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8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 22:38

Crocothemis erythraea, Brullé 1832, le Crocothémis écarlate à l'étang de Kerloc'h, Crozon.

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Voir :

Mes libellules de juin 2010

Crocothemis erythraea et l'expédition en Morée.

Zoonymie des Odonates : le nom de genre Crocothemis Brauer, 1868.

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Crocothemis erythraea, étang de Kerloc'h à Crozon, photographie lavieb-aile 7 juin 2018.

Crocothemis erythraea, étang de Kerloc'h à Crozon, photographie lavieb-aile 7 juin 2018.

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Crocothemis erythraea, étang de Kerloc'h à Crozon, photographie lavieb-aile 7 juin 2018.

Crocothemis erythraea, étang de Kerloc'h à Crozon, photographie lavieb-aile 7 juin 2018.

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Crocothemis erythraea, étang de Kerloc'h à Crozon, photographie lavieb-aile 7 juin 2018.

Crocothemis erythraea, étang de Kerloc'h à Crozon, photographie lavieb-aile 7 juin 2018.

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Crocothemis erythraea, étang de Kerloc'h à Crozon, photographie lavieb-aile 7 juin 2018.

Crocothemis erythraea, étang de Kerloc'h à Crozon, photographie lavieb-aile 7 juin 2018.

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Crocothemis erythraea, étang de Kerloc'h à Crozon, photographie lavieb-aile 7 juin 2018.

Crocothemis erythraea, étang de Kerloc'h à Crozon, photographie lavieb-aile 7 juin 2018.

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Crocothemis erythraea, étang de Kerloc'h à Crozon, photographie lavieb-aile 7 juin 2018.

Crocothemis erythraea, étang de Kerloc'h à Crozon, photographie lavieb-aile 7 juin 2018.

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Published by jean-yves cordier
8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 16:33

Iconographie de Saint Côme et saint Damien en Bretagne, sur une vingtaine de sites, 

sur les porches de Landivisiau (1554), Bodilis (1570), et Saint-Houardon de Landerneau (vers 1554), à Saint-Nic, Plougastel, La Martyre, Ploudiry, Languivoa, etc,  etc... .

Avec une petite iconographie générale (enluminures, ...).

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Voir sur l'iconographie des saints Côme et Damien :

— en Bretagne :

 

— Hors Bretagne : 



 

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Au nord du Finistère, en Léon, pays des "enclos paroissiaux",  les représentations sculptées des saint Côme et Damien, exécutées très vraisemblablement par le même atelier (Prigent, à Landerneau), dans le même matériau (kersantite), à la même époque (approximativement entre 1554 et 1570), s'observent sur l'encadrement des portails de trois églises très proches, celles de Landivisiau, de Bodilis et de Landerneau.

La singularité de ce regroupement apparaît si on considère la rareté (finalement relative) des représentations des deux saints médecins en Bretagne, ou de l'attestation de leur culte : une chapelle à Saint-Nic (29) et à Plomeur (29), un polyptyque à Dinan, quelques statues souvent postérieures au XVIe.

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I. SAINT CÔME TENANT L'URINAL.

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1°) À Landivisiau, porche sud, kersanton, atelier des frères Prigent de Landerneau,  1554. 4ème niche du coté droit de la gorge extérieure du portail intérieur.  

http://www.lavieb-aile.com/2017/01/le-porche-de-l-eglise-de-landivisiau-vii.l-arcade-interieure-et-son-tympan.html

Côme est coiffé du bonnet carré des docteurs (discernable par l'arête centrale et les deux coins latéraux). Il porte une tunique courte (au dessus des genoux), à manches plissées,  boutonnée par une rangée de boutons ronds médians. Cette tunique est recouverte d'un manteau long, touchant terre, dont l'encolure fait un large revers. De solides chaussures et des bas complètent cette tenue.

Il tient dans la main droite un vase à long col dans lequel nous reconnaissons l'urinal, ou matula, qui sert à mirer les urines.

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Photographie lavieb-aile.

Photographie lavieb-aile.

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Photographie lavieb-aile.

Photographie lavieb-aile.

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2°) Saint Côme tenant l'urinal, à Bodilis, porche sud, kersanton, atelier des frères Prigent de Landerneau,  1570. 1ère niche du coté gauche de la gorge extérieure du portail intérieur.  

http://www.lavieb-aile.com/2018/04/les-sculptures-de-pierre-de-l-eglise-de-bodilis.i.l-encadrement-interieur-1601-du-porche-sud.html

 

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Là encore, saint Côme, patron des médecins, élève devant ses yeux l'urinal ou matula ( alias "pot à pisser", E. Guichard 1606) afin d'en examiner la sédimentation et de se prononcer sur le diagnostic ou le pronostic, comme dans les Grandes Heures d'Anne de Bretagne. Comme le vase est tenu plus haut qu'à Landivisiau, précisément à la hauteur des yeux et que son col est plus long, son usage prête encore moins à confusion. 

Il est coiffé du bonnet des docteurs, dont l'arête centrale est parfaitement rendue, donnant l'impression d'un chapeau à trois pointes. Le bonnet porté par saint Côme ou plus généralement par les médecins du Moyen-Âge  est décrit comme  "rond" (cylindrique) et fourré de vair, ou bien comme "carré". Le bonnet carré (la "barrette" des clercs) était porté par les avocats, les juges, les médecins et les maîtres en théologie. Il était, pour les médecins, de couleur écarlate. Il se porte, si on en juge par la barrette des religieux, avec l'une des pointes en position strictement médiane, ce qui donne l'aspect que nous voyons ici.

Il est vêtu d'une robe, descendant ici très bas et ne découvrant que le bout des chaussures. Les manches en sont plissées jusqu'au poignet où apparaissent  les petites plissures de la chemise. La robe n'est ouverte que par une courte fente thoracique dont les bords se rejoignent sans doute par un bouton, non visible mais responsable d'une boucle terminale très caractéristique de ce sculpteur.

Un manteau, tout aussi long, recouvre la robe, avec un large col rabattu, et un pan retenu par la main gauche.

 

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Photographie lavieb-aile.

Photographie lavieb-aile.

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Photographie lavieb-aile.

Photographie lavieb-aile.

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3°) À Landerneau, église Saint-Houardon, porche sud, kersanton, atelier des frères Prigent de Landerneau,  1555-1580. 2ème niche du coté gauche de la gorge extérieure du portail intérieur.  

http://www.lavieb-aile.com/2017/01/le-porche-sud-et-la-porte-sud-de-l-eglise-saint-houardon-de-landerneau.html

La sculpture en moyen relief est de facture plus grossière, et sa taille est moindre. Néanmoins, les points communs avec les deux sculptures précédentes sont suffisamment francs pour les réunir dans un même ensemble. Le bonnet carré, la robe longue fermée par un bouton rond, recouvertepar un manteau dont le pan droit est retenu par la main gauche, et l'urinal, dont le col  est brisé. Il est tenu à la hauteur de l'épaule.

 

 

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Photographie lavieb-aile.

Photographie lavieb-aile.

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Photographie lavieb-aile.

Photographie lavieb-aile.

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II. SAINT DAMIEN TENANT LE POT À ONGUENT.

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1°) À Landivisiau, porche sud, kersanton, atelier des frères Prigent de Landerneau,  1554. 4ème niche du coté gauche de la gorge extérieure du portail intérieur.  

http://www.lavieb-aile.com/2017/01/le-porche-de-l-eglise-de-landivisiau-vii.l-arcade-interieure-et-son-tympan.html

Damien porte  le bonnet des docteurs, qui est caractéristique de sa fonction. Il ressemble ici à un béret en galette, arrondi, sans les angles et les nervures du bonnet carré.

Il est vêtu d'une courte tunique aux plis épais,  dont la  fente antérieure est fermée par deux boutons ronds placée à l'extrémité d'une patte, la boutonnière dessinant ainsi une ligne sinueuse s'achevant par une boucle. On devine la présence d'une ceinture.

Par dessus, un manteau à petit  col, très ajusté sur les épaules  est mystérieusement fixé sans fermail. Ses pans plissés sont repris à la taille.

Il est chaussé de solides chaussures.

La boite à onguent, dotée d'un couvercle, est cylindrique, à bords lisses ornés d'une seule cannelure.

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Photographie lavieb-aile.

Photographie lavieb-aile.

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Photographie lavieb-aile.

Photographie lavieb-aile.

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2°) À Bodilis, porche sud, kersanton, atelier des frères Prigent de Landerneau,  1570. 1ère niche du coté droit de la gorge extérieure du portail intérieur.  

http://www.lavieb-aile.com/2018/04/les-sculptures-de-pierre-de-l-eglise-de-bodilis.i.l-encadrement-interieur-1601-du-porche-sud.html

Il tient de la main gauche le pot à onguent, son attribut de patron des apothicaires. Cylindrique, il est doté d'un couvercle, et s'orne de deux cannelures, et d'un fond à godrons. La main droite bénit, à moins qu'elle ait perdu la spatule souvent associée au pot. La robe est longue, serrée à la taille par une ceinture nouée. 

 

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Photographie lavieb-aile.

Photographie lavieb-aile.

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Photographie lavieb-aile.

Photographie lavieb-aile.

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3°) À Landerneau, église Saint-Houardon, porche sud, kersanton, atelier des frères Prigent de Landerneau,  1555-1580. 2ème niche du coté droit de la gorge extérieure du portail intérieur.  

http://www.lavieb-aile.com/2017/01/le-porche-sud-et-la-porte-sud-de-l-eglise-saint-houardon-de-landerneau.html

Là encore, la sculpture est de moins belle facture, mais nous retrouvons le même motif, avec une main droite qui a peut-être perdu l'accessoire qu'elle tenait, et la main gauche qui tient une belle boite à onguent, cylindrique à plusieurs cannelures verticales.

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Photographie lavieb-aile.

Photographie lavieb-aile.

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Iconographie des saints Côme et  Damien en Bretagne.

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CONCLUSION.

  Patrons des médecins, des chirurgiens et des pharmaciens, les saints thaumaturges et anargyres Côme et Damien  figurent en bonne place dans l'encadrement des  portails de trois églises du Finistère, celles  de Landivisiau, Bodilis et Landerneau. Ils sont sculptés entre 1554 et 1570 environ dans leur tenue de docteurs en médecine (bonnet carré, robe longue à manches, manteau à col large). Ils accompagnent constamment saint Yves, docteur en théologie et en droit et patron de la Bretagne.

Cette association est significative, puisque tant Côme et Damien que saint Yves sont vénérés pour leur détermination à refuser le pouvoir de l'argent, et à dispenser leur art (la médecine dans un cas, la défense juridique dans l'autre) sans demander de paiement.

 

Cette constatation  suggère ensuite, avec bien d'autres points communs, que les trois porches sont dus au même atelier landernéen des frères Prigent (actif de 1527 à 1577) , ce qui n'avait pas été clairement établi.

Cela  témoigne par ailleurs de l'importance donnée aux deux saints dans ce petit périmètre du Léon, à l'apogée des Enclos paroissiaux, âge d'or de l'industrie toilière (lin, chanvre) et du commerce maritime (Landerneau, Roscoff, Morlaix) sous les rois Henri II, François II et Charles IX. Une importance qui n'a pas non plus été notée, mais qui interroge sur sa cause. Les trois portails ne figurent pas dans l'inventaire, pourtant étoffé et attentif, de la thèse de pharmacie de Marie-Louise David-Danel.

Enfin, le choix de représentation  (l'un tenant l'urinal, l'autre la boite à onguent) mérite, là encore, tout notre intérêt, car les attributs des saints ne sont pas fixée, et évoluent au contraire dans le temps et selon les lieux.

N.B. L'étude de l'iconographie ne permet pas de préciser l'identité des deux saints en fonction de leur attribut. Quelques arguments incitent à considérer que Damien, le pharmacien, tient le pot à onguent et que Côme, le médecin, procède à l'uroscopie en mirant les urines dans un urinal de verre ou matula. Ce récipient a été, au Moyen-Âge, aussi représentatif de la fonction médicale que, de nos jours, le désuet stéthoscope autour du cou des acteurs de publicité ou de séries télévisées. J'ai donc suivi cet idée dans ma détermination des saints. Il suffirait d'inverser si un motif péremptoire l'imposait.

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Côme et Damien appartiennent, sur ces portails, à des séries de 12 saints personnages,  associés à saint Yves dans les trois sites,  mais aussi aux  saints François d'Assise  et Miliau dans deux cas. Nous trouvons :

 

– à Landivisiau  : Saint Yves confronté à Saint Pierre.  Saint Salomon roi breton face à Saint Denis ou Miliau, un  évêque confronté à un autre  évêque, Damien et Côme, un saint Abbé (Guénolé?) face à un évêque, et enfin deux anges.  

 – à Bodilis : Côme est face à Damien, saint Antoine face à saint Yves, saint Dominique face à François d'Assise, et saint Miliau face à saint Sébastien.

– à Saint-Houardon de Landerneau   Saint Yves confronté à saint Pierre, Saint Côme à saint Damien, un Saint évêque à saint Jean-Baptiste, Salomon, roi breton à saint François d'Assise, un Saint évêque à saint Christophe, le Christ aux liens à saint Hervé (un saint breton), un Homme mains jointes  au Père éternel, et Saint Fiacre à un saint évêque.

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Nous pouvons maintenant nous interroger sur la place de ces trois ensembles dans le culte de ces saints en Bretagne.

 

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CÔME ET DAMIEN EN BRETAGNE

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A. LE FINISTÈRE NORD.

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1°) Les statues de bois polychrome (XVIIe) de la chapelle Saint-Côme-et Saint-Damien à Saint-Nic (29).

Elle a été édifiée au début du XVIe siècle à la suite d'une épidémie, et terminée au XVIIe (sablières datées de 1641 et 1661). En 1694, les lambris reçurent des peintures (détruites) relatant la vie des saints patrons. Elle abrite, dans des niches entourant le chœur,  deux statues des saints, du XVIIe siècle (classées 15/07/1993).   Damien tient le pot à onguent  tandis que Côme tient l' urinal. Ou inversement. Et le geste de la main droite de Damien est très proche de la statue homologue de Bodilis.

Voir mon article ici.

 

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Saint Damien tenant la boite à onguent, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme-et-saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2018.

Saint Damien tenant la boite à onguent, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme-et-saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2018.

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Saint Côme tenant l'urinal, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme-et-saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Saint Côme tenant l'urinal, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme-et-saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Saint Côme tenant l'urinal, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme-et-saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juin 2018.

Saint Côme tenant l'urinal, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme-et-saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juin 2018.

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Saint Damien :

 

Saint Damien tenant le pot à onguent, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme-et-saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juin 2018.

Saint Damien tenant le pot à onguent, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme-et-saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juin 2018.

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2°) Les statues de pierre (XVIe ?) de l'ancien calvaire de la chapelle Saint-Côme-et Saint-Damien à Saint-Nic (29).

Lors de ma visite de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic, j'ai remarqué un groupe de deux statues de pierre (XVIe ?) contre des piliers. Elles proviendraient de l'ancien calvaire. L'un (pilier de gauche de la nef) tient un pilon et un mortier, tandis que l'attribut de l'autre, géminé au dos de Marie-Madeleine contre le pilier de droite, est brisé.

Voir mon article pour une description plus complète.

e siècle, chapelle Saint-Côme-et-saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2018.

e siècle, chapelle Saint-Côme-et-saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2018.

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3°) Le reliquaire de 1578 provenant   de la chapelle Saint-Côme-et Saint-Damien, et conservé à Saint-Nic (29).

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Pas d'image, mais ce reliquaire en argent doré en forme de chapelle donne une date terminus post quem du culte des saints dans ce lieu. Il contient, selon une inscription, les reliques des deux saints patrons de la chapelle, de saint Pierre, de Marie-Madeleine et de saint Meen (patron de l'église de Ploéven, paroisse voisine). 

Les statues des deux saints y figurent dans des niches :

Description par Y-P. Castel en 1971 dans la base Palissy :

Reliquaire en forme de chapelle, portée aux 4 coins par des lions, un clocher de plan hexagonal surmonte le toit, à double pente, en son centre ; les élévations se composent de niches juxtaposées ; assemblages des éléments décoratifs par soudures et des 3 personnages par agrafes  haut reliefs de Côme et Damien encadrant saint Pierre plus petit chacun dans une niche.

Auteur : Corentin Le Baron, orfèvre.

en forme de : chapelle : ornementation (filet, fleuron, crochet, fleurette, arcature, ornement : époque gothique, lion) ; figures (saint Pierre, saint Côme, saint Damien, portant : récipient d'hygiène) ; figure (en buste : Apôtre : ?)

poinçon de maître : rectangulaire, lettres C et B, légèrement fleuronnées ; inscription sur une pente du toit : VN PARTIE DE LA CORO DENOTRE SIGNVR VN PARTI DE SAROBA VN PARTIE DE RELIQVES DE SAINT COM ET DOMIEN VN PAR DE RELIQV DE SAINT PIERE VN PARTIE DE RELIQVES DE SAINT MEN VU PARTIE DE RELIQVES DE MARIA MADALENE ET VN PARTIE DE SAROBA ITEM DES AVTRES RELIQVES ; inscription sous la base : HENRI HASCOVET FABRIQVE DE LA CHAPELLE DE S COM LE 30 DAVOVGST 1578 M YVES LE SENESAL RECTVR. P

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 Le reliquaire de 1578 provenant   de la chapelle Saint-Côme-et Saint-Damien, à Saint-Nic. photographie lavieb-aile 23 juin 2018.

Le reliquaire de 1578 provenant   de la chapelle Saint-Côme-et Saint-Damien, à Saint-Nic. photographie lavieb-aile 23 juin 2018.

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4°) La fontaine de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. 

L'eau de la fontaine de la chapelle (à 200m en direction de la plage) est réputée guérir des maux de tête. Sous un toit en bâtière, elle abrite deux statues en pierre de Kersanton, du XVIe siècle, des saints. Ces statues ont été restaurées en 2016 avec reconstitution de novo d'une  tête, pour l'une, et d'une tête et d'un buste pour l'autre. L'attribut, sur la statue de droite la mieux conservée, est un pot à onguent avec son couvercle.

Voir :

La fontaine Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic.

 

La fontaine de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile mai 2018.

La fontaine de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile mai 2018.

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La fontaine de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile mai 2018.

La fontaine de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile mai 2018.

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5°) La chapelle de Sainte-Christine à Plougastel (29).

Elle conserve les statues en bois polychrome du XVIIe siècle des deux saints dont l'un porte l'urinal et un rouleau de parchemin, et l'autre un pilon dans un mortier. (Elles figurent dans l'Iconographie de David-Danel).

Voir mon article ici.

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Saint Côme tenant l'urinal, bois polychrome, XVIIe, chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018

Saint Côme tenant l'urinal, bois polychrome, XVIIe, chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018

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Saint Damien tenant le pilon et le mortier, bois polychrome, XVIIe, chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018

Saint Damien tenant le pilon et le mortier, bois polychrome, XVIIe, chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018

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6°) Les statues en bois polychrome de La Martyre : saint Côme tenant l'urinal et saint Damien le pot d'onguent.

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Saint Côme tenant l'urinal,  bois polychrome, église Saint-Salomon,  La Martyre. Photographie lavieb-aile 2016.

Saint Côme tenant l'urinal, bois polychrome, église Saint-Salomon, La Martyre. Photographie lavieb-aile 2016.

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Saint Damien tenant la boite d'onguent,  bois polychrome, église Saint-Salomon,  La Martyre. Photographie lavieb-aile 2016.

Saint Damien tenant la boite d'onguent, bois polychrome, église Saint-Salomon, La Martyre. Photographie lavieb-aile 2016.

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7°) Saint Côme tenant l'urinal, statue en bois polychrome de l'église de Ploudiry.

N.B :  Ploudiry est voisine de La Martyre ; les deux paroisses sont proches de Landerneau, Bodilis et Landivisiau.

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Saint Côme tenant l'urinal, statue en bois polychrome, XVIIe,  de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Saint Côme tenant l'urinal, statue en bois polychrome, XVIIe, de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

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8°) Les statues de saint Côme et Damien à Plougourvest (29).

http://www.infobretagne.com/plougourvest.htm

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9°) L'église de Guimaec (29) abrite un retable où les saints sont représentés (bois polychrome, XVIIe siècle).

http://www.lavieb-aile.com/article-anne-trinitaire-de-l-eglise-de-guimaec-104954792.html

 

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Retable de l'église de Guimaec. Photographie lavieb-aile.

Retable de l'église de Guimaec. Photographie lavieb-aile.

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10°) Statue de saint Côme et saint Damien, kersanton, XVIe siècle, calvaire de La Madeleine à Briec-sur-Odet.

http://croix.du-finistere.org/commune/briec_de_l_odet.html

152. Madeleine (La), g. k. 6 m. XVIè s. Large soubassement architecturé à quatre niveaux, corniches moulurées, table d’offrande. Socle asymétrique, emblème funéraire. Fût à pans. Croisillon à consoles godronnées. Statues géminées: Vierge-saint Damien, Jean-saint Côme, écusson avec armoiries. Croix à branches rondes, fleurons-boules, crucifix, anges recueillant le Sang. [YPC 1980, Atlas des Croix et Calvaires du Finistère]

Photo Keraval, droits réservés,  Atlas des croix et Calvaires du Finistère.

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Briec-sur-Odet , Photo Keraval, droits réservés,  Atlas des croix et Calvaires du Finistère.

Briec-sur-Odet , Photo Keraval, droits réservés,  Atlas des croix et Calvaires du Finistère.

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11°) Un autel  de l'église de Landrévarzec (29) était jadis consacré à saints Cosme et Damien, comme l'atteste un procès-verbal de prééminences des Kerguelen datant de 1648. L'église conserve deux statues anciennes des saints.

 

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12°) Deux statues en bois du XVI ? ou XVIIIe siècle conservées au château de Maillé en Plounévez-Lochrist, et provenant de la chapelle Notre-Dame-du-Kermeur.

Base Palissy.

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13°) Mention d'un autel consacré à saints Côme et Damien en l'église Notre-Dame-du-Mûr de Morlaix.

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14°) Mention d'un autel des saints Cosme et Damien en l'église abbatiale de Daoulas, avec des peintures de 1596 représentant leur martyre" (Chanoine Abgrall, BDHA 1906), peintes par Baptiste Kergoat (Artistes et  artisans de Bretagne).

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/1f623d8ab53c290b419d50f8f5da88aa.pdf

 

Vis à vis de cette chapelle du côté du choeur, dans l'arcade entre les deux piliers de la tour, il y a un autel dédié aux saints martyrs Cosme et Damieu, orné de peintures. Elles représentent l'histoire du rnartyre de ces deux glorieux saints.

« Au-dessus de la table d'autel du côté de l'Evangile, il y a un prêtre à genoux sur un prie-Dieu en habit canonial et aumusse qui est rerésenté par saint Ollivier, son patron en habit épiscopal, duquel chanoine les armes sont à côté du prie-Dieu ...Coetaudon .

« Au-dessus de l'enceinte de bois de cette chapelle est écrit : « Du tems du H. Père en Dieu Messire Hené du Louet, abbé de céans, frère Olliyier de Coetaudon, humble religieux et prieur de Perguet-Benaudet, a fait peindre cette chapelle en l'honneur de Dieu et de saint Cosme et Damien par les mains de Baptiste Vergat, habitant en Daoulas, et fut achevé de peindre le 2 octobre l'an de la Nativité de Notre-Seigneur 1596. " (Description de l'église abbatiale, Bull. SAF 1897)

15°) Mention dans l'ancienne église de Lesneven, d'une chapelle dédiée à saints Cosme et Damien.

http://www.infobretagne.com/lesneven-notredame-fondations.htm

17°) Armoiries de l'association des apothicaires et chirurgiens de Brest à la fin du XVIIe : 

"Brest n'a point encore de communauté régulière. Les chirurgiens y vivent réunis aux apothicaires, sous des statuts traditionnels, qui d'ailleurs laissent à chaque catégorie son évolution spéciale sur le terrain professionnel. L'union a pour but la sauvegarde d'intérêts communs' et l'atténuation des frais qu'elle exige, par une plus large répartition; elle est cimentée sous la formule d'armoiries bien caractéristiques, qui rappellent l'invocation des saints patrons de l'un et de l'autre métier, et sont gravées sur le cachet de l'association:

D'or à un saint Cosmes et à un saint Damiens de carnation, habillés et coiffés de gueules avec des fourrures d'hermine, le premier tenant dans sa main senestre une lancette ouverte d'azur, le second tenant de sa main dextre une boite ouverte de même accolée d'un serpent d'argent.

(Bull. SAF 1897 vol. 24)

 

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B. LE FINISTÈRE SUD.

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1°) Les  statues en bois polychrome (XVIIe) des saints entourant un cheval dans la chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29).

 M-L. David-Danel la signalait, dans son inventaire,  au Musée de l'Evêché de Quimper comme  un groupe de bois (XVIIe siècle) avec  les saints. avec un cheval entre eux. Ils portent une sacoche accrochée à la ceinture, mais aucun attribut spécifique.

Voir la description complète dans mon article ici.

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Notice Palissy  : h = 108 ; la = 55 ; pr = 20 (statue gauche et cheval) ; h = 98 ; la = 40 ; pr = 20 (statue droite) . Il manque le bras gauche et les pattes du cheval.  1993/07/15 : inscrit au titre objet.

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Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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2°) à Plomeur (Finistère-sud), une chapelle Saint-Côme ou Saints Cosme et Damien.

Le culte remonterait à 1676, mais la chapelle a été reconstruite en 1860. On y trouve une statue des deux saints.

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3°) Fontaine de Saint-Cosme à Plomeur (29).

La fontaine de la chapelle Saint-Cosme contient la statue de saint Côme.

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4°) Dans l'église de Lambour, à Pont-l'Abbé les statues des saints se trouvent  sur l'autel du bas-côté Sud.

? cette église est détruite.

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5°) Église Notre-Dame-des-Carmes à Pont-Labbé (29). Une statue de saint Damien.

Conservée à Charenton-le-Pont ?

http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/memsmn_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=OBJT&VALUE_98=%20saint%20Damien&NUMBER=40&GRP=0&REQ=%28%28saint%20Damien%29%20%3aOBJT%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=3&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=50&DOM=All

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Droits réservés

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6°) Chapelle du Moustoir (1538) à Rosporden (29). Deux statues de pierre polychrome.

L'un des saints (Côme pour moi) tient l'urinal, l'autre le pot à onguent de forme carré. Côme porte un sac accroché à la ceinture. Tous les deux portent  le manteau écarlate, le bonnet carré ou la toque de même couleur, la robe longue dorée. Les cheveux sont longs et bouclés (XVIe)

"Ces deux statues sont chacune constituées d'un seul bloc de granit.h = 125 ; la = 44 ; pr = 29 ; dimensions de saint Côme ; saint Damien : h = 130, la = 36, pr = 25" 

http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=REF&VALUE_98=PM29001752

http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/memsmn_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=OBJT&VALUE_98=%20saint%20Damien&NUMBER=39&GRP=0&REQ=%28%28saint%20Damien%29%20%3aOBJT%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=3&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=50&DOM=All

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Droits réservés

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7°) Penmarc'h, chapelle Notre-Dame-de-la-Joie.

Selon Infobretagne.

http://www.infobretagne.com/penmarch.htm

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8°) Pouldergat, église Saint-Ergat.

Statues de saint Côme et de saint Damien "en costume Henri II." "tenant chacun une fiole de médicaments et auxquels était consacrée la chapelle septentrionale maintenant affectée aux fonts baptismaux".

 

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9°) Statue de saint Côme [et saint Damien], bois polychrome, XVIIe, restaurée en 1997 dans la chapelle Saint-Maudez de Lennon.

Côme tient un livre dans la main gauche et un urinal qu'il brandit de la main droite.

Base Palissy.

Les saints étaient jadis placé dans un polyptique conservé au Musée de Dinan. :

"Notre ami [pierre Julien] n'a pu résister au plaisir d'aller jusqu'à Lennon visiter la vieille chapelle qui possédait un autel dédié aux deux saints. On y voit encore deux statues. Saint Côme élève de la main droite la matula [urinal]. Saint Damien tient dans la main gauche une boîte à médicament ovale divisée intérieurement en dix-sept compartiments alternativement blancs, rouges et noirs, analogue à celle qui figure sur le tableau de Lorenzo di Bicci à la cathédrale de Florence : autre représentation elle aussi apparemment unique en France." L. Cotinat

 

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C. MORBIHAN.

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1°) Chapelle de Riolo, hameau de Guillers (56). Deux statues du XVIIe siècle.

Côme tenant l'urinal : http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/memsmn_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=AUTP&VALUE_98=Varmes%20&NUMBER=7&GRP=0&REQ=%28%28Varmes%29%20%3aAUTP%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=3&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=50&DOM=All

Damien : http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/memsmn_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=AUTP&VALUE_98=Varmes%20&NUMBER=6&GRP=0&REQ=%28%28Varmes%29%20%3aAUTP%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=3&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=50&DOM=All

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Droits réservés.

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2°) Église Saint- Servais, Saint-Servant-sur-Oust (56). Une statue de bois polychrome du XVIIe. Le saint est coiffé d'un chapeau noir et vêtu de la robe rouge. Il tient dans la main gauche un pot à onguent fermé par un couvercle.

http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=REF&VALUE_98=PM56005798

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Droits réservés

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Le saint est coiffé d'un chapeau. Il tient dans sa main gauche un pot fermé par un couvercle.

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3°) Église Saint-Côme-et-Damien de Naizin (56). Deux statues du XVIIe et deux statuettes.

http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/memsmn_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=OBJT&VALUE_98=%20saint%20Damien&NUMBER=44&GRP=0&REQ=%28%28saint%20Damien%29%20%3aOBJT%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=3&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=50&DOM=All

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C. EN CÔTES D'ARMOR.

1°) Pleubian, église Saint-Georges. Statues en bois polychrome du 17e (?). Saints Côme mirant l'urinal et Damien tenant la boite à onguent.

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Statues des saints provenant de la chapelle de Rojadou, conservées dans l'église et présentées par le service de l'Inventaire . Hauteur 120 cm

 

 

http://sallevirtuelle.cotesdarmor.fr/inventaire/pleubian/Geoviewer/Data/html/Ill-77_22_00548_X.html

 

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http://sallevirtuelle.cotesdarmor.fr/inventaire/pleubian/Geoviewer/Data/html/IM22001770.html

 

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2°) Un polyptyque de la chapelle Saint-Maudez à Lennon (29)  est conservé au Château-musée de  Dinan.

 

COTINAT (Louis), 1971, Deux nouveaux ensembles de représentations des saints Côme et Damien :Pierre Julien, Un polyptyque inédit des saints Côme et Damien, Janus, 1970. In: Revue d'histoire de la pharmacie, 59ᵉ année, n°211, 1971. pp. 582-583. http://www.persee.fr/doc/pharm_0035-2349_1971_num_59_211_7104_t1_0582_0000_1

JULIEN (Pierre), "Un polyptyque inédit des saints Côme et Damien", in Janus, t. LVII, 1970, n° 2-3, p. 96-103, 4 pl. h.-t.

http://old.shp-asso.org/index.php?PAGE=expositioncome

"Depuis 1913, le musée de Dinan conserve un polyptyque entièrement consacré à la vie et au martyre des saints Côme et Damien. Il provient de la petite chapelle Saint-Maudez, au lieu-dit Noc'h Ghuen, dans la paroisse de Lennon (Finistère). Il était jusqu'à présent passé inaperçu des spécialistes et aucune étude ne lui a été consacrée et il n'est cité par Mme David-Danel ni dans sa thèse, ni dans son Répertoire. Quatre volets comportant chacun trois compartiments représentent, sculptées en bas relief et polychromées, douze scènes de la vie des deux saints. L'auteur les étudie avec la compétence et la précision qu'on lui connaît. Il retrouve les scènes habituelles : adoration des idoles, condamnation par Lysias, les saints jetés à la mer et sauvés, la lapidation, le supplice du feu, la crucifixion, la décollation, mais, en outre, deux scènes plus originales : les saints, médecins des animaux sans nul doute témoignage de la foi bretonne et Lysias tourmenté par les démons représentation très originale probablement unique. "

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Droits réservés.

 

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CONCLUSION.

C. Toscer écrivait en 1997 que le culte rendu aux saints guérisseurs en Basse-Bretagne était "insignifiant". Mon inventaire, certainement non exhaustif, prouve le contraire, avec 27 sculptures du couple de saints en Finistère. Ce chiffre dépasse largement celui observé en Morbihan et en Côtes-d'Armor. Je n'ai rien trouvé en Ille-et-Vilaine.

— Finistère nord : 18 œuvres (de deux statues).

—  Finistère sud :  9 

—  Morbihan :       3

—  Côtes d'Armor : 2 (dont 1 venant du Finistère sud).

— Ille-et-Vilaine : 0

Total en Bretagne : 32.

Ces œuvres datent pour la plupart du XVIe et du XVIIe siècle. Il est possible de discerner deux centres de diffusion, l'un à Landerneau, l'autre à Pont-l'Abbé, témoignant peut-être de l'influence des voies d'échanges économiques maritimes dans le commerce des toiles.

Je n'ai trouvé aucune inscription ni aucun texte ancien qui puisse préciser comment ce culte se plaçait dans le grand ensemble breton des saints guérisseurs. Témoignait-il, comme le suggère l'existence d'autels ou de chapelles adjacentes, de l'existence de confréries ? Celles-ci étaient-elles professionnelles ? La dévotion aux  saints est-il apparu lors d'épidémies ou d'épizooties ?

Mon abord, résolument iconographique, gagnerait à être complétée par une étude des archives.

Les calendriers des Livres d'Heures des ducs et duchesses de Bretagne mentionnent bien la date de la fête des saints dans leur calendriers de septembre.

—  Livre d'Heures d'Isabelle de Stuart, Latin Nouv. Acquis Latine 588. vers 1445 : Septembre : cosme et damiani 
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8555843r/f24.image
— Livre d'heures d'Isabelle Stuart, Bnf Latin 1369, Septembre : cosme et damiani martyrs
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b52501939c/f1.vertical
— Heures de Pierre II duc de Bretagne Bnf Latin 1159, Septembre : cosme et damiani martyrs
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100345449/f14.image

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Attributs et représentations.

À la différence des enluminures, que nous allons voir, et des sculptures d'autres régions ( Normandie), les saints ne sont jamais figurés exerçant leur art sur un patient, ni se livrant à une discussion par gestes. Dans la très grande majorité, ils tiennent chacun un attribut différent, l'urinal (retrouvé 11 fois) et le pot à onguent (12 fois). Le mortier et son pilon sont présents deux fois. Dans les autres cas, je n'ai pas eu accès à l'œuvre et mes renseignements sont imprécis.

Rien n'indique que les artistes aient voulu désigner l'un des saints comme médecin (avec l'urinal) et l'autre comme apothicaire (avec le pot à onguent), bien au contraire, ils sont désignés dans tous les textes (cf infra) comme médecins, ou parfois   comme médecins et chirurgiens sans les dissocier dans leur art. Dans mon corpus, aucun attribut n'est en relation avec l'exercice de la chirurgie, et nous ne trouvons ni lancette ni trépan.

La  fréquence de la représentation de l'urinal (matula) témoigne — et m'a fait découvrir — de l'importance de l'uroscopie dans la pratique médicale, les médecins étant qualifiés de "mireurs". Avec la limite imprécise entre uroscopie et uromancie.

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Une hypothèse.

En écart par rapport à ce que je viens d'écrire, je voudrais proposer de reconnaître trois  scènes que j'ai qualifiées d'exorcisme et/ou trépanation sur les sablières de Saint-Fiacre du Faouët, de Saint-Sébastien (1600) du Faouët et de Notre-Dame-de-Grâces à Guingamp comme des représentations des saints Côme et Damien dans leur fonction de chirurgiens ou de thérapeutes des affections crâniennes ou cérébrales. Il me faudra revenir sur ce point.

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REVUE ICONOGRAPHIQUE DES ENLUMINURES. I. LA BNF (d'après le site Mandragore, images décrites comme "s.cosme et damien médecins").

 

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BnF Latin 9474 Grandes Heures d'Anne de Bretagne, Jean Bourdichon, 1505-1510,  folio 173v (suffrages).

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b52500984v/f355.item

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Grandes Heures d’Anne de Bretagne f. 173v, De saint Côme et saint Damien

 

"La peinture présente les frères jumeaux – même si l’hagiographie les considère comme jumeaux, Jean Bourdichon les a dotés d’une telle individualité que leurs physionomies sont différentes – auréolés dans une abside avec des plaques alternant porphyre et jaspe vert, séparées par des pilastres corinthiens, sous une voûte en quart de berceau en forme de coquille Saint-Jacques.

Saint Côme, peut-être le saint de gauche, porte un bonnet carré rouge, une toge violette avec deux languettes aux extrémités arrondies et fourrées de peau sous le cou, qui, l’entourant pour cacher sa naissance, s’associent à une capuche ; il réalise une tâche d’uroscopie, puisque sa main gauche tient un flacon en verre globulaire à large goulot avec de l’urine – pour prouver sa sédimentation selon la théorie galénique des éléments–, qu’il montre de la main droite.

Saint Damien porte un balandran écarlate avec un col et des revers en peau et une cagoule bleu sombre sur une coiffe noire sur la tête ; ses deux mains tiennent un pot en céramique blanche et bleue pour conserver des produits médicinaux. Le fait de les représenter au premier plan et de trois quarts permet de projeter leurs épaules vers l’avant, accentuant l’intensité de leur présence." Carlos Miranda Garcia-Tejedor, Ed. Moleiro 2014.

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Grandes Heures d’Anne de Bretagne f. 173v, De saint Côme et saint Damien. BnF Gallica. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b52500984v/f355.item

Grandes Heures d’Anne de Bretagne f. 173v, De saint Côme et saint Damien. BnF Gallica. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b52500984v/f355.item

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BnF Latin 9474 Grandes Heures d'Anne de Bretagne, Jean Bourdichon, 1505-1510,  folio 174r (suffrages).

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b52500984v/f356.item

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Il est remarquable que ce suffrage soit en tête de l'invocations des saints masculins. Il suit en effet les suffrages aux archanges, aux apôtres, à tous les martyrs, et précède ceux de saint Sébastien , des dix miles martyrs, de saint Pierre martyr,  de tous les confesseurs,  des saints Nicolas,  Lifar, Antoine de Padoue, Martin,  Hubert,  Antoine l'ermite, puis de saintes Anne, Ursule, Madeleine, Catherine, Marguerite, et  Hélène.

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Grandes Heures d’Anne de Bretagne f. 174r, Suffrage de saint Côme et saint Damien.

Texte :

De saint cosme et saint damian.

O quam preciosa est mors sanctorum : qui assidue assistunt ante dominum et ab invicem non sunt separati. Versus. Letamini in domino et exultate iusti

Responsorum. Et gloriamini omnes recti corde. Oremus. Oratio. Presta quesumus omnipotens deus : ut qui beatorum martirium tuorum cosme et damiani memoriam agimus : eorum apud te patrocinia sentiamus. Per Christum dominum nostrum. Amen

Ce texte suit un modèle habituel, personnalisé seulement par la mention des noms de Côme et Damien, sans invoquer leur profession ou leur pouvoirs de guérison (à la différence du suffrage du Ms GKS 1612).

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Grandes Heures d’Anne de Bretagne f. 174r, De saint Côme et saint Damien. BnF Gallica.

Grandes Heures d’Anne de Bretagne f. 174r, De saint Côme et saint Damien. BnF Gallica.

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Arsenal  5080 folio 229v , Vincent de Beauvais, Miroir historial, traduction en français par Jean de Vignay, Livres IX-XVI. vers 1335; enluminure par le Maître de Papeleu, le Maître de Cambrai et par Mahiet.  Le Speculum historiale de Vincent de Beauvais a été traduit par Jean de Vignay à la demande de la reine Jeanne de Bourgogne, vers 1332-1333. Ce volume est le second d'une série de quatre dont seuls les deux premiers ont été conservés. Ils étaient destinés au fils de Jeanne, Jean, futur roi Jean II le Bon. Le premier, aujourd'hui à Leyde, University library, Ms. Voss. GGF3A, porte l'ex-libris autographe effacé de Jean, duc de Normandie et de Guyenne. 

La même miniature montre, à droite, la Passion saint cosme et saint damien, et à gauche les deux saints face à "la matrone Paladie de nom", frappée de cette forme de folie qualifiée ici de lunatique. Se trouvant guérie, elle supplie Damien d'accepter un don : j'en donne ici une transcription fort boiteuse (je saute les mots que je ne déchiffre pas) qui fera bien rire les pros :

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"En ce temps souffrirent mort en Egee la cité Cosme et Damien en frères que Théodore leur mère avoit enfanté unnniaulz ceulz enseignés du saint esprit l'art de medecine auvient l'enfermeté de toutes maladies tant es hommes comme es bêtes. Et si comme une matrone, Paladie par nom, fust lunatique elle fut guérie par eux, et elle savait bien qu'ils ne recevaient nulle chose. Elle s'en vit repostement et s'agenouilla aux pieds de saint Damien et lui offrit un don et le contraint par serments épouvantables ; et celui-ci prit le don tant seulement par ce qu'il ne fut vu despure le nom de Notre Seigneur. Laquelle chose son frère oi, et commanda que le corps de son frère ne fut point enseveli avec lui. Mais Notre Seigneur l'en reprit apparaissant à lui celle nuit et excusant saint Damien. Et si comme Lisias prévôt les enquerist de quelle fortune ils étaient, ils répondirent Nous ne savons quelle fortune, mais nous sommes chrétiens."

 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b55000813g/f464.item.r=arsenal%205080.zoom

Arsenal  5080 folio 229v , Miroir historial, numérisé Gallica, droits réservés.

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Les deux médecins, nimbés, sont assis, et tiennent chacun un pot d'onguent, l'un cylindrique et l'autre turriforme. Ils lèvent la main droite devant la matrone Palladie, dans une intention que chacun interprétera selon le texte, mais qui témoigne à mon sens de leur dispute concernant le don accepté par Damien.

 

Arsenal  5080 folio 229v , Miroir historial de Vincent de Beauvais numérisé Gallica, droits réservés.

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BnF fr 51 folio 57  Vincent de Beauvais  Speculum historiale, 1463. trad. Jean de Vignay, chap. XLIII ,  de la passion saint cosme et saint damien freres.

http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Mandragore&O=52506706&E=119&I=17020&M=imageseule

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9059379w/f16.image

 

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BnF Fr 183 folio 227v Légende dorée, Jacques de Voragine, trad. par Jean Belet , 1er et 2eme quart XIV .

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8426000g/f466.image

L'un des saints, au corps arqué vers l'avant, montre de l'index le flacon ovale qu'il tient, et son frère et néanmoins confrère recule, tenant en main droite un flacon jumeau, et exprimant son désaccord de la main gauche. Je pense que cette scène illustre la dispute entre les deux frères à propos du don  fait par Palladie et accepté par saint Damien. 

Je reprends ma tentative comique de lecture :

 

"Cil qui chrétiens sont Notre Seigneur aiment et croient doivent volontiers ouir et entendre les paroles et les œuvres qui de lui sont et viennent mêmement les vies et les passions des saints martyrs car ils souffrirent gries tourments et cruels peines pour parvenir à la perdurable gloire, où chacun chrétiens devrait entendre pour ce vous veuillez conter et dire la passion de deux frères qui moult furent perudomes. Si comme vous pourrez ouir si vous voulez entendre et qui ne veut le bien ouir de ce conte se doit partir et ailleurs voit querre folie. Car ou conte n'est-ce mie. En ce temps que Dioclétien et Maximien étaient empereur de Rome et leur seigneuries et poostes étaient par plusieurs terres espandues et était une dame en la cité de Gée qui moult était preude femme et si creoit et amour Notre Seigneur Jésus Christ. Cette dame avait nom Théodore tous les jours de sa vie fut en bonnes œuvres et seriu Notre Seigneur tant qu anime a vu jour si comme diexploit que elle fut enceinte de son baron. Si le porra ses mois et ses jours si comme réponse est et droiture si accoucha et se délivra de deux enfants qui moult furent bel et quant ils vinrent en âge moult menèrent sainte vie. La dame les fit baptiser l'un eut nom Cosme et l'autre Damien. Et quant ils furent telquel posent aller à l'école la dame leur fit apprendre et enseigner de l'art de cleogie. Et les enfants qui furent de bon engni de vinrent de bonne science. Ils apprirent l'art de médecine par la grâce du Saint Esprit et tant étaient sage et telle grâce leur avait donné Dieux qu'ils guérissaient les hommes et les femmes de toutes enfermetés et ensement bêtes mues. Ils virent et Notre Seigneur Jésus Christ aux aveugles leur vue et aux éclopés leur allure droite, aux sourds l'ouïe, aux esmanchiez les tourments de leurs membres. Et les diables chassaient-ils hors des corps humains. Ainsi secouraient-ils et aidaient pour la grâce de Dieu à tous les enfers et toutes les malades qui a eux venaient et de toutes ces œuvres qu'ils faisaient ne prenaient -ils nul loyer, ni des pauvres ni des riches. Ainsi gardaient bien le commandement de Notre-Seigneur qui dit ce que vous avez reçu benignement le donnez et déprenrez.

Une dame était en ce temps près de celle cité manants, qui était appelée Palladie . Celle-ci avait une moult grande infirmité par quoi elle avait tout son avoir dépensé et donné aux mires [médecins] mais ne lui avait rien valu, car par eux ne put être soignée. Quant elle sor et entendit la merveille de saint Cosme et de saint Damien qui les infirmités guérissaient et soignaient par la grâce de Notre Seigneur, elle s'en vint mesirenant à eux si leur chai aus pies. Il les pria moult doucement qu'ils lui donnassent santé et guérison de sa maladie. Quant lies saints hommes la virent et ouïrent si li demandèrent de sa foi et de sa créance. Et tantôt comme ils surent que elle croyaiet en Notre Seigneur ils la guérirent et curenrent sans a targement. Quant la dame vit qu'elle était currée et guérie elle sut bien que notre sires l'avait sancée par eux. Si rendie grâces et louanges à Notre Seigneur qui si grand vertus et si grandes grâvces leur avait . Elle sut qu'ils ne prenaient rien des pauvres ni des riches. Elle vint primement à saint Damien si li offrit et voir donner ne sait quel don qu'elle avait apporté mais il ne voulut pas recevoir ni prendre en nulle manière et la dame se laisse choir à ses pieds. Elle le commença à conjurer sur le nom Notre Seigneur et seur hauts serments vint que saint Damien prit ce que l'en lui voulait donner. Car pour ce qulle l'avait conjuré de si hauts serments ne l'osa-t-il l'éconduire. Quand saint Cosme le sut, il en fut moult dolants qu'il commanda que jamais le corps de son frère ne fut enseveli ni enfoui.

Cette nuit apparut Notre Sire à saint Cosme et lui dit "pourquoi as-tu ainsi parlé encontre saint Damien du don que la dame lui donna. Il ne le prit ni pour loyer ni pour deferte ni pour convoitise mais pour ce qu'elle l'en avait tant conjuré mon nom". Après ce départi Notre Sires de saint Cosme qui s'en fut apaisé vers Damien son frère."

 

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BnF Fr 183 folio 227v Légende dorée, Jacques de Voragine, trad. par Jean Belet , 1er et 2eme quart XIV .BnF Gallica droits réservés

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BnF fr 185  fol. 116v,   s. cosme et damien prêchant,  Vie de saints, Jeanne de Montbaston, 2eme quart XIVe siècle.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84260029/f236.item.zoom

Les deux saints sont barbus, coiffés d'un bonnet rond à queue au vertex, vêtus d'un manteau mi-long et d'une robe longue. Ils lèvent l'index droit en signe d'enseignement. Le premier tient un livre, l'autre un objet rond comme un vase.

Le texte est le même que dans BnF fr 183.

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BnF Gallica droits réservés

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BnF fr. 241,  fol. 258,   s. cosme et damien,  legenda aurea, Jacques de Voragine, Richard de Montbaston 1348.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84260044/f519.item.zoom

C'est encore la scène de la Dispute. les deux frères habillés en docteurs et tenant le pot d'onguent font des geste d'argumentation. L'un des deux lève les yeux vers le ciel (comme en Arsenal 5080). L'importance de cette  dispute, tant en longueur de texte qu'en fréquence d'illustration, nous incite à en percevoir la signification morale, puisqu'elle semble leur constituer un "attribut".

L'inversion des couleurs (nimbe versus robe), la différence de forme des bonnets (carré versus rond) et des pots (carré versus rond) se retrouve si fréquemment qu'elle incite aussi à en comprendre le sens.

Les chaussures sont "à la poulaine", comme sur la statues de la fontaine de Saint-Nic.

Texte : 

"Cosmes et Damien furent freres germains en la cité de Egee et nes d'une relegieuse mere Theodora par non et furent enseignies"

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BnF Gallica droits réservés

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BnF fr. 242   fol. 217v,   s. cosme et damien médecins,  jacobus de voragine, legenda aurea (trad. Jean de Vignay) , début XVe.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8426005j/f450.image

Cette image rompt avec toutes les précédentes. Il s'agit, en doublon, d'une trépanation d'un homme de très petite taille, peut-être un enfant, vêtu d'une aube (à boutons à droite), comme un clerc.

L'habit des deux saints évoque d'avantage celle des moines  que celle des médecins. La coiffe étroite et munie d'une petite queue (comme en BnF fr.185)  est bien différente du bonnet carré.

Le saint de gauche tient un trépan à manche en T, élevé au dessus de la tête du malade. Celui de droite pointe un instrument vers le crâne,  comme pour s'apprêter à y faire une incision.

Voir C. Giraud;

http://www.laboratoiredanthropologieanatomiqueetdepaleopathologiedelyon.fr/PALEOBIOS%202004/tr%C3%A9panation/La%20tr%C3%A9panation%20%C3%A9tude%20de%20cette%20pratique%20chirurgicale%20au%20Moyen%20Age.htm

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BnF Gallica droits réservés

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Bnf fr. 313 , fol. 221, Saints Cosme et Damien médecins   Vincent de Beauvais, speculum historiale (trad. jean de vignay) , 1396 chap  XLIII  cy commence la glorieuse passion mon seigneur saint cosme et saint damien freres qui pour l'amour de nostre seigneur jhesu crist guerissoient de toutes diverses maladies.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84557843/f447.item.zoom

Cette enluminure a des points communs avec la précédente, car le costume et la coiffure des deux saints y sont identiques. L'un des saints tient par la main, et bénit, un homme agenouillé, en pagne, un poignard enfoncé dans la poitrine. L'autre fait face à un homme agenouillé, en robe longue, la tête ensanglantée. 

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Texte :

 

"En ce temps souffrirent mort en egee la cité Cosmes et Damien frères que Théodore leur mère avoit enfantés doubles et ceux ensaignies du saint esperit en l'art de médecine auvient l'enfermeté de toutes maladies tant es hommes que es bêtes. Et si comme une matrone appelée par nom Palladie fust lunatique elle est guérie par eux. "

.La suite du texte ne mentionne pas de scène en rapport avec cette illustration

 

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BnF Gallica droits réservés

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BnF 413 fol. 152 Vie des saints (lettrine)

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90076543/f156.item.zoom

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BnF gallica

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BnF latin 1052  fol. 517v,   s. cosme et damien   Bréviaire de Paris dit Bréviaire dit de Charles V [Breviarium ad usum Ecclesiae Parisiensis 1340-1380 Jean Le Noir.

Les deux saints, semblables en miroir avec changement de couleur de la robe, tiennent tous deux le pot à onguent. L'un, à gauche, est coiffé du bonnet et tient une paire de gants blancs.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84525491/f1044.item.zoom

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BnF Gallica droits réservés.

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BnF  Latin 9473, fol. 11v, Saints Cosme et Damien Heures de Louis de Savoie, calendrier pour le mois de septembre.

Ils sont assis dans un cabinet d'étude, coiffés pour l'un du bonnet écarlate et pour l'autre du chaperon de même couleur, et vêtus de la robe longue, fourrée. L'un mire les urines et l'autre, à gauche tient une lancette (?) et une boite compartimentée.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b105326055/f34.item.zoom

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BnF N.A.F. 3107, Heures à l'usage de Rome ayant appartenu à la famille de Saint-Maur (XVe siècle, vers 1410-1412), folio NP.

Voir infra BM Chateauroux Ms002

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10032954j/f224.item

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Numérisation Bnf Gallica

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— BnF  Français 17229 Recueil de vies de saints, Arras 1201-1300, folio F. 149 « Ci commence la vie monseigneur seint Cosme et S. Domien ».

L'un des saints tient la boite à onguent et l'autre, apparemment, l'urinal.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9061254h/f150.item.zoom

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BnF Gallica droits réservés.

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Arsenal 1191, Livre d'Heures de Louis de Roncherolles en latin et en français, 1401 -1600, folio 102r .

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b550101151/f213.item.zoom

 

texte :

 

Sancti gemini fratres Cosma et Damianus gratia Dei multa miracula factentes non solum homines curabant, sed et iumenta, ut impleretur sermo propheticus dicens homines et iumenta salvabis Domine.

 Exultàbunt sancti in gloria.

Letabuntur in cubilibus suis.

Magnificet te Domine quesumus sanctorum martirum tuorum Cosme et Damiani, Antimii, Leoncii et Euperpii . Beata commemoratio qua et illis gloriam sempiternam et opem nobis ineffabili prouidencia contuliste. Per Christurn Dominum nostrum. Amen.

On retiendra de l'oraison l'insistance avec laquelle les deux anargyres sont présentés comme les médecins non seulement des hommes, mais aussi des bêtes.

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Description : Pierre Julien Une miniature des Saints Côme et Damien (fin XVe début XVIe siècle) , Revue d'Histoire de la Pharmacie  Année 1982  254  pp. 175-176

https://www.persee.fr/docAsPDF/pharm_0035-2349_1982_num_70_254_2606.pdf

"Les deux anargyres sont figurés assis, légèrement tournés l'un vers l'autre, comme s'ils s'entretenaient. Leur parfaite similitude est tout a fait de mise pour des frères jumeaux. Elle s'étend jusqu'à leur attribut, qui est le même pour tous deux : un pot de pharmacie, alors que souvent ils ont des attributs différents, pot ou coffret à médicament et vase à mirer l'urine par exemple.

Leur vêtement est celui qui leur est le plus couramment attribué : coiffés de bonnet de docteur ou de la barrette, ils portent une robe longue à plis recouverte aux épaules d'une sorte de camail sur le devant duquel se détachent deux pattes de forme arrondie. Le rôle de ce dernier accessoire dans le costume nous échappe. Et pourtant il est courant, dans la miniature notamment, où il est le propre, parfois de rois, ou encore de professeurs, mais plus spécialement de médecins."

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Numérisation Bnf Gallica http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b550101151/f213.item.zoom

Numérisation Bnf Gallica http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b550101151/f213.item.zoom

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 BnF Latin 17294,  Le Bréviaire de Salisbury, fait pour le duc de Bedford, (1424- 1435) folio 591r, 591v et 592r.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8470142p/f1191.item.zoom

— JULIEN (Pierre), Illustration de la vie et du martyre des saints Côme et Damien dans un  bréviaire  français du xve siècle, in Beitrâge zur Gesch. der Pharm., 23e année, 1971,

https://publikationsserver.tu-braunschweig.de/rsc/viewer/dbbs_derivate_00043926/1971_GdP_02-03.pdf?page=6

 

"Appelé à collaborer au numéro spécial des Beitrâge publié par l'Internationale Gesellschaft fur Geschichte der Pharmazie en l'honneur du professeur Wittop Koning, M. Julien y présente un autre ensemble iconographique inédit concernant les deux anargyres : les miniatures de leur office dans le célèbre bréviaire de Salisbury (1424- 1435).

"Dix se rapportent aux épisodes classiques de la vie et du martyre des deux saints. Une onzième est d'un particulier intérêt. Elle représente les soins aux malades : la saignée. .... L'attitude du médecin et celle du malade indiquent que nous ne sommes pas en présence de saints guérisseurs, mais de véritables médecins." (COTINAT (Louis), 1971,)

Description par Pierre Julien : 

"Les costumes méritent qu' on s'y arrête un instant. Celui de Lysias témoigne d'un souci persévérant de variété : à chacune des sept fois ou il apparait, la forme et la couleur en varient. Au contraire, les costumes portés par les saints dans sept miniatures sont de formes identiques. Et ils sont de deux sortes. L'un, dont !es couleurs varient, se compose d'une tunique et d'une ample cape sans manches agrafée au cou. L' autre, beaucoup plus caractéristique et constamment d'un rouge pâle, est le costume médical ou magistral: robe longue à manches évasées doublées de blanc (fourrure?) et collet blanc (sans doute de fourrure aussi) avec deux pattes arrondies. Sans être dans l'iconographie l' apanage des médecins, ces détails, le collet et surtout les pattes, y sont cependant un élément constant de leur costume, surtout au XVe siècle. Ce costume essentiellement médical est, dans notre série de miniatures, porte tantôt par l'un, tantôt par l' autre des deux saints: les noms qui leur sont respectivement attribues par les banderoles Je sont arbitrairement et sans Je moindre souci de continuité. Ainsi, le Damien de la quatrième miniature est le Côme de la seconde. De surcroit, le Côme de la quatrième a brusquement pris de I' âge: précédemment imberbe, le voici barbu et Je front dégarni ! "

La saignée

"Cette scène est la plus intéressante sans doute de la série. Comme l'indique la banderole, elle se rapporte à ces mots de la leçon: infirmos sanantes.[saignant les infirmes]. Elle illustre les soins prodigues aux malades par les anargyres, que deux autres banderoles designent chacun par son nom.Saint Côme pratique une saignée sur un patient assis dans un fauteuil. L' opération est représentée avec une précision et une exactitude remarquables. Le malade a relevé la manche du coté droit, tend le bras horizontalement et serre de la main, bien verticalement, un bâton dont I' extrémité repose sur le sol. c' est le bâton à saignée que le malade était prié de tenir fermement, à la fois pour gonfler la veine à piquer et pour immobiliser le bras en lui donnant appui . Le saint, solidement campé sur ses jambes, le buste incline en avant, incise la veine avec une lancette. Enfin, le malade tient de la main gauche la palette ronde destinée a recueillir le sang qui jaillit de l'incision. Debout derrière lui, saint Damien le soutient et suit attentivement I'opération, muni du traditionnel pot à médicament, ici cylindrique avec couvercle à bouton.

Si Côme et Damien sont assez fréquemment représentés soignant un malade (en dehors de la répandue transplantation de la jambe noire), cette représentation d'une saignée est, elle, exceptionnelle). Elle constitue en outre, en elle-même, un élément de choix pour l'iconographie de la saignée. "

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BnF latin 17294 f.591r, numérisation Gallica.

BnF latin 17294 f.591r, numérisation Gallica.

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BnF latin 17294 f.592r, numérisation Gallica.

BnF latin 17294 f.592r, numérisation Gallica.

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BnF N.AF. 3231 Livre d'heures de Jacques II de Chastillon, Amiens 1430

http://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc20898h

 

—JULIEN (Pierre) , 2004,  Deux miniatures inédites de la fin du XVe siècle [Q72, Culte et iconographie des Saints Côme et Damien] Revue d'Histoire de la Pharmacie  Année 2004  344  pp. 673-675

http://www.persee.fr/doc/pharm_0035-2349_2004_num_92_344_5747

N° 2 AUTOMNE 2002 Art de l'Enluminure ed Faton

Chroniques de la Bibliothèque nationale de France  , n°17, janvier-mars 2002 ; S. Nash, M.-P. Laffitte et A. Chatelet, "Le livre d'heures de Jacques II de Chatillon...", dans  Art de l'enluminure  , n° 2, automne 2002 NASH Susie et CHATELET Albert (contrib.)

Deux miniatures inédites de la fin du XVe siècle  Parmi les acquisitions de la Bibliothèque nationale de France, l'une des plus  remarquables est assurément le Livre d'heures de Jacques II de Chastillon entré au  Cabinet des manuscrits en 2001 3.  Réalisé à Amiens vers 1430, ce luxueux manuscrit brille par son abondante  décoration, œuvre d'artistes parisiens et amiénois  : « cinquante grandes miniatures, vingt-quatre miniatures de calendrier, trois initiales historiées, quatre vingt dix médaillons et des rinceaux habités d'oiseaux, d'animaux et de figures grotesques décorant les marges de chaque page » . Son commanditaire, fils de Jacques I de Chastillon et de Jeanne de Rivière, elle-même fille du conseiller du roi Charles V Bureau de la Rivière, était grand panetier de France et fut un partisan sans faille de la monarchie française contre les Anglais. Il est mort en 1446. Il avait pris soin de faire insérer dans ses Heures son portrait et celui de sa femme Jeanne Flotte. Vers 1480-1490, les seconds propriétaires du manuscrit, Marguerite de Chastillon, décédée en 1519, et son époux Pierre de Roncherolles, décédé en 1505, agirent de même en ce qui les concernait et y firent ajouter quelques autres miniatures de saints. C'est parmi ces additions, attribuables à « un peintre de Rouen dont le style est proche de celui du Maître de l'Echevinage de Rouen », que figurent Côme et Damien. En effet, à la page 523 , restée blanche dans l'état primitif du manuscrit, mais dont la marge avait été décorée, que furent peintes les images de quatre saints : saint Dominique, un saint évêque qui pourrait être saint Ouen, et les saints Côme et Damien. Conçues toutes quatre sur un même modèle, ces images contenues chacune dans un cadre rectangulaire doré sont groupées bord à bord sur deux registres formant à leur tour un grand rectangle.

Comme les six autres saints des pages 523 et 524, Côme et Damien sont debout sur un sol carrelé, devant un drap d'honneur brodé d'arabesques d'or, dans un intérieur dont le caractère ecclésial est suggéré par deux fenêtres à vitraux. L'un est vêtu de rouge, l'autre de bleu, et le contraste avec la couleur du drap de fond - bleu pour le premier, rouge pour le second - engendre un certain effet de profondeur.

Le plus intéressant toutefois dans ces deux miniatures est que les deux frères y sont représentés avec précision dans l'exercice de leur profession médicale, accompagnés chacun du malade qu'il traite.

 

Le saint de gauche en est à l'étape du diagnostic : élevant l'urinai à demi rempli, il en mire le contenu avec application et s'apprête à livrer ses conclusions à son patient que les attend avec confiance certes, mais aussi une certaine inquiétude que trahit son regard.

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Muni d'un vase à médicament - en la circonstance un onguent ou une pommade -, le saint de droite, lui, procède à l'application du remède à la tête de son malade avec une spatule. Mains jointes, le bénéficiaire ajoute la prière au traitement médical, n'oubliant pas que c'est de Dieu que les deux saints tiennent leur pouvoir de guérir. Le premier saint apparaît manifestement Qu'en est-il du attribut, le pot pourrait inciter l'apothicaire. Pour les raisons que nous avons exposées ailleurs 10, nous ne le croyons pas : il s'agit bel et bien du chirurgien, auquel le médecin en ce temps laissait la charge des opérations manuelles et qui était parfaitement qualifié pour tous les soins externes comme celui que nous voyons ici dispensé.

Iconographiquement enfin, la double scène qu'offrent les Heures de Chastillon prend place dans le groupe de représentations dit des « saints au(x) petit(s) malade(s) ». Ce thème est particulièrement répandu dans la sculpture religieuse normande (à Ambourville, à Beaumont-le-Roger, à Brestot, à Guerny, à  Marville et ailleurs). Et à une date de peu postérieure à celle des représentations qui nous occupent, il a été retenu dans deux miniatures à pleine page du recueil des statuts de la communauté des barbiers-chirurgiens de Rouen conservé aux Archives départementales de cette ville 12. Ces faits sont de nature à confirmer l'opinion de S. Nash sur l'origine rouennaise du peintre des miniatures additionnelles des Heures de Chastillon. Tant par leur qualité picturale que par leur intérêt iconographique, les deux images de Côme et Damien du manuscrit Nouvelles Acquisitions Latines 3231 de la Bibliothèque nationale de France méritaient bien d'être portées à la connaissance d'un large public par la revue Art de l'enluminure."

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Images par capture d'écran de l'article de P. Julien : https://www.persee.fr/doc/pharm_0035-2349_2004_num_92_344_5747

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Celui que je nomme saint Côme par convention mire effectivement l'urinal et prononce son avis en le soulignant d'un geste de l'index. 

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Saint Côme mirant l'urinal, Heures de Jacques II de Chastillon , Bnf NAL 3231 page 523.

Saint Côme mirant l'urinal, Heures de Jacques II de Chastillon , Bnf NAL 3231 page 523.

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Quant à "Damien", qui tient le pot à onguent, il dirige la pointe d'une spatule (ou plutôt d'une lancette) vers la tempe droite d'un  patient petit par la taille mais d'allure adulte.

C'est une 

 

Saint Damien posant la pointe d'une spatule sur la tempe d'un patient,, Heures de Jacques II de Chastillon , Bnf NAL 3231 page 523.

Saint Damien posant la pointe d'une spatule sur la tempe d'un patient,, Heures de Jacques II de Chastillon , Bnf NAL 3231 page 523.

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— HORAE secundum usum romanum  Rothschild 2532 (16 e) folio 143v

http://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc36930f

Pas d'image.

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REVUE ICONOGRAPHIQUE DES ENLUMINURES. II. LE SITE ENLUMINURES : manuscrits des bibliothèques municipales . 

 

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Site enliminures.culture.fr : 18 réponses

http://www.enluminures.culture.fr/public/mistral/enlumine_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_2=SUJET&VALUE_2=%27SAINT%20COME%20ET%20SAINT%20DAMIEN%27

Aix-en-Provence BM inc 005, canon medicinae d'Avicenne (médecine) datant de 1486 folio a2 : les deux saints coiffés du bonnet rouge, vêtus de la toge rouge, tenant  chacun à la hauteur des yeux un flacon.

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Angers, UCO inc. non coté, folio 214v, Légende dorée de Jacques de Voragine traduit par Jean de Vignay, 1493. Les deux saints sont coiffés du bonnet, l'un tient un mortier et le pilon, l'autre une boite à onguent.

Avignon, BM ms 0136 folio 273, Missel romain vers 1370, Italie du Nord ;  les deux médecins tiennent l'un une boite à onguent, l'autre un récipient rectangulaire.

Chambéry BM ms 0004 folio 624. Bréviaire franciscain de Marie de Savoie et d'Amédée de Savoie vers 1430. L'un est coiffé d'un bonnet rouge et tient une boite à onguent, l'autre est coiffé d'un chaperon et fait des gestes d'argumentation.

Châteauroux BM ms 0002 folio 343v, Bréviaire à l'usage de Paris dit de Châteauroux ou de Louis de Guyenne,  vers 1414. Miniature pour la Saints-Côme-et-Damien. Les deux portent une robe (bleu, ou rouge) et un bonnet noir, et tiennent une boite à onguent et un livre.

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Clermont-Ferrand, BM ms 0069 folio 558v , Bréviaire romain quatrième quart XVe / après 1482. Les deux saints sont exactement identique, avec le même bonnet, la même robe bleue recouverte d'une toge bleue moirée  fourrée d'hermine, et la même boite à onguent.

Conches, Musée impr. 18 folio 238, Bréviaire à l'usage de Paris, XVIe siècle ?. Les deux sont coiffés d'un bonnet noir, les deux portent une robe bleue. Celui de droite porte en plus une toge rouge, et tient un vase rond (urinal), tandis que celui de droite tient une boite à onguent.

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—  Orléans, Musée hist. et arch. inv. 6988, fragment d'un manuscrit liturgique vers 1440 ? Les deux saints jumeaux sont identiques, coiffés d'un chaperon rouge, tenant une palme et une boite d'onguent.

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Paris, Bibliothèque Mazarine ms. 0507 folio 173v, Heures à l'usage de Tours/vie de sainte Marguerite, vers 1490. Miniature au début des suffrages à saints Côme et Damien. Celui de gauche tient une boite à onguent, celui de droite, aux épaules couvertes d'un camail d'hermines, mire à hauteur de ses yeux  les urines d'un urinal.

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Paris, Bibliothèque Mazarine ms. Faralicq 08, folio 086v, Heures, 1er quart XVIe. Le saint de gauche, à bonnet rouge et robe bleue, tient un flacon à col étroit (urinal ?) qu'il désigne de l'index gauche. Son frère à bonnet bleu et robe rouge, tient un livre.

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—  Vesoul, BM ms 0027 folio 119, Heures à l'usage de Besançon, avant 1398. Le saint de gauche tient un livre, tandis que son frère élève un urinal (dont le liquide est visible par transparence du vase ) devant ses yeux.

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— Rennes, BM 266 folio 268, Maître du Polycratique, XIVe.

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Quimper,

 

—JULIEN (P.),1970,  'Un polyptyque Breton inédit des Saints Côme et Damien.', Janus: Revue internationale de l'histoire des sciences de la médecine, de la pharmacie et de la technique 57 (1970) 96-103 

 

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ENLUMINURES DE COLLECTION ÉTRANGÈRES.

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1°) Horæ ad usum Romanum, France c.1490-1500 Copenhagen - The Royal Library - Ms. GkS 1612 4° : Liber Horarum f 20 et 20v

http://manuscripts.org.uk/chd.dk/gui/gks1612_gui2.html

L'un des intérêts est apporté par le texte du suffrage qui débute par un hymne de 18 octosyllabes : "Joie pour Côme et ton frère germain Damien qui régnez assis au cieux.... Joie pour Côme qui fut médecin, scientifique, soignant les maladies et les langueurs, physicien (?) et chirurgien, [connaissant] la vérité en tout.". 

 

De sainct cosme. [Antiphonaire] 
Gaude Cosma cum germano

fratre tuo Damiano. 
Regnans in celi sedibus.

Oro te corde non vano. 
Sed debito voto plano.

Adesto postulantibus. 
Gaude Damiane frater.

Cosme cuius fuit mater. 
Timens deum theodata.

Merum fundens merus crather. 

Ne nos satham voret ather.

Serves et suscipe vota. 

Gaude Cosma nam medicus

fuisti scientificus. 

Sanans morbos et langores.

Fisiscus et cyrurgicus. 
In omnibus veridicus.

Non querens luctum sed mores.

Cette précision sur les fonctions médicales des saints se retrouvent dans les invocations du folio 20v  : "ils soignaient au nom de Jésus non seulement les corps des humains, mais aussi les bêtes de toutes leurs maladies ...:les frères jumeaux... 

Le fidèle implore Côme et Damien de le libérer de tous les maux imminents tant de l'âme que du corps : eux, frères jumeaux instruits par la grâce de l'Esprit Saint de la Médecine et de la Chirurgie (medicorum et cyrurgicorum, latin chirurgicustant des hommes que des bêtes, ne se préoccupant pas du paiement mais de charité.

Autrement dit, les deux saints sont reconnus comme médecins et chirurgiens, et non comme pharmaciens.

 

 illis gloriam sempiternam, et opem nobis ineffabili providentia contulisti. 
Per dominum nostrum Ihesum xpm.
De sainct cosme et sainct Damien.

Añ. Cosmos et Damianus germani fratres in egea civitate nati: et a iuventute in arte medicine eruditi, tantam a sancto spiritu gratiam curationis habuerunt: ut non solum ab humanis corporibus, sed etiam a iumentis omnes egritudines in nomine Ihesu curarent. 
-Verseil. Orate deum pro nobis fratres uterini.

 -R. Ut digni efficiamur promissione dei.

-Oremus.
-Oraison. Presta quesumus omnipotens deus: ut qui beatorum martirum tuorum, Cosme et Damiani, fratrum gemellorum, spiritus sancti gratia procedente medicorum et cyrurgicorum, homines et bruta, non precio sed caritate curantium, commemorationem recolimus et passionem: a cunctis malis imminentibus tam animeque corporis liberemur. Per xpm.

 

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Horæ ad usum Romanum, France c.1490-1500 Copenhagen - The Royal Library - Ms. GkS 1612 4° : Liber Horarum f 20 et 20v

Horæ ad usum Romanum, France c.1490-1500 Copenhagen - The Royal Library - Ms. GkS 1612 4° : Liber Horarum f 20 et 20v

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L'enluminure montre les saints tenant chacun une spatule (ou une lancette) et   leur sacoche.

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Horæ ad usum Romanum, France c.1490-1500 Copenhagen - The Royal Library - Ms. GkS 1612 4° : Liber Horarum f 20 et 20v

Horæ ad usum Romanum, France c.1490-1500 Copenhagen - The Royal Library - Ms. GkS 1612 4° : Liber Horarum f 20 et 20v

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2°) Calendrier du  Bréviaire Grimani (Flandres, 1520-1530), Bibliothèque Marciana pour le mois de septembre, folio 94. Côme ou Damien pratiquant une saignée.

 

C'est à la date du 27 septembre  que l'Eglise catholique a célébré des siècles durant la fête de ces deux saints jusqu'à ce que le « motu proprio » Mysterii Pascalis de 1970 réforme le calendrier romain et avance officiellement leur fête au 26 septembre .

Voir :  JULIEN (Pierre) 1971, Saint Côme et saint Damien et une saignée figurés dans le Bréviaire Grimani : L.-J. Vandewiele,De Vlaamse miniatuur van Cosmas en Damianus uit het Breviarium Grimani, in Cercle Benelux d'hist. de la pharm., bull., 1971 [compte-rendu] Revue d'Histoire de la Pharmacie  Année 1971  210  p. 510

http://www.persee.fr/doc/pharm_0035-2349_1971_num_59_210_7070_t1_0510_0000_1

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https://archive.org/stream/lebreviairegri00onga#page/76/mode/2up/search/come

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Iconographie des saints Côme et  Damien en Bretagne.

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3°) Manuscrits décrits dans la thèse de L. Ungeheuer:

UNGEHEUER ( Laurent ), 2015, Le Maître de la Légende dorée de Munich Un enlumineur parisien du milieu du XVe siècle, formation, production, influences et collaborations. Thèse de doctorat d’Histoire de l’Art Sous la direction de M. Michel Pastoureau, Directeur d’études Soutenue le 10 janvier 2015

https://dokupdf.com/queue/le-matre-de-la-legende-doree-de-munich-enlumineur-parisien-du-milieu-du-xve-siecle-_5a01f5aed64ab2b9bd862c53_pdf?queue_id=-1

 

— Londres, British Library, Add. ms. 31834. F. 163 : Miniature, de huit lignes de hauteur, saints Côme et Damien. Entre eux, un homme, à la taille de moitié inférieure à celle des deux saints, montre son bras droit, tenu par une écharpe, et amputé de la main. Les auréoles des deux saints mordent sur la partie intérieure du cadre de la miniature

Munich, Bayerische Staatsbibliothek, Cod. Gall. 3

F. 186v a : Miniature, décapitation de saints Côme et Damien. Derrière le corps du saint déjà décapité, l'ordonnateur est assis sur un banc de pierre, épée au clair dans la main gauche.

Naples, Bibl. Nazionale, ms. IB. 27

F. 69 : Miniature, saints Cosme et Damien. Tous deux sont assis face à un groupe où se distinguent au moins huit personnages, parmi lesquels se distingue un infirme. Le saint de gauche bénit un petit enfant debout entre ses jambes, celui de droite, placé au centre, porte l'hermine des maîtres d'université. Au premier plan, sur une table basse se distinguent une pince et une serviette. Voûte à nervures festonnées.

 Paris, Bibl. Arsenal, ms. 596.

F. 396v a : Initiale A, Apud egream civitatem, saints Côme et Damien. Celui représenté à gauche a la bouche particulièrement étroite. Il porte l'habit des Maîtres d'université. La barre transversale de l'initiale s'interrompt brusquement pour laisser voir les deux saints

 Windsor, Bibl. Royale, RCIN 1142248, Heures Sobieski.

F. 222v : Vie et martyre des saints Côme et Damien. Miniature à neuf compartiments.

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LA PEINTURE.

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je ne citerai qu'un seul tableau :

La Madone des Médicis de Rogier van der Weyden (1460-1464) ,

 Saint Côme, patron des médecins, placé là en l'honneur de Cosme de Médicis, est représenté avec son attribut, l'urinal.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Madone_des_M%C3%A9dicis_(Rogier_van_der_Weyden)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Uroscopie#/media/File:Rogier_van_der_Weyden_021.jpg

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Iconographie des saints Côme et  Damien en Bretagne.

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LES VITRAUX.

 

a) les vitraux de Chartres (1225-1235).

VITRAUX CHARTRES verrières hautes du transept sud  Baie 118. Un saint est barbu et l'autre non. Ils tiennent chacun un livre à fermoir.

"Deux grandes figures : 1° Saint Côme qui a pour vêtements une robe verte et un manteau bistre; un livre dans les mains; S : COSMAO . 2° Saint Damien en robe rouge et en manteau bleu de ciel;  S : DAMIANVS. Dans le bas , encore le même ecclésiastique avec cette inscription : IEFOI" (M.J. Bulteau 1850)

http://www.vitraux-chartres.fr/verrieres_hautes/vh_118/ld_00.htm

http://ndoduc.free.fr/vitraux//htm8601/ND@Chartres_118_StGervais-StProtais.php

(N.b : la Salle Saint-Côme était l'ancienne salle de l'Hôtel-Dieu de Chartres)

b) Les vitraux de l'église Saint-Côme-det-Saint-Damien  de Vézelise (Meurthe-et-Moselle). Début XVIe.

http://patrimoine-de-lorraine.blogspot.com/2012/01/vezelise-54-leglise-saint-come-et-saint_28.html

 

Saint Côme et Saint Damien, patrons des médecins, sont ici représentés avec les attributs de leur art : l’un  tient un pot à onguent et une spatule, l’autre un urinal et, dans la main gauche, un objet rond (un œuf ?) qu’il semble vouloir jeter comme pour évoquer le fait que les deux frères soignaient gratuitement leurs patients ? Cf la dispute de Palladie.

c) Eglise Saint-Paxent de Massay (Cher), baie 0, lancette gauche, 2ème registre., vers 1530. 

Ils portent le bonnet rond et la robe longue à camail.Côme  (inscription) tient et mire l'urinal tandis que Damien tient le pilon et le mortier.  Un petit enfant de chœur est agenouillé.

Photo Jacques Mossot :

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/e5/Massay_-_%C3%89glise_Saint-Paxent_de_Massay_-_Vitrail_Renaissance_-4.JPG

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d) Les vitraux de l'église Notre-Dame de Carentan, fin XVe-début XVIe, baie 27.

Les saints portent la robe longue écarlate (verre rouge gravé) — à manches larges et à camail fourré d'hermines — et le bonnet rond  à queue ou sillon médian. Saint Côme (identité attesté par l'inscription COSMAO) tient l'urinal.

e) Les vitraux de la cathédrale de Saint-Lô.

f) la baie 133 de la cathédrale d'Auxerre, vers 1525.

 

 

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Côme et Damien,  vitrail de l'église Notre-Dame de Carentan, fin XVe-début XVIe, baie 27. Photographie lavieb-aile 2012.

Côme et Damien, vitrail de l'église Notre-Dame de Carentan, fin XVe-début XVIe, baie 27. Photographie lavieb-aile 2012.

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LA BASE PALISSY .

Elle propose une liste de 176 œuvres.

http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_6=REPR&VALUE_6=SAINT%20COME

 

 

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J'en retiens deux statues proches du thème des enluminures de Bnf Fr 182  et Fr 313: celui de l'imposition du doigt sur le crâne d'un enfant, et celui de  la trépanation ou incision céphalique.

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a) l'église de Brestot (Eure).

 

Les  statues en pierre de 55 et  60 cm datent du XVIe siècle.

"Damien" (inscription peu fiable du socle) tient le pot à onguent dans la main gauche  et tend de façon incisive l'index droit pointé vers le sommet du crâne d'un petit personnage qui l'implore debout. Le saint porte la robe écarlate recouverte d'un camail de fourrure blanche, et le bonnet écarlate.

"Côme", en robe blanche à camail noir, la tête encapuchonnée, domine un petit personnage agenouillé à sa droite.


https://sauvegardeartfrancais.fr/photos_realisations/Brestot.pdf


http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_6=REPR&VALUE_6=SAINT%20COME&NUMBER=45&GRP=0&REQ=%28%28SAINT%20COME%29%20%3aREPR%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=200&MAX3=200&DOM=Tous

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église de Brestot, Eure, XVIe

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b) L'église de Maillebois  (Eure-et-Loire). Statues en bois polychrome du XVIIe siècle.

 http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/memoire_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_5=LBASE&VALUE_5=PM28000956

Les saints sont coiffés du bonnet rond et de la robe longue. L'un des saints, tenant peut-être jadis le pot à onguent, se penche vers un personnage de petite taille soutenu par deux béquilles, et pointe un instrument incisif vers le sommet de son crâne. L'autre porte l'urinal.

Note : le site Wikipédia mentionne deux statuettes des saints à Maillebois, rue  Pierre-Curie, en face  de l'ancienne boulangerie. Les mêmes ?

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ANNEXE.

Dans un article de 1996, Saint Côme et saint Damien, de la médecine à la pharmacie,  Pierre Julien a donné une synthèse de l'iconographie des saints Côme et Damien, dans laquelle il décrit une succession de plusieurs périodes dans le choix des attributs des deux saints, que je résume ainsi :

  • Absence d'attribut professionnel (Ier-Ve siècle)
  • Identité des deux attributs : Ve-XIIIe siècle
  • Couple Côme médecin avec l'urinal, Damien chirurgien avec le pot à onguent : XIV-XVIIe. 
  • Couple Côme médecin Damien pharmacien. XVII et surtout XIIIe siècle

J'ai supprimé les références aux notes de bas de page, que l'on trouvera dans l'article en ligne.

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"Plus d'une centaine de sanctuaires en France ont été ou sont consacrés à saint Côme et à saint Damien ou à l'un seulement d'entre eux. En outre, une dizaine de communes portent le nom de saint Côme. Les lieux de culte les plus anciens que nous connaissions sont Auxerre (iv*-v* s.), Chalon-sur-Saône (x* s.) et Tours (vi* s.). Mais trois autres fondations ont joué dans la diffusion du culte un rôle essentiel, celles de Luzarches, de Brageac et de Vézelise. La présence de reliques dans les deux premiers cas, un dévotion personnelle dans le troisième sont à l'origine de trois importants groupes d'églises. En Normandie et en Bretagne, où les sanctuaires dédiés aux deux saints sont plus disséminés, leur vénération semble due plus à leur qualité de médecins et de thaumaturges qu'à la venue de reliques. Dans le Midi de la France, peut-être leur culte s'est-il étendu en partie à la faveur du rayonnement exercé par Montpellier et par sa faculté de médecine. La profession médicale, en effet, a joué dans la diffusion du culte un rôle important, qui n'est pas terminé. Les lieux de culte ont bien évidemment exercé une influence sur l'iconographie, et inversement. Leur état actuel est extrêmement variable. De même leur valeur artistique. Cependant, peu de saints possèdent un pareil ensemble d'édifices du XIIe siècle : leur pureté et leur sobriété, leur site, la ferveur des pèlerinages qui s'y déroulent, l'originalité des statues et des reliquaires qui s'y conservent leur donnent un caractère spécial de simplicité et de foi qui devrait leur valoir d'être plus visités et mieux connus.

...Dans leurs représentations, deux de leurs attributs fondamentaux sont le vase de pharmacie et le coffret, la cassette ou la boîte à médicament. Un troisième, nous le verrons, s'y ajoutera cependant : le vase à mirer les urines ou urinal, dit aussi matula.
 Certes ils en ont d'autres encore : la spatule pour étendre onguents et produits de consistance molle ; la pince pour prélever pilules ou trochisques ; le mortier, apparu assez tardivement ; un herbier ; des plantes médicinales ; etc. Mais le vase et le coffret sont les plus anciens et de très loin les plus universels, les plus répandus, et se trouvent souvent conjugués aux autres - la spatule, en particulier, accompagne fréquemment le vase et la pince le coffret.

Elément le plus consubstantiel à l'image de nos saints sinon dans les débuts, du moins très rapidement, lien pour nous le plus immédiatement évident entre eux et la pharmacie, le vase à onguent ou à médicament a connu dans leur iconographie les variations les plus diverses. En bois parfois, en faïence en général, de forme le plus souvent haute et cylindrique, tantôt il est dépourvu de décor, tout uni comme à Brémur-et-Vaurois (Bourgogne), simple comme à Pont-L'Abbé (Bretagne), en la petite église normande de Mirville (XVIe s.) ou encore chez Hans von Kulmbach (fin XVe s.) ; tantôt son ornementation rivalise avec celle des plus belles pièces contemporaines, comme chez le Maître de Liesborn (1465) ou dans la miniature si souvent reproduite des Heures d'Anne de Bretagne (fin XVe s.), ou encore au monastère de Santo Domingo de Silos, en Espagne, où l'albarel figuré dans le groupe de la Vierge et des Saints est identique à ceux qui garnissent tout à l'entour les rayonnages de l'apothicairerie. Détail particulièrement intéressant pour l'historien, certains de ces vases portent inscrit : - le nom d'un médicament : Mumia sur une statue de la cathédrale d'Essen (fin XVe s.), Bals [amum] Aromans à Ingolstadt en l'église Maria-de-Victoria (XVIIP s.), SEM : NIC et Mastix sur la bannière de Gutenzell (milieu XVIIP s.), etc. - ou un terme générique : Medicin dans une peinture du Tyrol du sud, Pana [cée] sur une toile de l'ancienne Faculté de Médecine de Pont- à-Mousson (XVIe s.), Medicamen chez les Franciscains de Ljubliana (XVIIP s.), etc. - ou encore une expression de portée religieuse : Hic medicina vitae sur les vases du groupe du pont Charles à Prague (1709), Medicina Deus en l'église Sainte-Catherine de Mùhldorf , en Allemagne, [A] Deo omnis medela dans une statue baroque d'Abcoude, aux PaysBas, etc. Quant au coffret ou boîte à médicament, très répandu et pour ainsi dire de règle dans l'iconographie byzantine et d'Europe orientale, carré ou rectangulaire dans les icônes notamment, rond ou ovale dans l'art florentin, il est représenté tantôt fermé, tantôt ouvert. Dans ce dernier cas, l'intérieur s'en présente de façon très caractéristique : il est divisé en plusieurs compartiments (de deux à douze) contenant des produits de couleurs différentes dans lesquels on a voulu voir des trochisques - sans grand fondement à notre avis. 

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De l'identité de représentation à la différenciation.
 L'iconographie ancienne est une source historique parmi d'autres. Comme les autres, elle a ses pièges. Dans la matière qui nous occupe, l'erreur serait de voir systématiquement dans le vase ou le coffret à médicament une allusion à la pharmacie et de considérer que celui des deux frères qui porte un tel récipient doit être ipso facto tenu pour figurant un apothicaire ou pharmacien et donc pour le patron de cette corporation. Rien de plus faux ou de moins assuré durant une longue période et, ensuite, dans certains cas. Observons d'abord que dans les premières figurations que nous conservons d'eux, Côme et Damien se présentent tous deux de façon identique. Dans la plus ancienne, celle des mosaïques de Saint-Georges de Thessalonique, au début du Ve siècle, ils sont dénués d'attributs et ne s'identifient que par l'indication de leur nom. A Rome, un siècle plus tard, dans la mosaïque de leur célèbre basilique du Forum, ils ont en commun la couronne du martyre et la trousse signifiant le don de guérir. Trousse que chacun d'eux porte au bras dans la fresque de VVadi Sarga (Egypte) aujourd'hui au British Museum, datée du VIIe siècle, et que la main de Dieu leur tend du ciel dans le Ménologe de Basile II (Xe-XI e.) . Dans un sacramentaire d'Essen, au IXe siècle, c'est une simple palme qu'ils ont chacun comme attribut. Au milieu du XIe siècle, dans la magnifique pièce d'orfèvrerie qui forme le premier plat de la reliure de l'évangéliaire de l'abbesse d'Essen Théophanie, ils portent chacun palme et pot. Ce dernier est leur attribut commun au siècle suivant, dans un autre beau travail d'orfèvrerie, le reliquaire de saint Epiphane en la cathédrale d'Hildesheim. Dans le même temps, une miniature d'un martyrologe (vers 1160-1170) de l'abbaye bénédictine de Zwiefalten les représente tous deux sans attributs. Dans l'Antidotarius magnus de Bâle, vers 1190, on les retrouve munis chacun d'une palme.

Cette absence, puis, beaucoup plus fréquemment, cette identité d'attribut se sont poursuivies durant les siècles suivants. Quelques exemples : vitrail de Chartres vers 1230, panneaux de Sienne attribués à Bartolomeo Bolgarini, sceau de la Marktkirche de Goslar et fresques de la Metropolis de Mistra au XIVe siècle, tableau de Lorenzo di Bicci à la cathédrale de Florence, cloche Maria Gloriosa de la cathédrale de Brème, stalles du chœur de la cathédrale d'Ulm et miniature des Heures de la famille de Saint-Maur au XVe, statues du Monestier-Port-Dieu (Corrèze) au XVIIe et de Straubing (Bavière) au XVIIIe, etc. A quoi il ne faut pas manquer d'ajouter d'innombrables icônes et autres uvres byzantines. 
Ce n'est que vers le bas Moyen âge qu'une réelle différenciation d'attributs entre les deux frères commence à se généraliser. On voit alors de plus en plus fréquemment l'un d'eux avec un urinal, l'autre avec un vase ou un coffret à médicaments.

Ainsi sont-ils sculptés au XIVe siècle l'un mirant les urines dans un vase approprié, l'autre portant un pot, à l'autel saint-Roch des chirurgiens en l'église Sainte-Marie de Rostock. La même différenciation - matula pour l'un, vase ou coffret pour l'autre - s'accentue vers la fin du XVe siècle et au XVIe comme en témoignent ces œuvres reproduites par Artelt : vitraux de l'église de Pipping à proximité de Munich (1479), où un livre s'ajoute au pot ; statues polychromes de la cathédrale d'Essen (fin XVe s.) où chaque saint porte de surcroît un glaive ; peinture d'Hans von Kulmbach ( 1522) au Musée national germanique de Nuremberg ; tableau de l'atelier de Michael Wolgemut ( 1519) au même Musée.

 Quel est le sens de cette différenciation ? Si l'urinal est incontestablement et universellement le symbole de la médecine à l'époque et si donc celui des deux frères qui en est muni figure bien un médecin, symbolise bien la médecine et apparaît comme le patron de cet art, la signification du vase et du coffret à médicament n'est pas aussi évidente. Pour nous, aujourd'hui, en tant que moyens de conservation et de dispensation du médicament, ces objets évoquent immédiatement la pharmacie. Il n'en était pas ainsi au Moyen âge et au XVIe siècle, non plus qu'au XVIIe et encore au XVIII : le pot à onguent a été d'abord, fondamentalement, l'attribut du chirurgien et le symbole de la chirurgie. Il en va de même, quoique beaucoup moins systématiquement, du coffret à médicament, d'abord commun aux deux frères et qui l'est d'ailleurs resté dans les icônes. Gravure sur bois dans : Jean de Ketham, Libre de Medicina llamado Compendio de la Salud humana, Seville, J. Cromberger, 1517. Une preuve entre bien d'autres en est fournie par une gravure frontispice figurant les deux saints en pied sous une arcature gothique double et munis, l'un (saint Côme), d'un coffret rectangulaire à douze cases (et d'une spatule), l'autre (saint Damien) d'une boîte circulaire à trois compartiments. Très utilisée dans la première moitié du XVIe siècle par l'imprimeur de Seville Jacques Cromberger pour des éditions de Jean de Ketham, de Chauliac et d'autres, elle l'est déjà en 1493 pour une Chirurgie portugaise de Guy de Chauliac et en 1498 à Tolède pour le traité de Jean Guttierez sur la lithiase rénale et vésicale. Il est clair, surtout étant donné la nature des ouvrages en question, que l'un des saints est là comme patron des chirurgiens et non comme pharmacien. Un cas analogue est celui du célèbre tableau d'Adrien Isenbrandt ou de son école peint vers 1525 ou 1540 et passé de la collection van der Wielen au Musée d'Histoire de la Pharmacie d'Amsterdam. Nous ne pouvons suivre L. Mez-Mangold quand, reproduisant cette œuvre, elle écrit de façon absolue que « Côme est représenté en médecin et Damien en pharmacien ». L'affirmation est en la circonstance d'autant plus contestable que : 1) le saint de droite, réputé être Damien, tient, outre le pot à onguent, non pas une spatule, mais un bistouri ; 2) les meubles du blason au bas du tableau sont exclusivement des instruments de chirurgie ; 3) l'opposition entre le costume magistral de Côme et celui de Damien, vêtu de robe courte, contribue à montrer en ce dernier un chirurgien, non un pharmacien.

Pour expliquer l'affectation au chirurgien d'un symbole que nous, nous aurions instinctivement tendance à attribuer au pharmacien, il faut se souvenir du rôle effectif des chirurgiens jusque fort avant sous l'ancien régime et même au-delà. Formé aux principes d'Hippocrate et de Galien, le médecin est alors un intellectuel qui raisonne sur les causes des maladies et c'est sur ce fondement théorique, à partir de quelques symptômes observés notamment par l'uroscopie, qu'il pose diagnostic et pronostic. Celui qui traite concrètement le malade, c'est le chirurgien. Pas question pour le médecin de se livrer à des opérations manuelles : c'est le domaine du chirurgien, cet artisan dont le propre est de travailler de ses mains. Tous les comptes de chirurgiens qui nous sont parvenus le montrent : les chirurgiens exercent, outre la chirurgie proprement dite, une bonne partie des activités et médicales et pharmaceutiques au sens actuel de ces termes : ils prescrivent, ils préparent, ils appliquent, en principe dans les affections externes, mais en fait aussi pour des maladies internes. Dans ces conditions, rien de plus naturel que de symboliser leur profession par le vase à onguent, la cassette à médicament et la spatule.

Ainsi, comme l'ont bien senti le Pr Artelt et A. Wittmann, un nouveau couple iconographique s'est établi : Côme médecin ; Damien chirurgien. Un bel exemple en est la fameuse « Medici-Madonna » de Roger van der Weyden (Francfort, Institut Stâdel). Debout près de la Vierge, Côme, vêtu d'une sévère robe longue à parements de fourrure, porte en évidence un urinal de forme classique soigneusement figuré et dans l'autre main un billet écrit, sans doute une ordonnance : c'est le médecin de formation académique. Damien, vêtu de façon plutôt bourgeoise et portant robe courte, tient une spatule et met la main à une trousse-aumônière accrochée à sa ceinture : c'est le chirurgien, praticien inférieur au médecin dans la hiérarchie socio-professionnelle. Un autre exemple remarquable du couple « médecin-chirurgien » est fourni, plus anciennement, par la gravure, attribuée à Urs Graf (1485 env. - 1527/1528), qui figure en tête d'un calendrier bâlois pour 1513 et d'un pour 1519. Les saints y sont représentés en action. L'un, le médecin, mire les urines d'un patient alité. Le second, un pot d'une main, une spatule de l'autre, s'apprête à appliquer un topique à un homme assis blessé au front : c'est le chirurgien, figuré dans un des actes de sa pratique professionnelle. Le curieux de l'affaire est  que, par une singulière interversion, le premier personnage est appelé Thamian (= Damiân) et le second Kosm(a)m - erreur provenant apparemment de la réutilisation par le graveur d'images antérieures dépourvues des noms des saints. L'utilisation à Augsbourg à la même époque (1515) du même personnage soignant, mais sans son nom ni son auréole, pour illustrer un Unterweisungbùchlein fiir Chirurgen achèverait de prouver, s'il en était besoin, que c'est bien le chirurgien que l'on entendait représenter en tête du calendrier bâlois. Sur le vase ou la boîte à médicament comme emblème des chirurgiens les sceaux et blasons de leurs corporations sont particulièrement démonstratifs, de même que leurs images corporatives. En ce qui concerne la France, je renvoie à cet égard principalement aux publications du DrLobligeois et du Dr Dauchez sur les armoiries des professions médicales dans l'armoriai général dressé par d'Hozier à la fin du XVIIP siècle (1696-1701). Qu'il me suffise de donner en exemple le blason de la communauté unique des médecins, apothicaires, chirurgiens et barbiers de Dol, en Bretagne : les premiers y sont représentés par un caducée de Mercure, les seconds par un mortier, les barbiers par trois rasoirs et les chirurgiens par la « boette » (boîte couverte). celui de la transplantation de la jambe noire, les désignait particulièrement : leur type iconographique se dédouble alors comme nous venons de le voir.

 Mais une nouvelle évolution conduisit les apothicaires à se substituer en partie aux chirurgiens et à s'enrôler, en quelque sorte, sous la bannière de saint Damien, en même temps qu'ils se dégageaient plus ou moins de la droguerie et de l'épicerie pour tendre vers l'état de profession plus scientifique et réellement médicale. Ainsi rivalisèrent dans l'iconographie le couple « Côme, médecin ; Damien, chirurgien» et le couple « Côme, médecin (et chirurgien) ; Damien, pharmacien», le second tendant à se substituer au premier. C'est au XVIIe siècle et surtout au XVIII, à partir du baroque et à l'époque rococo, que l'iconographie de nos saints prend une coloration de plus en plus pharmaceutique : on les fait figurer sur des vases de pharmacie et sur d'autres objets à usage pharmaceutique ; on les représente souvent sur la page de titre ou dans le frontispice d'ouvrages pharmaceutiques ; on installe de plus en plus souvent leur effigie dans les pharmacies conventuelles et hospitalières et sans doute dans les pharmacies de ville ; on les représente associés à une pharmacie et l'on dépeint Damien et parfois même aussi son frère en pharmacien. Du patronage des médecins et des chirurgiens à celui des apothicaires et pharmaciens D'emblée et tout naturellement patrons de la profession qu'ils exerçaient de leur vivant, la médecine, Côme et Damien le devinrent également des chirurgiens, ce à quoi d'ailleurs leur miracle le plus remarquable, Vases et autres objets pharmaceutiques Voici d'abord que les deux frères apparaissent sur des vases d'officine - albarels, piluliers, chevrettes - qui semblent avoir été la spécialité d'un centre de fabrication italien du XVIIe siècle mal identifié, Castelli sans doute. Ils y accompagnent Marie-Madeleine, elle-même une patronne de la pharmacie, et, munis chacun d'une palme, ils tiennent l'un l'urinai, l'autre un coffret à médicaments ou un livre, on ne sait trop. On les peint sur du mobilier pharmaceutique. Par exemple, sur la face intérieure des portes d'une armoire (XVIIe s.) de l'officine de Solsona (Espagne) conservée au musée de cette ville , ou à l'intérieur d'une jolie pharmacie portative de 1723 naguère passée en vente publique à Munich . Ils figurent sur la curieuse urne jadis employée à Trogir, en Dalmatie, pour l'élection du pharmacien de la ville par le grand conseil 35. Dans la vieille apothicairerie de Valldemosa, à Majorque, c'est au dos marqueté d'un meuble porte-spatules qu'on les découvre.
 La destination de ces objets, s'ajoutant aux attributs qui y sont conférés aux saints, ne laisse aucun doute : Côme y représente la médecine, Damien la pharmacie. De nombreux autres objets pharmaceutiques ont certainement porté les mêmes images, mais peu ont survécu. Titres et frontispices d'ouvrages pharmaceutiques Simultanément, c'est avec une fréquence croissante que les effigies de nos saints ornent le frontispice ou la page de titre d'ouvrages strictement pharmaceutiques . Je doute qu'on puisse faire entrer dans cette catégorie d'images la célèbre gravure de la Concordia Apothecariorum Barchinone de 1511 qui représente un homme assis dans son lit et entouré de quatre personnages. J. M. Suné y voit la « première représentation connue des deux saints dans un livre imprimé en Catalogne ». Certes elle est surmontée des mots « Cosma et Damiane » et les deux saints sont invoqués un peu plus loin dans la préface de l'ouvrage . Mais aucun des assistants figurés ne porte d'auréole, ne tient le moindre attribut médico-pharmaceutique, ni n'accomplit le moindre acte ou geste médical. C'est à se demander s'il s'agit bien d'une consultation autour d'un malade ou pas plutôt d'une simple discussion d'affaires ou de politique, fort animée d'ailleurs. L'inscription « Cosma et Damiane » serait alors une simple invocation et la gravure serait un bois remployé inconsidérément. Mis à part quelques cas comme le bien connu titre-frontispice du Ricettario Fiorentino de 1567, c'est en fait à partir du début du XVIIe siècle que l'usage s'étend de représenter nos saints en tête d'ouvrages professionnels pharmaceutiques. Usage particulièrement répandu en Italie et dont voici quelques exemples : 1603 Taxe des médicaments de Ferrare, 1606 Antidotaire 2e édition, de Bologne, 1615 Nouvelle édition de l'Antidotaire de Bologne, 1623 Ricettario Fiorentino, 1647 Taxe de Reggio Emilia, 1669 Tarif de Florence, 1670 et 1696 Ricettario Fiorentino, 1706 Taxe de Plaisance, si bien étudiée par le Pr Corvi, qui a réussi à identifier le rameau tenu par Damien : de l'ellébore blanc40, 1732 Statuts de Ferrare (Indulti pontifici...), 1736 Taxe de Reggio Emilia. Quelques exemples aussi en pays germanique : 1627 Pharmacopée de Cologne par P. Holtzemius, 1648 Nouvelle édition de la Pharmacopée de Cologne, 1689 Newe Apotheker-Ordnung de Vienne. De ces ouvrages imprimés on peut rapprocher des documents manuscrits, professionnels eux aussi, à l'effigie des deux saints, comme la lettre d'apprentissage délivrée par l'apothicaire Anton Menrad Fetzer à Elias Haumblecher, à Graz, le 2 janvier 1740, ou certains diplômes de pharmacien vénitiens. Présence de représentations des saints dans les apothicaireries Sous une autre forme matérielle, Côme et Damien font également leur entrée iconographique dans les apothicaireries conventuelles et hospitalières. En Italie, au couvent des Camaldules (province d'Arezzo), deux emplacements sont réservés dans les belles boiseries en noyer, au-dessus de chaque porte latérale de l'officine, pour des portraits en médaillon de chacun des deux frères. Dans l'ancienne officine de la chartreuse de Calci, près de Pise, un petit tableau baroque représente les sains accompagnant la Vierge à l'Enfant ; ils y sont debout de part et d'autre d'une table portant des instruments médico-pharmaceutiques. En Espagne, à la chartreuse de Valldemosa, l'apothicairerie conventuelle de 1723 à laquelle George Sand et Chopin eurent recours durant leur séjour conserve, enserré entre les rayons chargés de flacons, boîtes et faïences, un tableau où les deux frères, en robe et bonnet de docteur, s'entretiennent. Saint Côme porte urinai et livre, tandis que Damien lui désigne, sur la table, deux récipients à médicaments. Disposé de façon analogue à l'abbaye bénédictine de Santo Domingo de Silos, mais entouré cette fois de poteries de Talavera, un relief sculpté représente les deux saints encadrant la Vierge. Leurs attributs - matula pour l'un, spatule double et albarel pour l'autre - sont d'une taille disproportionnée, comme pour bien souligner la spécialité de chacun d'eux. En Hongrie, à Kôszeg, l'ancienne pharmacie des Jésuites, installée en 1743-1744 et aujourd'hui transformée en musée, englobe dans ses boiseries une grande toile ovale inspirée au peintre Ettl par une gravure de Paul Troger (1698-1762). L'un des saints, le médecin, a pour attribut un vase cylindrique et devant lui une ordonnance. Son frère le pharmacien exécute sa prescription en versant un liquide dans une coupe. A la pharmacie-musée de Sopron deux médaillons peints offrent une représentation tout à fait différente : chaque saint y soigne un ou une malade. En Slovénie, au couvent d'Olimje, où les voûtes de l'apothicairerie sont décorées de peintures figurant des personnages en relation avec la médecine et la pharmacie, Côme et Damien, peints à l'entrée par Anton Lerchinger en 1780, voisinent avec le Christ médecin, Esculape, Avicenne, etc. En Suisse, l'apothicairerie du collège des Jésuites de Fribourg possédait deux séduisantes peintures des deux saints dont il sera question plus loin. La présence des saints se manifestait aussi sous la forme de statues. Nombre d'entre elles ne sont pas restées in situ. Toutefois, à Varazdin, au nord-est de Zagreb, la pharmacie des Ursulines avait conservé et, espéronsle, conserve toujours deux belles statues polychromes des deux saints considérés ici essentiellement comme des savants, en longue robe, camail de fourrure et haute toque, munis chacun d'un livre. Et dans les boiseries qui garnissent l'antichambre de l'apothicairerie de l'hôpital de Lons-le-Saunier, Côme et Damien occupent chacun une niche, sous la forme de deux statuettes en chêne du XVIIP siècle, avec leur nom porté sur le socle. Côme y possède un attribut rare : deux serpents dont les corps s'enroulent autour de sa manche - on reconnaît là la tradition d'Esculape et des asklepieia. Damien porte, lui, un récipient de la main droite et une palme de l'autre. A leurs pieds, des livres, symbole de leur science à tous deux. On pourrait multiplier les exemples d'£uvres peintes ou sculptées pour des apothicaireries hospitalières ou conventuelles. Une pratique analogue s'instaura-t-elle pour les officines de ville ? C'est probable. La question reste à examiner. Les saints représentés dans un cadre ou une activité pharmaceutiques.
Enfin, l'extension du patronage des XVIIe deux et saints surtout sur XVIIIe la pharmacie siècles et aux la relative spécialisation de Damien en pharmacien face à Côme médecin chirurgien se manifestent avec éclat dans de nombreuses œuvres où les deux frères sont figurés en étroit rapport avec la pharmacie - uvres particulièrement répandues en Allemagne. Dans une partie d'entre elles, le ou les saints sont simplement accompagnés de la représentation d'une officine. C'est le cas dans une peinture murale (1743) de leur église de Kaufbeuren (Bavière) : une pharmacie, vue en perspective, y sert en quelque sorte de toile de fond à la guérison d'une affection oculaire. Avec la remarquable bannière peinte qui se trouve aujourd'hui au Musée de la Pharmacie d'Heidelberg, il ne s'agit plus d'une pharmacie en général, mais très précisément de celle de l'abbaye bavaroise de Gutenzell. Cette bannière date d'environ 1755-1756, une époque où, de patrons de l'église et du couvent, les saints étaient passés au patronage de l'apothicairerie conventuelle et de la pharmacie en général. Dans sa partie supérieure, chaque saint a derrière lui une guirlande formée soit des instruments de leur martyre, soit d'instruments médicaux et pharmaceutiques. La moitié inférieure offre une vue d'ensemble de l'abbaye et deux vues très précises de son apothicairerie. Le patronage des deux saints sur la pharmacie est ici particulièrement évident. Il ne l'est pas moins dans un tableau de l'école de Cordoue révélé par R. Jordi, où les saints montent la garde, en quelque sorte, devant l'officine tandis qu'un homme - un aide ? - y travaille au mortier avec deux pilons. Dans un deuxième groupe de figurations, les saints ne sont plus seulement accompagnés d'une pharmacie : ils sont dans l'officine même et en général y travaillent. Ainsi y discutent-ils avec animation de quelque point de matière médicale sous le pinceau de Johann Anwander (1762) en l'église des Jésuites de Dillingen an der Donau (Bavière). Dans deux images de piété d'un type qui s'apparente tout à fait par le style et par certains éléments de la composition à la bannière dont nous venons de parler, leur effigie en pied ou en buste  s'accompagne de leur décollation et d'une autre petite scène les montrant au travail dans une pharmacie. Ils ont même, dans le second cas, un aide qui manie le pilon dans un mortier ! Curieusement, cette scène a son semblable au Portugal à Gondomar. Au Musée d'Histoire de la Pharmacie de Bâle deux fort jolies peintures de 1735 provenant de la pharmacie du collège des Jésuites de Fribourg montrent les deux frères dirigeant les opérations pharmaceutiques assurées par des angelots : pesée, trituration, distillation, préparation d'un emplâtre. Elles ont suscité des divergences d'interprétation. Le saint qui porte un livre est-il Damien et celui qui porte une spatule Côme ? On pencherait plutôt pour l'inverse. Quoi qu'il en soit, l'essentiel pour nous est l'affirmation globale du patronage sur la pharmacie. Toutes ces figurations sont à rapprocher du thème du « Christ apothicaire » dont l'expansion est très marquée à la même époque dans l'aire germanique. Il consiste, on le sait, à représenter le Christ dans une pharmacie et y exerçant une activité officinale à l'aide d'instruments professionnels et de médicaments de valeur symbolique et morale : dans cette officine spirituelle la pesée devient celle des mérites et les médicaments prennent noms Espoir, Foi, Charité, etc. Image de piété. Augsbourg, Klauber, 2e moitié du Le rapprochement s'impose particulièrement pour des uvres comme celles par lesquelles nous terminerons. La première est une image de piété éditée à Augsbourg par Klauber dans la seconde moitié du XVIIIe siècle . Gravement malade, le patient a été amené à la pharmacie par une femme dans un chariot à roues de bois. Le saint assis au comptoir de l'officine - Côme le médecin - lui prend le pouls. Damien - le pharmacien - saisit sur le plus haut rayon un vase contenant le médicament requis et, comme dans une image précédente, il est même assisté par un aide qui manie le pilon dans un mortier. Peut- être même s'agit-il d'une officine hospitalière, puisqu'on aperçoit la façade d'un hôpital vers lequel un autre malade est conduit dans une sorte de brouette. Le détail valait la peine d'être relevé devant ce Congrès voué principalement à la pharmacie hospitalière ! En tout cas, la distinction ici encore entre le médecin et le pharmacien et leur coopération au service du malade s'affirment fortement. Dernier exemple : les dessus d'une armoire de pharmacie (vers 1740) aujourd'hui au musée d'Eisenerz, en Styrie. Les saints y sont peints, tous deux cette fois, en pharmaciens, devant le préparatoire d'une officine richement équipée. Ils allient les attributs religieux - l'auréole rayonnante, la palme du martyre - aux attributs professionnels - un vase en verre et un pot, étiquetés l'un et l'autre « Vitae » (sous-entendu Medicina). Ainsi, partis au Ve siècle d'une identité de représentation nous terminons au XVIIIe par une identité de représentation. Mais quelle évolution ! Au départ, nos deux saints personnages étaient uniformément médecins ; à l'arrivée, les voici tous deux pharmaciens ! C'est toutefois là un cas extrême, bien que très significatif, et l'usage est bien plutôt que Côme incarne la médecine et Damien la pharmacie.

 Conclusions 
L'exposé qui précède n'est qu'une esquisse qu'il conviendrait d'approfondir, par exemple en confrontant l'évolution des images à celle des statuts et règlements professionnels et à la littérature. Je n'en formulerai pas moins trois conclusions. 
1) Si dans la plupart de nos pays le culte des saints Côme et Damien - voire simplement leur souvenir - est aujourd'hui en grand déclin, à quelques exceptions près comme dans le Mezzogiorno, cela ne doit pas nous faire oublier la place éminente qu'ils ont longtemps occupée dans l'histoire des professions de santé ainsi que dans l'hagiothérapie.
 2) L'iconographie a pris rang parmi les sources accessoires de l'histoire, particulièrement en histoire de la pharmacie. Mais l'interprétation des images qu'elle nous fournit n'est pas toujours facile, ni certaine, comme le Pr Hein l'a bien montré. C'est le cas pour l'identification professionnelle de nos deux saints : que l'un d'eux ait pour attribut un vase, une boîte ou un coffret à onguent ou à médicament ne signifie nullement qu'il soit en quelque sorte automatiquement LE pharmacien. Il peut être : soit, rarement et surtout anciennement, un médecin ; soit, beaucoup plus couramment et surtout à partir de la fin du Moyen âge, un chirurgien ; soit enfin, fréquemment mais un peu plus tardivement, un pharmacien. 
3) On assiste en effet à une sorte d'appropriation iconographique progressive du second des deux frères, Damien, par les apothicaires, qui atteint son apogée au XVIIe siècle. D'abord médecin à l'égal de son frère, Damien est assez rapidement accaparé par les barbiers et chirurgiens, dont la profession se trouve ennoblie d'autant. Puis ils sont rejoints par les apothicaires et doivent, si l'on peut dire, partager Damien avec eux, en sorte qu'il apparaît de plus en plus fréquemment comme leur patron. Les deux jumeaux ont ainsi connu successivement deux différenciations, non sans de persistants chevauchements. Car ce résumé est, bien entendu, très schématique : en pareille matière il n'y a pas de changement subit ni total et l'évolution n'est pas rectiligne. Il n'en existe pas moins un net parallélisme entre l'évolution du corps des apothicaires et l'évolution iconographique du couple Côme-Damien : l'une et l'autre révèlent une ascension socio-professionnelle ; elles reflètent le passage « de l'apothicaire au pharmacien », que montre une exposition qui sillonne actuellement notre pays sous ce titre."

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SOURCES ET LIENS.

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— BACHOFFNER Pierre, 1986, Saint Côme et saint Damien : leur culte et leur iconographie : Pierre Julien et François Ledermann (dir.), Saint Côme et saint Damien, Culte et iconographie/Die Heiligen Kosmas und Damian, Kult und Ikonographie/I Santi Cosma e Damiano, Culto e iconografia : Colloque/Kolloquium/Colloquio [compte-rendu], Revue d'Histoire de la Pharmacie  Année 1986  268  pp. 83-86

— COTINAT (Louis), 1971, Deux nouveaux ensembles de représentations des saints Côme et Damien :Pierre Julien, Un polyptyque inédit des saints Côme et Damien, Janus, 1970. In: Revue d'histoire de la pharmacie, 59ᵉ année, n°211, 1971. pp. 582-583. http://www.persee.fr/doc/pharm_0035-2349_1971_num_59_211_7104_t1_0582_0000_1

— DAVID-DANEL (Marie-Louise), 1958, Saint Côme et saint Damien sont-ils au nombre des « patrons » de la pharmacie ? [article] Revue d'Histoire de la Pharmacie  Année 1958  159  pp. 459-461

 — DAVID-DANEL (Marie-Louise), 1958, Iconographie des saints Côme et Damien,   Lille, Morel et Corduant, 1958, in-8°, 257 p., 53 fig., 3 add.,2répert.,2index, 2 tables.

Compte-rendu (1) : 

Guitard Eugène-Humbert. L'iconographie des saints Côme et Damien : Marie-Louise David-Danel, Iconographie des saints médecins Côme et Damien. In: Revue d'histoire de la pharmacie, 46ᵉ année, n°159, 1958. pp. 454-456. http://www.persee.fr/doc/pharm_0035-2349_1958_num_46_159_9540_t1_0454_0000_1

 

"L'iconographie des saints Côme et Damien « . Comme pour la plupart des personnages ayant vécu dans les premiers siècles de notre ère, il est quasi impossible de dégager leur biographie véritable des légendes accumulées autour de leur nom. ... Toutefois d'un examen critique des quatre manuscrits des Acta sanctorum relatifs aux saints Côme et Damien, il résulte que, vraisemblablement, mais non sûrement, ces deux frères appartenaient à une famille indigène noble, convertie au christianisme,' qu'ils naquirent dans la ville d'Egée en Cilicie (Asie-Mineure), qu'ils y exercèrent la médecine gratuitement, d'où le surnom d'Anargyres (en grec « sans argent ») et qu'ils furent victimes des persécutions vers l'an 287. Mais les additions multiples apportées à cette trame par l'imagination populaire n'ont pas moins d'importance que l'histoire vraie au regard de l'iconographie, qui en ce moment nous occupe. C'est pourquoi il faut en signaler les principales. Les deux frères auraient été jumeaux et ils auraient reçu du Saint-Esprit leurs connaissances médicales, de telle sorte qu'ils guérissaient à coup sûr; " ¦¦ >< > Ils pratiquaient aussi . l'art vétérinaire. Comme ils avaient notamment rendu la santé à un chameau, c'est un chameau qui vint, d'une voix humaine, donner des conseils aux personnes qui s'efforçaient de les ensevelir honorablement, ' Damien aurait un jour accepté trois ufs d'une dame nommée Palladia qu'il avait guérie. Intransigeant sur la question des honoraires, Côme voulut se séparer de lui, mais le Seigneur vint innocenter son frère, qui avait pris les ufs non par cupidité, mais par politesse.,, t Tous les supplices auxquels les deux saints furent soumis pour avoir refusé de sacrifier aux idoles furent sans effet. Ils sortent de la mer bien que chargés de chaînes. Sur le pilori, ils ne sentent pas les coups des bourreaux qui tombent épuisés de fatigue. , Les flammes d'un bûcher les épargnent et vont brûler les spectateurs païens. Flèches et pierres font demi-tour et viennent blesser ceux qui les lancent.*. ' ' ' . Avec beaucoup de pittoresque la légende dorée a décrit les trois miracles suivants postérieurs à leur mort. Un serpent s'étant introduit dans la bouche d'un moissonneur endormi, les saints guérisseurs invoqués par lui dans une de leurs églises, font sortir aussitôt le reptile sans qu'il ait fait aucun mal. 

Une femme ayant suivi le diable, venu mensongèrement la chercher de la part de son mari, est délivrée par une troupe .commandée par saint Côme et saint Damien dont tous les soldats étaient vêtus de blanc. (Les médecins et leurs auxiliaires, étaient-ils i déjà les « hommes en blanc » ?) Enfin voici qui préfigure très tôt l'opération de la greffe humaine ; un brave gardien de l'église de Rome qui est consacrée à nos deux saints, avait une jambe dangereusement gangrenée. Une nuit deux ombres pénètrent dans le cimetière de Saint-Pierre-auxLiens, prélèvent un membre inférieur sur le cadavre d'un nègre mort depuis peu et, après avoir amputé le malade, lui adaptent ce membre qui reste coloré, mais qui reprend vie et vigueur. ^ * Ce miracle de la jambe noire a été souvent figuré par les sculpteurs et les peintres, ainsi que le don des trois uf s par Palladia, et encore la guérison du chameau, le serpent rendu par la bouche et les scènes merveilleuses du martyre. - Une remarque s'impose lorsqu'on a parcouru la série considérable des oeuvres qu'ont inspirées les prouesses de Côme et de Damien. _ Elles sont pour la plupart orientées vers l'illustration de leur vie professionnelle. Ce fait est d'autant plus notable que l'on connaît bien d'autres saints ayant exercé la médecine. Au XVII9 siècle, J. Bernier, auteur de l'Histoire chronologique de la médecine et des médecins, affirmait déjà qu'aucune profession n'avait donné à l'Eglise autant de saints. En 1947, le très regretté Pr Laignel-Lavastine en avait relevé 70, rien que pour les dix premiers siècles. Or, si l'on excepte saint Pantaléon, mort vers 303 à Nicomédie, de tous ces bienheureux seuls Damien et Côme sont presque toujours représentés avec les attributs et les costumes médicaux ou bien au cours d'un acte médical. Cela tient à ce qu'ils ont plus souvent que les autres été choisis comme patrons des corporations et confréries. De ce fait leur iconographie nous est infiniment précieuse au point de vue documentaire. , , w , La France, l'Espagne, l'Allemagne et aussi l'Italie (le prénom de Cosimo étant très affectionné par les Médicis à cause -de leur patronyme à consonnance médicale) sont particulièrement riches à cet égard. Au XVe siècle, Lorenzo di Bicci, Gallego, Botticelli, Rincon de Figueroa, Pedro Virgos et Jaume Huguet, Filippo Lippi, Berruguete, et surtout Fra Angelico, avec de nombreux tableaux et pré- delles de rétables, ont traité le sujet avec amour. Il ne fut pas dédaigné plus tard par Le Titien, Le Tintoret, Lucas Cranach le Vieux, Franck en le Vieux, Michel- Ange, Ghirlandajo, Raphaël..*, Innombrables enfin sont les mosaïques, les fresques, les statues, les vitraux, les miniatures, les bannières, les images gravées et les armoiries des corporations, qui rappellent les hauts faits des Anargyres.

 

Compte-rendu (2)

Burnand Marie-Claire, Burnand Yves. Marie-Louise David-Danel, Iconographie des Saints médecins COME et DAMIEN, 1958. In: Revue du Nord, tome 41, n°161, Janvier-mars 1959. pp. 119-120; https://www.persee.fr/doc/rnord_0035-2624_1959_num_41_161_6166_t1_0119_0000_2

 

" Mme David-Danel, chargée d'un cours d'histoire de l'art à la Faculté libre des Lettres, a étudié comme thèse principale pour le doctorat un thème iconographique ,* ce sujet explique le patronage de Monsieur Louis Réau auteur de la Préface. Monsieur Georges Gaillard, professeur à la Faculté des Lettres, a déjà signalé à l'attention des lecteurs de cette revue cette thèse qu'il avait été amené à apprécier sur exemplaire dactylographié. (Revue du Nord, t. XXXIX, p. 195-196). L'auteur montre d'abord l'originalité de son sujet ; l'iconographie des saints Côme et Damien se distingue de celle des autres saints par la part prépondérants accordée à la figuration des personnages plus qu'à la représentation des épisodes de leur « histoire », par l'inspiration personnelle qui se manifeste dans la description de leur activité professionnelle, d'où la variété des œuvres ; elle se distingue aussi de celle des autres saints médecins car S. Côme et S. Damien sont toujours figurés uniquement comme médecins. Pour être historien de l'art, on n'en est pas moins historien ; aussi madame David-Danel ne manque pas, au début de la première partie de sa thèse, d'établir une histoire des deux saints, ce qui lui permet de dégager par la comparaison des Acta qui les concernent les éléments les plus sûrs, en particulier le fait historiquement fondamental de la profession médicale des deux saints martyrs. Mais ces quelques points essentiels ne sont pas ceux que l'on retrouve le plus souvent dans l'iconographie des deux saints médecins ; elle fait une large part aux éléments fantaisistes et merveilleux, en particulier les miracles accomplis après leur mort et dont les trois principaux sont consignés dans la Légende Dorée. Il est particulièrement intéressant de noter que l'un d'entre eux, le miracle de la jambe noire, est à l'origine de la spécialisation des deux saints : considérés primitivement comme médecins non spécialisés, et priés comme tels, ils ont pris de plus en plus figure de chirurgiens jusqu'à être choisis comme patrons, en France notamment, par la Corporation des Chirurgiens, celle des médecins se mettant sous le patronage de Saint- Luc.

Dans une deuxième et une troisième partie, l'auteur recherche les causes qui ont présidé à la diffusion du culte et provoqué ainsi l'apparition et la multiplication des images des saints.

 

 

Compter-rendu (3) :  Aubert Marcel. David-Danel (Marie-Louise). Iconographie des saints médecins Côme et Damien.. In: Bulletin Monumental, tome 117, n°2, année 1959. pp. 159-160; https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1959_num_117_2_4227_t1_0159_0000_4

— DAVID-DANEL (Marie-Louise),1981, Saint Côme et saint Damien : une synthèse imagée. Pierre Julien, Saint Côme et saint Damien, patrons des médecins, chirurgiens et pharmaciens [compte-rendu], Revue d'Histoire de la Pharmacie  Année 1981  248  pp. 65-67

https://www.persee.fr/doc/pharm_0035-2349_1981_num_69_248_3909_t1_0065_0000_3

— DUKA ZOLYOMI ( Norbert) 1975, . Iconographie de saint Côme et de saint Damien en Slovaquie. In: Revue d'histoire de la pharmacie, 63ᵉ année, n°225, 1975. pp. 381-386. doi : 10.3406/pharm.1975.7425 http://www.persee.fr/doc/pharm_0035-2349_1975_num_63_225_7425

 

— JULIEN (Pierre), "Un polyptyque inédit des saints Côme et Damien", in Janus, t. LVII, 1970, n° 2-3, p. 96-103, 4 pl. h.-t.

— JULIEN (Pierre), Illustration de la vie et du martyre des saints Côme et Damien dans un  bréviaire  français du xve siècle, in Beitrâge zur Gesch. der Pharm., 23* année, 1971,

—JULIEN (P.),1970,  'Un polyptyque Breton inédit des Saints Côme et Damien.', Janus: Revue internationale de l'histoire des sciences de la médecine, de la pharmacie et de la technique 57 (1970) 96-103 

— JULIEN (Pierre) 1971, Saint Côme et saint Damien et une saignée figurés dans le Bréviaire Grimani : L.-J. Vandewiele,De Vlaamse miniatuur van Cosmas en Damianus uit het Breviarium Grimani, in Cercle Benelux d'hist. de la pharm., bull., 1971 [compte-rendu] Revue d'Histoire de la Pharmacie  Année 1971  210  p. 510
 

http://www.persee.fr/doc/pharm_0035-2349_1971_num_59_210_7070_t1_0510_0000_1

—JULIEN (Pierre) ,1973La Confrérie des Saints Côme et Damien à Luzarches [article] Revue d'Histoire de la Pharmacie  Année 1973  218  pp. 505-518 Fait partie d'un numéro thématique : Numéro spécial pour le Congrès International de Paris avec 23 planches

http://old.shp-asso.org/index.php?PAGE=expositioncome

—JULIEN (Pierre), 1982,    Une miniature des Saints Côme et Damien (fin XVe début XVIe siècle)  [article] Revue d'Histoire de la Pharmacie  Année 1982  254  pp. 175-176
https://www.persee.fr/docAsPDF/pharm_0035-2349_1982_num_70_254_2606.pdf

—JULIEN (Pierre), 1995, Saint Côme et saint Damien, de la médecine à la pharmacie [article], Revue d'Histoire de la Pharmacie  Année 1996  312  pp. 477-496 .Fait partie d'un numéro thématique : Actes du XXXIe Congrès International d'Histoire de la Pharmacie (Paris, 25-29 septembre 1995)

https://www.persee.fr/doc/pharm_0035-2349_1996_num_84_312_6283

—JULIEN (Pierre) , 2004,  Deux miniatures inédites de la fin du XVe siècle [Q72, Culte et iconographie des Saints Côme et Damien] Revue d'Histoire de la Pharmacie  Année 2004  344  pp. 673-675

http://www.persee.fr/doc/pharm_0035-2349_2004_num_92_344_5747

— LE THOMAS Louis 1965,  "Sur la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien en Saint-Nic." Les Cahiers de l'Iroise, 1965, Cahier n° 45 - 12ème année n° 1, Société d'Études de Brest et du Léon.

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_115/Les_Cahiers_de_lIroise_1965_nA_1_.pdf

—  SAÏDOU (Anne-Isabelle) ,GRIGNON (Georges), Iconographie des saints-médecins Côme et Damien au Musée d'Histoire de la médecine en Lorraine.

http://www.aamfmn.fr/Saidou2.htm

 

— TOSCER (Catherine), 1997, La chapelle Saint-Côme et Saint-Damien en Saint-Nic,Mémoires de la Société d'Histoire et d'archéologie de Bretagne vol. 75, pages 371-377.

http://www.shabretagne.com/scripts/files/54947131089936.59874395/1997_24.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Côme et Damien
7 juin 2018 4 07 /06 /juin /2018 11:25

Le Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic le 3 juin 2018.

Ma petite vexillologie des bannières.

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Voir aussi :

 

 


Voir sur la commune de Saint-Nic :

— L'église :

 

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— La chapelle Saint-Côme et Saint-Damien :

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— La chapelle Saint-Jean :

 

 

— L'église de Trégarvan (sablières de 1570 par le Maître de Saint-Nic) :

 

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L'ARRIVÉE DES DÉLÉGATIONS ET LE RASSEMBLEMENT DEVANT LA CHAPELLE.

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J'ai compté neuf ou dix délégations. Celles-ci représentent sur le plan géographique les 8 communes du "Pays Porzay", cette plaine délimitée au nord par le Ménez-Hom et au sud par la montagne de Locronan, mais aussi plus largement sur le plan des costumes bretons, les 29 communes du Pays glazig, et enfin l'ensemble paroissial du Porzay.

Ce sont celles de:

Plomodiern, paroisse Saint-Mahouarn (en français saint Hervé).

Quéménéven, chapelle de Kergoat.

Ploéven, église de Saint-Meen.

Locronan, chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle,

Locronan, église Saint-Ronan,

Cast, chapelle Notre-Dame de Quillidoaré.

Plonévez-Porzay, chapelle de Sainte-Anne-La-Palud,

Quimper, chapelle de Ty-Mamm-Doué

Ergué-Gabéric, chapelle de Kerdévot.

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Les délégations du Pardon de Saint-Côme et Saint-Damien sur la carte IGN

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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L'arrivée du joueur de grande cornemuse :

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Le costume masculin  glazig (petit bleu).

C'est le plus homogène. Il associe au chapeau  une chemise (roched) blanche à manches longues, un gilet (giletenn ou jiletenn), et une veste à manches courtes (chupenn). 

Le gilet, à encolure ronde, est, pour la partie thoracique, noir en haut (parfois froncé) et bleu en bas, les deux couleurs étant séparées par une bande brodée jaune. Ses manches sont au contraires bleues en haut, et noir en moitié basse, avec une bande brodée entre les deux. Ajoutons deux lignes verticales de 8 (7 à 9) boutons dorés.

La veste est de drap noir, elle est courte et ne descend guère  au dessous de la taille. Ses pans forment en avant une petite pointe assez haute.  Elle s'orne d'une bande brodée jaune verticale, soit latérale sous les aisselles, soit antérieure. 

Le pantalon est de flanelle grise. 

 

 

 

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Les broderies font appel aux différents motifs : cornes de bélier symbolisant la force, dents de scie (le travail), soleil (la joie), arête de poisson ou dreink pesk rappelant la proximité de la mer, fougère symbolisant l'abondance, planète (la chance), et enfin la plume de paon témoignant de la fierté des propriétaires de ces costumes.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Les deux sonneurs portaient des gilets différents, aux nombreux rangs de broderie. Ils portaient aussi la ceinture de flanelle rouge.

 

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Le chapeau (tok), rarement porté ici, est entouré d'un ruban retombant en deux pans. Il peut être élégamment porté devant l'épaule gauche, les deux pans ou fanons richement brodés et terminés par de la cannetille rejetés derrière le dos pour le maintenir en équilibre.

 

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Quand au costume féminin, principalement noir, il varie selon les guises, et je renonce à le décrire. Je crois que le costume rouge correspond à la guise de Quéménéven, comme en témoigne le tableau de Jules Breton Le Pardon de Kergoat de 1891.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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LE DÉPART VERS LA FONTAINE.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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LA DESCENTE VERS LA FONTAINE.

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"Pour ma part, je ne connais rien de touchant, rien de pittoresque comme la procession de Saint Côme s'avançant après vêpres, face à l'Océan, à travers les jeunes blés verts que fait onduler la brise marine aux senteurs de sel et de varech ..." (Corentin Parcheminou)

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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LE RASSEMBLEMENT AUTOUR DE LA FONTAINE .

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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LES DÉLÉGATIONS.

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PLOMODIERN, avec la bannière verte ST MAHOUARN.

KERGOAT en QUÉMÉNÉVEN avec une bannière jaune ITRON VARIA PEDIT EVIDOMP.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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PLOEDERN avec une bannière rouge de Dieu Sauveur du monde.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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LOCRONAN, chapelle Notre-Dame-de-Bonne Nouvelle, avec la bannière verte dédiée à Notre-Dame.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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LOCRONAN, avec la (deuxième) bannière paroissiale de la maison Le Minor  (couleur rouge).

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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?, avec la bannière rouge SACRÉ COEUR DE JÉSUS SAUVEZ LA FRANCE.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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LA PAROISSE DE CAST  avec la bannière  blanche à la Vierge à l'enfant de la chapelle NOTRE-DAME DE BONNE-NOUVELLE DE QUILLIDOARÉ.

Voir mon article sur la chapelle de Quillidoaré et les vitraux

et mon article sur la statue de la Vierge allaitante.

 

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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SAINTE-ANNE-LA-PALUD avec la bannière Le Minor réalisée pour le centenaire en 2013 :

Lire : La bannière Le Minor de Sainte-Anne-La-Palud.

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La bannière de Sainte-Anne-la-Palud, lors du Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La bannière de Sainte-Anne-la-Palud, lors du Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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QUIMPER avec la bannière de LA CHAPELLE DE TY-MAMM-DOUÉ, réalisée en 2013 par Annaig Le Berre.

Lire : La bannière de Annaig Le Berre à Ty-Mamm-Doué.

 

 

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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La bannière de Ty-Mamm-Doué lors du Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La bannière de Ty-Mamm-Doué lors du Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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ERGUÉ-GABÉRIC avec la bannière rouge de la chapelle de Kerdévot.

Lire : Les bannières, c'est comme les papillons. Le Grand Pardon de Kerdévot (2014).

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Bannière de Kerdévot lors du Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Bannière de Kerdévot lors du Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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LA PAROISSE DE SAINT-NIC

présentait la bannière Le Minor, ainsi que la bannière de la Vierge — et de sainte Thérèse au verso — restaurée en 2016 par Paul Balbous.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Bannière de Saint-Nic lors du Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Bannière de Saint-Nic lors du Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Bannière de Saint-Nic lors du Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Bannière de Saint-Nic lors du Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Jean-Yves LAROUR, vice-président de l'association en charge de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, et du pardon.

Note : c'est lui qui conduisait le tracteur rouge lors de ma première visite de la fontaine !

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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LES PORTEURS DU RELIQUAIRE contenant les reliques des saints Côme et Damien.

C'est un reliquaire en argent doré en forme de chapelle, qui porte la date de 1578 et une inscription :  

"VN. PARTIE. DE. LA. CORO. DE. NOTRE. SIGNVR. VN. PARTI. DE. SA. ROBA. VN. PARTIE. DE. RELIQVES. DE. SAINT. COM. ET DOMIEN. VN. PAR. DE. RELIQVE. DE. SAINT. PIERRE. VN. PARTIE. DE. RELIQVES. DE. SAINT. MEN. VN. PARTIE. DE. RELIQVES. DE. MARIA. MADALENE. ET. VN. PARTIE. DE. SA. ROBA. ITEM. DES. AVTRES. RELIQVES." et "HENRI HASCOVET FABRIQVE DE LA CHAPELA. D. S. COM LE 30 DAVOVGST 1578. M. YVES. LE SENESAL RECTVR. P." Poinçon C.B. sans doute de Corentin Le Baron, orfèvre quimpérois. (R. Couffon)

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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La bannière paroissiale (1990):

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La bannière de Saint-Nic lors du Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La bannière de Saint-Nic lors du Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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LES PAROISSIENS DE SAINT-NIC.

À l'extrême droite, Hervé Canevet, président de l'association Folklore et culture, à coté  de Joseph Yvinec, vice-président.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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LA CÉRÉMONIE À LA FONTAINE : PUISER DE L'EAU POUR L'ASPERSION.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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LA REMONTÉE VERS LA CHAPELLE.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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L'ENTRÉE DANS LA CHAPELLE POUR LA CÉLÉBRATION.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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LE "TOUCHER" DU RELIQUAIRE À L'ENTRÉE.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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DURANT LA MESSE, LE BAPTÊME D'HÉLOÏSE WATTEZ .

...petite-fille de Jean-Yves Larour.

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Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic le 3 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Published by jean-yves cordier
5 juin 2018 2 05 /06 /juin /2018 21:51

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Dans la publication de sa thèse consacrée à l'iconographie des saints Côme et Damien, Marie-Louise David-Danel signale un groupe en bois des saints Côme et Damien avec un cheval provenant de Plonéour-Lanvern. 

Effectivement, après avoir été au Musée de l'évêché de Quimper puis, signalé par Couffon, dans le logis du chapelain de la chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, ce groupe a trouvé sa place dans cette chapelle, dans le bras nord du transept, sur deux consoles.

Selon Mr Cariou, il n'est pas classé aux Monuments historiques, et n'a pas été restauré. Je n'ai pas trouvé qu'il ait fait l'objet de description spécifique. Mais je   trouve néanmoinsdans la base Palissy :

Notice Palissy  : h = 108 ; la = 55 ; pr = 20 (statue gauche et cheval) ; h = 98 ; la = 40 ; pr = 20 (statue droite) . Il manque le bras gauche et les pattes du cheval.  1993/07/15 : inscrit au titre objet.

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Le groupe en bois polychrome (XVIIe) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Le groupe en bois polychrome (XVIIe) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Il associe deux personnages vêtus de tuniques blanches, et un cheval placé en hauteur entre leurs deux têtes. Le bras gauche du personnage de gauche est brisé, et, des deux cotés, les objets que les mains devaient tenir ont disparu. 

Il est difficile de savoir sur quels indices les auteurs cités se sont fondés pour affirmer leur identification des deux frères médecins Côme et Damien. En effet, ce groupe dénote par rapport à l'ensemble des représentations des saints en Bretagne, par la présence du cheval d'une part, par l'absence de similitude entre les deux saints (qui, dans la tradition, sont réputés être jumeaux), par l'absence de la tenue vestimentaire des docteurs en médecine de l'époque (bonnet rond ou carré, robe longue) et par l'absence enfin de tout attribut professionnel (urinal, pot à onguent, spatule, lancette) autre que la "sacoche" suspendue à leur ceinture.

Si nous adoptons pourtant cette hypothèse, la présence du cheval prend une grande valeur, si on considère que Côme et Damien sont les avatars de divinités gémellaires pré-chrétiennes à fonctions de protection, comme les Dioscures de la mythologie grecque (Castor et Pollux), les Ashvins hindous, les Ašvieniai lituaniens, les Dieva Deli lettons. En effet, ces divinités sont soit des cavaliers, soit hippomorphes, soit nés d'une jument, et les noms dérivent de la même racine Proto-Indo-Européenne pour le cheval – *ek'w-. L'ancien lituanien  ašva et le  sanskrit ashva signifient "cheval".  Néanmoins, ce serait alors une des très rares associations entre Côme et Damien, et les chevaux, tant iconographique que scripturaire.

On peut aussi se plaire à évoquer l'importance du cheval aussi bien dans le Léon (grande région d'éleveurs) que dans la région de Penmarc'h ("tête de cheval") et du "Cap Caval".

Mais mon rôle n'est pas de conjecturer, mais de décrire ce que je suis venu voir ici.

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Le groupe en bois polychrome (XVIIe ) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Le groupe en bois polychrome (XVIIe ) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Le groupe en bois polychrome (XVIIe) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Le groupe en bois polychrome (XVIIe) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Le personnage de gauche, le plus petit, est imberbe. Il est coiffé d'un bonnet évasé vers le haut, à deux rabats auriculaires relevés, de couleur bleu roi ourlé de noir.

Le visage est carré, à la mâchoire forte, aux yeux bleus , encadré de cheveux longs et bouclés.

Il porte une tunique blanche, fendue sur le devant, et ornée d'une ligne bleue et d'un galon or au bas du vêtement. Cette tunique s'évase en jupette plissée dépassant les genoux laissant voir des chausses noires et des chaussures de même couleur.

La tunique n'a pas de manche, mais laisse passer celles d'une chemise ou d'une cotte blanche, ou  bleu clair entre l'encolure.

À la ceinture est pendue une besace, ou sacoche, au fond décoré de glands de passementerie. Dans l'hypothèse que nous avons affaire à un médecin, nous imaginons que cette trousse contient ses instruments et ses remèdes.

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Le groupe en bois polychrome (XVIIe ) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Le groupe en bois polychrome (XVIIe ) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Le groupe en bois polychrome (XVIIe ) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Le groupe en bois polychrome (XVIIe ) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Le cheval, qui incline très légèrement la tête au regard très doux, est harnaché, mais je ne suis pas capable de faire la différence entre un cheval de labour et de trait, et la monture d'un cavalier, voire d'un chevalier.

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Le groupe en bois polychrome (XVIIe ) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Le groupe en bois polychrome (XVIIe ) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Le personnage de droite est un peu plus grand que son voisin, et il est barbu. Au jeu des sept différences, le bord supérieur de son chapeau est crénelé. La veste blanche à ligne bleue et or tout comme son frère, dispose d'un col à large rabat bleu. Chacun a trouvé aussi qu'il diffère par les quatre boutons ronds en or sur une ligne de boutonnière surfilée au fil bleu. Sa ceinture est dotée d'une boucle et de son ardillon. La sacoche dispose d'un rabat. Enfin, notre (saint)à homme porte des bottes.

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Le groupe en bois polychrome (XVIIe ) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Le groupe en bois polychrome (XVIIe ) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Le groupe en bois polychrome (XVIIe) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Le groupe en bois polychrome (XVIIe) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Le groupe en bois polychrome (XVIIe ) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Le groupe en bois polychrome (XVIIe ) de Saint Côme et saint Damien avec un cheval, chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29). Photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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SOURCES ET LIENS.

 

ABGRALL & PEYRON, Notice sur Lanvern, BDHA 1919 p. 181

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1919.pdf

COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988,  Diocèse de Quimper et de Léon : nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine de Quimper, 1988, p. 258.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/PLONEOUR.pdf

DAVID-DANEL ( Marie-Louise ), 1958, L'iconographie des saints médecins Côme et Damien suivi du répertoire des Sanctuaires de France dédiés à Saint Côme et Saint Damien, Morel & Corduant, 1958 - 257 pages, page 222 et figure 52.

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5 juin 2018 2 05 /06 /juin /2018 10:38

Les "sablières" ou corniches de la chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern (29).

 

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Merci à monsieur Raymond Cariou, de l'Association de sauvegarde de Notre-Dame de Languivoa, qui m'a ouvert les portes  et m'a fait découvrir les trésors de la chapelle.

La chapelle est ouverte l'après-midi du 1er juillet au 15 septembre. Le pardon a lieu le 15 août pour l'Assomption.Des informations supplémentaires sont disponibles à l'Office de tourisme du Haut-Pays bigouden:

à Plonéour-Lanvern, pl. Charles-de-Gaulle (en saison) 02 98 82 70 10

à Plozévet, place Henri Normant (toute l'année) 02 98 91 45 15

 

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Au dessus de la sacristie de la chapelle de Languivoa, l'ancien logement du châtelain a été aménagé depuis 1969 pour conserver diverses pièces remarquables. Outre onze apôtres en bois, j'ai eu le privilège d'y admirer huit pièces de bois, présentées comme des sablières. Longues de deux mètres peut-être, larges d'une trentaine de centimètres au maximum, et épaisses de quinze centimètres environ (je n'ai pas procédé à une mensuration sur place), elles surprennent par leur ancienneté manifeste et par l'aspect primitif de leurs sculptures. 

Elles sont de deux types. La plupart sont des poutres de section carrée qui ont reçu, dans un de leur angle inférieur, un cartouche mouluré ; l'angle est creusé d'une longue gorge dont les deux extrémités sont animés de deux têtes en bas-relief. 

Le deuxième type a l'aspect de planches, dont la largeur est également creusé d'un cartouche mouluré. Les deux têtes des extrémités s'inscrivent dans un triangle, et elles sont réunies par une moulure, comme des marottes sur un manche.

Je n'ai pas pris la précaution de les photographier avec ordre et méthode.

 

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Chapelle de Languivoa, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Chapelle de Languivoa, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Chapelle de Languivoa, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Chapelle de Languivoa, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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LES TÊTES SCULPTÉES.

Ce sont pour la plupart des têtes anthropomorphes (dont un "moine" barbu), mais l'une évoque la tête d'un cerf.

Pour plus de lisibilité, et un effet plus saisissant, je les présente en verticalisant mon cliché.

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Chapelle de Languivoa, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Chapelle de Languivoa, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern, photographie lavieb-aile 4 juin 2018.

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SOURCES ET LIENS.

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ABGRALL & PEYRON, Notice sur Lanvern, BDHA 1919 p. 181

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1919.pdf

COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988,

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/PLONEOUR.pdf

 

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Published by jean-yves cordier
1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 22:30

Le retour du Gazé ... et de ses amis.

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Voir aussi :

Zoonymie des Rhopalocères de Bretagne.

Zoonymie du Gazé Aporia crataegi.

 

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Aporia crataegi, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

Aporia crataegi, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

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Aporia crataegi, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

Aporia crataegi, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

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Aporia crataegi, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

Aporia crataegi, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

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Aporia crataegi, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

Aporia crataegi, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

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Aporia crataegi, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

Aporia crataegi, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

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Maniola jurtina, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

Maniola jurtina, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

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Oedemera nobilis,  photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

Oedemera nobilis, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

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Zygaena trifolii, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

Zygaena trifolii, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

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Hesperidae, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

Hesperidae, photographie lavieb-aile, Crozon, 1er juin 2018.

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 21:36

Vers une esthétique du fané  (2) : quelques pissenlits, mais  pas par la racine !

Et non corrumpet, nec delebit opera sua, neque perdet a stirpe nepotes electi sui. Siracide 47:24

Voir : 

Vers une esthétique du fané et du bientôt passé. (1).

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Cliquez, cliquez, mais cliquez donc ! "Ils ont pissé partout !" (Racine, Plaideurs III,3)

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Photographie lavieb-aile 1er juin 2018.

Photographie lavieb-aile 1er juin 2018.

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Photographie lavieb-aile 1er juin 2018.

Photographie lavieb-aile 1er juin 2018.

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Photographie lavieb-aile 1er juin 2018.

Photographie lavieb-aile 1er juin 2018.

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Photographie lavieb-aile 1er juin 2018.

Photographie lavieb-aile 1er juin 2018.

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Photographie lavieb-aile 1er juin 2018.

Photographie lavieb-aile 1er juin 2018.

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 12:20

Zoonymie des Odonates: Le nom Calopteryx splendens, (Harris, 1780).

 

 

 

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 Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

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Voir aussi :

 

 

 

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Résumé .

Nom de genre :  Calopteryx, Leach, 1815,  Brewster's Edinb. Encycl. 9(1): 137. Le nom qui vient du grec kalos "beau" et pteryx "aile" signifie "qui a de belles ailes" en raison de la couleur métallique de celles-ci,  surtout chez les mâles.

— Nom d'espèce : C. splendens, Harris 1780, Exp. Engl. Ins., :99 et pl. XXX fig.1. L'adjectif latin signifie "brillant, de couleur brillante", mais la description originale de  Harris ne permet pas de préciser s'il qualifiait ainsi la tête et le corps "d'un très beau vert" ou le "nuage sombre" des  ailes "d'un charmant bleu foncé". 

— Synonyme : Libellula ludovicea Geoffroy in Fourcroy 1785. Le nom vernaculaire Lovisa donné par Linné en 1746 à l'espèce n°747 du Fauna suecica en l'honneur de la reine Louise-Ulrique de Suède a été adapté en français par Geoffroy en 1762 dans sa description du futur C. splendens. Fourcroy reprendra cette description en 1785 avec une dénomination binominale latine sous la forme de L. ludovicea.

— Noms vernaculaires français. Ces noms ont été d'abord "La Louise" [Geoffroy,1762, Hist. abr. ins. 2 :222], puis la "Caleptéryx Louise" [de Sélys-Longchamps, 1840, Monog. Libell.:131], et enfin le "Caloptéryx éclatant" [de Sélys-Longchamps, 1850, Rev. Odon. :138], nom repris aujourd'hui par tous les auteurs. Le nom de "Caloptéryx splendide" (Wikipédia 2018) est à proscrire, dérivant d'une traduction erronée du latin splendens.

— Noms vernaculaires étrangers :

En espagnol : LA LIBÉLULA AZUL, ou CABALLITO DEL DIABLO VERDE  (Le petit cheval vert du diable).

En néerlandais : WEIDEBEEKJUFFER , "la Demoiselle des ruisseaux des près".

En frison : PRONK-BLAUYNSKE, BLAUWE FLINTERLIBEL,  

En allemand : DIE GEBÄNDERTE -PRACHTLIBELLE. "La libellule superbe à bande".

En anglais : THE BANDED  DEMOISEL, "La Demoiselle à bande".

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LE NOM SCIENTIFIQUE.

 

 

 

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I. LE NOM DE GENRE, CALOPTERYX LEACH, 1815.

— LEACH , W.E. (1815). "Entomology". In Brewster, David. Edinburgh Encyclopaedia. Vol. 9. Edinburgh: William Blackwood. pp. 57–172 [137] (in 1830 edition) – via Biodiversity Heritage Library.

Voir http://www.lavieb-aile.com/2018/01/zoonymie-des-odonates.le-nom-de-genre-calopteryx-leach-1815.htm

 

Calopteryx, Leach, 1815,  Brewster's Edinb. Encycl. 9(1): 137. Le nom qui vient du grec kalos "beau" et pteryx "aile" signifie "qui a de belles ailes" en raison de la couleur métallique de celles-ci,  surtout chez les mâles.

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II. LE NOM D'ESPÈCE SPLENDENS, (HARRIS, 1780).

[Libellula splendens], Harris, M. [1780]. An exposition of English insects. Including the several classes of Neuroptera, Hymenoptera, & Diptera, or bees, flies, & Libellulæ. Exhibiting on 51 copper plates near 500 figures, accurately drawn, & highly finished in colours, from nature. The whole minutely described, arranged, & named, according to the Linnean-system, with remarks. The figures of a great number of moths, not in the Aurelian collection, formerly published by the same author, and a plate with an explanation of colours, are likewise given in the work. - pp. [1], i-viii [= 1-8], 1-166, index [1-4], Tab. I-L [= 1-50]. London. (White, Robson). page 99 et planche XXX fig.1.

Présentation générale :

"Moses Harris (1731-1785) fut le premier auteur à utiliser des noms binomiaux linnéens pour décrire des espèces de libellules d'Angleterre. Son livre An exposition of English Insects (Harris, 1776- [1780]) comprenait 16 espèces (dont 14 étaient nommées) de libellules, illustrées sur 7 planches; voir aussi Lucas (1900a).

Harris a présenté huit nouveaux noms de groupe d'espèces, tous dans le genre Libellula: anguis Harris, 1780 [= Aeshna cyanea (Müller, 1764)], aspis Harris, 1780 [= Brachytron pratense (Müller, 1764)], coluberculus Harris, 1780 [probablement Aeshna mixta Latreille, 1805], fugax Harris, [1780] [= Libellula fulva Müller, 1764], maculata Harris, [1780] [= Libellula quadrimaculata Linnaeus, 1758], minius Harris, 1780 [= Pyrrhosoma nymphula (Sulzer, 1776) ], splendens Harris, 1780 [Calopteryx splendens] et splendeo Harris, 1780 [= Calopteryx virgo (Linné, 1758)].

Il a également fourni une illustration particulièrement fine et précise montrant la femelle du Cordulégastre annelé, mais malheureusement, il a mal interprété le nom linnéen «Libellula forcipata L.», l'actuel Onychogomphus forcipatus (Linnaeus), l'appliquant à la mauvaise espèce, de sorte que L. forcipata sensu Harris, 1780 (nec Linnaeus, 1758) [= Cordulegaster boltonii (Donovan, 1807)]." (Traduction de l'article de M. Hämäläinen 2008)

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Le texte original :

Harris, 1780, Exp. Engl. Ins.,: 99 et Pl. XXX fig.1.

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN624677753?tify={%22pages%22:[167],%22panX%22:0.251,%22panY%22:0.589,%22view%22:%22toc%22,%22zoom%22:0.493}

Planche XXX :

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN624677753?tify={%22pages%22:[166],%22panX%22:0.251,%22panY%22:0.589,%22view%22:%22toc%22,%22zoom%22:0.493}

 

 

"TAB. XXX. LIBELLULAE. Wings closed when at rest.

SPLENDENS : Fig. 1. Mesure près de deux pouces.

La tête, le corselet, & l'abdomen, sont d'un très beau vert. Les jambes sont noires. Les ailes sont bellement réticulées, et ont chacune un large nuage brun obscur, environ la largeur de l'ongle d'un doigt, qui, dans quelques positions paraît d'un charmant bleu foncé. Le libella, à la fig. 2, ne sert qu'à montrer la variété de la nature (qui lui est commune dans le Libella). Elles sont toutes deux de la même espèce et du même sexe. Celles-ci sont femelles. On voit le mâle à la fig.3. Il est entièrement d'un beau vert, excepté les jambes, qui sont noires. Les ailes paraissent comme de la gaze verte."

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Planche XXX figures 1 à 3:

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Zoonymie des Odonates: Le nom Calopteryx splendens, (Harris, 1780).

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Commentaire .

"La planche illustrée en couleur XXX de Harris   illustre deux espèces distinctes qui, dans le texte descriptif adjacent (p.99), ont été nommées Libellula splendens (Figs 1-3) et L. splendeo (Figs 4-6). Dans le texte des figures 1-3, Harris a non seulement inversé les sexes, mais a aussi combiné deux espèces distinctes. La figure 1, qui montre un mâle splendens indéniable, a été décrite comme une femelle splendens .

"L' autre femelle splendens" de la  figure 2 est en fait un mâle de C. virgo. La figure 3 prétend montrer un mâle splendens mâle, mais c'est une femelle splendens. La figure 4 (de splendeo) semble être un mâle immature à ailes brunâtres de C. virgo, tandis que la figure 5 ("mâle" de splendeo) avec des ailes brunâtres semble être une femelle virgo, bien que le texte descriptif corresponde mieux avec une femelle splendens.. La figure 6 représente une larve de Calopteryx. " (Traduction de l'article de M. Hämäläinen 2008)

 

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ÉTUDE DU NOM SPLENDENS.

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L'adjectif latin splendens vient du verbe splendeo, "briller, étinceler, être éclatant, briller d'une vive couleur" (Gaffiot). La description en français de Harris ne permet pas de savoir s'il qualifiait le corps " d'un très beau vert" , ou le "large nuage brun obscur " du milieu des ailes "d'un charmant bleu foncé". La description en anglais ne lève pas le doute en qualifiant le corps of a most beautiful green ou la tache médiane de l'aile : a large dark brown cloud  ...of a lovely deep blue. Harris souligne la beauté des couleurs mais ne mentionne pas spécifiquement leur caractère brillant.

Néanmoins, puisque la tache centrale de l'aile des mâles a semblé d'abord à l'auteur de couleur brun foncé (sur un spécimen de collection), et secondairement et seulement "dans quelques positions" de couleur bleu foncé, je suppose que c'est ce miroitement et ce jeu des couleurs à la lumière qui a provoqué le choix du mot splendens : je considère qu'il qualifie le bleu métallique si remarquable des ailes.

Harris reprend ce nom sous la forme splendeo pour l'espèce qu'il décrit ensuite (L. virgo), dont le mâle possède des ailes bleues "brillantes", d'un éclat métallique.

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LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

L'ensemble des auteurs donnent la traduction de l'adjectif splendens, "brillant",  certains pensant qu'il qualifie le corps, mais Fliedner précisant qu'il se réfère aux ailes.

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DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"Calopteryx splendens (Harris, 1782), from Lat. splendere, pres. part. splendens = shining, glittering for the glittering blue/green body colours."

 

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D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

"splendens (Calopteryx e Macromia) - splendens, -entis = splendente. Che splende. Per la colorazione generale del corpo."

 

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H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

"-splendens (Harris) [l. glänzend] verweist auf den metallischen Glanz der Flügel, die diese Art mit den meisten der Gattung gemein hat."

Traduction : splendens (Harris)  [Latin "brillant") se réfère au lustre métallique des ailes, que cette espèce a en commun avec la plupart des autres espèces du genre.

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

"- splendens (Harris) [l. shining] is deduced from the metallic sheen this species shares with most calopterygids."

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VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"splendens : schitterend, prachtig"

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RÉCEPTION.

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1°) De Sélys-Longchamps 1850, Rev. Odon. p. 136:

"1° Linné dans la première édition de la Fauna suecica, fait quatre espèces (sans les nommer) des différens âges des mâles et des femelles de la virgo et de la splendens. – Harris sépare les deux espèces. – Linné réunit ensuite le tout sous le nom de virgo, et Latreille adopte la dernière manière de voir de Linné.

2° Vanderlinden (1825) confond les deux espèces , mais discerne les mâles des femelles. Il donne comme variétés les différences d’âge

-—Charpentier (1825) suit Vanderlinden, mais donne comme espèce (æanthostoma) une variété femelle méridionale de la splendens.

5° En 1831 , j'ai suivi sans le savoir la première manière de voir de Linné en isolant comme autant d’espèces les âges et les sexes. 

4° En 1839 et en 1840 , j'ai reconnu les deux espèces , mais j’ai donné comme variétés les différences d'âge consistant dans la coloration claire ou foncée des ailes. M. Rambur a suivi ce système.

5° J’ai adopté depuis la manière de voir de M. Toussaint de Charpentier (1840) qui a séparé comme espèces l'âge adulte et le jeune âge , d’apres la coloration des ailes et la forme du 9e segment des mâles.

6° En 1845 (révision des Libellulidées britanniques), j'en reviens à ne voir , comme en 1859 , que deux espèces , mais ce que je regardais comme des variétés ne sont plus en général que des différences d’âge expliquées aujourd'hui d'une manière satisfaisante.

Les auteurs anglais , MM. Stephens et Evans , ont isolé plusieurs âges sous différens noms que l'on trouvera indiqués à la synonymie."

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2°) Hamalainen

"La nomenclature et la taxonomie des taxons européens de Calopteryx ont été confondues pendant un certain nombre d'années. Il est au-delà de la portée de cette note d'essayer de présenter un examen ici. Pour ceux qui s'intéressent à ce sujet, la thèse de Hagen (1840) fournit une bonne référence aux citations et à la nomenclature dans les publications historiques. L'épithète splendens a été établie pour le Calopteryx éclatant seulement dans la seconde moitié du 19ème siècle, après l'utilisation correcte dans  Revue des Odonates de Selys Longchamps & Hagen (1850), le travail  qui servira de référence sur les libellules européennes pendant de nombreuses années. Dans deux grandes publications antérieures sur les libellules européennes, par  Selys Longchamps (1840) et par Charpentier (1840), cette espèce était connue sous le nom de C. ludoviciana et C. parthenias, respectivement. Confusément, Selys avait d'abord mal interprété les noms de Harris, et dans sa monographie de 1840, Selys considérait splendens comme synonyme de C. virgo et splendeo comme synonyme de Ludoviciana. Puis, dans sa  révision bienvenue des libellules britanniques (Selys Longchamps, 1846), deux espèces ont été répertoriées dans le genre Calopteryx: virgo L. et splendeo Harris, ce dernier étant encore un nom incorrect.

 Étonnamment, le premier nom synonymique disponible de C. splendens, à savoir Libellula ludovicea Fourcroy, 1785 est resté inaperçu dans les catalogues de libellules et de révisions depuis 1840 jusqu'à nos jours. Ce nom est également absent de tous les catalogues de la faune mondiale des odonates" Traduction de l'article de M. Hamalainen, 2008)."

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Voir aussi :

James Francis Stephens, 1829, A Systematic Catalogue of British Insects, page 308

Heinrik Steinmann, 1997, World Catalogue of Odonata 1 .

— DELIRY (Cyrille)  Monographie de Calopteryx splendens

 

 

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NOMS VERNACULAIRES FRANÇAIS.

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Ces noms ont été d'abord "La Louise" [Geoffroy,1762), puis la "Caleptéryx Louise" [de Sélys-Longchamps, 1840], le "Caloptéryx éclatant" [de Sélys-Longchamps, 1850], nom repris aujourd'hui par tous les auteurs. Le nom de "Caloptéryx splendide" (Wikipédia 2018) est à proscrire, dérivant d'une traduction erronée du latin splendens.

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I. LA LOUISE [et sa transcription en LUDIVICEA].

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PRÉAMBULE : LINNÉ 1746 puis GEOFFROY 1762.

1. Le préalable linnéen : "Lovisa" et "Ulrica", 1746.

 

​​​​​Linné a donné, dès 1746 dans sa Fauna suecica, des noms "vulgo", des noms en langue vulgaire c'est à dire suédoise qui sont des noms propres pour deux de ses libellules (comme il l'a fait, dans le même ouvrage, pour quelques papillons). Les espèces n° 757 et 758 de la Fauna suecica  sont celles qui deviendront les formes alpha et beta de sa Libellula virgo . Et ces noms sont LOVISA (Louisa) pour le n°757 et ULRICA pour le n°758. 

Il ne les reprendra pas dans le Systema Naturae de 1758, et pas d'avantage dans l'édition 1761 du Fauna suecica,  principalement parce qu'il renonce alors à toute dénomination vernaculaire au profit de la double dénomination latine.

Ces noms honorent les prénoms de LOUISE ULRIQUE DE PRUSSE, (en allemand : Luise Ulrike von Preußen), qui devint reine consort de Suède et de Finlande en 1751, après son mariage en 1744 avec le futur roi Adolphe-Frédéric de Suède, et qui  fonda en 1753 l'Académie Royale de Suède dont fit partie Carl von Linné et soutint les arts et les sciences. 

C'est Linné qui eut en charge l'arrangement et la description des collections d'histoire naturelle de la reine.  Le Roi et la Reine avaient des collections séparées : la première à Ulricksdahl, et  l'autre, qui consistait en insectes et coquilles,  dans le palais de Drottningholm, proche de Stockholm. 

Linné publia à Stockholm en 1764, bien après en avoir rédigé le manuscrit, le catalogue intitulé Museum Ludovica Ulrica Reginae, le Museum de la Reine Louise Ulrique, "dans lequel les animaux exotiques les plus rares, principalement les insectes et les coquilles sont décrits et déterminés". Cette collection se trouve maintenant au Museum zoologique de l'université d'Uppsala. il aurait été amusant que l'on y trouve les spécimens-types de ces libellules, mais ce n'est pas le cas. 

Matti Hämäläinen, un auteur d'Helsinski, a publié en 2008 et 2017 ses travaux, qui recoupent les miens (cf. Zoonymie des Rhophalocères), mais que je découvre en 2018: 

"Au cours de l'été 1744, une grande effervescence s'empara de la haute et moyenne société suédoise. Le 17 juillet, leur prince héritier Adolf Fredrik fut  marié per procura(c'est-à-dire en l'absence de l'époux) à Luise Ulrike, princesse de Prusse à Berlin. Quelques semaines plus tard, la belle et talentueuse princesse de 24 ans (Lovisa Ulrika en suédois) est arrivée en Suède pour rencontrer son fiancé. Le 18 août, le couple royal a été accueilli par le roi Frédéric Ier au palais Drottningholm où a eu lieu la deuxième cérémonie de mariage le même jour, suivie d'un bal d'état et d'une réception du tribunal.

Carl Linnaeus, 37 ans, professeur de médecine à l'Université d'Uppsala, a été pris dans la fièvre. A cette époque, il écrivait le manuscrit de Fauna svecica, synopsis des 1 357 espèces animales connues de Suède, publié en 1746. Il n'avait pas encore développé son système de nomenclature binomiale, mais chaque espèce avait reçu un diagnostic de quelques mots latins suivant le nom du genre. En outre, dans les comptes d'un petit nombre d'espèces, y compris deux libellules (Libellula), Linnaeus a également donné un nom spécial (le Vulgo) destiné à un usage quotidien. L'espèce numéro 757 (actuellement connue sous le nom de mâle de Calopteryx virgo) a été surnommée leLovisa et l'espèce numéro 758 (actuellement connue sous le nom de femelle deCalopteryx virgo) l'Ulrica (figure 2). C'était évidemment une dédicace à la princesse et c'était la première dédicace à une personne individuelle dans les noms d'animaux utilisés par Linné.

Il convient de noter qu'en choisissant cette belle Demoiselle  pour son hommage, il choisit ce qui est sûrement l'insecte le plus magnifiquement vêtu et le plus charmant du nord de l'Europe, qui incarne peut-être le mieux les qualités qu'il admirait chez la princesse.

Dans la Fauna svecica, Linnaeus n'a donné  des noms spécifiques (Vulgo) qu'à 43 espèces d'invertébrés, dont 25 espèces de papillons (Papilio) et 14 espèces de papillons (Phalaena). Certains de ces noms 'Vulgo' étaient binomiaux, tels que 'Papilio canicularis' (pour l'actuel Gonepteryx rhamni), 'Argus oculatus' (= Plebejus argus), 'Brassicaria vulgaris' (= Pieris brassicae), mais la plupart étaient des mots simples, comme 'Alpicola' (= Parnassius apollo), 'Rex' (= Argynnis aglaja), 'Aurora' (=Anthocharis cardamines) et 'Cossus' (= Cossus cossus). Linnaeus utilisa plus tard dix de ces 43 noms «Vulgo», ou une partie des noms comme espèce ou nom de groupe de genre dans le Systema naturae (1758). En 1746, Linné développait encore son système de nomenclature binomiale (qu'il n'avait pas lui-même inventé, mais qu'il consolidait et réglait dans son usage). Cependant, ce processus s'est déroulé progressivement et l'utilisation des noms «Vulgo» (simple ou binomial) n'était qu'un pas en avant." (Hämäläinen & Orr 2017)

 

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2. Les noms en français d'Étienne-Louis Geoffroy : Louise et Ulrique, et la série des prénoms féminins.

Geoffroy (Étienne-Louis), 1762, Histoire abrégée des insectes 2: 222.

http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/222/mode/2up

Les données publiées dans le Fauna suecica de Linné   furent diffusées en France dès 1754 dans le Système naturel du règne animal par classes, familles ou ordres,... de La Chesnaye-Desbois, pages 120-126. L'auteur y donne une traduction en français du texte latin du Fauna suecica

Or, en 1762, le médecin et collectionneur Étienne-Louis Geoffroy publie le tome II de son Histoire des insectes

Il y décrit 14 espèces de libellules, en suivant d'assez près le Fauna suecica de Linné, mais avec la mention des noms binominaux du Systema Naturae de 1758. Il attribue à chaque espèce un nom vernaculaire, un exercice auquel il est très attaché et qui nous a valu nos plus beaux noms de papillons. Mais il suit si bien Linné qu'il nomme ses deux premières espèces la Louise et L'Ulrique  avant de puiser dans les prénoms féminins  pour baptiser ses douze autres espèces suivantes. Ainsi, si la Louise était pour lui la n° 759 de la Fauna, et l'Ulrique Libellula Virgo, il nomme Amélie Libellula puella , puis  une variante la Dorothée, une autre la Sophie, et, parmi ses Anisoptères, L. quadrimaculata la Françoise, L. flaveola l'Eléonore, un autre la Philinte, puis vient la Sylvie, l'Aminthe (L. aenea), la Justine (L. vulgatissima), la Julie (L. grandis), la Caroline (L. forcipata) et une variante la Cécile.

On notera que :

a) la mère de Louise-Ulrique de Prusse se prénommait Sophie-Dorothée.

b) La plus jeune sœur de Louise-Ulrique se prénommait Anne-Amélie, Anna Amalie von Preußen (1723-1787) . (C'est elle qui devait épouser Adolphe-Frédéric de Suède, mais sa sœur aînée s'ingénia à prendre sa place).

c) La reine de Suède avant l'accession au trône de Louise-Ulrique se prénommait Ulrique-Éléonore.

d) Aminthe : cf Aminte, personnage féminin dans l'Amour médecin de Molière, et Philinte, personnage masculin du Misanthrope de Molière, sortent de cette logique.

Ce procédé d'imitation très fidèle au premier Linné (celui de 1746) n'aura guère de succès, bien qu'il sera fidèlement cité au XIXe siècle par les entomologistes. Et il réapparaît encore aujourd'hui, où le Calopteryx virgo se voit encore qualifié de "La Louise" sans trop comprendre pourquoi.

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3. LA LOUISE. La description de la libellule n°759 du Fauna suecica par Étienne-Louis Geoffroy et sa dénomination LOUISE, 1762.  Hist. abr. ins. 2: 222.

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a) Le texte original :

https://www.biodiversitylibrary.org/item/51067#page/231/mode/1up

1. LIBELLULA corpore viridi-cœruleo nitido ; alis medio cœrulescentibus , basi & apice albidis , margine  immaculato. 

-Linn. faun.suec. n. 759. Libellula corpore sericeo nitido , alis inaurato-fuscis, macula nigra. 
Jonft. ins. tab. 3 , fïg. 6. 
-Raj. ins. p. 50, n. 9. Libella média corpore partim viridi, partim caeruleo, alis média parte maculis amplissimis e cœruleo nigricantibus. 
-Raj. ins. p. 140 , n. 1. Libella média corpore partim viridi , partim cœruleo, alis média parte maculis amplissimis è cœruleo nigricantibus oblitis. 
-Hoffnag. Ins. t. 11, f.. ultim. 
-Reaum. ins. tom. VI. tab. n.35 ,f. 7. 
-Rosel. ins. vol. 2 , tab. 9 fig- 7. Insect. aquatil. class. 2 
La louise
Longueur 1 1 lignes. 
Cette belle demoiselle a la tête grosse, les yeux réticulés saillans et bruns, qui ne se touchent point. Dans l'espace qui est entre les deux yeux , on voit les trois petits yeux bruns , posés en triangle. Le col sur lequel la tête est appuyée est court & étroit. Le corcelet est plus gros de couleur brillante verte & bleue. De la partie inférieure de ce corcelet partent les six pattes longues, et chargées d'une double rangée de petites épines ou pointes , ce qui 
est commun à ce genre. De la partie supérieure naissent les quatre ailes, toutes de même grandeur. Ces ailes sont fort réticulées et elles ont dans leur milieu une grande tache d'un brun bleuâtre qui en occupe plus de la moitié.  La base et la pointe sont les seules parties de l'aile qui ne sont point chargées de la même couleur ; elles sont seulement jaunâtres, sur le bord extérieur de l'aile il n'y a aucune tache, ce qui est rare dans ce genre. Le ventre long cylindrique & composé de neuf ou dix anneaux, est d'un bleu quelquefois un peu vert & très-brillant. On trouve ce bel insecte dans les prés au bord des étangs. 

 

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Zoonymie des Odonates: Le nom Calopteryx splendens, (Harris, 1780).
Zoonymie des Odonates: Le nom Calopteryx splendens, (Harris, 1780).

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b) Commentaire.

Geoffroy décrit sous ce nom de "Louise" un C. splendens mâle mature (elles ont dans leur milieu une grande tache d'un brun bleuâtre qui en occupe plus de la moitié.  La base et la pointe sont les seules parties de l'aile qui ne sont point chargées de la même couleur ; elles sont seulement jaunâtres).

Mais loin de suivre Linné à la lettre, il se livre à un complexe travail de recomposition des données. D'une part, il donne en référence linnéenne du  Fauna suecica l'espèce n°759 [repris en 1758 sous le nom de L. virgo var. delta],  alors que Linné avait nommé Lovica son n° 757, [repris en 1758 sous le nom de L. virgo var. beta]. Or, le n°757  ou L. virgo beta (" les ailes, où le point marginal est absent, sont d'un bleu foncé sombre ; la pointe brun pâle ") correspond bien à un mâle splendens, ... tout comme le n°759 "aux ailes brun-doré à tache noire" à condition d'admettre que cette tache noire (macula nigra) représente la zone bleu-foncé sur un spécimen de collection...

D'autre part, il ne suit pas non plus Linné dans les références de ce dernier aux entomologistes précédents :

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Il renvoie [judicieusement] à John Ray, Historia insectorum page 50 n°9  Libella media corpore partim viridi, partim caeruleo, alis media parte maculis amplissimis e caeruleo nigricantibus, qui correspond bien à C. splendens, mais que Linné associait à sa variété L. virgo delta. John Ray reprend cette description dans sa liste des Libellules de taille moyenne (libellae mediae) page 140 n°2.

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Il renvoie ensuite à  Jacob Hoefnagel, 1630,  Diversae insectarum planche 11 dernière figure,qui est effectivement un mâle C. splendens. Linné donnait cette référence pour son n°759 Fauna suecica, mais ne la reprenait pas dans le Systema Naturae.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/86576#page/25/mode/1up

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— Il cite ensuite Réaumur Mém. ins. 6 : planche 35 fig 7. Donné par Linné pour L. virgo var.beta....

https://archive.org/stream/memoirespourserv16ra#page/n683/mode/2up

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Réaumur, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes vol.6 pl. 35 fig.7

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— Et enfin Roesel 1749 Insecten Belustigung vol. 2 , tab. 9 fig- 7. Insect. aquatil. class. 2 ... que Linné citait en référence de sa L. virgo var. alpha (F.N. n° 756), et que nous reconnaissons comme C. splendens.

http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1749bd2/0283/image

 

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A. Roesel, Insecten Belustigung 2 pl. IX fig.7.

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En définitive, le travail critique exercé par Geoffroy pour décrire sous le nom de Louise une espèce cohérente, caractérisée par des marques alaires bleu-foncé en bande préservant une base et un apex jaunâtre. Soit le mâle de notre Calopteryx splendens. Cette description, associée à un solide dossier de références iconographiques — qui compense l'absence d'illustration de l'ouvrage de Geoffroy— serait irréprochable et aurait procuré au médecin parisien le statut d'auteur de Calopteryx splendens en 1762, si ce scrupuleux savant n'avait pas omis, quatre ans après la parution du Systema Naturae 10ème ed, d'adopter la règle de la double dénomination latine selon le Genre et l'Espèce.

Il ne reste à Geoffroy que la paternité du nom vernaculaire de "Louise", qui a été utilisé ou mentionné jusqu'en 1850 avant d'être abandonné.

Fourcroy tentera de rattraper cette bévue en 1785, mais trop tard : Müller 1764 et Harris 1780 avaient raflé les places .

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4. L'édition de l'Histoire abrégée des Insectes de Geoffroy par Fourcroy en 1785.

 

Fourcroy (A-F), 1785, Ent. Paris. 2:343-344.

http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n227/mode/2up

En 1785, le médecin Antoine-François Fourcroy publie sous le titre Entomologia Parisiensis une version du travail de Geoffroy, très abrégée mais conforme aux exigences des milieux entomologiques car enrichie  pour chaque espèce d'un nom binominal en latin.

Le nom de Geoffroy n'apparaît, dans le sous-titre, que dans la mention secundum methodum Geoffœanam

La Louise  porte le nom latin de L[ibellula] Ludovicea.

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Zoonymie des Odonates: Le nom Calopteryx splendens, (Harris, 1780).
Zoonymie des Odonates: Le nom Calopteryx splendens, (Harris, 1780).

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II. "[LA] CALEPTÉRYX LOUISE", DE SELYS-LONGCHAMPS, 1840, Monogr. Libell.:131.

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Edmond de Selys-Longchamps, 1840, Monographie des libellulidées d'Europe, 1840 page 131

https://books.google.fr/books?pg=PA134&dq=calepteryx++virgo&id=44VIAAAAYAAJ&hl=fr#v=onepage&q=calepteryx%20%20virgo&f=false

Sélys-Longchamps utilise le nom de genre CALEPTERYX avec la graphie de la publication originale  de Leach en 1815. Puis, selon son usage, il crée en guise de nom vernaculaire la  "traduction" du nom latin en français.

Il nomme l'espèce CALEPTERYX LUDOVICIANA (Leach) et traduit par CALÉPTERYX LOUISE.

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Zoonymie des Odonates: Le nom Calopteryx splendens, (Harris, 1780).

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II. "[LE] CALOPTÉRYX ÉCLATANT", DE SELYS-LONGCHAMPS, 1850, Rev. Odon. :138.

 Selys-Longchamps (Edmond de),  Hagen (Hermann- August), 1850, Revue des Odonates page 138.

https://books.google.fr/books?dq=eclatant+selys+revue+odonates&jtp=136&id=6NAyAQAAMAAJ&hl=fr#v=onepage&q=eclatant%20selys%20revue%20odonates&f=false

De Sélys-Longchamps n'utilise pas dans son texte l'adjectif "éclatant" ; fidèle à son habitude, le nom français est une traduction du nom latin.  Il a donc choisi de traduire splendens par "éclatant" plutôt que par "brillant", qui est plus banal et moins évocateur pour qualifier une couleur. Ce choix s'avère donc judicieux.

Notez la référence à la Louise de Geoffroy.

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Zoonymie des Odonates: Le nom Calopteryx splendens, (Harris, 1780).

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Voir aussi Le Caloptéryx éclatant,  Selys-Longchamps &  Hagen, 1854,  Monogr. calopt. : 36

 Selys-Longchamps (Edmond de),  Hagen (Hermann- August), 1854,  Monographie des calopterygines page 40

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Zoonymie des Odonates: Le nom Calopteryx splendens, (Harris, 1780).

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LE CALOPTÉRYX ÉCLATANT : REPRIS PAR LES AUTEURS CONTEMPORAINS.

Le nom vernaculaire créé par de Sélys-Longchamps en 1850 est repris par les auteurs de guides (Grand et Boudot, Dijkstra, Prédigout, etc.) et par l'INPN

Le nom de "Caloptéryx splendide" (Wikipédia 2018) est à proscrire, dérivant d'une traduction erronée du latin splendens.

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NOMS VERNACULAIRES EN D'AUTRES LANGUES.

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NOMS VERNACULAIRES EN D'AUTRES LANGUES.

 

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En espagnol : LA LIBÉLULA AZUL, ou CABALLITO DEL DIABLO VERDE  (Le petit cheval vert du diable).

En néerlandais : WEIDEBEEKJUFFER , "la Demoiselle des ruisseaux des près".

En frison : PRONK-BLAUYNSKE, BLAUWE FLINTERLIBEL,  

En allemand : DIE GEBÄNDERTE -PRACHTLIBELLE. "La libellule superbe à bande".

En anglais : THE BANDED  DEMOISEL, "La Demoiselle à bande".

 

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SOURCES ET LIENS.

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Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici.

http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

 

 

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OUTILS DE  ZOONYMIE.

 

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.

https://books.google.fr/books?id=IaEgAAAAQBAJ&dq=world+catalogue+odonata&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 

 

— BUCHECKER (Henrich), 1876, Henrici Buchecker Systema entomologiae, sistens insectorum classes, genera, species : pars I. Odonata (Fabric.) europ, München : Im Selbstverlag des Verfassers

https://archive.org/stream/henricibuchecke00buch#page/n23/mode/2up

— CHARPENTIER (Toussaint von) , 1840, Libellulinae europaeae descriptae ac depictae. L. Voss, 180 pages,.

https://books.google.fr/books?id=DoIwvgAACAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— DELIRY (Cyrille) : Bibliothèque des Odonates

http://www.deliry.com/index.php?title=Biblioth%C3%A8que_Odonatologique

— DELIRY (Cyrille)  Monographie Calopteryx splendens

http://www.deliry.com/index.php?title=Calopteryx_splendens

 

GEOFFROY in FOURCROY : FOURCROY (A. F.) 1785. Entomologia Parisiensis; sive catalogus insectorum quæ in agro Parisiensi reperiuntur; secundam methodam Geoffrœanam in sectiones, genera & species distributus: cui addita sunt nomina trivialia & fere trecentæ novæ species. Pars secunda. Parisiis. (Hôtel Serpente). 2. 232-544. Traduction en latin de l'Histoire des insectes de E.L. Geoffroy.

 http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n3/mode/2up

 

— GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n9/mode/2up

— GEOFFROY [Étienne-Louis] 1798-99 Histoire abrégée des insectes dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Nouvelle édition, revue, corrigée, & augmentée d'un supplément considérable. / par M. Geoffroy, docteur en médecine. A Paris :Chez Calixte-Volland, libraire, quai des Augustins, no. 24 :An VII de la République françoise [1799]. http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/14595#/summary

HÄMÄLÄINEN (Matti), 2008, Ulrique and Louise, Agrion, Newsletter of the worldwide dragonfly association. http://caloptera.com/pdf/Hamalainen%202008a%20Ulrique%20and%20Louise.pdf

HÄMÄLÄINEN (Matti), ORR (Albert G.) 2017, From Princess Lovisa Ulrika to the Gyalsey, Dragon Prince of Bhutan – Royalty in dragonfly names from 1746 to 2017. Agrion 21(2) - July 2017

https://www.researchgate.net/publication/318562952_From_Princess_Lovisa_Ulrika_to_the_Gyalsey_Dragon_Prince_of_Bhutan_-_Royalty_in_dragonfly_names_from_1746_to_2017

 

— LATREILLE (Pierre André), 1804,  Histoire des Libellulines, in Histoire naturelle, générale et particulière des crustacés et des insectes..., Volume 13, An XIII [1804] p. 16

https://books.google.fr/books?id=mYo-AAAAcAAJ&pg=PA16&dq=%22latreille%22+ulrique&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjc8cXytJvbAhWDvxQKHapoCJIQ6AEILzAB#v=onepage&q=%22latreille%22%20ulrique&f=false

 

— LUCAS, W. J. 1900a. British Dragonflies of the older English authors. 1. Moses Harris's 'Exposition of English Insects', 1782. The Entomologist 33: 41-42.

https://archive.org/stream/entomologist33roya#page/42/mode/2up/search/splendens

— LUCAS, W. J. 1900b. British Dragonflies (Odonata). L. Upcott Gill, London, ixv + 356pp.

 

— RÖSEL VON ROSENHOF  (August Johann) 1749,  Kleemann, Christian Friedrich Carl  ;
Der monatlich herausgegebenen Insecten-Belustigung (Band 2): ... welcher acht Classen verschiedener sowohl inländischer, als auch einiger ausländischer Insecte enthält — Nürnberg, 1749

.http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1746ga

— SCHWARZ (Christian Wilhelm ), 1830, Nomenclator über die in den Röselschen Insekten-Belustigungen und Kleemanschen Beyträgen zur Insekten-Geschichte abgebildeten und beschriebenen Insekten und Würmer: mit möglichst vollständiger Synonymie. Dritte bis Siebente Abtheilung, Volume 3 Raspe, 1830 - 136 pages

https://books.google.fr/books?id=G3BcAAAAcAAJ&dq=libellula+fridrichsdalensis&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1840b - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. -
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

— VANDER LINDEN, P.L. 1825 - Monographiae Libellulinarum Europaearum. - Bruxellis. -

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
30 mai 2018 3 30 /05 /mai /2018 19:08

Les statues (bois polychrome, XVIIe siècle) de saints Côme et Damien à la chapelle Sainte-Christine — Lanngristin — de Plougastel (29).

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Voir, sur l'iconographie des saints Côme et Damien :


 

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Sur Plougastel, voir :

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Précision : Les auteurs, et la notice de la base Palissy, nomment "saint Damien" celui qui tient l'urinal, et "saint Côme" celui qui tient le mortier. Pour la cohérence de mon étude iconographique, je ne suivrai pas cet usage dans ma description, sauf lorsque je placerai le nom entre guillemets.

Les deux statues occupent aujourd'hui le mur oriental du bras nord du transept, mais elles siégeaient jadis dans le chœur (L. Cras). Elles ont été restaurées récemment. La statue de saint "Damien", en mauvais état, avait été reléguée dans la sacristie. Elle a été restaurée en 1994 par Gilbert Le Goël [actuellement atelier Coreum, Bieuzy-les-Eaux]. La statue de saint "Côme" a été joliment restaurée également, comme l'atteste la comparaison avec la photographie de l'article de L. Cras datant de 1986.

Mensuration :

- Saint "Damien" : H :  96 cm, la : 32 cm, pr. 21 cm

- Saint "Côme" H:100 cm.

Classement au titre d'objet  1960/02/23 

Ces statues figurent dans l'inventaire de l'iconographie des saints médecins Côme et Damien  de la thèse de M.L David-Danel (page 223 de sa publication de 1958), sans y être décrites.

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Je n'ai pas trouvé de description en ligne de ces statues.

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Transept nord de la chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Transept nord de la chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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Transept nord de la chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Transept nord de la chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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SAINT CÔME MIRANT L'URINAL.

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Nous retrouvons ici la représentation du saint mirant les urines contenues dans un flacon en verre nommé matula ou urinal : c'est celle de l'enluminure des Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1505-1510), des sculptures en kersanton de Landivisiau (1554), de Bodilis (1570) et de Landerneau (vers 1554-1570), du cadran solaire de Saint-Nic (1614), de la sculpture en bois de la chapelle Saint-Côme-et-Saint Damien de Saint-Nic (XVIIe). Cet attribut caractérise à l'époque l'exercice de la médecine avec la même force que, de nos jours, le stéthoscope porté en cravate dans les publicités. Il permettait d'examiner par transparence les dépôts des urines et d'établir un diagnostic.

Ce flacon est non seulement tenu, il est soulevé afin d'être placé à la hauteur du visage.

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L'autre point commun avec l'ensemble des représentations étudiées est l'habit de médecin, avec chapeau, camail, robe longue, et chaussures de cuir.

Les cheveux sont longs et bouclés, soit naturellement, soit par port d'une perruque, comme sur la statue de bois polychrome de la chapelle Saint-Côme-et-Saint Damien : nous sommes sous Louis XIII, au XVIIe. 

Par contre, nous trouvons ici quelques particularités singulières :

a) le turban d'étoffe blanche à spires dorées est passé de mode au XVIIe. Il entoure un bonnet conique. Cet ensemble a un objectif précis, qui est d'indiquer que ce saint vient d'Arabie. Selon la Légende Dorée de Jacques de Voragine, les deux frères sont nés "dans la ville d'Égée", de localisation imprécise mais orientale. Une gravure de 1750 de ce lieu de naissance montre les habitants coiffés de ce turban-bonnet.

Cette coiffure remplace l'habituel bonnet des docteurs. Elle est signalée aussi sur un tableau de Bratislava. (  N. Duka Zolyomi  Rev. Hist. Pharm. 1975).

b) Le rouleau de parchemin, tenu dans la main gauche comme un cornet de bonbons, n'est pas courant non plus. 

c) Le camail qui recouvre les épaules est festonné.

d) Les manches sont courtes mais dépassent le coude, elles sont évasées. Le manteau vert galonné d'or est fendu de la taille jusqu'aux pieds. La robe blanche est recouverte d'une tunique plus courte, ourlée d'or.

 

 

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Saint Côme (bois polychrome, XVIIe siècle) tenant l'urinal,  chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Saint Côme (bois polychrome, XVIIe siècle) tenant l'urinal, chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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Saint Côme (bois polychrome, XVIIe siècle) tenant l'urinal,  chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Saint Côme (bois polychrome, XVIIe siècle) tenant l'urinal, chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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Saint Côme (bois polychrome, XVIIe siècle) tenant l'urinal,  chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Saint Côme (bois polychrome, XVIIe siècle) tenant l'urinal, chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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SAINT DAMIEN TENANT LE PILON ET LE MORTIER.

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Saint Damien est représenté de façon plus conventionnelle, c'est à dire comme un médecin français de l'époque, avec le bonnet et le manteau d'étoffe écarlate caractéristique. Le bonnet n'est pas "carré" avec ses quatre cornes (comme le "bonnet d'évêque" du Fusain), mais légèrement évasé vers le haut, avec un revers doré et une pointe antérieure. Le manteau, recouvert par un camail noir, possède, comme celui de Côme, des manches courtes très évasées, par lesquelles passent les manches d'une robe blanche. Les chaussures sont noires à bout rond.

L'attribut associe un pilon et un mortier : il caractérise la fonction médicale dans son versant thérapeutique, principalement d'herboristerie. Cet attribut est plus rare que le pot d'onguent avec son couvercle, presque constant sur notre petite série bretonne.

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Saint Damien, (bois polychrome, XVIIe siècle) tenant le pilon et le mortier,  chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Saint Damien, (bois polychrome, XVIIe siècle) tenant le pilon et le mortier, chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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Saint Damien, (bois polychrome, XVIIe siècle) tenant le pilon et le mortier,  chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Saint Damien, (bois polychrome, XVIIe siècle) tenant le pilon et le mortier, chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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Saint Damien, (bois polychrome, XVIIe siècle) tenant le pilon et le mortier,  chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Saint Damien, (bois polychrome, XVIIe siècle) tenant le pilon et le mortier, chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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Cette statue de saint  Damien est assez proche de son homologue de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic : bonnet assez semblable, même matériau, même époque, même camail noir, même robe frappée de fleurs d'or.

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CONCLUSION.

Ces deux statues enrichissent l'iconographie bretonne de saint Côme et de saint Damien de très beaux exemples, qui confirment la bipolarité urinal / onguent, que j'interprète comme la complémentarité diagnostique / thérapeutique de l'art médical. Nous regrettons de ne disposer d'aucun document ou d'aucun indice, d'aucune possession de reliques qui viendrait expliquer, ici et non ailleurs, l'existence du culte des deux médecins. L'absence ici de fontaine de guérison propre à ces saints est aussi remarquable.

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SOURCES ET LIENS.

— BASE PALISSY

 http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_8=REF,REFA&VALUE_8=PM29000763

— CRAS (Lucien), 1987, "Chapelle Sainte-Christine, Lanngristin", in Plougastel-Daoulas, Patrimoine architectural et statuaire, Les Amis du Patrimoine de Plougastel éditeur, page 105.

— COUFFON (René)

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/PLOUGAST.pdf

"CHAPELLE SAINTE-CHRISTINE Au village de Langristin, ce qui montre que la sainte a supplanté saint Kristin. Edifice en forme de croix latine avec chevet à pans coupés du type Beaumanoir. Le vitrail portait la date de 1558, date que l'on retrouve également sur la porte ; le clocher a été restauré en 1914, suivant l'inscription : " ER BLOAZ MIL NAO C'HANT PEVARZEK EUS AR DIAZEZ BETEG AR BEG AN TOUR MAN A ZO BET ADSAVET EN ENOR DA SANTEZ KRISTINA BENNIGET. - F. CARDINAL PERSON. Y. ANDRE. FABRIK. G. BROUSTAIL MESTR MANSONER ". Démoli en août 1944, il a été restauré en 1975. Date de 1605 sur une porte latérale, avec le nom du fabricien THOMAS. Sacristie du XVIIIè siècle, " 1741 " à l'envers sur l'appui de la fenêtre. Mobilier L'autel ne porte plus de retable ni de boiseries, c'est une table de pierre moulurée posée sur un massif. Statues - en kersanton polychrome : sainte Christine, la meule suspendue au cou, XVIè siècle (C.) ; - en bois : sainte martyre, datée 1947 et signée Baglin ; - en bois polychrome : Crucifix, XVIè siècle, Christ aux outrages, XVIè siècle, sainte Anne, XVIè siècle, Vierge à l'Enfant assise, sur une console armoriée, XVIè siècle, autre Vierge à l'Enfant avec un ange sculpté sur le socle, XVIIè siècle, (C.), 3e Vierge à l'Enfant, XVIè siècle (sacristie), saint Matthieu, XVIè siècle, saint Côme et saint Damien, XVIIè siècle (C.), saint Antoine ermite, XVIIè siècle (C.), sainte Marguerite, XVIIè siècle, sainte Agathe, trois saints évêques, - et, à la sacristie, huit statuettes de procession. * Calvaire : statues géminées sur le croisillon, anges au calice, Pietà au revers. Inscription sur le socle : " A : THOMAS : " et date de 1587 sur le fût. Fontaine Saint-Gouesnou, surmontée de la statue d'un saint tenant un calice."

— DAVID-DANEL, 1957 L'Iconographie des saints médecins Côme et Damien, Thèse principale. Répertoire des sanctuaires de France dédiés à saint Côme et saint Damien (exemplaires dactylographiés), Thèse complémentaire. (Fac. Lettres, Lille, 1957)

 

.— PÉRENNÈS (Henri), 1940,  Plougastel.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/6fc1bec602ab1010bcb1045d074ba8e5.pdf

"Sainte-Christine. Cette chapelle ·se trouve sur la côte dite de l'Armorique, à quatre kilomètres. Ouest du bourg. Elle s'appelle chapel Langristin, du nom du village où elle est située. Ce vocable de Langristin évoque un vieux saint celtique sant Kristin, aujourd'hui oublié et dont le culte fut remplacé par celui de sainte Christine, vierge . et. martyre, fille d'Urbain, gouverneur d'une ville de Toscane sous Dioclétien. Ayant refusé de sacrifier aux idoles, elle fut tuée à coups de flèches vers l'an 300. On transporta son corps à Palerme, dont elle est la patronne. La chapelle· est un édifice en forme de croix latine, avec un chevet à pans coupés. Une plaque en pierre au pignon ouest rappelle la restauration du clocher en 1914. La porte latérale porte la date de 160o. L'ancien vitrail, daté de 1558, représentait l' Assomption et le couronnement de la Vierge puis saint Nicolas avec les trois enfants ressuscités . La verrière actuelle renferme les médaillons de sainte Christine et saint Eloi. Près du maitre-autel, du côté de l'évangile apparait la statue de sainte Christine avec une meule de moulin suspendue à son cou par une grosse corde. Le cantique breton mentionne cet épisode

Mes an tad dinatur Bourreo e graouadur A stag out-hi eur men Hag e stlap en eul lenn.

Dans le voisinage se trouvent les saints Cosme et Damien tenant des fioles en main.

Du côté de l'épitre c'est d'abord saint Matthieu puis "la sainte Vierge couronnée avec deux petits anges au-dessus d'elle. Elle repose sur une console armoriée d'un blason : 3 couronnes à pointes. Dans l'armoire du maître-autel se trouve un reliquaire avec une relique de saint Vincent; on le fait baiser aux fidèles le jour du pardon. · Le transept nord contient un autel en granit, portant les statuettes de saint Gouesnou coiffé d'une tiare, et de sainte Christine. Dans une armoire au milieu de l'autel est une vieille statuette de la Vierge Mère. Contre la paroi, au-dessus de l'autel, saint Justin portant un enfant, puis saint Nicolas avec les trois enfants, à vieille figure, dont l'un passe la jambe par-dessus la baratte. Dans une niche saint ·Claude, abbé. Au transept sud on aperçoit sainte Anne, un petit saint Michel en granit fourrant l'extrémité de sa croix dans la gueule d'un monstre qu'il foule aux pieds et dont le bras veut écarter cette croix, un beau saint Antoine en bois avec sa clochette, un livre, et son cochon; il est enfermé dans une niche à riches colonnes torses.

Au-dessus d'un confessionnal un petit saint Antoine avec son cochon, symbole du démon. Dans la nef un vieux Christ en croix, encadré d'un Christ assis au calvaire, attendant le supplice, et de sainte Marguerite avec son dragon. Sur le placitre se dresse un calvaire daté de 1587. On voit d'un côté saint Jean et la sainte Vierge, et plus bas un petit Christ assis, de l'autre côté saint Gouesnou avec un calice et la sainte Vierge, plus bas une scène du couronnement d'épines. A une vingtaine de mètres sud-ouest de la chapelle, en contrebas, est la fontaine de Saint Gouesnou, surmontée du buste du saint qui tient un calice. Les pardons avaient lieu le lundi de Pentecôte, à la Saint-Matthieu et le jour de saint Antoine, ermite. Un cantique breton en l'honneur de sainte Christine porte l'imprimatur du 17 Mai 1880. Il chante en 29 couplets la vie de la sainte."

— Vitraux par Jean-Pierre LE BIHAN,

http://jeanpierrelebihan2.over-blog.com/article-24704578.html

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Published by jean-yves cordier
29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 20:52

Les statues (bois polychrome, XVIIe siècle) des saints patrons de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic (Finistère). Les statues des deux saints venant d'un calvaire. Le vitrail de Saint-Côme et Saint Damien.

 

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Voir, sur l'iconographie des saints Côme et Damien :

et   l'enluminure des Grandes Heures d'Anne de Bretagne folio 173v par Jean Bourdichon (1505-1510) . 

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"Des premières pentes du Menez-Hom, où se trouve leur presbytère, appelé encore aujourd'hui Presbital, bien qu'officiellement il doive s'appeler Kerdamoy, recteur et vicaire peuvent contempler devant eux toute leur paroisse dans un cadre incomparable : à 600 ou 700 mètres, l'église paroissiale, entourée de quelques maisons ; à deux kilomètres, à droite, la chapelle de Saint-Jean, au fond d'un vallon ; à gauche, la chapelle de Saint-Côme, dont le clocher s'élance d'un bouquet de verdure, et Ià, presqu'à leurs pieds, l'immense Baie, qu'enserrent la Pointe du Raz et le Cap de la Chèvre et dont les eaux viennent mourir sur la longue traînée blançhe de la plage de Pentrez." (C. Parcheminou)

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La chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

La chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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La chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

La chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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La chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

La chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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La chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

La chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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La chapelle a été couverte entre 1641 et 1675, comme l'atteste une inscription :

D'ICI IVSQVES AV PREMIER PILIER A ESTE BOISE AVX FRAIS DE VENER

PERSONE M RE  GVIL PERFEZOV RECT. DE SCT. NIC 

"D'ici jusqu'au premier pilier a été boisé (a reçu la charpente et la couverture) aux frais de vénérable personne Maître Guillaume Perfezou, recteur de Saint-Nic en 1641."

Une autre inscription au bas de la nef dit :

D'ici: iusques : à l'autre : ecscriteau : a: été: boisé: par : Alain : Polézec : et: OH : Guillosou : et : estait : recteur : Mr : Guil; Perfézou.

Sur la boiserie du bas-côté droit : M. G. Perfézou, R. G. Marzin F. 1661. - Ces: quatre: derniers: piliers : furent: bastis : 1649, Mr Guill: Perfézou, Rr.

Sur le mur Nord, à l'intérieur et à l'extérieur : Al: Roignant: Fab. en charg. 1675.

Le recteur Guillaume Perfezou a fait couvrir aussi la chapelle Saint-Jean entre 1645 et 1653.

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Sablière du coté gauche de la nef, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière du coté gauche de la nef, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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LES STATUES DU CHOEUR.

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"Les deux frères Côme et Damien, qui étaient médecins de profession et qui furent martyrisés à Eches, en Cilicie, vers la fin du IIIe siècle, occupent les côtés du chœur, coiffés tous deux du bonnet de docteur et tenant, l'un une boîte à médicaments, l'autre une fiole à onguent. Au-dessous de chacun, il y a un écusson martelé ; celui qui est sous Saint Damien semble être celui des Hirgarz : d'or à trois pommes de pin d'azur."  (C. Parcheminou)

Nous retrouvons ici, dans des niches à colonnes corinthiennes, les deux saints tenant les attributs qui les caractérisent aussi sur les portails des églises de Landivisiau, Bodilis et Landerneau, sur le cadran solaire de Saint-Nic, et sur l'enluminure de Bourdichon pour les Grandes Heures d'Anne de Bretagne. Mais l'abbé Parcheminou, instruit en théologie mais non en médecine, interprète à tort le vase de saint Côme comme une fiole à onguent, alors qu'il s'agit d'un flacon d'urine.

Tant de constance dans l'iconographie des saints médecins en Bretagne est significative.

N.B. Je nomme, par convention personnelle, Côme le médecin qui mire les urines, et Damien le pharmacien qui propose ou prépare les remèdes. Le nom des saints est, ou a été porté sur les socles, sans que je ne puisse les voir.

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Ce sont des statues d'applique, monoxyle , évidée, de 155 x 40 x 22 pour l'une et 150 x 35 x 25 pour l'autre. (Base Palissy)

 

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1°) Saint Côme tenant l'urinal.

Il est coiffé du bonnet ici rond et à revers, des médecins. Ce chapeau recouvre une perruque, accessoire à la mode sous Louis XIII à partir de 1620. Sous une courte pèlerine noire à glands ou fanfreluches, un manteau de même étoffe sombre descend jusqu'aux pieds. Une robe rouge (l'écarlate est la couleur propre à la fonction et surtout à la dignité de médecin) descend en plis réguliers, resserrés à la taille par une ceinture.

L'urinal est tenu dans la main droite, comme c'est l'usage, mais saint Côme n'est pas en train d'en mirer le contenu.

Détail plus rare sinon insolite, une aumônière est suspendue à la ceinture. Un peu choquant pour le saint "anargyre", réputé refuser tout paiement en échange de ses soins, et qui faillit se fâcher avec Damien parce que celui-ci avait fini par accepter d'une femme une petite offrande (un œuf !) .

Mais cette besace sert peut-être, allez savoir, de trousse d'urgence.

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Saint Côme tenant l'urinal, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Saint Côme tenant l'urinal, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Saint Côme tenant l'urinal, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

Saint Côme tenant l'urinal, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

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Saint Côme tenant l'urinal, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

Saint Côme tenant l'urinal, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

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2°) Saint Damien tenant le pot à onguent.

Même bonnet rond, même perruque, même camail, mêmes traits peu affables voire suffisants, autant de traits propres à leur profession. Mais un pompeux manteau bleu frappé de marguerites d'or et doté d'amples manches cache ici la robe. L'attribut, tenu par la main gauche selon un code là encore immuable, est le pot à onguent, polygonal et doté d'un couvercle. Le geste de la main droite, l'index et le pouce en opposition, est le même que sur le portail de Bodilis, et j'hésite là encore à supposer que le saint tenait jadis une spatule.

Saint Damien tenant le pot à onguent,  bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Saint Damien tenant le pot à onguent, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Saint Damien tenant le pot à onguent, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

Saint Damien tenant le pot à onguent, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

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Saint Damien tenant le pot à onguent, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

Saint Damien tenant le pot à onguent, bois polychrome, XVIIe siècle, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

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STATUES EN KERSANTON PROVENANT D'UN CALVAIRE.

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Dans la nef, contre les piliers, un certain nombre de statues en pierre ont été rassemblées ; elles proviennent d'un calvaire car deux d'entre elles sont géminées (deux personnages sur un seul bloc). À gauche de la nef, à coté de saint Pierre, un personnage (robe longue, courte pèlerine à col rabattu) tient un pilon dans un mortier : je propose d'y reconnaître l'un des deux saints.

Corentin Parcheminou l'avait noté avant moi, du temps où le calvaire était encore en place :

"Devant la chapelle se dresse un petit calvaire mutilé, transporté à cet endroit, il y a quelques années, de derrière le chevet de l'église, où il gênait la circulation. C'est une vieille croix entourée de saints personnages et montée sur une base triangulaire. On reconnaît Saint Pierre tenant une clef, et Saint Côme broyant un remède dans un mortier. Un autre personnage tient une bourse dont il serre le col."

Enfin André Mussat notait, en 1957 "On retrouve saint Côme, avec son mortier, dans les débris du calvaire".

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3°) Saint [Côme ou Damien] tenant le pilon et le mortier. Kersanton. XVIIe ?

On voit une statue en bois de saint Damien tenant un pilon dans un mortier à la chapelle Sainte-Christine de Plougastel.

 

 

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Saint Pierre et saint [Damien] tenant un pilon et un mortier, kersanton, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Saint Pierre et saint [Damien] tenant un pilon et un mortier, kersanton, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Saint [Damien] tenant un pilon et un mortier, kersanton, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

Saint [Damien] tenant un pilon et un mortier, kersanton, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

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Saint [Damien] tenant un pilon et un mortier, kersanton, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

Saint [Damien] tenant un pilon et un mortier, kersanton, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

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Si nous l'examinons de trois-quart arrière, nous découvrons que la robe est serrée par une ceinture.

 

Saint [Damien] tenant un pilon et un mortier, kersanton, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

Saint [Damien] tenant un pilon et un mortier, kersanton, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

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À droite de la nef, derrière le pilier homologue au précédent, une statue de saint Jean voisine celle de Marie-Madeleine.

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4°) Saint [Côme] tenant un objet brisé. Statue géminée en kersanton derrière une sainte Madeleine. XVIIe ? Atelier de Roland Doré ?

Le saint porte un long manteau dont les pans ne sont pas réunis devant la poitrine par un fermail, et, au dessous, une robe longue serrée par une ceinture. Ce n'est pas un apôtre, car les pieds sont chaussés.

Les deux mains étaient réunies pour porter un objet actuellement brisé.

Note : la notice de la base Palissy consacrée au calvaire, que je découvre tardivement, considère que sainte Madeleine est couplée avec la Vierge. Elle attribue les sculptures à l'atelier de Roland Doré et les date du XVIIe.

 

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Saint [Côme] tenant un pilon et un mortier, kersanton, ancien calvaire, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

Saint [Côme] tenant un pilon et un mortier, kersanton, ancien calvaire, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

Saint [Côme] tenant un pilon et un mortier, kersanton, ancien calvaire, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

Saint [Côme] tenant un pilon et un mortier, kersanton, ancien calvaire, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

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L'avers de la statue : sainte Marie-Madeleine tenant un flacon d'aromates.

La longue chevelure tombant sur les épaules, l'élégance des vêtements avec manches courtes bouffantes au dessus d'une chemise fronçant aux poignets, et courte fraise du col permettent l'identification (et sans-doute la datation après 1520).

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Sainte Marie-Madeleine, kersanton, ancien calvaire, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

Sainte Marie-Madeleine, kersanton, ancien calvaire, chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

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Note sur ces quatre statues du calvaire.

Nous avons ici saint Pierre, saint Jean, sainte Marie-Madeleine et les saints Côme et Damien. Or, le reliquaire de 1578 provenant de la chapelle contenait précisément les reliques de saint Pierre, de saint Meen, de sainte Marie-Madeleine et de saints Côme et Damien, comme l'indique l'inscription : Reliquaire en argent doré en forme de chapelle et provenant de la chapelle de Saint-Côme (C.). Inscriptions : "VN. PARTIE. DE. LA. CORO. DE. NOTRE. SIGNVR. VN. PARTI. DE. SA. ROBA. VN. PARTIE. DE. RELIQVES. DE. SAINT. COM. ET DOMIEN. VN. PAR. DE. RELIQVE. DE. SAINT. PIERRE. VN. PARTIE. DE. RELIQVES. DE. SAINT. MEN. VN. PARTIE. DE. RELIQVES. DE. MARIA. MADALENE. ET. VN. PARTIE. DE. SA. ROBA. ITEM. DES. AVTRES. RELIQVES." et "HENRI HASCOVET FABRIQVE DE LA CHAPELA. D. S. COM LE 30 DAVOVGST 1578. M. YVES. LE SENESAL RECTVR. P." Poinçon C.B. sans doute de Corentin Le Baron, orfèvre quimpérois. (R. Couffon)

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LE VITRAIL SUD PAR HUBERT DE SAINTE-MARIE : VIE DE SAINT-CÔME ET SAINT-DAMIEN.

Voir archives de l'atelier, Arch. dép. Côtes d'Armor 124 J 25-1-46 § 7-8 

http://archives.cotesdarmor.fr/uploads/REDACTEURS/184J.htm#de-25

7-8.- Saint-Nic, chapelle Saint-Côme : ordre de service du ministère de l'éducation nationale, croquis, maquettes, correspondance, devis, acte de soumission, mémoire (1948-1956).  .

 

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Baie sud de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, vitrail par Hubert de Sainte-Marie (1956). Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

Baie sud de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, vitrail par Hubert de Sainte-Marie (1956). Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

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Tympan de la baie sud de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, vitrail par Hubert de Sainte-Marie (1956). Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

Tympan de la baie sud de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, vitrail par Hubert de Sainte-Marie (1956). Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

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Dans la troisième rangée du tympan, les ajours médians montrent les saints coiffés du bonnet carré et tenant soit des instruments de chirurgie, soit des pots à onguents.

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Tympan de la baie sud de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, vitrail par Hubert de Sainte-Marie (1956). Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

Tympan de la baie sud de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien, vitrail par Hubert de Sainte-Marie (1956). Photographie lavieb-aile 3 juin 2018.

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LE RELIQUAIRE DE 1578.

 

Description par Y-P. Castel en 1971 dans la base Palissy :

Reliquaire en forme de chapelle, portée aux 4 coins par des lions, un clocher de plan hexagonal surmonte le toit, à double pente, en son centre ; les élévations se composent de niches juxtaposées ; assemblages des éléments décoratifs par soudures et des 3 personnages par agrafes  haut reliefs de Côme et Damien encadrant saint Pierre plus petit chacun dans une niche.

Auteur : Corentin Le Baron, orfèvre.

en forme de : chapelle : ornementation (filet, fleuron, crochet, fleurette, arcature, ornement : époque gothique, lion) ; figures (saint Pierre, saint Côme, saint Damien, portant : récipient d'hygiène) ; figure (en buste : Apôtre : ?)

poinçon de maître : rectangulaire, lettres C et B, légèrement fleuronnées ; inscription sur une pente du toit : VN PARTIE DE LA CORO DENOTRE SIGNVR VN PARTI DE SAROBA VN PARTIE DE RELIQVES DE SAINT COM ET DOMIEN VN PAR DE RELIQV DE SAINT PIERE VN PARTIE DE RELIQVES DE SAINT MEN VU PARTIE DE RELIQVES DE MARIA MADALENE ET VN PARTIE DE SAROBA ITEM DES AVTRES RELIQVES ; inscription sous la base : HENRI HASCOVET FABRIQVE DE LA CHAPELLE DE S COM LE 30 DAVOVGST 1578 M YVES LE SENESAL RECTVR. P

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 SOURCES ET LIENS.
 

MEVEL (abbé), 1927, Nos vieux saints bretons : saint Nic. Bull. Dioc. hist. arch. Quimper, BDHA page 223-231

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1927.pdf

PARCHEMINOU ( Corentin), 1930  “Saint-Nic : une paroisse cornouaillaise pendant la Révolution : ses monuments religieux,” 

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3082c766c9392bec4684ec9de6920595.pdf

— TOSCER (Catherine), 1997, La chapelle Saint-Côme et Saint-Damien en Saint-Nic, Mémoires de la Société d'Histoire et d'archéologie de Bretagne vol. 75, pages 371-377.

http://www.shabretagne.com/scripts/files/54947131089936.59874395/1997_24.pdf

— MUSSAT (André), 1957, Congrès archéologique de France.

 

— Bibliographie complète dans l'article sur l'iconographie de Côme et Damien, à suivre.

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  • : Le blog de jean-yves cordier
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