upcott Gill, London, ixv + 356pp.

— RÖSEL VON ROSENHOF  (August Johann) 1749,  Kleemann, Christian Friedrich Carl  ;
Der monatlich herausgegebenen Insecten-Belustigung (Band 2): ... welcher acht Classen verschiedener sowohl inländischer, als auch einiger ausländischer Insecte enthält — Nürnberg, 1749

.http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1746ga

— SCHWARZ (Christian Wilhelm ), 1830, Nomenclator über die in den Röselschen Insekten-Belustigungen und Kleemanschen Beyträgen zur Insekten-Geschichte abgebildeten und beschriebenen Insekten und Würmer: mit möglichst vollständiger Synonymie. Dritte bis Siebente Abtheilung, Volume 3 Raspe, 1830 - 136 pages

https://books.google.fr/books?id=G3BcAAAAcAAJ&dq=libellula+fridrichsdalensis&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1840b - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. -
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

— VANDER LINDEN, P.L. 1825 - Monographiae Libellulinarum Europaearum. - Bruxellis. 

—  VILLERS (Charles de) 1789, Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta; dd. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, andc. speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galliae Australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante and augente Carolo de Villers, ... Tomus primus °-quartus!: 1789 page 10 n°16 et 11 n°20.

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=saKZnk3vHvQC&dq=libellula+cyanea+geoffroy&q=libellula#v=snippet&q=libellula&f=false

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
22 septembre 2018 6 22 /09 /septembre /2018 07:55

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Présentation.

La révolution du jaune d'argent.

La cathédrale de Dol-de-Bretagne conserve   des vestiges de vitraux du XIIIe siècle (évêques des baies 211 et 215), et une maîtresse-vitre à médaillons datée vers 1290-1300 : se sont des ensembles en verre coloré et verre blanc, peints à la grisaille.

En effet, depuis ses origines jusque vers 1300, la technique du vitrail n'a guère connu d'innovation remarquable. Le verre coloré dans la masse était coupé, puis peint uniquement avec une grisaille vitrifiable, et enfin il était serti dans un réseau de plomb pour former les panneaux de la verrière. Il n'y avait aucun moyen de modifier localement la teinte du verre ni de juxtaposer des couleurs différentes sans faire des coupes et des mises en plombs.

L'invention du jaune d'argent à Paris, par contact des verriers avec les orfèvres et les enlumineurs à la fin du XIIIe et du début du XIVe siècle a permis de teinter ponctuellement le verre, a provoqué une évolution rapide et fondamentale de l'esthétique et du style de la peinture sur verre. Le jaune d'argent est une teinture obtenue par la cémentation des ions d'argent qui pénètrent dans la couche superficielle du verre, tandis que les ions de potassium ou de sodium qu'il contient en sortent. Les ions d'argent provoquent une coloration jaune qui peut varier du jaune pâle à l'orangé foncé, tout en laissant sa transparence au verre. Il est ainsi possible d'obtenir des détails colorés sur une seule et même pièce de verre, comme blondir la chevelure d'une tête peinte sur verre blanc, ourler de vert un vêtement bleu ou nuancer d'or un rinceau ornemental. L'un de ses premiers exemples se remarque à Rouen vers 1310.

Le pigment est appliqué à la face externe du vitrail, sans que cela soit une règle absolue.

À Dol, on l'observe sur les tympans des baies 8 et 14 (coté droit du déambulatoire) et de la baie 11 (du coté gauche) :

 

Baie 8 : Christ en gloire, Tétramorphe et anges musiciens (vers 1420), dans la chapelle Saint-Joseph,

Baie 14 : Jugement dernier de 1420, dans la chapelle du Crucifix.

Baie 11 : Christ en gloire accompagné du Tétramorphe (fin XIVe et 1882), fenêtre de gauche de la chapelle de la Vierge.

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Les pupilles jaunes.

Ce qui est très particulier, c'est que ce jaune d'argent est utilisé ici pour rehausser les pupilles des personnages, leur donnant un regard très intense voire surnaturel. 

Or, c'est  aussi le cas, en Bretagne,  à Merléac en 1402, à Runan en 1423, à Malestroit vers la même période, ou à la cathédrale de Quimper vers 1410-1415, sur les chantiers du mécénat politique des grandes donations du duc Jean V. Ainsi qu'en Normandie, par exemple à Saint-Lô vers 1420..

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I. Le Tétramorphe de la baie 11.

Cette baie 11 de 3 m. de haut et 1,60 m. de large  éclaire la chapelle de la Vierge.  Les deux lancettes sont une verrière ornementale claire de style néogothique réalisée en 1882 par  le maître verrier parisien Edouard Amédée Didron. Le tympan avec son quadrilobe  et ses trois écoinçons date de la toute  fin du XIVe siècle. 

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/verriere-de-la-baie-11-verriere-decorative-le-christ-et-le-tetramorphe-anges-thuriferaires/dfb64f73-775b-4977-b00e-aeac30ba1acb

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Baie 11,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 11,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Le tympan. 

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Baie 11,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 11,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Le quadrilobe : le Tétramorphe.

Les auteurs du volume VII du Corpus vitrearum voient ici "le Christ entouré du Tétramorphe". Mais le personnage central pourrait être plutôt Dieu le Père, barbu, couronné, bénissant le Monde, en manteau rouge et robe verte, tenant le globus cruciger et le sceptre, pieds nus et assis sur une cathèdre très architecturée.

Autour de lui sont figurés les symboles des quatre évangélistes tenant le phylactère qui les nomme : l'aigle de saint Jean en haut à gauche (St : IOHANNES), le lion ailé de saint Marc en haut à droite (St : MARCUS), l'ange  de Matthieu en bas à gauche (St : MATHEUS), et le taureau de saint Luc en bas à droite (S: LUCA).

Les verres colorés sont bleus (fond), rouges, verts, et vieux rose (animaux).  Le jaune d'argent est utilisé sur les verres blancs pour les pupilles des personnages, pour les cheveux, la barbe, la couronne et autres pièces d'orfèfrerie comme la cathèdre et les encensoirs..

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Baie 11,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 11,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Baie 11,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Baie 11,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 11,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Les écoinçons sont occupés par deux anges thuriféraires (honorant Dieu par un encensoir).

Ils se retrouvent dans la baie 9.

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Baie 11,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 11,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Le Christ et le Tétramorphe de la baie 8 (vers 1420) et les anges musiciens. 

http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=IM35004718

Cette baie 11 de 3,50 m. de haut et 2,20 m. de large  éclaire la chapelle Saint-Joseph.  Les trois  lancettes du XIXe sont surmontées d'un tympan à un quadrilobe, deux trilobes et deux grands écoinçons. Ce tympan date vers 1420. Il a été complété par le nantais Henri  Ely vers 1872-1876.

 

"3 lancettes et tympan à un quadrilobe, 2 trilobes et 2 grands écoinçons. H. ? - L. 2,20 m. Lancette : vitrerie ornementale colorée, par Henri Ély, 1872-1876 (par analogie avec le type d´ornements des baies 10, 12, 14 et 15). Tympan : Tétramorphe et anges (figures peintes sur verre blanc se détachant sur des fonds colorés). Quadrilobe supérieur : sur un fond rouge chargé de rinceaux et cerné de filets blancs perlés, les symboles des Évangélistes (XVe siècle) disposés autour du Christ assis dans une mandorle (totalement restituée). En haut, l´aigle de saint Jean, à gauche, le lion de saint Marc, à droite, le boeuf de saint Luc (tête restaurée), et en bas, l´ange de saint Matthieu, chacun muni d´un phylactère qui portait le nom latin de celui qu´ils représentent. Trilobes : anges musiciens et porteurs de phylactères émergeant en buste de nuées dans chacun des lobes (presque totalement restitués sauf quelques pièces dans l´ajour gauche, d´origine sauf une tête restaurée à droite. Oculus central des deux trilobes : têtes couronnées, une jeune femme à gauche, un homme à droite. Emploi de jaune d´argent, notamment pour les pupilles des personnages."

"La verrière de la baie 8 a été complétée par Henri Ely entre 1872 et 1876 ; du 1er tiers du 15e siècle subsistent le Tetramorphe (sauf la tête de saint Luc), quelques pièces dans les trilobes, notamment les têtes couronnées des oculi centraux : une jeune femme à gauche et un homme à droite."

 http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/verriere-de-la-baie-8-verriere-decorative-le-christ-et-le-tetramorphe-anges-musiciens-et-portant-des-phylacteres/e6761b5c-e626-46a9-a203-0cc5b391edb3

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Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Le quadrilobe de la baie 8 :

 Sur un fond bleu ondé cerné de filets blancs perlés (comme baie 11), les symboles des Évangélistes sont disposés autour du Christ assis dans une sorte de mandorle (totalement restituée) , rouge chargé de rinceaux en feuille de fougères. Le Christ tient un livre ouvert où est inscrit EGO SVM VIA VERITAS ET VITA, Je suis le chemin, la vérité et la vie"  (Jean14:6). 

Le jaune d'argent rehausse les pupilles, souligne la barbe, les cheveux et une partie du vêtement du Christ.

En haut, l´aigle de saint Jean SANCTUS IOHANNES, à gauche, le lion de saint Marc SANCTUS MARCUS, à droite, le boeuf de saint Luc (tête restaurée), et en bas, l´ange de saint Matthieu SANCT[U]S MATHEUS, chacun muni d´un phylactère qui portait le nom latin de celui qu´ils représentent.

Le jaune d'argent se retrouve sur les animaux, la robe, les cheveux et  les pupilles de l'ange.

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Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.
Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Les vitraux du début du XVe siècle de la cathédrale de Dol-De-Bretagne : les pupilles rehaussées de jaune d'argent.

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Le trilobe de gauche centré par la tête d'une reine.

Le trilobe a été presque totalement restitué  en 1872-1876 sauf quelques pièces.

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Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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En haut : ange jouant de la mandore (1872-1876).

 

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Ange tenant un phylactère SAN[CTUS] SAN

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Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Ange tenant un phylactère DEUS SALU[TAM].

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Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Le trilobe de droite (1420) est centré par une tête de roi.

Verres d'origine sauf une tête d'ange restaurée.

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Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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La tête du roi, barbue, est nimbé par des cercles concentriques rouges.

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Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Ange jouant de la vièle à archet à 4 cordes.

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Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Ange tenant un phylactère ALLELIUA LAUDATE DOMINUM.

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Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Ange tenant un phylactère CREDO IN UNUM DEUM.

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Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 8,  cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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La baie 14 du Jugement dernier  dans la chapelle du Crucifix.

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"3 lancettes (3 registres) ; tympan à un quadrilobe, 2 trilobes et 2 grands écoinçons. H. ? - L. 2,20 m.

Verrière du Jugement dernier (XVe siècle) complétée en 1876 sur le thème du pardon et de la Rédemption par Henri Ély.

Tympan : Jugement dernier (figures peintes sur verre blanc se détachant sur des fonds colorés). Écoinçons : vitrerie ornementale claire avec gros fermaillets colorés (peu restauré, complété)."

Lancette : scènes présentées en médaillons perlés posés sur une résille de fond chargée de fermaillets complexes (1876) ; signature d´Henri Ély inscrite dans la scène médiane de la lancette centrale. De gauche à droite et de haut en bas, les Saintes Femmes au tombeau, le Bon Pasteur arrachant une brebis à un buisson d´épines, le Christ en croix entre les larrons, le Christ chez Marthe et Marie, le retour de l´Enfant prodigue, le reniement de saint Pierre, le Repas chez Simon, la Samaritaine au puits, la Femme adultère."

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/verriere-de-la-baie-14-verriere-decorative-jugement-dernier-le-pardon-la-redemption/c4979e5a-c858-411c-9ed2-9bd34cc36eed

 

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Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Quadrilobe : 

"Quadrilobe supérieur : sur un fond rouge uni cerné de filets perlés, en haut, le Christ-Juge montrant ses plaies (drapé et siège restaurés au XXe siècle) ; de part et d´autre, la Vierge et saint Jean-Baptiste intercesseurs (lobe gauche bien conservé - la Vierge placée devant un arbre - ; restaurée à droite, avec l´Évangéliste substitué au Baptiste) ; lobe inférieur : Énoch et Élie en buste (identifiés par des phylactères, inscription complétée à droite ; peu restaurés)." (Gatouillat et Hérold)

Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Le Christ montrant ses plaies.

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Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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La Vierge devant un arbre.

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Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Saint Jean l'évangéliste.

"restaurée à droite, avec l´Évangéliste substitué au Baptiste" (Gatouillat et Hérold).

Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Les deux prophètes Elie et Enoch.

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Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Les deux trilobes .

"Trilobes : sur des fonds bleus chargés de rinceaux et cernés de filets perlés, la résurrection des morts. Six personnages, femmes et hommes, parmi lesquels un roi et un évêque, drapés dans leurs linceuls, en prière, assis dans leurs sarcophages placés devant des arbres (restaurés au centre de l´ajour gauche, le reste assez bien conservé). Emploi de jaune d´argent, notamment pour les pupilles des personnages ; arbres verts montés en plombs sur les fonds colorés ; assez bien conservé. "(Gatouillat et Hérold)

Nous reconnaissons la composition de la baie  8.

 

Le trilobe de gauche.

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Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Au centre, un roi (restauré en 1876). 

 

Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Un évêque ressuscitant.

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Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Le trilobe de droite.

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Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Au centre, un roi barbu et au visage christique.

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Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Baie 14, cathédrale de Dol-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Remarque à propos de la présence d'Enoch et d'Elie.

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Dans l'Ancien Testament, Hénoch et Élie ont tous deux été enlevés au ciel, trait qu'ils partagent avec Jésus dans le Nouveau Testament. Hénoch et Elie sont par ailleurs censés redescendre sur terre pour combattre l'antéchrist dans l'Évangile de Nicodème qui est apocryphe. 

"Quelques livres de l'Ancien Testament les séparent : pour l'un, que l'on croise dans la Genèse, on remonte presque au mythe des origines de l'humanité puiqu'Hénoch, fils de Yared et père de Mathusalem n'est jamais que le septième après Adam ; pour l'autre, dont les faits et gestes sont plus longuement racontés dans le Deuxième livre des Rois, le ixème siècle avant Jésus-Christ arrive déjà à imposer un repère de datation moins intrinsèquement poétique : Elie le Tishbite taille sa réputation de prophète en luttant contre les cultes idolâtriques cananéens. Mais ce qui a su rassembler et unir ces deux figures éparses- c'est avant tout la “merveille” qui marque la fin de leur existence sur terre : l'Ecriture sainte fait entendre d'un côté qu'Hénoch ne mourut point [Ambulavit cum Deo, et non apparuit : quia tulit eum Deus” : “ayant suivi les voies de Dieu, il disparut car Dieu l'avait enleve”(Genèse, V, 24 ) ] et narre d'un autre qu'Elie est monté au ciel dans la tempête emporté par un char de feu [“Cumque pergerent, et incedenles sermocinarentur, ecce currus igneus, et equi ignei diviserunt utrumque : et ascendit Elias per turbinem in caelum” : “Tandis qu'ils poursuivaient leur route tout en parlant, voici qu'un char de feu et des chevaux de feu les séparèrent l'un de l'autre ; Elie monta au ciel dans la tempête” (Deuxième livre des Rois, II, 11) ].

Enoch et Elie ont été rapprochés des "deux témoins" mentionnés par Jean dans l'Apocalypse 11:3-13. “Et je donnerai à mes deux témoins de prophétiser, vêtus de sac, mille deux cent soixante jours...” .

Le texte de l'Evangile apocryphe de Nicodème, est la source de la tradition selon laquelle ils apparurent tout deux à Jésus et aux saints ressuscités lors de la Descente aux Enfers :

"Et le Seigneur, tenant Adam par la main, le remit à Michel Archange, et tous les Saints suivirent Michel. Il les introduisit tous dans la grâce glorieuse du Paradis , et deux hommes, anciens des jours, vinrent au-devant d'eux. Les Saints les interrogèrent, disant : « Qui êtes-vous, vous qui n'avez pas encore été avec nous dans les enfers et qui aves été placés corporellement dans le Paradis ? » Un d'eux répondit : « Je suis Enoch qui ai été transporté ici par la parole du Seigneur. Et celui qui est avec moi est Élie le Thesbite, qui a été enlevé par un char de feu. Jusqu'à présent nous n'avons point goûté la mort, mais nous sommes réservés pour l'avènement de l'Antéchrist, armés de signes divins et de prodiges pour combattre avec lui, pour être mis à mort dans Jérusalem, et, après trois jours et demi, pour être derechef enlevés vivants dans les nuées." Evangile apocryphe de Nicodème chap. 26.

Cette tradition a été relayée par Le Speculum historiale de Vincent de Beauvais, dans sa traduction par Jean de Vignay au XIVe siècle. Cette information est importante puisqu'elle atteste qu'au moment de la réalisation du vitrail de Dol-de-Bretagne, le lien entre le jugement dernier, la descente aux Enfers et Enoch et Elie était bien établi. En voici une transcription approximative 

"C'est donc leur vindrent alencontre deux hommes anciens de iours a qui ils demanda qui estes vous qui ne fustes onques en enfer mors avec nous mes estes mis en paradis avec vos cors. Et lun deux respondi. Je sui Enoch qui par la parole de dieu sui la transporte. Et cesti est helies qui est aporte en un curie de feu. Et navon point gouste de mort iusques a ore. Mes sommes gardez alavenement antechrist pour combattre avec lui par signes et demonstrances devines pour estre ocis de lui en iertem et trois iours et demi apres nous serons derechef receus et mies. " BnF fr. 316 folio 363v 

 

Le manuscrit BnF fr. 316 folio 363v en donne une enluminure  :

de la venue a l'encontre dieu de enoch et de helye. et du larron qui fu pendu a destre qui l'atendoient a l'entree de paradis. LXII, BnF gallica

 

Le Christ, Hénoch, Elie et les justes, https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10507212h/f732.image

Voir aussi Nouvelle acquisition française 15940
       fol. 61v,   pb en christ, hénoch et élie

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8449693p/f130.item.zoom

Dans le Mystère de la Passion d'Arras (manuscrit 697 de la Bibliothèque d'Arras, publié par Jules-Marie Richard, Arras, 1891), Enoch  apparaît à partir du v.21189 (p. 244). Il apparaît aussi dans une pièce de théâtre en breton du XVIIe, Ar Varn diwezhan.

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SOURCES ET LIENS.

— GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005, Les vitraux de Bretagne" Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2005, 365 p. (Corpus vitrearum France, série complémentaire Recensement des vitraux anciens de France vol VII, page 231.

— LAUTIER (Claudine), 2000, Les débuts du jaune d'argent dans l'art du vitrail ou le jaune d'argent à la manière d'Antoine de Pise, Bulletin Monumental  Année 2000  158-2  pp. 89-107

https://www.persee.fr/docAsPDF/bulmo_0007-473x_2000_num_158_2_2371.pdf

— Base GERTRUDE

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/verriere-de-la-baie-14-verriere-decorative-jugement-dernier-le-pardon-la-redemption/c4979e5a-c858-411c-9ed2-9bd34cc36eed

Caroline Cazanave, Hénoch et Elie : “et c'est la fin des temps pour quoi ils sont ensemble...”

https://books.openedition.org/pup/3607#ftn1

Baie 8 :

 

Baie 11 :

http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=IM35004702

Baie 14 :

http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=IM35004715

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
18 septembre 2018 2 18 /09 /septembre /2018 17:24

La crypte (1050-1060) de la cathédrale de Bayeux et ses 18 anges musiciens (vers 1412).

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Á 3,50 m sous le chœur de la cathédrale de Bayeux, la crypte romane à six travées et trois vaisseaux est la partie la plus ancienne de l'édifice et date du XIème siècle (1050-1060), elle est donc contemporaine de Guillaume le Conquérant et de son demi-frère l'évêque OdonDe très beaux chapiteaux à feuilles d'acanthe surmontent des 12 colonnes qui soutiennent une voûte d'arêtes en berceau.

Les cryptes étaient jadis le lieu de conservation des reliques. Si celles du Haut Moyen-Âge  furent dispersées au IXe siècle par les invasions scandinaves (celles des premiers évêques saint Exupère — alias saint Spire— et saint Loup furent mises à l'abri à Corbeil, où une collégiale fut construite à cette intention), , celles du XIe siècle, réunies par Hugues II, étaient suffisamment importantes pour que Odon de Conteville leur fasse bâtir un très précieux reliquaire,  encore décrit dans un inventaire de 1476. Ce dernier joua un rôle crucial dans la Conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant, si l'on admet que c'est lui qui est représenté sur la Tapisserie de la Reine Mathilde dans la scène où Harold prête serment à Guillaume en posant les mains sur deux reliquaires.

"Les saints dont les corps ont été emportés étaient les plus vénérés et, par conséquent, leurs châsses étaient les plus précieuses. On mettait à l’abri le reliquaire autant que les reliques. Bien entendu, les Vikings n’étaient intéressés que par les objets précieux, non par les ossements qu’ils contenaient, sans valeur pour ces païens. Ainsi plusieurs saints évêques bayeusains seraient restés dans leur sépulture. C’est peut-être le cas de saint Manvieu, dont le sarcophage se trouvait dans l’église Saint-Exupère de Bayeux (construite dans la principale nécropole antique, à l’extérieur de la ville). D’autres reliques auraient été cachées : ainsi, par exemple, celles des saints Raven et Rasiphe. .... Claude Lorren, spécialiste de l’archéologie du haut Moyen Âge, pense que les sarcophages actuellement installés dans la crypte [de l'église Saint-Exupère, et non de la cathédrale] sont bien datables de la fin de l’Antiquité, de l’époque mérovingienne et de l’époque carolingienne. Il s’agit de sarcophages de grande taille et d’une exceptionnelle qualité qui, selon toute probabilité, ont bien été destinés à des sépultures épiscopales. Les autres universitaires présents se sont ralliés à son avis." (F. Neveux, 2000)

Dans la crypte 

 La crypte a été comblée au XIIe, puis redécouverte au début du XVeme, pour n'être déblayée qu'au début du XXe siècle. Elle fut désignée sous le nom de chapelle St Mamert.

Au XIIIe siècle, lors de la construction du chœur gothique,  la crypte totalement murée. Pendant un siècle, elle tombe même dans l’oubli. Elle est redécouverte en 1412, lorsqu’à la mort de Jean de Boissey, évêque de Bayeux, on décide de creuser sa tombe dans le chœur.  

Les fresques datent probablement de 1412 .
Sur le mur Nord, dans l'avant-dernière travée, se trouve l'enfeu renfermant le gisant décapité de Gervais de Larchamp, chanoine de Goupillères en 1405 joua un grand rôle lors de l'occupation anglaise.



 

 

Crypte de la cathédrale de Bayeux, vue de l'est. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux, vue de l'est. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Crypte de la cathédrale de Bayeux, vue de l'est. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux, vue de l'est. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux, vue de l'est. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux, vue de l'est. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Crypte de la cathédrale de Bayeux, vue de l'est. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux, vue de l'est. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Crypte de la cathédrale de Bayeux, vue de l'est. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux, vue de l'est. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Crypte de la cathédrale de Bayeux, vue de l'est. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux, vue de l'est. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

 

 

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L'INSTRUMENTARIUM DES 18 ANGES MUSICIENS.

Trois (ou quatre) voûtins de chaque chapiteau des six piliers qui précèdent l'autel central sont peints à leur naissance d'un fond ocre foncé. Sur ce fond, les anges sont  dessinés par un sobre  trait noir . Deux sont orants (mains jointes, bouche close, tête respectueusement baissée) et 18 sont musiciens. Ils sont nimbés, les cheveux aux mèches bouclées parfois répartis en frange, et   vêtus d'une longue aube blanche serrée par une ceinture ou un cordon (recouvert par le repli) et d'un amict entourant le cou comme un col roulé. 

La datation présumée des peintures murales (vers 1412) les placent à la naissance du renouveau musical pré-Renaissance avec Guillaume Dufay, l'école franco-bourguignonne puis de l'école franco-flamande (1420-1520), et avec les motets polyphoniques. Wikipédia m'apprend que "Les instruments de musique les plus couramment utilisés furent la trompette, le tambourin, la chalemie et diverses musettes (musette bressane, musette de cour, panse d'oueille, grande nivernaise et autre cornemuse). Ces instruments accompagnaient les danses telles que le tourdion et la basse danse.".

Les peintures murales ont été restaurées au XIXe siècle.

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Liste des instrumentistes angéliques.

Du coté nord (à gauche en pénétrant) : en se dirigeant vers l'autel :

1. Cloches à manches.

2. Chalémie.

3. Hautbois.

4. Nacaires.

5. Flûte double.

6. Ange en prière.

7. Orgue portatif.

8. Trompette marine.

9. Psaltérion.

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Du coté sud (à droite en pénétrant) en se dirigeant vers l'autel :

22. Instrument non identifié.

21. Busine.

20. Guimbarde .

19.  Cornemuse.

18. Platéole.

17. Grelots et tambourin.

16. Triangle à anneaux.

15. Rebec.

14. Ange en prière.

13. Luth.

12. Harpe.


 

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1. L'ange jouant de deux cloches à manches.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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2. L'ange jouant de la Chalemie.

Instrument à vent à anche double de la famille du hautbois. Le pavillon est évasé et son ouverture semble occupé par une pièce pointue.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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3. L'ange jouant du hautbois.

Je ne reprends pas le nom de "graïle" proposé aux visiteurs sur le cartel de l'entrée, car ce terme désigne un hautbois occitan. Doit-on parler de chalumeau, de chalemie ou de hautbois ? Ce que nous voyons, c'est un instrument identique au chalémie précédent, mais la main droite est cette-fois la plus haute, et surtout, l'extrémité est dilatée en ampoule.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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4. L'ange jouant des  nacaires.

 

Issues des nagara, naqara ou naqqara du monde arabe et jadis nommées "tambour des Perses", les nacaires sont une paire de tambours ou timbales, bassins de cuivre ou de terre recouverts d'une peau tendue, instruments d'usage initialement militaire qui furent empruntés en Occident de retour des Croisades. Elles sont ici fixées à la taille par des sangles croisées. Le joueur a un genou posé à terre.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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5. L'ange jouant de la Flûte double.

Elle dérive de l'aulos grec. L'ange est assis en tailleur.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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6.  Ange en prière.

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Ange orant (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange orant (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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7. L'ange jouant de l'Orgue portatif.

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Nous voyons la main droite posée sur le clavier mais non la main gauche chargée d'actionner le soufflet. Les sept tuyaux sont bien là.  L'ange est assis à terre, le genou gauche fléchi.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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8. L'ange jouant de la Trompette marine.

Le panonceau d'entrée indiqune un "tambourin à corde" mais cet instrument est décrit par Wikipédia comme un instrument du Béarn, du pays basque mais non de Normandie. De plus "il est mentionné depuis au moins le XVIIe siècle" (et non le XVe). C'est un cordophone, un instrument à cordes pincées de la famille des cithares, qui sert d'accompagnement à la flûte. Il mesure un mètre environ.

Je propose plutôt d'y reconnaître la Trompa marina déjà observée à Neuillac (XVe), à Beauvais (1313), sur les vitraux de la cathédrale d'Évreux (XIVe) ou sur les voûtes de la chapelle de la cathédrale du Mans.

 

 Dérivée du monocorde médiéval, la Trompette marine (nom dérivé de Marie) est un instrument à corde unique frottée par un archet solide. Elle peut mesurer jusqu'à deux mètres. Sa caisse est comparable à celle d'une harpe. C'est parfois un dicorde.

 

 L'instrument a la même taille (vers 1,40 m ?) que l'ange lorsque celui-ci est à demi agenouillé.Il est maintenu  en diagonale entre le pied et le genou droit et l' épaule gauche.   L'archet solide, qui ressemble à un petit rondin, est nettement visible ici.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Proposition d'un expert anonyme, placardé à l'entrée de la crypte.  Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Proposition d'un expert anonyme, placardé à l'entrée de la crypte. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Ma lecture de la peinture :

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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9. L'ange jouant du Psaltérion.

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Ancêtre probable du clavecin par ses cordes pincées — au doigt comme ici,  ou aux plectres de plume d'oie —  c'est un instrument à cordes trapézoïdal qui adopte souvent cette forme surnommée "en groin de porc" : un trapèze avec les côtés légèrement incurvés qui dessine un rang de cordes décroissant (ici, elles sont toutes de même taille, dans la partie rectangulaire).  D'autres se sont plus à souligner que  par ses éléments (les chevilles à forme de clous), et de par sa forme triangulaire, le psaltérion rappelle le Christ en croix. Nous voyons sept cordes mais non leurs chevilles, qui sont placées sur le coté.

L'instrument est diffusé en Europe depuis le XIe siècle et tire son nom de son utilisation pour chanter les psaumes (*). Il convient donc bien à un ange. Le sien est pourvu d'une rosace, non décorée.

(*) Mais on évoque le  grec psaltlein : "pincer une corde".

Il fait partie de la famille des cithares, c'est à dire qu'il est constitué d'une caisse de résonance plate au-dessus de laquelle est tendu un plan de cordes. Il laissera la place au tympanon ou dulcimer, dont les cordes sont frappées par de petits maillets.

Notre musicien le tient contre la poitrine, la main droite vers la partie haute, là où, "comme l'esprit qui cherche à s'élever vers les régions supérieures" (Eusèbe de Césarée), réside la puissance de résonance . La main gauche pince les cordes inférieures : deux cordes (au moins) sont donc pincées en même temps. 

D'après L. Bailly p. 52.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

 

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12. Ange jouant de la Harpe.

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J'ai oublié de prendre cette photo.

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La crypte de la cathédrale de Bayeux et ses anges musiciens.

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13. Ange jouant du Luth.

L'ange est assis en tailleur, comme dans un concert spirituel  de musique arabo-andalouse.

Ce que nous voyons, c'est un instrument monoxyle en forme de demi-poire, à trois cordes, avec un manche recourbé à son extrémité comme un pommeau de canne. Les cordes sont pincées par le doigt et non par un plectre. Il n'est pas possible de dire si la rose est décorative ou bien si elle est creuse.

Faut-il parler de luth ? de mandore ou mandole ? de guiterne ? 

" Les instruments de type luths sont des instruments à manche dont les cordes sont pincées, généralement avec un plectre. Le luth, qui donne son nom à cette catégorie, est un instrument à manche au dos bombé et à la caisse en forme de large poire (Fig. B 9). Ses cordes sont très souvent doublées. D'autres instruments à cordes pincées existent aussi, mais les limites entre tel ou tel instrument sont floues, et les rares textes sont contradictoires. Les chercheurs d'aujourd'hui essaient toujours de déterminer avec précision les caractéristiques de ces instruments à cordes pincées. La maurache, ou  guitare sarrasine, semble avoir un manche plus long que le luth. La guiterne ressemblerait à un petit luth, avec un chevillier en forme de faucille . La citole quant à elle pourrait posséder un fond plat, et la forme de sa table est variable : ovale, en forme de houx, ou à « épaulettes » 14. Son chevillier est lui aussi en forme de faucille. Ces instruments apparaissent entre le IXe et le XIIe siècle en Europe, mais nos connaissances sont assez limitées." L. Bailly p. 34.

 

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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14. Ange en prière.

L'ange, un genou à terre, forme un couple avec le second ange orant placé en face de lui.

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Ange orant (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange orant (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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15. Ange jouant du Rébec ou vièle à archet.

Nous voyons, posé sur l'épaule gauche,  un instrument à deux cordes frottées par un archet, au corps — sans-doute monoxyle, comme les rebec— piriforme très long et étroit, au manche fusiforme, et au cheviller incliné.

L'ange a un genou gauche à terre, sa tête est tournée vers la droite (pour dégager son menton ?).

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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16. Ange jouant du Triangle à anneaux.

Selon Christian Brassy, ces anneaux ont été ajoutés au XVe siècle. 

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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17. Ange jouant de  Grelots et d'un tambourin.

Six grelots sont fixés à l'extrémité d'une croix à six branches tenue de la main droite.

Le tambourin suspendu devant la poitrine est tendu de deux cordes et est frappé de la main gauche.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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18. Ange jouant de  "Platéoles".

L'instrument globalement rectangulaire est disposé verticalement et appliqué contre la poitrine par une poignée tenue de la main droite. Les doigts de la main gauche pincent des cordes ou entrent dans une gorge de la tranche supérieure de l'instrument. Celui-ci comporte-t-il un soufflet ?

Le nom de "platéole" est utilisé dans le document proposé à l'entrée. La seule indication que je trouve sur cet instrument est sa citation par TimothyJ. McGee, dans le chapitre 2 de Instruments and their Music in the Middle Ages,  German Musicians and Their Instruments: A 14th-Century Account by Konrad of Megenberg. Dans ce chapitre, l'auteur donne les extraits d'un écrivain allemand ayant étudié à Paris et enseigné à la Sorbonne, Conrad de Megenberg  (1309-1374).  Outre Das Buch der Natur, il publia Oeconomica sive Yconomica entre 1348 et 1352. Plusieurs instruments médiévaux y sont décrits au chapitre 48. L'extrait est le suivant :

 

Unde commune est ad tymanum, cymbalum et plateolas. Plateole sunt discelli, id est disci parvi enei, qui flexibus manualibus compercuciuntur et cum aliis instrumentis musicis pulchre sonorant.

Les Platéoles sont de petits disques de bronze qui sont heurtés ensemble grâce à un habile tournoiement des mains, et qui sonnent joliment avec les autres instruments.

Ce sont donc des instruments à percussion. Mais je ne vois pas la concordance de ces platéoles avec l'engin qui est utilisé par l'ange.

Comme je ne peux proposer mieux, je m'incline.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux d'après un document anonyme. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux d'après un document anonyme. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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19.  Ange jouant de la Cornemuse.

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Jean-Luc Matte le décrit ainsi "sans bourdon, long hautbois".

 

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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20. Ange jouant de  la Guimbarde ?.

Christian Brassy écrit : "c'est un instrument fréquemment utilisé au Moyen Age, comme le prouvent les nombreux exemplaires trouvés lors de fouilles archéologiques. Pourtant celle représentée sur les fresques de la crypte de la cathédrale de Bayeux (XV°s.) en est probablement la seule représentation."

J'ai omis de prendre cette photo. Ce que montre le dessin, c'est un ange qui porte devant ses lèvres un instrument beaucoup plus large que nos guimbardes (une trentaine de centimètres, ramené à l'échelle), placé horizontalement devant la bouche, à deux traverses ou en forme de cercle.

 

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux d'après un document anonyme. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux d'après un document anonyme. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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21. Ange jouant de la Busine ou Buisine.

 

"La trompette médiévale, aussi appelée busine, ou buisine, est alors complètement faite de métal. Elle est très longue, (plus de deux mètres de long) avec un tube très fin et un pavillon qui s'évase soudainement à son extrémité. Cette description de la buisine est plutôt opposée à nos instruments, qui sont appelés « trompettes » par tradition iconographique. Il faut donc aller au delà de ce terme : il faut plutôt voir ici des trompes, qui sont des instruments issus de la buisine, et qui se sont développés parallèlement. La trompe a une forme différente de la buisine (elle est moins longue et un peu courbée), mais surtout, la principale différence réside dans sa matière : elle n'est pas fabriquée en métal mais plutôt en céramique dans une pâte fine entre trois à six millimètres." (L. Bailly)

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"La buisine, ou bucine, busine, buccina, est un instrument de musique de la famille des cuivres. D'apparence globalement similaire à une trompette de cavalerie moderne, cet instrument typiquement médiéval est caractérisé par un fût long et étroit pouvant mesurer jusqu'à deux mètres de long, sans pavillon. Elle apparut pour la première fois dans les enluminures au xiie siècle, en particulier comme instrument privilégié des anges.

Cet instrument est l'ancêtre commun de la trompette, du trombone. Son nom est issu du Buccin ou de la Buccina, les trompettes romaines qui elles ont la particularité d'être retournées." (Wikipédia) .

 

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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22. Ange jouant d'un instrument non identifié.

Quizz ! Ce serait un instrument replié en U, cylindrique, d'une vingtaine de centimètres, le U étant tenu horizontalement, et ses branches étant frappées par les doigts. 

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Répartition par famille d'instruments.

Nous notons la prépondérance des percussions et des vents.

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— Percussion :

1. Cloches à manche.

4. Nacaires.

17. Grelots et tambourin.

16. Triangle à anneaux.

18. Platéoles.

— Instruments  à cordes pincées

9. Psaltérion.

13. Luth.

12. Harpe.

— Instruments  à cordes frappées

8. Trompette marine.

— Instruments à cordes frottées

15. Rébec.

— Instruments à vent .

2. Chalémie.

3. Hautbois.

21. Busine.

19.  Cornemuse.

5. Flûte double.

7. Orgue portatif.

—Métallophone.

20. Guimbarde.

 

 

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LA TOMBE DE L'ÉVÊQUE JEAN DE BOISSEY (1412) À DROITE .

Ce fut certainement  l'une des surprises les plus émouvantes de ma visite de la crypte, bien que j'ai failli quitter les lieux, après l'enthousiasme suscité par le concert angélique, sans m'y attarder. Je repérai d'abord la fenêtre grillagée qui éclairai parcimonieusement la crypte d'une lumière glacée, comme le soupirail d'une cave ou d'une cellule d'un prisonnier. 

M'approchant, je vis briller une plaque de marbre jaune creusée en son centre de la forme d'un gisant désormais absent.

Mais ce qui brillait encore plus, c'étaient les lettres noires d'une inscription en minuscule gothique, riche en tildes abréviatifs : elle courait sur le rebord comme le serpent de la Tentation qui aurait deviné mon péché mignon : l'épigraphie funéraire.

Je pris mon temps, et je débutai :

" + Cy gist hõme de noble mémoire, iehan de boissay "

"Ci-gît un homme de noble mémoire, Jean de Boissay" : c'était la sépulture de Jean de Boissey, évêque de Bayeux  !

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Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Le cœur battant, j'accélérai ma lecture : 

Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Et j'obtins donc : 

 + Cy gist hõme de noble mémoire, iehan de boissay evesque de Baïex .  et côsillier du roi . qui trespassa le iour de Pasques lIIIe jour davril lan 1412 priez dieu pour sõ âme.

"Ci gît homme de noble mémoire Jehan de Boissay, évêque de Bayeux et conseiller du roi, qui trépassa le jour de Pâques 3ème jour d'avril de l'an 1412. Priez Dieu pour son âme."

Je m'exécutais par trois Pater et un Ave et je partis à la recherche de renseignements sur ce saint homme.

Jean est fils de Jean, seigneur de Boissey-sur-Eaulne et de Mesnières en Bray, gouverneur du château de Fécamp, et frère de Robert de Boissey, tige des barons de Mesnières.

Jean de Boissey est chanoine de la métropole de Rouen et archidiacre de Caux. Le 26 novembre 1408 il fut nommé évêque de Bayeux en succession de Nicolas du Boscq. Il se rendit au Concile de Pise et signa la déposition des deux papes antagonistes Grégoire XII et Benoït XIII et à l'élection de Pierre de Candie sous le nom d'Alexandre V. Dans son testament de 1411, il demanda à être inhumé dans sa cathédrale. Lorsqu'il décéda en 1412, le Chapitre fit creuser une fosse dans le chœur, et eut la surprise de découvrir alors l'ancienne crypte romane dont on avait perdu toute trace. Une ouverture (le sinistre soupirail) fut aménagé vers le déambulatoire sud.

Si on se rend dans le déambulatoire, où les piliers du choeur descendent beaucoup plus bas, et reposent sur des socles arrondis reliés par un banc de pierre qui suit la courbe du chevet, mais qui s'interrompt devant les deux escaliers d'accès, on découvre cette ouverture, au-dessus du banc, éclaire la crypte. Une inscription du linteau donne alors une inscription précieuse. (Bull SAH Orne 1923 p. 23)

Une inhumation par un jour d'avril fort pluvieux.

Cette nouvelle inscription (dont je n'ai pas de photo)  est en octosyllabe rimés :

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En l'an mil quatre cens & douze

Tiers jour d'Avril que pluye arouse

Les biens de terre, la journée

Que la Paque fut célébrée

Noble homme & reverend Père

Jehan de Boissey, de la Mère

Eglise de Bayeux Pasteur

Rendi l'âme à son createur

Et lors en foissant la place

Devant le grand autel de grace

Trouva lon la basse Chapelle

Dont il n'avoit été nouvelle

Ou il est mis en sepulture

Dieu veuille avoir son âme en cure. Amen

 

 

"En l'an 1412, le troisième jour d'avril,  alors que la pluie arrosait la terre, le  jour où la fête de Pâques fut célébrée, Le noble homme et révérend père Jean de Boissey, pasteur de sa mère l'église de Bayeux rendit l'âme à son créateur. Et lorsque l'on fouilla la place devant le grand autel, on trouva la chapelle basse dont on n'avait plus de nouvelle ; il y est mis en sépulture. Dieu veuille avoir son âme en cure. Amen"

 

Jean de Boissey fut inhumé dans la crypte sur ordre du Chapitre, et un monument funéraire fut bâti, avec un gisant et d'autres ornements, jusqu'en 1562 où tout cela fut détruit par les  Huguenots en 1562.   il ne reste que le soubassement sur lequel on lit cette épitaphe.

Curieusement, Jean Hermant, en 1705, en donne un relevé en latin Hic jacet nobilis memoriae Ioannes de Boissayo Episcopus Baiocencis etc...

Mais ce n'est pas tout, tant s'en faut. Si on élève les yeux vers la fenêtre aux forts barreaux, et qu'on examine les parois de la sorte de gueule de four qui converge vers la lumière depuis la plaque funéraire, on découvre, après un temps d'adaptation, des peintures murales sur fond ocre rouge, d'un style comparable aux anges musiciens.

À droite, c'est saint Michel terrassant le dragon, devant des armoiries épiscopales muettes. (Les armes de Jean de Boissey étaient d'hermines au lion de gueules armé et couronné d'or.).

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Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Le coté gauche est plus émouvant : un prélat est agenouillé devant un prie-dieu (une table ou un autel recouvert d'une nappe) où est posé un bréviaire enluminé et doté de fermails. Il lève les yeux vers la lumière, ou plus précisément vers un crucifix qui lui apparaît dans des nuées ardentes. Est-ce notre évêque Jean de Boissey ? Le chapeau de cardinal avec cordelières et glands m'incite à la prudence.

La disposition de l'évêque agenouillé,  et de son tombeau face à l'ouverture lumineuse est l'une des plus saisissante représentation de l'espérance du chrétien qui voit son existence ici-bas comme une prison, et sa  mort comme une libération et un élan vers Dieu, pour formuler ceci maladroitement sans compétence théologique par un schéma plutôt platonicienne.

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Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Enfin, il faut parler de la dalle de marbre placée au sol. Le site Wikipédia l'attribue, à tort à mon avis, à Jean de Boissey. L'inscription énonce, pour ce que je déchiffre sur ma photo :

SOLIO : PONTIFIC : ASSISTENTIS : COMITIS : ROM : LEGAT : HONORIFICA : ADSCRIPTI IN EGEROS : MUNIFICIA : M PECCATORES : DUM : VIVERET : EMINENTIS : AÑ : ANG : VITAE : LXVI : PONTE : XX

Je crois voir ANNO MDCCCLV, soit la date de 1855.

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Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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L'ENFEU DE GERVAIS DE LARCHAMP.

Après cette éblouissante révélation, je passe du coté gauche de la crypte où est l'enfeu de Gervais de Larchamp, qui, par son titre de sous-doyen du Chapitre, en était le président de fait. Fils du sieur et écuyer Louis de Larchamp et de dame Jeanne de Vassy [ou de Jean de Larchamp et de Richette Lerfaut] , parent (sans-doute frère) de Jean de Larchamp , seigneur de Larchamp et Parfouru en 1388, et oncle de Hervieux de Larchamp qui était également chanoine de Bayeux, il appartient à une des grandes familles de la région, attestée depuis 1141.   Il fut nommé sous-diacre en 1394, puis prêtre, il poursuivit plusieurs années des études à Paris sans obtenir de diplôme. Il fut chanoine de Bayeux en 1405 et était en conflit avec son évêque Nicolas du Bosc. Le différend était tout à fait mineur et il fut réglé grâce à l'intervention de Jean Baubignon, clerc marié et bourgeois, son ami ; mais l'important était que Gervais de Larchamp, à cette époque simple chanoine, osât s'opposer à l'évêque.

il  mourut en 1447. Comme il avait offert à la cathédrale les fonds nécessaires à la remise en état de la crypte, il obtint le privilège d'obtenir cet enfeu.

Son gisant a perdu sa tête depuis le passage des Huguenots. 

La peinture murale le représente agenouillé, présenté par saint Michel, devant la Vierge et son Fils, qui tendent les bras vers lui.  Un phylactère tenu par le chanoine et par les divinités  porte l'oraison MATER : DEI : ORA : PRO : ME : DEUM. "Mère de Dieu prie Dieu pour moi ".

Deux anges volants dans les Cieux présentent leur phylactère : ALMA DEI GENITRIX SUCCURE PRECANTIBUS [CUNCTIS] et UT TUIS PRECIBUS ADIUTI LAUDEMUS TRINITATEM, le début et la fin d'un chant en l'honneur de la Vierge :

Alma dei genitrix Alma dei genitrix succure precantibus cunctis nos quoque una precamur supplices ut tuis precibus adiuti laudemus trinitatem.

"Douce mère de Dieu, assiste ceux qui t’implorent, nous t’en prions humblement, afin qu’aidés par tes prières, nous louions la Trinité."

http://www.anonymous4.com/lamtext.pdf

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C'est précisément la Trinité souffrante (Dieu le Père tenant dans ses bras le Christ crucifié) qui est représentée sur la voûte, entourée d'anges.

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Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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SOURCES ET LIENS.

http://www.instrumentsmedievaux.org/category/musique/

 

 

— BAILLY (Laure), 2011, Les représentations des instruments de musique dans le programme iconographique de la cathédrale de Reims , mémoire de Master II, http://www.instrumentariumdechartres.fr/data/IndeXysBibliothequeHTML/7e54cc4a-8566-49f9-8faf-e7ab71062779/Reims/Memoire-L.-Bailly-Texte.pdf

— BRAILLY (Christian)

— APEMUTAM

http://www.apemutam.org/instrumentsmedievaux/galerie/bay/bay.html

— BONNARDOT Emmanuelle, Instruments des anges musiciens de la rosace de la cathédrale de Sens. Ensemble Obsidienne. (Rose nord à 62 anges, datant de 1529, par Jean Hympe fils et Tassin Gassot)

http://www.sonusantiqva.org/i/O/Obsidienne/1999AngesMusiciensRosace.html

— MATTE (Jean-Luc), Iconographie de la cornemuse.

http://jeanluc.matte.free.fr/fichac/bayeux.htm

— NEVEUX (François), 2000, Les reliques de la cathédrale de Bayeux, in LES SAINTS DANS LA NORMANDIE MÉDIÉVALE par Pierre Bouet et François Neveux © Presses universitaires de Caen, 2000, pages 109-133.

https://books.openedition.org/puc/9962?lang=fr#ftn43

— La cathédrale de Bayeux.

https://www.patrimoine-histoire.fr/Patrimoine/Bayeux/Bayeux-Notre-Dame.htm

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Published by jean-yves cordier
17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 14:26

Le vitrail de l'Arbre de Jessé (vers 1500-1510), baie 7 de l'église de Bourg-Achard (Eure).

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Voir : les 160 articles de ce blog concernant les vitraux.

Et, parmi ceux-ci, ceux qui concernent les Arbres de Jessé :

ARBRE DE JESSÉ 

En Bretagne:

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Et en comparaison avec les œuvres bretonnes :

Pour les Arbres de Jessé sculptés, voir l'onglet "rechercher" en haut  de page. Un exemple :

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L’église de Bourg-Achard,en forme de croix latine appartenait à un prieuré de chanoines de Saint-Augustin fondé en 1136 par Nicolas du Bosc, seigneur du lieu. La nef et la tour du XIIe siècle sont aujourd'hui disparues. La tour, qui se trouvait au-dessus du portail occidental, a été détruite une première fois en 1626. Reconstruite sur la croisée, elle s'est écroulée en 1829. En 1838, elle est à nouveau reconstruite, en même temps que la nef, par l'architecte Grégoire. La chapelle méridionale datant du XIVe siècle a été remaniée. La chapelle septentrionale, la sacristie et la salle capitulaire sont du XVe siècle et le chœur, du XIVe siècle.

C'est dans le bras nord du transept que se trouve , tournée vers le nord, la baie 7 (numérotation du Corpus vitrearum) et son Arbre de Jessé demeuré à sa place d'origine. Elle est datée vers 1500-1510 et est contemporaine de la baie d'axe, celle de la Passion, donnée par l'Amiral Malet de Graville. Elle proviendrait du même atelier rouennais.

Haute de 5,20 m et large de 3,20 m, elle est divisée en 4 lancettes trilobées. Ce nombre de lancettes s'oppose au respect d'un des canons des Arbres de Jessé, celui de leur organisation de part et d'autre d'un axe médian vertical alignant Jessé endormi en bas, le tronc de l'arbre, et la Vierge à l'Enfant au sommet, comme c'est le cas pour la baie 4 de Saint-Godart de Rouen, daté de 1506 et qui dispose, sur 4 mètres de large, de cinq lancettes. Ici, l'axe significatif est décalé vers la droite, sur la troisième lancette.

De même, la classique encadrement de Jessé par deux prophètes (Isaïe et parfois Jérémie), qui date des tout premiers vitraux sur ce thème, à Saint-Denis et dans les cathédrales du XIIe siècle, ne peut survenir, et un troisième prophète est figuré. Les versets prophétiques sont remplacés par des extraits de liturgie mariale, sauf pour le prophète de la lancette 4, qui cite l'incontournable verset d'Isaïe 11:4 Egredietur virga de radice Jesse

Enfin, le nombre des rois de Juda figurant d'habitude sur un Arbre de Jessé entre Jessé et la Vierge est souvent de 12, chiffre hautement symbolique (Apôtres, articles du Credo, etc.) mais il est de 13 (ou 12 +1) à Saint-Godart de Rouen. Ici, les rois sont au nombre de 14.

Nous vérifions une fois de plus que malgré la stéréotypie du thème iconographique, aucun Arbre de Jessé n'est semblable à un autre : c'est donc avec curiosité que nous rechercherons ces particularités. La plus rare est peut-être la figure du roi Salomon en africain.

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L'Immaculée Conception.

Avant d'aborder la description proprement dite, il faut souligner l'importance, dans les Arbres de Jessé normands du XVIe siècle, du projet de défense théologique de la notion théologique de la Conception immaculée de Marie, en relation avec le développement des confréries ou "puy" :

 "La nouvelle formule de l’Arbre de Jessé systématise à partir de la mi-xve siècle les caractéristiques iconographiques que l’on pouvait déceler au début du xve siècle, avec les éléments de la Vierge à l’Enfant dans une mandorle et un croissant. Elle semble être une réponse figurative à l’utilisation de l’Arbre de Jessé comme vecteur de la croyance de l’Immaculée Conception qui s’est encore plus affirmée et semble reconnue du plus grand nombre. Le développement d’une telle formule en Normandie, dans le vitrail comme dans le manuscrit, n’est pas le fait du hasard. Cette région, et surtout Rouen, voit se développer vers les années 1480 le phénomène des «puys» en l’honneur de la Conception de la Vierge. Le puy est une variante littéraire de la confrérie médiévale: en plus des dévotions et réunions en l’honneur du saint et de ses fêtes, on organisait des concours de poésie à la louange de ce dernier. Le puy de Rouen en l’honneur de la Conception de la Vierge fut instauré officiellement dès 1486 et eut un grand succès jusque dans les années 1550. En 1520-1521, dans une bulle pontificale achetée à grands frais par la confrérie, Léon X lui donnait la prééminence sur toutes les autres confréries rouennaises.

 Ainsi, tout concorde à la fin du xve siècle et pendant la première moitié du xvie siècle, à faire de la région normande et de Rouen un centre important de la célébration de l’Immaculée Conception. Catherine Vincent, dans son ouvrage consacré aux confréries normandes de la fin du xiiie au début du xvie siècle , montre que la fête de la Conception de la Vierge suscite neuf confréries, dont huit dans le diocèse de Rouen, entre 1460 et 1540. Toutefois, peu d’historiens de l’art ont fait le lien entre ces conditions liturgiques, littéraires et religieuses spécifiques de la Normandie et la diffusion très dynamique à la même époque de la nouvelle formule iconographique de l’Arbre de Jessé." (S. Lepape 2009)

 

Nous en reconnaîtrons  la "signature" par la figure de la Vierge, les pieds posés sur un croissant comme la Femme de l'Apocalypse, et entourée d'une mandorle de rayons solaires. Certes le croissant est moins visible qu'à Saint-Godart de Rouen par exemple.

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Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Une pancarte permet au visiteur de trouver une description du vitrail par un auteur anonyme (un ecclésiastique probablement), d'un style dévot certes daté mais aux propos précis . La voici :

 

 

"Ce vitrail représente l'arbre de Jessé qui symbolise la généalogie de la Sainte Vierge. Le vieillard à barbe blanche et au visage si admirable de douceur et d'expression que l'on voit assis sous un dais de draperie verte et à franche d'or, est en effet Jessé lui-même, la tige de l'arbre de laquelle doit sortir la fleur sans tache destinée à donner à la terre le fruit divin, le Dieu fait homme. Les yeux du patriarche sont fermés, sa tête est appuyée sur sa main droite, la main gauche repose sur le genou. Il est vêtu d'une tunique violette à galons d'or et d'un manteau brodé richement et bordé de bleu, ses chaussures sont pourpre. Á droite et à gauche de Jessé s'étendent les branches de l'arbre dont les différents rameaux nous montrent les rosi issus de la race de David. Ces personnages sont brillamment costumés de velours, de pourpre et d'hermine avec broderie d'or et d'argent, presque tous portent la couronne ou tiennent le sceptre. Une inscription en caractères gothiques se déroule sur les quatre panneaux prophétiques : Germinavit radix Jessé  (la tige de Jessé a poussé des rejetons), Salutem   (c'est le Salut),  Virga Jessé florida  (La tige de Jessé a fleuri), Egredietur virga de radice Jessé  (Il sortira un rejeton de la tige de Jessé).

Au dessus même de Jessé se tient son fils David, facile à reconnaître à sa harpe d'or ; il est vêtu d'un manteau de pourpre à col et parements d'hermine ; il porte comme coiffure un chapeau à bords relevés, surmonté d'une couronne ; à sa main gauche est enroulé un ruban d'or qui soutient le dais sous lequel repose le chef de la famille davidique.

Mais la prophétie d'Isaïe vient de s'accomplir ; la tige a fleuri, le calice s'est ouvert et la fleur s'est épanoui au milieu des pétales qui l'entourent comme une auréole. La Sainte Vierge apparaît vêtue d'une robe bleue à longs plis, ses cheveux retombent sur ses épaules, et sa tête est couronnée de pierreries étincelantes. L'Enfant Jésus qu'elle presse sur son sein porte une robe violette, se pieds sont nus et il enlace de ses petits bras le cou de la Vierge Marie.

Alors le ciel s'ouvre et tressaille d'allégresse. L'ogive de la fenêtre est réservée à cette vision. Au premier rang des Anges aux cheveux blonds et aux ailes de différentes couleurs, vêtus de blanc et couronnés de pierreries, chantent la gloire de Marie. On lit en effet sur des banderoles placées entre leurs mains les paroles suivantes écrites en minuscules gothiques au dessous d'un chant noté : Regina cœli laetare, alleluia (Reine du ciel, réjouissez-vous) ; Magnificat anima in dominum (Glorifie, ô mon âme, le Seigneur) ; Ave sancta Maria (Salut, Sainte Marie) ; Ave Regina cœlorum (Salut, Reine des Cieux) ; Ave Dona, (Salut, o notre souveraine) ; Miserere mei Done (Ayez pitié de moi Seigneur) ; Secundum magnam, magnam Regina misericordiam (Selon votre grande, votre grande miséricorde). Au dessus, d'autres anges également vêtus de blanc accompagnent le chant en jouant de différents instruments parmi lesquels on remarque le luth, la flûte, le triangle, la harpe, le tambour, le rebec et le psaltérion à douze cordes. Puis au milieu, en remontant vers le sommet de l'ogive entre deux anges adorateurs apparaît dans toute sa majesté le Père Eternel au milieu d'une auréole de gloire, à rayons vers sur un fond bleu ; sa barbe et ses cheveux sont blancs ; son vêtement de même couleur est frangé d'or et il porte sur sa tête la couronne impériale incrustée de pierreries, le globe du monde surmonté d'une Croix incrustée de pierreries repose dans sa main gauche. Cette magnifique verrière date de la fin du quinzième siècle ou au moins du commencement du seizième siècle."

 

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LE REGISTRE INFÉRIEUR.

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Trois prophètes assis entourent Jessé figuré dans la 3ème lancette. Les auteurs du Corpus nous indiquent que ce registre a été presque entièrement refait au XIXe siècle (Théodore Bernard 1847 ?), et que seules quelques pièces anciennes subsistent dans la lancette droite. Les baies anciennes ont été restaurées en 1924 par l'atelier Gaudin.

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Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Lancette A. Un prophète et l'inscription GERMINAVIT RADICE JESSE.

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http://cantus.uwaterloo.ca/chant/456541

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Deuxième prophète et inscription SALUTEM.

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Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Jessé sous sa tente ; inscription VIRGA JESSE FLORIDA.

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L'inscription (une initiative du restaurateur ? ) provient d'une oraison à la Vierge.

Des lettres sont peintes sur le galon bleu de l'encolure AM--SLANPDAT

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Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Troisième prophète et l'inscription EGREDIETUR VIRGA DE RADICE JESSE .

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Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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LE REGISTRE INTERMÉDIAIRE. SIX ROIS DE JUDA.
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Chaque roi est posé comme une fleur sur les pétales d'un bourgeon de la tige de Jessé, dont ils empoignent parfois une branche. Ils sont vêtus et coiffés comme des seigneurs français du début du XVIe siècle, leur couronne placée sur un bonnet.

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Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Le roi David et sa harpe d'or. Le roi Salomon à peau noir et portant une boucle d'oreille.

David, fils de Jessé, est le premier roi de Juda, qui donne naissance à la dynastie davidique dont est issu Joseph et Jésus, mais aussi pour les théologiens la Vierge et ses parents. Il est donc placé tout naturellement sur l'axe entre Jessé et la Vierge. Considéré comme le compositeur des Psaumes, il est représenté avec sa harpe.

Le fils et successeur de David est le roi Salomon, réputé pour sa sagesse, pour ses richesses, pour sa construction du Temple de Jérusalem, pour la longueur de son règne (40 ans), et pour les Livres dont on lui attribue la rédaction : les Proverbes, l'Ecclésiaste, et le Cantique des Cantiques. Pour ne rien dire du Sceau de Salomon, et de sa réputation de magicien et détenteur de savoirs occultes.

L'artiste a figuré Salomon avec la peau sombre, avec les cheveux crépus et avec deux anneaux d'or à l'oreille gauche. Cette couleur de peau et cette boucle d'oreille rappelle immédiatement celle que les peintres du Moyen-Âge et de la Renaissance font porter au troisième des rois mages, Balthazar, celui qui descend de Cham le fils de Noé et qui représente l'Arabie.

Ce choix du peintre-verrier souligne donc les rapports de Salomon avec l'Arabie. Ceux-ci sont multiples : (source)

—" Il encouragea le commerce caravanier (Encens, aromates) en rendant plus sûres les routes commerciales vers l'Afrique, l'Asie, l'Arabie et l'Asie Mineure par la construction de forteresses. 

  —   Salomon conforta l’alliance passé par son père avec Tyr, maître de la Phénicie et passa des accords avec l’Égypte. Les excellentes relations avec le Roi de Tyr, Hiram I le Grand (978-944 ou 969-936 selon la Bible), permirent aux Hébreux de disposer d'une flotte commandée par des Phéniciens, basée à Ezion-Geber, dans le golfe d'Aqaba, sur la Mer Rouge. De là, Salomon lança des expéditions conjointes de commerce avec les Phéniciens (Produits et animaux tropicaux, or) sur la mer Rouge et qui se déployèrent jusqu'à l'Océan Indien. 
  
 —   Il commerçait avec la Phénicie pour le blé, l'huile, le cèdre, le cyprès. Son Empire commerçait aussi par mer avec Tarsis (Espagne), Ophir et le Sud de l'Inde.

— Sa relation avec la Reine de Saba (Yémen aujourd'hui), Makéda ne fut pas étrangère à sa politique commerciale. Dans un passage bref, la Bible Hébraïque décrit comment la renommée de Salomon (De sagesse et de richesse) se propagea loin, tant et si bien que la Reine de Saba décida qu'elle devrait le rencontrer. La Reine est décrite comme lui rendant visite avec un certain nombre de cadeaux, y compris de l'or, des épices et des pierres précieuses. (Premier Livre des Rois 10:10 ). "

Si on  considère Salomon comme l'auteur et l'interlocuteur du Cantique des Cantiques, il faut rappeler ce verset Ct 1:5-6 où l'amante ou épouse se déclare de peau noire : l'hébreu chehora ani ve nava, "je suis noire et belle" ou, dans la traduction Segond "Je suis noire, mais je suis belle, filles de Jérusalem comme les tentes de Kédar, comme les pavillons de Salomon. Ne prenez pas garde à mon teint noir : c'est le soleil qui m'a brûlée".

Enfin, cette noirceur et ces anneaux pourraient stigmatiser l'altérité des étrangers, ou encore la noirceur de l'âme, par référence à 1 Rois 11:1-6.


"Le roi Salomon aima beaucoup de femmes étrangères, outre la fille de Pharaon: des Moabites, des Ammonites, des Édomites, des Sidoniennes, des Héthiennes, appartenant aux nations dont l'Éternel avait dit aux enfants d'Israël: Vous n'irez point chez elles, et elles ne viendront point chez vous; elles tourneraient certainement vos coeurs du côté de leurs dieux. Ce fut à ces nations que s'attacha Salomon, entraîné par l'amour. Il eut sept cents princesses pour femmes et trois cents concubines; et ses femmes détournèrent son coeur. A l'époque de la vieillesse de Salomon, ses femmes inclinèrent son coeur vers d'autres dieux; et son coeur ne fut point tout entier à l'Éternel, son Dieu, comme l'avait été le coeur de David, son père. Salomon alla après Astarté, divinité des Sidoniens, et après Milcom, l'abomination des Ammonites. Et Salomon fit ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, et il ne suivit point pleinement l'Éternel, comme David, son père.

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Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Quatrième lancette.

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Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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LE REGISTRE SUPÉRIEUR. LA VIERGE À L'ENFANT ET HUIT ROIS DE JUDA.

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Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Première lancette. Trois rois.

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Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Deuxième lancette.

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Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Troisième lancette. La Vierge à l'Enfant dans une mandorle rayonnante.

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Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Quatrième lancette. 

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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LE TYMPAN.

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Il est remarquable par l'instrumentarium des douze anges musiciens qui accompagnent un soliste et un chœur de 12 anges. Nous reconnaissons :

  • Deux harpes.
  • deux mandoles ou luths (cordes pincées)
  • une flûte à tambourin ou galoubet (flûte à une main, jouée de la main gauche)
  • l'orgue portatif (7 tuyaux)
  • le triangle à anneaux,
  • les cymbales à main.
  • la vièle à archet (viole monoxyle et piriforme à trois cordes.
  • deux chalemies (dans les écoinçons)
  • le psaltérion à douze cordes.

Cet ensemble est comparable à ceux qui figurent dans la crypte de la cathédrale de Bayeux ou au plafond de la chapelle de la Vierge de la cathédrale du Mans, et encore au tympan de nombreux vitraux .

Voir :

 

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Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Baie 7 de l'Arbre de Jessé, vers 1500-1510, atelier rouennais. Église de Bourg-Achard. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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SOURCES ET LIENS.

— CALLIAS BEY (Martine), CHAUSSÉ (Véronique), GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2001, Le vitraux de Haute-Normandie, Corpus vitrearum vol. VI. ed. CNRS, pages 119-121.

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
14 septembre 2018 5 14 /09 /septembre /2018 19:06

Papillons tropicaux en serre : Naturospace à Honfleur.

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Voir : la liste de mes articles sur les papillons.

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Cliquez sur l'image pour le diaporama.

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Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Naturospace, Honfleur. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • jean-yves cordier
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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