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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 21:55

 

Les sablières et la charpente sculptée de l'église de Bodilis. VI. Le bas-coté sud (Maître de Pleyben 1574, et anonyme, 1659).

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Sur les sablières de Bodilis, voir :

 

.Sur les autres réalisations du Maître de Pleyben, voir :

 

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Vous pourrez lire aussi, sur le sujet des sablières de Bretagne, les articles suivants :

 

 

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La nef de l'église de Bodilis est divisée par 8 entraits (ces poutres qui la traversent), et, entre le  4ème et le 5ème entrait, par deux blochets. Le quatrième entrait porte en son milieu la date 1567, et le sixième celle de 1576. J'ai numéroté les entraits de 1 à 8 en allant de la nef vers le chœur.

Après avoir étudié les sablières de la nef et découvert leurs éléments décoratifs déployant tout le répertoire maniériste de l'école de Fontainebleau créé par le Primatice et ses disciples  et d'inspiration italienne : cuirs découpés, légumes, mascarons, satyres grimaçants, petits animaux et putti cachés dans des rinceaux, tête de lion, etc., après avoir signalé l'attribution de ces sculptures au Maître de Pleyben, actif vers 1564-1580 en Léon et Cornouaille nord, et après avoir inspecté les faces sculptées des 8 entraits, il est temps de s'intéresser aux bas-cotés.

RAPPEL GÉNÉRAL.

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"A la fin du XVe siècle et au début du XVIe siècle, Bodilis un lieu de pèlerinage très fréquenté et les donations y affluaient. En 1533, un accord intervint entre François de Tournemine, seigneur de Coetmeur, et l'évêque de Léon au sujet du droit de visite ; c'est donc vraisemblablement là la date de son érection en église tréviale.

Dans le troisième quart du XVIe siècle, en 1564, débuta la construction de l'édifice que nous voyons actuellement ; mais, à peine était-il achevé, que l'on commença à l'agrandir en élevant en 1574 sur son flanc sud une vaste chapelle. Quelques années plus tard, en 1583, les tréviens, désirant construire, comme leurs voisins de Landivisiau, un porche monumental, firent à ce sujet accord avec René de Kergorlay, seigneur de Crechgaribot et du Plessix, dont les armes timbraient le porche à démolir ; le nouveau fut terminé en 1601 divin et, le 14 septembre 1623, le chapitre de Léon accorda quelques reliques pour être déposées dans les nouveaux autels qui devaient être bénis. Au milieu du XVIIe siècle, l'on agrandit considérablement l'église. L'on abattit toute la longère nord et l'on augmenta de ce côté l'édifice d'un double bas-côté ; les dates de 1653 sur l'une des portes et de 1657 sur l'une des poutres confirment l'ampleur des travaux. L'on augmenta également l'église au sud en prolongeant en 1659 la chapelle de 1574 jusqu'au porche. Le Père Cyrille Le Pennée, carme de Saint-Pol-de-Léon, écrivait en 1647 que, si l'église fut ainsi « merveilleusement embellye selon la direction du recteur, noble et vénérable Claude de Kermenou », c'est en raison de l'affluence du peuple qui la fréquentait aux solennités de la sainte Vierge, « ce dévot lieu étant parmis les Léonais en singulière vénération et respect ». En 1663, l'on reconstruisit le quatrième pilier du côté de l'épître, auquel était fixé le jubé, pilier qu'il fallut d'ailleurs reconstruire en 1670, « après perquisition de son assise». En cette dernière année, Christophe Kerandel, maître architecte, fit divers travaux à l'église, et notamment, aidé de Jean Le Roy, dit La Pierre, son compagnon, et de Pierre Vilart, modifia le pignon de la grande chapelle sud éclairant le jubé. Une porte y fut alors percée, assez malencontreusement d'ailleurs, et les fenestrages refaits . En 1677, ce maître architecte soumettait aux tréviens le dessin de la sacristie monumentale, que ceux-ci lui avaient demandée, et se rendait à Trefmaouezan pour choisir la carrière d'où l'on tirerait la pierre nécessaire. Les travaux de maçonnerie commencèrent en 1679 et furent terminés en 1684, époque où l'on acheta en Cornouaille le bois destiné à la charpente, dont l'exécution fut confiée à Alain L'Horleach, charpentier. La couverture fut exécutée en 1686, par Noël Le Batet et son compagnon ; puis, en 1687, l'édifice fut plombé par Guillaume Le Roux, de Kerfeunteniou, la vitrerie posée par Gelin, vitrier de Lesneven, et, enfin, la croix mise en place par François Le Rest, maréchal, qui terminait ainsi les travaux de l'église actuelle. Depuis, le clocher fut restauré en 1714 sous le rectorat de messire René de Moucheron, recteur de Plougar, et plusieurs réparations opérées, dont celle, assez peu soignée, de la chapelle Saint-Jean-Baptiste.

Plan. — Primitivement, l'église comportait une nef de six travées avec bas-côtés, précédée d'un clocher-porche et terminée par un chœur à chevet polygonal. Au droit de la cinquième travée, il y avait deux ailes formant faux transept. Au nord, en effet, les corbelets supportant le long des grandes arcades la sablière de l'ancien bas-côté n'existent que dans les quatre premières travées. Ainsi que nous venons de l'indiquer, ce plan fut profondément modifié par les adjonctions de la fin du xvie et du xvne siècle, qui lui donnèrent un aspect irrégulier.

Intérieur. — L'église est du type à nef obscure. Les deux voussures des grandes arcades et de celles séparant les chapelles sud sont bien moulurées et pénètrent directement dans les colonnes lisses leur servant de supports. Celles-ci, comme dans beaucoup d'églises bretonnes, ont leurs bases circulaires reposant sur un haut socle également circulaire servant de banc ; les deux premières au nord de la. nef ont un diamètre supérieur à celui des autres (0m66 contre 0m58). Il est à remarquer qu'en bas de l'église, la première arcade, probablement à la suite d'une erreur d'implantation, retombe sur une colonne engagée dans le pignon ouest, présentant un décrochement tout à fait insolite.

Egalement, la grande arcade de la cinquième travée du côté de l'épître a sa voussure ne correspondant plus au départ de la colonne refaite en 1670. Dans le bas-côté nord, rebâti au XVIIe siècle, les différentes chapelles ne sont pas séparées par des arcades, mais par des architraves reposant sur des colonnes.

A l'exception de la petite chapelle nord s'ouvrant sur le chœur du côté de l'évangile, qui est voûtée sur croisée d'ogives, tant la nef que les bas-côtés sont couverts par un lambris apparent avec entraits et sablières. Les sablières du xvie siècle, ainsi que les têtes des blochets, sont très finement sculptées. On retrouve notamment sur les premières une scène de labourage semblable à celle de Sainte-Marie du Menez-Hom, une scène d'ivrognerie également visible à Saint-Thomas de Landerneau, et divers éléments décoratifs Renaissance à rapprocher de ceux de l'ossuaire de Pencran. Parmi les têtes de blochets, mentionnons une belle statue de la Madeleine, ainsi qu'un ange abritant le groupe de la Visitation. 11 semble que ces sablières aient été sculptées par les artistes qui travaillèrent à la décoration de la chapelle de Kerjean. Les sablières et entraits du XVIIe siècle, également très décorés, ne portent pas de scènes figurées, mais des palmettes et autres motifs décoratifs. Plusieurs des entraits sont datés et ainsi d'un grand secours pour l'étude du monument. Dans le bas-côté sud, l'un porte : « domus mea domus oracionis 1574 » ; celui de la chapelle neuve : « domus. mea. domus. oratioNIS. 1659. M. IAN. KERGUELEN RECTUR-M. Y. GAL. CURE. A. G. C. B. FABRIQUES.» Dans le bas-côté nord, l'un porte la date de 1657. Mentionnons, enfin, parmi les sculptures d'attache, deux angelots se tenant par la main et formant cul-de-lampe, ainsi qu'un bénitier Renaissance sur le second pilier sud et un grotesque au départ de l'ancien jubé encastré dans le quatrième pilier.  » (Couffon)

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Sur le bas-coté nord, nous trouvons de la nef vers le chœur la chapelle des fonts baptismaux (entrait daté de 1657), les 2 travées de la chapelle de la Sainte-Famille, et la petite chapelle de Notre-Dame de Bodilis, voûtée d'ogive.

Sur le bas-coté sud, de la nef vers le chœur, trois salles lambrissées conduisent au retable du Rosaire (1669), précédent la petite chapelle Saint-Jean-Baptiste et son retable.

Le plus riche ensemble se trouve dans les trois salles  de la deuxième chapelle sud, et se divise en un premier groupe oriental daté de 1574 contemporain des sablières et entraits de la nef (1567 -1576)  et attribuable au Maître de Pleyben, et un second ensemble, le plus occidental, daté de 1659 et bien moins intéressant.

Je débuterai ma visite, à l'est,  par les pièces placées au dessus du retable du Rosaire et je progresserai vers l'ouest. Je nomme "salle" les trois espaces lambrissés pour éviter le terme de chapelle, qui a été employé dans un sens incertain pour moi par les auteurs. Dans ma progression je nommerai les pièces de bois des sablières Sb [Sb 1 à Sb4 pour la première salle à l'est, etc.], les Blochets B [B1 à B12]  les entrais E [E1 à E3] et les abouts de poinçons P  [P1 à Pn].

 

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PREMIÈRE SALLE DE LA CHAPELLE DU ROSAIRE, BAS-COTÉ SUD.

(Note: la confrérie du Rosaire fut érigée à Bodilis en 1633).

Les  blochets  B1 à B4 : les quatre évangélistes.

Sb1 : Masque ;  la Sainte Face, les Cinq Plaies, le Calice eucharistique.

Sb2 : Masque : Renart prêchant les poules.

Sb3 : 

Sb4 : Cuir découpé ; la Lubricité ; cuir RESPICE FINEM ; l'Ivrogne à son tonneau ; Truie débondant le tonneau (proverbe: la Négligence) ; femme poursuivant la truie de sa quenouille.

L'entrait E1 : masque de femme à l'antique ; homme déféquant.

Les poinçons : P1 à P8 : P1 : homme apeuré. P2 : quatre têtes. P3, P4, P6, P7  : feuillages. P5. Couples dansants sur une boule.

 

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La charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

La charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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La charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

La charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Le blochet B1. L'évangéliste saint Matthieu.

Mon identification est basée sur les pieds nus (attribut des apôtres), sur l'enfant en guise d'Homme/Ange (attribut de Matthieu dans le Tétramorphe) et sur le phylactère (texte écrit = évangile). L'absence de barbe me déroute.

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Blochet B1,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Blochet B1, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Comparez avec l'évangéliste Matthieu de la chapelle de Kerjean:

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Saint Matthieu, chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Saint Matthieu, chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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Sablière Sb1. (mur portant le retable du Rosaire, partie gauche de la corniche du lambris).

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Sablière Sb1,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière Sb1, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Masque crachant des rubans / têtes zoomorphes à langues accouplées.

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Sablière Sb1,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière Sb1, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Deux anges déroulant un cuir découpé de la Sainte Face.

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Sablière Sb1,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière Sb1, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Deux anges déroulant un cuir découpé des Cinq Plaies.

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Sablière Sb1,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière Sb1, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Comparez avec le cartouche de la chapelle de Kerjean :

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Cartouche des Cinq Plaies, chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Cartouche des Cinq Plaies, chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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Deux anges présentant un ciboire eucharistique.

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Sablière Sb1,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière Sb1, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Le retable du Rosaire.

 

Retable du Rosaire (vers 1633) de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Retable du Rosaire (vers 1633) de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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La sablière Sb2. (mur du retable du Rosaire, corniche de droite).

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On y voit, dans un cuir découpé, un masque coiffé d'un foulard noué sur les deux cotés. Ce cuir émet des prolongements en volutes où se cache un personnage.

Mais surtout...

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Sablière Sb2,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière Sb2, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière Sb2. Renart prêchant aux poules.

C'est bien la représentation habituelle de Renart en chaire que nous découvrons sur l'extrême droite, coiffé de la capuche des Cordeliers ou Frères Mineurs, les deux pattes posées sur les montants de la cuve car il est prêt à bondir. Sa prédication s'échappe en deux banderoles de sa gueule, et l'une porte une inscription LE : REN [ART].

Devant lui, trois poules et un coq sont captivés par ses propos.

Cette représentation crée un lien avec les sablières de Saint-Sébastien du Faouët (22), de la clôture (vers 1420) de la chapelle Saint-Fiacre du Faouët (22), et des sablières de Grâces-Guingamp (1506-1512). Ou avec beaucoup d'autres œuvres en France (cf. mon article sur Grâces-Guingamp). Ou avec le fragment de la scène de Renart et les poules des sablières de l'église Saint-Thomas de Landerneau.

Sablière Sb2,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière Sb2, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Renart prêchant les poules, Sablière Sb2,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Renart prêchant les poules, Sablière Sb2, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Le blochet B2 (angle sud-est). L'évangéliste saint Marc à son pupitre.

Mon identification se base sur le pupitre, l'écritoire et la plume, sur la posture du rédacteur, sur la barbe et les pieds nus (?), mais surtout sur le lion abrité sous le montant du pupitre.

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Blochet B2,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Blochet B2, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Comparez avec saint Marc du château de Kerjean :

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Saint Marc et son lion, chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Saint Marc et son lion, chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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Le blochet B3. (angle nord-est). L'évangéliste saint Luc écrivant, un bœuf à ses pieds.

Ce serait saint Luc s'il n'était imberbe et ailé comme un ange. Il est assis à son bureau et un plumier est suspendu à sa ceinture. On peut toujours suggérer qu'il s'agit, de toute évidence, de saint Luc, et que les ailes sont en fait le dossier de son siège.

 

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Blochet B3,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Blochet B3, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Comparez avec le saint Luc de Kerjean :

 

Saint Luc et son taureau, chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Saint Luc et son taureau, chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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La sablière Sb3. Masque, cuir découpé, putti, etc.

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Sablière Sb3, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Sablière Sb3, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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Sablière Sb3, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Sablière Sb3, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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Sablière Sb3, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Sablière Sb3, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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Sablière Sb3, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Sablière Sb3, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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Sablière Sb3, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Sablière Sb3, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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Sablière Sb3, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Sablière Sb3, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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La sablière Sb4. 

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Sablière Sb4, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière Sb4, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sb4. La partie droite.

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Sablière Sb4, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière Sb4, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Au centre, une femme (?), nue, jambes écartées, sexe exhibé, tient les extrémités des deux cuirs qui l'entourent. J'y vois, vu le contexte moral de Sb4, une allégorie, la Lubricité.

Sa main gauche tient un cuir découpé à enroulement dont le motif central est une boule, ou ove, dont le centre est déprimé en croissant.

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Sablière Sb4, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière Sb4, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sa main droite tient un autre cuir, centré par une tête de mort dont les yeux sont traversés par un vers annelé à tête de serpent. Ce motif morbide est explicité si besoin en était par les mots RESPICE FINEM inscrits au dessus. Cette formule latine, "Songe à la fin dernière", est une application chrétienne ("pense à ta mort) de la maxime Quidquid agis, prudenter agas et respice finem, "Quoique tu fasse, fais le avec prudence sans perdre de vue la fin". On la trouve sur l'ossuaire de Guengat avec la date de 1557, sur celui de Lannédern ou de Daoulas (1589), ou encore sur le bénitier de Loc-Egigner-Ploudiry avec la formule Cogita Mori Respice Finem.  

Ce motif macabre est présent, à l'identique mais sans inscription, sur une sablière nord de l'église Saint-Thomas de Landerneau (fin XVI-début XVIIe).  Or, il est remarquable qu'il y accompagne une figure de la Lubricité tenant, exactement comme à Bodilis, les extrémités de deux cuirs découpés, avec la même dénonciation des plaisirs puisque l'un de ces cuirs porte un joueur de bombarde, métonymie des noces et des danses.

Nous allons découvrir la suite de la sablière Sb4, avec ses tableau de l'Ivrognerie et de la Négligence. Toute la pièce de bois est donc placée sous le signe de la condamnation des Vices, et du rappel chrétien des châtiments réservés au pécheur après la mort. Le cartouche de la Mort est encadré par la femme lubrique à gauche et par l'ivrogne à droite.

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Sablière Sb4, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière Sb4, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sb4. La partie gauche.

Il faut sans doute la diviser en trois ensembles.

— À droite, un homme accroupi devant un tonneau y remplit un pichet ; il tient la bonde dans sa main gauche. C'est la figure de l'Ivrognerie.

— À gauche, une truie ôte le robinet (la bonde) du même tonneau. C'est la figure de la Négligence. et du Gaspillage.

— Enfin, une femme couchée en arrière et arc-boutée, pieds appuyés contre les pattes de l'animal, tire la queue de la truie vers le haut tandis qu'elle la frappe d'un bâton. On notera que le "bâton", par sa forme élaborée, ressemble plutôt à un instrument dont l'usage reste à déterminer. Je suggère d'y voir sa quenouille.

La compréhension de la scène centrale est apportée par le tableau Les Proverbes Flamands, une huile de 1559 de Pieter Bruegel l'Ancien qui illustre 120 proverbes et moralités. Parmi ces illustrations, en bas à gauche, une truie tient la bonde d'un tonneau, dont le contenu s'écoule dans un récipient vers lequel s'approche un petit cochon. Selon les spécialistes, c'est l'image du proverbe néerlandais "De zeug trekt de tap uit",ou " De zeugt loopt met de tap weg" - La truie débonde [elle-même] le tonneau -

Selon L. Maeterlink (1910), conservateur du musée de Gantl, "De suygh loopt met den tap weg"  (La truie se sauve avec le robinet) serait la satire des ivrognes qui, en buvant, ne surveillent pas leur intérieur et ne peuvent empêcher le gaspillage. (La truie, ou le porc, qui faisait pour ainsi dire partie des ménages campagnards, arrachait parfois le robinet du tonneau, croyant peut-être avoir à faire à un os à moelle.).  Louis MaeterlinckLe genre satirique: fantastique et licencieux dans la sculpture flamande et wallonne; les miséricordes de stalles (1910)

Cette truie débouchant le tonneau est donc la figure de la Négligence domestique.

[D'autres auteurs (Louis Hautecoeur 1943) voit ici la truie et l'ivrogne s'abreuvant au même tonneau.]

Dans l'esprit de Bruegel, ces saynètes étaient une dénonciation morale de la "folie" du monde.

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La dernière pièce des sablières nord de Saint-Thomas de Landerneau représente une scène très proche : le même tonneau, la même truie tenant dans son groin la bonde, la même femme arc-boutée tirant la queue de la truie et la frappant avec le manche de sa quenouille. La parenté entre ces deux œuvres est évidente.

Sophie Duhem (p. 178-179) signale la même scène à Plouguerneau.

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Sablière Sb4, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière Sb4, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière Sb4, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Sablière Sb4, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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Sablière Sb4, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Sablière Sb4, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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Le blochet B4. L'évangéliste saint Jean à son pupitre.

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Blochet B4, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Blochet B4, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Comparez avec saint Jean au château de Kerjean (son aigle est à sa droite) :

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Saint Jean évangéliste, chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Saint Jean évangéliste, chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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Les poinçons P1 à P8 (du sud au nord).

P1 : homme apeuré ? mains au dessus de la tête

P2 : quatre têtes.

P3, P4, P6, P7  : feuillages.

P5. Couples dansants sur une boule.

 

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P1. Homme recroquevillé, mains sur la tête.

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Les sablières et la charpente sculptée de l'église de Bodilis. VI. Le bas-coté sud (Maître de Pleyben 1574 et 1659).

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P2 : quatre têtes.

Les quatre visages sont coiffés d'un élément architectural en volute.

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Poinçon P2, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Poinçon P2, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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P5. Quatre personnages dansants sur une boule.

Je les avais d'abord vus comme quatre danseuses, avant qu'un appendice ne me donne un démenti irréfutable.

 

 

About de poinçon P5, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

About de poinçon P5, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

About de poinçon P5, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

About de poinçon P5, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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About de poinçon P5,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

About de poinçon P5, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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L'entrait E1. 

a) sa face nord.

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Entrait E1, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entrait E1, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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E1. La partie droite.

Engoulant. Masques, cuirs découpés entrelacés, rubans, rinceaux de vigne.

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Entrait E1, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entrait E1, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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E1. La virole : cuir découpé au masque de femme à l'antique.

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Entrait E1, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entrait E1, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Entrait E1, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entrait E1, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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E1. La partie gauche.

Rubans, rinceaux de vigne ; homme nu déféquant sur un pot.

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Entrait E1, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entrait E1, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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E1. b) la face sud. 

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Entrait E1, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entrait E1, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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CHARPENTE SCULPTÉE DE LA DEUXIÈME SALLE DE LA CHAPELLE DU ROSAIRE, BAS-COTÉ SUD.
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Blochets B5 à B9 : les apôtres Paul, Pierre. Sainte Marie-Madeleine. Saint Jean.

Sablières Sb 5 à Sb8.

Sb5 et Sb6 : frises.

Sb 7 :Anges tenant un cuir découpé.

Sb8 : Cuirs découpés animés de motifs animaliers et végétaux. 

E2. Inscription de 1574.

Poinçons P9 à P16. 

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Charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Un des éléments distinctifs de cette salle est la présence sur le mur occidental d'une pierre en encorbellement, sculptée en forme d'un homme buvant à un tonnelet. La forme du tonneau, en T inversé car le goulot est au centre, est si reconnaissable qu'elle évoque aussitôt, par exemple, la scène de beuverie des sablières de la nef de Grâces-Guingamp (1506-1508) 

 

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Pièce en encorbellement de la charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Pièce en encorbellement de la charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Le blochet B5 : saint Paul.

Il s'agit d'un apôtre (pieds nus, barbe, livre) tenant une épée. Je propose Paul, par symétrie à Pierre, en B6.

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Blochet B5, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Blochet B5, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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La sablière Sb5. Frise répétitive à cuirs et coquilles. Pas d'image.

Sablière Sb6. Frise répétitive à rubans et coquilles. Pas d'image.

Le blochet B6. Saint Pierre tenant sa clef.

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 Blochet B6, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Blochet B6, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Le mur ouest . E2, B7, Sb7, Sb8 et B8.

 

 

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Charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Le blochet B7. Sainte Marie-Madeleine tenant  le flacon d'aromates (ou de parfum).

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La présence de Marie-Madeleine tenant son flacon de parfum, parmi les quatre évangélistes, comme dans la chapelle de Kerjean, lui confère une place remarquable sur laquelle nous pouvons nous interroger. C'est, comme toujours au XVIe siècle, non pas la pénitente, mais une très belle et élégante femme. Elle semble illustrer le luxe et peut-être l'idéal de beauté et d'ornementation des artistes soucieux d'offrir à la Maison de Dieu ce qu'il y a de plus beau.

À coté des anges musiciens des poinçons, elle apporte la touche sensorielle particulière, celle de l'odorat. La valeur de l'encens (Oliban tiré du Boswellia sacra du Yémen) est polysémique, soit honorifique, soit sacrificielle (faire monter une fumée agréable à la Divinité), soit liée à la purification, soit , avec la myrrhe, d'embaumement. 

Marie-Madeleine amène aussi, comme les parfums d'Arabie, une note orientale.

Enfin, c'est, pour les Chrétiens,  la valence positive de la  Féminité. 

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 Sainte Marie-Madeleine. Blochet B7, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sainte Marie-Madeleine. Blochet B7, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sainte Marie-Madeleine. Blochet B7, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sainte Marie-Madeleine. Blochet B7, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sainte Marie-Madeleine. Blochet B7, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sainte Marie-Madeleine. Blochet B7, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Comparez avec Marie Madeleine de la chapelle de Kerjean (malgré l'altération du bois):

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Sainte Marie-Madeleine. Blochet de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile avril 2018.
Sainte Marie-Madeleine. Blochet de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Sainte Marie-Madeleine. Blochet de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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La sablière Sb7.

Il s'agit de deux hommes (ou deux anges aptères) déployant par l'intermédiaire d'étoffes resserrées en liens un cartouche semblable à un drap. Celui-ci ne contient rien, mais est percé d'orifices traversés par des rubans. Il est contenu dans un cuir à enroulement. C'est dire la complexité du montage ornemental.

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Sablière Sb7,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière Sb7, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière Sb7,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière Sb7, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Les deux hommes ont tous les traits stylistiques des anges et personnages couchés du Maître de Pleyben dans des scènes analogues de déploiement de cuirs, tant dans la nef de Bodilis que dans les autres églises et chapelles ornées par cet atelier.

Je les énumère à nouveau : manches courtes bouffantes en spires superposées, tunique retombant en collerette au dessus d'une ceinture, plis complexes de ces tuniques, amict  autour du cou, front largement épilé,  cheveux en boules, regard de face, nez long et étroit s'épanouissant en deux narines en bulbes,  pieds nus tordus dans des positions peu anatomiques (pour entrer dans le cadre étroit). Et surtout une allure primesautière, une  légèreté et une grâce semblent  emporter ces créatures aériennes dans le même enthousiasme que celui de danseurs exaltés par une musique céleste ou de patineurs sacrés. 

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Sablière Sb7,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière Sb7, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière Sb7,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière Sb7, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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La sablière Sb8. Cuirs découpés animés de motifs animaliers et végétaux.

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Sablière Sb8,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière Sb8, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Au centre, un cuir aux découpes en losange ; il libère latéralement des bras en volute et en corne d'abondance, et plus loin des rubans s'enroulant en gueules de poissons. La séquence s'achève, à gauche, par une tête de dragon aux larges oreilles.

La frise inférieure mêle les lignes géométriques des cuirs et cartouches aux courbes des légumes et des fleurs. Un escargot y progresse, à la coquille perlée déjà rencontrée sur les sablières de la nef.

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Sablière Sb8,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière Sb8, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière Sb8,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière Sb8, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière Sb8,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière Sb8, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière Sb8,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière Sb8, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Le blochet B8. Saint Jean l'évangéliste.

Je l'identifie par les pieds nus (apôtre), le visage jeune et  imberbe et le calice de poison de sa mise à l'épreuve face au magicien. 

Nous retrouvons les caractères stylistiques des apôtres de Saint-Divy, Pleyben et Kerjean : très long nez  pyramidal, les sourcils fins, les yeux ronds écarquillés aux pupilles creusées, la bouche large aux lèvres pulpeuses, le menton étroit.

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Saint Jean, blochet B8,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Saint Jean, blochet B8, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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Saint Jean, blochet B8,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Saint Jean, blochet B8, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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Saint Jean, blochet B8,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Saint Jean, blochet B8, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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Comparez avec saint Jean du château de Kerjean.

 

Saint Jean, blochet B8,  charpente sculptée de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Saint Jean, blochet B8, charpente sculptée de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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L'entrait E2. inscription de 1574.

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La poutre engoulée porte l'inscription en lettres capitales romaines : 

DOMVS MEA DOMVS ORACI[ON]IS ~E / 1574

Il s'agit d'une citation biblique (Isaïe 56:7) ou évangélique (Luc 19:46) qui affirme "Ma maison est une maison de prière". Elle est souvent utilisée à cette époque sur le fronton des églises, parfois dans sa version biblique (ou évangélique selon Matthieu)  Domus mea domus orationis vocabitur  par exemple à Commana. Mais ici, les quatre mots latins sont suivis d'un E surmonté d'un tilde abréviatif, correspondant au texte évangélique de Luc  Domus mea domus orationis est.

 

adducam eos in montem sanctum meum et laetificabo eos in domo orationis meae holocausta eorum et victimae eorum placebunt mihi super altari meo quia domus mea domus orationis vocabitur cunctis populis. "Je les amènerai sur ma montagne sainte, Et je les réjouirai dans ma maison de prière; Leurs holocaustes et leurs sacrifices seront agréés sur mon autel; Car ma maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples." Isaïe 56:7

Domus mea, domus orationis vocabitur, vos autem fecistis eam speluncam latrionum Matthieu 21:13

dicens illis :  scriptum est  : quia domus mea domus oracionis est.  vos autem fecistis illam speluncam latronum "leur disant: Il est écrit: Ma maison est une maison de prière. Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs." Luc 19:46

Elle peut correspondre à une date de cérémonie de dédicace après des travaux de 1574.

 

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Entrait E2,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entrait E2, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Entrait E2,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entrait E2, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Les poinçons P9 à P16.

Ils se retrouvent tous dans les poinçons de la nef, mais ce sont aussi ceux de Kerjean, de Pleyben, de Sainte-Marie-du Ménez-Hom et de Saint-Divy : anges présentant les Instruments de la Passion, anges musiciens ou orants, et, constamment,  le joueur de cornemuse.

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P9 : Ange volant.

P10 : Ange présentant la Couronne d'épines.

P11. Ange présentant la Croix.

P12.  Ange jouant de la mandore.

P13. Ange volant.

P14. Ange main sur la poitrine.

P15. Joueur de cornemuse.

P16. Ange en adoration.

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Vue générale.

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Poinçons P9 à P16, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Poinçons P9 à P16, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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About de poinçon P9. Au dessus de la baie. Ange volant.

Poinçon P9 , charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Poinçon P9 , charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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About de poinçon P11. AngeP10. Ange présentant la couronne d'épine.

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Poinçon P10 , charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Poinçon P10 , charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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About de poinçon P11. Ange portant la croix.

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P11 , charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

P11 , charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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About de poinçon P12. Ange jouant de la mandore.

Cet ange musicien du Maître de Pleyben et facilement reconnaissable avec sa mandore molle, incurvée pour se mouler à son corps. Cet instrument parent du luth à un corps en demi-poire, avec 3 cordes (ici) mais parfois 4 ou 6. L'artiste n'a représenté ni la rosace, ni exactement le chevillier, mais la position des doigts, surtout de la main gauche, est précise.

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Poinçon P12 , charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Poinçon P12 , charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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Poinçon P12 , charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Poinçon P12 , charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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Comparez avec l'ange à mandore du château de Kerjean.

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About de poinçon de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile avril 2018.

About de poinçon de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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About de poinçon P13. Ange volant.

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Poinçon P13 , charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Poinçon P13 , charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Poinçon P13 , charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Poinçon P13 , charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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About de poinçon P14. Ange chantant ou priant.

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Poinçon P14 , charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Poinçon P14 , charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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About de poinçon P15. Joueur de cornemuse.

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Le poinçon le plus intéressant à mes yeux est celui du joueur de cornemuse de P15. Voici ce qu'en dit Jean-Luc Matte dans son Iconographie de la cornemuse :

"Joueur de cornemuse dans la chapelle sud n° 2 (la médiane), poinçon n° 7 (sur 8 poinçons) en partant du mur sud. Personnage coiffé d'une sorte de tricorne, semblant assis en tailleur dans le vide, les deux mains posées sur le tuyau de sa cornemuse qu'il tient serrée sous son bras gauche.

Un bourdon d'épaule dont le pavillon semble ébréché, court, cylindrique et de diamètre assez fort. Un tuyau mélodique extérieurement quasi-cylindrique, sans décor ni pavillon, un petit porte-vent non tenu en bouche. Sac assez allongé, dont la partie qui déborde sous le bras du musicien semble bien rebondie.

 Seconde moitié XVIème. D'après Sophie Duhem op.cit. , ces sablières ont pour auteur le sculpteur qui aurait travaillé à Pleyben, Sainte-Marie-du-Ménez-Hom (Plomodiern), à la chapelle du château de Kerjean et en l'église de St-Divy "(Jean-Luc Matte)

Son article est accompagnée d'une iconographie plus générale des anges musiciens et autres joueurs de l'église de Bodilis, avec d'excellentes photo de Joel Lubin.

Je ne peux rien ajouter à cela, si ce n'est de renvoyer à ma description des deux joueurs de cornemuse de Pleyben (l'un sur poinçon, l'autre en blochet), du joueur de Saint-Divy (un blochet) et de celui de Kerjean : ils sont tous rassemblés dans mon article sur Pleyben. Le chapeau en tricorne se retrouve à peu près à Pleyben (poinçon) et à Saint-Divy.

 

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Poinçon P15, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Poinçon P15, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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Poinçon P15, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Poinçon P15, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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Comparez avec le joueur de cornemuse de Kerjean :

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About de poinçon de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile avril 2018.

About de poinçon de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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About de poinçon P16. Mur intermédiaire avec la nef. Ange en adoration.

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Les sablières et la charpente sculptée de l'église de Bodilis. VI. Le bas-coté sud (Maître de Pleyben 1574 et 1659).

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CHARPENTE SCULPTÉE (1659) DE LA TROISIÈME SALLE  DE LA CHAPELLE DU ROSAIRE, BAS-COTÉ SUD.

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Blochets B9 à B12 : Visitation, Annonce aux bergers, Nativité, Ange présentant deux femmes.

Sablières Sb 9 à Sb12 : frises d'arceaux ou de rinceaux.

E3. Inscription datée de 1659 indiquant le nom des commanditaires.

Poinçons P17 à 19.

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Vue générale.

 

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Charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Blochet B9. Visitation.

 

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Blochet B9, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Blochet B9, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière Sb9. Frise d'arceaux à palmes.

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Sablière Sb10. Masque, rinceaux de vigne avec grappe.

 

Les sablières et la charpente sculptée de l'église de Bodilis. VI. Le bas-coté sud (Maître de Pleyben 1574 et 1659).

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Blochet B10. L'ange et le berger.

Cet ange tient une phylactère, il s'agit de l'Annonce aux bergers associée à la Nativité.

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Blochet B10, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Blochet B10, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Blochet B11. Couple de femmes âgées présentées par un ange.

Si nous  les associons aux autres blochets de la Visitation, de la Nativité et de l'Annonce aux bergers, nous pouvons y voir deux épouses de bergers, ou plutôt les deux sages femmes des évangiles apocryphes.

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Blochet B11, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.
Blochet B11, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Blochet B11, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière Sb11.

 

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Sablière Sb12. Masque, rinceaux de vigne avec grappe.

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Sablières Sb11 et 12,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablières Sb11 et 12, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Blochet B12. Nativité ? Femme, enfant, âne et bœuf.

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Blochet B12, Blochet B9, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Blochet B12, Blochet B9, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Entrait B3. Inscription de 1659.

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-----------------------------------                  / M ♦ Y ♦ GAL ♦ CVRE ♦ A ♦ G 

DOMVS :  MEA  : DOMVS                  / ORATIONIS : 1659

M ♦ IAN ♦ KERGVELEN ♦ REGTVR / C ♦ B♦ FABRICQVES 

Soit "Domus mea Domus orationis. M. Ian Kerguelen recteur, M. Y[ves] Gal curé, A.G  et C. B fabriques".

Curieusement, les registres n'ont pas conservé le nom de ce recteur, ni de son curé. Les archives mentionnent qu' en 1665, Michel Grall et Yves Quintin, peintre de Saint-Paul, exécutent divers travaux, et qu'en  1670. Christophe Grandet, architecte, répare l'église. Couffon précise pourtant que l'on augmenta  l'église au sud en prolongeant en 1659 la chapelle de 1574 jusqu'au porche..

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Entrait E3,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entrait E3, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Entrait E3,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entrait E3, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Entrait E3,  charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entrait E3, charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Les poinçons P17 à P19.

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Poinçon P17 : tête tirant la langue.

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About de poinçon P17 de la charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

About de poinçon P17 de la charpente sculptée du bas-coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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LES DEUX STATUES DE LA TROISIÈME SALLE DU BAS-COTÉ SUD.

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1. Saint Dominique (Couffon). Bois polychrome.

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 Saint Dominique. Bois polychrome. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Saint Dominique. Bois polychrome. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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2. Vierge à l'enfant Vierge à l'Enfant, bois polychrome.

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Vierge à l'Enfant, bois polychrome. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Vierge à l'Enfant, bois polychrome. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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Notez le bandeau retro-cervical , mon "chouchou" des Vierges du Finistère.

La vierge tenait un objet (fleur ?) dans la main droite. L'Enfant, en tunique rouge ceinturée d'or, est figuré en Sauveur du Monde, bénissant, tourné vers la foule, et tenant le globe terrestre.

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Vierge à l'Enfant, bois polychrome. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Vierge à l'Enfant, bois polychrome. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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LES BLOCHETS DU FOND DE L'ÉGLISE.

Ils encadrent la première baie ouest de l'élévation sud.

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coté sud, église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

coté sud, église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Première baie sud, église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Première baie sud, église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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1. L'Ivrogne.

Identique à son homologue en pierre de la deuxième salle, il boit à un tonnelet à goulot médian.

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Le Buveur, première baie sud, église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Le Buveur, première baie sud, église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Le Buveur, première baie sud, église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Le Buveur, première baie sud, église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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2.L'Homme au turban.

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Blochet de la première baie sud, église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Blochet de la première baie sud, église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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SOURCES ET LIENS.

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1°) Les cartouches et cuirs découpés.

 

— ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), Le premier volume des plus excellents bastiments de France : Le Louvre, Vincennes, Chambord, château de Madrid (Philibert Delorme 1548-1559), Covussi, Folambray, Montargis, La Muette, Saint-Germain, Creil, Vallery, Verneuil, Ancy-le-Franc, Gaillon, Manne.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k10411354/f45.image

Le second volume : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3137097/f12.image

Blois, Amboise, Fontainebleau, Villiers, Charleval, Les Tuileries, St-Mort, Chenonceau, Chantilly, Anet, Ecouen, Challueau, Dampierre, Beauregard, Bury.

— ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), s.d, Termes et cariatides, 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/INHA-4R85BIndex.asp

— ANDROUET DU CERCEAU (Jacques) (1510?-1585?), [Entre 1542 et 1545] Grands cartouches,  [20] pl., Eau forte ; 38 cm [S.l.], [s.n.] 2 suites sans titre ni inscription. 7 des 20 planches reprennent des compositions de Fantuzzi connues par des estampes publiées vers 1542-1543.

http://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/1807/?offset=#page=5&viewer=picture

— ANDROUET DU CERCEAU (Jacques) (1510?-1585?), [Entre 1545 et 1547] Petits cartouches de Fontainebleau,  [31] pl., Eau forte ; 26 cm, [S.l.], [s.n.]Suite sans titre d'ornements inspirés par l'art de Fontainebleau et destinés à servir de modèles. Certaines planches reprennent des compositions de Fantuzzi connues par des estampes publiées entre 1542 et 1545 ; D'autres figurent déjà dans la première ou la seconde suite des grands compartiments

http://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/1801/?offset=#page=5&viewer=picture

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb40564725t

— AUCLAIR ( Valérie), 2007, . L'invention décorative de la galerie François Ier au château de Fontainebleau. In: Seizième Siècle, N°3, 2007. pp. 9-35; doi : https://doi.org/10.3406/xvi.2007.917 https://www.persee.fr/doc/xvi_1774-4466_2007_num_3_1_917

— DIETTERLIN (Wendel), 1598, Architectura, Nuremberg.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/INHA-Res207Index.asp

— FLORIS (Cornelis II de Vriendt ,dit) 1556, Veelderley Veranderinghe van grottisen  avec HIERONYMUS COCK (graveur et éditeur) 

https://collections.vam.ac.uk/item/O977184/veelderley-veranderinghe-van-grotissen-ende-engraving-floris-cornelis-ii/

https://www.nationalgalleries.org/art-and-artists/60572/plate-veelderley-veranderinhe-van-grottissen-ende-compartimenten-design-fantastic-fountain-published

— FLORIS (Cornelis), 1557, Veelderley Niewe Inuentien,  HIERONYMUS COCK (graveur et éditeur) 

— VREDEMAN DE VRIES (Hans), 1557 Architectura ou batiments prins de Vitruve, Anvers,  

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/INHA-Res207Index.asp

— Ecole de Fontainbleau:

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_de_Fontainebleau

— Cuir auriculaire :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cuir_d%C3%A9coup%C3%A9

— Sur les ornemanistes

http://www.meublepeint.com/delaune_etienne.htm

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2°) Sur les sablières :

— DUHEM (Sophie), 1997, Les sablières sculptées en Bretagne: images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérité bretonne, XVe-XVIIe s. ; préf. d'Alain Croix, Rennes :Presses universitaires de Rennes, 1997 : ET thèse de doctorat en histoire sous la direction d'Alain Croix soutenue à Rennes 2 en 1997. 

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3°) Sur Bodilis.

 

— ABGRALL (Chanoines Jean-Marie) et PEYRON (Paul), 1903,  "[Notices sur les paroisses] Bodilis", Bulletin de la commission diocésaine d'histoire et d'archéologie, Quimper, 3e année, 1903, p. 192-208.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k109982z/f180.image

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1903.pdf

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf_notices/bodilis.pdf

— APEVE, Association pour la promotion des enclos paroissiaux de la vallée de l'Elorn

http://www.bodilis.org/patrimoineetsites.php

http://www.apeve.net/spip/spip.php?article127

— COUFFON (René), 1958,  Notre-Dame de Bodilis. In: Bulletin Monumental, tome 116, n°2, année 1958. pp. 121-133; doi : 10.3406/bulmo.1958.3832 http://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1958_num_116_2_3832

http://www.persee.fr/docAsPDF/bulmo_0007-473x_1958_num_116_2_3832.pdf

— COUFFON  (René), LE BARS (Alfred)  1988,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, : paroisse de Bodilis,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, 

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/fdf52c93c4ad292cf14cbf5068677c87.pdf

 

 

— LAUDREN (Thierry), dossier photo de son travail de restauration de la charpente

https://www.thierrylaudren.fr/pages/monuments-historiques.html

http://thierrylaudren.pagesperso-orange.fr/monumentshistoriq2.htm

— MATTE (Jean-Luc), Iconographie de la cornemuse, Bodilid. Photographies de Joel Lubin.

http://jeanluc.matte.free.fr/fichac/bodilispoinc.htm

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4°) Sur Renart prêchant aux poules :

GUILHERMY (F de) , 1845, Iconographie des fabliaux. Description du jubé de Saint-Fiacre en Bretagne. Le Diable et le Renard.  Annales archéologiques, Paris, Didron, Volume 3 page 22

https://books.google.fr/books?id=nVNfAAAAcAAJ&pg=PA22&lpg=PA22&dq=escripvant+le+quaquet+de+deux+gualoises,+%C3%A0+belles+dentz&source=bl&ots=TJ_SMjUec0&sig=MQXhejvSGAUAhyDvU3ZKV-AXhFQ&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjJha6eotnKAhVLcRQKHRiwDbEQ6AEIIjAA#v=onepage&q=escripvant%20le%20quaquet%20de%20deux%20gualoises%2C%20%C3%A0%20belles%20dentz&f=false

 DUHEM (Sophie), 1998, « Quant li goupil happe les jélines... », ou les représentations de Renart dans la  sculpture sur bois bretonne du XVe au XVIIe siècle"  Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1998  Volume 105  Numéro 1  pp. 53-69http://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1998_num_105_1_3972

 

— Images de Renart dans la sculpture sur bois bretonne

Représentations de Renart prêchant aux poules et de Renart écorché :

Le Faouët (Ch. St-Fiacre, v. 1480), Jubé, clôture est.

Le Faouët (Ch. Ste-Barbe, XVIe s.), 

Grâces-Guingamp (1506-1512),

Plumelec (Ch. St-Aubin, 1513),

Saint-Gilles-Pligeaux (XVe-XVIe s.),

Tréflévenez (XVIe s.).

[en pierre : Sizun frise extérieure]

 

— CHANCEL (Dominique), Renart à l'Arthaudière

https://www.chateau-arthaudiere.com/ch%C3%A2teau-de-l-arthaudi%C3%A8re/renart-%C3%A0-l-arthaudi%C3%A8re/

—CORDIER (Jean-Yves), blog lavieb-aile :

-sablières de l'église  de Grâces-Guingamp (22)

http://www.lavieb-aile.com/2018/02/les-sablieres-1506-1508-du-bas-cote-de-l-eglise-notre-dame-de-graces-22.html

-Stalles de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon (29)

http://www.lavieb-aile.com/2017/12/la-frise-nord-des-stalles-du-choeur-de-la-cathedrale-de-saint-pol-de-leon.html

-Jubé de la Chapelle Saint-Fiacre, Le Faouët (56):

http://www.lavieb-aile.com/2016/01/le-jube-de-la-chapelle-saint-fiacre-du-faouet-i-le-cote-de-la-nef.html

- Sablières de la chapelle Saint-Sébastien, Le Faouët (56)

http://www.lavieb-aile.com/2015/09/sablieres-inscriptions-et-pardon-de-la-chapelle-saint-sebastien-au-faouet-56.html

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Published by jean-yves cordier - dans Sablières
17 avril 2018 2 17 /04 /avril /2018 08:32

Zoonymie des Odonates : le nom de genre Leucorrhinia Brittinger, 1850.

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 Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

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Voir aussi :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Résumé : 

Le nom Leucorrhinia vient des deux mots grec leukos = blanc et rhinios = nez. Il est une transcription en grec du nom latin albifrons "front blanc" de l'espèce type du genre, décrite par Burmeister en 1839. Cette transcription créé par Charpentier en 1840 sous la forme Leucorhinus a été féminisée (et complétée d'un -r-) par Brittinger, pharmacien et naturaliste de Vienne.

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L'AUTEUR :

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(d'après Wikipédia de)

 

Christian Casimir Brittinger (né le 30 avril 1795 à Friedberg , † 11 janvier 1869 à Steyr ) était un botaniste allemand , un entomologiste et un ornithologue . 

Il a étudié la pharmacie chez Stift Schlägl et est ensuite devenu pharmacien à Linz . Là, il a également rencontré le botaniste Josef von Mor , avec qui il a exploré la flore autour de Linz. Brittinger a quitté Linz en 1818 pour Vienne, où il a étudié la pharmacie supérieure à l'université. Après avoir terminé ses études, il est ouvert une pharmacie à Steyr en 1827 où il a de nouveau examiné les environs. En plus de ses correspondants directs, il a également eu des botanistes à Prague , Stuttgart , Leipzig et Strasbourg via des sociétés d'échange. En 1855, il est devenu membre du club d'échange basé à Vienne et a livré plus de 1900 plantes. 

 Brittinger a été membre d'un certain nombre d'associations botaniques et de sociétés de recherche sur la nature, mais aussi de l' Association entomologique de Szczecin . Car il s'est aussi fait un nom en entomologie et a décrit les papillons , les libellules et les coléoptères . Mais il ne s'est pas non plus arrêté à l'entomologie et plus tard a également décrit des oiseaux .

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Christian Casimir Brittinger, in Wikipedia de

 

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LA DESCRIPTION ORIGINALE, LEUCORRHINIA, BRITTINGER, 1850.

SitzBer. Akad. Wiss., Wien, 4:333.

Sitzungsberichte der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften. Mathematisch-Naturwissenschaftliche Classe.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/103017#page/357/mode/1up

Le texte de la description :

Folgende Arten, welche durch den Metallglanz ihres Oberleibes, durch die Form, Rückentlanke und Angehänge des Hinterleibes, durch einen dreieckigen, schwarzen Fleck an der Basis der Hinterflügel, und durch ihre weisse Stirn und Nase, eine sehr natürliche Gruppe bilden, habe ich schon im Jahre 1845 als eigene Gattung geschieden, und unter dieser Benennung abgegeben." 

- 1. Leuc. rubicunda. L. (Lib. pectoralis. Ch.) In gebirgigen Gegenden an stehendem Wasser , auf feuchten Wiesen nahe an Waldungen. Juli, August. Selten. Oesterreich, Böhmen, Schlesien. 

- 2. Leuc. pectoralis. Charp. Mit voriger zu gleicher Zeit und an gleichen Orten. 
 -3. Leuc. dubia. Van der Lind. (Lib. leucorrhinus. Ch. Lib. sylvicola. Hagen ). Auf feuchten, sumpfigen Waldwiesen in Gebirgsgegenden im Mai bis halben Juni. Oesterreich, Böhmen, Mähren. 
-4. Leuc. albifrons. Bnrm. Aufenthalt wie vorige, im Juli, August. Seltener. Oesterreich, Ungarn. 
-5. Leuc. caudalis. Charp. An stehenden Wässern in Gebirgsgegenden. Juni. Böhmen, Schlesien. 
- 6. Leuc, ornaia.* An stehendem Wasser, in Gebirgs-gegenden, Auen der Donau. Oesterreich, Ungarn." 

 

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Brittinger s'est "contenté" de modifier la forme Libellula leucorrhinus créée par Charpentier en 1840 dans Libell. europ. Lipsiae, page 87 en l'accordant au genre féminin , pour en faire un Genre.

https://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=nyp.33433011575317;view=1up;seq=191

 

Numérisé par Biodiversity Heritage Library.https://www.biodiversitylibrary.org/item/103017#page/357/mode/1up

Numérisé par Biodiversity Heritage Library.https://www.biodiversitylibrary.org/item/103017#page/357/mode/1up

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ÉTUDE DU NOM.

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Le nom Leucorrhinia vient des deux mots grec leukos = blanc et rhinios = nez. Il est une transcription en grec du nom latin albifrons "front blanc" de l'espèce type du genre, décrite par Burmeister en 1839. 

Brittinger fait apparaître dans son texte la couleur blanche du front, qui justifie ce nom :

"Les espèces suivantes, qui forment un groupe très naturel par le lustre métallique du haut de leur corps, par la forme, du dos et des pièces de l'abdomen, par une tache noire triangulaire à la base des ailes postérieures et par leur front et nez blancs (ihre weisse Stirn und Nase). Je les ai déjà séparés en 1845 en tant que genre  à part, et leur ai donné cette désignation. "

Comme je l'ai indiqué, c'est l'entomologiste allemand Toussaint de Charpentier qui a formé, en 1840, cette transcription du latin vers le grec sous la forme leucorhinus.

 

CHARPENTIER, T. DE (1840): Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae. Voss, Leipzig, page 87.

https://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=nyp.33433011575317;view=1up;seq=95

 "Ad n о t. 2. Clarissimus mihique carissimus Burmeister Libellulam mecum communicavit, quam in promtuario suo Lib.albifrontem appellavit. Eiusdem Libellulae exempla nonnulla,in Moraviae montibus capta, ante oculos habeo, et disquisitio exacta, quatenus in animalibus mortuis et aridis factis, quorum igitur colores obsoleti sunt, institui potest, me docuit, hanc Libellulam illi, quam s. n. Lib. pectoralis descripsi, esse peraffinem, omnino autem ei iura peculiaris speciei posse vindican.
Cum denominatio „Lib. albifrontis", alii speciei iam antea a me sit imposita, huic attribuamus nomen „Lib. leucorhinus"."

Je tente de traduire par : "Comme la dénomination Libellula albifrons avait été auparavant déjà utilisée pour d'autres espèces, j'ai attribué le nom de libellula leucorhinus.".

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On notera que Charpentier écrit "leucorhinus" (un seul -r-) et que Brittinger, en citant ce nom, écrit "leucorrhinus" avec deux -r-. 

J'ignore la raison de ce dédoublement de -r- pour leucorrhinus, puis pour leucorrhinia : sans doute selon des règles propres au grec.

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On retrouve ce nom leucorrhinus en Zoologie aujourd'hui chez l'amphibien Pristimantus leucorrhinus, le nom leucorhinus chez l'amphibien disparu Pseudophilautus leucorhinus (1856), chez le mammifère Huetia leucorhina Huet 1885 (ex Calchochloris leucorhinus), la forme leucorhina chez l'arthropodeDichaetomya leucorhina (Bigot, 1891),  etc.

La graphie Leucorhinia pour ce genre d'Odonate, fautive, est attestée en 1889, 1890, ou même en 2017 dans le titre d'un article scientifique, tandis que la graphie est correcte dans l'abstract. 

Johansson F, Halvarsson P, Mikolajewski DJ, Höglund J (2017) Phylogeography and larval spine length of the dragonfly Leucorhinia dubia in Europe. PLoS ONE 12(9): e0184596. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0184596

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CHARPENTIER, T. DE (1840): Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae. Voss, Leipzig  Tab. XI

CHARPENTIER, T. DE (1840): Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae. Voss, Leipzig Tab. XI

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LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

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PRECIGOUT ET PRUD'HOMME / POITOU-CHARENTES-NATURE:

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

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"Leucorrhinia albifrons : Leucorrhinia  du grec leukos = blanc et rhinios = nez (du fait de la couleur du front) ; albifrons du latin albi = blanc et frons = front. Le nom français n’est qu’une adaptation du nom scientifique.

Remarque : L. albifrons est la seule leucorrhine dont le front peut être très sombre chez certains individus."

 

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"Leucorrhinia: Brittinger, 1850 feminine form of an artificial adjective derived from Grk. λευκός = white + ῥίς; ῥινός = nose."

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HEINRICK FLIEDNER 2009.

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

"Leucorrhinia [gr. leukos - white; rhin* - nose] refers to the white frons of its species. - albifrons [l. albus - white; frons - forehead, front] points to the same feature as the genus name. - pectoralis [l. concerning the breast] CHARPENTIER (1825: 46) chose as name because he was wrongly convinced that the thorax showed characteristic features, by which this species might be distinguished from other anisopteran species."

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VAN HIJUM, 2005

Leucorrhinia Wytsnüt, Wytkopke leukos = wit; rhinios = neuzig

 

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RÉCEPTION DU GENRE.

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Henrik Steinmann, World Catalogue of Odonata, Numéro 110, Walter de Gruyter, 1997, page 367. Num. Google.

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FORME VERNACULAIRE.

Les  Français, bien peu soucieux  de créativité se sont contentés de franciser la forme latine par le  très laid : Leucorrhine.

Whiteface en anglais

Moosjungfern en allemand

Carablancs en catalan

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SOURCES ET LIENS.

 

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

SOURCES ET LIENS.

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU

 

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

 

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— Odonates costarmoricains.

http://www.nature22.com/odonates22/ordresystematique.html

LIBELLULES DE FRANCE ET D'AILLEURS

http://odonatas69a.blogspot.fr/search?q=albifrons

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
15 avril 2018 7 15 /04 /avril /2018 20:57

Les entraits sculptés à engoulants (1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis.

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Sur les sablières de Bodilis, voir :

 

.Sur les autres réalisations du Maître de Pleyben, voir :

 

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Vous pourrez lire aussi, sur le sujet des sablières de Bretagne, les articles suivants :

 

 

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La nef de l'église de Bodilis est divisée par 8 entraits (ces poutres qui la traversent), et, entre le  4ème et le 5ème entrait, par deux blochets. Le quatrième entrait porte en son milieu la date 1567, et le sixième celle de 1576. J'ai numéroté les entraits de 1 à 8 en allant de la nef vers le chœur.

Après avoir étudié les sablières de la nef et découvert leurs éléments décoratifs déployant tout le répertoire maniériste de l'école de Fontainebleau créé par le Primatice et ses disciples  et d'inspiration italienne : cuirs découpés, légumes, mascarons, satyres grimaçants, petits animaux et putti cachés dans des rinceaux, tête de lion, etc., après avoir signalé l'attribution de ces sculptures au Maître de Pleyben, actif vers 1564-1580 en Léon et Cornouaille nord, je procède à l'examen des entraits, certainement dus au même artiste.

Cette étude paraîtra plus fastidieuse et plus compliquée que les précédentes, mais pas autant qu'au photographe car les 24 pièces (3 faces sculptés par entraits) lui ont offert un casse-tête plus diabolique qu'un Rubik's Cube.

D'autre part, les motifs seront moins attrayants, car dépourvus de scènes figurés.

Comme précédemment, je débute du fond de la nef et je progresse vers le chœur, dans une patiente procession les yeux levés.

Comme, en bon amateur, j'ignore tout du vocabulaire spécialisé, je nomme "virole" l'élément nodal central, et "bras" les deux parties qui encadrent cette virole.

Bon courage !

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Vue générale des entraits n° 1 à 3.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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L'entrait n°1 (et le n°2).

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Virole,  vue de l'est : un masque tirant la langue, dans un cuir découpé à enroulement.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Bras de l'entrait n°1. Rinceaux à extrémités zoomorphes et  masques ailés.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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L'entrait n°2, vue de l'est.

Virole : cuir découpé à enroulement .

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Bras gauche de l'entrait n°2 : cartouche (vide), épis, fleurs, légumes et rubans.

 

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Bras droit de l'entrait n°2 : cartouche (vide), épis, rinceaux, masque de profil crachant des rinceaux, volutes noués, légumes.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Entrait n°2, suite.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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L'entrait engoulé n°3, vue orientale. Virole : cuir découpé à enroulement, tenu par deux paires de mains.
 

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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L'entrait engoulé n°3, vue occidentale.

Bras gauche : masque de profil et masque de face crachant des tiges florales, cartouche . Frise inférieure : masque de face et frise d'oves. 

Bras droit : idem.

Face inférieure : masque, cuir, cartouche, rubans gaufrés serpentant autour d'une baguette.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Virole de l'entrait n°3 : cuir découpé à enroulement, tenu par deux paires de mains.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Virole de l'entrait n°3 : cuir découpé à enroulement, tenu par deux paires de mains.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Vue générale tournée vers le chœur.

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Les entraits sculptés à engoulants (1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis.

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L'entrait n° 4.

Virole vue de l'ouest : cartouche à chronogramme 1567.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Virole vue de l'ouest : cartouche à chronogramme 1567.

Notez la banderole dont les spires portent une inscription : FIAT ...

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Entrait n°4, vue de l'est.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Vue générale des entraits n°4 à n°7 et des deux blochets.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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L'entrait n°5 vue de l'ouest. Masques coiffés, cuirs, rubans, volutes, légumes.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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L'entrait n°5 vue de l'est. 

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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L'entrait n°5 vue de l'est : virole au cuir découpé centré par une tête de bélier.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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L'entrait n° 6, vue de l'ouest.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Virole de l'entrait n°6, vue de l'ouest. Cuir découpé.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Bras gauche de  l'entrait n°6, vue de l'ouest. Cuir découpé à  tête d'animal (bélier ?) .

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Bras droit  de  l'entrait n°6, vue de l'ouest. Masque à palmettes, cuir découpé, rinceaux et volutes.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Vue orientale de l'entrait n°6.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Vue orientale de l'entrait n°6 : virole. Masque dans un cartouche articulé par des sangles factices à un cuir découpé.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

 

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Les entraits n°7  et n°8.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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L'entrait n°7.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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L'entrait n°8.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Virole de l'entrait n°8, vue occidentale. Cuir découpé.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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SOURCES ET LIENS.

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1°) Les cartouches et cuirs découpés.

 

 

— ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), Le premier volume des plus excellents bastiments de France : Le Louvre, Vincennes, Chambord, château de Madrid (Philibert Delorme 1548-1559), Covussi, Folambray, Montargis, La Muette, Saint-Germain, Creil, Vallery, Verneuil, Ancy-le-Franc, Gaillon, Manne.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k10411354/f45.image

Le second volume : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3137097/f12.image

Blois, Amboise, Fontainebleau, Villiers, Charleval, Les Tuileries, St-Mort, Chenonceau, Chantilly, Anet, Ecouen, Challueau, Dampierre, Beauregard, Bury.

— ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), s.d, Termes et cariatides, 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/INHA-4R85BIndex.asp

— ANDROUET DU CERCEAU (Jacques) (1510?-1585?), [Entre 1542 et 1545] Grands cartouches,  [20] pl., Eau forte ; 38 cm [S.l.], [s.n.] 2 suites sans titre ni inscription. 7 des 20 planches reprennent des compositions de Fantuzzi connues par des estampes publiées vers 1542-1543.

http://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/1807/?offset=#page=5&viewer=picture

— ANDROUET DU CERCEAU (Jacques) (1510?-1585?), [Entre 1545 et 1547] Petits cartouches de Fontainebleau,  [31] pl., Eau forte ; 26 cm, [S.l.], [s.n.]Suite sans titre d'ornements inspirés par l'art de Fontainebleau et destinés à servir de modèles. Certaines planches reprennent des compositions de Fantuzzi connues par des estampes publiées entre 1542 et 1545 ; D'autres figurent déjà dans la première ou la seconde suite des grands compartiments

http://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/1801/?offset=#page=5&viewer=picture

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb40564725t

— AUCLAIR ( Valérie), 2007, . L'invention décorative de la galerie François Ier au château de Fontainebleau. In: Seizième Siècle, N°3, 2007. pp. 9-35; doi : https://doi.org/10.3406/xvi.2007.917 https://www.persee.fr/doc/xvi_1774-4466_2007_num_3_1_917

— DIETTERLIN (Wendel), 1598, Architectura, Nuremberg.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/INHA-Res207Index.asp

— FLORIS (Cornelis II de Vriendt ,dit) 1556, Veelderley Veranderinghe van grottisen  avec HIERONYMUS COCK (graveur et éditeur) 

https://collections.vam.ac.uk/item/O977184/veelderley-veranderinghe-van-grotissen-ende-engraving-floris-cornelis-ii/

https://www.nationalgalleries.org/art-and-artists/60572/plate-veelderley-veranderinhe-van-grottissen-ende-compartimenten-design-fantastic-fountain-published

— FLORIS (Cornelis), 1557, Veelderley Niewe Inuentien,  HIERONYMUS COCK (graveur et éditeur) 

— VREDEMAN DE VRIES (Hans), 1557 Architectura ou batiments prins de Vitruve, Anvers,  

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/INHA-Res207Index.asp

— Ecole de Fontainbleau:

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_de_Fontainebleau

— Cuir auriculaire :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cuir_d%C3%A9coup%C3%A9

— Sur les ornemanistes

http://www.meublepeint.com/delaune_etienne.htm

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2°) Sur les sablières :

— DUHEM (Sophie), 1997, Les sablières sculptées en Bretagne: images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérité bretonne, XVe-XVIIe s. ; préf. d'Alain Croix, Rennes :Presses universitaires de Rennes, 1997 : ET thèse de doctorat en histoire sous la direction d'Alain Croix soutenue à Rennes 2 en 1997. 

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3°) Sur Bodilis.

 

— ABGRALL (Chanoines Jean-Marie) et PEYRON (Paul), 1903,  "[Notices sur les paroisses] Bodilis", Bulletin de la commission diocésaine d'histoire et d'archéologie, Quimper, 3e année, 1903, p. 192-208.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k109982z/f180.image

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1903.pdf

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf_notices/bodilis.pdf

— APEVE, Association pour la promotion des enclos paroissiaux de la vallée de l'Elorn

http://www.bodilis.org/patrimoineetsites.php

http://www.apeve.net/spip/spip.php?article127

— COUFFON (René), 1958,  Notre-Dame de Bodilis. In: Bulletin Monumental, tome 116, n°2, année 1958. pp. 121-133; doi : 10.3406/bulmo.1958.3832 http://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1958_num_116_2_3832

http://www.persee.fr/docAsPDF/bulmo_0007-473x_1958_num_116_2_3832.pdf

— COUFFON  (René), LE BARS (Alfred)  1988,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, : paroisse de Bodilis,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, 

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/fdf52c93c4ad292cf14cbf5068677c87.pdf

 

 

— LAUDREN (Thierry), dossier photo de son travail de restauration de la charpente

https://www.thierrylaudren.fr/pages/monuments-historiques.html

http://thierrylaudren.pagesperso-orange.fr/monumentshistoriq2.htm

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Published by jean-yves cordier - dans Sablières
14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 23:02

Zoonymie des Odonates. Le nom de genre Crocothemis  Brauer, 1868.

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 Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

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Voir aussi :

 

 

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Résumé : CrocothemisBRAUER, 1868,  Verh. zool.-bot. Ges. Wien 18 :367 . Du grec krokos "crocus, safran", probablement du fait des larges taches ambrées de la base des ailes postérieures, et themis, du nom de la déesse grecque tenant la balance  de la Justice. Ce suffixe étant propre à de très nombreux genres de Libellulidae, il  pourrait avoir été choisi comme une référence   à l'étymologie alors admise du genre  Libellula, "petite balance".

 

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L'AUTEUR : FRIEDRICH MORITZ BRAUER (1832-1904).

 

Friedrich Moritz Brauer est un médecin et  entomologiste autrichien, né le 12 mai 1832 à Vienne et mort le 29 décembre 1904 dans cette même ville.

Il a été parmi les fondateurs de la prestigieuse Société zoologique et botanique à Vienne en 1851. À partir de  1876 , il fut le conservateur des collections de  Diptères et Neuroptères, (qui comprennent alors  les Odonates) du Musée d'Histoire Naturelle de Vienne , dont il fut également le directeur de 1898 jusqu'à sa mort. À partir de 1884, il était professeur titulaire de Zoologie à l' Université de Vienne. Entre 1850 et 1901 il a écrit 189 publications. Son premier travail, une révision du genre Chrysopa, fut suivi par de nombreux articles sur la biologie des espèces de Neuroptères, ordre dont il devint l'un des meilleurs spécialistes européens.

Il fait paraître une importante mise à jour de la classification des insectes en 1885.

 

 

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http://hbs.bishopmuseum.org/dipterists/images/brauer.gif

 

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II. LA PUBLICATION ORIGINALE. CROCOTHEMIS, BRAUER, 1868.

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BRAUER (F.M) , 1868 Verh. zool.-bot. Ges. Wien 18 :367 

Verhandlungen der Kaiserlich-Königlichen Zoologisch-Botanischen Gesellschaft in Wien.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/81414#page/533/mode/1up

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Crocothemis, Brauer : Nur der 2. und 3. Ring mit einer Querkante, ♀  mit dreieckig abstehender Scheidenklappe (Europa, Asien, Neuholland). 

"Seulement les 2ème et 3ème anneaux avec un bord transversal, ♀ avec lame vulvaire triangulaire proéminente."

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Zoonymie des Odonates. Le nom de genre Crocothemis  Brauer, 1868.

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ÉTUDE DU NOM CROCOTHEMIS.

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La première constatation est que Brauer n'a donné aucune explication sur le choix ou l'étymologie du nom qu'il a créé.

Son article est intitulé Verzeichniss der bis jetzt bekannten Neuropteren im Sinne Linne's. "Catalogue des  Neuroptères — au sens de Linné — actuellement connus. Elle donne une mise à jour de la classification des Neuroptères, après les publications de Hagen, de De Sélys, de MacLachlan, de Pictet "senior et junior" (François-Jules Pictet de la Rive 1809-1872 et ? son fils Alphonse Auguste), de Schneider, car "la littérature concernant les Neuroptères a toujours connu le sort d'être dispersée dans une grande variété d'ouvrages" et que "depuis 25 ans, depuis Rambur, aucune vue d'ensemble n'a été donnée; car les catalogues du British Museum de Walker passent sur une grande partie des Odonates, bien qu'ils soient par ailleurs assez complets. " (page 359)

Les Neuroptera sont divisés en Pseudoneuroptera ( Odonata, Ephemerina, Perlidae, Psocidae, Embidae, Terbidana) et en Neuroptera.

La famille des Odonata est divisée en 6 Tribus :  Libellulina, Cordulina, Aeschnina, Gomphina, Calopterygina, et Agrionina.

Brauer décrit 43 genres de la tribu Libellulina, . Parmi ceux-ci, 21 sont construits avec le suffixe -themis final. 10 avaient été créés précédemment par Hagen : Ryothemis, Tholymis, Perithemis, Plathemis, Orthemis, Celithemis, Dythemis, Leptemis, Erythemis, Mesothemis

Brauer a ajouté 10 à 11 noms sur ce modèle : Lyriothemis, Neurothemis, Urothemis, Trithemis, Brachythemis, Crocothemis, Microthemis, Tetrathemis, [Nannothemis] et Nannodythemis.

Le choix du suffixe -themys revient donc à Hermann August Hagen, entomologiste américain d'origine allemande, qui en a fait le premier usage en 1861 (Synopsis ... p. 147-185) en créant 8 noms :  Celithemis, Plathemis,  Orthemis, Lepthemis, Dythemis,  Erythemis, Mesothemis, et  Perithemis. Sans d'ailleurs commenter ce choix. Nous pouvons juste constater que le suffixe final est associé à des adjectifs, et que trois d'entre eux, Plathemis, Orthemis et Lepthemis, sont à l'évidence inspiré des trois sous-genres créés par Newman en 1833, Plathetrum, Orthetrum et Leptetrum. Le suffixe -etrum "abdomen" a été remplacé par -themis féminin (et donc accordé avec Libellulina), plus général et vague. 

Themis renvoie soit au nom d'un déesse grecque, soit aux valeurs que celle-ci représentent : la Justice, l'Ordre et l'Équité

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"Dans la mythologie grecque, Thémis (en grec ancien Θέμις / Thémis de θέμις / thémis, « la loi divine »), fille d'Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre), est une des Titanides. Elle donne à Zeus, de qui elle est la deuxième épouse après Métis, les Moires, les Heures et Astrée auxquelles viennent parfois s'ajouter les trois Hespérides, les trois nymphes du fleuve Éridan et Homonoia, la déesse de la Concorde. Déesse de la Justice, de la Loi et de l'Équité, Thémis assiste Zeus dans l'Olympe. Elle est souvent représentée dans l'art ancien tenant les plateaux d'une balance avec laquelle elle pèse les arguments des parties adverses." (Wikipédia)

Il est impossible de savoir si Hagen a vu en -themis une référence à la déesse, ou beaucoup plus généralement à la notion d'ordre, capitale en taxonomie et de règle établie par les dieux (par la Nature). Nous pourrions  imaginer remplacer ce suffixe par le mot "loi naturelle" et presque par celui de "taxon". Mais nous voyons bien que ces hypothèses sont vagues et poeu convaincantes. 

J'ai pourtant une suggestion. Ces 8 genres construits sur -themis appartiennent aux 13 genres de la sous-famille  Libellulina, de la Tribu Libellulina, qui doit son nom au fait qu'elle accueille le genre Libellula créé par  Linné en 1758. Une des étymologies communément admises pour le nom de ce genre était d'en faire un diminutif de Libella, "balance".    Il me paraît vraisemblable que Hagen ait choisi le nom de la déesse dont l'attribut est la balance pour former le nom de la plupart des genres entourant le genre Libellula dans la sous-famille Libellulina, en rappel de l'étymologie alors admise du nom formé par Linné. En Italie, les libellules étaient parfois désignées sous le nom de Bilancetta, "petite balance". Ce n'est que depuis N.A Kemner 1942 que  nous savons que "le mot ne provient ni du latin libella « petite balance », ni de  libella « le niveau », ni de libella « petit livre », mais qu'il fut appliqué d'abord à la larve de l'odonée à cause de la ressemblance avec le niveau et la zygène. Le mot libella, appliqué à un insecte, se rencontre pour la première fois en 1555 dans l'ouvrage de Rondéletius « Universae aquatilium Historiae pars altera », En Hollande, J. Swammerdam l'applique en 1669 à l'odonée. C'est Linnée qui lança le diminutif libellula en 1746. Le mot Perla, employé jusqu'ici pour désigner le même insecte, disparaît dès lors."( Lychnos, annuaire de la Société suédoise d'histoire des Sciences, publié à Uppsala, sous la direction du professeur J. Nordstrom (Almqvist et Wiksell, 1942, 469 pp., rapporté dans Rev. belge de philologie 1944 ).

 

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La déesse Thémis : image http://www.greekboston.com/culture/mythology/themis/

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L'emploi de -themis par Brauer.

 

Brauer à son tour accole le suffixe -themis à des adjectifs de taille (brachy-, micro-), de nombre (dy-, tri-, tetra-) ou de couleur (croco-). 

À la page 367, il sépare son paragraphe 20 en une clef à deux entrées, pour Brachythemis et Crocothemis

Dans le premier cas, le suffixe brachy-, "court" se trouve justifié dans la description :

" 2., 3. und 4. Hinterleibsring beim ♂ und ♀ mit einer Querkante Scheide unbedeckt, weniger als 10 Antecubitales. Leib kegelig, beim ♀ dick, kurz, die 2 letzten Ringe sehr kurz (Ostindien)."

2ème, 3ème et 4ème anneau abdominal chez le ♂ et la ♀ avec un fourreau à bord transversal non couvert, moins de 10 antécubitales. Corps conique, chez la ♀ épais, court, les 2 derniers anneaux très courts (Inde de l'Est).

Par contre, dans le deuxième cas, pour Crocothemis, la description ne fait aucune allusion à la couleur orange "crocus" ou safran à laquelle renvoie le suffixe crocos-.

. C'est donc par présomption, parce qu'à l'époque de la description, toutes les espèces connues, et en particulier l'espèce-type du genre, Crocothemis erythraea Brullé, 1832, possèdent une tache jaune-ambrée bien visible à la base des ailes postérieures, qu'il est possible de considérer que cette caractéristique a inspiré le nom Crocothemis.

"À tous les âges, les ailes sont hyalines, à l'exception d'une grande tache ambrée à la base des postérieures. Cette tache, et l'absence de noir sur la tête, le thorax et les pattes différencient les crocothemis de tous les autres libellulidés." K.-D.B. Dijkstra, p290) 

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LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

PRECIGOUT ET PRUD'HOMME / POITOU-CHARENTES-NATURE:

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/crocothemis-ecarlate/

"Crocothemis de krokos (gr) = safran, orange : probablement du fait des larges taches alaires basales orangées et themis (gr) = règle, coutume : terminaison « inventée » par l’entomologiste allemand H.A. Hagen (1817-1893) et appliquée à plusieurs espèces sans qu’il ne semble y avoir de signification claire."

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

Crocothemis: Brauer, 1868
from Grk. κρόκος = saffron-coloured  + Θέμις or θέμις = (Greek Titaness of) divine order, law as established by custom.

 

ENDERSBY & FLIEDNER, 2015

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia's_Dragonflies

"Fliedner (2006) deduces that the derivation of the genus name is from Gr. κρόκος = crocus, the source of saffron + θέμις = laws, decrees, ordinances, judgements (see Synthemis). All species which comprised the genus at the time of its first description have the wings marked with saffron spots at the base.

Brauer (1868b) first introduces the name in the couplet of a dichotomous key which separates Brachythemis and Crocothemis but there is no mention of the saffron wing coloration. “Nur der 2. und 3. Ring mit einer Querkante, mit dreieckig abstehender Scheidenklappe (Europa, Asien, Neuholland). Crocothemis Brau.” [Only the second and third [abdominal] segment with a transverse edge, ♀ with triangular protruding vaginal ap (Europe, Asia, New Holland). Crocothemis Brau.]. {Feminine}."

 

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Synthemis : "Themis was the Goddess of Divine Law, Order and Justice, a wife of Zeus (Bray 1964). The first occurrence of this name is in Hagen (1861). He created eight genera ending in –themis, most probably choosing it to match other names of divine beings established in Odonata and because of its connotation of reflecting classification. Fliedner (2006) has ascertained that there are more than 50 names which contain –themis in combination. He adds the nice comment that “Being the goddess of order, Themis is a suitable patroness of taxonomists.” Recognising that at the time of its inception, Odonata taxonomy comprised only the families Libellulidae, Æschnidae and Agrionidae, –themis is effectively a synonym for the Libellulidae of the time. "

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HEINRICK FLIEDNER 2009.

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

"Alle Arten von Crocothemis [gr. krokos - Safran; - th. s.o. (MS5)], die bei der Erstbeschreibung der Gattung zugeordnet wurden, weisen an der Flügelbasis einen safranfarbenen Fleck auf.

 

Der dritte hier behandelte Bestandteil war nie ein eigener Gattungsname, ist aber in mehr als 50 enthalten. In HAGEN (1861) finden sich die ersten 8 Namen auf -themis [gr. themis - Festgesetztes, Satzung, Brauch, Gesetz/ Göttin der Ordnung]. Höchstwahrscheinlich schuf Hagen diesen Namen in Anlehnung an andere Götternamen für Libellengattungen wie Echo oder Nehalennia. Als Göttin der Ordnung eignet sich Themis gut als Patronin für Taxonomen. Seine Namenswahl begründet HAGEN (1888) nur grammatisch: bei der Suche nach neuen Namen fielen ihm drei ein, die NEWMAN (1833) zusammen mit Sympetrum vorgeschlagen hatte, nämlich Orth-etrum [gr. orthos - gerade, ētron - Unterleib~Abdomen], Lept-etrum [gr. leptos - dünn, fein] und Plat-etrum [gr. platys - breit, platt, flach], die er für verfügbar hielt, da nie jemand sie seit der Publikation verwendet hatte. Doch er wollte sie nicht unverändert beibehalten, da dann für die Übernahme von Namen aus dem Genus Libellula in die von Newman das grammatische Geschlecht der Artnamen hätte geändert werden müssen. So nahm er ein Morphem, das grammatisch im Geschlecht mit der älteren Gattung übereinstimmte, so dass sich Namen wie Or[th]-themis, Lep[t]-themis und Pla[t]-themis ergaben, und schuf so ein Element, das in zusammengesetzten Namen die Bedeutung ‘Libellulide’ annahm

The third element discussed here has never been a genus name of its own, but more than 50 names are combinations with it. HAGEN (1861) created eight names ending in -themis [gr. themis - law as established by custom / the goddess of order]. Most probably Hagen chose this denomination starting from other names of divine beings established in Odonata, e.g.Echo or Nehalennia. Being the goddess of order Themis is a suitable patroness of taxonomists. HAGEN (1888) only explains grammatically why he chose this special word: When he was seeking genus names for libellulids three names NEWMAN (1833) had proposed together with Sympetrum, i.e. Orth-etrum [gr. orthos - straight; ētron - abdomen], Lept-etrum [gr. leptos - thin, lean] and Plat-etrum [gr. platys - flat, depressed], came to his mind which he thought to be available as no one had ever used them after their publication. But he did not want to employ them directly, for the adaption of names from the genus Libellula to Newman’s genera which differred in gender would have made changes inevitable. So he took an element, which shared gender with the previous genus, forming names like Or[th]-themis, Lep[t]-themis and Pla[t]-themis thus creating an equivalent to ‘libellulid’ in compound names. 

 

"Le troisième élément ici n'a jamais été un nom de genre en lui-même, mais il participe à plus de 50 noms qui sont formés avec lui. HAGEN (1861) a créé huit noms se terminant par -themis [gr. themis - loi établie par la coutume / la déesse de l'ordre]. Très probablement, Hagen a choisi cette dénomination à partir d'autres noms d'êtres divins établis dans Odonata, par exemple Echo ou Nehalennia. En tant que déesse de l'ordre,  Thémis est une patronne bien  appropriée pour  les taxonomistes. HAGEN (1888) explique seulement grammaticalement pourquoi il a choisi ce mot spécial : Quand il cherchait des noms de genre pour les trois noms de libellulidés NEWMAN (1833) avait proposé avec Sympetrum, i. Orth-etrum [gr. orthos - droit; ētron - abdomen], lept-etrum [gr. leptos - mince, mince] et Plat-etrum [gr. Platys - plat, déprimé], lui est venu à l'esprit qu'il pensait était également disponible car personne ne les avaient utilisés depuis  leur publication. Mais il ne voulait pas les employer tels quels, car l'adaptation des noms du genre Libellula avec les genres de Newman , qui en différait par le genre (masculin)  aurait rendu les changements inévitables. Il prit donc  l'élément, accordé avec le féminin du genre préexistant Libellula , formant des noms similaires ou Or[th] -themis, Lep [t] -themis et Pla [t] -themis qui créaient des noms équivalents   aux « libellulidés » dans les noms composés."

 

VAN HIJUM, 2005

krokos = saffraan; themis = gebruik of gewoonte (règle ou coutume)

 

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— HAGEN, H.A. (1888) : On the genus Sympetrum, Newman. Entomologica Americana 4: 31-34. New York.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/42499#page/39/mode/1up

— HAGEN, H.A. (1861): Synopsis of the Neuroptera of North America, with a list of the South American species. Smithonian Miscellaneous Collections 4: 1-347. Philadelphia

https://www.biodiversitylibrary.org/item/62578#page/340/mode/1up

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RÉCEPTION.

.https://books.google.fr/books?id=gLZvT_njEF4C&pg=PA34&lpg=PA34&dq=brauer+Verh.+zool.-bot.+Ges.+Wien+18,+Abh.&source=bl&ots=1APx7qeSko&sig=vqN6v7ZD5uShOh0UnFq-u0iHnsY&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwicnuDAjLPaAhUGuRQKHRC2DXAQ6AEIQDAD#v=onepage&q&f=false

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SOURCES ET LIENS.

 

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

SOURCES ET LIENS.

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association)

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulegastre-annele/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie 

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 

— Odonates costarmoricains.

http://www.nature22.com/odonates22/ordresystematique.html

— LIBELLULES DE FRANCE ET D'AILLEURS

http://odonatas69a.blogspot.fr/2013/09/tout-sur-les-aeshnides-ou-presque.html

— INPN.MNHN

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/199694/tab/taxo

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
11 avril 2018 3 11 /04 /avril /2018 21:36

Les sablières de l'église de Bodilis. IV. Le coté sud de la nef. (Maître de Pleyben, 1567-1576).

 

 

 

 

 

Sur les sablières de Bodilis, voir :

 

.Sur les autres réalisations du Maître de Pleyben, voir :

 

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Vous pourrez lire aussi, sur le sujet des sablières de Bretagne, les articles suivants :

 

 

 

 

 

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La nef est divisée par 8 entraits (ces poutres qui la traversent), et, entre le  4ème et le 5ème entrait, par deux blochets. Le 4ème entrait porte en son milieu la date 1567, et le 6ème celle de 1576. J'ai numéroté les sablières (ces pièces de bois formant corniche, entre deux entraits, ou un entrait et un blochet) de N1 à N10 au nord de la nef vers le chœur, et, bien-sûr, de S1 à S10 au sud de la nef, dans le même sens.

 

Après avoir étudié les deux sablières figurées  centrales N5 (semailles et labour) et S5 (attelage fantastique de barriques), puis les sablières du coté nord de la nef, je poursuis ma visite par le coté sud. Voir la présentation sur le Maître de Pleyben et l'ornementation inspirée de l'école de Fontainebleau dans l'article précédent.

On se retrouve au fond de l'église.

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Sablières de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablières de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablières S1 à S3.

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Sablières du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablières du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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La sablière S1. Palmettes ou coquilles alternativement  inversées.

Bon. passons à la suivante.

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Sablière S1 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S1 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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La sablière S2. Cuir découpé à enroulement, et deux hommes présentant des cornes d'abondance.

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Les cuirs découpés par une fente ou une découpe desquels sortent des rubans, des étoffes torsadés, la queue d'un dragon (comme nous ne verrons plus loin), ou, comme ici, des rinceaux font partie des motifs favoris du Maître de Pleyben. Un œuf ou ove centre le  cartouche. Deux hommes semblent peiner à supporter le poids de deux cornucopia qui libèrent leurs fruits, les inévitables fonds de courges divisés en quatre quartiers autour d'un bourgeon charnu. Ce légume est, à lui seul, une signature monomaniaque du Maître.

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Sablière S2 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S2 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S2 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S2 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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La sablière S3. Cartouche des Cinq Plaies du Christ présenté par deux anges.

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Les deux anges couchés supportant un cartouche occupent les sablières N3 et N4, et une parodie se retrouve en N7. C'est là encore un leitmotiv de l'artiste, que chacun pourra recenser à Pleyben, à Saint-Divy, à Sainte-Marie-du-Ménez-Hom et, somptueusement, à Kerjean, afin de savourer l'art et la manière avec lesquels le thème est traité avec ingéniosité dans une palette de variations étonnantes. 

Mais un autre thème, c'est celui des Cinq Plaies. Le cœur transpercé du Christ est entouré des deux mains et des deux pieds portant la marque des clous. On le trouve aussi à Kerjean  et  à Pleyben.

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Sablière S3 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S3 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S3 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S3 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S3 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S3 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S3 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S3 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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S4. Rinceaux de rubans hachurés ; un masque.

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Sablière S4 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S4 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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S5 : attelage de barriques tiré par un lion, une licorne et un animal fantastique.

http://www.lavieb-aile.com/2018/04/les-sablieres-de-l-eglise-de-bodilis.ii.s5.l-attelage-fantastique-du-cote-sud.html

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Sablière S5 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S5 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Le blochet : un prophète ?

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Blochet du coté sud de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Blochet du coté sud de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Blochet du coté sud de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Blochet du coté sud de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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Vue générale S5 à S8.

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Sablières S5 à S8 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablières S5 à S8 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S6 : cuir découpé complexe centré par un masque qui en tient les sangles dans la bouche.

Le génie maniériste, qui se complaît à troubler le spectateur, à jouer avec ses sens, à lui tendre des pièges et à susciter l'illusion se manifeste ici en beauté. Au centre, le masque d'un homme coiffé d'un foulard noué latéralement. Il tient dans sa bouche deux sangles, qui passent dans les trous d'un cartouche incurvé. Mais quelles sont les relations spatiales du masque, et du cartouche ? Le visage transperce-t-il le cuir ? 

Les sangles rejoignent — ou plutôt se perdent dans — un cuir découpé aux  enroulements diaboliques, dont il serait difficile de suivre le trajet et les volumes. En haut, il libère un voile qui se confond avec le foulard noué.

 Notez aussi l'ange, les cucurbites et les cuirs de la frise inférieure.

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Sablière S6 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S6 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S7. Deux cuirs découpés et deux dragons à tête anthropomorphe.

Nouvelle prouesse. Deux dragons (attestés par leur échine épineuse) retournent l'un vers l'autre leur tête, semblable à celle de quelque roi babylonien. Leur queue passe par la trouée du cuir découpé à enroulement  placé au centre. Par un tour de passe-passe, elle ressort par l'autre trou pour se métamorphoser en la volute d'un autre cuir. J'y perds mes repères, l'artiste se frotte les mains. Bien joué.

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Sablière S7 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S7 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S7 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S7 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S7 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S7 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Frise inférieure de S7 : escargot, courges, masque dans un cuir, etc.

La frise inférieure est particulièrement riche. Un masque émerge de linges qui singent des ailes. Les courges vues par leur fond sont bien-sûr présentes. Un escargot, à la coquille verruqueuse, est placée au centre. À Kerjean, un escargot était aussi présent en frise inférieure.

On trouve aussi un masque animal presque écartelé par les bras d'un cuir découpé, etc.

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Sablière S7 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S7 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S7 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S7 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S7 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S7 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S7 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S7 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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S8. Masque à faciès porcin crachant des rinceaux. Trois oiseaux. 

Un masque aux yeux exorbités, aux narines épatées et aux oreilles d'âne crache des rinceaux. Leurs feuilles s'enroulent en boules succulentes, et des courges naissent de leurs dilatations. Le pavillon d'une corne d'abondance en émerge. Deux oiseaux  se contorsionnent et tirent des langues en spirales. Ces courbes et contre-courbes animales et végétales se confondent. Un troisième oiseau se redresse, mais là encore, sa huppe en forme de bec vient nous leurrer.

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Sablière S8 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S8 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S8 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S8 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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S9. Deux anges tenant un cuir découpé.

Nouvelle occurrence du thème des deux anges porteur de cuir. À Pleyben ou Kerjean, ces cuirs servent de cartouches à motifs religieux, mais ici, ce sont de purs exercices de style, et les anges tendent vainement ces dépouilles aux bords recroquevillés. Gratuité, vacuité et mutisme de l'art pour l'art. Il semblerait logique que le sculpteur en soit venu à ces extrémités en fin de carrière, et que le chantier de Bodilis fusse postérieur aux autres chantiers. 

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Sablière S9 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S9 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S9 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S9 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S9 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S9 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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S10. Le Jugement dernier (suite de N10).

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En N10, un ange soufflait de la trompe, deux hommes et une femme se soulevaient, drapés du suaire, et un homme ou ange levait les bras avec un enthousiasme à réveiller les morts.

Ici, nous retrouvons notre bonhomme aux bras levés (peut-être s'étire-t-il après sa longue sieste) et nous voyons deux trompes. Donc, c'est la suite logique de la Seconde Parousie.

Sauf que l'un des buccinateurs n'a pas la gueule d'un ange, mais d'un monstre difforme doté d'une crinière.

Et qu'il voisine une femme — à coiffe —  qui se tient le ventre, un abdomen dilaté et nu.

Tout n'est pas clair, comme si la belle et sainte logique des scènes religieuses de Pleyben et de Kerjean avaient  été renversées en arrivant à Bodilis. 

On pourrait s'attendre à ce que ces énigmes fassent débat et que les auteurs compétents surenchérissent en éclaircissements et savantes interprétations, mais cela n'est pas le cas.

Pour l'instant.

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Sablière S10 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S10 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S10 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S10 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S10 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S10 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S10 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S10 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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La partie sud du chœur.

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Le chœur  de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Le chœur de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Le chœur  de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Le chœur de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Blochet sud  du chœur de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Blochet sud du chœur de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Blochet sud du chœur de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Blochet sud du chœur de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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SOURCES ET LIENS.

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1°) Les cartouches et cuirs découpés.

 

 

— ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), Le premier volume des plus excellents bastiments de France : Le Louvre, Vincennes, Chambord, château de Madrid (Philibert Delorme 1548-1559), Covussi, Folambray, Montargis, La Muette, Saint-Germain, Creil, Vallery, Verneuil, Ancy-le-Franc, Gaillon, Manne.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k10411354/f45.image

Le second volume : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3137097/f12.image

Blois, Amboise, Fontainebleau, Villiers, Charleval, Les Tuileries, St-Mort, Chenonceau, Chantilly, Anet, Ecouen, Challueau, Dampierre, Beauregard, Bury.

— ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), s.d, Termes et cariatides, 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/INHA-4R85BIndex.asp

— ANDROUET DU CERCEAU (Jacques) (1510?-1585?), [Entre 1542 et 1545] Grands cartouches,  [20] pl., Eau forte ; 38 cm [S.l.], [s.n.] 2 suites sans titre ni inscription. 7 des 20 planches reprennent des compositions de Fantuzzi connues par des estampes publiées vers 1542-1543.

http://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/1807/?offset=#page=5&viewer=picture

— ANDROUET DU CERCEAU (Jacques) (1510?-1585?), [Entre 1545 et 1547] Petits cartouches de Fontainebleau,  [31] pl., Eau forte ; 26 cm, [S.l.], [s.n.]Suite sans titre d'ornements inspirés par l'art de Fontainebleau et destinés à servir de modèles. Certaines planches reprennent des compositions de Fantuzzi connues par des estampes publiées entre 1542 et 1545 ; D'autres figurent déjà dans la première ou la seconde suite des grands compartiments

http://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/1801/?offset=#page=5&viewer=picture

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb40564725t

AUCLAIR ( Valérie), 2007, . L'invention décorative de la galerie François Ier au château de Fontainebleau. In: Seizième Siècle, N°3, 2007. pp. 9-35; doi : https://doi.org/10.3406/xvi.2007.917 https://www.persee.fr/doc/xvi_1774-4466_2007_num_3_1_917

— DIETTERLIN (Wendel), 1598, Architectura, Nuremberg.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/INHA-Res207Index.asp

— FLORIS (Cornelis II de Vriendt ,dit) 1556, Veelderley Veranderinghe van grottisen  avec HIERONYMUS COCK (graveur et éditeur) 

https://collections.vam.ac.uk/item/O977184/veelderley-veranderinghe-van-grotissen-ende-engraving-floris-cornelis-ii/

https://www.nationalgalleries.org/art-and-artists/60572/plate-veelderley-veranderinhe-van-grottissen-ende-compartimenten-design-fantastic-fountain-published

— FLORIS (Cornelis), 1557, Veelderley Niewe Inuentien,  HIERONYMUS COCK (graveur et éditeur) 

— VREDEMAN DE VRIES (Hans), 1557 Architectura ou batiments prins de Vitruve, Anvers,  

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/INHA-Res207Index.asp

Ecole de Fontainbleau:

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_de_Fontainebleau

Cuir auriculaire :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cuir_d%C3%A9coup%C3%A9

Sur les ornemanistes

http://www.meublepeint.com/delaune_etienne.htm

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2°) Sur les sablières :

— DUHEM (Sophie), 1997, Les sablières sculptées en Bretagne: images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérité bretonne, XVe-XVIIe s. ; préf. d'Alain Croix, Rennes :Presses universitaires de Rennes, 1997 : ET thèse de doctorat en histoire sous la direction d'Alain Croix soutenue à Rennes 2 en 1997. 

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3°) Sur Bodilis.

 

— ABGRALL (Chanoines Jean-Marie) et PEYRON (Paul), 1903,  "[Notices sur les paroisses] Bodilis", Bulletin de la commission diocésaine d'histoire et d'archéologie, Quimper, 3e année, 1903, p. 192-208.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k109982z/f180.image

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1903.pdf

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf_notices/bodilis.pdf

— APEVE, Association pour la promotion des enclos paroissiaux de la vallée de l'Elorn

http://www.bodilis.org/patrimoineetsites.php

http://www.apeve.net/spip/spip.php?article127

— COUFFON (René), 1958,  Notre-Dame de Bodilis. In: Bulletin Monumental, tome 116, n°2, année 1958. pp. 121-133; doi : 10.3406/bulmo.1958.3832 http://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1958_num_116_2_3832

http://www.persee.fr/docAsPDF/bulmo_0007-473x_1958_num_116_2_3832.pdf

— COUFFON  (René), LE BARS (Alfred)  1988,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, : paroisse de Bodilis,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, 

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/fdf52c93c4ad292cf14cbf5068677c87.pdf

 

 

— LAUDREN (Thierry), dossier photo de son travail de restauration de la charpente

https://www.thierrylaudren.fr/pages/monuments-historiques.html

http://thierrylaudren.pagesperso-orange.fr/monumentshistoriq2.htm

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Published by jean-yves cordier - dans Sablières
9 avril 2018 1 09 /04 /avril /2018 08:28

Zoonymie des Odonates. Le nom de genre Sympetrum, Newman, 1833.

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 Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

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Voir aussi :

 

 

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Résumé .

Sympetrum, Newman, 1833.Des deux suffixes grecs σύμπυκνος, sympiezein   "comprimé" et  ἦτρον, êtron "abdomen" : "qui a l'abdomen comprimé latéralement".  En 1833, l'entomologiste britannique Edward Newman répartit les Libellulidae en  quatre genres selon la forme de leur abdomen (-etrum) : les Sympetrum  "à l'abdomen latéralement comprimé"  comme S. vulgatum, les Orthetrum "à l'abdomen parallèle latéralement" comme O. cancellatum et O coerulescens, les Platetrum "à l'abdomen dilaté et aplati" comme L.depressa, et les Leptetrum "à l'abdomen conique et pointu" comme L. quadrimaculata. Seuls les deux premiers genres ont été conservés, mais la distinction par la morphologie de l'abdomen a perdu de sa pertinence.

 

 

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I. LA PUBLICATION ORIGINALE. SYMPETRUM NEWMAN 1833 ENT. MAG. , 1:511.

Newman, Entomological Magazine vol. 1, London, F. Westley & A.H. Davis, page 511.

En ligne.

 

 

Genus.—SYMPETRUM (d). Newman.

Caput metathorace latius: propodeon, podeonque in commisura incrassata: segmenta sequentia lateribus compressa: protelum ac adjacentia plus minusve incrassata: tetum minutum: teli appendices notas caeteris distinctas vix praebent: alarum stigma utrinque convexum. [c'est moi qui souligne "comprimé latéralement"]

The remaining species of Dr. Leach's genus, Libellula, widely differ from each other in the form of the posterior segments, and in the length of the superior caudal appendages of the male; but in none of them are these segments compressed as in the genus Sympetrum; they will, in all probability, resolve eventually into three distinct genera, and as such I had once prepared them for publication, together with Sympetrum, as below, (e) but a dislike to name-giving induced me to relinquish them.

............

(d) σύμπυκνος   comprimo, ἦτρον, abdomen.

(e) Sympetrum; abdomen laterally compressed. Ex. Vulgatum, Linn. &c.

 Orthetrum; abdomen laterally parallel. Ex. Caerulescens, Fab. Cancellatum, Linn. 

Platetrum; abdomen depressed and dilated. Ex. Depressum, Linn.Conspurcatum, Linn.

 Leptetrum; abdomen conical and pointed. Ex. Quadrimacutum, Linn. Praenubilum, Newman.

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II. ÉTUDE DU NOM.

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Newman commence par créer le nom Sympetrum, et il en donne l'étymologie : "σύμπυκνος   comprimo, ἦτρον, abdomen.", puis il donne le développement suivant :

"Les espèces restantes du genre du Docteur Leach, Libellula, diffèrent largement l'une de l'autre par la forme des segments postérieurs et par la longueur des appendices caudaux supérieurs du mâle; mais dans aucun d'eux, ces segments ne sont comprimés comme dans le genre Sympetrum; ils se résoudront vraisemblablement en trois genres distincts, et à ce titre, je les avais préparés d'abord pour la publication, avec Sympetrum, comme ci-dessous (e), mais une aversion pour la création de noms m'engage à les abandonner."

Il ajoute ensuite en note :

"(e) Sympetrum; abdomen comprimé latéralement : exemple Vulgatum Linn. &c.

 Orthetrum; abdomen aux bords latéraux parallèles: Ex. Caerulescens, Fab. Cancellatum, Linn. 

Platetrum; abdomen aplati et dilaté  . Ex Depressum, Linn. Conspurcatum, Linn.

 Leptetrum; abdomen conique et pointu. Ex. Quadrimaculum, Linn. Praenubilum, Newman."

Les quatre noms de genre, dont ne resteront que les deux premiers, sont tous composés sur le même suffixe grec  ἦτρον, êtron, abdomen.". Liddell et Scott 1889  indiquent pour êtron : ἦτρον, êtron : the part below the navel, the abdomen, Plat., Xen., etc.  ἦτρον, ου, τό,

En Zoologie, d'autres noms reprennent cette construction en -etrum comme Gymnetrum Agassiz 1846 (le Gymnètre), ou très récemment dans les Libellulidae le genre Trithetrum Dijkstra & Pilgrim 2007. Concernant ce nom, les auteurs précisent dans leur publication : 

"Etymology The name Trithetrum (a neuter) is an analogy to the -hemis names derived from -etrum names (e.g. Orthemis from Orthetrum); the probable origin of the suffix themis, now frequent in Libellulidae (Fliedner 1997). The reversed’ derivation fromTrithemis to Trithetrum conveys the deceptive similarity of T. navasi and T. congoense to Trithemis Brauer, 1868 (red and dark species, respectively) in the field. Trithetrum is also an amalgamation of Trithemis and Sympetrum." Dijkstra, K.-D.B.; Pilgrim, E.M. 2007: Trithetrum, a new genus of African dragonflies formerly placed in Sympetrum (Odonata, Libellulidae). Journal of  Afrotropical zoology, 3: 77–81

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Conclusion .

Sympetrum Newman 1833 : Des deux suffixes grecs σύμπυκνος, sympiezein    "comprimé" et  ἦτρον, êtron "abdomen" : "qui a l'abdomen comprimé latéralement". En 1833, l'entomologiste britannique Edward Newman répartit les Libellulidés en  quatre genres selon la forme de leur abdomen (-etrum) : les Sympetrum " à l'abdomen latéralement comprimé"  comme S. vulgatum, les Orthetrum "à l'abdomen parallèle latéralement" comme O. cancellatum et O coerulescens, les Platetrum "à l'abdomen dilaté et aplati" comme L.depressa, et les Leptetrum "à l'abdomen conique et pointu" comme L. quadrimaculata. Seuls les deux premiers genres ont été conservés, mais la distinction par la morphologie de l'abdomen a perdu de sa pertinence.

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LES AUTEURS EN ZOONYMIE.

Tous les auteurs sont unanimes dans leur interprétation de ce nom de genre, sauf Précigout et Prud'omme qui, dans Les Libellules de Poitou-Charentes, montrent qu'ils n'ont pas consulté la publication originale de Newman. 

PRECIGOUT ET PRUD'HOMME / POITOU-CHARENTES-NATURE:

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/sympetrum-noir/

 "Etymologie. Du grec sym = avec et petra = pierre, rocher = pour évoquer l'habitude de ce genre à se poser sur les pierres et les rochers. "

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

Sympetrum : Newman,1833 from Grk. συμπιέζω = to squeeze together +
ἦτρον = abdomen
⮎ Newman described Sympetrum species as having the 'abdomen laterally compressed' (as distinct from Orthetrum species, which have the 'abdomen laterally parallel')

ENDERSBY & FLIEDNER, 2015

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia's_Dragonflies

"Orthetrum Newman, 1833: 511 Gr. ὀρθός =straight + ἦτρον = abdomen. Newman (1833) wrote: “The remaining species of Dr. Leach’s genus, Libellula, widely differ from each other in the form of the posterior segments, and in the length of the superior caudal appendages of the male; … they will, in all probability, resolve eventually into three distinct genera, and as such I had prepared them for publication, together with Sympetrum as below, but a dislike to name-giving induced me to relinquish them

Sympetrum; abdomen laterally compressed.

Orthetrum; abdomen laterally parallel.

Platetrum; abdomen depressed and dilated.

Leptetrum; abdomen conical and pointed.” {Neuter}"

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FLIEDNER 2009.

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

"Orthetrum [gr. orthos - gerade; ētron - Unterleib~Abdomen] erhielt den Namen, weil das Abdomen gerade sei. Newman kannte keine Arten von anderer Gestalt.

Aber selbst, wenn ein Name aus dem Griechischen oder Lateinischen hergeleitet ist, bleibt er unverständlich, wenn seine Bestandteile nicht richtig erkannt sind. So ist Sympetrum oft erklärt worden aus gr. sym- [zusammen (mit)] und petros [Stein]. Aber das ist unzutreffend: NEWMAN (1833) weist ausdrücklich darauf hin, dass er es verstanden wissen möchte als gr. sympiezein [zusammendrücken] und ētron [Unterleib~Abdomen]."

Mais même si un nom est dérivé du grec ou du latin, il reste incompréhensible si ses constituants ne sont pas sont reconnus correctement. Ainsi Sympetrum a souvent été expliqué à partir de gr. Sym- [ensemble (avec)] et petros [pierre]. Mais c'est faux: NEWMAN (1833) déclare expressément qu'il a voulu comme gr. sympiezein [comprimer] et ētron [Abdomen ].

Der Name Sympetrum  soll auf ein seitlich zusammengedrücktes Abdomen hinweisen, ein Merkmal, das nicht einmal für alle Arten gilt, die NEWMAN kannte (vgl. HAGEN 1888).  Le nom Sympetrum  devrait se rapporter à des espèces à  l'abdomen comprimé latéralement, une caractéristique qui ne s'applique même pas à toutes les espèces, comme Newman lui-même le savait (voir HAGEN 1888).

 

VAN HIJUM, 2005

 

sym-piezein = samengedrukt; etron = achterlijf (duidt op het smalle achterlijf)
(sym-piezein = compressé; etron = abdomen (se réfère à l'abdomen étroit))

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RÉCEPTION.

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Le genre a longtemps porté le nom de Diplax (Charpentier, 1840). En 1887, De Sélys proposa de le remplacer par Sympetrum, et Hagen en 1888 s'y opposa dans une argumentation particulièrement étayée :

HAGEN, H.A. (1888): On the genus Sympetrum, Newman. Entomologica Americana 4: 31-34. New York.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/42499#page/39/mode/1up

 

Mr. E. Newman, 1833, in Entomological Magazine, vol. I, p. 511 to 514, in a paper named "Entomological Notes," after treating some other subjects, published a new genus Sympetrum, belonging to the genus Libellula of Dr. Leach. Of the British species, belonging to this genus, are described : S. scotica, Donovan ; S. rufostigma, Newman (= L. sanguinea, Muell.) ; S. vulgatum, L. (= non, Linn. ; striolata, Chp.); S. basale, Newm. (= L. sanguinea, Muell.); S. flavolata, Newm. (= L. flaveola, L. ). The remainder of Libellula he divided into three genera, as Mr. Newman states. In a foot note the characters are given as follows :

Svmpetrum, abdomen laterally compressed — Ex. vulgatum, L.

Orthetrum, abdomen laterally parallel-- Ex. coerulescens, F., cancellatum, L.

Platerum, abdomen depressed and dilated — Ex. depressum, L. , consparcatum. E.

Leptetrurn, abdomen conical and pointed — Ex. quadrimaculatum. L. , proenubilum, Newm.

 

"They will," the author adds, "in all probability resolve eventually into three distinct genera, and as such I had once prepared them for publication together with Sympetrum as below, but a dislike to name-giving induced me to relinquish them." I think by this statement it is evident, that the three last genera, which Mr. Newman has himself later, during 43 years, never used, not even mentioned, have certainly no right of priority.

Indeed, Ento. Mag., I, p. 416, he speaks of Libellula proenubila and L.quadrimaculata, and ibid., vol. Ill, p. 151, prints in a paper of his friend Ed. Doubleday, Lib. quadrimaculata, L. depressa, L. proenubila. The characters given for the genus Sympetrum are : Caput metathorace latius (so it is in every species of Odonata) ; propodeon podeonque in commissura incrassata (common to every species of Odonata. but stronger in the males) ; segmenta sequentia lateribus compressa (among the species of Sympetrum only in the females, mostly cylindrical in the males) ; protelum ac adjacentia plus minusve incrassata (common to nearly every species of Odonata, because these parts contain the internal genitals) ; telum minutum (common to all Odonata) ; teli appendices notae caeteris distinctae vix proebent ; alarum stigma utrinque convexum (without value).

Mr. Newman, as far as I am able to ascertain, mentions only twice more the name Sympetrum. In Ento Mag., V, 484, where he concludes : "the species of Sympetrum are perfectly distinct ; the remainder of the genera and species will, I believe, stand."

In Zoologist, 1845, vol. Ill, p. 1044, he mentions Sympetrum rufostigma. Entomologist, vol. I, 1841, p. 159 and p. 205, .S. rubicunde is mentioned by Mr. Doubleday.

I find Mr. Newman's genera only twice quoted by British Scientists. Mr. J. F. Stephens, Mandibulata, vol. IV, 1836, gives not as genera but as subgenera or subgroups the four names with the short characters of

Mr. Newman, and of the new species of the monograph of Sympetrum he quotes only one. Mr. J. O. Westwood, in " Synopsis of the Genera of British Insects,"' 1839, p. 48, after the genus Libellula puts in brackets the four names and one species to each of them. As he has counted for Libellula 15 specimens it is evident that he did not accept Newman's genera.

It is difficult to understand now why some of Mr. Newman's papers were not acknowledged or at least not mentioned bv English Scientists ; however it seems to me out of place to speak here about things happily forgotten fifty years ago.

Mr. W. E. Evans British Libellulinae, London, 1845, uses Diplax from the nomenclature of Charpentier, and mentions nowhere Sympetrum.

It is impossible that this work was unknown to Mr. Newman. Zoologist, 1845, p. 1044, he speaks of the presence "of Mr. Selys in London, engaged in examining the cabinets of the London collectors, for the purpose of correctly ascertaining under what names the various species of Libellula have been described by British Entomologists." Baron De Selys paper, published Annals and Mag. of Nat. Hist.,1846, p. 217, is reprinted by Mr. Newman, Zoologist, 1846, p. 1522, but nothing is said in favor of his genera, which are not even mentioned in this paper.

 

Entomologists nowadays will scarcely be able to understand the difficulties, which impeded the working fifty years ago. There was no connection to speak of between Scientists of Great Britain and the continent.

In 1843 I found Stephens' Brit. Entom. and Curtis wanting in the libraries of Berlin, Vienna, Paris and of the Jardin des Plantes. The only copy in Germany belonged to the Senator von Hayden in Frankfurt a. M., which Erichson was allowed to consult. There did not exist any yearly Record ; the first was published 1834 in Wiegman's Archiv by Burmeister.

The first Presidents Address of the Entomological Society by Mr. Children was published for distribution among the members : the first Adress of the Secretary, Mr Westwood, contain nothing on Sympetrum. The existence of the Entomological Magazine was nearly unknown on the continent. Percheron, Bibliography, p. 225, quotes it ''per Walker the 8 numbers, and in the catalogue of the Library of Victor Andouin, p. 55, we find the same statement. In the catalogues of the libraries of old prominent Scientists, Charpentier. Dejean, Guerin, Meneville, Klug, Lacordaire, Sturm, the Entomological Magazine is wanting. Burmeister, Handbuch, vol. II, p. 14, quotes ilic first volume and one number as seen by him, and this is the only copy mentioned for Germany. The first copy I saw myself, 1839, belonged to Mr. G. Marxlin in Upsala. As it was my custom, I copied for my own use all belonging to Odonata, but by a curious chance out of the copy still before me the part on Sympetrum must have been lost during my travels, and is therefore not quoted in my dissertation, 1840, and in my Review on the recent literature of Neuroptera, Stett. Ento. Zeit., 1849, p. 68, only as not seen by me. 

When in 1857 I went to London by invitation of Mr. J. E. Gray to study the British Neuroptera in the collections, I applied to Mr. E. Newman for the permission to see his own collection and that of the Entomological Club. I will never forget the kindness with which I was received by him. He spent the larger part of a whole day in showing me the collections, and as in the meantime I had made myself thoroughly acquainted with his writings, we had a detailed conversation about them, and of course also on the nomenclature of the Libellula. Zoologist, 1857, p. 5879, he speaks about my visit and says : " the Neuroptera have been recently examined and the nomenclature rectified by Dr. Hagen." 
He did not take any exception to the nomenclature used by De Selys and myself in the Revue, of which, contrary to his former intentions, he has never made a report. So I had the conviction he had relinquished Sympetrum as well as the other genera. I considered the names free and used three of them with a different character, converting them in a femmine combination, to avoid the tedious change of the species name to a neutrum. 
After all, it was not the fate of English papers only to be overlooked in those times. Mr. E. Newman himself, when he published, 1852, his paper on the classification of Neuroptera, entirely overlooked the papers of Klug, Erichson, and Stein published twelve years before. 
The names of Mr. E. Newman have not been used by any one of the many writers on Libellula during the long time since their publication, and ]\Ir. E. Newman has never taken any exception to vindicate his rights, though all important works were well known to him. He has never objected to the use of his names modified and accompanied by a different character by myself in the
Synopsis of the Neuroptera of North America, in 1860. 

Mr. McLachlan introduced these names again in his List of British Neuroptera, and Baron De Selys now in his
Odonates de I'Asie mineure, 1887, has replaced Diplax by Sympetrum ; "quelques facheux que soient actuellement les changements de nomenclature — par une application exagérée du droit de priorité, il me semble juste d'adopter le nom de Sympetrum au lieu de Diplax." 
I have shown before that three of the genera were relinquished bv the author directly, and that the names were never used by himselfor anybody else, and that they could not be consideretl therefore to have the right of priority to supersede other names 37 years later. Concerning Sympetrum the analysis of its characters given shows that the character is entirely insufficient, and that Mr. Newman has never taken an exception against the non-acceptance of this genus by his own countrymen, Stephens, Westwood, Evans, and de Fonscolombe (1837) Baron De Selys, Hagen, and every writer upon Odonata since 1833. Further, that Hagen after conversing with Mr. Newman about this genus had the decided conviction, that it has been relinquished by the author also. It was at least in former years always considered that monographs in preparation, because the plates needed so much tune, had a right to supersede names published during the time. The first plate of Charpentier is dated 1828, and in 1837 Westwood saw in Bonn the big volume of plates, and therefore the name
Diplax was everywhere accepted. Probably Mr. Newman was of the same opinion as he did not object to Baron De Selys papers in 1846 and 1850. 

I think therefore the names of the genera given by Mr. Newman should not be accepted. "

 

 

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Heinrik Steinmann, World Catalogue of Odonata n° 110 .

Heinrik Steinmann, World Catalogue of Odonata n° 110 .

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SOURCES ET LIENS.

[Sympetrum sp.] Etymolotest pour odonatologiste

https://www.insecte.org/forum/viewtopic.php?t=106647

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

SOURCES ET LIENS.

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association)

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulegastre-annele/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie 

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 

— Odonates costarmoricains.

http://www.nature22.com/odonates22/ordresystematique.html

— INPN.MNHN

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/199694/tab/taxo

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
8 avril 2018 7 08 /04 /avril /2018 19:15

Les sablières de l'église de Bodilis. III. Le coté nord de la nef (Maître de Pleyben, 1567-1576).

 

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Sur les sablières de Bodilis, voir :

 

.Sur les autres réalisations du Maître de Pleyben, voir :

 

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Vous pourrez lire aussi, sur le sujet des sablières de Bretagne, les articles suivants :

 

 

 

 

 

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La nef est divisée par 8 entraits (ces poutres qui la traversent), et, entre le  4ème et le 5ème entrait, par deux blochets. Le 4ème entrait porte en son milieu la date 1567, et le 6ème celle de 1576. J'ai numéroté les sablières (ces pièces de bois formant corniche, entre deux entraits, ou un entrait et un blochet) de N1 à N10 au nord de la nef vers le chœur, et, bien-sûr, de S1 à S10 au sud de la nef, dans le même sens.

Après avoir étudié les deux sablières figurées  centrales N5 (semailles et labour) et S5 (attelage fantastique de barriques), nous examinerons les autres sablières de la nef : coté nord, puis coté droit dans un autre article.

Il ne s'agit plus, hormis la scène religieuse N10, de représentations figurées et narratives, mais d'éléments décoratifs déployant tout le répertoire maniériste de l'école de Fontainebleau créé par le Primatice et ses disciples  et d'inspiration italienne : cuirs découpés, légumes, mascarons, satyres grimaçants, petits animaux et putti cachés dans des rinceaux, tête de lion, etc.  La découverte de la façon ingénieuse avec laquelle ce répertoire est déployé à Bodilis va justifier une étude pièce par pièce, motif par motif. Cela formera une passionnante initiation à la diffusion du modèle bellifontain en Bretagne dans le troisième quart du XVIe siècle.

Pour l'amateur d'histoire de l'art, cette découverte va en entraîner une autre : tout ce vocabulaire est propre à un artiste-sculpteur qui a travaillé sur les sablières et les pièces de charpente de Pleyben en 1571, de la chapelle du château de Kerjean vers 1570-1580, de l'église de Saint-Divy vers 1570-1580, de la chapelle de Sainte-Marie-du-Ménez-Hom vers 1575, et sans doute de l'église de Roscoff. L'unité de style, de lieu ( le Léon et le nord de la Cornouaille) et de temps (1567-1580) donne toute sa cohérence à la notion d'un seul atelier, celui qui porte le nom de convention de Maître de Pleyben (Duhem, 1997). Et comme  cette auteure ne rattache pas directement Bodilis à cet atelier, c'est l'occasion de défendre cette hypothèse par une iconographie précise.

Rappel : LE SCULPTEUR SUR BOIS DIT LE "MAÎTRE DE PLEYBEN".

Vers 1580, un sculpteur anonyme, désigné aujourd'hui sous le nom de convention de "Maître de Pleyben", réalisa les sculptures de la charpente de la chapelle du château de Kerjean, en Saint-Vougay, à la demande de Louis Barbier, seigneur de Kerjean. Un véritable chef-d'œuvre, influencé par l'École de Fontainebleau qui avait introduit vers 1535 le motif décoratif du cuir découpé à enroulement, et par la diffusion du style de la Seconde Renaissance française dans des recueils de gravures : le prospère Léon était largement ouvert à l'Europe par ses ports de Landerneau, Morlaix et Roscoff.

Cet artiste a reçu ce nom car on lui attribue aussi une partie des sablières de l'église de Pleyben, en haute Cornouaille vers 1564 et 1571.  On reconnaît aussi son style sur la charpente de l'église de Saint-Divy, dans le Léon, et  dans la chapelle de Sainte-Marie du Ménez-Hom en Plomodiern, située à 23 km de Pleyben et 70 km de Kerjean.

Son style ? On le distingue à ces cuirs découpés à enroulements, car il  faufile dans les découpes des linges et des cordages dont il confie les extrémités à des anges ou autres personnages. Ses anges aussi sont caractéristiques, avec une coiffure faite de mèches rondes cerclant  la périphérie du visage, et avec une tunique aux plis prononcés, bouffante à la taille en formant une ligne sinueuse, avant de s'évaser vers les pieds avec une grande liberté. Ajoutons que les manches de ses tuniques s 'évasent en larges couronnes au dessus des coudes, qui sont globuleux. Ses personnages en pieds (Évangélistes ou Sibylles, notamment) ont en commun un visage fin, ovale, avec des nez longs et fins, de grands yeux aux pupilles en creux,  des bouches fines, des manches bouffantes, ou, pour les femmes, des bandeaux de cheveux. 

Mais ce sont surtout ses motifs iconographiques qui se répètent en tableaux stéréotypés :  mascarons zoomorphes ou anthropomorphes sur le plan profane, guirlandes et frises à courges et petits pois, musiciens, et, sur le plan religieux, des thèmes plus christiques que mariaux :  Sainte Face, Tunique du Christ, Plaies du Christ, Instruments de la Passion, Rencontre de la Samaritaine. Et les Sibylles, à Kerjean et à Pleyben. 

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Charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Vue générale des sablières N1, N2 et N3.

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Charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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La sablière N1. Frise à masque, rubans de cuirs découpés et légumes.

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L'image est médiocre, mais cette pièce d'allure répétitive est pourtant un bon exemple des cuirs découpés à enroulement, sous forme de lanières  et des courges ou autre légume, vus par dessous.

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Sablière du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N2. Masques, rinceaux, faune et femme, têtes de dragons.

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Elle est beaucoup plus animé. Au centre, un masque crachant des feuillages qui vont s'enrouler sur eux-mêmes ou se transformer en deux têtes de dragons (ou de dauphins) au museau en trompe et spirale, avant de s'épanouir en une très large feuille incisée comme celles du figuier. 

Puis viennent en périphérie deux personnages. Une femme nue, cheveux longs, regard inquiet et seins lourds. Et un satyre, barbu, dansant peut-être. Enfin, deux masques grimaçants.

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Sablière N2 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N2 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N2 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N2 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N2 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N2 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N2 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N2 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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N3. Deux anges présentant un cartouche en cuir découpé, muet.

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Le motif des anges allongés présentant un cartouche est très fréquent dans les réalisations du Maître de Pleyben, et nous y retrouvons avec constance les avant-bras nus au dessus de manches aux plis circulaires emphatiques, les coudes osseux, le plissé d'une très longue tunique qui bouffe au dessus d'une ceinture, de longs pieds nus trouvant difficilement à se loger dans l'espace exigu.

Le cartouche orné en cuir découpé est rectangulaire, très classique avec ses huit enroulements. Il ne porte plus la date, l'inscription, la devise,  les armoiries ou peut-être le symbole religieux qui devait y figurer.

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Sablière N3 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N3 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N3 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N3 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N3 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N3 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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N4. Deux anges tenant un cuir découpé complexe, entre deux cornes d'abondance.

Nous retrouvons ici nos deux anges mais leurs manches sont agrémentées de lamelles. Ils tiennent le cuir selon un procédé familier au maître de Pleyben : des bandes de tissu (brisées partiellement à gauche) servent de sangles. Le cuir est ici complexe, et cette complexité délibérée est sans doute destinée à susciter, chez le spectateur, un trouble déstabilisant et un effet d'ironie. Un long rectangle à pattes ou oreilles enroulées laisse passer, par un orifice central, un fragment de guirlande dans une mandorle. 

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Sablière N4 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N4 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N4 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N4 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N4 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N4 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Vue générale : N3, N4, N5 et N6.

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Sablières N3, N4, N5 et N6 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablières N3, N4, N5 et N6 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N5 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N5 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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N6. Masque crachant des bandes à enroulement.

Le masque libère de sa bouche deux bandeaux, auxquels sont fixées des courges. Ces bandeaux informes se transforment en rubans, martelés régulièrement de traits (un procédé très fréquent), dotés de bords rabattus, tournant sur eux-mêmes avant de se diviser en deux boucles enroulées, tout en laissant échapper des bandes accessoires. 

La frise inférieure déroule une succession de feuilles sagittées, de courges ou poires, et de volutes autour du masque d'un garçonnet joufflu.

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Sablière N6 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N6 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N6 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N6 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N6 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N6 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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N7. Masque léonin présenté par deux femmes.

L'artiste ne saurait mieux s'amuser de nos attentes pour les déjouer. Reprenant le motif des deux anges tenant un cartouche, il défait le cartouche et le transforme un en enchevêtrement de rubans crachés par le monstre central. Les anges deviennent des jeunes femmes, peut-être, car leur aspect androgyne ne nous permet pas d'y voir avec certitude des Allégories. Le si classique masque de lion est métamorphosé en un improbable animal, dont la crinière est faite, comme dans un tableau d'Arcimboldo, de spires de rubans, et ses oreilles, de cornets. Les bandes d'enroulement s'ingénient à singer, derrière ces dames, l'éventail d'une aile.

Je peux même me demander si le sculpteur ne se moque pas du fameux motif des hermines passant dans le tunnel des spires de phylactères — un motif emblématique des ducs de Bretagne — en demandant à ces deux jeunes femmes de se prêter à leur tour à ce jeu.

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Sablière N7 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N7 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

 

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Sablière N7 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N7 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Nous n'oublierons pas d'observer la frise inférieure, où se poursuit  la farandole des fruits et des légumes, des feuilles et des rubans à enroulement cachant des drôles aux oreilles en rubans, juste interrompue par un cartouche  traversé en trompe l'œil par un lacet.

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Sablière N7 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N7 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N7 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N7 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N7 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N7 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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N8. Masque crachant des feuillages

Voici des fruits, des fleurs, des feuilles, et des branches, et puis voici un masque vomissant ces productions printanières. 

 La figure du masque, de ses rinceaux, d'une trompe coiffée d'un fruit, se dédouble  en deux parties spéculaires, puis le motif suivant est un oiseau, la patte posée sur une tête de serpent. Aux extrémités, un aigle à droite, et un masque de profil à gauche.

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Sablière N8 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N8 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N8 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N8 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N8 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N8 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N8 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N8 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N8 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N8 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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N9. Masque crachant des feuillages.

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Ce n'est pas, tant s'en faut, la copie de la pièce précédente, c'est sa parodie. Tout d'abord, le maître du ciseau à bois s'amuse de notre attente de la symétrie pour la tromper. Plus de reproduction en miroir de la droite par la gauche, mais au contraire des inversions, du haut vers le bas et de la droite vers la gauche. L'essentiel, c'est de produire à profusion des lignes serpentines, à courbe et contre-courbe. Mais les ailes des oiseaux précédents se métamorphosent en échines de monstre, ou en coquilles.

Au centre, le masque, coiffé d'un mouchoir, fait les gros yeux.

Dans la frise inférieure, un ange bat des ailes. Délicieux parce que parfaitement déplacé ici.

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Sablière N9 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N9 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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J'ai tenté de montrer par ce schéma les infernales  inversions de symétrie.  

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Sablière N9 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N9 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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N10. Un Jugement dernier (Seconde Parousie).

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Nous quittons la nef pour atteindre le chœur, ses retables, ses statues et ses ors. Cette rupture spatiale s'accompagne d'une rupture iconographique, puisque le répertoire bellifontain s'interrompt au profit d'une scène religieuse. 

 

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Sablière N10 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N10 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Cinq personnages se succèdent. Les trois premiers (deux hommes et une femme) lèvent la main et se redressent, nus dans leur suaire. C'est la Résurrection des morts. Puis vient un ange soufflant dans la trompe du Jugement. Enfin, un personnage, de face, et vêtu d'une aube, lève les bras. J'y vois un ange proclamant sur terre le temps du Jugement : un héraut de la Résurrection.

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Sablière N10 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N10 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N10 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N10 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le blochet du chœur. Un prophète.

Parce qu'il tient un phylactère qu'il désigne de l'index, qu'il est barbu, qu'il est coiffé d'un bonnet turriforme de l'ancien temps, j'y vois un Prophète, Isaïe par exemple. C'est vous qui voyez.

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Blochet gauche du chœur de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Blochet gauche du chœur de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Vue générale de l'angle nord du chœur  de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Vue générale de l'angle nord du chœur de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Blochet gauche du chœur de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Blochet gauche du chœur de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Du coté sud, en vis à vis de la sablière N10, la pièce S10 poursuit le thème du Jugement dernier.

Ce sera pour l'article suivant.

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SOURCES ET LIENS.

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1°) Les cartouches et cuirs découpés.

 

 

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), Le premier volume des plus excellents bastiments de France : Le Louvre, Vincennes, Chambord, château de Madrid (Philibert Delorme 1548-1559), Covussi, Folambray, Montargis, La Muette, Saint-Germain, Creil, Vallery, Verneuil, Ancy-le-Franc, Gaillon, Manne.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k10411354/f45.image

Le second volume : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3137097/f12.image

Blois, Amboise, Fontainebleau, Villiers, Charleval, Les Tuileries, St-Mort, Chenonceau, Chantilly, Anet, Ecouen, Challueau, Dampierre, Beauregard, Bury.

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), s.d, Termes et cariatides, 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/INHA-4R85BIndex.asp

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques) (1510?-1585?), [Entre 1542 et 1545] Grands cartouches,  [20] pl., Eau forte ; 38 cm [S.l.], [s.n.] 2 suites sans titre ni inscription. 7 des 20 planches reprennent des compositions de Fantuzzi connues par des estampes publiées vers 1542-1543.

http://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/1807/?offset=#page=5&viewer=picture

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques) (1510?-1585?), [Entre 1545 et 1547] Petits cartouches de Fontainebleau,  [31] pl., Eau forte ; 26 cm, [S.l.], [s.n.]Suite sans titre d'ornements inspirés par l'art de Fontainebleau et destinés à servir de modèles. Certaines planches reprennent des compositions de Fantuzzi connues par des estampes publiées entre 1542 et 1545 ; D'autres figurent déjà dans la première ou la seconde suite des grands compartiments

http://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/1801/?offset=#page=5&viewer=picture

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb40564725t

— AUCLAIR ( Valérie), 2007, . L'invention décorative de la galerie François Ier au château de Fontainebleau. In: Seizième Siècle, N°3, 2007. pp. 9-35; doi : https://doi.org/10.3406/xvi.2007.917 https://www.persee.fr/doc/xvi_1774-4466_2007_num_3_1_917

 

DIETTERLIN (Wendel), 1598, Architectura, Nuremberg.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/INHA-Res207Index.asp

FLORIS (Cornelis II de Vriendt ,dit) 1556, Veelderley Veranderinghe van grottisen  avec HIERONYMUS COCK (graveur et éditeur) 

https://collections.vam.ac.uk/item/O977184/veelderley-veranderinghe-van-grotissen-ende-engraving-floris-cornelis-ii/

https://www.nationalgalleries.org/art-and-artists/60572/plate-veelderley-veranderinhe-van-grottissen-ende-compartimenten-design-fantastic-fountain-published

 

FLORIS (Cornelis), 1557, Veelderley Niewe Inuentien,  HIERONYMUS COCK (graveur et éditeur) 

VREDEMAN DE VRIES (Hans), 1557 Architectura ou batiments prins de Vitruve, Anvers,  

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/INHA-Res207Index.asp

— Ecole de Fontainbleau:

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_de_Fontainebleau

— Cuir auriculaire :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cuir_d%C3%A9coup%C3%A9

— Sur les ornemanistes

http://www.meublepeint.com/delaune_etienne.htm

.

2°) Sur les sablières :

— DUHEM (Sophie), 1997, Les sablières sculptées en Bretagne: images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérité bretonne, XVe-XVIIe s. ; préf. d'Alain Croix, Rennes :Presses universitaires de Rennes, 1997 : ET thèse de doctorat en histoire sous la direction d'Alain Croix soutenue à Rennes 2 en 1997. 

3°) Sur Bodilis.

 

.

— ABGRALL (Chanoines Jean-Marie) et PEYRON (Paul), 1903,  "[Notices sur les paroisses] Bodilis", Bulletin de la commission diocésaine d'histoire et d'archéologie, Quimper, 3e année, 1903, p. 192-208.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k109982z/f180.image

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1903.pdf

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf_notices/bodilis.pdf

— APEVE, Association pour la promotion des enclos paroissiaux de la vallée de l'Elorn

http://www.bodilis.org/patrimoineetsites.php

http://www.apeve.net/spip/spip.php?article127

— COUFFON (René), 1958,  Notre-Dame de Bodilis. In: Bulletin Monumental, tome 116, n°2, année 1958. pp. 121-133; doi : 10.3406/bulmo.1958.3832 http://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1958_num_116_2_3832

http://www.persee.fr/docAsPDF/bulmo_0007-473x_1958_num_116_2_3832.pdf

— COUFFON  (René), LE BARS (Alfred)  1988,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, : paroisse de Bodilis,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, 

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/fdf52c93c4ad292cf14cbf5068677c87.pdf

 

 

— LAUDREN (Thierry), dossier photo de son travail de restauration de la charpente

https://www.thierrylaudren.fr/pages/monuments-historiques.html

http://thierrylaudren.pagesperso-orange.fr/monumentshistoriq2.htm

 

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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 11:12

Zoonymie des Odonates. Le nom du genre Somatochlora, Sélys-Longchamps 1871.

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

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Voir aussi :

 


 

 

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Résumé:

— Somatochlora, Selys-Longchamps, 1871,   Bull. Acad. r. Belg., (2) 31: 279. Du grec sôma = le corps et khlôros = vert : "qui a le corps vert". En 1840, Charpentier avait nommé ce genre Chlorosoma, même sens, mais le nom était déjà utilisé pour un genre de reptile (Wagler, 1830), et  Sélys a du le modifier.

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I.PUBLICATION ORIGINALE. SOMATOCHLORA, SÉLYS-LONGCHAMPS, 1871.

Sélys-Longchamps, Bull. Acad. r. Belg., (2) 31: 279.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/28089#page/289/mode/1up

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.

Zoonymie des Odonates. Le nom du genre Somatochlora, Sélys-Longchamps 1871.

.

II. ÉTUDE DU NOM.

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Du grec sôma = le corps et khlôros = vert : "qui a le corps vert". En 1840, Charpentier avait nommé son sous-genre Chlorosoma, même sens, mais il était déjà utilisé pour un genre de reptile (Wagler, 1830), et de Sélys a du le modifier, comme il l'indique en note de bas de page. Charpentier y plaçait C. aenea, C. metallica et C flavomaculatum. De Sélys y plaçait 19 espèces mondiales dont, en Europe, S. metallica ou Cordochlorulie métallique, S. flavomaculata ou Cordulie à taches jaunes,  S. arctica ou Chlorocordulie arctique, S. alpestris ou Chlorocordulie alpestre.

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Les sous-genres de Charpentier 1840

 

Précigout & Prud'homme, Libellules de Poitou-Charentes.

"Somatochlora du grec sôma = le corps et khlôros = vert. "

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Dragonpix :

"Somatochlora: Selys, 1871 from Grk. σῶμα (stem: σωματ-) = body + χλωρός = green"

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Antonio & Végliante :

"Somatochlora - σομα, τοσ = corpo + χλορ∫σ, α, ον = verde. Per la colorazione dominante del corpo."

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Fliedner :

 

"Somatochlora [gr. sōmat* - Körper; chlōros - grün] verweist auf die charakteristische Farbe der Arten, die Charpentier kannte, als er sein Genus Chlorosoma vorschlug. Da dieser Name präokkupiert war, änderte Selys (1871: 45) ihn in die heutige Form um."

Traduction : "Somatochlora,  [du grec  Sōmat * "corps" et, chlōros - "vert"] fait référence à la couleur caractéristique de l'espèce que Charpentier connaissait quand il a proposé pour son  son genre le nom Chlorosoma." Puisque ce nom était préoccupé, Selys  le changea en la forme que nous connaissons aujourd'hui.

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IV ILLUSTRATIONS.

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Somatochlora arctica, Lucas, 1900, http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/picture?id=12709

Somatochlora arctica, Lucas, 1900, http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/picture?id=12709

Somatochlora metallica, in Lucas, 1900. http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/list/thumbnails?taxon_id=50553

Somatochlora metallica, in Lucas, 1900. http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/list/thumbnails?taxon_id=50553

Libellula metallica, Charpentier 1840, numérisation Google

Libellula metallica, Charpentier 1840, numérisation Google

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SOURCES ET LIENS.

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— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association)

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulegastre-annele/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— Odonates costarmoricains.

http://www.nature22.com/odonates22/ordresystematique.html

 

— CHARPENTIER(Toussaint von) , 1840, Libellulinae  europaeae descriptae ac depictae. L. Voss, 180 pages. https://books.google.fr/books?id=DoIwvgAACAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s.

— HISTOIR'NAT.

http://www.deliry.com/index.php?title=Odonata

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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 11:10

Les sablières de l'église de Bodilis. II. S5. L'attelage fantastique du coté sud (anonyme, 1567-1576).

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Sur les sablières de Bodilis, voir :

 

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Voir aussi les cinq autre scènes de labour à la charrue des sablières de Bretagne : celles de La Martyre, de La Roche-Maurice, celle du Tréhou, celle de Sainte-Marie-du Ménez-Hom et de Pleyben. 

 

 

 

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Vous pourrez lire aussi, sur le sujet des sablières de Bretagne, les articles suivants :

 

 

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PRÉSENTATION.

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La nef est divisée par 8 entraits (ces poutres qui la traversent), et, entre le  4ème et le 5ème entrait, par deux blochets. Le 4ème entrait porte en son milieu la date 1567, et le 6ème celle de 1576. J'ai numéroté les sablières (ces pièces de bois formant corniche, entre deux entraits, ou un entrait et un blochet) de N1 à N10 au nord de la nef vers le chœur, et, bien-sûr, de S1 à S10 au sud de la nef, dans le même sens.

Selon ce procédé, la scène des semailles et du labour occupe la sablière N5, au nord de la nef, entre le quatrième entrait et le blochet nord, et en vis à vis et donc au sud, en S5,  un autre attelage, tirant des tonneaux, lui répond.  C'est à ce dernier que je consacre cet article.

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 Numérotation des sablières de la charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Numérotation des sablières de la charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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La sablière S5 répond par symétrie à la scène de semailles et labour N5 car on y voit un attelage, tiré par trois animaux, qui semblent menés par un guide. Mais vous n'y trouverez ni laboureur ni charrue, et ni semeur.

Les différentes sautent au yeux avec autant de vivacité que les ressemblances. La charrette — réduite à un support sans ridelles entre deux roues à sept rayons — porte deux tonneaux, sans doute remplis de vin. Elle est tirée par trois animaux sauvages et fantastiques. Elle n'est conduite  ni par un cocher, ni par un conducteur qui, à pied, mènerait l'attelage de son fouet. Et l'homme qui, en tête, donne la direction, ne tient pas les guides.

Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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La charrette, disais-je, est un simple assemblage de madriers posés entre deux roues. Ses deux bras incurvés rentrent dans les boucles d'une dossière. Sur le dos de l'animal tracteur, cette dossière est renforcée par deux arceaux ( à boucle supérieure), qui semblent soutenir aussi les bras du brancart, et qui forment à eux deux comme une bâtière. Ce dispositif était celui du premier cheval de l'attelage de N5.

Il n'y a par contre ni collier d'épaule, ni harnachement, ni rènes.

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Sur le harnachement et les attelages à l'époque médiévale, voir Bardoneschi, et BnF fr. 1538 f.32r

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La surprise est de découvrir que c'est une licorne qui est attelée ici. De l'Unicorne, elle possède les caractéristiques fabuleuses décrites dans le Physiologus, non seulement sa corne frontale, mais sa barbiche de bouc, et ses sabots de chèvre.

Sur les licornes en général, voir :

 

Sur les licornes des sablières, voir :

 

 

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Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Les bras, anormalement longs, du brancard se prolongent pour être soutenus par la dossière d'un deuxième animal. Cette dossière, à sous-ventrière, maintient aussi une sellette de fourrure, mais dont l'interprétation est difficile.

En effet, cette sorte de crinière dorsale se poursuit vers le haut en un buste et une tête humaine. 

Enfin, le quadrupède a une tête de lion (de chien, de chameau), et des sabots bifides.

Comment interpréter cette composition ?

Soit il s'agit d'un animal fabuleux à tête humaine, comme le manticore. Ou bien comme le centaure. Mais dans les deux cas, le buste humain n'est pas greffé sur le dos, mais tient lieu de tête à l'animal.

Soit il s'agit d'un être humain qui apparaît en arrière-plan, un paysan qui accompagne l'attelage sur son coté droit. 

Soit ce buste est porté par l'animal, comme un trophée, fixé par la dossière.

Dans tous les cas, cette tête affronte la licorne. Il ne semble pas possible d'associer cet affrontement aux scènes de chasse à la licorne où celle-ci est attirée par une jeune vierge.

Si l'artiste, en se plaçant dans le domaine fantastique, libère son imagination, il a parfaitement "le droit" de créer à son grée ce que lui inspire sa créativité ludique et onirique et de nous le soumettre afin de susciter un effet de rupture avec le réel et une entrée dans le féerique. 

Selon une autre possibilité, déjà évoquée pour comprendre l'étrange  "labour" de N5, l'artiste illustrerait ici un proverbe, un récit légendaire ou une chanson, qui ne nous seraient pas parvenus.

Dernière hypothèse, le sculpteur créerait ici des portraits en rébus ou caricatures des paroissiens ou des commanditaires par des allusions à leur patronyme ou à leur surnoms. Je n'y crois guère.

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Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Le troisième animal est un lion, supportant les bras du brancard par une dossière incomplète. Du lion, il possède la crinière, la queue terminée par un fouet, les pattes velues, et la gueule.. léonine. 

Il lève la patte droite vers l'homme qui se trouve devant lui, et ce dernier se défend en levant sa massue.

Par sa tenue vestimentaire, par sa coiffure, par sa posture tournée vers l'arrière, il est très proche des deux personnages (le semeur et le guide d'avant) de la sablière N5. Il est même, par ses traits butés, le frère jumeau du guide des chevaux.

Le couple du lion et de la licorne affrontés est fréquent, mais nos trois animaux ne rentrent pas dans ce schéma

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Voici donc cette sablière S5 et son étrange charroi de barriques. Là encore, je ne trouve aucun auteur à s'être interroger avant moi sur sa signification. Sauf l'auteur anonyme de l'APEVE, qui écrit à propos de N5 et S5 ceci :

"Sur une sablière sculptée en haut relief, trois imposants chevaux de trait tirent une charrue à roue que conduit un laboureur. Devant l’attelage, un homme sème des céréales. Cette poutre rappelle la vocation agricole de la terre léonarde, l’arrivée précoce des innovations techniques dans la contrée et la richesse des laboureurs. Peut-être fut-elle commandée par l’un d’eux. L’artiste se joue des contraintes liées au type de support. Les chevaux sont bien proportionnés et les hommes semblent plus courbés par l’âpreté du labeur que par l’exiguïté de la poutre.

Face à cette corniche, un homme conduit un curieux attelage formé d’un lion, d’une licorne et d’un animal difficilement identifiable. Ils tirent une charrette chargée de grandes barriques. Celles-ci évoquent les quantités de vin parfois importantes que commandait la fabrique en vue de rassemblements paroissiaux.

On peut aussi imaginer que ces deux poutres forment un ensemble, allégorie du pain et du vin de l’Eucharistie, « fruits de la vigne et du travail des hommes »." (APEVE)

 L'interprétation naturaliste ou réaliste qui se propose le plus facilement à nous, et qui y voit à gauche le travail de semailles et de labours de cette paroisse agricole du Léon consacrée à la culture et la vente des toiles, et à droite le transport de tonneaux de vin rappelant le rôle de Landerneau et de Roscoff dans le commerce maritime des vins d'Espagne et de Bordeaux vers le Nord, ne résiste pas à l'examen attentif des sculptures. 

En définitive, je place cet attelage fantastique dans le cadre des drôleries et les grimaces que les artistes sculpteurs savent créer, en partant d'un répertoire ou des catalogues pour imaginer des œuvres pleines d'audace et de fantaisie. Loin de s'autoriser des écarts ou des libertés personnelles, ils répondent ainsi aux attentes des commanditaires. Le contrat des stalles de la cathédrale de Tréguier en témoigne clairement. 

Il me reste à dire que ces deux scènes figuratives N5 et S5 sont entourées d'éléments inspirés de l'ornementation de Fontainebleau et qui relèvent du style du Maître de Pleyben (cf. articles suivants). Seul en témoigne, de façon minimale, ici, la frise inférieure de feuillages bagués deux à deux.

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Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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SOURCES ET LIENS.

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ABGRALL (Chanoines Jean-Marie) et PEYRON (Paul), 1903,  "[Notices sur les paroisses] Bodilis", Bulletin de la commission diocésaine d'histoire et d'archéologie, Quimper, 3e année, 1903, p. 192-208.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k109982z/f180.image

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1903.pdf

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf_notices/bodilis.pdf

APEVE, Association pour la promotion des enclos paroissiaux de la vallée de l'Elorn

http://www.bodilis.org/patrimoineetsites.php

http://www.apeve.net/spip/spip.php?article127

COUFFON (René), 1958,  Notre-Dame de Bodilis. In: Bulletin Monumental, tome 116, n°2, année 1958. pp. 121-133; doi : 10.3406/bulmo.1958.3832 http://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1958_num_116_2_3832

http://www.persee.fr/docAsPDF/bulmo_0007-473x_1958_num_116_2_3832.pdf

COUFFON  (René), LE BARS (Alfred)  1988,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, : paroisse de Bodilis,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, 

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/fdf52c93c4ad292cf14cbf5068677c87.pdf

— DUHEM (Sophie), 1997, Les sablières sculptées en Bretagne: images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérité bretonne, XVe-XVIIe s. ; préf. d'Alain Croix, Rennes :Presses universitaires de Rennes, 1997 : thèse de doctorat en histoire sous la direction d'Alain Croix soutenue à Rennes2 en 1997. 

BARDONESCHI (Floriana ),2015, « Les images du cheval attelé au travail dans les campagnes : réalités anatomique et morphologique et construction artistique à travers les enluminures (Europe, XIIe-XVIe siècle) », In Situ [En ligne], 27 | 2015, mis en ligne le 02 novembre 2015, consulté le 04 avril 2018. URL : http://journals.openedition.org/insitu/12073 ; DOI : 10.4000/insitu.12073

LAUDREN (Thierry), dossier photo de son travail de restauration de la charpente

https://www.thierrylaudren.fr/pages/monuments-historiques.html

http://thierrylaudren.pagesperso-orange.fr/monumentshistoriq2.htm

 

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5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 20:40

Zoonymie des Odonates : le nom du genre Oxygastra Sélys-Longchamps, 1870.

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, Patronymie,  ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

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Voir aussi :

 


 

 

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Résumé:

Oxygastra, Selys-Longchamps,  Ann. Soc. ent. Belgique 1870, vol.14 page v.

Du grec oxys, " fin, aigu, pointu" et gaster, "ventre"  du fait de l’étroitesse de l’abdomen du mâle ou de ce que "le 10ème segment abdominal des mâles [est] prolongé en une pointe longue penchée en bas." (description originale de Sélys).

.

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I. LA PUBLICATION ORIGINALE. OXYGASTRA, SÉLYS-LONGCHAMPS 1870.

 

Oxygastra, Sélys-Longchamps,  Ann. Soc. ent. Belgique 1870, vol.14. C.R. page v.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/44639#page/143/mode/1up

"2° Sous-genre : Oxygastra, Sélys. — Cordulia (pars) Auct. 
Tous les triangles libres. Le discoïdal des supérieures à côtés presque égaux ; celui des inférieures court. Secteurs de l'arculus naissant séparés aux quatre ailes. Le 10ème segment abdominal des mâles prolongé en une pointe longue penchée en bas. "

.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/44639#page/143/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/44639#page/143/mode/1up

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ÉTUDE DU NOM OXYGASTRA.

Du grec oxys, "étroit, fin, aigu, pointu" et gaster, "ventre"  du fait de l’étroitesse de l’abdomen du mâle ou de ce que "le 10ème segment abdominal des mâles [est] prolongé en une pointe longue penchée en bas." (description originale de Sélys).

Sur le même suffixe oxys, aigu, pointu, acide,  voir l'Oxyrhinque, mais aussi Oxygène, Oxyde, Oxydase, Dioxyde, Protoxyde, Hydroxyle, Oxyure (Nématodes dont l'arrière du corps est pointu),

 Oxime ; Oxymore, Paroxysme ; Oxalique, Oxalis, Oxamide, Anoxie ; Amphioxus, Désoxyribose, Désoxyribonucléique. Oxyton (mot dont l'accent est placé sur la dernière syllabe)

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Précigout & Prud'homme, Libellules de Poitou-Charentes.

"Oxygastra de oxys (gr) = étroit, fin, aigu, pointu et gaster (gr) = ventre : du fait de l’étroitesse de l’abdomen du mâle ou de la présence d’une carène aiguë sur le 10° segment abdominal du mâle"  

Dragonpix :

"Oxygastra: Selys, 1870. Latinized feminine form from Grk. ὀξύς = sharp, pointed + -γαστρος = -bellied : for the male's elongated, downward-pointed abdominal segment 10"

Antonio & Végliante :

"Oxygastra - οξυσ, οξεϕα, οξυ = aguzzo, appuntito + γαστηρ, γαστροσ = ventre. Per la forma del ventre"

 

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III. RÉCEPTION.

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The World Catalogue of Odonata, Heinrik Steinmann 2010 page 285. 

Zoonymie des Odonates : le nom du genre Oxygastra Sélys, 1870

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SOURCES ET LIENS.

 

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association)

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulegastre-annele/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— Odonates costarmoricains.

http://www.nature22.com/odonates22/ordresystematique.html

— INPN.MNHN

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/199694/tab/taxo


 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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