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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 22:02

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy.

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— Sur ce château, voir :

 

 

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— Cet article appartient à une étude des crossettes du Finistère (ou de Bretagne) destinée à permettre des comparaisons et à dégager des constantes stylistiques et thématiques. On consultera sur ce blog :

 

 

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Datation.

Je n'ai pas pu connaître la datation de ces lucarnes, soit contemporaine des travaux entrepris par Jean II de Rohan (1486-1517), soit plus tardive.

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LA FAÇADE PRINCIPALE ( OCCIDENTALE) ET SES QUATRE LUCARNES.

Les quatre lucarnes voient leurs gables ornés de choux frisés et de fleurons tandis que chaque crossette d'amortissement, de grande taille, est figurée, sur un thème animalier — dont quatre lions — ou anthropomorphe.

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Façade  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Façade  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Façade  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Façade  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Façade  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Façade  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Les macles des Rohan au dessus d'une fenêtre à droite de la porte basse.

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Façade  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.
Façade  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Façade  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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LISTE DES CROSSETTES.

1. La femme-poisson ou sirène "Mélusine". Lucarne n°1 coté droit.

2. Le lion. Lucarne n°1 coté gauche.

3. Le lion. Lucarne n°2 coté droit.

4. Le buveur tenant sa cheville. Lucarne n°2 coté gauche.

5. Un lion. Lucarne n°3 coté droit.

6. Un lion. Lucarne n°3 coté gauche.

7. Un lion. Lucarne n°4 coté droit.

8. Un  chien ? Lucarne n°4 coté gauche.

9. Un  chien ? Lucarne de la tour nord-ouest coté droit.

10. Un  chien : épagneul ? Lucarne de la tour nord-ouest coté gauche.

11. Un dragon ou monstre serpentiforme. Première lucarne de la façade nord, coté gauche.

12. Un dragon ou monstre serpentiforme. Première lucarne de la façade nord, coté gauche.

13. Crossette brisée, il n'en reste qu'une patte. Chien ? Deuxième  lucarne de la façade nord, coté droit.

14. Un saurien ? Deuxième  lucarne de la façade nord, coté gauche.

15. Un chien, singe ou sanglier. Troisième  lucarne de la façade nord, coté droit.

17. Un chien. Quatrième  lucarne de la façade nord, coté droit.

18. Un lion. Quatrième  lucarne de la façade nord, coté gauche.

19. Un lion. Cinquième  lucarne de la façade nord, coté droit.

20. Un  élément figuré indistinct . Quatrième  lucarne de la façade nord, coté gauche.

21. L'acrobate tenant ses chevilles. Lucarne de la tour sud-ouest, coté droit.

22. Un chien ou lion. Lucarne de la tour sud-ouest, coté gauche.

 

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La première lucarne ouest. La femme-serpent (sirène) et le lion.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

 

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1. La femme-poisson ou sirène "Mélusine". Lucarne n°1 coté droit.

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Description.

La femme au torse nue et à la poitrine généreuse tient, par ses bras le long du corps, une banderole muette, qui l'entoure et s'achève par un cornet. La transition avec sa part animale se fait pas une ceinture large ornée de verrucosités ou du moins de boules. Puis vient la queue, d'abord horizontale en fuseau avant de se redresser verticalement. Celle-ci est sculptée d'écailles, libère  des appendices acérés, de plus en plus nombreux jusqu'à son extrémité bifide.

Le contour de son visage est doublé par celui d'une ample chevelure retombant dans le dos.

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Interprétation.

a) L'universitaire rennaise Hiroko Amemiya n'a pas inclut cette crossette dans son recensement, pourtant quasi exhaustif, des figures féminines semi-humaines  et plus ou moins démoniales de la sculpture en Bretagne ; sans doute parce que dans les années 1993-1996, date de préparation de sa thèse, le château n'était pas ouvert au public. Mais si elle l'avait repérée, elle l'aurait classée, dans sa typologie, soit parmi les "ornements de type femme-serpent", ajoutant ainsi un douzième exemple aux onze figures de son recensement (parmi celles-ci, se trouvent trois crossettes d'églises, à Lannédern, Lennon et Sizun), soit aux "femme-poissons de type sirènes, comme à Landévennec, Saint-Urbain, Landerneau, Lampaul-Guimiliau, Ploudaniel, Sizun, Kergrist-Moëlou ou Vitré.

 

C'est donc la première information : ce motif des femmes semi-humaines aquatiques est assez fréquent sur les crossettes bretonnes, notamment des édifices religieux. On se méfiera donc d'une explication purement locale.

Il existe une ambiguïté de détermination entre la queue de serpent et la queue de poisson, les deux étant écailleuses, et les appendices pouvant être considérées comme des nageoires, ou des spicules épineuses, d'autant que nous nous situons dans le domaine de la représentation imaginaire, et non naturaliste. Mais il me semble bien que l'extrémité est bifide.

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b) Cette crossette, dont la photographie est quasi-emblématique de cette façade, est qualifiée de "Fée Mélusine" et  considérée comme une sirène par les services de communication de Pontivy, par le cartel explicatif de l'entrée  et par les guides touristiques, qui mentionnent certains liens entre les Rohan et les Lusignan, et le fait que Mélusine est considérée comme étant à l'origine de la construction de nombreux châteaux.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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2. Le lion. Lucarne n°1 coté gauche.

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Description.

Il est le type même des "lions de crossette" avec la gueule débonnaire (jamais terrifiante), la crinière bouclée, l'arrière-train lisse, les pattes dotées de mèches de fourrure, les pattes antérieures se rapprochant des postérieures pour s'appuyer sur une console,  et la queue où le fouet n'est pas omis. Mais la tête est ici assez érodée, bien qu'on devine la langue pendante ; et d'autre part la queue, qui fait d'habitude retour sur le dos, flotte ici librement en arrière.

Les lignes de son corps très cambré forme un N.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La deuxième lucarne ouest. Le lion et le buveur acrobate.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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3éme crossette. Le lion. Lucarne n°2 coté droit.

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Ce lion tourne sa gueule ouverte vers l'arrivant, tirant la langue et montrant les crocs. Comme le précédent, ses pattes antérieures prennent appui sur l'angle. La crinière est figurée par des boules. La queue fait retour sur le dos en passant entre les pattes.

Les lions sont les animaux les plus représentés sur les crossettes des édifices religieux ou civils, et n'ont aucune signification héraldique ou en lien avec le site. Ils sont soit seulement décoratif (c'est un thème majeur dans tous les pays et à toutes les époques) soit protecteurs et symbole de puissance et de pérennité.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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4. Le buveur tenant sa cheville. Lucarne n°2 coté gauche.

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Description.

Dans une posture très cambrée voire acrobatique, il saisit sa cheville gauche de la main homologue et tient de la main droite une coupe contre sa poitrine.

Ses cheveux sont mi-longs et bouclés sou un béret. Il est vêtu d'une veste très courte mais à manches longues et plissées, et, sous une ceinture, de chausses moulantes mettant en évidence le généreux volume de la braguette et des fesses. Une paire de chaussures basses et plates complète cette tenue, qui est contemporaine de la construction.

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Interprétation.

Les guides, et les médiateurs culturels de la ville de Pontivy y voient "le constructeur" voire même Jean II de Rohan.

La proposition est séduisante et reçoit l'accueil qu'on imagine, mais on peut y opposer plusieurs arguments.

a) La posture d'acrobate, les deux genoux fléchis et le dos cambré, serait indigne d'un seigneur de la Renaissance ou de son architecte.

b) le verre qu'il tient n'est pas en accord avec ces fonctions.

c) un personnage analogue (mais tenant une dague et non un verre) est représenté sur la lucarne de la tout sud-ouest.

d) surtout, c'est, là encore, une figure fréquemment représentée, sous différentes variantes, sur les crossettes bretonnes, notamment dans le Léon (Finistère). 

Cela incite à penser que le commanditaire a fait appel, pour réaliser les éléments sculptés figuratifs du château (crossettes de l'extérieur et descentes de gouttières à l'intérieur) à un artisan qui lui a présenté le catalogue des modèles alors en vogue. Et que cet artisan aurait pu travailler dans le Léon, notamment autour de Landerneau.

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La figure la plus proche de celle-ci se trouve en crossette sur l'église de Dirinon : le même buveur, la même posture, et à peu-près le même costume. Emmanuelle Le Seac'h l'avait baptisé "buveur acrobate" . Et deux autres personnages de crossettes adoptent la même posture de  prise de leur cheville.

https://www.lavieb-aile.com/2017/02/l-enclos-paroissial-de-dirinon.i.les-crossettes.html

Mais il y a aussi le buveur du 6 rue de la Boucherie à Landerneau, dont seul le buste émerge aujourd'hui du mur.

https://www.lavieb-aile.com/2017/01/sur-la-piste-des-crossettes-de-landerneau.html

Toujours à Landerneau, ce buveur tenant son verre, au 38 de la rue Jean-Louis Rolland :

https://www.lavieb-aile.com/2017/01/sur-la-piste-des-crossettes-de-landerneau.html

Il y a aussi l'homme de la Maison du Guet de La Martyre :

https://www.lavieb-aile.com/2016/12/l-eglise-saint-salomon-de-la-martyre.i.les-inscriptions-exterieures.html

À Roscoff, sur l'église Notre-Dame-de-Croas-Batz (1522-1545), un homme adopte la même posture :

https://www.lavieb-aile.com/2017/08/les-crossettes-de-l-eglise-notre-dame-de-croas-batz-a-roscoff.html

À Roscoff, sur l'église Notre-Dame-de-Croas-Batz (1522-1545), un homme empoigne sa cheville, et se caressant la barbe, ou, plus surement, portant un verre à ses lèvres

https://www.lavieb-aile.com/2017/08/les-crossettes-de-l-eglise-notre-dame-de-croas-batz-a-roscoff.html

À Roscoff, on retrouve ce personnage sur les crossettes des maisons d'armateurs.

https://www.lavieb-aile.com/2017/08/les-crossettes-des-maisons-de-roscoff.html

 

Etc, etc.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La troisième lucarne ouest. Deux lions.

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5. Un lion. Lucarne n°3 coté droit.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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6. Un lion. Lucarne n°3 coté gauche.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La quatrième lucarne ouest. Un lion et ?.

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7. Un lion. Lucarne n°4 coté droit.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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8. Un  chien ? Lucarne n°4 coté gauche.

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Cet animal est couché perpendiculairement au fronton de la lucarne et nous n'en voyons que la queue, longue et large.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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LA TOUR NORD-OUEST ET SA LUCARNE.

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Un écusson carré est visible entre les deux crossettes mais me semble muet.

 

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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9. Un  chien ? Lucarne de la tour nord-ouest coté droit.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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10. Un  chien : épagneul ? Lucarne de la tour nord-ouest coté gauche.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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LA FAÇADE NORD ET SES CINQ LUCARNES.

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La première lucarne nord. Deux monstres serpentiformes .

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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11. Un dragon ou monstre serpentiforme. Première lucarne de la façade nord, coté gauche.

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Le corps est couvert d'écailles ou de verrucosités, la queue de serpent s'achève par une boucle, mais c'est la tête qui est singulière. Tournée vers nous, elle est laide et grimaçante, avec un museau plat et une gueule en demi-cercle, plantée de dents acérées.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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12. Un dragon ou monstre serpentiforme. Première lucarne de la façade nord, coté gauche.

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Comme le serpent précédent, le corps est couvert d'écailles ou de verrucosités, et la queue s'élève comme un dard peut-être bifide. Mais celui-ci est ailé, et sa tête, en partie anthropomorphe et lunaire, porte des longues oreilles.

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La deuxième lucarne nord.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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13. Crossette brisée, il n'en reste qu'une patte. Chien ? Deuxième  lucarne de la façade nord, coté droit.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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14. Un saurien ? Deuxième  lucarne de la façade nord, coté gauche.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La troisième lucarne nord.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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15. Un chien, singe ou sanglier. Troisième  lucarne de la façade nord, coté droit.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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16. animal non identifié. Troisième  lucarne de la façade nord, coté gauche.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La quatrième lucarne nord. Un chien et un lion.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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17. Un chien. Quatrième  lucarne de la façade nord, coté droit.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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18. Un lion. Quatrième  lucarne de la façade nord, coté gauche.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La cinquième lucarne nord.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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19. Un lion. Cinquième  lucarne de la façade nord, coté droit.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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20. Un  élément figuré indistinct . Quatrième  lucarne de la façade nord, coté gauche.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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EN SUIVANT LE CHEMIN MENANT À LA TOUR SUD-OUEST. LA TERRASSE.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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LA TOUR SUD-OUEST ET SA LUCARNE.

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Notez le losange, reprenant la macle des armes des Rohan, au sommet de la lucarne en guise de fleuron.

 

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La lucarne.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Les armoiries des Rohan.

Les neuf macles restent visibles malgré le martelage.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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21. L'acrobate tenant ses chevilles. Lucarne de la tour sud-ouest, coté droit.

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C'est la même posture que celle que j'ai bien détaillée pour la crossette n°4, mais cette fois, les deux mains empoignent les chevilles, accentuant la cambrure et projetant fièrement la poitrine en avant. La tenue vestimentaire est la même : béret, pourpoint plissé et court, chausses ajustées, chaussures basses. La différence vient de la ceinture, où semble fixé, devant le ventre, un objet bilobé.

Lorsqu'on observe la crossette depuis l'extrémité de la courtine sud (celle qui s'est effondrée en 2014 et a été consolidée), à travers les branches des arbres, le personnage, vu de 3/4, donne l'impression qu'il a la main gauche posée à la ceinture près de cet objet.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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22. Un chien ou lion. Lucarne de la tour sud-ouest, coté gauche.

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La tête est tournée vers nous. Les pattes postérieures sont fléchies très en avant et rejoignent les antérieures en un objet carré que ne n'interprète pas. La queue fait retour entre les pattes sud le haut du dos, comme pour les lions de crossette.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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CONCLUSION.

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Ces 22 figures réunissent 2 humains (acrobates), une semi-humaine (sirène), sept lions, six à huit chiens, trois monstres (serpentiformes ou  à forme de reptile) , et deux éléments indistincts. 

Ce recensement vient compléter celui des figures animales des gouttières, coté intérieur : deux ou trois chiens et un dragon serpentiforme.

Il ne me semble pas pouvoir en déduire une iconographie propre à ce site de Pontivy, ni propre à la famille des Rohan, et nous retrouvons ici le bestiaire et les figures humaines ou semi-humaines très répandus sur l'ensemble des édifices comportant des crossettes.

Par contre, la position des crossettes, sur la toiture entre terre et ciel, peut avoir inciter les  commanditaires à choisir des figures d'un monde intermédiaire entre le naturel et le surnaturel imaginaire.

On peut penser aussi, au dessus des mâchicoulis et canonnière, à une symbolique de protection, de veille et de défense ; mais cette hypothèse ne tient plus lorsqu'on voit la fréquence de ces figures sur des édifices non défensifs (chapelle, églises ou maison bourgeoise).

On note l'absence de toute figure religieuse.

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SOURCES ET LIENS.

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https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:Pontivy_(56)_Ch%C3%A2teau_06.JPG

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère : Landerneau, Landivisiau, Ploudiry, Sizun. Éditeur: s.n.,  2 vol. : 359 p. + 135 p. : ill. ; 30 cm .

http://portailcrbc.univ-brest.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=34066

— MARTINEAU (Jocelyn), 2010, Le château de Pontivy et l’architecture de transition des années 1500 , in Enceintes médiévales dans le Grand-Ouest.

file:///F:/Pontivy%20ch%C3%A2teau/Enceintes_medievales_grand_Ouest-Jocelyn%20Martineau.pdf

— VILLE DE PONTIVY Découvrir le château des Rohan

https://ville-pontivy.bzh/decouvrir/histoire-patrimoine/le-chateau-des-rohan/decouvrir-le-chateau-des-rohan/

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Gargouilles et crossettes Héraldique
28 août 2021 6 28 /08 /août /2021 21:05

Sur la piste du "A couronné" de Jean de Rohan et de son emblématique, III : les conduites d'eau (descentes de gouttières) du château de Pontivy sur la façade de l'aile nord, vers 1489-1517.

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Voir :

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Résumé des épisodes précédents.

Ayant constaté la présence d'un A couronné entouré de macles sur une pierre de fondation par le vicomte de Rohan Jehan II du pont de Landerneau datant de 1510, j'ai appris que ce A résumait le cri de guerre de la famille de Rohan, "A PLUS ROHAN". Mon enquête m'a révélé que les macles qui formaient le meuble de cette famille depuis le XIIIe siècle venaient d'une pierre caractéristique des terrains entourant la motte féodale d'Alain Ier de Rohan , à Sainte-Brigitte, dans le Porhoët. Ce château "des Salles de Rohan" contrôlait un site très riche en fer, et les Rohan développeront la métallurgie bretonne, sous forme de "forges à bras" mobiles dans la forêt, ou, au XVIIe siècle, avec la construction en 1621-1623 des Forges de Salles par le duc Henri II de Rohan.

Si bien que j'en suis venu à considérer que le A couronné, fait de branches écotées et dessinant dans une boucle de la barre transversale une macle, était un emblème de cette  forêt de Quénécan,  ou du rôle du charbon de bois dans l'exploitation économique du sous-sol du fief ancestral.

J'ai eu donc envie de rechercher d'autres traces lapidaires des inscriptions de Jean II de Rohan. Le château de la ville de Rohan est détruit, celui de Pontivy ne se visitait pas alors (courtine sud écroulée), je me rendais donc en 2016 au château de Josselin. Justement, sa reconstruction par Jehan de Rohan, débutée en 1495, s'acheva en 1510. Peut-être y trouverais-je un "A couronné" ?

Le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne revins pas bredouille. Je découvrais sur les dix lucarnes, sur les 11 galeries et sur les cheminées une profusion de ces A couronnés, tous différents, associés à la devise A PLUS, aux macles, et aux armes de Jean II entourées du collier de Saint-Michel. Si les photos avaient été autorisées, j'aurai pu également documenter la présence de ce A et de cette devise sur la cheminée monumentale intérieure.

Si tous les A couronnés n'étaient pas en bois écoté, ces lettres étaient toutes animées de figures naturelles, soit végétales, soit animales.

J'y découvrais aussi une succession de conduites d'eau en pierre, drainant les galeries, surmontées par une gargouille et s'achevant, à un mètre du sol, par un motif figuré animalier, notamment des dragons ailés.

En 2021, le château de Pontivy étant devenu accessible à la visite, je profitai d'une belle journée d'août pour m'y rendre. Je vis l'unique exemple de A couronné (quoique j'en devine un second), mais aussi sept belles conduites d'eau semblables à celle de Josselin ; et d'ailleurs, le  fameux A couronné était placé en ornement de la septième conduite. Je n'ai pas trouvé dans mes recherches en ligne de description spécifique de ces conduites d'eau, dont chaque touriste remarquait comme moi la beauté et l'originalité, et que chacun photographiait en s'exclamant d'enthousiasme. Je rends compte donc ici de ma visite.

N.B : je devrais plutôt utiliser le féminin propre aux lettres et parler "d'A couronnées". On me pardonnera gentiment cette faute.

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Localisation.

 

Le grand logis occidental formant entrée est protégé par deux tours massives dotées de canonnières à la française, tandis que le front nord est limité par une grande galerie fermée par une chapelle à l’est. C'est la façade intérieure de cette galerie nord, et de la chapelle, qui est équipé de ces conduites d'eau et de ces emblèmes.

On y repère à gauche un escalier de style Louis XV à double volée, datant (Wikipedia) d'un remaniement au XVIIIe siècle, et à droite un escalier montant vers une porte en plein cintre par laquelle on accède à la galerie ou à la chapelle.

On y repère aussi bien-sûr les sept fenêtres, surmontées de sept lucarnes dont les frontons à redents (pour six d'entre elles) dateraient du XVIIIe (Wikipedia). Je les numérote sur mon cliché de L1 à L7, tandis que les conduites d'eau qui draine le toit entre chacune d'elles sont indicées de G1 à G6 (G prosaïquement comme "gouttière"). On remarque que G6 a été remaniée.

Sur la façade sud de la chapelle, avant une baie occultée, la conduite G7 n'est visible que de biais, la terrasse à laquelle elle aboutit n'étant pas accessible à la visite. C'est elle qui porte le A couronné.

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Plan de fouilles Rose 1992

 

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Façade du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Façade du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Façade du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Façade du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Datation. 1489-1517 ?

Afin de situer chronologiquement  mes découvertes par rapport aux deux sites précédents (Landerneau 1510 et Josselin 1495-1510), j'ai voulu savoir de quand datait cette façade. Selon N. Faugerre, "le château est daté avec certitude en deux phases. La première est entreprise à partir de 1456 sous le mandat d’Alain IX de Rohan, qui abandonne à un couvent le terrain du château primitif dit « Les Salles » au profit d’un nouveau site castral ; elle s’interrompt en 1479 à cause de démêlés judiciaires de son fils Jean II. La seconde, entreprise en 1486, sans doute mise à mal lors du siège par l’armée bretonne en 1488 – Jean de Rohan s’étant rallié l’année précédente aux troupes royales, ce qui lui vaudra le gouvernorat royal sur la Bretagne –, s’étend jusqu’en 1517, date de sa mort ; un salaire de vingt livres par an, bien connu dans l’historiographie, est attribué en 1500 à Jean Le Roux pour « vacquer et faire entendre aux eupvres et eddifices du château de Pontivy »."

Et selon J. Martineau, "Jean II fut nommé par le roi à la tête des troupes françaises en 1489, en remplacement de Louis II de La Trémoïlle alors en disgrâce. Charles VIII autorisa en 1489 Rohan à réparer, fortifier et «mettre en convalescence pour le bien, seureté, protection et deffense du pays le château de Pontivy ainsi que celui de Corlay». Le vicomte procédait depuis un an déjà à l’acquisition de terrains et expropriations «pour mettre et employer aux douves» et pour créer parcs et jardins. Il signa divers mandements en 1488 et 1489 conduisant à indemniser les propriétaires des terrains et à payer les ouvriers employés au chantier. Les travaux se poursuivirent après le mariage d’Anne de Bretagne et de Charles VIII en 1491, comme l’indiquent différents mandements du vicomte signés entre 1500 et 1503, établis sous le commandement du capitaine et gouverneur Rolland de Coetredez. En 1500, il chargea notamment Jean Le Roux de «vaquer et entendre au faict des eupvres et eddifices du château de Pontivy» contre un salaire de 20 livres par an. Jean II de Rohan mourut en 1517 (n. st.) sans que l’on sache finalement si son château est intégralement achevé ou non."

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Suivez le guide !

Les conduites G1 et G2 manquent d'intérêt pour moi, car leur arrivée  a disparu à l'installation de l'escalier. Les lucarnes L1 à L2 ont échappé à mon attention, mais semblent bien porter des vestiges de blasons ou de motifs sculptés.

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Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La lucarne L3.

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Lucarne  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Lucarne du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La descente de gouttière G3. Gueule d'animal montrant les dents. Sanglier, lion ou chien ??

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Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La lucarne L4 et le A couronné. 

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Je crois qu'on peut deviner les fragments d'une couronne, et les lignes d'un A.

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Lucarne  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Lucarne du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Lucarne  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Lucarne du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Lucarne  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Lucarne du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La descente de gouttière G4. Chien vu de dos, pattes écartées. La conduite se déverse dans un abreuvoir.

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Je m'étonnais que les gouttières du château de Josselin ouvraient leur déversoir à un mètre du sol, ce qui certes évitait le ruissellement sur la muraille, mais non l'humidité du sol à son pied. 

En 2018, par une opération spectaculaire à Josselin, les gouttières de pierre ont été déposées, mettant à nu par une saignée la gouttière (de cuivre ?) encastrée en profondeur. Un robot a exploré le réseau de canalisation et a trouvé l'origine d'infiltrations responsable d'une attaque de mérule dans la chambre d'Herminie de Rohan.

https://vannes.maville.com/actu/actudet_-video.-un-robot-dans-les-entrailles-du-chateau-de-josselin_12-3387971_actu.Htm

Donc, ces conduites de pierre n'étaient plus fonctionnelles, mais décoratives masquant le drainage des eaux pluviales, même si je ne dispose pour comprendre cette installation que l'article de Mélanie Bécognée pour Ouest-France.

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Mais ici, à Pontivy, je peux m'interroger pour savoir si ces gouttières de pierre ne venaient pas alimenter jadis des citernes, ce qui expliquerait leur déversoir haut situé. Il est toujours confondant de voir combien on manque d'informations pour comprendre ce qu'on voit.

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Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La lucarne L5 et les armes de Jean II de Rohan.

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On distingue malgré le martelage le contour du collier de l'Ordre de Saint-Michel entourant le blason où devaient figurer les macles des Rohan. Je renvois à mes images des armes analogues de Josselin, qui sont intactes.

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Lucarne  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Lucarne du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La descente de gouttière G5. Chien courant, tête tournée de face. Un A couronné martelé.

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La descente est constituée d'un premier tronçon spiralé, puis, après une "virole", d'un tronçon cannelé, puis, après le bloc de pierre figurant le chien, d'un dernier tronçon lisse.

Si, l'esprit aiguisé par l'A couronné de G7, nous examinons de près la prétendue "virole", nous y reconnaissons les volumes meurtris d'une couronne au dessus d'un écusson carré. Et Sur celui-ci, indiscutablement, le tracé d'un A qui a été martelé.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La descente de gouttière coudée G6. Dragon ailé à queue de serpent.

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Trois tronçons (dont l'un portant une virole perlée) forment un coude pour éviter le départ de l'escalier , tandis qu'un ancien tronçon rejoignait, avant des travaux d'aménagement, le coude.

En partie basse, la descente est brisée, ce qui permet de vérifier qu'elle est creuse.

Le corps chargé d'écailles d'un dragon ailé à la queue serpentiforme semble avoir été coupé horizontalement ; sa tête est brisée.

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Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La descente de gouttière G7 de la chapelle et le A couronné. 

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Le A couronné est là, il m'attend, dûment signalé par Anne, qui guide notre visite. Elle y voit l'initial d'Alain de Rohan et mentionne la devise "A plus".

Il me déçoit un peu car il n'est pas fait de branches écotées, comme à Landerneau et parfois à Josselin, mais de sorte de perles ou de boules sur un colombin qui s'achève en grosse patte à quatre griffes. Il est grossier comme l'initiale inventée en pâte à modeler pour une fête des Mères.

Mais les lignes du A des Rohan sont bien là, avec la traverse horizontale au dessus de la pointe de la lettre, avec la barre liant les deux jambages qui forme un V dont la pointe est une boucle, est avec son allure générale naïve et primitive, comme une lettre d'avant l'écriture, tracée avec les matériaux de la Nature.

Puisque je dois l'intégrer dans mon corpus, et dans l'hypothèse que je tente d'échafauder, je ne peux plus y voir une allusion aux forêts du fief des seigneurs de Rohan, comme le A écoté, mais tous ces A en branches, en animaux, ou, comme ici, en racines ou sarments tordus, se réfèrent à une origine de la lignée remontant aux origines du Temps, à la préhistoire, aux temps précédant le langage ou faisant naître celui-ci de signes extraits de la terre, des eaux et de la mer.

On sait que tous les rois et puissants ont eu à cœur de placer l'origine de leur lignage dans des héros mythologiques. Et on connaît la légende de l'origine troyenne des Bretons, celle de la fondation de Rome par Enée ou du prince Francion, de Troie, à l'origine des Francs. J'aimerai savoir de quelles mythe de fondation se prévalaient les Rohan.

Bien-sûr, cette naturalisation (est-ce le bon terme) des lettres de l'écriture romaine peut très bien s'expliquer par une influence italienne, et une autre hypothèse pourrait se développer si on explorait cette piste dans l'épigraphie de la Renaissance.

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La couronne porte des fleurons (et notre guide nous rappelle à bon escient la devise prêtée aux Rohan "Roi ne puis, prince ne daigne, Rohan suis.", mais aussi des prétentions des Rohan en concurrence avec la Maison de Monfort.

Mais cette couronne montre, sous les fleurons une série de perles qui sont en réalité des macles.

La conduite est engagée dans le mur en moellon au sein d'un appareil de pierres rectangulaires. Elle est à fût losangé  à arêtes vives dans la partie supérieure, puis torse et moulurée, sous le A couronné, puis sous un disque, composée de huit tronçons prismatiques dont les faces portent des successions de macles, avant de s'achever vers le déversoir dont, à distance, je ne peux préciser le décor.

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Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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CONCLUSION

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Mon enquête sur les A couronnés, débutée à Landerneau, s'enrichit d'un troisième épisode à Pontivy, après s'être enrichie, à Josselin, de nombreux exemples. Elle voit se déployer un véritable appareil emblématique associant les macles, les A, les A couronnés, la devise (ou "mot") A PLUS, mais en outre, ce déploiement se fait dans un décor animalier où le chien (renvoyant à la chasse et donc à la forêt) et le dragon ailé occupent la place principale. 

Enfin, les conduites de gouttières en pierre,  est, à Pontivy, le support principal de cette emblématique, associé aux éléments sculptés sur les frontons de lucarnes. Ces conduites, dont l'importance est soulignée par le décor qu'elles reçoivent, méritent à mon sens des recherches approfondies, car je n'ai pas pu en trouver d'autres exemples dans les châteaux médiévaux ou Renaissance. Les exemples que j'ai trouvé, à Pierrefonds ou à Keriolet, sont ceux de château dont le décor a été créé au XIXe. Mais mes moyens d'investigations sont modestes, et je peux espérer d'heureuses surprises maintenant que mon attention est éveillée.

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La prévalence des conduites de gouttière incite à envisager l'importance donnée à l'eau, comme élément premier d'un terroir, et comme élément fondateur d'un lignage ; et nous pourrions prétendre que le dragon ailé est une vouivre, cousine des créatures aquatiques des gouttières de Josselin. D'autant que le palais épiscopal de Claude de Rohan, fils de Jean Ii, à Quimper, est doté d'une gargouille spectaculaire en forme de serpent ailé. Mais ce sont là des fragments de réflexion qui  doivent aujourd'hui en rester là.

Enfin, ce décor doit se compléter par la description des crossettes visibles sur les tours et les toitures des logis à l'extérieur du château (et de quelques éléments héraldiques). Ce sera l'objet de l'article suivant, et nous trouverons des femmes-serpents, et des dragons ailés, des chiens et des acrobates buveurs ou non, et quelques macles bien entendu.

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SOURCES ET LIENS.

— BOURRIQUEN (Alain) 2009, Les origines de Pontivy et les Rohan, XIIe-XIIIe siècles, Congrès de la SHAB à Pontivy

https://www.tudchentil.org/spip.php?article697

 

FLOQUET, (Charles), 2002,«Les châteaux des Rohan à Pontivy», Association Bretonne, t. 101, 129e congrès, Pontivy, 2002, p. 159-194 ; ID., Châteaux et manoirs bretons des Rohan, Loudéac, Yves Salmon éditeur, 1989 ;

— INRAP, décembre 2014, Château des ducs de Rohan

http://bibliotheque.numerique.sra-bretagne.fr/files/original/b599c00084bfa78d989ceca811a4c20a.pdf

 

LISCH, (René), 1986,«Le château de Pontivy», Congrès archéologique de France, 141e session, 1986, p. 167-179 ; René Lish, architecte en chef des monuments historiques a supervisé la restauration du Château. Les travaux débutèrent en 1954, suite à la prise pour bail du château par la Ville et à son classement à l'inventaire des monuments historiques. Le château restauré fut inauguré en mars 1972.

 

ROSE, (Yannick), 1991-1993, «Pontivy (56), château des Rohan», Archéologie médiévale, chroniques des fouilles médiévales, 1991, p. 372, 1992, p. 506-507, 1993, p. 441-443 ; ID., Le château de Pontivy, histoire et architecture d’un monument, Alençon, Éd. ACREDIC, avec le concours de la ville de Pontivy, 1996.

http://bibliotheque.numerique.sra-bretagne.fr/files/original/092e0fa07d34b0b3bf55b712d4cf9610.pdf

 

— VINCENT (Karine), 2019 Pontivy (Morbihan). Château des Rohan p. 326-327

https://journals.openedition.org/archeomed/23726

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Iconographie "descente de gouttière" en pierre.

—Cour d'honneur du château de Pierrefonds (Oise). Création de Viollet-le-Duc ? Deux exemples :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Pierrefonds#/media/Fichier:Pierrefond_Chateau_02.jpg

gouttière du donjon en forme de salamandre

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Pierrefonds#/media/Fichier:Picardie_Pierrefonds4_tango7174.jpg

deuxième salamandre en face de la première

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Pierrefonds#/media/Fichier:Pierrefond_Chateau_15.jpg

— Château néo-flamboyant de Keriolet à Concarneau.

http://photosfrancecotesouest.eklablog.fr/cour-interieure-du-chateau-de-keriolet-dans-le-finistere-a58896449

http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo125975

http://www.culture.fr/collections/resultats?keywords=descente+de+goutti%C3%A8re

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Héraldique
27 août 2021 5 27 /08 /août /2021 21:18

Le château de Kerouzéré en Sibiril : héraldique,  vitraux et peintures murales.

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Voir aussi : 

Le gisant d'Éon de Kerouzéré dans l'église de Sibiril.

 

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1°) Blason de Jehan III (après 1476) présenté par deux lions, kersanton polychrome.

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C'est un écartelé avec en 1 et 4 les armes de Kerouzéré, de pourpre au lion d'argent, que j'ai décrites dans mon article sur le gisant d'Éon de Kerouzéré dans l'église de Sibiril (en l'attribuant à tort à Jehan II).

Cet Eon de Kerouzéré épousa  Marguerite de Pontantoul, d'où Jehan II qui fut échanson du duc Jean V de Bretagne, et qui épousa en 1436 Constance Le Barbu, et plus tard Jeannette Toupin. Vient ensuite Yvon de Kerouzéré, marié à Marie de Kerimerc'h. Leur fils Jehan III épousa en 1476 Jeanne de Rosmadec.

En 2, nous trouvons les armes de la famille de Rosmadec, palé d'argent et d'azur de six pièces. Ce sont donc ici, sous réserve, les armes de Jehan III de Kérouzéré en alliance avec Rosmadec présentées par deux lions.

En 3, ce sont les armes de Marguerite de Pontantoul, d'hermines au sautoir de gueules,  grand-mère de Jehan III.

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Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

 

 
Boiséon.
Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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2°) L'écusson de la cheminée (XVe siècle) de la salle d'honneur. Armes (kersanton polychrome, après 1590) de Pierre de Boiséon. 

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Dans la salle d'honneur, la cheminée porte un écusson en kersanton polychrome, plus tardif.

En effet, il s'inscrit dans une bordure de cuirs découpés à enroulement, un motif de la Seconde Renaissance introduit en France par le décor de boiseries du Salon François Ier à Fontainebleau, en 1536-1537.

Les lambris sculptés par Scibec de Capri à la Galerie François Ier de Fontainebleau.

a) Ces cuirs découpés vont se retrouver en Finistère au château de Kerjean, sur les sablières (vers 1579) mais aussi, plus près de notre sujet, sur un cartouche présentant les armoiries de Louis Barbier et Jeanne Gouzillon, dont le mariage date de 1571.

https://www.lavieb-aile.com/2021/01/les-termes-gaines-du-chateau-de-kerjean-en-saint-vougay.html

b) En héraldique, on trouve également ce type de cartouches, au château de Maillé, à trois reprises autour des armoiries en kersanton,  de Maurice de Plusquellec alias de Kermavan en alliance avec Jeanne de Goulaine, son épouse depuis 1541. C'est ce couple qui a doté, sans-doute sous l'influence de Philibert Delorme, le château de Maillé d'un pavillon Renaissance où, pour la première fois en Finistère, les trois étages sont ornés de rangs de colonnes successivement des ordres toscan, ionique et corinthien.

—Cheminée de la chambre de Judith au château de Maillé

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/cheminee-de-la-chambre-de-judith-maille-plounevez-lochrist/4dc2a8e3-40b2-4e2c-af16-a8159d8eb1bf/illustration/8 

—Clef de voûte d'une chambre du château de Maillé :

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/clef-de-voute-maille-plounevez-lochrist/7cf6cf5a-82e7-4a2f-94cf-bbb7f109d96c

—   clef de voûte dans la tourelle d'escalier (emplacement modifié).

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Maill%C3%A9#/media/Fichier:Ch%C3%A2teau_de_Maill%C3%A9_Ploun%C3%A9vez-Lochrist_07.JPG

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Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Les armes sont entourées du collier de l'Ordre de Saint-Michel, second modèle.

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Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Au centre ("brochant sur le tout), nous repérons les armes de Pierre de Boiséon  d’azur au chevron d’argent, accompagné de trois têtes de léopard d’or. Or, on sait que c'est après le siège du château en 1590, qu'Henri IV aurait décoré Pierre de Boiséon du collier de l'ordre de Saint-Michel, créé par Louis XI et modifié par François Ier. 

Elles sont placées au dessus des armes écartelées de Kerouzéré en 2 et 3 et de Kerimel  d'argent à trois fasces de sable. en 1 et 4.

 

Après le décès de Jehan III en 1518,  sa fille unique, Marie de Kérouzéré, épouse le 21 janvier 1492 Jehan II de Kérimel (Kerymel), fils de Jacques de Kerymel et de Jehanne du Chastel (seigneur et dame de Coëtinisan et de Coëtles). Leur fille  Marie de Kerimel, dame de Trogoff,  dame de Kerouzéré, épouse en 1522 Claude de Boiséon, d'où Yves de Boiséon x1550 - Isabeau de de La Bouexiere, sans descendance, et Pierre de Boiséon.

Pierre de Boiséon († en 1627)  épousa en août 1587 Jeanne de Rieux (+ en 1630). Ses armes se trouvent aussi au cimetière de l'église de Brélès, où elles ont été étudiées par Michel Mauguin, qui fournit les informations données supra. Voir aussi par Michel Mauguin L'héraldique de la commune de Guiclan.

Voir encore le relevé des armoiries du vitrail de la chapelle de Kerinon en Lanmeur  : "dans la 1ère rose dicelle le 2 et 3 escartellé au I et IV fascé d'argent et de sable de huit pièces (Kerimel), au II et III est de pourpre au lion rampant d'argent (Kerouzéré) et le IV est escartellé au 1er et 4e d'or, au 2e et 3e d'azur et les armes de Boyséon  en abisrne, le 3 et 4e sont les armes  de Boyséon en plain surmontées dune couronne de comte, ..."

 

 

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Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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3°) Les vitraux héraldiques du XVIIe siècle.

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Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La fenêtre d'un oratoire voûté aménagé dans la salle d'honneur conserve dans sa partie supérieure un panneau héraldique du XVIIIe siècle qui a été parfaitement décrit, mais non identifié, par Gatouillat et Hérold. Ce panneau a suscité leur plus vif intérêt par l'inscription qu'on peut lire en enlevé à la pointe du pinceau sur le jaune d'argent bruni du cadre :

LOUIS ET JEAN LE VIEIL, PEINTRE SUR VERRE, ORDINAIRE DU ROY, A PARIS 1764.

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En effet, Jean Le Viel (1711-1796), qui était installé rue du Bac avant 1740, était le frère de Pierre Le Vieil, dont on peut lire l'article Wikipedia, et qui est l'auteur de L'Art de la peinture sur verre et de la vitrerie, paru chez Delatour en 1774 (numérisé sur Gallica).

Quant  à Louis, le fils aîné de Jean, il accéda à la maîtrise précisément en 1764, et il succéda à son père en 1777.

Des "ovales" semblables, et appartenant au même groupe, sont conservées, signées des deux verriers, au Louvre, daté de 1763, au musée Carnavalet, daté de 1774, et à la bibliothèque de Versailles, daté de 1805. Gatouillat et Hérold estime que ce panneau de Kerouzéré a dû être commandé pour une demeure de Paris ou sa région, et ramené ici ultérieurement.

Dans une chapelle du chœur de Notre-Dame-de-Paris, deux médaillons signées Jean Le Vieil portent les armoiries de la famille de Noailles en baies 9 et 11.

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Le panneau rectangulaire mesure 30 cm sur 20 cm ; il est peint en grisaille et jaune d'argent avec quelques touches d'émaux rouge et vert. Deux écus ovales sont juxtaposés sous une couronne fleuronnée. Il en donne le blasonnement suivant : d'argent au lion rampant de sable à dextre et d'argent à l'arbre arraché de sinople flanqué de deux chevreuils d'argent affrontés à senestre.

Pour les auteurs du Corpus, "ce petit vitrail civil fut vraisemblablement commandé  pour une demeure de Paris ou de sa région, plutôt que pour le manoir, où il a du être rapporté à une date indéterminée.". Pourtant, l'identification des armes incite à penser le contraire, mais sans doute pour une autre baie de Kerouzéré,  car la  barlotière  coupe de façon malencontreuse les armes et notamment la tête du lion.

F. Gatouillat et M. Hérold notent que la marquise de Piré possédait le château à la fin du XVIIIe avant que son fils le général de Piré ne le vende à Jean-Baptiste du Beaudiez en 1821. À sa mort en 1850, Kerouzéré revient à Henri de l'Estang du Rusquec. Les armoiries ne sont pas celles de ces familles.

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On doit à Marc Faujour (communication personnelle) la résolution de cette petite énigme héraldique. Je reprends avec son autorisation et avec ma gratitude le résultat de son travail.

Ce sont les armes de Nicolas Eon, seigneur du Vieux-Châtel, d'argent au lion de sable, accolées à celles de sa femme, Marie-Michelle Nouël d''argent au pin de sinople, soutenu de deux cerfs affrontés et rampants de sable.

Notice généalogique :

https://gw.geneanet.org/pierfit?lang=fr&p=nicolas&n=eon&oc=2

 

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Je cite Marc Faujour (texte en retrait):

"Chantal DANIEL, Conservateur en chef aux Archives du Finistère, dans son inventaire des archives de Kerouzeré écrit page 12 :

« Cette dernière [seigneurie de Kerouzeré] fut vendue par Jean-Anne-Vincent de Rochefort, en 1755, à Nicolas Eon, seigneur du Vieux-Châtel et de la Villebague, d'une riche famille d'armateurs malouins. Les armes d'Eon du Vieux-Châtel et de sa femme, Marie-Michelle Nouël de Lesquernec, figurent au portail de l'église de Sibiril. Veuve en 1787, Marie-Michelle Nouël passa la Révolution à Kerouzeré sans être inquiétée : on rapporte qu'elle offrit elle-même aux membres du district de Lesneven de faire bailler tous les titres de la baronnie pouvant être entaches de féodalité.

Apres sa mort, survenue en 1814, ses biens furent partages entre ses deux filles, dont l'une, Helène-Marie, veuve du comte de Rosnyvinen de Piré, hérita de Kerouzeré, qu'elle transmit ensuite à son fils, le général Hippolyte de Piré. »

 

Les archives de Kerouzeré renferment 16 liasses concernant les Eon du Vieux-Chatel (1755-1815) depuis la liasse 131 « Vente de la baronnie de Kerouzere-Trongoff par Jean-Anne-Vincent de Rochefort a Nicolas Eon, seigneur du Vieux-Chatel (2), 21 août 1755 ; prise de possession par l'acquéreur, octobre-novembre 1755 » jusqu’à la liasse 147 (p 47)

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Pol Potier de Courcy donne pour les familles :

— EON : Sr de la Fontaine par de Cherruex - de le Villebague - de la Villeauroux - de la Palue - du Vieux-Châtel - du Hindré par de St Coulomb - du Vausalmon - par de Cancale - baron de Kerouzéré par de Sibiril - sr de Trogoff par de Plouescat - de la Bouyière par de la Chapelle-Janson - de la Rouaudaye et du Pontgirouard par de Carfantain - de Carman par de Kernilis - comte de Cély en Brie.

Maint à l'intend en 1709; R 1478 à 1513, par de St Coulomb, Cherrueix et Carfantain. év de Dol.

D'argent au lion de sable.

Jean vivant en 1513 marié à Marie du Han ; 1 secrétaire du Roi en la chancellerie de Bordeaux en 1700 ; 2 secrétaires du Roi en 1707 et 1709 ; 3 officiers de la vénerie et de la fauconnerie en 1749. La branche de Cély a produit 1 maréchal de camp en 1780.

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—NOËL OU NOUËL, sr de Pillavoine, — de Kerven, par. de Guimaëc, — de la Villehulin, par. de Pordic, — de Crec'holan,— de Kersalaun, par. de Trédarzec,—de Kerlary,—de Penvern,— de Kerfau, — de Kerguézennec, — de Kerriou, — de la Ville-Josse, — de Kerjean, — de Lesquernec, par. de Ploumagoër.

Anc. ext. réf. 1669, sept gén.; réf. et montres de 1426 à 1543, par. de Guimaëc, év. de Tréguier, et Pordic, év. de Saint-Brieuc.

D'argent au pin de sinople, soutenu de deux cerfs affrontés et rampants de sable.

Devise : Tout bien ou rien.

Rolland, vivant en 1481, épouse Jeanne Le Borgne, dame de Pillavoine.

Le père Joseph, capucin et prédicateur célèbre, fondateur des capucins de Sedan en 1640, † 1661, était fils du sr de Kerven, en Guimaëc, et de Françoise Callouët, fondatrice des Calvairiennes de Morlaix en 1625.

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Nicolas a fait enregistrer ses armes dans l’Armorial d’Hozier, Bretagne, T I, p 736 :

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Plusieurs armes des Nouël sont enregistrées dans l’Armorial d’Hozier, Bretagne, comme celles du T II, p 1631 :

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De plus, nous connaissons une empreinte du sceau de Nicolas Eon du Vieux Châtel qui scelle une missive portant des documents sur le château de Kerouzeré. Cette lettre est signé dudit Nicolas :

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Cachet de Nicolas Eon du Vieux Châtel, ADIV 2 ER 269.

 

 

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Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Comme le précisent Chantal Daniel et Marc Faujour, nous retrouvons ces armes sculptées dans le leucogranite des piliers de part et d’autre de la grille d’entrée de l’église de Sibiril . Note : il serait intéressant de tenter de déchiffrer, par un bon éclairage à jour frisant, les inscriptions et la date (1770??) des piliers.

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Eglise de Sibiril. Photographie lavieb-aile août 2017.

Eglise de Sibiril. Photographie lavieb-aile août 2017.

Eglise de Sibiril. Photographie lavieb-aile août 2017.

Eglise de Sibiril. Photographie lavieb-aile août 2017.

Eglise de Sibiril. Photographie lavieb-aile août 2017.

Eglise de Sibiril. Photographie lavieb-aile août 2017.

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4°) Les peintures murales sur la voûte en berceau de l'oratoire.

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« La chapelle domestique conserve quelques vestiges de peintures murales comme cet ange en adoration, stylistiquement encore d'inspiration gothique par le traitement du drapé. C'est probablement vers 1600, sous Pierre de Boiséon, gouverneur de Morlaix et gentilhomme de la chambre du roi, que le sanctuaire médiéval a été mis au goût du jour. La peinture a été exécutée directement sur la voûte en berceau, sans la préparation du fond qui devance généralement l'application de fresques. Sur la face Est de l'oratoire, on distingue encore la trace d'une autre scène peinte, la présentation du saint sacrement, donnant l'illusion, en trompe-l'œil, d'un retable derrière l'autel de pierre aujourd'hui disparu. Ailleurs, d'autres traces de peintures permettent de supposer que Kerouzéré, comme d'autres châteaux du Léon, avait reçu, au XVIIe siècle, un décor intérieur complet. » (Douard & Barrié)

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Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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SOURCES ET LIENS.

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AMIOT, Christophe, « Le château de Kerouzéré », Congrès archéologique de France, 165e session, Finistère, Paris 2009, p. 133-141.

BERGEVIN (E. de), 1903, chapelle Notre-Dame de Kernitron, Monographie de la paroisse de Lanmeur (3/4) SAF 1903 page 117

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076654/f187.item

BROUCKE (Paul-François), "Sibiril, ancienne église Saint-Pierre (tombeau d'Eon de Kerouzéré),"  ARMMA

https://armma.saprat.fr/monument/sibiril-eglise-saint-pierre-gisant-deon-de-kerouzere/

— COUFFON (René), 1980, Notice sur Sibiril.

https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2021/01/SIBIRIL.pdf

— DANIEL (Chantal, Conservateur en chef aux Archives du Finistère ), 1993,  Archives de Kerouzeré et de la sous-série 16 B (juridiction de Kerouzere-Trongoff),  Quimper, 

https://recherche.archives.finistere.fr/file/misc/indexation/FRAD029_Q29AD_022_TXT.pdf

— DOUARD (Christel), BARRIÉ (Roger), 1987, Châteaux du Haut-Léon, Inventaire général,  Images du patrimoine n°34 , 32 pages, pages 6-9.

https://books.google.fr/books?id=eUhYDwAAQBAJ&dq=peintures+murales+kerouz%C3%A9r%C3%A9&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3320539f.texteImage

— GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005, Les vitraux de Bretagne, Corpus vitrearum VII, Presses Universitaires de Rennes page 194;

MAUGUIN (Michel), le patrimoine héraldique de Brélès

http://michel.mauguin.pagesperso-orange.fr/Herald_Breles.pdf

MAUGUIN (Michel), Patrimoine héraldique de Guiclan

http://michel.mauguin.pagesperso-orange.fr/PATRIMOINE-ARMORIE-GUICLAN.pdf

— AUTRES

 

Wiki

https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_de_Kerimel

POP

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM29000914?mainSearch=%22kerouz%C3%A9r%C3%A9%22&last_view=%22list%22&idQuery=%22a4afe33-a17-5b1-3d04-0f1820e6d5e6%22

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Published by jean-yves cordier - dans Héraldique Vitraux
5 août 2021 4 05 /08 /août /2021 21:29

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau.

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Voir sur l'art tumulaire hors Bretagne:

Sur les gisants de Bretagne, voir (approximativement par ordre chronologique) :

 

 

PRÉSENTATION.

 

Bien que je n'ai pas décrit, tant s'en faut, tous les monuments funéraires nobiliaires de Bretagne aux XVe-XVIIe siècle, la liste des liens donnée supra donne une idée de ceux que nous avons conservés. J'omets les tombes ducales, bien étudiées ailleurs.

Roland Doré a produit dans son atelier de taille du kersanton à Landerneau neuf gisants pour une clientèle de grands nobles comme les Barbier, Bois-Boissel, Bréhant, de la Noé, Bervet,  ou du Chastel. On ajoutera à ceux que j'ai décrits les gisants de Thébault de Tahouarn en l'église de Plérin, de Gilles de la Noë au château de Keranroux à Ploujean, et celui d'Auffray du Chastel, que voici.

Après Emmanuelle Le Seac'h en 2014, Jean Guichoux en a donné en 2016 une description et une analyse complète pour Kaier ar Poher. Je me contente donc de donner ici mes images.

Le gisant mesure (Le Seac'h) 1,73 m de long, 63 centimètres de large et 36 centimètres de hauteur. Le lion mesure 58 centimètres de long, 28 centimètres de large et 23 centimètres de haut. Le tombeau mesure 2,34 mètres de long, 1, 04 mètre de large et 93 centimètres de hauteur.

 

Le gisant d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau.

 

Le chevalier de Fréminville le décrit ainsi dans ses Antiquités du Finistère, tome 2 :

 

"C'est encore un modèle curieux du costume militaire du commencement du règne de Louis XIII , époque à laquelle il fut sculpté. François du Châtel (sic) , marquis de Mesle et seigneur de Châteaugal , est ici représenté armé de toutes pièces , à l 'exception de la tête , qui est découverte. Son armure est tout à fait analogue à celle de Sébastien Barbier, sieur de Kernaou, que nous avons décrite à la 1ère partie, page 104, sur la statue de ce seigneur, datant à peu près de la même époque. François (sic) du Châtel a , selon l'usage de son temps, les cheveux coupés assez courts sur le front , mais fort longs sur les deux côtés de la tête , où ils forment une multitude de grosses boucles réunies en touffes. II porte des moustaches relevées et une impériale sous la lèvre inférieure. II a une fraise plissée autour du cou , et son épée est suspendue par une bandoulière à son côté gauche. La garde en est recouverte par un grand écusson , où l'on remarque les armes pleines de l'illustre maison des du Châtel en Léonnais , dont était issu le marquis de Mesle."

Selon E. Le Seac'h :

"Le gisant d'Auffray du Chastel est identique aux autres réalisés par le sculpteur [Roland Doré] : allongé, mains jointes, et vêtu de la même armure au col à plis empesés, il porte à son bras gauche l'écusson des Du Chastel, "fascé d'or et de gueules de six pièces", qui cache la garde d'une longue épée dont la lame descend jusqu'aux solerets. Ses pieds reposent sur un lion. Une banderole en breton se déploie sur le dos de la bête et donne la devise des Du Chastel en breton : MAR : CAR : DOE, "S'il plait à Dieu". 

 

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Armoiries  Du Chastel de Châteaugal. De gueules à trois châteaux d’or, deux et un.

 

Collier de l'Ordre de Saint-Michel. Couronne de marquis ou de vicomte. Devise : DIEV :  POVRVOIRA.  Cette devise n'est attestée ou relevée nulle part sous sa forme française, mais celle des de Goësbriand est "Dieu y pourvoira". 

Voir le Nobiliaire de Potier de Courcy :

 

Chateaugal (de) sr dudit lieu et du Granec, paroisse de Landeleau, évêché de Cornouaille. De gueules à trois châteaux d'or.

Jeanne, abbesse de la Joie en 1370, † 1390.

La branche aînée fondue en 1312 dans les Kermellec qui adoptèrent les armes de Châteaugal, en retenant le nom de Kermellec, d’où la seigneurie de Châteaugal a passé par alliance en 1433 aux du Chastel-Mezle.

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Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Je propose d'examiner le gisant et le bâti sur lequel il repose face par face, avec les quatre écussons de kersanton désormais apposés sur ce bâti. En tournant dans le sens horaire.

Au pied du gisant, le lion portant sur une banderole la devise MAR : CAR : DOE,  "Sil plait à Dieu", forme bretonne équivalente de  DIEV POVRVOIRA.

Selon Kerbiriou, "Depuis 1438, la seigneurie de Châteaugal était passée par alliance à cette branche de Mezle, dont la devise était : Da vad e teui et Mar car Doue. "

Dans le culturezine d'Hervé Torchet la devise est celle de Tanneguy II du Chastel en 1449 : "Devise “ marc car doué ” ( s’il plait à Dieu ) sur son écu , “ da vad  è  tevy ” ( tu n’as qu’a venir) sur sa bannière, cri de guerre de sa maison, Tanneguy II du Chastel  1449". Mais avec une erreur de transcription sur "marc" au lieu de "mar".

http://www.laperenne-zine.com/articles.php?lng=fr&pg=480

Note : j'ai eu, sur place, un doute sur le matériau dont sont sculptés les pieds et le lion du gisant. Si ceux-ci sont visibles sur la carte postale Vilard publiée par J. Guichoux, je me suis demandé s'il ne s'agissait pas d'une très habile reconstitution par P. Le Floch.

 

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Armoiries Du Chastel en alliance avec Ploeuc d'hermines à trois chevrons de gueules et Kergolay vairé d'or et de gueules à la bordure engreslée d'azur.

 

Pour Marc Faujour, au pied du gisant, Il faut lire les armes comme un mi-parti du Chastel en alliance avec Ploeuc, mais en précisant que les Ploeuc portent un écartelé Ploeuc-Kergorlay depuis que la famille de Ploeuc est tombée en quenouille au XIII° siècle dans un cadet de Kergorlay (*). Il faut donc décrire ce blason ainsi :  parti au premier du Chastel fascé d'or et de gueules de six pièces, au second écartelé Ploeuc d'hermines à trois chevrons de gueules et Kergorlay vairé d'or et de gueules  (alors que j'avais initialement attribué le vairé de ce blason  aux Kermellec, Sr de Chateaugal).

Cet auteur chevronné précise : "On peut ainsi voir l’écartelé des Ploeuc dans les vitraux de la cathédrale de Quimper, sur l’église de Gouesnou (voir la notice de Michel Mauguin) ou dans les aveux Ploeuc déposés à la chambre des comptes de Bretagne (ADLA B 2034)"

On les trouvait aussi  au tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Pierre de Gouezec, avant sa desctruction en 1656.

(*) Jehanne de Plœuc, héritière de la branche ainée épousa en 1292 Tanguy de Kergorlay, seigneur du Tymeur en Poullaouen à condition de relever le nom et les armes de Plœuc, ce que fit leur fils Vincent né vers 1293.

Les armes sont surmontées d'une couronne de vicomte et du collier de l'Ordre de Saint-Michel.

 

 

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Armoiries  avec un mi-parti au premier d’un écartelé Kermellec-Châteaugal, vairé d’argent et de gueules – de gueules à trois châteaux d’or et au second Languenoez d’or à trois fasces ondées d'azur.

Jehan de Kermellec, seigneur de Châteaugal, chambellan du duc, épouse en 1426 Béatrice de Languenoez, dame de Châteaugal et demoiselle de la duchesse.

https://www.repertoire-breton.org/armorial-leborgne/page/167

https://www.tudchentil.org/spip.php?article687

Les précisions de Marc Faujour :

"Armoiries avec Kermellec de Châteaugal en alliance avec Languenoez. Ici aussi un mi-parti d’un écartelé et d’un plain. Les armes se rapportent bien à l’alliance de Jehan de Kermellec, seigneur de Châteaugal, chambellan du duc, époux de Béatrice de Languenoez. Le blason des Kermellec de Châteaugal présenté ici est un écartelé Kermellec-Châteaugal, signe d’une alliance avec une héritière.

L’armorial de Longchamps (BnF ms fr 5506) donne un vairé d’argent et de gueules pour Guyon de Kermellec. Armes brisées d’un lambel d’azur pour les Kermellec de Coetanroch dont nous savons qu’il sont des cadets des premiers : partage en 1428 « entre nobles homs messire Jan de Kermelec chevalier Sr de Ch(ate)augall dune part et noble escuier Pierre de Kermelec son frere juveigneur » (ADF 1 E 1022, acte N 12). Les armes à la bordure égrélée d’azur sont probablement celles d’une branche ayant atteint la réformation. Pour les armes des Langueouez, le mi-parti les montrent plaines sans le chef de gueules et ce sont bien trois fasces et non un fascé soit d’or à trois fasces ondées d'azur. Le chef se rapporte aussi probablement à une branche cadette. On rencontre ces armes plaines dans les vitraux de l’église St Nonna de Penmarc’h sous la forme d’un fascé ondées d’or et d’azur de six pièces. Le blason est donc un mi-parti au premier d’un écartelé Kermellec-Châteaugal, vairé d’argent et de gueules – de gueules à trois châteaux d’or et au second Langueoez d’or à trois fasces ondées d'azur.

Il faut noter le peu de cas des émaux dans les représentations modernes comme le montre Jean Guichoux. Il serai aussi intéressant d’avoir la description de 1654 de la maîtresse vitre de Landeleau et du dessin de la vitre de Collorec, car des éléments posent problèmes : la représentation du château alors que le gisant montre des tours, les armes de Langueoez au chef, les armes de Bouteville."

 

Les armoiries sont entourées du collier de l'Ordre de Saint-Michel , surmontées de la couronne de vicomte, et entourées de la devise DIEV POVRVOIRA .

 

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Blason placé en tête.

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Armoiries Du Chastel en alliance avec de Mezle (trois mains appaumées herminées).

 

Le mariage de Tanguy du Chastel et de Gabrielle de Mezle est daté vers 1350.

https://man8rove.com/fr/profile/ns97jede-henri-du-chastel

Les hermines des paumes sont bien présentes, mais j'aurai mieux pu en rendre compte par un éclairage rasant si j'avais été plus attentif. Voir sur ce détail :

http://michel.mauguin.pagesperso-orange.fr/Pennon%20Quilbignon%20de%20Coatenes.pdf

On retrouve la couronne, et le collier de l'Ordre de Saint-Michel.

 

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.+

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.+

 

SOURCES ET LIENS.

— ARMMA

https://armma.saprat.fr/?s=chastel

FRÉMINVILLE (Chevalier de), 1835, Antiquités du Finistère, Brest page 200.

http://grandterrier.net/wiki/images/3/34/Fr%C3%A9minvilleAntiquit%C3%A9sBretagneFinist%C3%A8reV2.pdf

— Catalogue du musée archéologique et du musée des anciens costumes bretons de la ville de Quimper, 1885 page 95.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6527276z/texteBrut

GUICHOUX (Jean), mars 2016, "L'église de Landeleau et l'étonnante histoire de la tombe d'Auffray du Chastel"; Kaier ar Poher n°42 pages 47 à 58.

http://www.plouye-poher.fr/ressources/files/rub/pdf/66.pdf

LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, La sculpture sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIIe siècle, Presses Universitaires de Rennes, pages 225-226.

KERBIRIOU (L.), les seigneurs de Landeleau

http://www.infobretagne.com/landeleau-seigneurs.htm.

WAQUET Henri), 1926, La statue tombale d'Auffray du Chastel

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/r-1885-31-2-lio-fa9bb

 

 

 


 

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Published by jean-yves cordier - dans Roland Doré Sculpture Kersanton Héraldique Gisants
3 août 2021 2 03 /08 /août /2021 12:55

Quelques sculptures de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. La Vierge à l'Enfant (kersanton, Roland Doré, XVIIe). L'autel (kersanton, 1512). Le retable (Yves Le Guern, recteur, 1682). Etc.

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Voir sur cette chapelle :

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Quelques sculptures de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec.

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La Vierge à l'Enfant (kersanton,  Roland Doré 1618-1663), niche  sud du clocher-porche de 1580.

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On peut la comparer à celles de l'église de Rosnoën, ou de Plougourvest, ou de la chapelle Saint-Sébastien de Saint-Ségal, On constate alors que cette Vierge de Locmaria-Lann est plus petite, moins élancée, que son visage, tout comme celui du Fils, est plus rond, et que ces caractères lui confèrent un aspect simple voire naïf.

Elle est couronnée et la chevelure tombe librement sur les épaules. Elle est vêtue d'une robe, ajustée au dessus de la ceinture et plissée au dessous, et d'un manteau très ouvert.

L'Enfant est assis sur l'avant-bras gauche, bénissant de la main droite l'assistance tandis que la main gauche est posée sur la poitrine. Il porte une tunique longue et plissée

Les traits stylistiques de Roland Doré sont les sourires aux commissures creusées en fossette et au philtrum marqué , et les  yeux aux paupières soigneusement ourlées ; mais dont les pupilles ne sont ici pas creusées.

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Vierge à l'Enfant (kersanton, Roland Doré, XVIIe s.) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Vierge à l'Enfant (kersanton, Roland Doré, XVIIe s.) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Vierge à l'Enfant (kersanton, Roland Doré, XVIIe s.) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Vierge à l'Enfant (kersanton, Roland Doré, XVIIe s.) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Les dais en kersanton des contreforts du porche.

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Porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Ces dais de 1580 sont marqués par le style Renaissance qui a fait son apparition, très peu de temps auparavant, au château de Kerjean, mais qui a été introduit en Bretagne par la famille de Goulaine soit à Champeaux, soit à Notre-Dame-de-Kerfons à Ploubezre, soit au château de Maillé. Dans ce château Maurice de Carman et Jeanne de Goulaine y placent leurs armoiries vers 1570 dans un cartouche à cuir découpé caractéristique de ce style. On remarque les liens unissant Maurice de Carman avec la famille plaçan, à Plabennec, ses armoiries sur le calvaire de 1527 et dans la nef de la chapelle.

Ici, le cuir découpé à enroulement est orné d'un masque crachant des rinceaux, et il est entouré de deux anges sonnant de la trompe.

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Dais (kersanton) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Dais (kersanton) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Un autre dais est plus abîmé mais on y reconnaît deux anges autour d'un vase.

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Dais (kersanton) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Dais (kersanton) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Dais (kersanton) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Dais (kersanton) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Le Christ Sauveur, fronton intérieur du porche (kersanton polychrome, Roland Doré ??).

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Voir ses homologues, entre autre, à l'intérieur des porches des églises de Bodilis, Guimiliau, Hôpital-Camfrout, Plestin-les-Grèves, Plougourvest, Rosnoën, Le Tréhou, tous attribués à Roland Doré par E. Le Seac'h, et dominant les apôtres disposés latéralement (ou les niches prévues pour les accueillir). C'est  ce rapprochement qui me permet de proposer l'attribution à Roland Doré de cette statue.

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Christ sauveur (kersanton polychrome, Roland Doré ?, XVIIe s. ?) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Christ sauveur (kersanton polychrome, Roland Doré ?, XVIIe s. ?) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Christ sauveur (kersanton, Roland Doré ?, XVIIe s. ?) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Christ sauveur (kersanton, Roland Doré ?, XVIIe s. ?) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Le maître-autel (kersanton, 1512, signature Yves an Du).

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"Le maître-autel, en kersanton, mesure 3 mètres 50 de longueur. Il est gothique et décoré de [12] panneaux finement ouvragés. Au-dessus règne une belle frise de feuillages découpes et évidés. Dans les panneaux du centre on aperçoit deux angelots : l'un tient un écusson chargé d'un calice et une banderole portant, en caractères gothiques, l'inscription suivante : Yves an Du lan mil cincq centz xII. Le second porte une banderole qui offre aussi une dizaine de caractères gothiques très distincts."

Je rapproche, toutes proportions gardées,  cet autel de l'autel des anges du Folgoët réalisé vers 1445.

L'autel est taillé dans une seule pièce de kersantite de 3,10 m de long. La face principale est divisée en huit niches ogivales trilobées à crochets et fleuron. Seules les deux lancettes centrales sont habitées, par deux anges. 

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Maître-autel (kersanton, 1512)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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L'ange de droite présente un  écusson meublé d'un calice et entouré d'un phylactère. Je pense y lire :

Y LE / GALL Y

Avec un doute sur les deux Y. Je préférerai  que le deuxième soit un P ..

Le patronyme Le Gall est attesté à Plabennec vers 1545. Le calice laisse supposer que le donataire, un certain Yves Le Gall, était un prêtre.

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Maître-autel (kersanton, 1512)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Le deuxième ange porte son phylactère entre les deux mains, mais la banderole en fait le tour.

Sur la partie verticale droite, je lit : LAN

Sur la partie diagonale, je lis, en écriture gothique textura dont les mots ne sont pas séparés :

MLCINCQCENTZXII

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Au total, j'obtiens : Y. LE GALL P / LAN M[I]L CINCQ CENTZ XII,

Soit "Yves Le Gall  prêtre l'an 1512".

Le calvaire de la chapelle date de 1527.

Je propose donc de reconsidérer la lecture initiale, reproduite par tous les auteurs depuis 1938.

 

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Maître-autel (kersanton, 1512)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Le retable de l'autel (bois polychrome et doré, détail des inscriptions).

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Première inscription coté nord :

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:I:LE GUEN

R : DE : & :

 

Le sigle & tente de traduire le sigle intermédiaire entre un S, un P et une esperluette.

J'interprète l'inscription ainsi : "Y[ves] LE GUEN RECTEUR DE PLABENNEC".

Yves LE GUEN est attesté comme recteur de Plabennec en 1676 et 1680 (témoin de mariage) ou en 1675, 1676, 1677 et 1678 comme parrain

https://gw.geneanet.org/sjoliff?n=le+guen&oc=&p=yves

https://gw.geneanet.org/catdrev?n=le+guen&oc=1&p=yves

https://gw.geneanet.org/mguezennec?n=le+guen&oc=&p=yves

https://gw.geneanet.org/jestinfem47?n=le+guen&oc=&p=yves

https://gw.geneanet.org/gsk3?n=le+guen&oc=2&p=yves

Il figure aussi, avec la date de 1682, dans la Liste des recteurs de Plabennec avant la Révolution dressée par H. Pérennès (1938).

Voici la description et la lecture faite par H. Pérennès : 

"Le retable de l'autel, en bois sculpté, porte des têtes d anges et deux oiseaux. Quant au tabernacle, il es double : la partie inférieure offre un ostensoir, tandis que le tabernacle supérieur présente le Christ crucifié, avec la Vierge et Saint Jean, encadré de deux vertus supportant des guirlandes de fleurs. Plus loin figurent deux autres vertus dans les mêmes conditions. A gauche et à droite du tabernacle s'étale cette inscription : Y : LE GUEN R : DE L : L'AN 1682."

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Retable (bois doré et polychrome, 1682)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Retable (bois doré et polychrome, 1682) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Deuxième inscription coté sud, lettres en réserve  sur un cartouche doré sur deux lignes séparées par une réglure :

LAN

1682.

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Retable (bois doré et polychrome, 1682)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Retable (bois doré et polychrome, 1682) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Les armoiries des arcs nord de la nef.

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A l’intérieur c’est une nef et deux bas-côtés à cinq travées au Nord, à quatre au Midi, toutes en gothique du XVIème siècle. Comme parquet, c’est le sol de terre battue ; des bancs apparaissent à la base des piliers.

A la clef de voûte de la première arcade à gauche on voit le blason des Carman-Lesquelen, mutilé, mais encore lisible.

La troisième arcade présente un écusson armorié portant une fasce de 3 quintefeuilles et surmontée d’un lambel.

La porte du bas de la nef est surmontée d’un écusson fascé de 6 pièces (du Chastel ?)." (H. Pérennès)

 

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Nef   de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Nef de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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L'écartelé Lesquelen-Carman.

 En 1 et 4, d'azur à la tour d'argent portée par une roue de même (famille de Lesquelen). En 2 et 3 d'or au lion d'azur  (famille de Carman.

 

"Ce sont les Kerman-Lesquelen qui y avaient fait placer la verrière du chevet. On y voyait un groupe de N.-D. de Pitié, entouré des effigies de Tanguy de Kerman et de Louise de la Forest. Celle-ci est présentée par l'apôtre Saint Jean qui tient une coupe, son mari par Saint Goulven, en évêque. Au-dessous on lit : Sancte Golvine ora pro nobis. Au quatrième panneau figurent Saint Pierre avec sa clef, Saint Paul avec son épée, et le roi Saint-Louis rendant la justice assis, en grand manteau d’hermines semé de fleurs de lys d'or, et en chaperon rouge... Au-dessous : 1508 — S Louys. Les armes des Rohan, avec le collier de l'Ordre et la devise A plus brillent au sommet de la fenêtre, et onze écus de Kerman et alliances — entre autres Pestivien (?) Coëtmen et du Perrier — occupent les jours du remplage. Dans le quadrilobe d’une petite fenêtre latérale apparaît le lion de Léon (L. Le Guennec, Prééminences de la famille De Maillé-Kerman..., p. 22)." (H. Pérennès)

"Voir la discussion ici :

https://www.lavieb-aile.com/2020/05/le-calvaire-de-locmaria-lann-a-plabennec.html

et ici par Michel Mauguin :

http://michel.mauguin.pagesperso-orange.fr/sonj/Lezhisto.htm

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L'origine de la tour posée sur une roue est racontée ici :

"Écartelé aux cases 1 et 4 de couleur Azur (bleu) à la tour sommée de trois tourillons d’Argent, le tout porté sur une demi-roue, de même aux cases 2 et 3 de couleurs d’Or, un lion Azur. Un chef de cinq hermines, noires sur fond blanc. Au-dessus du chef, la couronne Or, support de sinople (vert) feuilles d’acanthe romane formant l’encadrement de l’écu.
Ce blason, qui est désormais celui de Plabennec, est l’illustration d’un fait d’armes qui se passa au cours de la vie de saint Thénénan ou Tinodorus vers l’an 630. Les Danois qui avaient débarqué dans le Léon, mettaient le pays à feu et à sang. L’alarme fut donnée à Ploubennec. Les barbares détruisirent l’église dont on voit encore une partie des ruines. Saint Thénénan et certains habitants gardaient les trésors du pays dans la tour de la « motte féo­dale » quand les barbares les attaquèrent. N’ayant pas eu le temps de fermer la porte, le saint boucha d’une demi-roue de charrette qu’il trouva près de lui. Ils allaient succomber lorsqu’ils furent sauvés par une armée alertée et apparut au sommet de la tour un beau cavalier armé de blanc et monté sur un coursier blanc également. Les Danois battirent aussitôt en retraite pour embarquer vers l'’Élorn. Pour glorifier ce fait d’arme, le seigneur de Kermorvan mit en son blason le lion du Léon, la tour et la demi-roue de charrette."

https://www.ville-plabennec.fr/decouvrir/histoire-et-patrimoine/

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Nef   de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Nef de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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L'écusson armorié portant une fasce de 3 quintefeuilles et surmontée d’un lambel.

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Nef   de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Nef de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Sainte Anne éducatrice (la statue de la Vierge est perdue) ou Anne trinitaire (les statues de Marie et de son Fils sont absentes). Pierre polychrome, XVIe siècle.

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Sainte Anne trinitaire ou éducatrice, nef   de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Sainte Anne trinitaire ou éducatrice, nef de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Le Christ.

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Chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Vierge au calvaire, mains jointes. Kersanton, XVIe s.

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Chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

 

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SOURCES ET LIENS.

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COUFFON (René), 1988, Nouveau répertoire ...

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/929d131ccf0e85c0f4d63b4794d6d5e9.pdf

Mobilier :

Maître-autel en kersanton, de 3,5 m. de longueur (C.). Le devant est orné de panneaux finement sculptés et d'une frise de feuillages découpés et évidés. Un ange tient une banderole portant l'inscription en caractères gothiques : "YVES. AN. DU. LAN. MIL. CINCQ. CENTS. XII."

Retable en bois sculpté avec deux tabernacles superposés ; inscription : "Y. LE GVEN. R. DE. LAN. 1682."

Statues anciennes : Crucifix, Vierge Mère dite Notre Dame de Locmaria, XVIIè siècle, saint Joseph, sainte Anne seule, et celles en bois autrefois dans le porche.

Deux bénitiers en pierre ; l'un d'eux porte l'inscription : ".P G. 1604" - Bénitier portatif de bronze : "NOSTRE DAME DE LANDE DE LOCMARIA."

DANIEL (Tanguy), Chapelle de Locmaria-Lann

https://www.sauvegardeartfrancais.fr/projets/plabennec-chapelle-de-locmaria-lann/

— PÉRENNÈS, (Henri), 1938  "Notices sur les paroisses : Plabennec" in Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, Vol. 37,  (1938), p.167-179, 193-213.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/3c650c05ef86fe15d59ddb6b528d5f93.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Kersanton Roland Doré Chapelles bretonnes. Héraldique
1 août 2021 7 01 /08 /août /2021 15:08

Le clocher de Rosnoën : les cloches (Alphonse Viel 1836 et Armand Blanchet  1946), les crossettes et les armoiries.

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Sur Rosnoën :

 

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Sur les cloches :

 

 

 

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LES CLOCHES.

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Le clocher de l'église Saint-Audoën de Rosnoën abrite quatre cloches, dont l'une de 1836 et les trois autres de 1946.

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I. LA CLOCHE DE 1836 FONDUE PAR ALPHONSE VIEL A BREST.

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On remarquera les visages décorant les anses.

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L'inscription campanaire. Lecture partielle.

L'inscription en lettres capitales romaines comporte d'abord trois lignes qui débutent par une main de direction dont l'index pointe le début.

FAITE EN JUILLET 1836 POUR

MARTHE ANCELLE PAR Mr SA

TREANTON TREGUER MOCAER …

frise de rinceaux, masques et coquilles.

Calvaire

VIEL ALPHONSE FONDEUR [A BREST]

 

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Marthe Ancelle : nom de baptême de la cloche ?

Tréanton : un Guillaume Tréanton est attesté dès 1657 à Rosnoën ; un autre Guillaume, cultivateur, est  attesté à Rosnoën (1788-1871).

https://gw.geneanet.org/avanherpen?n=treanton&oc=&p=guillaume

Les noms Treanton, Treguer et Mocaer correspondent sans doute soit aux fabriques soit aux membres du conseil municipal.

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Sur Alphonse Viel (1800-1847), et les cloches qui portent son nom, voir mon article :

https://www.lavieb-aile.com/2018/10/les-cloches-du-faou-et-les-fondeurs-de-cloche-du-finistere.ii-viel-a-brest-1823.html

Un examen de la cloche in situ permettrait de rechercher les médaillons des autres faces et de compléter la lecture de l'inscription.

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Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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II. LES CLOCHES DE 1946 FONDUES PAR ARMAND BLANCHET A PARIS.

 

 

La Semaine Religieuse de Quimper signale leur bénédiction dans le dimanche 3 mars 1946 par Monseigneur Coigneau, évêque de Thabraca et évêque auxiliaire de Quimper aux cotés de Monseigneur Duparc.

 —Le froid était vif ce dimanche de Quinquagésime 3 Mars. Mais Mgr Cogneau, intrépide comme ses deux assistants, MM. Ies chanoines Cadiou et Perrot, est venu procéder au baptême de trois cloches à Rosnoën et d'une autre à Rumengol. A Rosnoën, la cérémonie commence à 16 heures : Ia procession emmène l'Evêque du presbyte à l'église. Devant Ies trois cloches si gracieuses dans leur robe immaculée, Ie chant des psaumes de la pénitence se déroule rapide, alterné par Ie chœur et l'excellente chorale des jeunes filles ; puis l'Evêque fait les exorcismes du sel et de l'eau avec laquelle U lavera les cloches ; il procède ensuite à des onctions nombreuses externes et internes avec les saintes huiles et fait brûler des parfums sous Ies nouvelles baptisées. La bénédiction achevée, les cloches font retentir leur voix d'airain, tandis que Monseigneur d'abord puis les parrains et marraines tirent sur les battants. Et toute la population, dressée sur la pointe des pieds, regarde, écoute et admire . C'est devant une église comble comme d'habitude, un peu pus cependant aujourd'hui, que M. l e chanoine Pencréac'h chante la messe et que M. le chanoine Chapalain, un maître de la chaire, un maitre de la langue bretonne, donne un splendide sermon. Apres Ia grande liturgie de l'église, les parrains et marraines reçurent dignement une soixantaine d'invités, clergé des paroisses voisines, notables de Rosnoën, parents du recteur Au dessert, M. Ie Recteur adressa un compliment délicat à l'Evêque et un tres vif merci à sa paroisse.  A l'heure des vêpres, deux des nouvelles cloches déjà mises célèbrent la gloire de Dieu et la générosité des hommes. Et lorsque Ia grosse cloche sera venue rejoindre ses jeunes sœurs et la vieille occupante, quatre voix égrèneront Ies notes d'un beau carillon sur toute la paroisse sur Ies grandes vallées adjacentes et jusqu'aux lointains au delà sur les ailes propices du vent. 

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Le fondeur.

Elles portent toutes, dans un médaillon à l'emblème d'une cloche, le nom d' ARMAND BLANCHET FONDEUR A PARIS.

Créée en 1870, la fonderie Biron est tout d’abord spécialisée dans la fonderie de cloches sous l’enseigne « Fonderie de cloches de Paris-Bagnolet ». Elle est reprise dans les années 1920 par Armand Blanchet, qui avait été formé à la fonderie Bollée à Orléans, lui donne son nom. Son atelier est alors : 237 rue Saint-Martin à Paris.

Voir :

https://patrimoine.seinesaintdenis.fr/Blanchet-Landowski

https://e-monumen.net/patrimoine-monumental/blanchet/

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Les inscriptions campanaires : lecture partielle

 

PAR MGR COGNEAU  EV AUX.

THERESE PAR MON PARRAIN

BUSVEN

INVITE A LA PRIERE

 

 

 

 

 

TREGUIER, M CEVAER, H. COLIN, P TREGUIER …

S PAR MGR COGNEAU EV DE THABRACA EV AUX.

THERESE PAR MON PARRAIN S . MENEZ

L'ESPERANCE ET LA CHARITE

 

 

PAR Mgr DUPARC EV DE QUIMPER 

BALAY MAIRE. J AUFFRET A

TOIRE FRANCOISE JEANNE

TE LA PAROISSEDE ROSNOEN PAR … OSVEN

JE CHANTE L'UNION, LA PIETE 

Décoration : un calvaire.

 

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3171c928d2e5f076821b3da35ad809fa.pdf

Louis Balay, agent du génie rural, a été maire de Rosnoën de 1945 à 1965.


Note : parmi les noms cités, je note qu'en 1946 "Monseigneur l'Evêque a décerné la Médaille d'argent du Mérite diocésain à M. Jean Treguier, conseiller paroissial de Rosnoën depuis plus de 30 ans."

 

 

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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LES CROSSETTES DU CLOCHER.

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Un ange présentant un phylactère.

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Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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Le buste d'un homme présentant un phylactère portant un sigle.

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Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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Un ange souriant en présentant un phylactère.

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Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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La crossette du rampant sud-ouest du pignon.

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Animal monstrueux (dragon) aux bras anthropomorphes dévorant un objet ou un sujet.

Je le rapproche d'autres crossettes où un lion ou dragon dévore un être humain, figure probable d'une âme.

 

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Le rampant de l'élévation ouest de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Le rampant de l'élévation ouest de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Le rampant de l'élévation ouest de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Le rampant de l'élévation ouest de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Le rampant de l'élévation ouest de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Le rampant de l'élévation ouest de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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Les armoiries du coté ouest de la chambre des cloches.

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Je ne les trouvent signalées nulle part. Elles sont pleines de mystères et ne sont pas attribuées. Il est facile de reconnaitre deux léopards, sous un lambel, et dans un coin inférieur, (giron ou franc quartier), une tour ou un château, également sous un lambel. Des bizarreries, raretés ou originalités font de leur attribution une affaire d'experts.

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Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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SOURCES ET LIENS.

La Semaine Religieuse de Quimper & de Léon n°6, 15 mars 1946.

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Published by jean-yves cordier - dans cloches Héraldique
29 juin 2021 2 29 /06 /juin /2021 17:47

La chapelle de la Magdeleine (1578) en Briec-sur-Odet.

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PRÉSENTATION.

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Autrefois située sur la paroisse de Landrévarzec, cette chapelle en forme de croix latine date du XVIe siècle. Elle est construite en appareillage de granite coté sud et en moellons de schiste coté nord. Elle a été restaurée vers 1978 (cf. "Un chantier de restauration, la chapelle de la Madeleine en Briec-de-l'Odet. Compte-Rendu des travaux",  Gwechall, 1978, T.I, pp.265-273, ill. .

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Situation.

La chapelle occupe (une fois de plus) une hauteur (150 m) dominant le vallon d'un ruisseau, celui qui alimente, près de sa source, la fontaine. Ce ruisseau s'écoule vers le sud-ouest, animait plusieurs moulins (Meilh Kerroc'h, Meilh ar C'hrek, , Moulin de Kerrefren)  avant de se jeter dans le Steir. À 50 m en aval de la fontaine, un minuscule moulin à roue horizontale (pirouette) existe encore à Ty Men. Le  site d'implantation est sans doute dicté par la source de ce ruisseau, soit en raison d'un culte pré-chrétien aux eaux et à leurs pouvoirs thérapeutiques, soit comme richesse économique (les moulins étaient jadis la propriété des familles nobles et les paysans étaient contraint d'y faire moudre leur grain), mais la chapelle a peut-être été la propriété des seigneurs de Parc-ar-mou, ou, du moins, ceux-ci y exerçaient-ils leurs prééminences. Sans doute toutes ces raisons se cumulent-elles ou se succèdent-elles.

 

 

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.030206&y=48.110324&z=18&layer1=ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS.SCAN-EXPRESS.STANDARD&mode=doubleMap

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.022701&y=48.110745&z=15&layer1=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.CASSINI&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.ETATMAJOR40&mode=doubleMap

Les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle et du Tro Breiz passent à côté de la chapelle.

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Carte d'Etat-Major (1820-1866).

 

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Datation.

Le pilier octogonal encastré de l'angle sud du transept porte l'inscription en creux : "1578. 14/IOVR. DV/ FEVRIER ". Au dessus de la porte du transept sud se trouvent des armoiries tenues par deux lions qui seraient celles des sieurs de Pargamou, dont le manoir est voisin.

L'unique cloche est datée de 1809. La sacristie au nord-est a été construite en 1813.

Elle possède un clocher dont la tour porte l'inscription « GIVLAVM TRELLV FABRIQVE » datant peut-être du XVIIe siècle.

En 1910, après une destruction partielle par la foudre, la flèche du clocher a été reconstruite. La toiture a été rénovée vers 1980.

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Le calvaire et la fontaine

Sur le placître, le calvaire du XVIe siècle a été déplacé en 1955 sans respecter son orientation désormais inversée, Crucifix vers l'est. Un autel en pierre occupe un coté du socle, et sur l'autre face sont sculptés les fémurs croisés et le crâne rappelant l'implantation de la Croix sur le Golgotha, ainsi que le lien entre le vieil Adam et le Christ de la Rédemption. Les statues géminées sur le croisillon montrent la Vierge et Jean au calvaire, et au revers saint Damien tenant le pot d'onguent et saint Côme le flacon d'urine.

A 400 m au sud-ouest, une fontaine monumentale renferme une statue frustre de la Madeleine (?)

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La dédicace à sainte Madeleine laisse suspecter, comme tous les toponymes Magdeleine, Magdelaine, l'implantation d'une ancienne léproserie, et la présence d'une statue de saint Sébastien (invoqué contre la peste en raison de ses plaies) tout comme la présence sur le calvaire des deux saints jumeaux médecins Côme et Damien montrent en tout cas les liens de ce site avec les rituels de guérison ou de recherche de protection contre les épidémies. La présence d'une fontaine en témoigne également.

Malgré ce qu'on peut lire (" la chapelle est dédiée à sainte Marie Madeleine depuis 1789") le toponyme La Magdelaine ou La Magdeleine figure sur la carte de Cassini, avant 1789, et sur les actes d'état-civil de Landrévarzec aux XVIe et XVIIe siècle associés aux noms de TRELLU, PENNARUN, GADAL, JEZEQUEL, DOUGUEDROAT, et CHRISTIEN.

Elle se trouverait sur la voie romaine reliant Carhaix, l'antique Vorgium avec la pointe du Raz par Douarnenez "Is", et sur un des chemins vers Compostelle. Selon Picquenard (SAF 1923) "Pendant les invasions barbares, sous la Féodalité, pendant le Moyen-Age et la Renaissance, on ne s'est guère occupé de construire d'autres voies; on a continué à utiliser ce réseau gallo - romain; il est probable qu'un certain nombre de hameaux répartis le long de ces voies se sont installés dans les anciens relais (ou mutationes) et dans les anciennes hôtelleries (ou mansiones), distribués avec une grande régularité au bord desdites voies. Les ordres hospitaliers ont également installé leurs établissements charitables sur le parcours de ces voies; aux abords des villes, les léproseries y ont été cantonnées; de là ces noms de Le Temple, La Templerie, Saint-Jean, Locjean, La Madeleine, La Maladrerie, etc ... , qui jalonnent les anciennes voies."

Je n'ai pu vérifier ces assertions.

Aucune donnée n'atteste la réalité d'un pèlerinage mais c'est une hypothèse crédible.

 

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Voies romaines, Pocard-Kerviler 1873 in Eveillard

 

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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LE CLOCHER, SON INSCRIPTION ET SA CLOCHE DE 1809.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Inscription lapidaire de la tour du clocher.

On lit sur le coté sud :

"GIVLAVM. TRELLV. FABRIQVE",

soit "Guillaume Trellu, fabrique".

Certains auteurs ont lu "Guillaume Trellu 1578", ce qui n'est pas confirmé sur place.

On notera qu'un Guillaume Trellu "de la Magdeleine" participe au cahier de doléance de Landrévarzec (dont dépend alors la chapelle) en 1789.

Un autre Guillaume Trellu (1629-1679) est signalé par les généalogistes à Landrévarzec et décédé à La Magdeleine, il avait épousé Catherine Gadal, dont un fils Hervé. Les généalogistes mentionnent aussi Guillaume Trellu (1701 -La Magdelaine,1754). Ce dernier avait épousé Marie Feunteun.

Je privilégie, comme auteur de cette inscription, celui décédé en 1679, à moins qu'il ait été précédé, à La Magdelaine, d'ancêtres portant le même prénom mais dont les archives n'aient pas conservé la trace.

https://gw.geneanet.org/aconestabile?n=trellu&oc=&p=guillaume

https://gw.geneanet.org/zardoz?lang=en&pz=guillaume&nz=de+vergy&ocz=7&p=guillaume&n=trellu

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Nota bene : je crois deviner (artefact?) une inscription de trois lignes sur le bloc de pierre surmontant celle-ci.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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La cloche de 1809.

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L'inscription occupe quatre lignes.

Je ne parviens à lire que le texte suivant :

CommuNE DE BRIEC CLOche

MAGDELAINE PArrain

T MARAINE

FABRIQUE

Un relevé complet accessible en ligne est souhaitable, avec recherche de médaillons et du nom du fondeur.

La cloche se sonne à la main, depuis l'intérieur, le sonneur se tenant devant la porte ouest.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Le portail ouest.

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Il est souligné par une accolade gothique à crochets et fleuron, s'appuyant sur des culots sculptés de deux têtes d'allure primitive.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Les crossettes.

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La crossette (pierre d'amortissement à la base de la toiture) de l'angle sud-est du transept est un homme ou une femme, nu.e., la tête baissée (et peut-être coiffée), les deux mains levés vers la face, tandis que les jambes très fléchies encadrent l'angle. On sait, pour la rencontrer très souvent à cet emplacement, que cette figure renvoie soit à celle de l'acrobate, soit à une posture érotique, les deux étant d'ailleurs reliées.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Une deuxième crossette montre une pause encore plus équivoque, où le personnage nu et ithyphallique écarte les bras et les jambes autour de la construction.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Les deux autres crossettes sont animales.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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La porte sud et la porte du bras sud du transept.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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La porte sud donnant sur la nef.

Elle porte au dessus de l'accolade  un blason sculpté sur le granite. Les motifs de ce blason sont usés mais semblent organisés en quatre quartiers, et nous trouvons en 3 un alignement oblique de trois losanges, que nous allons rapprocher de la bande losangée de deux autres blasons, celui du calvaire, et celui de la porte du transept.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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La porte du transept sud.

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Comme à l'ouest, l'accolade s'appuie sur deux culots en forme de têtes — vaguement — humaines.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Le blason est présenté par deux lions et sommé d'une figure humaine (ou d'un ange ?).

Il est traversé en diagonale par cinq losanges oblique vers le bas et la droite, mais le quadrant supérieur droit est occupé par un meuble, très usé mais vaguement turriforme.

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C'est le rapprochement avec le blason du calvaire de la chapelle, qui nous aide dans sa lecture.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Discussion sur ce blason.

Le cartel du site mentionne ici les armoiries " de Talhoët de Landivy, ou de Pargamou"

Je trouve, tant à Landrévarzec (ancienne paroisse de la chapelle de La Magdeleine) qu'à Briec, sur le relevé de vitraux ayant actuellement disparu, la mention d'armoiries  d'or à la bande losangée de gueules accompagnée au second quartier d'un château d'azur qui s'appliquent bien aux trois blasons de la chapelle de La Magdeleine.

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1°) Landrévarzec. Chapelle de Quilinen.

Le relevé des vitraux est contenu dans un procès-verbal de 1648 :

Dans une vitre du pignon occidental, armes de Bretagne et de France, au-dessous, armes du marquis de la Roche et celles de Penanjeun-Launay, parti : d'or à la bande losangée de gueules accompagnée au second quartier d'un château d'azur, alliance de la maison de Pacarmon.

Michel Mauguin, qui a étudié l'héraldique de la chapelle de Quilinen, cite le passage qui nous concerne et le commente :

« Et plus bas dans un autre soufflet les armes du Seigneur marquis de Laroche, et au-dessous Celles de la maison de Penanjeun Laulnay blasonnés cydevant, partye d’or à la bande Lozangé de gueulle accompagné au second quartier d’un chasteau d’azur que lesdits Kerguellen ont dit Estre Lalliance de la maison de Pacarmon, [Pargamou ou Pargamon]"

"Si le marquis de La Roche est bien identifié, il n’en est pas de même pour le second écu, Il s’agit de N. Launay et son épouse N. Moysan de Parc Hamon de Briec. L’écusson : d’or à la bande de gueules, accompagnée au second quartier d’un château d’azur est inconnu des armoriaux, il est identifiable par une alliance de Guillaume Moysan (4) et de Marguerite Trégain en 1469, dont les armoiries figuraient dans un vitrail de l’ancienne église de Briec.

(4) Une généalogie des Trégain (BnF, Cabinet d’Hozier 9005) mentionne un Guillaume Moysan époux de Marguerite Trégain en 1469, http://www.tudchentil.org/spip.php?article29 "

n.b : Les armes des Trégain : d'or à trois pommes de pin de gueules la pointe en haut.

 

Je note qu'à la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai,  parmi les nobles  de Landrévarzec apparait : Jehan Moysan, sieur du Parc-Armou, (représenté par Guillaume Tréouret, dict faire pique sèche). Cette date est proche de celle de la fondation de la chapelle en 1578.

Jean Moysan était présent en personne à la Montre de la réformation de 1536 — "Jan Moysan noble sergent Sr de Pergamou" —   et le site Tudchentil indique  que "Jean Moysan est sergent féodé de la châtelenie de Quimper pour Briec et à ce titre est cité au rentier de Quimper en 1539. Les biens de la succession de Jean Moysan sont avoués en 1560 (ADLA, B 2016)".

https://www.tudchentil.org/spip.php?article103

Le toponyme Parcamon, avec ses diverses graphies, peut s'interpréter (A. Deshayes, Dict. noms lieux) comme Park Hamon, "champ ouvert", attesté à Morlaix, à Ploujean et à Argol.

Le lieu-dit Pargamou est actuellement inclus dans la zone industrielle de Briec, avec les voies Pargamou bihan, Pargamou braz tandis que  Yeun Pargamou est le nom d'une cité de Briec. Le scan historique 1950 de l'IGN donne la graphie Parc-a-mou comme celle de l'Etat-Major.

Le manoir de Pargamou.

 

Il en subsiste une maison "maniale", aujourd'hui restaurée, avec porte en arceau et fenêtre "armoriée", et ces armoiries sont les mêmes que celles de la chapelle. Photo ici :

https://pargamou.pagesperso-orange.fr/

En 2004, Jean Coroller a soutenu un mémoire de maîtrise  Manoirs de Pargamou et de Kerlez en Briec. Essai de chronologie et de remise en situation (1481-2004), non consulté.

Voir la discussion du forum de généalogistes du Finistère sur Renée Moisan dame de Pergamou/ Pergamon /Pargamon  x Jean de Trégouët seigneur de Liscuit et de Launay. On s'y interroge sur les liens de Renée Moysan avec noble Jean Moysan, cf. supra.

https://forum.cgf.bzh/forum/phpBB3/viewtopic.php?t=18287

 

Il faudrait peut-être distinguer Jan I Moysan, écuyer sieur de Parcamou, sergent féodé de la châtelenie de Quimper pour Briec, Receveur ordinaire de Châteaulindécédé en 1560, époux de Françoise Le Gallais, et leur fils Jan II Moysan, ( époux de Jeanne de l Bouexière et père de Renée Moysan) . Leur fille Louise Moysan aurait épousé Jan II de Kerguélen seigneur de Kerlez décédée en 1568. La fille de Louise Moysan, Marie de Kerguelen, épousa François de Kerviher, décédé vers 1606.  

https://gw.geneanet.org/psabat?lang=en&pz=pascal+gorges+yves+id+n126164&nz=sabat&p=jeanne&n=de+la+bouexiere

 

 

 

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2°) Église de Briec.

Le relevé des vitraux de l'église de Briec dans un procès-verbal de 1789 indique :

-Dans la deuxième fenêtre du bas côté, à la clef de voûte, est un écusson d'or à la bande losangée de gueules, surmonté au canton senestre d'une tour crénelée d'azur murée de sable. Au-dessous, écusson : parti au 1er d'or à la bande losangée de gueules, surmontée d'une tour comme ci-dessus, au 2ème d'or à 3 pommes de pin de gueules et d'une moitié de chevron d'argent.

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Une fois ces données acquises, si nous admettons ma proposition d'identifier ces armoiries de La Magdeleine avec celles d’or à la bande de gueules, accompagnée au second quartier d’un château d’azur des vitres de Quilinen et de l'église de Briec, si nous suivons  Michel Mauguin pour y voir les armoiries des Moysan sieurs de Parc-Armou ou Pacarmon, il suffit de consulter la carte de Cassini et celle d'Etat-Major pour constater que Parchamon (Cassini) ou Parc-a-mou (C. E.-M.) se trouve à moins de 500 mètres au sud de La Magdeleine, de l'autre coté du ruisseau et plus près encore de la fontaine.

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L'INTÉRIEUR.

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La chapelle de La Madeleine  est très émouvante car elle a conservé la simplicité de son cachet, associant  un sol de terre battue et des murs enduits de chaux soutenant une voûte en berceau non lambrissée, et de remarquables sculptures. L'un des grands mérites de l'Association qui la préserve est de l'ouvrir très largement aux visiteurs.

 

 

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LA NEF.

 

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Le Christ en croix sur la poutre de gloire, bois polychrome, XVIe siècle.

 

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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La Vierge à l'Enfant, pierre polychrome, XVIe siècle.

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La Vierge n'est ni couronnée ni voilée, et ses cheveux descendent sur son dos en boucles dorées. Elle regarde devant elle, plutôt que de regarder l'Enfant qui la fixe avec un sourire, alors même qu'ils échangent un objet (fruit ?) non discernable. De sa main gauche, elle retient le pan de son manteau

 

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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LE COTÉ SUD DE LA NEF.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Saint Sébastien, bois polychrome, XVIe siècle.

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Cette statue de saint Sébastien possède tous les caractères du genre, son allure de jeune éphèbe maître-nageur, ses cheveux blonds comme les blés, son maillot jaune d'or bien moulant, les liens qui nouent ses bras à un arbre, faisant bomber le torse, et sa belle indifférence, exemple de foi chrétienne face au martyre, face aux huit flèches qui le transpercent (par référence aux cinq plaies du Christ). Ce sont ces plaies sanguinolentes, mais dont il triomphe avec abnégation, qui font de lui Le saint vers qui se tournent les paroissiens face à une épidémie de peste, ou, plus largement, face à toute maladie contagieuse atteignant la peau.

Une particularité néanmoins : la flèche transperçant transversalement la gorge.

La chapelle de Guernilis (1574), contemporaine de celle-ci (1578)  à Briec, et appartenant aux Trégain, est dédiée à saint Sébastien. "On venait y demander guérison des maux d'yeux et d'entrailles".

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Le vitrail : la restauration de la chapelle. Le Bihan 1985, Quimper.

 

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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LE CHOEUR.

 

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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La niche hexagonale de l'Annonciation, coté gauche de l'autel. Bois polychrome, XVIe siècle.

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Il s'agit d'une Annonciation où Marie, en prières dans sa chambre agenouillée devant son livre saint, reçoit la visite de l'ange qui s'adresse à elle en la saluant des mots AVE MARIA.

Mais c'est également, de façon très originale, un Couronnement de la Vierge, où Marie reçoit la couronne tenue par deux anges. Dans la tradition, ce Couronnement survient lorsque Marie est montée aux Cieux.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Les sablières et les blochets du chœur.

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Sainte Catherine.

Cette femme est très richement vêtue et couronnée. Derrière elle, une roue brisée et armée de lames justifie l'identification à sainte Catherine d'Alexandrie, vierge et martyre vénérée en priorité, avec sainte Barbe, par les femmes de la noblesse, et présente dans leurs Livres d'Heures avec sainte Marguerite et/ou sainte Ursule.

Catherine, Barbe et Marguerite figurent, comme saintes protectrices de la santé, parmi les 14 saints auxiliaires particulièrement secourables dans les situations d'urgence. Si on y associe saint Sébastien, autre saint auxiliaire, et sainte Madeleine associée aux lazarets et lieux d'isolement des malades, et les saints Côme et Damien du calvaire, cette chapelle apparaît comme une vraie pharmacie  assurant toutes les protections.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Le blochet du coté sud-est : sainte Madeleine.

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La sainte porte son flacon d'aromates (pour l'ensevelissement du Christ) ou de parfum . Etrangement, elle a la tête couverte d'un voile, alors que son iconographie privilégie ses cheveux non couverts, descendant en flot sur ses épaules.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Les blochets du chœur : deux anges tenant des écus muets.

 

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Deux masques des sablières, coté sud.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Sainte Marie-Madeleine, bois polychrome.

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La sainte tient le flacon d'aromates. Les cheveux sont retenus par le bandeau occipital si fréquent au XVIe siècle en Basse-Bretagne dans les statues de la Vierge et de Marie-Madeleine.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Le vitrail du chœur : la Passion. Jean-Pierre Le Bihan, 1985, Quimper.

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Comme dans les Passions des maîtresse-vitres finistériennes du XVIe siècle, que le maître-verrier connait parfaitement pour les avoir restaurées, Marie-Madeleine est agenouillée au pied de la croix, paumes ouvertes écartées en signe de grande émotion.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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LE BRAS NORD DU TRANSEPT.

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Sainte Barbe (?) indiquée sainte Marthe (???) . Bois polychrome, XVIe siècle.

Pourquoi sainte Marthe ? Parce qu'elle est la sœur de Marie-Madeleine et de Lazare ?

Elle a des cheveux longs descendant le long de son dos. Elle tient un livre, qui est son seul attribut.

 

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Le culot (granite), anthropomorphe.

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À notre hauteur, nous voyons un homme au visage rayonnant affichant un grand sourire.

Il faut regarder la sculpture de plus bas pour constater que ce personnage est accroupi ou à genoux, jambes écartées et qu'il saisit ses jambes par les deux chevilles. Il n'est pas nu mais porte une tunique à gros boutons. C'est là la posture de l'acrobate jouisseur, déjà remarqué sur les deux crossettes de la chapelle. Mais ce geste de saisir ses chevilles a certainement une signification codifiée, puisque nous le retrouvons régulièrement associée à cette posture, notamment sur des crossettes et abouts de poinçon. Voir les deux exemples de Dirinon, la crossette de La Martyre et de Landerneau.

https://www.lavieb-aile.com/2017/02/l-enclos-paroissial-de-dirinon.i.les-crossettes.html

https://www.lavieb-aile.com/2016/12/l-eglise-saint-salomon-de-la-martyre.i.les-inscriptions-exterieures.html

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Sainte Catherine. Bois polychrome, XVIIe siècle.

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sainte Catherine d'Alexandrie, avec la roue à ses côtés et la tête de l'empereur Maxence sous les pieds, lève l'épée qui servit à sa décollation.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Le culot.

Son motif, un homme tirant la langue, échappe lui aussi aux convenances. Son cou est entouré d'une collerette.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Le vitrail : Les travaux des Saisons, Printemps et Eté. Jean-Pierre Le Bihan, Quimper, 1985.

 

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Lancette gauche: Vaches pie-noires sous les pommiers.

Lancette droite : Les moissons.

Tympan : arrivée de l'hirondelle.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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LE BRAS SUD DU TRANSEPT.

 

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Saint Tugen. Bois polychrome, XVIe siècle.

 

Le saint enfonce un bâton dans la gueule d'un dragon.

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Une sainte tenant un livre, et un objet perdu dans la main droite. Bois polychrome, XVIe siècle.

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 Saint Jean, ou plutôt Christ de la Résurrection. Bois polychrome, XVIe siècle.

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Il tient un bâton dans la main gauche et il bénit. Le bâton peut correspondre à la hampe de l'étendard de la Résurrection.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Entrait engoulé : dragons.


 

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Le vitrail : Les travaux des Saisons. Cueillette des pommes, labourage, coupe du bois. Jean-Pierre Le Bihan, Quimper, 1985.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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C'EST FINI.

 

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Euh, j'crois que j'ai oublié de photographier le vitrail de sainte Barbe. Je reviendrais. Sûrement.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

 

 

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SOURCES ET LIENS.

ABGRALL Jean-Marie,  1904, Notice sur Briec,   B.D.H.A. 

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/af488ed0b5ac10edd2fb9441496254a9.pdf

la chapelle de la Madeleine (XVIème siècle), reconstruite en 1910. Elle est en forme de croix latine. La flèche a été tronquée par la foudre vers 1910. Sur l'un des piliers, on peut lire : "14è Jour de Février 1578", et sur le clocher, l'inscription : "Trellu Guillaume Fabrique 1578". La sacristie date de 1813. On y trouve des statues anciennes : sainte Madeleine, Vierge-Mère, saint Jacques, sainte Catherine, sainte Barbe, saint Sébastien, Couronnement de la sainte Vierge, saint Tugen ;

Cette chapelle dépendait de Landrévarzec avant la Révolution, mais est demeurée annexée à Briec après l'érection de Landrévarzec en paroisse. Elle ne fut pas vendue à la Révolution. Elle figure au rôle des décimes de 1765. Le pardon de cette chapelle située à une lieue au Nord du bourg, se célèbre le dimanche qui suit la fête de la Madeleine. La chapelle ne possède qu'un seul autel, on y remarque outre la statue de la Sainte représentée à genoux, une statue de saint Jacques. La chapelle aurait été bâtie ou rebâtie vers le milieu du XVIIIème siècle (M. Abgrall, 1904).

ABGRALL Jean-Marie,  1917, Notice  B.D.H.A Landrevarzec. 

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/f380bb38f284bdf4491c2244061a938a.pdf

ABGRALL Jean-Marie, LE GUENNEC Louis, “Le chemin du Tro Breiz entre Quimper et Saint-Pol-de-Léon”, Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1922, tome 49, p. 71

— Cahiers de doléance pour la commune de Landrévarzec

http://infobretagne.com/landrevarzec-cahier-doleances.htm

COUFFON René, LE BARS Alfred, Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles, 2e éd., Quimper, Association Diocésaine, 1988

https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2021/01/BRIEC.pdf

 

CDT29

https://cdt29.media.tourinsoft.eu/upload/Fiche-inventaire---chapelle-de-la-Madeleine.pdf

—Comité de la Magdeleine à Briec : 

  02 98 66 65 70

https://www.briec.bzh/contacts/comite-de-la-madeleine/

— KNOCKAERT Marthe 6 mars 2009 (?)

http://martheknockaert.unblog.fr/category/fontaines-sacrees/page/60/

Pour trouver la fontaine, il faut se rendre au hameau de Ty Men qui se trouve à plus de 400m au sud de la chapelle. Il vous faudra traverser la cour de ferme et prendre à gauche le chemin le long des bâtiments de ferme . Il est stabilisé au début, ensuite….. . Encore une centaine de mètres et à droite dans la végétation se trouve la fontaine. La voie rapide se trouve juste au dessus.

— LE BIHAN (Jean-Pierre), blog

http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-15689073.html

LEROY Jean-Patrick 2016, "Chapelle de la Magdeleine à Briec", Journées du Patrimoine 2016, dossier photo Flickr

https://www.flickr.com/photos/valendrevarzecois/albums/72157623215271744/

https://www.flickr.com/photos/valendrevarzecois/5444430661/

— MAUGUIN (Michel)

http://michel.mauguin.pagesperso-orange.fr/Les%20armoiries%20dans%20la%20chapelle%20de%20Quilinen.pdf

 

— PEYRON Paul, “Les églises et chapelles du diocèse de Quimper”, Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1903, tome 30, p. 146

 

POP

https://www.pop.culture.gouv.fr/search/list?mainSearch=%22chapelle%20de%20la%20madeleine%20briec%22

SIX Anita (dir.), Le patrimoine des communes du Finistère, tome I, Charenton-le-Pont, Flohic éditions, 1998

SOURNIA (Jean-Claude), TREVIEN (M.), 1968, Essai d'inventaire des léproseries en Bretagne Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1968  75-2  pp. 317-343

https://www.persee.fr/doc/abpo_0003-391x_1968_num_75_2_2464

— OUEST-FRANCE, 7 juillet 2013, 15 juillet 2015  et 21 juillet 2016,

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/la-messe-dominicale-celebree-la-magdeleine-711214

https://www.ouest-france.fr/bretagne/briec-29510/une-nombreuse-assemblee-au-pardon-de-la-magdeleine-3565972

https://www.ouest-france.fr/bretagne/briec-29510/la-madeleine-michel-coz-veille-sur-la-chapelle-4382216

— LE TÉLÉGRAMME 20 juillet 2011

https://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/briecdelodet/briec/pardon-de-la-magdeleine-une-quarantaine-de-fideles-20-07-2011-1376112.php

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4 avril 2021 7 04 /04 /avril /2021 21:51

Le château de Keruzoret à Plouvorn : crossettes et héraldique. Kersanton, Henri Parent architecte, 1887.

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On connaît le principe de ce blog : l'auteur accède en touriste à un site dont il ne connait rien, et, seulement armé de sa curiosité, mène son enquête. Les limites en sont évidentes : l'impertinence de sa démarche dépourvue de toute légitimité est punie par toutes les chausse-trappes dans lequel il ne manquera pas de tomber.  Fasse que le lecteur ne l'accompagne pas dans ces chutes, et ne retienne qu'une chose : lors de sa visite, qu'il pense à emporter une bonne paire de jumelles.

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1°) Voir sur Plouvorn :

Et associé :

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2°) Voir sur les crossettes figurées (ces pierres d'amortissement des pignons et lucarnes parfois confondues avec des gargouilles) de Basse-Bretagne  :

 

 

 

— Cet article appartient à une étude des crossettes du Finistère destinée à permettre des comparaisons et à dégager des constantes stylistiques et thématiques. On consultera sur ce blog :

 

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PRÉSENTATION.

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Le château de Keruzoret, quelques jalons.

Voir la généalogie de Jean-Claude Bourgeois, de Yves Hamet  et  le forum CGF

https://gw.geneanet.org/jcbo?lang=fr&p=herve&n=de+kersaintgilly&oc=2

https://forum.cgf.bzh/forum/phpBB3/viewtopic.php?t=31312

https://gw.geneanet.org/hamety?lang=en&pz=christophle&nz=silvestre&ocz=0&p=jean+marie&n=le+borgne&oc=1

https://gw.geneanet.org/pbonnet6?lang=en&pz=mathilde&nz=bonnet&p=sidonie&n=leborgne+de+keruzoret

Jalon toponymique.

-Selon Albert Deshayes, "Uzoret procède d'un ancien Iuduuoret attesté vers 839-844 et formé avec uuoret, "secours". Il explique Keruzoret en Plougonver (22), en Ploumoguer (29), id. en 1671, et en Plouvorn, id. en 1534".

De nombreux auteurs confirment et développent cette origine. Kêr, qui veut dire "village, lieu habité", est suivi d'un nom d'homme,   Iuduuoret lequel est cité dans le Cartulaire de Redon dès 844. Les variantes de nom de lieu sont utilisé en nom de famille Kerizorè , Kerizoret , Keruzoré , Keruzorei en Basse-Bretagne. À la liste des toponymes citée par Deshayes, on peut suggérer le  hameau de Keruzoré à Saint-Servais (29).

On décompose  Iuuoret en  Ud 'prince, chef et  ‘iud’ qui serait selon I. Williams une forme ancienne de ‘ud’ , et uuoret  "secours", soit (i)uduuoret , d'où Keruzoret (Gary D. German CRBR)

Le radical -uuoret provient , (Y. Le Bolc'h p.99) du Gaulois uoreto : "secours". (de uo 'sous' et red 'courir', littéralement courir sous, secourir, d'où vieux breton : uuoret, moyen breton : goret, breton moderne : gwared (sauvegarde).

De nombreux exemples de patronymes et toponymes sont construits sur cette racine uuoret "secours" et leurs dérivés apparaissent dans le Cartulaire de Redon

  • Bud "victoire" d'où Buzaret, Buaré, Buzoret
  • Drech "apparence", d'où dre
  • Hael "généreux" d'où Héloret
  • Nod "protection', d'où Noduuoret
  • Dum, d'où Dumuuoret d'où Donoret
  • Maen "pouvoir"' d'où Maenuuoret, d'où Menoret

mais on trouve aussi  Madoret (Mad ='bienfait, service ', Cadoret (Catuuoret, Cat = 'combat',) cf Kergadoret à Quéménéven, voire  Pascuuoret, Coluuoretan

Voir : Gary D. German CRBRBreton Patronyms and the British Heroic AgeJ. LOTH Chrestomathie bretonne Annales de Bretagne1888 ; Jean-Yves Le Moing 1990

https://www.persee.fr/doc/ecelt_0373-1928_1990_num_27_1_1937

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Jalons cartographiques.

 

.—Carte de Cassini 1783-1784. Une colline boisée domine un ruisseau qui se dirige vers le nord-est et se jette dans l'Horn. Les deux moulins (symbole roue dentée) qui sont alimentés par ce ruisseau dépendent très probablement des seigneurs de Keruzoret. La route Saint-Pol-de-Léon/Landivisiau passe tout près.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53095250j/f1.item.zoom

— Carte d'Etat-Major (1820-1866). Le château est à une altitude de 90 m environ. On repère l'"oppidum", et le Moulin de Keruzoret"

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.035541&y=48.588407&z=15&layer1=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.ETATMAJOR40&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS.SCAN-EXPRESS.STANDARD&mode=doubleMap

—Carte aérienne.

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.040666&y=48.592259&z=19&layer1=ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS2006-2010&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS.SCAN-EXPRESS.STANDARD&mode=doubleMap

 

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Jalons historiques.

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-Le site est occupé au Bronze ancien, comme l'atteste un tumulus (Coat an  Dossen) où les fouilles de 1898 ont découvert 11 pointes de flèches en silex et deux poignards en bronze

-Le manoir de Kéruzoret a été construit autour de 1500 par Hervé I DE KERSAINTGILLY, originaire de Guiclan et fils de Jean de Kersaintgilly X 27 avril 1471 et  Anne de Kerhoent, ; il épouse le 12 octobre 1519 Françoise de L'Estang.  Son descendant,  obtient l'autorisation de bâtir une chapelle en 1537.

 

-Les descendants d'Hervé I sont successivement  Jean, seigneur de Keruzoret ✕ Marie de Créac'hquérault, d'où Hervé II, seigneur de Keruzoret , procureur de Lesneven✕ 1580 Anne Le Sénéchal, d'où Isabeau de Kersaintgilly qui épouse en 1600 Adrien Le Borgne. [Selon une autre source,  en 1581, le mariage de Jeanne de Kersaintgilly avec Hamon de Kersauson  fait passer le château aux mains de cette famille ; leur fille Isabeau de Kersauzon se maria vers 1600 avec Adrien Le Borgne (son père Adrien Le Borgne était seigneur de Lesquiffiou en Pleyber-Christ)]. 

 

-Vient ensuite Hervé LE BORGNE, sieur de Keruzoret en 1613, (°1600-+1663) qui épouse en 1620 Marie de PENFENTENYO (1600-1660) d'où Jean LE BORGNE ca 1623-1688 qui épouse en 1654 Anne de Kerhoant, d'où Charles LE BORGNE (ca 1660-1774) qui  épouse en 1669 Suzanne BARBIER de KERNAO (1646-1705).

-En 1669, la demeure passe par héritage à la famille Le Borgne ; et  Jean (ou Charles) Le Borgne de Kéruzoret, époux de Suzanne Barbier, fait construire le pavillon est.

-en 1691, leur fils Alain Louis (1671-) épouse Marie-Anne du Coelosquet.

-François-Louis Le Borgne (1703- avant 1781) épouse Marguerite de la Burthe, d'où Jean-François, à suivre.

-En 1785, est projetée la construction d'un château neuf.  Jean-François Le Borgne, comte de Keruzoret, enseigne de vaisseau, (1701-1791), époux de Françoise de Moucheron de Châteauvieux et son fils Alexandre Le Borgne de Keruzoret, (1782-1791) meurent à Jersey (en émigration). Un autre fils, Jean-Marie ( né à Plouvorn en 1786) épouse en 1808 Marie-Françoise Le Borgne de la Tour.

De retour d'émigration, la famille de Kéruzoret restaure l'ancien édifice et reconstruit la chapelle (v. 1796).

-Sidonie Le BORGNE DE KERUZORET (Plouvorn 1811-Plouvorn 1882 épouse en 1833 Casimir AUDREN DE KERMEL (1807-Plouvorn1862)

-En 1865, Amaury Audren de Kerdrel (1836-1921), maire de Plouvorn, fait appel à l'architecte parisien Henri Parent pour transformer le vieux manoir. Cette importante campagne de travaux, qui s'accompagne du remaniement du parc, se termine en 1887.

-C'est la famille Audren de Kerdrel qui s'y installa ; la fille d'Amaury, Marie-Olympe, épousa en 1902 Albert de Turgy d'Estrées. Leur fille Gabrielle épousa en 1930 Louis de Menou, expliquant avant l'arrivée en 1930 de l'actuelle famille de Menou :  Keruzoret appartient vers 1943 à Mme la comtesse de Menou, petite-fille de M. de Kerdrel, par sa mère, la baronne Gabrielle de Turgy d'Estrées.

-Jacques-Yves  DE MENOU (1932-2010), maire de Plouvorn de 1966 à 2008 a épousé Madeleine de Meherenc de Saint-Pierre

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 Jalons héraldiques : Armoiries :

Kersaintgilly : de sable à six trèfles d'argent.

Kerhoënt : losangé d'argent et de sable

           D'Estang Ecartelé d’or à une coquille de gueules, et losangé d’argent et de sable.

Le Borgne : d'azur à trois huchets d'or 2 et 1 liés en sautoir de même.

De Pententenyo : burelé d'argent et de gueules de huit pièces.

Barbier : d'argent à deux fasces de sable.

De Coëtlosquet : de sable au lion morné d'argent, parsemé de billettes de même, sans nombre.

Coëtnemprend'argent à trois tours crénelées de gueules, 2 et 1.

Le SeneschalDe sable à cinq fusées d'argent, accolées en bande, accostées de six besants de même, trois de chaque côté.

Du Moucheron de Châteauvieux : D'argent à la fleur de lys d'azur coupée en pal et détachée de toute part.

Audren de Kerdrel : de gueules à trois tours couvertes d'or, maçonnées de sable 2,1

De Menou : de gueules à la bande d'or.

De Méherenc de Saint-Pierre : d'argent au chef d'azur à la bordure de gueules

 

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Le château actuel.

"Entre 1865 et 1867, le manoir fut transformé en château de style néogothique par l'architecte parisien Henri Parent, qui suréleva le château et lui ajouta une aile ouest en équerre par rapport aux autres bâtiments et, à l'est, un pavillon avec, en équerre également, une terrasse surélevée donnant sur la cour.

Les deux façades de la construction initiale du XVIe siècle sont totalement remodelées, les fenêtres agrandies et remodelées. Un placage de schiste et de granite est apposé sur les murs, transformant totalement l'aspect extérieur de l'habitation. La galerie conserve sa porte cochère, ais se termine désormais par un encorbellement en granite. La cour d'honneur ouverte sur le parc, qui fut aussi totalement réaménagé. L'accès au château se fait désormais par une longue allée bordée de hêtres longue d'un kilomètre et qui est l'allée principale actuelle"[Wikiwand]

Le château (à savoir le logis pour ses façades et ses toitures)  le colombier et la chapelle, l'ancien verger, le potager et le parc sont classés MH le 7 mars 2007.

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INTRODUCTION À L'ÉTUDE DES CROSSETTES.

Emmanuelle Le Seac'h, avant de soutenir sa thèse sur les ateliers de sculpture sur pierre de Basse-Bretagne en 2014, avait rédigé en 1997 un mémoire de maîtrise d'histoire (dactylographié et non publié) sur les crossettes et gargouilles figurées de quatre cantons du Léon, ceux de Landerneau, Landivisiau, Ploudiry et Sizun. Sa sphère d'étude incluait Plougourvest mais ignorait Plouvorn, situé dans le canton de Plouzévédé.

Or, dans cette commune de Plouvorn, le château de Kerouzeret, la plupart des lucarnes (j'en ai compté 12) sont encadrées de deux crossettes figurées, en kersanton, et si celles-ci datent (a priori, car j'ignore le détail des réemplois) du XIXe siècle, elles rivalisent avec leurs modèles du XVIe siècle et en reprennent superbement le vocabulaire thématique des dragons, des lions et des chiens. Mais Paol ou Jakez est bien là pour qui sait le chercher, le paysan bas-breton chaussé de ses sabots!

Mais il faut dire que ces modèles du XVIe siècle ne manquaient pas, et sans s'éloigner beaucoup de Kerouzoret, l'architecte Henri Parent pouvait en découvrir sur les églises et chapelles.

Le nom du sculpteur sur pierre auquel il a fait appel vers 1880 est-il conservé dans les archives ? Je n'ai pu consulter le mémoire de maîtrise 'Ambroise-Rendu 1995) qui les a explorées.

 

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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J'ai désigné les lucarnes que je présente sous un numéro (de 1 à 8) ; et j'ai laissé les autres lucarnes disponible à la découverte des futurs visiteurs.

Je vous présente la carte :

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Lucarne n°1. Dragon ailé et chèvre (?).

Lucarne n°2. dragon ailé et chien (lévrier) portant un collier.

Lucarne n°3. Lion et dragon ailé.

Lucarne n°4. Deux chimères ailés .

Lucarne n°5. Deux chimères ailés  .

Lucarne n°6.  Un dragon ailé et un breton.

Lucarne n°7. Un bélier et un dragon ailé .

Lucarne n°8. Un dragon ailé et un chien (lévrier, sans collier).

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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Lucarne n°1. Dragon ailé et chèvre (?).

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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Lucarne n°2. dragon ailé et chien (lévrier) portant un collier.

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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Lucarne n°3. Lion et dragon ailé.

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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Lucarne n°4. Deux chimères ailés .

 

Ces chimères possèdent des éléments des dragons ailés (une queue de serpent, des ailes nervurées), une tête vultueuse portant des cornes bovine et des bras plutôt humains. Le monstre de gauche emporte sous son bras un renard (ou écureuil, ou lapin) .

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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Lucarne n°5. Deux chimères ailés  .

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Nous voyons que notre sculpteur ne manque pas de drôlerie. À gauche, un pseudo-dragon est pensif ou contrit, et porte ses doigts entre ses dents comme un cancre en difficulté. À droite, c'est une sorte d'homme sauvage (mais ailé) qui a attrapé avec sa corde un sanglier, ou quelque autre bête.

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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Lucarne n°6.  Un dragon ailé et un breton.

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À gauche, un dragon ailé au corps écaillé et à la gueule marquée par un croc menaçant.

À droite, un homme aux cheveux longs et bouclés et coiffé d'un bonnet phrygien ; il porte un gilet, et un pantalon et il est chaussé de sabots.

Il s'agrippe des deux mains sur une barre, et adopte ainsi la posture des lions (ou dragons, béliers et autres animaux) de crossette : posture humiliante voire dégradante mais néanmoins comique.

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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Lucarne n°7. Un bélier et un dragon ailé .

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Lucarne n°8. Un dragon ailé et un chien (lévrier, sans collier).

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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LES ARMOIRIES.

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Mon inventaire n'est pas complet, c'est un florilège de ce que j'ai observé lors d'une visite trop rapide.

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1, 2 et 3 : blasons de l'arcature de la porte ogivale  Le Borgne - Barbier - Moucheron de Châteauvieux. 

4. Blason entouré d'un collier de l'Ordre de Saint-Michel et surmonté d'un heaume.

5. Armoiries aux trois tours d'Audren de Kermel.

6. Armoiries à interpréter. Chevron et rosettes.

7. Dans un  cuir  découpé à enroulement, blason mi-parti des Le Borgne et du Moucheron de Châteauvieux.

8. Hors du château, sur le logis : motif écartelé complexe. Kersanton.

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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3 blasons de l'arcature de la porte ogivale  Le Borgne - Barbier - Moucheron de Châteauvieux

 

En haut : Barbier

À droite : Le Borgne.

À gauche : Moucheron de Châteauvieux

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Le château de Keruzoret à Plouvorn : crossettes et héraldique.

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Les autres portes ne montrent pas de blason.

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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4. Blason entouré d'un collier de l'Ordre de Saint-Michel et surmonté d'un heaume.

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L'écu de gauche porte les armes de la famille Le BORGNE (d'azur à trois huchets d'or 2 et 1 liés en sautoir de même). L'écu de droite porte les armoiries des BARBIER.

Il peut s'agir des armes de Jean (ou Charles) LE BORGNE, époux en 1669 de Suzanne BARBIER DE KERNAO

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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5. Armoiries aux trois tours d'Audren de Kermel.

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https://www.tudchentil.org/spip.php?article862

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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6. Armoiries à interpréter. Chevron et rosettes.

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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7. Dans un  cuir  découpé à enroulement, blason mi-parti des Le Borgne et du Moucheron de Châteauvieux.

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Le Borgne : d'azur à trois huchets d'or 2 et 1 liés en sautoir de même

Du Moucheron de Châteauvieux : D'argent à la fleur de lys d'azur coupée en pal et détachée de toute part.

Le sculpteur a utilisé le code indiquant les émaux (les couleurs) avec des hachures horizontales pour l'azur et un pointillé pour l'or.

Le cuir à enroulement, relevant de la Seconde Renaissances se retrouve sur le panneau armorié du château de Maillé (Plusquellec/Goulaine après 1541) et sur celui du château de Kerjean (Barbier/Gouzillon mariés en 1571) .

Les trois châteaux sont éloignés de 20 kms.

On remarquera au milieu et en haut  un autre motif de la Seconde Renaissance dont j'ai étudié la pénétration dans le Léon, le terme gaîné (une tête et un buste dont les bras sont réduits à des volutes)

 

 

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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8. Hors du château, sur le logis : motif écartelé complexe. Kersanton.

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La cordelière laisse penser qu'il s'agit d'un blason féminin. Au centre, un carré de vair.

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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SOURCES ET LIENS.

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/chateau-de-keruzoret-plouvorn/0fabf1a2-bd3c-4ed6-ae2b-055ceffcfe5f

 

SOURCES ET LIENS.

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ABGRALL (Jean-Marie), L'Architecture bretonne

ABGRALL (Jean-Marie), 1897, Le Livre d'or des églises de Bretagne,  Lambader, Berven, Lochrist, Goulven, illustrations de Charles Géniaux, Rennes pages 1-3.

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_201/lambader__berven__lochrist__goulven.pdf

 

— AMBROISE-RENDU, (Guillaume), GALES, (Gwenaële) et LE BRAS, (Valérie), 1995, Inventaire des archives du château de Keruzoret (Plouvorn), dir. J. TANGUY. Non consulté.

 

BARRIÉ (Roger), 1975, "Trois vitraux méconnus du XVIe siècle en Bretagne, Bull. Société archéologique du Finistère t. 103, pages  93-120. Voir p. 115-116.

BARRIÉ (Roger), 1977, "Vitraux disparus", p. 104, 174 note 47.Bull. Société archéologique du Finistère

BARRIÉ (Roger), 1977, "Plouvorn, chapelle Saint-Trémeur du manoir de Keruzoret, les vitraux", Bull. Société archéologique du Finistère

BARRIÉ (Roger), DOUARD Christel 1987, Châteaux du Haut-Léon, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Commission régionale Bretagne, // Images du Patrimoine, n° 34. Rennes, 1987, 32 p. 

[compte-rendu]Mussat André Bulletin Monumental  Année 1989  147-3  pp. 264-265

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1989_num_147_3_4766_t1_0264_0000_4

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3320539f.texteImage

https://books.google.fr/books?id=eUhYDwAAQBAJ&dq=Ch%C3%A2teaux+du+Haut-L%C3%A9on,+Inventaire+g%C3%A9n%C3%A9ral+des+monuments+et+des+richesses+artistiques+de+la+France.+Commission+r%C3%A9gionale+Bretagne,+Roger+Barrie&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

CENTRE GENEALOGISTE DU FINISTERE, Forum

https://forum.cgf.bzh/forum/phpBB3/viewtopic.php?t=31312

— COUFFON, (René), LE BARS, Alfred), 1988, "Plouvorn",  Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles. Quimper : Association Diocésaine, 1988.

https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2021/01/PLOUVORN.pdf

 

DANIEL (Tanguy), 1996, La chapelle de Lambader en Plouvorn,   Comptes rendus, procès-verbaux, mémoires - Association bretonne et union régionaliste bretonne,  Congrès de Saint-Pol-de-Léon juin 1996 tome CV p. 50.

https://books.google.fr/books/about/Comptes_rendus_proc%C3%A8s_verbaux_m%C3%A9moires.html?id=Ka0iAQAAIAAJ&redir_esc=y

 

DUCOURET (Jean-Pierre), 1971, Inventaire pour le Patrimoine dossier IA00005484

 

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-notre-dame-lambader-plouvorn/8e820a5c-91e6-410a-9857-c05679006ec6

http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/public/annexes/IA00005484_01.pdf

— FRÉMINVILLE ((chevalier Christophe-Paulin de La Poix de Fréminville) 1832, Antiquités de la Bretagne: Finistère, Volume 1, Lefournier et Deperiers, 1832 p. 69

https://books.google.fr/books?id=d04bAAAAYAAJ&dq=lambader&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

"Les vitraux, bien conservés , sont d'une époque postérieure à l'édifice, les personnages qui y sont représentés, portent le costume et l'armure du seizième siècle. Ce sont, selon toute apparence, les seigneurs aux dépens desquels ces vitraux ont été faits."

LAURENCEAU (Elise),1971,  Inventaire Général, dossier IA29002789.

 

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chateau-de-keruzoret-plouvorn/0fabf1a2-bd3c-4ed6-ae2b-055ceffcfe5f

 

-Le manoir de Kéruzoret est construit autour de 1500 par Hervé I de Kersaintgilly ; son descendant, Hervé II, obtient l'autorisation de bâtir une chapelle en 1537.

-Au 17e siècle, la demeure passe par héritage à la famille Le Borgne ;

-en 1666, Jean Le Borgne de Kéruzoret fait construire le pavillon est.

-En 1785, est projetée la construction d'un château neuf. De retour d'émigration, la famille de Kéruzoret restaure l'ancien édifice et reconstruit la chapelle.

-En 1865, Amaury de Kerdrel fait appel à l'architecte parisien Henri Parent pour transformer le vieux manoir. Cette importante campagne de travaux, qui s'accompagne du remaniement du parc, se termine en 1887.

LE BIHAN (Jean-Pierre), 11 mars 2008, blog.

http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-17584390.html

"PLOUVORN.

--Chapelle Notre-Dame de Lambader.XV° XVI° . 1712, le 20 Juin, la vitre de la chapelle de la longère nord présentait des armes avec alliance des Coatanfao, sieur de Mesgouin. A la même date, les verrières demandent réparation, la maîtresse vitre est entièrement à refaire. 1845 ; La maîtresse vitre  qui présentait une Passion de 1543 est  brisée. Pol de Courcy signale que la fenêtre est bouchée par un mur de moellons.
--Chapelle Saint-Trémeur de Keruzoret.
-Baie 0, à réseau et 4 lancettes, qui offre autres éléments figuratifs provenant de Lambader, dont un buste de Saint François, probable saint patron d'un donateur, une tête de Marie Madeleine provenant d'une Passion, comme l'est une tête de cheval
-Baie 1 Ouverture en ogive  avec une armature en ferraille d’une verticale et  3 horizontales. qui distribue les deux panneaux centraux  avec, dans le plus important, le couple donateur  et le saint patron Jean-Baptiste. Un dais à putti. Tout autour, une bordure qui est une suite de motifs à base de losanges et de rondelles certaines avec fragments anciens, certains en grisaille et jaune d'argent  présentant un paysage avec personnage.
-Les donateurs et fragments d’une Passion provenant de la maîtresse vitre de Lambader ont été recueillis par M. de Kerdrel
-Baie ouest. Dans  chaque panneau armoiries des Kersaint, Kerchoent, Coëtnemfren, Sénéchal.
Ces armoiries probablement cachées lors de la révolution, ont été trouvées sous l’autel,  du côté ouest du manoir au côté est, Transport qui eut lieu lors de la première moitié du XIX° siècle,
Ces armoiries sont accompagnées  et châpeautées de motifs figuratits avec corbeille de fruits, tête de femmes voilées qu'on pourrait aussi prendre au premier abord pour un voile de Véronique, têtes de personnages aux cheveux d'or, possibles têtes d'animaux, pièces anciennes bouche-trous.
-Pour les autres vitraux , provenant de Lambader lors de la démolition, fin XIX° une permission  écrite avait été demandée par les propriétaires du manoir, écrit qui se trouve toujours dans les archives du  manoir.

Chapelle du manoir de Keruzoret reconstruite  lors de la première moitie du XIX° Fenêtre au-dessus du porche,
écussons armoriés trouvés sous l’autel de l’ancienne chapelle. Ces armoiries sont ..."

 

 

— LE GUENNEC (Louis), Le Finistère monumental tome 1,  Morlaix et sa région, page 304-308. Droits réservés. Ouvrage numérisé avec l'aimable autorisation de la Société des Amis de Louis Le Guennec.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/items/show/9845

 

— LE GUENNEC (Louis), 1911, La chapelle de Lambader, Morlaix, Lajat, in-8°, 88 pages. Non consulté.

"La plus ancienne mention de la chapelle se trouve dans un acte de 1333; les documents conservés aux Archives du Finistère, et que M. Le Guennec a savamment commentés, remontent à 1432 : ils lui ont permis d'écrire une histoire complète de cet intéressant monument."

 https://www.persee.fr/doc/abpo_0003-391x_1911_num_27_2_4166

 

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère : Landerneau, Landivisiau, Ploudiry, Sizun. Mémoire de maîtrise d’histoire,  2 vol. 359 p. + 135 p. : ill. ; 30 cm.

MIORCEC DE KERDANET (L.), 1837, Les vies des Saints de la Bretagne-Armorique De Albert LE GRAND ... Avec des notes et observations historiques et critiques par D. L. Miorcec de Kerdanet et revues par M. Graveran. Brest 1837 Page 502

https://books.google.fr/books?id=PIhhAAAAcAAJ&pg=PA502&dq=lanbader&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwiF4dfrsr_vAhXH3oUKHbu0B1UQ6AEwA3oECAQQAg#v=onepage&q=lanbader&f=false

 

PENNEC (Cyrille) 1825, Le dévot pèlerinage de Notre-Dame du Folgoët, Vatar-Jausions, 1825 - 122 pages

https://books.google.fr/books?pg=PA46&dq=lanbader&id=OQszcnHk2lEC&hl=fr&output=text

 

— PÉRENNÈS (Henri) 1943 Plouvorn Monographie de la paroisse, Rennes, Imprimerie du Nouvelliste, 1943, 86p., Réédition Le Livre d'histoire-Lorisse, Paris, 2004, 83p., p. 50-51.

http://www.infobretagne.com/plouvorn-chapelle-lambader.htm

"La chapelle est située un peu à l'est du château, du côté de l'étang, au bord de l'Esplanade. Elle est moderne et a remplacé un autre oratoire (où Hamon Barbier, chanoine de Léon, avait permis en 1535 de dire la messe), qui était situé au fond du jardin, et sur la façade sont deux belles statues de granit : à gauche, Saint Trémeur portant sa tête entre ses mains, à droite, Saint Christophe avec l'Enfant Jésus sur ses épaules."

 

PROCES-VERBAL 1849,  Bulletin archéologique de l'Association bretonne page 24.

 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2074644/f24.item

"Monsieur de Courcy regrette la perte de la belle verrière de Lambader, datée de l'an 1543, naguère détruite, et remplacée dans la partie inférieure de sa base par un mur de moellons tout neufs, dans sa partie supérieure par un rideau rouge très éclatant (hilarité prolongée)".

 

—  REALS (Vicomte de), 1890, "La restauration de Lambader", in Bulletin archéologique de l'Association bretonne, 31e congrès tenu à Saint-Pol-de-Léon du 10 au 15 septembre 1888, Troisième série, Vol.8, Saint-Brieuc, Imprimerie-Librairie R. Prud'homme, 1890, 202p., p. 54-58. 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2074856/f95.image

"Dans le fond de la chapelle on a recueilli une trentaine de statues en pierres de taille qui doivent être les débris d'un ancien calvaire. Plusieurs de ces statues ont beaucoup d'expression dans la physionomie ; malheureusement presque toutes ont été mutilées pendant la révolution. Elles ressemblent comme travail aux statues du calvaire de Guimiliau et doivent être de la même époque."

NOURRY, Audrey, 1997, Les manoirs des XVe et XVIe siècles au cœur du Léon (communes de Bodilis, Cléder, Lanhouarneau, Mespaul, Plouescat, Plougar, Plounévez-Lochrist, Plouvorn, Plouzévédé, Saint-Vougay, Tréflaouénan, Tréflez, Trézilidé), dir. J. KERHERVE. Non consulté.

TUDCHENTIL, "Kersaintgilly (de). "Réformation de la noblesse 1669

https://www.tudchentil.org/spip.php?article801

TUDCHENTIL, "Troërin de Kerjan (de). Preuves pour la grande écurie (1744)" 

http://www.tudchentil.org/IMG/pdf/troerin_de_kerjan_de_-_preuves_pour_la_grande_ecurie_1744_.pdf

— L'UNIVERS 27 septembre 1877 Inauguration de la chapelle restaurée sur l'initiative du recteur Hellard. Bénédiction par l'évêque en présence de la comtesse de Kerdrel. Promesse d'indulgence le jour du Pardon le lundi de Pentecôte.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chateau-de-keruzoret-plouvorn/0fabf1a2-bd3c-4ed6-ae2b-055ceffcfe5f

WIKIPEDIA

Famille Audren de Kermel

https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_Audren_de_Kerdrel

Chapelle Notre-Dame de Lambader

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_Notre-Dame_de_Lambader

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Published by jean-yves cordier - dans Héraldique Gargouilles et crossettes
3 décembre 2020 4 03 /12 /décembre /2020 19:35

Les vitraux (XVIe siècle) du Musée de la Renaissance d'Écouen.

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Voir aussi sur les collections du musée:

 

Sur les vitraux provenant du château d'Écouen :

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Sur l'art des grotesques et la Renaissance :

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Voir sur  l'art des grotesques de la Renaissance en Bretagne par ordre chronologique :

 etc.

 

 

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Le vitrail Ec.1 (v. 1550-1555) à l'emblématique de Henri II.

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https://www.photo.rmn.fr/C.aspx?VP3=SearchResult&IID=2C6NU0HYNU86

Ce vitrail de 1,12 m de haut et 0,75 m de large provient du château d'Écouen et peut être daté par la période de règne de Henri II entre mars 1547 et juillet 1559. Le château est alors la propriété d'Anne de Montmorency, qui l'a fait construire à partir de 1538 et jusqu'en 1555.  Écouen devient rapidement le lieu de villégiature favori du roi Henri II à qui une aile entière du château (1er étage, pavillon nord-est) est réservée pour ses fréquents séjours, avec chambre, antichambre et grande salle. Il promulgue dans ce lieu le cruel édit d'Écouen (2 juin 1559), prélude aux guerres de religion, ordonne de tuer sans procès les protestants fauteurs de trouble. Henri II meurt quelques mois après, et les guerres commencent. Anne de Montmorency, toujours connétable, est tué pendant la bataille de Saint-Denis (10 novembre 1567) alors qu'il commandait l'armée royale.

 " Le 10 février 1538, devant la cour réunie au palais ducal de Moulins, Anne de Montmorency reçoit l'épée de connétable des mains de François Ier, récompense de ses succès militaires et plus encore de son action à la tête d'une grande partie des affaires du royaume. Tout comme sa nomination comme Grand Maître de France et son mariage avec Madeleine de Savoie, fille de son prédécesseur et nièce de Louise de Savoie, l'avait amené à rénover son château de Chantilly, le nouveau connétable décide de reconstruire entièrement son château d'Écouen  afin de marquer son rang et sa place à la cour."

" Le château est conçu pour recevoir le roi, la reine et la cour. Son plan, moderne et audacieux, quadrangulaire avec quatre pavillons saillants et une distribution intérieure innovante, porte l’ambition de mettre en valeur le protocole et la dignité de ses invités, car Montmorency, également grand maître de France, a la charge d’organiser la vie de la cour. Hélas pour lui, en 1541, alors que l’édification du château est commencée depuis trois ans, le connétable est disgracié par François Ier sur des querelles de politique étrangère et sur des intrigues de cour. Durant les six années de disgrâce, Montmorency partage sa vie entre Écouen et Chantilly, sans reparaître à la cour."

Il commande alors pour la galerie occidentale une série de vitraux consacrés à l'Histoire de Psyché, évidente allégorie des vicissitudes rencontrés par Anne de Montmorency et de son espoir de rentrer en grâce, comme il en advint de Psyché. La galerie prit ainsi le nom de Galerie de Psyché, 

"Il lui faut attendre la mort du roi en 1547 pour qu’Henri II le rétablisse dans toutes ses prérogatives. Dès lors sont modifiés les façades du château et les escaliers qui mènent aux appartements du roi, et les cheminées reçoivent leur décor peint, exécuté vers 1550 par l’équipe de Jean Cousin. Le style d’Écouen présente une transition entre l’art très orné des châteaux de la Loire et la période classique, très respectueuse des canons de l’architecture antique selon Vitruve, en vogue sous le règne d’Henri II. Après Fontainebleau, Ancy-le-Franc et Oiron, Écouen est l’un des châteaux peints les mieux conservés de la Renaissance française." (T. Crépin-Leblond)

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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1. Le décor de grotesque.

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a) Le registre supérieur.

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Deux putti ailés ouvrent le pavillon dévoilant la couronne royale. Ce pavillon supporte un vase avec fleurs et feuilles, dessiné en rubans ou cuir découpé et sommé d'un masque léonin. Il s'inscrit lui-même dans un cartouche à cuir découpé, dans une mode importée d'Italie par l'École de Fontainebleau, et qui accueille des masques, des pots-à-feu, et deux hybrides cornus sur un col de cygne.

Ce décor jovial voire ironique, ludique et aéré est typique des Cartouches d'illustrateurs comme Domenico des Barbiere, Jacques Androuet du Cerceau,  René Boyvin, Enea Vico ou Cornelis et Jacques Floris qui vont gravé leurs planches entre 1550 et 1565 en Italie ou à Anvers. Il relève de l'art des grotesques. Ces gravures déploient  un monde purement graphique, sans perspective, sur fond blanc et vide avec ses rubans comme suspendus dans une vitrine. Le but décoratif se dégage ainsi de tout souci de réalisme, et se libère , dans ses créatures hybrides, de toute distinction entre l'humain, l'animal, le végétal et les artefacts (objets fabriqués comme les lampes et les vases), et ce manque de respect  des normes du Réel contamine parfois le sujet principal (ici les emblèmes royaux) par une prise de distance avec le Monde. Cette  prise de distance relie le regard de l'artiste avec celui du philosophe stoïque, d'où, sur de nombreuses planches, des incitations au Memento mori comme les développeront plus tard les Vanités flamandes et leurs Natures mortes.

L'œuvre  s'affiche délibérément comme un spectacle créé et mis en scène par l'imagination d'un artiste devenu l'égal du Créateur.

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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b. Le registre inférieur.

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Dans les mêmes arabesques de cuirs découpés, nous découvrons deux faunes dansants, un putto ailé, des masques léonins, des oiseaux, et des sphinges.

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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2. Le complexe emblématique.

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Deux "anges" ou femmes ailées sont les tenants de ce chapeau de triomphe en couronne de fruits et cuirs à masques. Une couronne royale est placée à son sommet.

Au centre, sur un fond damassé, trois croissants sont entrecroisés et séparés par les mots DONEC TOTUM IMPLEAT ORBEM .

Cet emblème, et cette devise, se retrouvent sur le plafond de la salle de bal du château de Fontainebleau, commandé en par Philibert Delorme au menuisier Scibec di Carpi. 

La devise latine sibylline "Jusqu'à ce qu'il (le croissant lunaire) emplisse le cercle tout entier", ce qui peut signifier "Jusqu'à ce que la gloire du roi en croissant remplisse le monde entier". Henri II avait opté pour le croissant, longtemps associé à tort à sa favorite Diane de Poitiers, pour illustrer son ambition de ceindre la couronne impériale (le croissant est l’annonce d’une lune pleine, symbole de conquête, d'épanouissement total).

 

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"La Devise à present du Treschretien & victorieus Roy Henri II. de ce nom, est la Lune en son croissant: Es sacrees escritures donques la Lune prefigure l’Eglise, quasi en tous passages, à quoy se conforme l’histoire recitee par Paul Emil du Pape Calixte II. (au paravant apellé Guy, fils de Guillaume Conte de Bourgongne,) lequel la nuit precedent sa creacion, eut vision d’un jeune enfant qui lui aporta & mit une Lune sur le giron. La Lune aussi est sugette à mutacions, croissant
& decroissant de tems en tems: ainsi veritablement est l’Eglise militante, laquelle ne peut demourer long tems en un estat, que meintenant ne soit soutenue & defendue des Princes catholiques, & tantot persecutee des tirans & heretiques: au moyen dequoy est en perpetuel combat, auquel neanmoins la Royale Magesté, ou Roy premier fils de l’Eglise promet de tenir main de proteccion, jusques à ce que reduite sous un Dieu, un Roy, & une Loy, aparoisse la plenitude & rotondité de sa bergerie, regie par le seul Pasteur."  Claude Paradin, Devises héroïques (1557)

https://www.emblems.arts.gla.ac.uk/french/emblem.php?id=FPAb010

http://www.chateau-fontainebleau-education.fr/guide/plafond-(bis).html

http://www.chateau-fontainebleau-education.fr/pages/dossiers/renaissance/ren_03_affirmation.html

Cet emblème se retrouve au château d'Écouen sur les boiseries (1548) de la chapelle , sur les carreaux de pavement ( 1549-1551) par Abaquesne Masséot (cf. infra),  et sur les trophées d'armes et les les solives de la chambre du roi au premier étage. À ce niveau, "les emblèmes de Henri II prédominent, sous la forme du H ou du croissant unique, des trois croissants entrelacés et du H mêlé à deux D ou C, mais on observe en plus dans la travée centrale, le double K de Catherine de Médicis ainsi que, plus discrètement sur les retombées seules, le monogramme AM d’Anne de Montmorency. L’alternance régulière des chiffres ou croissants, leur variété, de même que celle des entrelacs, démontrent à la fois la maîtrise de l’organisation et l’inventivité de ce décor dont l’emblématique, tout en demeurant discrète, affirme sa présence par sa répétition." (S. Allais).

 

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Les emblèmes de Henri II à Écouen et à  Fontainebleau. Dossier iconographique.

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À Écouen.

Les pavements du château d'Écouen par Masséot Abaquesne.

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Un premier pavement est exécuté en 1542 pour la Galerie de Psyché (galerie occidentale), avec l'emblématique d'Anne de Montmorency et  de son épouse.

Après sa retour en grâce et la reprise de ses fonctions, il commande à Masséot Abasquesne, faïencier de Rouen, un nouveau pavement exécuté en 1549-1551, cette fois-ci pour la galerie orientale, mais malheureusement détruite en 1787, descellé et vendu. Ce second pavement  a été restitué en 1997 au Musée de la Renaissance.

L'emblématique royale s'y allie désormais à celle du connétable, alternant avec les écus du roi et de la reine, et leur monogramme. 

Dans ce premier médaillon sont les trois croissants et la devise Donec Totum Impleat Orbem. Sur le coté, l'initiale du prénom Henri est entrecroisé de deux C inversés, (l'initiale de Catherine, mais pourquoi ce dédoublement et pourquoi cette inversion ? ). Il a été remarqué depuis longtemps que ces lettres C assez semblable à des croissants formaient avec les fûts du H deux D, allusion à Diane de Poitiers la maîtresse du roi.

Deux croissants de lune sont également figurés sur les carreaux bleus.

L'arabesque opposée au monogramme HC ressemble à des rameaux, mais ils forment deux tiges en forme de S. 

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Pavement (Masséot Abaquesne)  du château d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Pavement (Masséot Abaquesne) du château d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Pavement (Masséot Abaquesne)  du château d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Pavement (Masséot Abaquesne) du château d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Au château de Fontainebleau.

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Château de Fontainebleau. Photographie lavieb-aile.

Château de Fontainebleau. Photographie lavieb-aile.

Château de Fontainebleau. Photographie lavieb-aile.

Château de Fontainebleau. Photographie lavieb-aile.

Château de Fontainebleau. Photographie lavieb-aile.

Château de Fontainebleau. Photographie lavieb-aile.

Château de Fontainebleau. Photographie lavieb-aile.

Château de Fontainebleau. Photographie lavieb-aile.

Château de Fontainebleau. Photographie lavieb-aile.

Château de Fontainebleau. Photographie lavieb-aile.

Château de Fontainebleau. Photographie lavieb-aile.

Château de Fontainebleau. Photographie lavieb-aile.

Château de Fontainebleau. Photographie lavieb-aile.

Château de Fontainebleau. Photographie lavieb-aile.

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Le vitrail Ec.2 (v. 1547-1555) à l'emblématique de Catherine de Médicis.

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https://art.rmngp.fr/fr/library/artworks/vitrail-a-l-emblematique-de-catherine-de-medicis_vitrail-technique

https://musee-renaissance.fr/la-chambre-de-catherine-de-medicis

 

 

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Le registre supérieur.

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Deux putti ailés tiennent la tenture d'un pavillon, sous lequel deux allégories ailées soutiennent la couronne royale.

Deux autres putti ailés plus petits siègent sur le cartouche emblématique, tenant le sceptre et la main de justice sous le monogramme aux K conjoints et opposés de Catherine de Médicis. Pour ne rien dire des deux sphinges enrubannés.

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Le registre inférieur.

Un cartouche de style grotesque est centré par un aigle tenant une couronne dans son bec et semble la tendre à un masque de bœuf (?). Deux télamons, appuyés sur des cranes de béliers,  brandissent des bucranes, et deux jeunes femmes tiennent des rubans. Enfin citons  deux serpents et un masque féminin.

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RMN

RMN

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L'emblématique de Catherine de Médicis.

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Le double K, l'arc en ciel et la devise en grec "dans l'épreuve, l'espoir".

Au centre, au-dessus d'un rivage rocheux, le ciel est chargé à droite et  gauche de nuées et d'ondées, tandis qu'il s'éclaircit au centre autour d'un arc-en-ciel, dont un côté plonge dans la mer.

 

Cette scène est entourée des mots  ΕΥΕΛΠΙΣΤΙΑ ΠΕΡΙ ΑΜΗXΑΝΙΑΣ (il faut le lire dans cet ordre)et l'ensemble s'inscrit dans un chapeau de triomphe cantonnée de quatre monogrammes aux deux lettres K opposées en miroir par le fût,  qui forment une figure rappelant les caractères grecs majuscules incluant un X.

La devise n'a pas été étudiée, et est souvent mal transcrite. On trouve dans cette devise le mot en grec ancien ΕΥΕΛΠΙΣΤΙΑ qui associe εὖ, ἐλπίζω pour signifier "bon espoir". Puis le mot νεπι , "sur", et le mot  αμηχανία (mais ici avec un sigma final ) ou "amichania " échec, déconfiture", d'où le sens "BON ESPOIR SUR L'ÉPREUVE", parfaitement accordé à l'emblème de l'arc-en-ciel dans l'orage.

L'ensemble se réfère à l'histoire biblique du Déluge et à l'arc-en-ciel, symbole de la Nouvelle Alliance entre Dieu et son Peuple.

 une date imprécise, sans doute durant le règne de François Ier, Catherine de Médicis adopte l’arc-en-ciel ou écharpe d'Iris, messagère des dieux comme signe  d'espoir ou d'apaisement dans la peine ou la tempête, mais aussi d'alliance royale avec son peuple. Elle choisira   ensuite une lance brisée (en référence à l'arme qui a causé la mort de son époux Henri II) accompagnée des mots  hinc, hinc dolor "De là viennent mes larmes et ma douleur" .

On retrouve cet emblème sur les pavements de la galerie occidentale, ainsi que dans le décor des solives du plafond de l'appartement de la reine, situé au rez-de-chaussée, sous celui du roi. Ou sur la façade nord du château.

On trouve aussi pour la reine la devise ΦΩΣ ΦΕΡΟΙ ΗΔΕ ΓΑΛΗΝΗΝ”.

https://www.emblemstudies.org/emblem-of-the-month-01/

https://www.louvre.fr/oeuvre-notices/portrait-d-henri-ii-1519-1559-et-de-catherine-de-medicis-1519-1589?sous_dept=1

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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L'emblématique de Catherine de Médicis à Écouen.

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Second pavement (1549-1551) par Masséot Abaquesne pour la galerie orientale. Aujourd'hui exposé au Musée de la Renaissance, 2ème étage.

L'emblème avec sa devise grecque est inscrite dans une couronne d'entrelacs, et complétée d'un coté par le monogramme du roi à l'H et aux deux C croisés. Mais les C ne sont plus individualisées et leurs pointes ne débordent plus, tandis que l'H n'est plus clairement individualisée, si bien que le spectateur voit avant tout deux D opposés reliés par une barre.

L'autre motif est celui du monogramme aux deux lettres K, mais là encore nous ne les distinguons pas derrière ce I central et ces deux arches en C inversées formant un X.

On notera, dans le décor de grotesques, les  quatre sphinges, les pots-à-feu et les nombreux papillons, tous presque semblables et sans doute inspirés des Petites Tortues Aglaïs urticae   très fréquents sur les enluminures médiévales, même si elles n'ont jamais l'exactitude naturaliste propre au XVIIe et XVIIIe siècles.

 

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Pavement (Masséot Abaquesne)  du château d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Pavement (Masséot Abaquesne) du château d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Les armoiries de Catherine de Médicis à Écouen.

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Second pavement (1549-1551) par Masséot Abaquesne pour la galerie orientale. Aujourd'hui exposé au Musée de la Renaissance, 2ème étage.

Les armes de la reine sont un parti de France et de Médicis contre-écartelé de la Tour et d’Auvergne sur le tout duquel est posé un écu de Boulogne :

Parti au I, d’azur aux trois fleurs de lys d’or (France) ; aux II, écartelé, au 1 et 2, d’or à six boules en orles, la supérieure de France, les autres de gueules (Médicis), aux 2 et 3 contre écartelé, aux A et D, d’azur semé de fleurs de lys d’or et à la tour d’argent maçonnée et ouverte de sable (la Tour), aux B et C, d’or au gonfanon de gueules frangé de sinople (Auvergne) ; sur le tout, écu d’or à trois tourteaux de gueules (Boulogne).

https://www.cairn.info/revue-de-la-bibliotheque-nationale-de-france-2013-1-page-74.htm

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La moitié gauche du blason porte donc les armes du mari de Catherine, comme c'est la règle.

La moitié droite porte en haut celles de son père Laurent II de Médicis, duc d'Urbino. Et en bas, mais dédoublées et avec un carreau de faïence placé à l'envers, celles de sa mère Madeleine de la Tour d'Auvergne (1492-1519).

Mais nous pouvons remarquer que le "gonfanon" des armes d'Auvergne, un meuble d'armoiries qui imite en général une bannière d'église avec ses trois manipules ou fanons arrondis en demi-cercles (voir ici) ressemble ici à trois sortes de pelisses suspendues à une tringle. Ce qui se retrouve également sur les armes attribuées à Antoinette de la Marck sur un vitrail provenant du château d'Écouen, et reposé à Chantilly.

On comparera ces armes à celles de son sceau, dont la matrice est conservée.

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Pavement (Masséot Abaquesne)  du château d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Pavement (Masséot Abaquesne) du château d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Pavement (Masséot Abaquesne)  du château d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Pavement (Masséot Abaquesne) du château d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Le vitrail Ec.3 (v. 1550-1555) aux figures de Jupiter et de l'Air.

Voir mon article dédié à cette verrière  :

Un nouvel exemple du Hibou harcelé par les oiseaux : un vitrail (v. 1550-1560) du Musée de la Renaissance du château d'Écouen.

Voir la notice du Musée de la Renaissance :

"L'Air et Jupiter Ile-de-France vers 1550 H : 1,10m EC 3

Ces deux panneaux aujourd'hui assemblés par une ligne de plomb horizontale sont de provenance inconnue. Le panneau supérieur est une représentation allégorique de l'air, tandis que le niveau inférieur figure le dieu antique Jupiter. D'un point de vue technique, le réseau de plomb a été simplifié à l'extrême : les carrés de verre peints sont juxtaposés comme des carreaux de faïence. Cette sobriété souligne bien le nouveau caractère des vitraux. Ils ne sont plus les tapisseries plus ou moins transparentes qui jouaient avec la lumière. Ils l'invitent à entrer à flots, tout en gardant un caractère éminemment décoratif. Le verrier manie d'ailleurs la grisaille, la sanguine et le jaune d'argent avec une maîtrise extraordinaire. Du point de vue du style on est frappé par l'emprunt plus que probable, pour la composition d'ensemble et les motifs, aux gravures d'Androuet du Cerceau (plusieurs fois réimprimées entre 1550 et 1566) et, pour la figure de Jupiter, à une estampe de René Boyvin. Les motifs employés, animaux fantastiques, grotesques, palmes, cuirs, sont tout droit issus de l'École de Fontainebleau. Deux autres panneaux "cousus" selon le même principe, La Terre et Mars, font également partie des collections du Musée d'Écouen.

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Le vitrail Ec.4 (v. 1550-1555) aux figures de Mars et de la Terre.

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https://www.photo.rmn.fr/archive/98-024741-2C6NU0X19U12.html

Il s'agit comme le précédent de la réunion a posteriori de deux panneaux en verre blanc, grisaille et jaune d'argent appartenant à deux séries différentes, l'une mythologique (Mars) et l'autre allégorique (la Terre), dans un décor de grotesque. Ils proviennent probablement du château d'Écouen.

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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a) Allégorie de la Terre.

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La femme porte une couronne crénelée, comme la déesse romaine Cybèle, déesse phrygienne de la terre, identifiée plus tard à Rhéa ou avec Déméter. Et comme Cybèle, elle est représentée avec les seins pleins de lait (comme déesse nourricière). Elle arrose de ce lait la terre, attirant deux cochons et un coq à ses pieds, tandis qu'un lion est à ses cotés (on sait que le char de Cybèle est trainé par des lions).

Elle apparaît sous un massacre de cerf dans un cadre formé par deux candélabres, ou, plus globalement, sous un portique soutenu par deux sosies de la Terre, bras écartés, mais réduites à leur buste dénudé inséré sur un piètement. 

Ce dernier, posé comme un vase sur un guéridon à tête de bélier, libère des volutes en cornes d'abondance d'où sortent des branches d'olivier.

Le registre inférieur figure une longue table où pend un bucrane, tandis que deux boucs viennent brouter le feuillage décoratif.

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Le dieu Mars.

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Ce guerrier esquisse un pas de danse en levant son épée et son bouclier entre deux faunes assis sur des sellettes et tenant des flambeaux. De chaque coté, des candélabres et des pots-à-feu. Au registre supérieur, un chaudron produit des flammes entre deux dragons ailés.

On remarquera les trois papillons et la  Demoiselle (libellule), d'une part parce qu'ils accompagnent les images insistantes du Feu et de la Lumière (on sait qu'ils sont attirés par les flammes) et d'autre part parce que c'est un des nombreux points communs entre ces vitraux et le pavement des salles du château d'Écouen.

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Le vitrail E.CL.1041 (v. 1547-1551) à l'emblématique d'Anne de Montmorency.

 

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Dans un cartouche et une présentation semblable aux verrières des emblèmes d'Henri II et de Catherine de Médicis, le propriétaire du château a fait figurer son monogramme aux initiales A et M liées et traversées par l' épée de connétable. Le même carton a été repris, exactement, de la verrière de Henri II, et seul l'intérieur du chapeau de triomphe change, ainsi que la couronne de baron (aux rangs de perles) remplaçant la couronne royale.

Le vitrail est antérieur à 1551, date à laquelle Anne de Montmorency, promut duc et pair,  échange le tortil de baron contre la couronne ducale.


 

https://www.photo.rmn.fr/C.aspx?VP3=SearchResult&IID=2C6NU0SQUGSX

https://inventaire.iledefrance.fr/dossier/chateau/7acb2a08-5d6e-4b8b-894e-af69d0a75b16/illustration/42

https://art.rmngp.fr/fr/library/artworks/panneau-aux-armes-du-connetable-anne-de-montmorency-et-au-chiffre-d-henri-ii_vitrail-technique

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Les emblèmes et les armes du Connétable se retrouvent partout au château d'Écouen, dans la chapelle (voûte et boiseries notamment), dans ses appartements du premier étage de l'aile sud, sur les reliures de ses livres, et sur les deux pavements du château. On y trouve les deux devises du connétable :  Fidus et verax in justitia judicat et pugnat (celui qui est fiable et véridique dans la justice peut seul juger et combattre) et Arma tenenti omnia dat qui justa negat (à celui qui détient les armes, c’est tout accorder que de refuser ce qui est juste).

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Second pavement (1549-1551) du château d'Écouen.

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a) Emblématique d'Anne de Montmorency. (Second pavement, atelier de Masséot Abaquesne, 1549-1551).

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Dans les rinceaux, le monogramme AM est entouré de deux bras armés  jaillissant de nuées. La devise ARMA TENENTI OMNIA DAT QVI IVSTA NEGAT est inscrite autour. Le monogramme est répété de chaque coté.

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Pavement (Masséot Abaquesne)  du château d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Pavement (Masséot Abaquesne) du château d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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b) Emblématique d'Anne de Montmorency. (Second pavement, atelier de Masséot Abaquesne, 1549-1551).

Le bras armé sortant des nuées et dont l'épée est fleurdelysée est entouré d'un nouvel emblème, une ceinture, elle aussi fleurdelysée.

Elle n'est pas sans évoquer la ceinture Espérance des Bourbon, omniprésente à la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude.

http://www.lavieb-aile.com/2020/05/l-emblematique-et-l-heraldique-de-la-sainte-chapelle-de-champigny-sur-veude.html

On lit ensuite la devise FIDVS ET VERAX IN IVSTITIA IVDICAT ET PVGNAT.

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Pavement (Masséot Abaquesne)  du château d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Pavement (Masséot Abaquesne) du château d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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c) Écu d'Anne de Montmorency (Second pavement, atelier de Masséot Abaquesne, 1549-1551)

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La composition s’organise autour d’un écu aux armes d’Anne de Montmorency  d’or à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d’azur surmonté d’une couronne de baron et entouré du collier de l’ordre de Saint-Michel. 

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Pavement (Masséot Abaquesne)  du château d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Pavement (Masséot Abaquesne) du château d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Le vitrail E.CL.1041b (1544) à l'emblématique de François Ier (salamandre).

 

https://www.photo.rmn.fr/archive/87-005061-02-2C6NU0HYNQWS.html

Nous retrouvons le décor de grotesque, avec ses putti ailés, ses masques, son cartouche aux apparences de ferronnerie, ses rubans à pompons, ses bordures de fruits et légumes, et nous découvrons la date de 1544.

Au centre, dans le chapeau de triomphe, la salamandre crachant le feu, propre à François Ier, est surmontée de la couronne royale et d'un motif aux ailes liées autour d'un bâton.

La salamandre est très répandue dans les propriétés de François Ier et de sa cour, illustrant la devise Nutrisco et extinguo — je nourris [le bon feu] et j'éteins [le mauvais]  et le principal intérêt de ce vitrail est de trouver ici un verre rouge gravé (ou flammé ?) pour simuler les flammes dansant.

La date de 1544 est étonnante, puisqu'elle situe le vitrail 3 ans après la disgrâce d'Anne de Montmorency auprès du roi.

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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LES VITRAUX PROVENANT DE LA SAINTE-CHAPELLE DE VINCENNES.

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"En 1549, Henri II confia à l’architecte Philibert de L’Orme l’achèvement de la Sainte-Chapelle de Vincennes, où il avait le projet de transférer le siège des cérémonies de l’ordre de Saint-Michel. L’édifice reçut alors un somptueux décor intérieur et les vitraux firent l’objet, de 1551 à 1556, de commandes successives, confiées à Nicolas Beaurain, un maître verrier parisien réputé.

Chaque verrière était divisée en trois niveaux superposés. Le récit de l’Apocalypse en occupait la partie centrale par une succession de tableaux présentés dans des encadrements peints en grisaille. Le haut du fenestrage déclinait avec abondance l’emblématique royale portant les croissants, chiffres et devises associés à Henri II. Les parties basses des verrières étaient réservées, dans le choeur, à des représentations de personnages sacrés et, dans la nef, à des portraits des membres de la famille royale (le roi régnant, son père le roi François Ier, la reine Catherine de Médicis, le dauphin François) et des principaux dignitaires de l’Ordre (le cardinal de Lorraine, le duc de Guise et le connétable de Montmorency, gouverneur de Vincennes). Tous étaient représentés agenouillés en prière et à grandeur naturelle, saisissants de vérité. François Ier, tourné vers la gauche en direction du sanctuaire, occupait l’une des verrières droites de la nef."https://en.musee-renaissance.fr/node/42

 

"Nicolas Beaurain a succédé à Jean Chastellain, après sa mort à la fin de 1541, dans les comptes des Bâtiments du roi. À la mort de Jean Chastellain, les marguilliers de l'église Saint-Étienne-du-Mont lui ont demandé de réaliser la grande verrière de saint Étienne dans la première fenêtre sud du déambulatoire (baie 103). Le marché est passé le 29 décembre 1541.

En 1548, Philibert Delorme a commandé à Nicolas Beaurain des grisailles mythologiques pour le château d'Anet

Entre 1551 et 1559, il a réalisé les vitraux de la Sainte-Chapelle de Vincennes sous la direction de Philibert Delorme. Des fragments importants de ses vitraux sont conservés dans le musée du Louvre - en particulier une Vierge à l'Enfant - et au musée national de la Renaissance. Le premier marché pour les vitraux de la Sainte-Chapelle a été passé à Nicolas Beaurain par Philibert Delorme le 15 avril 1551, le second le 18 mars 1555. Le nom de Nicolas Beaurain n'apparaît plus dans les comptes des Bâtiments du roi après 1563. Il avait réalisé les verrières de l'abside. Il a aussi vitré en blanc les baies qui n'avaient pas reçu de verrières. Il est probable que les travaux ont considérablement diminué après la mort du roi Henri II, en 1559." (Wikipédia)

 

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François 1er en prière, ( Nicolas Beaurain 1551-1556 ), Sainte-Chapelle de Vincennes. Cl.20683.

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Beaurain#/media/Fichier:Ecouen_Mus%C3%A9e_national_de_la_Renaissance7177.JPG

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"On considère ce portrait du roi défunt comme l’un des chef-d’œuvre de la peinture sur verre de la Renaissance. Nicolas Beaurain y décline sa palette vive et riche en émaux, sa pratique des tailles croisées qui modèlent vigoureusement les visages, son goût pour les textiles et les décors mobiliers. Le peintre verrier signe là un véritable portrait de l’homme âgé, au visage amaigri mais toujours avenant, que François Ier fut sans doute au cours des dernières années de son règne." (Musée de la Renaissance) https://en.musee-renaissance.fr/node/42

 

 

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Les vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen.
Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Deux anges présentant l'écu de France entouré du collier de l'Ordre de Saint-Michel. (Nicolas Beaurain, Sainte-Chapelle de Vincennes vers 1556). E. Cl 1048.

Cet élément provient d'une verrière associée au portrait de François Ier agenouillé en prière (1551-1556).

https://en.musee-renaissance.fr/node/918

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Armoiries d'Anne de Montmorency présentées par deux anges. Sainte-Chapelle de Vincennes. (Nicolas Beaurain, Paris vers 1557). OAR 509

Cette œuvre a été récupérée en Allemagne par les Alliés après la Seconde Guerre mondiale et confiée à l'Office des biens privés ou OBIP. Dépôt Louvres 1999.

Comme pour l'écu du pavement présenté plus haut, les armes  d’or à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d’azur sont entourées du collier de l’ordre de Saint-Michel, mais la couronne de baron a laissé place à celle de duc. Il est accompagné de la devise APLANOS.

Au-dessous, le monogramme HCC de Henri II dans une frise de grotesque et la couronne fermée au cintre crucigère appartient bien-sûr à un panneau héraldique royal.

 

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

 

 

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Deux donateurs agenouillés devant saint Denys l'Aréopagite. fragment provenant de l'Hôtel-Dieu de Provins. (Paris vers 1525). Fonds du Sommerard. Ec 177.

 

https://www.photo.rmn.fr/CS.aspx?VP3=SearchResult&VBID=2CO5PC7WNGCVZ&SMLS=1&RW=1024&RH=639&PN=3

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Scène non identifié provenant de  Provins.

https://www.photo.rmn.fr/archive/91-000153-2C6NU0HYDDNN.html

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Scène non identifié provenant de Provins

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Saint martyr. Ouest de la France vers 1530. Fonds du Summerard.

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Marie-Madeleine, Marie-Salomé et un donateur : trois vitraux.

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"Contemporains des précédents et provenant du célèbre vitrail des alérions à la collégiale de Montmorency, dont on a écrit qu'il était un « chef-d'œuvre de la Renaissance française parvenue à son complet épanouissement », les fragments  représentant Marie Salomé, Marie-Madeleine, et un donateur sont en effet de remarquables exemples de l'habileté technique des verriers parisiens  qui utilisent toutes les ressources de leur discipline et de l'art raffiné de celui qui les a conçu, sans doute Jean Chastellain, le maître le plus prisé du temps. L' aspect pictural s'affirme pleinement dans plusieurs vitraux en grisaille rehaussée de jaune d' argent d'une grande richesse de nuances.  Le paysage y tient une large place avec des effets de profondeur accentués et les personnages adoptent des attitudes nobles et sont parés de vêtements aux drapés savants et recherchés ." (Thierry Crépin-Leblond et Thierry Oursel),

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Sainte Marie-Madeleine (Jean Chastellain ? Paris avant 1541).

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Emploi d'un verre rouge gravé (ou vénitien) pour la colonne.

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Marie-Salomé (Jean Chastellain ? Paris avant 1541).

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On voit mal sur quoi repose l'identification de la sainte qui tient un livre.

Utilisation de verre vénitien pour la colonne.

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Un chevalier au tabard palé d'or et de gueules en donateur: un seigneur d'Amboise ? (Jean Chastellain ? Paris avant 1541).

Les armoiries peuvent correspondre à la famille d'Amboise (« palé d'or et de gueules de six pièces »), ou à celle de Briqueville, par exemple.

http://initiale.irht.cnrs.fr/codex/10914

J'ai pensé à Charles II d'Amboise, maréchal de France

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Une des quatre scènes de l'Histoire de Saint Lié: le miracle de la source. E.CL.1010a (École champenoise,1526). Salle des malades de l'Hôtel-Dieu de Provins.

 

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Saint Lié est, au Ve siècle, un paysan et gardien de troupeau du Berry qui, après avoir passé quelques années au monastère de Micy-Saint-Mesmin, près d'Orléans, se retire en solitaire dans les forêts.

"Il est le patron d'une corporation des tisserands qui les a offerts en 1526 pour la salle des malades de l'Hôtel-Dieu de Provins.. Son histoire est illustrée en plusieurs panneaux. Le premier montre le saint remerciant Dieu d'avoir fait surgir une source pour le désaltérer. Le deuxième évoque le miracle du blé mûri aussitôt que semé : à la poursuite du saint , les mauvais garçons qu'il a réprimandés interrogent un paysan et celui-ci répond qu'il ne l'a pas vu depuis qu' il a semé son blé.

Enfin, ayant été décapité, le saint guidé par deux anges porte sa tête jusqu'à l'église de Savins, village proche de Provins où il était né. D'un coloris éclatant nuancé par un travail soigné de provenance inconnue mais sans doute parisienne , et une. au jaune d ' argent et à la grisaille , et offrant des paysages d' une grande sensibilité , ces vitraux sont caractéristiques de cette  période de transition où se mêlent tradition et innovation . Ils sont proches des productions troyennes , mais on ne peut les attribuer sûrement à ce grand foyer." (Thierry Crépin-Leblond et Thierry Oursel),

https://www.photo.rmn.fr/archive/95-001037-2C6NU0N012H6.html

Autre épisode : Les soldats abattent l'arbre. Ecole champenoise. Hôtel-Dieu de Provins, France, 1526. Anc. Coll. Naudot 1841. E.Cl.1010c

https://www.acbx41.com/article-panneaux-de-vitraux-de-l-histoire-de-st-lie-chateau-d-ecouen-77340366.html

https://www.photo.rmn.fr/archive/95-001038-2C6NU0N01F2A.html

https://www.photo.rmn.fr/archive/95-001030-2C6NU0N0U9ST.html

 

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Une des quatre scènes de l'Histoire de Saint Lié: Les soldats à la recherche de Saint Lié. E.CL.1010b (École champenoise,1526). Salle des malades de l'Hôtel-Dieu de Provins. 

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Une des quatre scènes de l'Histoire de Saint Lié: Saint Lié tenant sa tête conduit par deux anges. E.CL.1010d (École champenoise,1526). Salle des malades de l'Hôtel-Dieu de Provins. 

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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"David s'échappe de chez Saül  grâce à l'aide de Michol", provenant de Notre Dame du Val à Provins.

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Il s'agit de l'épisode raconté dans le premier livre de Samuel, dont je donne le résumé (Wikipédia) : David, jeune berger de la tribu de Juda, le plus jeune des fils de Jessé, est appelé aux côtés du roi Saül pour l'apaiser de ses chants5. Il met en déroute les ennemis philistins en vainquant le géant Goliath à l'aide de sa fronde. Devenu le héros d'Israël, Saül lui donne Mikhal, une de ses filles, en mariage tandis que Jonathan, le fils aîné du roi, et David se lient d'une profonde affection réciproque. Peu à peu les succès de David provoquent la jalousie puis la vindicte de Saül qui tente à plusieurs reprises de le mettre à mort. Fort du soutien de sa femme et de Jonathan, David doit s'enfuir et prend la tête de maquisards, opérant la vengeance divine et redistribuant les butins aux pauvres. 

David emprunte au sacrificateur Achimélec l'épée de Goliath, puis (1 Samuel 21:10) " David se leva et s'enfuit le même jour loin de Saül. Il arriva chez Akisch, roi de Gath".

Le vitrail en montre donc plus que le verset biblique, en représentant David s'échapper par la fenêtre, par une corde, grâce à la complicité de Mikhal (Michol), tandis que ses partisans armés de piques et de hallebardes se dirigent vers la droite.

-La scène est représentée dès le XIIe siècle sur les vitraux de la cathédrale de Canterbury et au XIIIe siècle  sur les vitraux de la Sainte-Chapelle de Paris, dans la baie du Livre des Rois.

http://www.histoire-moi-et-prof.eu/wp-content/uploads/2013/11/DSCF8702.jpg

-Elle figure dans les enluminures des Bibles historiales comme l'initiale du folio 118 de BnF fr.152 du XIVe siècle , comme ll'initiale D du folio 187v du manuscrit 5212 de la Bibliothèque de l’Arsenal, ou comme le folio 195v du manuscrit 9001 de la Bibliothèque Royale de Belgique, daté vers 1414-1415.

-Cette scène est rare mais sa valeur typologique a été remarquée par les chrétiens dans le Speculum humanae salvationis ( Michol deponit eum per fenestram comme la préfiguration de la Résurrection du Christ, et dans les Bibles des Pauvres  comme la préfiguration soit de la Fuite en Égypte, tandis que Michol préfigurait la Vierge. On la trouve sur la tenture de la Chaise-Dieu qui suit précisément les figures de la Bible des Pauvres.

Voir : https://portail.biblissima.fr/fr/ark:/43093/desc939131d0076a9bda6f588607541f164508cc689e

En voici quelques exemples.

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La fuite de David, Bible historiale BnF fr.512.

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Biblia pauperum BnF Reserve Xylo-2

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Fuite de David, Speculum humanae salvationis, XVe siècle. BnF latin 9544 f.44r

 

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Speculum Humanae Salvationis, BnF latin 512 f.40v. XVe siècle.

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Michol defendit David ab in sidiis apparitorum Speculum humanae salvationis (vers 1350-1400)  , Morgan Library MS M.140 fol.41r

 

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La fuite de David, Speculum humanae salvationis, BNF Latin 511 f39r

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Fuite en Égypte. Vers 1540. grisaille et jaune d'argent.

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On a vu que la Fuite en Égypte de Marie, Joseph (ici absent) et Jésus qui échappent au Massacre des Innocents, juste après la Nativité, la Circoncision, est associée, dans la Bible des Pauvres, à la Fuite de David du vitrail précédent.

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Le retour triomphal de David vainqueur de Goliath Ec.185 vers 1550-1560.

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La scène illustre le Ier Livre des Rois, ou aujourd'hui le Ier Livre de Samuel 17:55. Après avoir tué le géant philistin Goliath et lui avoir tranché la tête, le jeune berger David ramène celle-ci à Jérusalem

Mais à la différence des diverses gravures traitant de ce thème, David ne tient pas la tête de Goliath, mais la houlette de berger. Il regarde un homme beaucoup plus âgé, sans doute  Abner, chef de l'Armée, et ne semble nullement triomphal.

Instruments de musique  : triangle à anneaux, harpe et luth.

Comme pour la scène où David s'échappe avec l'aide de Michol, celle du retour triomphal de David appartient à la Bible des pauvres, où elle préfigure l'Entrée de Jérusalem sous l'inscription Filie syon exultet in rege suo.  Les exemples iconographiques ne manquent donc pas. Voici le BnF Xylo-2

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Entrée triomphale de David , Bible des Pauvres, BNF Res. Xylo-2 page 14.

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Entrée du Christ à Jérusalem, Bible des Pauvres, BnF Res. Xylo-2 page 14.

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-Voir l'exemplaire de la BM de Lyon :

https://numelyo.bm-lyon.fr/f_view/BML:BML_02ENL01001Ms4463731?pid=BML:BML_02ENL01001Ms4463731&pg_titre=

-Voir la gravure de Tobias Stimmer dans ses Figures de la Bible KIII I ROIS XVIII (Strasbourg 1574).

-Voir Hendrick de Clerck

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/joconde/50350105649

-Voir Abraham Diepenbeek

http://arts-graphiques.louvre.fr/detail/oeuvres/1/110043-Le-retour-triomphal-de-David-vainqueur-de-Goliath-max

-Voir Martin de Vos, Le Louvre :

https://art.rmngp.fr/fr/library/artworks/martin-de-vos_le-retour-triomphal-de-david-vainqueur-de-goliath_lavis-brun_encre-brune_plume-dessin_pinceau-dessin

-Voir Frederick Sustris, Le Louvre :

https://art.rmngp.fr/fr/library/artworks/frederik-sustris_le-retour-triomphal-de-david-vainqueur-de-goliath_pinceau-dessin_encre-brune_lavis-brun_plume-dessin_rehauts-de-blanc

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Vierge à l'Enfant.

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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La Pâques Juive.

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Histoire de Tobie. vers 1540. DSD2031.

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Mort et Assomption des deux témoins de l'Apocalypse. Grisaille et jaune d'argent,  Vers 1550-1560. Ec. 187. Origine incertaine: collégiale Notre-Dame-du-Val de Provins.

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Scène de l'Histoire de Joseph Ec 183. Vers 1550-1560.

 

 

https://www.photo.rmn.fr/archive/87-005502-2C6NU0HYN0ZF.html

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Expulsion de saint Paul du Temple de Jérusalem (attribué à Louis Pinaigrier ; 1610-1620?). EC. 188a.

https://www.photo.rmn.fr/C.aspx?VP3=SearchResult_VPage&STID=2C6NU0EOARVD

"Provenant du charnier de l'église Saint-Paul à Paris, les deux vitraux retraçant l'Expulsion de saint Paul du temple de Jérusalem et son Arrestation constituent d'ultimes illustrations de la tradition du vitrail coloré . Ils semblent dus à Louis Pinaigrier peu après 1608, lorsque commencent les travaux de vitrerie et en tout état de cause au plus tard en 1627, date de sa mort. Leur tonalité particulière vient de l ' utilisation conjointe de verres teintés dans la masse et d' émaux" (Thierry Crépin-Leblond et Thierry Oursel),

 

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Prédication de saint Paul, et Arrestation de saint Paul à Jérusalem  (attribué à Louis Pinaigrier; 1610-1620?). Ec 188b.

https://www.photo.rmn.fr/C.aspx?VP3=SearchResult_VPage&STID=2C6NU0EOARVD

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Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée de la Renaissance d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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LIENS ET SOURCES.

—ACBX41, blog

https://www.acbx41.com/tag/chateau%20d'ecouen%20-%20musee%20de%20la%20renaissance/30

 

— ALLAIS (Sylvanie ), 2008,Le décor emblématique de la chambre de Henri II au château d’Écouen Bulletin monumental  166-3  pp. 247-252

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_2008_num_166_3_2035

Bibliothèque INHA Panneaux d'ornements.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/22139-panneaux-d-ornements

BARTSCH (Adam von) Le peintre graveur, par Adam von Bartsch, vol. 13, 14 et 15 Vienne 1802-1821

 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96054629.texteImage

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96054503.texteImage

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96081448.texteImage

— CRÉPIN-LEBLOND (Thierry), 2019, "Sous le signe de la lune : L'héraldique du roi Henri II "

 

"Depuis bien longtemps, la signification du monogramme d'Henri II divise les spécialistes, et donne lieu à de multiples lectures qui continuent de nos jours à défrayer la chronique. En effet, les deux D entrelacés reliés par le H du chiffre d'Henri II ont souvent été associés à sa célèbre favorite, Diane de Poitiers. Cette interprétation a eu pour conséquence de voir la marque de la brillante duchesse de Valentinois sur les décors d'un nombre conséquent de monuments et d'objets, et par là même d'épiloguer sur l'étendue de son influence. Mais s'agit-il vraiment de l'initiale du prénom de la maîtresse royale, ou du croissant de lune, l'attribut de la déesse du panthéon mythologique, Diane chasseresse, dont on remarque aussi les carquois, arc et flèches ? Ou bien peut-on le lire comme "Henri Dauphin", après la mort de son frère aîné, ou "Henri Deux" à la suite de son sacre ? "

— CRÉPIN-LEBLOND (Thierry), OURSEL (Thierry), 1994, "Musée national de la Renaissance: Chateau d'Écouen : guide", Réunion des musées nationaux, 1994 - 189 pages.

 

— ERLANDE-BRANDENBURG ( A.)1978,  Les vitraux héraldiques de Chantilly [compte-rendu] Les cheminées peintes [compte-rendu] Les pavements émaillés de Masseot Abaquesne [compte-rendu] In: Bulletin Monumental, tome 136, n°1, année 1978. p. 90; https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1978_num_136_1_5684

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1978_num_136_1_5681

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1978_num_136_1_5684

Écouen.

L'installation et l'inauguration du Musée de la Renaissance dans le château d' Écouen ont renouvelé l'intérêt des historiens de l'art pour l'architecture de cet édifice et son décor intérieur. Il a donc paru utile de regrouper ici quelques études récentes afin de mieux mettre en valeur leur qualité et de souligner ce que représente d'exceptionnel cette entreprise muséographique.

Les vitraux.

Ce château possédait jusqu'à la Révolution une vitrerie civile du plus haut intérêt que l'on connaissait partiellement. La suite aujourd'hui conservée au Musée Condé à Chantilly, figurant les amours de Psyché et de Cupidon, était en effet universellement connue et appréciée. En revanche, les vitraux emblématiques l'étaient beaucoup moins. L'acquisition récente pour le Musée de la Renaissance de deux verrières, l'une à l'emblématique d'Henri II et l'autre à celle de Catherine de Médicis, a permis à Mme Perrot de faire le point des connaissances. A l'heure actuelle, il existe dix-neuf panneaux héraldiques identifiés, certains dans des collections publiques (deux au Louvre et deux au Musée de Cluny). L'emplacement originel de ces vitraux fait encore problème, car, comme le souligne justement l'auteur, l'évolution du décor oblige à penser qu'ils ne sont pas originaires de la même salle.

Le premier panneau, conservé à Cluny, présente dans un chapeau de triomphe la Salamandre de François Ier et porte la date de 1544. Il comporte un décor aux « fers » qui se retrouve dans quatre panneaux de Chantilly et dans un autre remonté dans la chapelle du Lord Maire, à Bristol. Il est certain que le maître-verrier a puisé son inspiration dans une gravure de Fantuzzi.

Le second, aux chiffres d'Anne de Montmorency et de Madeleine de Savoie est très proche de celui qui a été acquis pour Écouen, et qui est à l'emblématique d'Henri II . L'ornementation est différente du premier panneau de Cluny : elle est plus fine et présente des personnages (satyres, putti, génies ailés).

Le quatrième panneau, à l'emblématique de Catherine de Médicis (Musée de la Renaissance), montre un retour aux grotesques romains que l'on retrouve également dans la galerie d'Ulysse, à Fontainebleau et chez les graveurs flamands, vers 1550. Ce même décor apparaît dans cinq autres panneaux provenant d' Écouen. Dans la chapelle de Bristol cependant, pour ces deux derniers groupes, la technique est la même avec utilisation de la sanguine et des émaux.

Reste la question de leur emplacement. Pour le premier groupe, antérieur à 1547 puisqu'il est à l'emblématique de François Ier, il devait se trouver dans l'aile sud ; quant aux vitraux royaux, ils devaient orner l'aile nord qui présente à l'extérieur sur ces murs ce même décor emblématique. .

 

 

Les cheminées peintes.

L'un des grands attraits du château d'Ëcouen est sans aucun doute son prodigieux décor peint : frises, ébrasements de baies et douze cheminées. Mlle Anne-Marie Lecoq leur a consacré dans le colloque sur l'art de Fontainebleau une étude approfondie qui a vu le jour malheureusement avant les toutes récentes restaurations. La technique utilisée est intermédiaire entre la détrempe et l'huile. Certaines d'entre elles ont subi des restaurations ou des rafraîchissements, et ce dès le xvne ou le xvine siècle. Le chanoine Gallet qui, à la fin du siècle dernier, leur a consacré la première étude, avait déjà identifié les sujets comme empruntés à la Bible. Sa seule erreur porte sur la cheminée de la chambre du Roi (premier étage du Pavillon nord-ouest), dont Mlle Lecoq a pu identifier en toute certitude la scène : il s'agit de Saù'l dépeçant ses bœufs [Samuel, I). Il faut donc souligner cet emprunt à ces épisodes peu connus de la Bible, choisis en raison de leur relation avec la fonction royale que le connétable cherchait ainsi à glorifier. Les quelques documents d'archives qui font mention de peintures à Écouen ne peuvent malheureusement s'appliquer au décor subsistant, nécessairement antérieur à la mort d'Henri II (1559) puisque l'on y voit les croissants de ce roi et l'arc-en-ciel de Catherine. L'auteur décèle dans l'exécution des peintures deux mains différentes, mais présume qu'elles sont contemporaines. L'un de ces artistes de moindre talent renonce à indiquer la musculature de ses personnages. Le second donne des traits plus fins aux visages. L'un et l'autre se font l'écho affaibli des créations bellifontaines des années 1534-1537. La formule est celle que Le Rosso et Le Primatice avaient mise au point à la Galerie François Ier de Fontainebleau. Cependant au lieu d'être de stuc, les personnages latéraux sont traités en peinture. Des comparaisons avec les œuvres de Jean Goujon, Dominique Florentin et Du Cerceau obligent à dater les cheminées des années 1550. Certains détails des paysages soulignent que Niccolo dell'Abbate a déjà marqué de son influence ces peintures. Cette constatation aurait pour conséquence de dater l'ensemble de ce décor de la fin du règne d'Henri II, soit vers 1559-1560. Un document signale en 1564 à Écouen la présence d'un Jacques Patin spécialisé dans le décor éphémère des fêtes et l'ornementation de grotesques. C'est à lui que Mlle Lecoq serait tentée d'attribuer les frises et les ébrasements peints. 

 

Les pavements émaillés de Masseot Abaquesne.

— II existait avant la Révolution à Écouen un certain nombre de salles dont le sol était orné de carreaux émaillés qui ont disparu soit en 1787 lors de la démolition de l'aile orientale, soit au cours de la Révolution, soit même pendant la restauration du milieu du xixe siècle. On a entrepris de les restituer dans la mesure du possible. L'un d'entre eux, à l'emblématique du connétable et de sa femme Madeleine de Savoie, a déjà été remonté dans la « Salle », un autre est actuellement en cours de reconstitution. Parallèlement à ce travail de puzzle très long et difficile, M. Arnauld Brejon de Lavergnée en a fait une étude approfondie dont il vient de livrer les résultats dans un excellent article. On sait par un certain nombre de documents que Masseot Abaquesne « esmailleur...etc

 LECOQ (Anne-Marie), 1975, Les peintures murales d' Écouen : présentation et datation, dans Actes du colloque international sur l'art de Fontainebleau, 1975, p. 161- 173, 11 fig.

 

 

— LEROY (Catherine), 1997, "Avers et revers des pavements du château d'Ecouen",  Revue de l'Art  Année 1997  116  pp. 27-41.

https://www.persee.fr/doc/rvart_0035-1326_1997_num_116_1_348325

 

LES COLLECTIONS DOUCET DE LA BIBLIOTHEQUE NUMERIQUE DE L'INHA.

-Giovani Pietro Birago, vers 1507, Grotesques

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/19650-panneaux-grotesques?offset=24

-Vredeman de Vries. 20 Cartouches (s.d). Theatrum vitae humanae  Anvers, 1577 ; Jardins 1588 :

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/20830-cartouches-ornements-jardins?offset=3

-Hieronymus Cock, cartouches d'après Battini, Anvers 1553

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/22333-cartouches-d-apres-battini-peintre-florentin?offset=5

Polidoro Caldara. Grotesques & trophées. 24 planches. Leviores et [ut videtur] extemporaneae picturae (1541)

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/21770-grotesques-trophees?offset=8

-Nicoletto Rosex, dit Da Modena, Bernardo Daddi, Agostino (graveurs), d'après Jules Romains et Raphaël

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/22139-panneaux-d-ornements?offset=10

MAGNE (Lucien), Les vitraux de Montmorency et d'Ecouen, Firmin Didot 1888

https://archive.org/details/lesvitrauxdemont00magn

 

— MUSÉE DE LA RENAISSANCE.

-Vidéo de la chapelle d'Anne de Montmorency.

https://musee-renaissance.fr/sites/renaissance/files/complement/chapelle/video.html

-Art du Feu, Musée de la Renaissance d'Écouen.

https://musee-renaissance.fr/arts-du-feu-16

https://en.musee-renaissance.fr/type-objet/vitrail

-Notice du Musée de la Renaissance.

"Une évocation de l'art du vitrail au sein d'une histoire du Château d'Écouen ne serait pas complète si l'on ne rappelait qu'une des richesses de la demeure du Connétable de Montmorency fut jadis la série des 44 vitraux en grisaille illustrant les Amours de Psyché et de Cupidon d'après la fable d'Apulée. La galerie qui les abritait, située au 1er étage de l'aile ouest du château, en a conservé le nom : elle est la galerie de Psyché. Cet ensemble exceptionnel par son ampleur et son homogénéité, fut réalisé par un artiste sans doute parisien, mais resté anonyme et qui s'inspira d'une suite gravée par le Maître au Dé, proche de Raphaël et actif entre 1532 et 1550. Encore une fois l'estampe jouait ici un rôle majeur : celles-ci servirent aussi de modèle à Léonard Limosin pour deux séries d'émaux, à des tapisseries, à des majoliques d'Urbino des années 1540. Pour servir de légende aux vitraux, Anne de Montmorency commandera la traduction française des vers latins d'Apulée. Déplacés du Château d'Écouen en 1793, les 44 vitraux furent installés provisoirement vers 1848 au château de Chantilly, puis définitivement dans les années 1880, dans une galerie construite pour eux."

https://musee-renaissance.fr/arts-du-feu-16#:~:text=Ces%20deux%20panneaux%20aujourd'hui,figure%20le%20dieu%20antique%20Jupiter.

—http://www.mesvitrauxfavoris.fr/Supp_f/musee-renaissance_chateau-ecouen.htm

 

— PERRROT (Françoise), 1973, Vitraux héraldiques venant du château d'Écouen au Musée de la Renaissance, dans la Revue du Louvre et des Musées de France, 1973, p. 77-82, 6 fig.

— PERRROT (Françoise), 1973, Les vitraux du château d' Écouen. Contribution à l'étude du vitrail civil de la Renaissance, dans Actes du colloque international sur l'art de Fontainebleau, Paris, 1975, p. 175-184, 4 fig. Les vitraux héraldiques de Chantilly.

 

—PERRROT (Françoise), 1972 Les panneaux de vitrerie héraldique du château d' Écouen, au Musée Condé, dans Le Musée Condé, n° 3, octobre 1972, p. 11-18, 7 fig.

—RMN

https://www.photo.rmn.fr/CS.aspx?VP3=SearchResult&VBID=2CO5PC7WNGCVZ&SMLS=1&RW=1024&RH=639&PN=3

RMN "Montmorency" :

https://www.photo.rmn.fr/CS.aspx?VP3=SearchResult&VBID=2CMFCIOM37XMA#/SearchResult&VBID=2CMFCIOM37XMA&PN=1

 

ROBERT-DUMESNIL, Le Peintre-graveur, vol.8 ; René Boyvin.
https://archive.org/details/bnf-bpt6k6557892z/page/n79/mode/2up?q=ornements

 

—  SCHWARZ (Heinrich)/ Volker Plagemann, article »Eule«, dans: Reallexikon zur Deutschen Kunstgeschichte, Vol. VI (1970), Sp. 267–322


http://www.rdklabor.de/ w /? oldid = 88725

SCHOY (Auguste), 1879, Histoire de l'influence italienne sur l'architecture dans les Pays-Bas page 169

https://archive.org/details/histoiredelinflu00scho/page/168/mode/2up?q=floris

 

—VILAIN-DE BRUYNE (Ambre),  2013, Le cachet de Catherine de Médicis, Une matrice réginale inédite Revue de la BNF 2013/1 (n° 43), pages 74 à 78

https://www.cairn.info/revue-de-la-bibliotheque-nationale-de-france-2013-1-page-74.htm

—VISSIÈRE (Laurent), 1998, "Les verrières de la Sainte-Chapelle de Vincennes: une apocalypse politique" Bulletin monumental   156-2  pp. 149-172

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1998_num_156_2_1756000

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux grotesques Renaissance Héraldique
12 octobre 2020 1 12 /10 /octobre /2020 14:06

Les vitraux héraldiques (1541, ou XIXe) provenant du château d'Ecouen, et remontés dans la Galerie Duban du château de Chantilly.

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Sur le château de Chantilly et ses expositions :

Sur l'héraldique civile :

Sur la famille de Bourbon-Vendôme :

Les vitraux de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude : la Vie de saint Louis.

 

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PRÉSENTATION.

 

"La galerie Duban est construite en 1846 par l'architecte Félix Duban (1798-1870), prenant la forme d'une extension sur la façade du petit château, côté cour, pour desservir les petits appartements. Elle est dans un premier temps décorée des vitraux de Psyché, aujourd'hui dans la galerie du même nom. Ils sont remplacés par six vitraux héraldiques provenant eux aussi du château d'Écouen et représentant les armes de Guillaume Gouffier de Bonnivet, compagnon d'armes d'Anne de Montmorency, du dauphin, le futur Henri II en 1541, peut-être celles de Philippe de Montmorency, évêque de Limoges et frère d'Anne, armes d'Antoinette de La Marck, femme de Henri Ier de Montmorency, fils d'Anne, armes d'Anne lui-même et de Marie de Montmorency, sœur cadette d'Anne et abbesse de Maubuisson. Les autres vitraux, qui datent du xixe siècle, portent les armes des Condé et des Orléans.." https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_Cond%C3%A9

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"Les vitraux héraldiques de Chantilly.

Dans la galerie construite en 1845, Duban remonta cinq verrières anciennes au décor héraldique, dont certaines très restaurées, provenant d'Écouen, les cinq autres se révélant à l'analyse être des œuvres du xixe siècle.

Mme Perrot en a donné une analyse pertinente. Au premier groupe précédemment défini, elle rattache un vitrail portant les armoiries du connétable (l'écu est en fait moderne) et un second avec les armes également modernes d'Antoinette de La Mark.

Deux autres panneaux : l'un avec les armes pleines des Montmorency surmontées d'une mitre avec la crosse en pal et le second avec un écu en losange également aux armes des Montmorency surmontées d'une crosse en pal soulèvent le problème du personnage ici évoqué. Il n'existe en effet à cette date aucun évêque susceptible de porter les armoiries du premier panneau.

Quant au second, il pourrait s'agir de la sœur du connétable, Marie, abbesse de Maubuisson (1529-1543).

Le dernier panneau, aux armes de Guillaume Goufîier, devait faire partie d'une paire. Il rappelle certains des panneaux de la suite de Psyché. On sait d'autre part qu'en 1798 Alexandre Lenoir avait acheté à la veuve Pétrée, à Écouen, quarante-huit panneaux. Tailleur, le vitrier du Musée des Monuments français, dut vraisemblablement en acquérir d'autres puisqu'il en vendit en 1802 au marchand anglais J. C. Hamp. Il s'agit peut-être des six panneaux qui ont été remontés depuis dans la chapelle du Lord Maire, à Bristol. En 1816, Lenoir fit restaurer quarante-quatre panneaux d'arabesques pour remplacer les quarante-quatre panneaux de l'histoire de Psyché, rendus au prince de Condé. La fermeture peu après du Musée des Monuments français ne lui permit pas de réaliser cette présentation. En 1820, ils furent rendus eux aussi aux Condé qui les déposèrent au Palais Bourbon avant de les transporter à Chantilly." (Françoise Perrot)

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I. Armoiries de la maison de Bourbon- Condé et  du duc d'Aumale Henri d'Orléans (1822-1897). Verrière du XIXe.

 

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Armoiries des Bourbon, princes de Condé.

 

 

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D'azur à trois fleurs de lys d'or et au bâton péri en bande de gueules.

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:Entry_Mus%C3%A9e_Cond%C3%A9_Chantilly.jpg

Vocabulaire : Péri.  "Péri" est le participe passé du verbe périr et qualifie un bâton raccourci, dont les extrémités ne touchent pas les bords de l'écu : "péri en bande", ou "péri en barre. Le bâton péri est une brisure, comme le lambel ou la bordure.

Selon Alain Rey (DHLF), ce participe passé a été adjectivé, d'abord au sens de "perdu, damné" (sorti d'usage), puis à la fin du XIVe dans le domaine maritime pour un bateau (emploi encore vivant mais spécialisé, et depuis 1561 en héraldique, par allusion probable au sens originel car la figure semble disparaître de l'écu. Alain Rey fait le rapprochement avec le terme d'héraldique "abîme" (1671), du grec abussos "très profond, dont on ne peut toucher le fond" désignant le centre de l'écu (qui ne peut toucher le bord?), et indique, ce qui ne manque pas  d'intérêt, que c'est Gide qui, en 1893, a rétablit le -y- originel dans l'expression "mise en abyme", devenue très courante mais qui trouve son origine dans l'héraldique.

 

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Armoiries d' Henri d’Orléans, duc d’Aumale, 1822-1897.

 

Armoiries d'azur trois fleurs de lys d'or au lambel d'argent aux trois pendants.

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Le lambel.

Puisque j'ai pris goût à la lexicologie, intéressons-nous à "lambel", cette brisure en forme de filet garni de pendants à la partie supérieure de l'écu. Alain Rey (DHLF) nous apprend que le mot, datant de 1283, vient du francisque °labba "morceau d'étoffe déchirée" qui a donné label, labiau nasalisé en lambiau, puis lambel et enfin lambeau.

Il est revenu depuis 1899 en français moderne avec l'anglicisme label "étiquette, bande de papier collé sur un produit commercialisé", spécialisation du sens originel "bande, frange de quelque chose". (CNRTL)

 

En français, c'est au XVe siècle que notre acceptation courante de "lambeau" pour un morceau de tissu déchiré irrégulièrement.

Dans un amusant retour à l'héraldique, lambeau, associé au néerlandais kijn, a donné lambequin, puis lambrequin pour désigner en 1581 des bandes d'étoffes découpées et descendant du heaume en encadrant l'écu.

Enfin, lorsque nous traitons quelqu'un de lambin parce qu'il traine trop et qu'il nous irrite par sa lenteur, nous transposons dans le domaine moral cette idée d'un chiffon qui traine !

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https://www.wikiwand.com/fr/Henri_d%27Orl%C3%A9ans_(1822-1897)

http://bibale.irht.cnrs.fr/bibale_img/003372.JPG

http://bibale.irht.cnrs.fr/23523

http://bibale.irht.cnrs.fr/bibale_img/003378.JPG

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Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

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Armoiries de Henri de France, futur Henri II (1519-1559) comme dauphin et duc de Bretagne de 1536 à 1547. Verrière de 1541.

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 Les armes d'Henri de France sont  blasonnées ainsi : écartelé aux 1 et 4, contre-écartelé aux 1 et 4 d'azur à trois fleurs de lys d'or (France) et aux 2 et 3 d'or au dauphin d'azur, crêté, barbé, loré, peautré et oreillé de gueules (Dauphiné) ; aux 2 et 3, contre-écartelé aux 1 et 4 d'azur à trois fleurs de lys d'or et aux 2 et 3 d'hermine (Bretagne).

Pour satisfaire à cette description, il faudrait que les dauphins aient le corps bleu et la crête, la barbe, les nageoires, la queue et les ouïes de couleur rouge.

Or, ce n'est pas le cas ici, où les dauphins sont entièrement bleus, mais sont couronnés d'or. L'écu est couronné, et entouré du collier de l'Ordre de Saint-Michel.

 

 

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Je vais m'intéresser aux armes du Dauphiné :

 

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Par Odejea, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2974948

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Loré : se dit des nageoires et de la queue d'un poisson qui sont d'un émail (une couleur, quoi) différent de celui du corps. Présent dans le dictionnaire de l'Académie Française 4ème édition, absent des autres éditions et du Trésor de la Langue Française. Présent dans le Littré sans fournir d'étymologie. Présent dans le dictionnaire de Pierre Richelet en 1780. Présent dans Antoine de Furetière 1694 sous la forme "lorré". Présent dans le Dictionnaire des Arts et des Sciences de l'Académie Française de 1694. Présent dans la Méthode ... du blason de Gilles André de la Roque en 1674, etc. En 1644, le terme est désuet et abandonné en dehors de l'héraldique (si il a été employé en dehors de cette sicence)  puisque Marc de Vulson écrit "Ce terme de lorré duquel les anciens Hérauds se sont servis, est ce que les modernes appellent les nageoires". De fait, on ne le retrouve pas utilisé en dehors de l'héraldique.

Je ne trouve une tentative de réflexion étymologique que dans le Wiktionnaire : "étymologie obscure, semble apparenté à l'ancien français loreise "à deux tranchants", ici désignant de façon métaphorique les deux nageoires du poisson héraldique, appelé "dauphin".

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Peautré. Se dit des poissons dont la queue est d'un émail  différent de l'ensemble du corps.

Wiktionnaire : dérive de peautre, "gouvernail" 

Godefroy donne "peautre, peaultre, piautre, biaultre, gouvernail, timon, poupe, barque. Ce nom est enregistré dans plusieurs dictionnaires du XVIIe siècle. On lit dans Dumez "Peautre, gouvernail ou timon de navire :  virer ou tourner le peautre."

 

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https://www.wikiwand.com/fr/Armorial_des_Cap%C3%A9tiens

http://bibale.irht.cnrs.fr/bibale_img/001423.JPG

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Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

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Armoiries du connétable Anne de Montmorency .

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Armes : D’or à la croix de gueules, cantonnée de seize alérions d’or.

"Fils du baron Guillaume de Montmorency, il entre en possession de Chantilly en 1522. Protecteur des lettres et des arts, il est le créateur de la bibliothèque du château. Il est un des premiers princes à apposer sur ses reliures des marques d’appartenance : armes, nom ou titre, épée de connétable, initiale associée à celle de son épouse Madeleine de Savoie (A M), ou sa devise : APLANOS (droit devant en grec). Le château de Chantilly échoit ensuite à son fils François (1530-1579), puis en 1579 au frère cadet de celui-ci, Henri Ier (1534-1614)."

https://www.bibliotheque-conde.fr/expositions/histoire-de-la-reliure/reliures-aux-armes-des-seigneurs-de-chantilly-xvie-xixe-siecle/

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Alérion : 

 

 

Wiktionnaire : "(Héraldique) Meuble représentant une petite aigle mornée dans les armoiries. Il est donc représenté sans bec ni pattes avec un seul œil au milieu de la tête. Contrairement aux aiglettes et aiglons qui font aussi référence à une petite aigle mais représentées en nombre (sauf cas particulier de l’aiglette), l’alérion peut être aussi bien seul qu’en groupe. Il n’y a pas de confusion possible avec l’aigle contrairement à l’aiglette ou l’aiglon.

Également attesté sous la forme aillerion en moyen français, du vieux-francique *adalaro, aδalarjo (« aigle » → voir Adler en allemand, du gotique *adelâr « noble oiseau » → voir Adèle et *er)."

CNRTL : "B.− HÉRALD. et domaine de l'emblématique, gén. au plur. Petite(s) aigle(s) représentée(s) les ailes étendues, le vol abaissé, sans bec ni pattes et figurant sur les armoiries de certaines familles nobles ou de certaines villes ou provinces"

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http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Montmorency.pdf

Fils de Guillaume de Montmorency et d'Anne Pot, Anne de Montmorency est né le 15 mars 1493 à Chantilly. Il est mort à Saint-Denis le 12 novembre 1567. Il  est duc et pair de France, maréchal puis grand maître de France, baron des Baux et connétable et émule de Bayard. Cet homme extrêmement puissant, qui a symbolisé la Renaissance française, fut un ami intime des rois François Ier et Henri II. Il doit son prénom à Anne de Bretagne, dont il est le filleul, et a été élevé au château d'Amboise avec le futur roi François Ier, dont il est très proche.

Prisonnier à Pavie avec le roi, et libéré contre rançon, il négocie le traité de Madrid de 1526, qui met un terme au conflit de François Ier et de Charles Quint.

Il fait rénover le château de Chantilly et fait construire le château d'Écouen.

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Il a été Capitaine-Général des Suisses, Maréchal de France en 1522, Grand-Maître de France en 1526, Connétable de France le 10 février 1538. Il a été fait 1er duc de Montmorency en juillet 1551, et Généralissime en 1560. Il épouse le 10 janvier 1529 à Saint-Germain-en-Laye Madeleine de Savoie née vers 1510 et décédée en 1586 .

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Monogramme d'Anne de Montmorency avec l'épée de connétable en pal. Vitrail exposé au Musée de la Renaissance du château d'Écouen.

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Monogramme d'Anne de Montmorency. Vitraux exposés au château d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Deux anges présentant les armes d'Anne de Montmorency, Paris, vers 1557, par Nicolas Beaurain. Le vitrail montre aussi  sa devise : APLANOS (droit devant en grec)Provenant de la Sainte-Chapelle du château de Vincennes et exposé au Musée de la Renaissance du château d'Écouen.

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Deux anges présentant les armes d'Anne de Montmorency, Paris, vers 1557, par Nicolas Beaurain. Photographie lavieb-aile.

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Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

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Armoiries  de Marie de Montmorency, sœur cadette du connétable Anne, et abbesse de Maubuisson de 1524 à 1543.

 

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Les armes sont les mêmes que celle de son frère Anne d’or à la croix de gueules, cantonnée de seize alérions d’or, mais l'écu est losangique donc féminin, et doté d'une crosse en pal , permettant l'attribution à une abbesse.

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Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

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Armoiries d'un évêque de Montmorency (Philippe, évêque de Limoges).

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Le blason des Montmorency est posé sur une crosse en pal et chargé d'une mitre brochant sur le tout; Ce sont des armoiries épiscopales.

Les auteurs hésitent à y voir les armes de Philippe de Montmorency, frère d'Anne et évêque de Limoges, peut-être parce qu'il était décédé une vingtaine d'année avant  la date présumée de ces vitraux.

"Philippe fut d'abord pourvu dans l'Église de Bayeux de la prébende de Cambremer en 1517. Il devint ensuite archidiacre de Blois dans l'Église de Chartres et chanoine de la Sainte-Chapelle de Paris ; et enfin on le nomma évêque-« comte » de Limoges ; mais il jouit peu de temps de tous ces honneurs, étant mort très jeune le 21 octobre de l'an 1519."

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_de_Montmorency_(%C3%A9v%C3%AAque_de_Limoges)

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Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

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Armoiries (?) d'Antoinette de la Marck.

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Les armoiries d'Antoinette de la Mark sont parti en 1 de Montmorency, et en 2 de la maison de la Marck  d'or, à la fasce échiquetée d'argent et de gueules de trois tires.

On nomme tire un rang de petits carrés bicolores d'un échiqueté. 

Ce sont, d'après les auteurs, les armes d'Antoinette de La Marck, fille de Robert IV de la Marck et de Françoise de Brezé et femme de Henri Ier de Montmorency (1534-1614), seigneur de Damville fils d'Anne de Montmorency. Par sa mère, elle est la petite fille de Diane de Poitiers et de Louis de Brezé. Le mariage a eu lieu en juin 1558 au château d'Écouen, et le couple eut les enfants suivants : Hercule comte d'Ostremont, mort en 1591. Henri ( 158-83) ; Charlotte (v.1571-1636) marié à Charles de Valois, duc d'Angoulême. Et Marguerite (1577-1660), qui épousa en 1593 Anne de Lévis.

Le blason surmonté de la couronne de duchesse est entouré de la cordelière à lacs d'amour, parfois considérée comme portée en leur écu par les veuves.

Mais je ne trouve nulle part la description du quartier en haut à droite, jaune à trois serviettes ou étoles rouges suspendues à une barre de même couleur. J'ignore même le nom de ce meuble. Il ressemble à la forme que prend le gonfanon  des armoiries de Catherine de Médicis, sur le second pavement du château d'Écouen réalisé en 1549-1551. Ce sont les armes d'Auvergne, d'or au gonfanon de gueules. On les trouve par exemple sur les armes d'Antoinette de la Tour-d'Auvergne, ... qui épousa en 1574 Charles-Robert de la Marck, frère d'Antoinette de la Marck.

https://gw.geneanet.org/jfdemers?lang=en&pz=richard&nz=lumley&ocz=6&p=antoinette&n=de+la+marck

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Et cette verrière, que le site pop.culture donne comme "Vitrail héraldique de la Galerie Duban à Chantilly, provenant d'Ecouen : armes de Antoinette de La Marck, femme de Henri de Damville, vers 1544 (avant restauration)" ne peut être antérieur à la date du mariage du couple, en 1588.


https://gw.geneanet.org/favrejhas?lang=fr&n=de+la+marck&oc=0&p=antoinetteLiens :

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/joconde/00000106104

https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_IV_de_La_Marck

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Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

 

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Armoiries  de Guillaume II Gouffier de Bonnivet (v.1482-Pavie 1525), amiral de France fils de Guillaume I et de Philippa de Montmorency, tante paternelle d'Anne de Montmorency dont il fut compagnon d'armes  .

armes  Écartelé, au 1. & 4. de Gouffier,  d'or à trois jumelles de sable posées en fasce, au 2. & 3. de Montmorency.

Le blason est placé sous une couronne à rang de perles (baron ?) et entouré du collier de l'Ordre de Saint-Michel à double cordelière (après 1515).

"Guillaume II Gouffier, seigneur de Bonnivet, amiral de France [1517], né probablement vers 1482, fut l’un des principaux conseillers de François Ier depuis l’avènement de celui-ci, en 1515, jusqu’à son propre décès, le 24 février 1525 sur le champ de bataille de Pavie. Avant 1515, il avait figuré pendant plusieurs années dans le cercle des compagnons du jeune François d’Angoulême, futur François Ier. https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Gouffier_de_Bonnivet

https://fr.wikipedia.org/wiki/Armorial_des_familles_de_France

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Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Les vitraux héraldiques provenant du château d'Ecouen, 1541, de la Galerie Duban à Chantilly.

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SOURCES ET LIENS.

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—MAGNE ( Lucien), 1888, Les vitraux de Montmorency et d'Ecouen, Firmin-Didot

https://archive.org/details/lesvitrauxdemont00magn/page/n11/mode/2up

— PERROT (Françoise), 1972, Les panneaux de vitrerie héraldique du château d' Écouen, au Musée Condé, dans Le Musée Condé, n° 3, octobre 1972, p. 11-18, 7 fig , compte-rendu dans  Erlande-Brandenburg Alain. Les cheminées peintes. In: Bulletin Monumental, tome 136, n°1, année 1978. p. 90; https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1978_num_136_1_6537

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1978_num_136_1_6537

— RENTET, (Thierry), 2011,  Anne de Montmorency : Grand Maître de François Ier. Nouvelle édition [en ligne]. Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2011 (généré le 12 octobre 2020). Disponible sur Internet : <http://books.openedition.org/pur/105246>. , BN : 9782753567771. DOI : https://doi.org/10.4000/books.pur.105246.

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Published by jean-yves cordier - dans Chantilly Vitraux Héraldique

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  • : Le blog de jean-yves cordier
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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