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5 juin 2018 2 05 /06 /juin /2018 21:51

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Dans la publication de sa thèse consacrée à l'iconographie des saints Côme et Damien, Marie-Louise David-Danel signale un groupe en bois des saints Côme et Damien avec un cheval provenant de Plonéour-Lanvern. 

Effectivement, après avoir été au Musée de l'évêché de Quimper puis, signalé par Couffon, dans le logis du chapelain de la chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, ce groupe a trouvé sa place dans cette chapelle, dans le bras nord du transept, sur deux consoles.

Selon Mr Cariou, il n'est pas classé aux Monuments historiques, et n'a pas été restauré. Je n'ai pas trouvé qu'il ait fait l'objet de description spécifique. Mais je   trouve néanmoinsdans la base Palissy :

Notice Palissy  : h = 108 ; la = 55 ; pr = 20 (statue gauche et cheval) ; h = 98 ; la = 40 ; pr = 20 (statue droite) . Il manque le bras gauche et les pattes du cheval.  1993/07/15 : inscrit au titre objet.

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Le groupe en bois polychrome (XVIIe) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Le groupe en bois polychrome (XVIIe) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Il associe deux personnages vêtus de tuniques blanches, et un cheval placé en hauteur entre leurs deux têtes. Le bras gauche du personnage de gauche est brisé, et, des deux cotés, les objets que les mains devaient tenir ont disparu. 

Il est difficile de savoir sur quels indices les auteurs cités se sont fondés pour affirmer leur identification des deux frères médecins Côme et Damien. En effet, ce groupe dénote par rapport à l'ensemble des représentations des saints en Bretagne, par la présence du cheval d'une part, par l'absence de similitude entre les deux saints (qui, dans la tradition, sont réputés être jumeaux), par l'absence de la tenue vestimentaire des docteurs en médecine de l'époque (bonnet rond ou carré, robe longue) et par l'absence enfin de tout attribut professionnel (urinal, pot à onguent, spatule, lancette) autre que la "sacoche" suspendue à leur ceinture.

Si nous adoptons pourtant cette hypothèse, la présence du cheval prend une grande valeur, si on considère que Côme et Damien sont les avatars de divinités gémellaires pré-chrétiennes à fonctions de protection, comme les Dioscures de la mythologie grecque (Castor et Pollux), les Ashvins hindous, les Ašvieniai lituaniens, les Dieva Deli lettons. En effet, ces divinités sont soit des cavaliers, soit hippomorphes, soit nés d'une jument, et les noms dérivent de la même racine Proto-Indo-Européenne pour le cheval – *ek'w-. L'ancien lituanien  ašva et le  sanskrit ashva signifient "cheval".  Néanmoins, ce serait alors une des très rares associations entre Côme et Damien, et les chevaux, tant iconographique que scripturaire.

On peut aussi se plaire à évoquer l'importance du cheval aussi bien dans le Léon (grande région d'éleveurs) que dans la région de Penmarc'h ("tête de cheval") et du "Cap Caval".

Mais mon rôle n'est pas de conjecturer, mais de décrire ce que je suis venu voir ici.

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Le groupe en bois polychrome (XVIIe ) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Le groupe en bois polychrome (XVIIe ) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Le groupe en bois polychrome (XVIIe) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Le groupe en bois polychrome (XVIIe) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Le personnage de gauche, le plus petit, est imberbe. Il est coiffé d'un bonnet évasé vers le haut, à deux rabats auriculaires relevés, de couleur bleu roi ourlé de noir.

Le visage est carré, à la mâchoire forte, aux yeux bleus , encadré de cheveux longs et bouclés.

Il porte une tunique blanche, fendue sur le devant, et ornée d'une ligne bleue et d'un galon or au bas du vêtement. Cette tunique s'évase en jupette plissée dépassant les genoux laissant voir des chausses noires et des chaussures de même couleur.

La tunique n'a pas de manche, mais laisse passer celles d'une chemise ou d'une cotte blanche, ou  bleu clair entre l'encolure.

À la ceinture est pendue une besace, ou sacoche, au fond décoré de glands de passementerie. Dans l'hypothèse que nous avons affaire à un médecin, nous imaginons que cette trousse contient ses instruments et ses remèdes.

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Le groupe en bois polychrome (XVIIe ) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Le groupe en bois polychrome (XVIIe ) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Le groupe en bois polychrome (XVIIe ) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Le groupe en bois polychrome (XVIIe ) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Le cheval, qui incline très légèrement la tête au regard très doux, est harnaché, mais je ne suis pas capable de faire la différence entre un cheval de labour et de trait, et la monture d'un cavalier, voire d'un chevalier.

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Le groupe en bois polychrome (XVIIe ) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Le groupe en bois polychrome (XVIIe ) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Le personnage de droite est un peu plus grand que son voisin, et il est barbu. Au jeu des sept différences, le bord supérieur de son chapeau est crénelé. La veste blanche à ligne bleue et or tout comme son frère, dispose d'un col à large rabat bleu. Chacun a trouvé aussi qu'il diffère par les quatre boutons ronds en or sur une ligne de boutonnière surfilée au fil bleu. Sa ceinture est dotée d'une boucle et de son ardillon. La sacoche dispose d'un rabat. Enfin, notre (saint)à homme porte des bottes.

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Le groupe en bois polychrome (XVIIe ) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Le groupe en bois polychrome (XVIIe ) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Le groupe en bois polychrome (XVIIe) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Le groupe en bois polychrome (XVIIe) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Le groupe en bois polychrome (XVIIe ) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Le groupe en bois polychrome (XVIIe ) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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SOURCES ET LIENS.

 

— ABGRALL & PEYRON, Notice sur Lanvern, BDHA 1919 p. 181

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1919.pdf

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988,  Diocèse de Quimper et de Léon : nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine de Quimper, 1988, p. 258.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/PLONEOUR.pdf

— DAVID-DANEL ( Marie-Louise ), 1958, L'iconographie des saints médecins Côme et Damien suivi du répertoire des Sanctuaires de France dédiés à Saint Côme et Saint Damien, Morel & Corduant, 1958 - 257 pages, page 222 et figure 52.

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Published by jean-yves cordier
5 juin 2018 2 05 /06 /juin /2018 10:38

Les "sablières" ou corniches de la chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29).

 

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Merci à monsieur Raymond Cariou, de l'Association de sauvegarde de Notre-Dame de Languivoa, qui m'a ouvert les portes  et m'a fait découvrir les trésors de la chapelle.

La chapelle est ouverte l'après-midi du 1er juillet au 15 septembre. Le pardon a lieu le 15 août pour l'Assomption.Des informations supplémentaires sont disponibles à l'Office de tourisme du Haut-Pays bigouden:

à Plonéour-Lanvern, pl. Charles-de-Gaulle (en saison) 02 98 82 70 10

à Plozévet, place Henri Normant (toute l'année) 02 98 91 45 15

 

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Au dessus de la sacristie de la chapelle de Languivoa, l'ancien logement du châtelain a été aménagé depuis 1969 pour conserver diverses pièces remarquables. Outre onze apôtres en bois, j'ai eu le privilège d'y admirer huit pièces de bois, présentées comme des sablières. Longues de deux mètres peut-être, larges d'une trentaine de centimètres au maximum, et épaisses de quinze centimètres environ (je n'ai pas procédé à une mensuration sur place), elles surprennent par leur ancienneté manifeste et par l'aspect primitif de leurs sculptures. 

Elles sont de deux types. La plupart sont des poutres de section carrée qui ont reçu, dans un de leur angle inférieur, un cartouche mouluré ; l'angle est creusé d'une longue gorge dont les deux extrémités sont animés de deux têtes en bas-relief. 

Le deuxième type a l'aspect de planches, dont la largeur est également creusé d'un cartouche mouluré. Les deux têtes des extrémités s'inscrivent dans un triangle, et elles sont réunies par une moulure, comme des marottes sur un manche.

Je n'ai pas pris la précaution de les photographier avec ordre et méthode.

 

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Chapelle de Languivoa, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Chapelle de Languivoa, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Chapelle de Languivoa, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Chapelle de Languivoa, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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LES TÊTES SCULPTÉES.

Ce sont pour la plupart des têtes anthropomorphes (dont un "moine" barbu), mais l'une évoque la tête d'un cerf.

Pour plus de lisibilité, et un effet plus saisissant, je les présente en verticalisant mon cliché.

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Chapelle de Languivoa, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Chapelle de Languivoa, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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SOURCES ET LIENS.

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ABGRALL & PEYRON, Notice sur Lanvern, BDHA 1919 p. 181

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1919.pdf

COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988,

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/PLONEOUR.pdf

 

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Published by jean-yves cordier
1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 22:30

Le retour du Gazé ... et de ses amis.

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Voir aussi :

Zoonymie des Rhopalocères de Bretagne.

Zoonymie du Gazé Aporia crataegi.

 

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Aporia crataegi, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

Aporia crataegi, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

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Aporia crataegi, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

Aporia crataegi, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

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Aporia crataegi, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

Aporia crataegi, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

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Aporia crataegi, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

Aporia crataegi, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

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Aporia crataegi, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

Aporia crataegi, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

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Maniola jurtina, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

Maniola jurtina, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

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Oedemera nobilis,  photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

Oedemera nobilis, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

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Zygaena trifolii, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

Zygaena trifolii, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

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Hesperidae, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

Hesperidae, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

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Published by jean-yves cordier
1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 21:36

Vers une esthétique du fané  (2) : quelques pissenlits, mais  pas par la racine !

Et non corrumpet, nec delebit opera sua, neque perdet a stirpe nepotes electi sui. Siracide 47:24

Voir : 

Vers une esthétique du fané et du bientôt passé. (1).

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Cliquez, cliquez, mais cliquez donc ! "Ils ont pissé partout !" (Racine, Plaideurs III,3)

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Photographie lavieb-aile 1er juin 2018.

Photographie lavieb-aile 1er juin 2018.

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Photographie lavieb-aile 1er juin 2018.

Photographie lavieb-aile 1er juin 2018.

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Photographie lavieb-aile 1er juin 2018.

Photographie lavieb-aile 1er juin 2018.

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Photographie lavieb-aile 1er juin 2018.

Photographie lavieb-aile 1er juin 2018.

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Photographie lavieb-aile 1er juin 2018.

Photographie lavieb-aile 1er juin 2018.

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Published by jean-yves cordier
1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 12:20

Zoonymie des Odonates: Le nom Calopteryx splendens, (Harris, 1780).

 

 

 

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 Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

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Voir aussi :

 

 

 

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Résumé .

—Nom de genre :  Calopteryx, Leach, 1815,  Brewster's Edinb. Encycl. 9(1): 137. Le nom qui vient du grec kalos "beau" et pteryx "aile" signifie "qui a de belles ailes" en raison de la couleur métallique de celles-ci,  surtout chez les mâles.

— Nom d'espèce : C. splendens, Harris 1780, Exp. Engl. Ins., :99 et pl. XXX fig.1. L'adjectif latin signifie "brillant, de couleur brillante", mais la description originale de  Harris ne permet pas de préciser s'il qualifiait ainsi la tête et le corps "d'un très beau vert" ou le "nuage sombre" des  ailes "d'un charmant bleu foncé". 

— Synonyme : Libellula ludovicea Geoffroy in Fourcroy 1785. Le nom vernaculaire Lovisa donné par Linné en 1746 à l'espèce n°747 du Fauna suecica en l'honneur de la reine Louise-Ulrique de Suède a été adapté en français par Geoffroy en 1762 dans sa description du futur C. splendens. Fourcroy reprendra cette description en 1785 avec une dénomination binominale latine sous la forme de L. ludovicea.

— Noms vernaculaires français. Ces noms ont été d'abord "La Louise" [Geoffroy,1762, Hist. abr. ins. 2 :222], puis la "Caleptéryx Louise" [de Sélys-Longchamps, 1840, Monog. Libell.:131], et enfin le "Caloptéryx éclatant" [de Sélys-Longchamps, 1850, Rev. Odon. :138], nom repris aujourd'hui par tous les auteurs. Le nom de "Caloptéryx splendide" (Wikipédia 2018) est à proscrire, dérivant d'une traduction erronée du latin splendens.

— Noms vernaculaires étrangers :

En espagnol : LA LIBÉLULA AZUL, ou CABALLITO DEL DIABLO VERDE  (Le petit cheval vert du diable).

En néerlandais : WEIDEBEEKJUFFER , "la Demoiselle des ruisseaux des près".

En frison : PRONK-BLAUYNSKE, BLAUWE FLINTERLIBEL,  

En allemand : DIE GEBÄNDERTE -PRACHTLIBELLE. "La libellule superbe à bande".

En anglais : THE BANDED  DEMOISEL, "La Demoiselle à bande".

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LE NOM SCIENTIFIQUE.

 

 

 

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I. LE NOM DE GENRE, CALOPTERYX LEACH, 1815.

— LEACH , W.E. (1815). "Entomology". In Brewster, David. Edinburgh Encyclopaedia. Vol. 9. Edinburgh: William Blackwood. pp. 57–172 [137] (in 1830 edition) – via Biodiversity Heritage Library.

Voir http://www.lavieb-aile.com/2018/01/zoonymie-des-odonates.le-nom-de-genre-calopteryx-leach-1815.htm

 

Calopteryx, Leach, 1815,  Brewster's Edinb. Encycl. 9(1): 137. Le nom qui vient du grec kalos "beau" et pteryx "aile" signifie "qui a de belles ailes" en raison de la couleur métallique de celles-ci,  surtout chez les mâles.

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II. LE NOM D'ESPÈCE SPLENDENS, (HARRIS, 1780).

[Libellula splendens], Harris, M. [1780]. An exposition of English insects. Including the several classes of Neuroptera, Hymenoptera, & Diptera, or bees, flies, & Libellulæ. Exhibiting on 51 copper plates near 500 figures, accurately drawn, & highly finished in colours, from nature. The whole minutely described, arranged, & named, according to the Linnean-system, with remarks. The figures of a great number of moths, not in the Aurelian collection, formerly published by the same author, and a plate with an explanation of colours, are likewise given in the work. - pp. [1], i-viii [= 1-8], 1-166, index [1-4], Tab. I-L [= 1-50]. London. (White, Robson). page 99 et planche XXX fig.1.

Présentation générale :

"Moses Harris (1731-1785) fut le premier auteur à utiliser des noms binomiaux linnéens pour décrire des espèces de libellules d'Angleterre. Son livre An exposition of English Insects (Harris, 1776- [1780]) comprenait 16 espèces (dont 14 étaient nommées) de libellules, illustrées sur 7 planches; voir aussi Lucas (1900a).

Harris a présenté huit nouveaux noms de groupe d'espèces, tous dans le genre Libellula: anguis Harris, 1780 [= Aeshna cyanea (Müller, 1764)], aspis Harris, 1780 [= Brachytron pratense (Müller, 1764)], coluberculus Harris, 1780 [probablement Aeshna mixta Latreille, 1805], fugax Harris, [1780] [= Libellula fulva Müller, 1764], maculata Harris, [1780] [= Libellula quadrimaculata Linnaeus, 1758], minius Harris, 1780 [= Pyrrhosoma nymphula (Sulzer, 1776) ], splendens Harris, 1780 [Calopteryx splendens] et splendeo Harris, 1780 [= Calopteryx virgo (Linné, 1758)].

Il a également fourni une illustration particulièrement fine et précise montrant la femelle du Cordulégastre annelé, mais malheureusement, il a mal interprété le nom linnéen «Libellula forcipata L.», l'actuel Onychogomphus forcipatus (Linnaeus), l'appliquant à la mauvaise espèce, de sorte que L. forcipata sensu Harris, 1780 (nec Linnaeus, 1758) [= Cordulegaster boltonii (Donovan, 1807)]." (Traduction de l'article de M. Hämäläinen 2008)

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Le texte original :

Harris, 1780, Exp. Engl. Ins.,: 99 et Pl. XXX fig.1.

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN624677753?tify={%22pages%22:[167],%22panX%22:0.251,%22panY%22:0.589,%22view%22:%22toc%22,%22zoom%22:0.493}

Planche XXX :

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN624677753?tify={%22pages%22:[166],%22panX%22:0.251,%22panY%22:0.589,%22view%22:%22toc%22,%22zoom%22:0.493}

 

 

"TAB. XXX. LIBELLULAE. Wings closed when at rest.

SPLENDENS : Fig. 1. Mesure près de deux pouces.

La tête, le corselet, & l'abdomen, sont d'un très beau vert. Les jambes sont noires. Les ailes sont bellement réticulées, et ont chacune un large nuage brun obscur, environ la largeur de l'ongle d'un doigt, qui, dans quelques positions paraît d'un charmant bleu foncé. Le libella, à la fig. 2, ne sert qu'à montrer la variété de la nature (qui lui est commune dans le Libella). Elles sont toutes deux de la même espèce et du même sexe. Celles-ci sont femelles. On voit le mâle à la fig.3. Il est entièrement d'un beau vert, excepté les jambes, qui sont noires. Les ailes paraissent comme de la gaze verte."

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Planche XXX figures 1 à 3:

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Zoonymie des Odonates: Le nom Calopteryx splendens, (Harris, 1780).

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Commentaire .

"La planche illustrée en couleur XXX de Harris   illustre deux espèces distinctes qui, dans le texte descriptif adjacent (p.99), ont été nommées Libellula splendens (Figs 1-3) et L. splendeo (Figs 4-6). Dans le texte des figures 1-3, Harris a non seulement inversé les sexes, mais a aussi combiné deux espèces distinctes. La figure 1, qui montre un mâle splendens indéniable, a été décrite comme une femelle splendens .

"L' autre femelle splendens" de la  figure 2 est en fait un mâle de C. virgo. La figure 3 prétend montrer un mâle splendens mâle, mais c'est une femelle splendens. La figure 4 (de splendeo) semble être un mâle immature à ailes brunâtres de C. virgo, tandis que la figure 5 ("mâle" de splendeo) avec des ailes brunâtres semble être une femelle virgo, bien que le texte descriptif corresponde mieux avec une femelle splendens.. La figure 6 représente une larve de Calopteryx. " (Traduction de l'article de M. Hämäläinen 2008)

 

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ÉTUDE DU NOM SPLENDENS.

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L'adjectif latin splendens vient du verbe splendeo, "briller, étinceler, être éclatant, briller d'une vive couleur" (Gaffiot). La description en français de Harris ne permet pas de savoir s'il qualifiait le corps " d'un très beau vert" , ou le "large nuage brun obscur " du milieu des ailes "d'un charmant bleu foncé". La description en anglais ne lève pas le doute en qualifiant le corps of a most beautiful green ou la tache médiane de l'aile : a large dark brown cloud  ...of a lovely deep blue. Harris souligne la beauté des couleurs mais ne mentionne pas spécifiquement leur caractère brillant.

Néanmoins, puisque la tache centrale de l'aile des mâles a semblé d'abord à l'auteur de couleur brun foncé (sur un spécimen de collection), et secondairement et seulement "dans quelques positions" de couleur bleu foncé, je suppose que c'est ce miroitement et ce jeu des couleurs à la lumière qui a provoqué le choix du mot splendens : je considère qu'il qualifie le bleu métallique si remarquable des ailes.

Harris reprend ce nom sous la forme splendeo pour l'espèce qu'il décrit ensuite (L. virgo), dont le mâle possède des ailes bleues "brillantes", d'un éclat métallique.

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LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

L'ensemble des auteurs donnent la traduction de l'adjectif splendens, "brillant",  certains pensant qu'il qualifie le corps, mais Fliedner précisant qu'il se réfère aux ailes.

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DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"Calopteryx splendens (Harris, 1782), from Lat. splendere, pres. part. splendens = shining, glittering for the glittering blue/green body colours."

 

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D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

"splendens (Calopteryx e Macromia) - splendens, -entis = splendente. Che splende. Per la colorazione generale del corpo."

 

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H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

"-splendens (Harris) [l. glänzend] verweist auf den metallischen Glanz der Flügel, die diese Art mit den meisten der Gattung gemein hat."

Traduction : splendens (Harris)  [Latin "brillant") se réfère au lustre métallique des ailes, que cette espèce a en commun avec la plupart des autres espèces du genre.

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

"- splendens (Harris) [l. shining] is deduced from the metallic sheen this species shares with most calopterygids."

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VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"splendens : schitterend, prachtig"

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RÉCEPTION.

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1°) De Sélys-Longchamps 1850, Rev. Odon. p. 136:

"1° Linné dans la première édition de la Fauna suecica, fait quatre espèces (sans les nommer) des différens âges des mâles et des femelles de la virgo et de la splendens. – Harris sépare les deux espèces. – Linné réunit ensuite le tout sous le nom de virgo, et Latreille adopte la dernière manière de voir de Linné.

2° Vanderlinden (1825) confond les deux espèces , mais discerne les mâles des femelles. Il donne comme variétés les différences d’âge

-—Charpentier (1825) suit Vanderlinden, mais donne comme espèce (æanthostoma) une variété femelle méridionale de la splendens.

5° En 1831 , j'ai suivi sans le savoir la première manière de voir de Linné en isolant comme autant d’espèces les âges et les sexes. 

4° En 1839 et en 1840 , j'ai reconnu les deux espèces , mais j’ai donné comme variétés les différences d'âge consistant dans la coloration claire ou foncée des ailes. M. Rambur a suivi ce système.

5° J’ai adopté depuis la manière de voir de M. Toussaint de Charpentier (1840) qui a séparé comme espèces l'âge adulte et le jeune âge , d’apres la coloration des ailes et la forme du 9e segment des mâles.

6° En 1845 (révision des Libellulidées britanniques), j'en reviens à ne voir , comme en 1859 , que deux espèces , mais ce que je regardais comme des variétés ne sont plus en général que des différences d’âge expliquées aujourd'hui d'une manière satisfaisante.

Les auteurs anglais , MM. Stephens et Evans , ont isolé plusieurs âges sous différens noms que l'on trouvera indiqués à la synonymie."

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2°) Hamalainen

"La nomenclature et la taxonomie des taxons européens de Calopteryx ont été confondues pendant un certain nombre d'années. Il est au-delà de la portée de cette note d'essayer de présenter un examen ici. Pour ceux qui s'intéressent à ce sujet, la thèse de Hagen (1840) fournit une bonne référence aux citations et à la nomenclature dans les publications historiques. L'épithète splendens a été établie pour le Calopteryx éclatant seulement dans la seconde moitié du 19ème siècle, après l'utilisation correcte dans  Revue des Odonates de Selys Longchamps & Hagen (1850), le travail  qui servira de référence sur les libellules européennes pendant de nombreuses années. Dans deux grandes publications antérieures sur les libellules européennes, par  Selys Longchamps (1840) et par Charpentier (1840), cette espèce était connue sous le nom de C. ludoviciana et C. parthenias, respectivement. Confusément, Selys avait d'abord mal interprété les noms de Harris, et dans sa monographie de 1840, Selys considérait splendens comme synonyme de C. virgo et splendeo comme synonyme de Ludoviciana. Puis, dans sa  révision bienvenue des libellules britanniques (Selys Longchamps, 1846), deux espèces ont été répertoriées dans le genre Calopteryx: virgo L. et splendeo Harris, ce dernier étant encore un nom incorrect.

 Étonnamment, le premier nom synonymique disponible de C. splendens, à savoir Libellula ludovicea Fourcroy, 1785 est resté inaperçu dans les catalogues de libellules et de révisions depuis 1840 jusqu'à nos jours. Ce nom est également absent de tous les catalogues de la faune mondiale des odonates" Traduction de l'article de M. Hamalainen, 2008)."

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Voir aussi :

James Francis Stephens, 1829, A Systematic Catalogue of British Insects, page 308

Heinrik Steinmann, 1997, World Catalogue of Odonata 1 .

— DELIRY (Cyrille)  Monographie de Calopteryx splendens

 

 

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NOMS VERNACULAIRES FRANÇAIS.

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Ces noms ont été d'abord "La Louise" [Geoffroy,1762), puis la "Caleptéryx Louise" [de Sélys-Longchamps, 1840], le "Caloptéryx éclatant" [de Sélys-Longchamps, 1850], nom repris aujourd'hui par tous les auteurs. Le nom de "Caloptéryx splendide" (Wikipédia 2018) est à proscrire, dérivant d'une traduction erronée du latin splendens.

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I. LA LOUISE [et sa transcription en LUDIVICEA].

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PRÉAMBULE : LINNÉ 1746 puis GEOFFROY 1762.

1. Le préalable linnéen : "Lovisa" et "Ulrica", 1746.

 

​​​​​Linné a donné, dès 1746 dans sa Fauna suecica, des noms "vulgo", des noms en langue vulgaire c'est à dire suédoise qui sont des noms propres pour deux de ses libellules (comme il l'a fait, dans le même ouvrage, pour quelques papillons). Les espèces n° 757 et 758 de la Fauna suecica  sont celles qui deviendront les formes alpha et beta de sa Libellula virgo . Et ces noms sont LOVISA (Louisa) pour le n°757 et ULRICA pour le n°758. 

Il ne les reprendra pas dans le Systema Naturae de 1758, et pas d'avantage dans l'édition 1761 du Fauna suecica,  principalement parce qu'il renonce alors à toute dénomination vernaculaire au profit de la double dénomination latine.

Ces noms honorent les prénoms de LOUISE ULRIQUE DE PRUSSE, (en allemand : Luise Ulrike von Preußen), qui devint reine consort de Suède et de Finlande en 1751, après son mariage en 1744 avec le futur roi Adolphe-Frédéric de Suède, et qui  fonda en 1753 l'Académie Royale de Suède dont fit partie Carl von Linné et soutint les arts et les sciences. 

C'est Linné qui eut en charge l'arrangement et la description des collections d'histoire naturelle de la reine.  Le Roi et la Reine avaient des collections séparées : la première à Ulricksdahl, et  l'autre, qui consistait en insectes et coquilles,  dans le palais de Drottningholm, proche de Stockholm. 

Linné publia à Stockholm en 1764, bien après en avoir rédigé le manuscrit, le catalogue intitulé Museum Ludovica Ulrica Reginae, le Museum de la Reine Louise Ulrique, "dans lequel les animaux exotiques les plus rares, principalement les insectes et les coquilles sont décrits et déterminés". Cette collection se trouve maintenant au Museum zoologique de l'université d'Uppsala. il aurait été amusant que l'on y trouve les spécimens-types de ces libellules, mais ce n'est pas le cas. 

Matti Hämäläinen, un auteur d'Helsinski, a publié en 2008 et 2017 ses travaux, qui recoupent les miens (cf. Zoonymie des Rhophalocères), mais que je découvre en 2018: 

"Au cours de l'été 1744, une grande effervescence s'empara de la haute et moyenne société suédoise. Le 17 juillet, leur prince héritier Adolf Fredrik fut  marié per procura(c'est-à-dire en l'absence de l'époux) à Luise Ulrike, princesse de Prusse à Berlin. Quelques semaines plus tard, la belle et talentueuse princesse de 24 ans (Lovisa Ulrika en suédois) est arrivée en Suède pour rencontrer son fiancé. Le 18 août, le couple royal a été accueilli par le roi Frédéric Ier au palais Drottningholm où a eu lieu la deuxième cérémonie de mariage le même jour, suivie d'un bal d'état et d'une réception du tribunal.

Carl Linnaeus, 37 ans, professeur de médecine à l'Université d'Uppsala, a été pris dans la fièvre. A cette époque, il écrivait le manuscrit de Fauna svecica, synopsis des 1 357 espèces animales connues de Suède, publié en 1746. Il n'avait pas encore développé son système de nomenclature binomiale, mais chaque espèce avait reçu un diagnostic de quelques mots latins suivant le nom du genre. En outre, dans les comptes d'un petit nombre d'espèces, y compris deux libellules (Libellula), Linnaeus a également donné un nom spécial (le Vulgo) destiné à un usage quotidien. L'espèce numéro 757 (actuellement connue sous le nom de mâle de Calopteryx virgo) a été surnommée leLovisa et l'espèce numéro 758 (actuellement connue sous le nom de femelle deCalopteryx virgo) l'Ulrica (figure 2). C'était évidemment une dédicace à la princesse et c'était la première dédicace à une personne individuelle dans les noms d'animaux utilisés par Linné.

Il convient de noter qu'en choisissant cette belle Demoiselle  pour son hommage, il choisit ce qui est sûrement l'insecte le plus magnifiquement vêtu et le plus charmant du nord de l'Europe, qui incarne peut-être le mieux les qualités qu'il admirait chez la princesse.

Dans la Fauna svecica, Linnaeus n'a donné  des noms spécifiques (Vulgo) qu'à 43 espèces d'invertébrés, dont 25 espèces de papillons (Papilio) et 14 espèces de papillons (Phalaena). Certains de ces noms 'Vulgo' étaient binomiaux, tels que 'Papilio canicularis' (pour l'actuel Gonepteryx rhamni), 'Argus oculatus' (= Plebejus argus), 'Brassicaria vulgaris' (= Pieris brassicae), mais la plupart étaient des mots simples, comme 'Alpicola' (= Parnassius apollo), 'Rex' (= Argynnis aglaja), 'Aurora' (=Anthocharis cardamines) et 'Cossus' (= Cossus cossus). Linnaeus utilisa plus tard dix de ces 43 noms «Vulgo», ou une partie des noms comme espèce ou nom de groupe de genre dans le Systema naturae (1758). En 1746, Linné développait encore son système de nomenclature binomiale (qu'il n'avait pas lui-même inventé, mais qu'il consolidait et réglait dans son usage). Cependant, ce processus s'est déroulé progressivement et l'utilisation des noms «Vulgo» (simple ou binomial) n'était qu'un pas en avant." (Hämäläinen & Orr 2017)

 

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2. Les noms en français d'Étienne-Louis Geoffroy : Louise et Ulrique, et la série des prénoms féminins.

Geoffroy (Étienne-Louis), 1762, Histoire abrégée des insectes 2: 222.

http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/222/mode/2up

Les données publiées dans le Fauna suecica de Linné   furent diffusées en France dès 1754 dans le Système naturel du règne animal par classes, familles ou ordres,... de La Chesnaye-Desbois, pages 120-126. L'auteur y donne une traduction en français du texte latin du Fauna suecica. 

Or, en 1762, le médecin et collectionneur Étienne-Louis Geoffroy publie le tome II de son Histoire des insectes. 

Il y décrit 14 espèces de libellules, en suivant d'assez près le Fauna suecica de Linné, mais avec la mention des noms binominaux du Systema Naturae de 1758. Il attribue à chaque espèce un nom vernaculaire, un exercice auquel il est très attaché et qui nous a valu nos plus beaux noms de papillons. Mais il suit si bien Linné qu'il nomme ses deux premières espèces la Louise et L'Ulrique  avant de puiser dans les prénoms féminins  pour baptiser ses douze autres espèces suivantes. Ainsi, si la Louise était pour lui la n° 759 de la Fauna, et l'Ulrique Libellula Virgo, il nomme Amélie Libellula puella , puis  une variante la Dorothée, une autre la Sophie, et, parmi ses Anisoptères, L. quadrimaculata la Françoise, L. flaveola l'Eléonore, un autre la Philinte, puis vient la Sylvie, l'Aminthe (L. aenea), la Justine (L. vulgatissima), la Julie (L. grandis), la Caroline (L. forcipata) et une variante la Cécile.

On notera que :

a) la mère de Louise-Ulrique de Prusse se prénommait Sophie-Dorothée.

b) La plus jeune sœur de Louise-Ulrique se prénommait Anne-Amélie, Anna Amalie von Preußen (1723-1787) . (C'est elle qui devait épouser Adolphe-Frédéric de Suède, mais sa sœur aînée s'ingénia à prendre sa place).

c) La reine de Suède avant l'accession au trône de Louise-Ulrique se prénommait Ulrique-Éléonore.

d) Aminthe : cf Aminte, personnage féminin dans l'Amour médecin de Molière, et Philinte, personnage masculin du Misanthrope de Molière, sortent de cette logique.

Ce procédé d'imitation très fidèle au premier Linné (celui de 1746) n'aura guère de succès, bien qu'il sera fidèlement cité au XIXe siècle par les entomologistes. Et il réapparaît encore aujourd'hui, où le Calopteryx virgo se voit encore qualifié de "La Louise" sans trop comprendre pourquoi.

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3. LA LOUISE. La description de la libellule n°759 du Fauna suecica par Étienne-Louis Geoffroy et sa dénomination LOUISE, 1762.  Hist. abr. ins. 2: 222.

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a) Le texte original :

https://www.biodiversitylibrary.org/item/51067#page/231/mode/1up

1. LIBELLULA corpore viridi-cœruleo nitido ; alis medio cœrulescentibus , basi & apice albidis , margine  immaculato. 

-Linn. faun.suec. n. 759. Libellula corpore sericeo nitido , alis inaurato-fuscis, macula nigra. 
Jonft. ins. tab. 3 , fïg. 6. 
-Raj. ins. p. 50, n. 9. Libella média corpore partim viridi, partim caeruleo, alis média parte maculis amplissimis e cœruleo nigricantibus. 
-Raj. ins. p. 140 , n. 1. Libella média corpore partim viridi , partim cœruleo, alis média parte maculis amplissimis è cœruleo nigricantibus oblitis. 
-Hoffnag. Ins. t. 11, f.. ultim. 
-Reaum. ins. tom. VI. tab. n.35 ,f. 7. 
-Rosel. ins. vol. 2 , tab. 9 fig- 7. Insect. aquatil. class. 2 
La louise. 
Longueur 1 1 lignes. 
Cette belle demoiselle a la tête grosse, les yeux réticulés saillans et bruns, qui ne se touchent point. Dans l'espace qui est entre les deux yeux , on voit les trois petits yeux bruns , posés en triangle. Le col sur lequel la tête est appuyée est court & étroit. Le corcelet est plus gros de couleur brillante verte & bleue. De la partie inférieure de ce corcelet partent les six pattes longues, et chargées d'une double rangée de petites épines ou pointes , ce qui 
est commun à ce genre. De la partie supérieure naissent les quatre ailes, toutes de même grandeur. Ces ailes sont fort réticulées et elles ont dans leur milieu une grande tache d'un brun bleuâtre qui en occupe plus de la moitié.  La base et la pointe sont les seules parties de l'aile qui ne sont point chargées de la même couleur ; elles sont seulement jaunâtres, sur le bord extérieur de l'aile il n'y a aucune tache, ce qui est rare dans ce genre. Le ventre long cylindrique & composé de neuf ou dix anneaux, est d'un bleu quelquefois un peu vert & très-brillant. On trouve ce bel insecte dans les prés au bord des étangs. 

 

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Zoonymie des Odonates: Le nom Calopteryx splendens, (Harris, 1780).
Zoonymie des Odonates: Le nom Calopteryx splendens, (Harris, 1780).

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b) Commentaire.

Geoffroy décrit sous ce nom de "Louise" un C. splendens mâle mature (elles ont dans leur milieu une grande tache d'un brun bleuâtre qui en occupe plus de la moitié.  La base et la pointe sont les seules parties de l'aile qui ne sont point chargées de la même couleur ; elles sont seulement jaunâtres).

Mais loin de suivre Linné à la lettre, il se livre à un complexe travail de recomposition des données. D'une part, il donne en référence linnéenne du  Fauna suecica l'espèce n°759 [repris en 1758 sous le nom de L. virgo var. delta],  alors que Linné avait nommé Lovica son n° 757, [repris en 1758 sous le nom de L. virgo var. beta]. Or, le n°757  ou L. virgo beta (" les ailes, où le point marginal est absent, sont d'un bleu foncé sombre ; la pointe brun pâle ") correspond bien à un mâle splendens, ... tout comme le n°759 "aux ailes brun-doré à tache noire" à condition d'admettre que cette tache noire (macula nigra) représente la zone bleu-foncé sur un spécimen de collection...

D'autre part, il ne suit pas non plus Linné dans les références de ce dernier aux entomologistes précédents :

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— Il renvoie [judicieusement] à John Ray, Historia insectorum page 50 n°9  Libella media corpore partim viridi, partim caeruleo, alis media parte maculis amplissimis e caeruleo nigricantibus, qui correspond bien à C. splendens, mais que Linné associait à sa variété L. virgo delta. John Ray reprend cette description dans sa liste des Libellules de taille moyenne (libellae mediae) page 140 n°2.

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— Il renvoie ensuite à  Jacob Hoefnagel, 1630,  Diversae insectarum planche 11 dernière figure,qui est effectivement un mâle C. splendens. Linné donnait cette référence pour son n°759 Fauna suecica, mais ne la reprenait pas dans le Systema Naturae.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/86576#page/25/mode/1up

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— Il cite ensuite Réaumur Mém. ins. 6 : planche 35 fig 7. Donné par Linné pour L. virgo var.beta....

https://archive.org/stream/memoirespourserv16ra#page/n683/mode/2up

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Réaumur, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes vol.6 pl. 35 fig.7

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— Et enfin Roesel 1749 Insecten Belustigung vol. 2 , tab. 9 fig- 7. Insect. aquatil. class. 2 ... que Linné citait en référence de sa L. virgo var. alpha (F.N. n° 756), et que nous reconnaissons comme C. splendens.

http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1749bd2/0283/image

 

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A. Roesel, Insecten Belustigung 2 pl. IX fig.7.

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En définitive, le travail critique exercé par Geoffroy pour décrire sous le nom de Louise une espèce cohérente, caractérisée par des marques alaires bleu-foncé en bande préservant une base et un apex jaunâtre. Soit le mâle de notre Calopteryx splendens. Cette description, associée à un solide dossier de références iconographiques — qui compense l'absence d'illustration de l'ouvrage de Geoffroy— serait irréprochable et aurait procuré au médecin parisien le statut d'auteur de Calopteryx splendens en 1762, si ce scrupuleux savant n'avait pas omis, quatre ans après la parution du Systema Naturae 10ème ed, d'adopter la règle de la double dénomination latine selon le Genre et l'Espèce.

Il ne reste à Geoffroy que la paternité du nom vernaculaire de "Louise", qui a été utilisé ou mentionné jusqu'en 1850 avant d'être abandonné.

Fourcroy tentera de rattraper cette bévue en 1785, mais trop tard : Müller 1764 et Harris 1780 avaient raflé les places .

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4. L'édition de l'Histoire abrégée des Insectes de Geoffroy par Fourcroy en 1785.

 

Fourcroy (A-F), 1785, Ent. Paris. 2:343-344.

http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n227/mode/2up

En 1785, le médecin Antoine-François Fourcroy publie sous le titre Entomologia Parisiensis une version du travail de Geoffroy, très abrégée mais conforme aux exigences des milieux entomologiques car enrichie  pour chaque espèce d'un nom binominal en latin.

Le nom de Geoffroy n'apparaît, dans le sous-titre, que dans la mention secundum methodum Geoffœanam. 

La Louise  porte le nom latin de L[ibellula] Ludovicea.

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Zoonymie des Odonates: Le nom Calopteryx splendens, (Harris, 1780).
Zoonymie des Odonates: Le nom Calopteryx splendens, (Harris, 1780).

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II. "[LA] CALEPTÉRYX LOUISE", DE SELYS-LONGCHAMPS, 1840, Monogr. Libell.:131.

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Edmond de Selys-Longchamps, 1840, Monographie des libellulidées d'Europe, 1840 page 131

https://books.google.fr/books?pg=PA134&dq=calepteryx++virgo&id=44VIAAAAYAAJ&hl=fr#v=onepage&q=calepteryx%20%20virgo&f=false

Sélys-Longchamps utilise le nom de genre CALEPTERYX avec la graphie de la publication originale  de Leach en 1815. Puis, selon son usage, il crée en guise de nom vernaculaire la  "traduction" du nom latin en français.

Il nomme l'espèce CALEPTERYX LUDOVICIANA (Leach) et traduit par CALÉPTERYX LOUISE.

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Zoonymie des Odonates: Le nom Calopteryx splendens, (Harris, 1780).

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II. "[LE] CALOPTÉRYX ÉCLATANT", DE SELYS-LONGCHAMPS, 1850, Rev. Odon. :138.

 Selys-Longchamps (Edmond de),  Hagen (Hermann- August), 1850, Revue des Odonates page 138.

https://books.google.fr/books?dq=eclatant+selys+revue+odonates&jtp=136&id=6NAyAQAAMAAJ&hl=fr#v=onepage&q=eclatant%20selys%20revue%20odonates&f=false

De Sélys-Longchamps n'utilise pas dans son texte l'adjectif "éclatant" ; fidèle à son habitude, le nom français est une traduction du nom latin.  Il a donc choisi de traduire splendens par "éclatant" plutôt que par "brillant", qui est plus banal et moins évocateur pour qualifier une couleur. Ce choix s'avère donc judicieux.

Notez la référence à la Louise de Geoffroy.

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Zoonymie des Odonates: Le nom Calopteryx splendens, (Harris, 1780).

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Voir aussi Le Caloptéryx éclatant,  Selys-Longchamps &  Hagen, 1854,  Monogr. calopt. : 36

 Selys-Longchamps (Edmond de),  Hagen (Hermann- August), 1854,  Monographie des calopterygines page 40

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Zoonymie des Odonates: Le nom Calopteryx splendens, (Harris, 1780).

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LE CALOPTÉRYX ÉCLATANT : REPRIS PAR LES AUTEURS CONTEMPORAINS.

Le nom vernaculaire créé par de Sélys-Longchamps en 1850 est repris par les auteurs de guides (Grand et Boudot, Dijkstra, Prédigout, etc.) et par l'INPN. 

Le nom de "Caloptéryx splendide" (Wikipédia 2018) est à proscrire, dérivant d'une traduction erronée du latin splendens.

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NOMS VERNACULAIRES EN D'AUTRES LANGUES.

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NOMS VERNACULAIRES EN D'AUTRES LANGUES.

 

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En espagnol : LA LIBÉLULA AZUL, ou CABALLITO DEL DIABLO VERDE  (Le petit cheval vert du diable).

En néerlandais : WEIDEBEEKJUFFER , "la Demoiselle des ruisseaux des près".

En frison : PRONK-BLAUYNSKE, BLAUWE FLINTERLIBEL,  

En allemand : DIE GEBÄNDERTE -PRACHTLIBELLE. "La libellule superbe à bande".

En anglais : THE BANDED  DEMOISEL, "La Demoiselle à bande".

 

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SOURCES ET LIENS.

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Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici.

http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

 

 

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OUTILS DE  ZOONYMIE.

 

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.

https://books.google.fr/books?id=IaEgAAAAQBAJ&dq=world+catalogue+odonata&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 

 

— BUCHECKER (Henrich), 1876, Henrici Buchecker Systema entomologiae, sistens insectorum classes, genera, species : pars I. Odonata (Fabric.) europ, München : Im Selbstverlag des Verfassers

https://archive.org/stream/henricibuchecke00buch#page/n23/mode/2up

— CHARPENTIER (Toussaint von) , 1840, Libellulinae europaeae descriptae ac depictae. L. Voss, 180 pages,.

https://books.google.fr/books?id=DoIwvgAACAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— DELIRY (Cyrille) : Bibliothèque des Odonates

http://www.deliry.com/index.php?title=Biblioth%C3%A8que_Odonatologique

— DELIRY (Cyrille)  Monographie Calopteryx splendens

http://www.deliry.com/index.php?title=Calopteryx_splendens

 

— GEOFFROY in FOURCROY : FOURCROY (A. F.) 1785. Entomologia Parisiensis; sive catalogus insectorum quæ in agro Parisiensi reperiuntur; secundam methodam Geoffrœanam in sectiones, genera & species distributus: cui addita sunt nomina trivialia & fere trecentæ novæ species. Pars secunda. Parisiis. (Hôtel Serpente). 2. 232-544. Traduction en latin de l'Histoire des insectes de E.L. Geoffroy.

 http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n3/mode/2up

 

— GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n9/mode/2up

— GEOFFROY [Étienne-Louis] 1798-99 Histoire abrégée des insectes dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Nouvelle édition, revue, corrigée, & augmentée d'un supplément considérable. / par M. Geoffroy, docteur en médecine. A Paris :Chez Calixte-Volland, libraire, quai des Augustins, no. 24 :An VII de la République françoise [1799]. http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/14595#/summary

— HÄMÄLÄINEN (Matti), 2008, Ulrique and Louise, Agrion, Newsletter of the worldwide dragonfly association. http://caloptera.com/pdf/Hamalainen%202008a%20Ulrique%20and%20Louise.pdf

— HÄMÄLÄINEN (Matti), ORR (Albert G.) 2017, From Princess Lovisa Ulrika to the Gyalsey, Dragon Prince of Bhutan – Royalty in dragonfly names from 1746 to 2017. Agrion 21(2) - July 2017

https://www.researchgate.net/publication/318562952_From_Princess_Lovisa_Ulrika_to_the_Gyalsey_Dragon_Prince_of_Bhutan_-_Royalty_in_dragonfly_names_from_1746_to_2017

 

— LATREILLE (Pierre André), 1804,  Histoire des Libellulines, in Histoire naturelle, générale et particulière des crustacés et des insectes..., Volume 13, An XIII [1804] p. 16

https://books.google.fr/books?id=mYo-AAAAcAAJ&pg=PA16&dq=%22latreille%22+ulrique&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjc8cXytJvbAhWDvxQKHapoCJIQ6AEILzAB#v=onepage&q=%22latreille%22%20ulrique&f=false

 

— LUCAS, W. J. 1900a. British Dragonflies of the older English authors. 1. Moses Harris's 'Exposition of English Insects', 1782. The Entomologist 33: 41-42.

https://archive.org/stream/entomologist33roya#page/42/mode/2up/search/splendens

— LUCAS, W. J. 1900b. British Dragonflies (Odonata). L. Upcott Gill, London, ixv + 356pp.

 

— RÖSEL VON ROSENHOF  (August Johann) 1749,  Kleemann, Christian Friedrich Carl  ;
Der monatlich herausgegebenen Insecten-Belustigung (Band 2): ... welcher acht Classen verschiedener sowohl inländischer, als auch einiger ausländischer Insecte enthält — Nürnberg, 1749

.http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1746ga

— SCHWARZ (Christian Wilhelm ), 1830, Nomenclator über die in den Röselschen Insekten-Belustigungen und Kleemanschen Beyträgen zur Insekten-Geschichte abgebildeten und beschriebenen Insekten und Würmer: mit möglichst vollständiger Synonymie. Dritte bis Siebente Abtheilung, Volume 3 Raspe, 1830 - 136 pages

https://books.google.fr/books?id=G3BcAAAAcAAJ&dq=libellula+fridrichsdalensis&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1840b - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. -
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

— VANDER LINDEN, P.L. 1825 - Monographiae Libellulinarum Europaearum. - Bruxellis. -

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
30 mai 2018 3 30 /05 /mai /2018 19:08

Les statues (bois polychrome, XVIIe siècle) de saints Côme et Damien à la chapelle Sainte-Christine — Lanngristin — de Plougastel (29).

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Voir, sur l'iconographie des saints Côme et Damien :


 

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Sur Plougastel, voir :

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Précision : Les auteurs, et la notice de la base Palissy, nomment "saint Damien" celui qui tient l'urinal, et "saint Côme" celui qui tient le mortier. Pour la cohérence de mon étude iconographique, je ne suivrai pas cet usage dans ma description, sauf lorsque je placerai le nom entre guillemets.

Les deux statues occupent aujourd'hui le mur oriental du bras nord du transept, mais elles siégeaient jadis dans le chœur (L. Cras). Elles ont été restaurées récemment. La statue de saint "Damien", en mauvais état, avait été reléguée dans la sacristie. Elle a été restaurée en 1994 par Gilbert Le Goël [actuellement atelier Coreum, Bieuzy-les-Eaux]. La statue de saint "Côme" a été joliment restaurée également, comme l'atteste la comparaison avec la photographie de l'article de L. Cras datant de 1986.

Mensuration :

- Saint "Damien" : H :  96 cm, la : 32 cm, pr. 21 cm

- Saint "Côme" H:100 cm.

Classement au titre d'objet  1960/02/23 

Ces statues figurent dans l'inventaire de l'iconographie des saints médecins Côme et Damien  de la thèse de M.L David-Danel (page 223 de sa publication de 1958), sans y être décrites.

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Je n'ai pas trouvé de description en ligne de ces statues.

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Transept nord de la chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Transept nord de la chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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Transept nord de la chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Transept nord de la chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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SAINT CÔME MIRANT L'URINAL.

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Nous retrouvons ici la représentation du saint mirant les urines contenues dans un flacon en verre nommé matula ou urinal : c'est celle de l'enluminure des Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1505-1510), des sculptures en kersanton de Landivisiau (1554), de Bodilis (1570) et de Landerneau (vers 1554-1570), du cadran solaire de Saint-Nic (1614), de la sculpture en bois de la chapelle Saint-Côme-et-Saint Damien de Saint-Nic (XVIIe). Cet attribut caractérise à l'époque l'exercice de la médecine avec la même force que, de nos jours, le stéthoscope porté en cravate dans les publicités. Il permettait d'examiner par transparence les dépôts des urines et d'établir un diagnostic.

Ce flacon est non seulement tenu, il est soulevé afin d'être placé à la hauteur du visage.

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L'autre point commun avec l'ensemble des représentations étudiées est l'habit de médecin, avec chapeau, camail, robe longue, et chaussures de cuir.

Les cheveux sont longs et bouclés, soit naturellement, soit par port d'une perruque, comme sur la statue de bois polychrome de la chapelle Saint-Côme-et-Saint Damien : nous sommes sous Louis XIII, au XVIIe. 

Par contre, nous trouvons ici quelques particularités singulières :

a) le turban d'étoffe blanche à spires dorées est passé de mode au XVIIe. Il entoure un bonnet conique. Cet ensemble a un objectif précis, qui est d'indiquer que ce saint vient d'Arabie. Selon la Légende Dorée de Jacques de Voragine, les deux frères sont nés "dans la ville d'Égée", de localisation imprécise mais orientale. Une gravure de 1750 de ce lieu de naissance montre les habitants coiffés de ce turban-bonnet.

Cette coiffure remplace l'habituel bonnet des docteurs. Elle est signalée aussi sur un tableau de Bratislava. (  N. Duka Zolyomi  Rev. Hist. Pharm. 1975).

b) Le rouleau de parchemin, tenu dans la main gauche comme un cornet de bonbons, n'est pas courant non plus. 

c) Le camail qui recouvre les épaules est festonné.

d) Les manches sont courtes mais dépassent le coude, elles sont évasées. Le manteau vert galonné d'or est fendu de la taille jusqu'aux pieds. La robe blanche est recouverte d'une tunique plus courte, ourlée d'or.

 

 

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Saint Côme (bois polychrome, XVIIe siècle) tenant l'urinal,  chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Saint Côme (bois polychrome, XVIIe siècle) tenant l'urinal, chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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Saint Côme (bois polychrome, XVIIe siècle) tenant l'urinal,  chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Saint Côme (bois polychrome, XVIIe siècle) tenant l'urinal, chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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Saint Côme (bois polychrome, XVIIe siècle) tenant l'urinal,  chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Saint Côme (bois polychrome, XVIIe siècle) tenant l'urinal, chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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SAINT DAMIEN TENANT LE PILON ET LE MORTIER.

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Saint Damien est représenté de façon plus conventionnelle, c'est à dire comme un médecin français de l'époque, avec le bonnet et le manteau d'étoffe écarlate caractéristique. Le bonnet n'est pas "carré" avec ses quatre cornes (comme le "bonnet d'évêque" du Fusain), mais légèrement évasé vers le haut, avec un revers doré et une pointe antérieure. Le manteau, recouvert par un camail noir, possède, comme celui de Côme, des manches courtes très évasées, par lesquelles passent les manches d'une robe blanche. Les chaussures sont noires à bout rond.

L'attribut associe un pilon et un mortier : il caractérise la fonction médicale dans son versant thérapeutique, principalement d'herboristerie. Cet attribut est plus rare que le pot d'onguent avec son couvercle, presque constant sur notre petite série bretonne.

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Saint Damien, (bois polychrome, XVIIe siècle) tenant le pilon et le mortier,  chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Saint Damien, (bois polychrome, XVIIe siècle) tenant le pilon et le mortier, chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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Saint Damien, (bois polychrome, XVIIe siècle) tenant le pilon et le mortier,  chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Saint Damien, (bois polychrome, XVIIe siècle) tenant le pilon et le mortier, chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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Saint Damien, (bois polychrome, XVIIe siècle) tenant le pilon et le mortier,  chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Saint Damien, (bois polychrome, XVIIe siècle) tenant le pilon et le mortier, chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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Cette statue de saint  Damien est assez proche de son homologue de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic : bonnet assez semblable, même matériau, même époque, même camail noir, même robe frappée de fleurs d'or.

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CONCLUSION.

Ces deux statues enrichissent l'iconographie bretonne de saint Côme et de saint Damien de très beaux exemples, qui confirment la bipolarité urinal / onguent, que j'interprète comme la complémentarité diagnostique / thérapeutique de l'art médical. Nous regrettons de ne disposer d'aucun document ou d'aucun indice, d'aucune possession de reliques qui viendrait expliquer, ici et non ailleurs, l'existence du culte des deux médecins. L'absence ici de fontaine de guérison propre à ces saints est aussi remarquable.

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SOURCES ET LIENS.

— BASE PALISSY

 http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_8=REF,REFA&VALUE_8=PM29000763

— CRAS (Lucien), 1987, "Chapelle Sainte-Christine, Lanngristin", in Plougastel-Daoulas, Patrimoine architectural et statuaire, Les Amis du Patrimoine de Plougastel éditeur, page 105.

— COUFFON (René)

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/PLOUGAST.pdf

"CHAPELLE SAINTE-CHRISTINE Au village de Langristin, ce qui montre que la sainte a supplanté saint Kristin. Edifice en forme de croix latine avec chevet à pans coupés du type Beaumanoir. Le vitrail portait la date de 1558, date que l'on retrouve également sur la porte ; le clocher a été restauré en 1914, suivant l'inscription : " ER BLOAZ MIL NAO C'HANT PEVARZEK EUS AR DIAZEZ BETEG AR BEG AN TOUR MAN A ZO BET ADSAVET EN ENOR DA SANTEZ KRISTINA BENNIGET. - F. CARDINAL PERSON. Y. ANDRE. FABRIK. G. BROUSTAIL MESTR MANSONER ". Démoli en août 1944, il a été restauré en 1975. Date de 1605 sur une porte latérale, avec le nom du fabricien THOMAS. Sacristie du XVIIIè siècle, " 1741 " à l'envers sur l'appui de la fenêtre. Mobilier L'autel ne porte plus de retable ni de boiseries, c'est une table de pierre moulurée posée sur un massif. Statues - en kersanton polychrome : sainte Christine, la meule suspendue au cou, XVIè siècle (C.) ; - en bois : sainte martyre, datée 1947 et signée Baglin ; - en bois polychrome : Crucifix, XVIè siècle, Christ aux outrages, XVIè siècle, sainte Anne, XVIè siècle, Vierge à l'Enfant assise, sur une console armoriée, XVIè siècle, autre Vierge à l'Enfant avec un ange sculpté sur le socle, XVIIè siècle, (C.), 3e Vierge à l'Enfant, XVIè siècle (sacristie), saint Matthieu, XVIè siècle, saint Côme et saint Damien, XVIIè siècle (C.), saint Antoine ermite, XVIIè siècle (C.), sainte Marguerite, XVIIè siècle, sainte Agathe, trois saints évêques, - et, à la sacristie, huit statuettes de procession. * Calvaire : statues géminées sur le croisillon, anges au calice, Pietà au revers. Inscription sur le socle : " A : THOMAS : " et date de 1587 sur le fût. Fontaine Saint-Gouesnou, surmontée de la statue d'un saint tenant un calice."

— DAVID-DANEL, 1957 L'Iconographie des saints médecins Côme et Damien, Thèse principale. Répertoire des sanctuaires de France dédiés à saint Côme et saint Damien (exemplaires dactylographiés), Thèse complémentaire. (Fac. Lettres, Lille, 1957)

 

.— PÉRENNÈS (Henri), 1940,  Plougastel.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/6fc1bec602ab1010bcb1045d074ba8e5.pdf

"Sainte-Christine. Cette chapelle ·se trouve sur la côte dite de l'Armorique, à quatre kilomètres. Ouest du bourg. Elle s'appelle chapel Langristin, du nom du village où elle est située. Ce vocable de Langristin évoque un vieux saint celtique sant Kristin, aujourd'hui oublié et dont le culte fut remplacé par celui de sainte Christine, vierge . et. martyre, fille d'Urbain, gouverneur d'une ville de Toscane sous Dioclétien. Ayant refusé de sacrifier aux idoles, elle fut tuée à coups de flèches vers l'an 300. On transporta son corps à Palerme, dont elle est la patronne. La chapelle· est un édifice en forme de croix latine, avec un chevet à pans coupés. Une plaque en pierre au pignon ouest rappelle la restauration du clocher en 1914. La porte latérale porte la date de 160o. L'ancien vitrail, daté de 1558, représentait l' Assomption et le couronnement de la Vierge puis saint Nicolas avec les trois enfants ressuscités . La verrière actuelle renferme les médaillons de sainte Christine et saint Eloi. Près du maitre-autel, du côté de l'évangile apparait la statue de sainte Christine avec une meule de moulin suspendue à son cou par une grosse corde. Le cantique breton mentionne cet épisode

Mes an tad dinatur Bourreo e graouadur A stag out-hi eur men Hag e stlap en eul lenn.

Dans le voisinage se trouvent les saints Cosme et Damien tenant des fioles en main.

Du côté de l'épitre c'est d'abord saint Matthieu puis "la sainte Vierge couronnée avec deux petits anges au-dessus d'elle. Elle repose sur une console armoriée d'un blason : 3 couronnes à pointes. Dans l'armoire du maître-autel se trouve un reliquaire avec une relique de saint Vincent; on le fait baiser aux fidèles le jour du pardon. · Le transept nord contient un autel en granit, portant les statuettes de saint Gouesnou coiffé d'une tiare, et de sainte Christine. Dans une armoire au milieu de l'autel est une vieille statuette de la Vierge Mère. Contre la paroi, au-dessus de l'autel, saint Justin portant un enfant, puis saint Nicolas avec les trois enfants, à vieille figure, dont l'un passe la jambe par-dessus la baratte. Dans une niche saint ·Claude, abbé. Au transept sud on aperçoit sainte Anne, un petit saint Michel en granit fourrant l'extrémité de sa croix dans la gueule d'un monstre qu'il foule aux pieds et dont le bras veut écarter cette croix, un beau saint Antoine en bois avec sa clochette, un livre, et son cochon; il est enfermé dans une niche à riches colonnes torses.

Au-dessus d'un confessionnal un petit saint Antoine avec son cochon, symbole du démon. Dans la nef un vieux Christ en croix, encadré d'un Christ assis au calvaire, attendant le supplice, et de sainte Marguerite avec son dragon. Sur le placitre se dresse un calvaire daté de 1587. On voit d'un côté saint Jean et la sainte Vierge, et plus bas un petit Christ assis, de l'autre côté saint Gouesnou avec un calice et la sainte Vierge, plus bas une scène du couronnement d'épines. A une vingtaine de mètres sud-ouest de la chapelle, en contrebas, est la fontaine de Saint Gouesnou, surmontée du buste du saint qui tient un calice. Les pardons avaient lieu le lundi de Pentecôte, à la Saint-Matthieu et le jour de saint Antoine, ermite. Un cantique breton en l'honneur de sainte Christine porte l'imprimatur du 17 Mai 1880. Il chante en 29 couplets la vie de la sainte."

— Vitraux par Jean-Pierre LE BIHAN,

http://jeanpierrelebihan2.over-blog.com/article-24704578.html

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Published by jean-yves cordier
29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 20:52

Les statues (bois polychrome, XVIIe siècle) des saints patrons de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic (Finistère). Les statues des deux saints venant d'un calvaire. Le vitrail de Saint-Côme et Saint Damien.

 

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Voir, sur l'iconographie des saints Côme et Damien :

et   l'enluminure des Grandes Heures d'Anne de Bretagne folio 173v par Jean Bourdichon (1505-1510) . 

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"Des premières pentes du Menez-Hom, où se trouve leur presbytère, appelé encore aujourd'hui Presbital, bien qu'officiellement il doive s'appeler Kerdamoy, recteur et vicaire peuvent contempler devant eux toute leur paroisse dans un cadre incomparable : à 600 ou 700 mètres, l'église paroissiale, entourée de quelques maisons ; à deux kilomètres, à droite, la chapelle de Saint-Jean, au fond d'un vallon ; à gauche, la chapelle de Saint-Côme, dont le clocher s'élance d'un bouquet de verdure, et Ià, presqu'à leurs pieds, l'immense Baie, qu'enserrent la Pointe du Raz et le Cap de la Chèvre et dont les eaux viennent mourir sur la longue traînée blançhe de la plage de Pentrez." (C. Parcheminou)

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La chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

La chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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La chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

La chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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La chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

La chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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La chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

La chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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La chapelle a été couverte entre 1641 et 1675, comme l'atteste une inscription :

D'ICI IVSQVES AV PREMIER PILIER A ESTE BOISE AVX FRAIS DE VENER

PERSONE M RE  GVIL PERFEZOV RECT. DE SCT. NIC 

"D'ici jusqu'au premier pilier a été boisé (a reçu la charpente et la couverture) aux frais de vénérable personne Maître Guillaume Perfezou, recteur de Saint-Nic en 1641."

Une autre inscription au bas de la nef dit :

D'ici: iusques : à l'autre : ecscriteau : a: été: boisé: par : Alain : Polézec : et: OH : Guillosou : et : estait : recteur : Mr : Guil; Perfézou.

Sur la boiserie du bas-côté droit : M. G. Perfézou, R. G. Marzin F. 1661. - Ces: quatre: derniers: piliers : furent: bastis : 1649, Mr Guill: Perfézou, Rr.

Sur le mur Nord, à l'intérieur et à l'extérieur : Al: Roignant: Fab. en charg. 1675.

Le recteur Guillaume Perfezou a fait couvrir aussi la chapelle Saint-Jean entre 1645 et 1653.

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Sablière du coté gauche de la nef, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière du coté gauche de la nef, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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LES STATUES DU CHOEUR.

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"Les deux frères Côme et Damien, qui étaient médecins de profession et qui furent martyrisés à Eches, en Cilicie, vers la fin du IIIe siècle, occupent les côtés du chœur, coiffés tous deux du bonnet de docteur et tenant, l'un une boîte à médicaments, l'autre une fiole à onguent. Au-dessous de chacun, il y a un écusson martelé ; celui qui est sous Saint Damien semble être celui des Hirgarz : d'or à trois pommes de pin d'azur."  (C. Parcheminou)

Nous retrouvons ici, dans des niches à colonnes corinthiennes, les deux saints tenant les attributs qui les caractérisent aussi sur les portails des églises de Landivisiau, Bodilis et Landerneau, sur le cadran solaire de Saint-Nic, et sur l'enluminure de Bourdichon pour les Grandes Heures d'Anne de Bretagne. Mais l'abbé Parcheminou, instruit en théologie mais non en médecine, interprète à tort le vase de saint Côme comme une fiole à onguent, alors qu'il s'agit d'un flacon d'urine.

Tant de constance dans l'iconographie des saints médecins en Bretagne est significative.

N.B. Je nomme, par convention personnelle, Côme le médecin qui mire les urines, et Damien le pharmacien qui propose ou prépare les remèdes. Le nom des saints est, ou a été porté sur les socles, sans que je ne puisse les voir.

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Ce sont des statues d'applique, monoxyle , évidée, de 155 x 40 x 22 pour l'une et 150 x 35 x 25 pour l'autre. (Base Palissy)

 

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1°) Saint Côme tenant l'urinal.

Il est coiffé du bonnet ici rond et à revers, des médecins. Ce chapeau recouvre une perruque, accessoire à la mode sous Louis XIII à partir de 1620. Sous une courte pèlerine noire à glands ou fanfreluches, un manteau de même étoffe sombre descend jusqu'aux pieds. Une robe rouge (l'écarlate est la couleur propre à la fonction et surtout à la dignité de médecin) descend en plis réguliers, resserrés à la taille par une ceinture.

L'urinal est tenu dans la main droite, comme c'est l'usage, mais saint Côme n'est pas en train d'en mirer le contenu.

Détail plus rare sinon insolite, une aumônière est suspendue à la ceinture. Un peu choquant pour le saint "anargyre", réputé refuser tout paiement en échange de ses soins, et qui faillit se fâcher avec Damien parce que celui-ci avait fini par accepter d'une femme une petite offrande (un œuf !) .

Mais cette besace sert peut-être, allez savoir, de trousse d'urgence.

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Saint Côme tenant l'urinal, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Saint Côme tenant l'urinal, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Saint Côme tenant l'urinal, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

Saint Côme tenant l'urinal, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

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Saint Côme tenant l'urinal, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

Saint Côme tenant l'urinal, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

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2°) Saint Damien tenant le pot à onguent.

Même bonnet rond, même perruque, même camail, mêmes traits peu affables voire suffisants, autant de traits propres à leur profession. Mais un pompeux manteau bleu frappé de marguerites d'or et doté d'amples manches cache ici la robe. L'attribut, tenu par la main gauche selon un code là encore immuable, est le pot à onguent, polygonal et doté d'un couvercle. Le geste de la main droite, l'index et le pouce en opposition, est le même que sur le portail de Bodilis, et j'hésite là encore à supposer que le saint tenait jadis une spatule.

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Saint Damien tenant le pot à onguent,  bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Saint Damien tenant le pot à onguent, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Saint Damien tenant le pot à onguent, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

Saint Damien tenant le pot à onguent, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

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Saint Damien tenant le pot à onguent, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

Saint Damien tenant le pot à onguent, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

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STATUES EN KERSANTON PROVENANT D'UN CALVAIRE.

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Dans la nef, contre les piliers, un certain nombre de statues en pierre ont été rassemblées ; elles proviennent d'un calvaire car deux d'entre elles sont géminées (deux personnages sur un seul bloc). À gauche de la nef, à coté de saint Pierre, un personnage (robe longue, courte pèlerine à col rabattu) tient un pilon dans un mortier : je propose d'y reconnaître l'un des deux saints.

Corentin Parcheminou l'avait noté avant moi, du temps où le calvaire était encore en place :

"Devant la chapelle se dresse un petit calvaire mutilé, transporté à cet endroit, il y a quelques années, de derrière le chevet de l'église, où il gênait la circulation. C'est une vieille croix entourée de saints personnages et montée sur une base triangulaire. On reconnaît Saint Pierre tenant une clef, et Saint Côme broyant un remède dans un mortier. Un autre personnage tient une bourse dont il serre le col."

Enfin André Mussat notait, en 1957 "On retrouve saint Côme, avec son mortier, dans les débris du calvaire".

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3°) Saint [Côme ou Damien] tenant le pilon et le mortier. Kersanton. XVIIe ?

On voit une statue en bois de saint Damien tenant un pilon dans un mortier à la chapelle Sainte-Christine de Plougastel.

 

 

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Saint Pierre et saint [Damien] tenant un pilon et un mortier, kersanton, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Saint Pierre et saint [Damien] tenant un pilon et un mortier, kersanton, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Saint [Damien] tenant un pilon et un mortier, kersanton, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

Saint [Damien] tenant un pilon et un mortier, kersanton, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

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Saint [Damien] tenant un pilon et un mortier, kersanton, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

Saint [Damien] tenant un pilon et un mortier, kersanton, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

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Si nous l'examinons de trois-quart arrière, nous découvrons que la robe est serrée par une ceinture.

 

Saint [Damien] tenant un pilon et un mortier, kersanton, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

Saint [Damien] tenant un pilon et un mortier, kersanton, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

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À droite de la nef, derrière le pilier homologue au précédent, une statue de saint Jean voisine celle de Marie-Madeleine.

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4°) Saint [Côme] tenant un objet brisé. Statue géminée en kersanton derrière une sainte Madeleine. XVIIe ? Atelier de Roland Doré ?

Le saint porte un long manteau dont les pans ne sont pas réunis devant la poitrine par un fermail, et, au dessous, une robe longue serrée par une ceinture. Ce n'est pas un apôtre, car les pieds sont chaussés.

Les deux mains étaient réunies pour porter un objet actuellement brisé.

Note : la notice de la base Palissy consacrée au calvaire, que je découvre tardivement, considère que sainte Madeleine est couplée avec la Vierge. Elle attribue les sculptures à l'atelier de Roland Doré et les date du XVIIe.

 

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Saint [Côme] tenant un pilon et un mortier, kersanton, ancien calvaire, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

Saint [Côme] tenant un pilon et un mortier, kersanton, ancien calvaire, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

Saint [Côme] tenant un pilon et un mortier, kersanton, ancien calvaire, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

Saint [Côme] tenant un pilon et un mortier, kersanton, ancien calvaire, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

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L'avers de la statue : sainte Marie-Madeleine tenant un flacon d'aromates.

La longue chevelure tombant sur les épaules, l'élégance des vêtements avec manches courtes bouffantes au dessus d'une chemise fronçant aux poignets, et courte fraise du col permettent l'identification (et sans-doute la datation après 1520).

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Sainte Marie-Madeleine, kersanton, ancien calvaire, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

Sainte Marie-Madeleine, kersanton, ancien calvaire, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

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Note sur ces quatre statues du calvaire.

Nous avons ici saint Pierre, saint Jean, sainte Marie-Madeleine et les saints Côme et Damien. Or, le reliquaire de 1578 provenant de la chapelle contenait précisément les reliques de saint Pierre, de saint Meen, de sainte Marie-Madeleine et de saints Côme et Damien, comme l'indique l'inscription : Reliquaire en argent doré en forme de chapelle et provenant de la chapelle de Saint-Côme (C.). Inscriptions : "VN. PARTIE. DE. LA. CORO. DE. NOTRE. SIGNVR. VN. PARTI. DE. SA. ROBA. VN. PARTIE. DE. RELIQVES. DE. SAINT. COM. ET DOMIEN. VN. PAR. DE. RELIQVE. DE. SAINT. PIERRE. VN. PARTIE. DE. RELIQVES. DE. SAINT. MEN. VN. PARTIE. DE. RELIQVES. DE. MARIA. MADALENE. ET. VN. PARTIE. DE. SA. ROBA. ITEM. DES. AVTRES. RELIQVES." et "HENRI HASCOVET FABRIQVE DE LA CHAPELA. D. S. COM LE 30 DAVOVGST 1578. M. YVES. LE SENESAL RECTVR. P." Poinçon C.B. sans doute de Corentin Le Baron, orfèvre quimpérois. (R. Couffon)

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LE VITRAIL SUD PAR HUBERT DE SAINTE-MARIE : VIE DE SAINT-CÔME ET SAINT-DAMIEN.

Voir archives de l'atelier, Arch. dép. Côtes d'Armor 124 J 25-1-46 § 7-8 

http://archives.cotesdarmor.fr/uploads/REDACTEURS/184J.htm#de-25

7-8.- Saint-Nic, chapelle Saint-Côme : ordre de service du ministère de l'éducation nationale, croquis, maquettes, correspondance, devis, acte de soumission, mémoire (1948-1956).  .

 

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Baie sud de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, vitrail par Hubert de Sainte-Marie (1956). Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

Baie sud de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, vitrail par Hubert de Sainte-Marie (1956). Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

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Tympan de la baie sud de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, vitrail par Hubert de Sainte-Marie (1956). Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

Tympan de la baie sud de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, vitrail par Hubert de Sainte-Marie (1956). Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

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Dans la troisième rangée du tympan, les ajours médians montrent les saints coiffés du bonnet carré et tenant soit des instruments de chirurgie, soit des pots à onguents.

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Tympan de la baie sud de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, vitrail par Hubert de Sainte-Marie (1956). Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

Tympan de la baie sud de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, vitrail par Hubert de Sainte-Marie (1956). Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

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LE RELIQUAIRE DE 1578.

 

Description par Y-P. Castel en 1971 dans la base Palissy :

Reliquaire en forme de chapelle, portée aux 4 coins par des lions, un clocher de plan hexagonal surmonte le toit, à double pente, en son centre ; les élévations se composent de niches juxtaposées ; assemblages des éléments décoratifs par soudures et des 3 personnages par agrafes  haut reliefs de Côme et Damien encadrant saint Pierre plus petit chacun dans une niche.

Auteur : Corentin Le Baron, orfèvre.

en forme de : chapelle : ornementation (filet, fleuron, crochet, fleurette, arcature, ornement : époque gothique, lion) ; figures (saint Pierre, saint Côme, saint Damien, portant : récipient d'hygiène) ; figure (en buste : Apôtre : ?)

poinçon de maître : rectangulaire, lettres C et B, légèrement fleuronnées ; inscription sur une pente du toit : VN PARTIE DE LA CORO DENOTRE SIGNVR VN PARTI DE SAROBA VN PARTIE DE RELIQVES DE SAINT COM ET DOMIEN VN PAR DE RELIQV DE SAINT PIERE VN PARTIE DE RELIQVES DE SAINT MEN VU PARTIE DE RELIQVES DE MARIA MADALENE ET VN PARTIE DE SAROBA ITEM DES AVTRES RELIQVES ; inscription sous la base : HENRI HASCOVET FABRIQVE DE LA CHAPELLE DE S COM LE 30 DAVOVGST 1578 M YVES LE SENESAL RECTVR. P

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 SOURCES ET LIENS.
 

—MEVEL (abbé), 1927, Nos vieux saints bretons : saint Nic. Bull. Dioc. hist. arch. Quimper, BDHA page 223-231

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1927.pdf

— PARCHEMINOU ( Corentin), 1930  “Saint-Nic : une paroisse cornouaillaise pendant la Révolution : ses monuments religieux,” 

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3082c766c9392bec4684ec9de6920595.pdf

— TOSCER (Catherine), 1997, La chapelle Saint-Côme et Saint-Damien en Saint-Nic, Mémoires de la Société d'Histoire et d'archéologie de Bretagne vol. 75, pages 371-377.

http://www.shabretagne.com/scripts/files/54947131089936.59874395/1997_24.pdf

— MUSSAT (André), 1957, Congrès archéologique de France.

 

— Bibliographie complète dans l'article sur l'iconographie de Côme et Damien, à suivre.

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Published by jean-yves cordier
29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 20:07

Le Caloptéryx vierge Calopteryx virgo : des images.

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À lire sur la plage :

Zoonymie des odonates : le nom Calopteryx virgo Linnaeus, 1758..

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CLIQUEZ SUR l'IMAGE

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I. Calopteryx virgo, le mâle.

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Calopteryx virgo mâle, Poraon (Crozon). Photographie lavieb-aile 29 mai 2018.

Calopteryx virgo mâle, Poraon (Crozon). Photographie lavieb-aile 29 mai 2018.

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Calopteryx virgo mâle, Poraon (Crozon). Photographie lavieb-aile 29 mai 2018.

Calopteryx virgo mâle, Poraon (Crozon). Photographie lavieb-aile 29 mai 2018.

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Calopteryx virgo mâle, Poraon (Crozon). Photographie lavieb-aile 29 mai 2018.

Calopteryx virgo mâle, Poraon (Crozon). Photographie lavieb-aile 29 mai 2018.

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Calopteryx virgo mâle, Poraon (Crozon). Photographie lavieb-aile 29 mai 2018.

Calopteryx virgo mâle, Poraon (Crozon). Photographie lavieb-aile 29 mai 2018.

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Calopteryx virgo mâle, Poraon (Crozon). Photographie lavieb-aile 29 mai 2018.

Calopteryx virgo mâle, Poraon (Crozon). Photographie lavieb-aile 29 mai 2018.

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Calopteryx virgo mâle, Poraon (Crozon). Photographie lavieb-aile 29 mai 2018.

Calopteryx virgo mâle, Poraon (Crozon). Photographie lavieb-aile 29 mai 2018.

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Calopteryx virgo, la femelle.

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Calopteryx virgo femelle, Poraon (Crozon). Photographie lavieb-aile 29 mai 2018.

Calopteryx virgo femelle, Poraon (Crozon). Photographie lavieb-aile 29 mai 2018.

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Calopteryx virgo femelle, Poraon (Crozon). Photographie lavieb-aile 29 mai 2018.

Calopteryx virgo femelle, Poraon (Crozon). Photographie lavieb-aile 29 mai 2018.

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Calopteryx virgo femelle, Poraon (Crozon). Photographie lavieb-aile 29 mai 2018.

Calopteryx virgo femelle, Poraon (Crozon). Photographie lavieb-aile 29 mai 2018.

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Calopteryx virgo femelle, Poraon (Crozon). Photographie lavieb-aile 29 mai 2018.

Calopteryx virgo femelle, Poraon (Crozon). Photographie lavieb-aile 29 mai 2018.

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Calopteryx virgo femelle, Poraon (Crozon). Photographie lavieb-aile 29 mai 2018.

Calopteryx virgo femelle, Poraon (Crozon). Photographie lavieb-aile 29 mai 2018.

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Published by jean-yves cordier
28 mai 2018 1 28 /05 /mai /2018 22:06

La fontaine de la chapelle Saint-Côme-et saint Damien de   Saint-Nic (Finistère) : les statues (kersanton, XVIe siècle) des saints patrons.

 

Voir, sur l'iconographie des saints Côme et Damien :

et   l'enluminure des Grandes Heures d'Anne de Bretagne folio 173v par Jean Bourdichon (1505-1510) . 

 

Voir sur la commune de Saint-Nic :

— L'église :

 

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— La chapelle Saint-Côme et Saint-Damien :

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— La chapelle Saint-Jean :

 

 

— L'église de Trégarvan (sablières de 1570 par le Maître de Saint-Nic) :

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Localisation : Géoportail. La fontaine est le gros point bleu de la carte.

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Du haut du Menez-Hom, notre sommet fier de ses 330 m aux croupes arrondies, et des pentes bien arrosées du Mont Saint Côme (*), descend un humble ruisseau qui achève sa brève course à Dour Froud, au milieu de la Lieue de Grève de la plage de Pentrez. 

(*) Pendant plusieurs siècles, le Menez-Hom fut appelée ainsi.

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Captation d'écran Geoportail

 

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Dans le vallon de ce ruisseau a été bâtie au début du XVIe siècle la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien. À 200 m en aval,  se trouve la fontaine votive.

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Captation d'écran Géoportail

 

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Il faut la rechercher à 200 m de la chapelle, et j'ai été surpris de la trouver en plein champ.

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La fontaine Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

La fontaine Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

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En plein champ, avec un vrai tracteur rouge qui fait vroum vroum !

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La fontaine Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

La fontaine Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

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L'édicule au toit en bâtière est néanmoins pimpant car entouré d'hortensias qui se font beau pour le Pardon, qui aura lieu le 3 juin. 

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La fontaine Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

La fontaine Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

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En 1930, l'abbé Corentin Parcheminou – né à saint-Nic en 1901– écrivait : "A une centaine de mètres de la chapelle coule une jolie fontaine gothique contenant les statues de Saint Côme et de Saint Damien. L'une des statues n'a plus de tête. L'eau de cette fontaine passe pour guérir les maux de tête ; on l'emploie mélangée au suc d'une plante qui fleurît aux abords, en Juillet et Août. (*)"

(*) On parle du Sureau hieble, Sambucus ebulus. S'il est possible d'en utiliser les sommités fleuries pour préparer une teinture-mère aux propriétés vulnéraire en usage externe, son usage par voie interne est déconseillée pour son effet purgatif drastique, notamment si on ingère les baies. (Wikiphyto). Aucune propriété n'est connue contre les maux de tête.

Il ajoutait : "Le pardon a lieu chaque année, le lundi de la Pentecôte, pardon pieux et calme... Pour ma part, je ne connais rien de touchant, rien de pittoresque comme la procession de Saint Côme s'avançant après vêpres, face à l'Océan, à travers les jeunes blés verts que fait onduler la brise marine aux senteurs de sel et de varech ..."

Un panonceau explique aussi qu' "un aveugle qui demanda à boire à des paysans  fut mené à cette fontaine. Il but, s'y lava le visage et recouvra la vue. Ce fut le premier d'une série de miracles". Le même récit est rapporté à la fontaine de Saint-Côme à Langougou, en Plomeur (BDHA 1926 p. 268)

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La fontaine Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

La fontaine Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

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En 1930, C.  Parcheminou signale que l'une des statues n'avait plus de tête. Puis, le buste de l'autre se brisa ou fut brisée et tomba dans l'eau du réservoir. Des vandalismes et tentatives de vol décidèrent l'association Folklore et Culture de procéder au remplacement des parties manquantes, et c'est son ancien président, Fernand Druais, ancien marbrier de Châteaulin, qui s'en chargea généreusement.  En 2016, une cérémonie marqua la mise en place des statues restaurées.

Ouest-France 11/07/2016

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Je me suis étonné auprès d'un membre de l'association, de constater que les deux saints étaient semblables, au lieu de se distinguer comme c'est si constamment le cas par leur attribut. Il m'a attesté que c'était  pourtant déjà le cas auparavant.

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Les deux statues de saints Côme et Damien en la fontaine Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

Les deux statues de saints Côme et Damien en la fontaine Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

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Les deux statues de saints sont en kersanton. Pour ce dont nous pouvons juger, sur les parties anciennes, les deux médecins sont vêtus semblablement d'une robe longue, dont l'un des plis forment une bande antérieure médiane. Celui-ci s'intègre-t-il à la courte pèlerine qui recouvre les épaules, pour former alors un scapulaire monastique ? Quoiqu'il en soit, cette pièce de leur habit se rabat en un col sans fente, comme le capuchon des moines.

Une autre particularité de cet habit réside dans les manches, qui s'évasent largement.

Enfin, je note la forme pointue des chaussures. Une mode qui ne perdura pas au delà de 1470. (comparez avec les chaussures à bouts ronds de Côme et Dalmien sur les portails de Landivisiau en 1554 ou, Bodilis en 1570, ou sur le cadran solaire de Saint-Nic de 1614).

 

 

Les deux statues de saints Côme et Damien en la fontaine Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

Les deux statues de saints Côme et Damien en la fontaine Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

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Les deux statues de saints Côme et Damien en la fontaine Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

Les deux statues de saints Côme et Damien en la fontaine Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

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Les deux statues de saints Côme et Damien en la fontaine Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

Les deux statues de saints Côme et Damien en la fontaine Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

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Je m'intéresserai principalement au saint de droite, le mieux conservé, que je nommerai arbitrairement saint Damien. Il tient  un pot à onguent, dans un geste élégant et noble, une paume sur le couvercle, l'autre sous le récipient. C'est une posture originale, puisque dans les autres représentations de saint Damien, la boite à onguent n'est tenue que d'une main.

Une autre singularité est la présence d'un plumier (ou, si on veut, d'une boite d'instruments chirurgicaux) suspendu au poignet gauche. Il a la même forme, oblongue et arrondie, que ceux qui précisent la fonction des quatre évangélistes.

 

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Saint Damien (kersanton, début  XVIe siècle ?) en la fontaine Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

Saint Damien (kersanton, début XVIe siècle ?) en la fontaine Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

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Saint Damien (kersanton, début  XVIe siècle ?) en la fontaine Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

Saint Damien (kersanton, début XVIe siècle ?) en la fontaine Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

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Saint Damien (kersanton, début  XVIe siècle ?) en la fontaine Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

Saint Damien (kersanton, début XVIe siècle ?) en la fontaine Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

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Prochaine étape ? L'intérieur de la chapelle, pour y découvrir d'autres  statues.

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SOURCES ET LIENS.
 

—MEVEL (abbé), 1927, Nos vieux saints bretons : saint Nic. Bull. Dioc. hist. arch. Quimper, BDHA page 223-231

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1927.pdf

— PARCHEMINOU ( Corentin), 1930  “Saint-Nic : une paroisse cornouaillaise pendant la Révolution : ses monuments religieux,” 

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3082c766c9392bec4684ec9de6920595.pdf

Bibliographie complète dans l'article sur l'iconographie de Côme et Damien.

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28 mai 2018 1 28 /05 /mai /2018 22:04

Saint Côme et saint Damien sur le cadran solaire de 1614 de l'église de Saint-Nic (Finistère).

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Cet article s'intégrera dans une  étude iconographique de ces deux saints, en Bretagne notamment. Il sera bref, pour me procurer une aimable récréation.

 

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Localisation Géoportail. 

 

La façade sud de l'église Saint-Nicaise de la commune de Saint-Nic comporte, au dessus du fronton du porche et à droite du fleuron, un cadran solaire en ardoise, daté de 1614, dont les lignes horaires sont tracées de 6 heures du matin à 6 heures du soir, numérotées de 6 à 12 et de 11 à 6 (avec un 10 rétrograde) en chiffres arabes. Le style est une tige de fer coudée à angle droit, qui marquait midi lorsque j'ai pris ma photo, à 15h 09 le 28 mai 2018.

 

 

Il est centré par une rose, ne comporte pas d'autre inscription que la date de 1614, et est gravé d'un soleil et d'une lune. Lune curieuse, dont la concavité est orné de bésicles !

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La date de 1614 correspond à la fin de la régence de Marie de Médicis et à la majorité de Louis XIII.

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Cadran solaire (ardoise, 1614) de l'église Saint-Nicaise de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

Cadran solaire (ardoise, 1614) de l'église Saint-Nicaise de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

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Mais ce qui motive mon intérêt, ce sont les deux saints gravés dans la moitié haute. Il s'agit de saint Damien et de saint Côme, choix causé évidemment par la présence un peu plus loin vers l'est de la chapelle Saint-Côme-et-saint- Damien". Je suis impatient de découvrir quel attribut le sculpteur leur a donné, et dans quel tenue vestimentaire il les  a figurés.

Ils sont tous deux nimbés, coiffés du bonnet carré des docteurs, les épaules couvertes d'un camail, et vêtus d'une robe longue, aux manches larges et plissées, et qui bouffe à la taille sous l'effet d'une vraisemblable ceinture. 

C'est sous Louis IX que son premier chirurgien, Jean Pitard, créa la confrérie Saint-Côme et de Saint-Damien, dont les membres deviennent des chirurgiens de robe longue, se distinguant ainsi des barbiers ou chirurgiens de robe courte, qui ne réalisent que des actes de petite chirurgie. Et en 1437, les membres de la confrérie obtiennent le droit de suivre les cours des écoles de médecine.

 

Les deux saints sont donc représentés dans le costume proche de celui des médecins de l'époque,  " en robes longues à manches, le bonnet carré sur la tête, le rabat au cou, la chausse d'écarlate sur l'épaule."

 

Saints Côme et  Damien, cadran solaire (ardoise, 1614) de l'église Saint-Nicaise de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

Saints Côme et Damien, cadran solaire (ardoise, 1614) de l'église Saint-Nicaise de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

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1°) Saint Côme soulevant l'urinal.

Le personnage de droite, que je nomme saint Côme, porte un flacon sphérique à long col qu'il élève à la hauteur de ses yeux : ce flacon — en réalité en verre — est l'urinal ou matula (en latin vase, pot de chambre), c'est l'attribut des médecins, et il sert à mirer, à examiner par transparence les dépôts (ou "contents") des urines des patients pour se prononcer sur le diagnostic et le pronostic.

J'attribue l'urinal à saint Côme en fonction des travaux spécialisés (Pierre Julien), mais aussi en me fondant sur la Madone des Médicis, le tableau datant de 1460-1464 de Rogier van der Weyden, où le saint le plus proche de la Vierge, et qui tient le flacon de verre, ne peut être que saint Côme, en l'honneur de Côme de Médicis (1389-1464), ancêtre fondateur de la dynastie à laquelle appartient le commanditaire du tableau.

Cette représentation se retrouve sur les portails des églises de Landivisiau (1554), de Bodilis (1570) et de Landerneau (vers 1554-1570), mais aussi à l'intérieur de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien elle même. Et sur l'enluminure des Grandes Heures d'Anne de Bretagne folio 173v par Jean Bourdichon (1505-1510) . 

 

 

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Saint Côme soulevant l'urinal. Cadran solaire (ardoise, 1614) de l'église Saint-Nicaise de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

Saint Côme soulevant l'urinal. Cadran solaire (ardoise, 1614) de l'église Saint-Nicaise de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

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Saint Côme soulevant l'urinal. Cadran solaire (ardoise, 1614) de l'église Saint-Nicaise de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

Saint Côme soulevant l'urinal. Cadran solaire (ardoise, 1614) de l'église Saint-Nicaise de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

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2°) Saint Damien tenant le pilon et le mortier [ou la spatule et le pot à onguent].

Si saint Côme tenait le rôle du médecin mireur d'urine, saint Damien tient celui de l'apothicaire, préparant les remèdes pharmaceutiques au moyen du pilon et du mortier. On ne peut écarter l'hypothèse, vers laquelle j'incline, que les deux objets soient plutôt la spatule et le pot à onguent, plus fréquemment représentés.

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Saint Damien tenant la spatule et le pot à onguent. Cadran solaire (ardoise, 1614) de l'église Saint-Nicaise de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

Saint Damien tenant la spatule et le pot à onguent. Cadran solaire (ardoise, 1614) de l'église Saint-Nicaise de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

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Saint Damien tenant la spatule et le pot à onguent. Cadran solaire (ardoise, 1614) de l'église Saint-Nicaise de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

Saint Damien tenant la spatule et le pot à onguent. Cadran solaire (ardoise, 1614) de l'église Saint-Nicaise de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 28 mai 2018.

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En conclusion, les deux saints sont, comme dans toute leur iconographie, représentés en médecins dont ils portent les insignes vestimentaires, et ne diffèrent que par leur attribut, l'urinal pour la partie diagnostique et pronostique de leur profession, et le mortier (ou le pot à onguent) pour sa partie thérapeutique. De toute façon, ils sont toujours figurés ensemble, nommés ensemble, honorés ensemble, comme si ils constituaient une seule entité, à deux versants inséparables. Nous aurions tort de vouloir séparer d'un coup de bistouri néfaste ce qui doit, pour être efficace dans les suffrages, rester uni. Ces saints sont thaumaturges, comme saint Sébastien (pour la peste), saint Roch (id), saint Herbot (pour les animaux), saint Éloi (pour les chevaux), sainte Apolline (pour les rages de dents), sainte Barbe (pour la mort subite et la foudre), sainte Catherine et sainte Marguerite (pour les risques de la grossesse), saint Christophe (pour les voyages, les ponts et les seuils), et, à Saint-Nic, les eaux de leur fontaine passe pour guérir les maux de tête. Ou de ventre. Ce sera mon prochain article.

 

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SOURCES ET LIENS.

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— CASTEL (Yves-Pascal; L'iconographie religieuse des cadrans solaires du Finistère, 

http://patrimoine.du-finistere.org/art2/index_ypc_cadrans_solaires.html

"Saint Côme et saint Damien, deux frères arabes, médecins de leur état, se voient sur un cadran solaire de Saint-Nic, daté 1614, antérieur de quelques années à peine au cadran de Pleyben. Les patrons des apothicaires fort bien typés, tiennent chacun en main la fiole de médicaments qui est leur attribut. Chose curieuse, pour une œuvre qui montre la maîtrise incontestable de l’artiste, le travail demeure inachevé. On y devine le cercle qui attend un soleil et celui qui attend la lune. On remarque en outre un tracé inversé pour le 6 et le 10 d’avant le milieu du jour (Cornec-Labat, op. cit., p. 93)

— CORNEC (Jean-Paul) LABAT-SEGALEN ( Pierre), 2010, « Cadrans solaires de Bretagne, horolajou heol Breizh » ( Skol Vreizh, nov. 2010).

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Published by jean-yves cordier

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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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