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17 mars 2020 2 17 /03 /mars /2020 20:32

Le calvaire (Roland Doré, 1655 ?) de la chapelle Saint-Vendal de Douarnenez : de nouvelles photos.

 

 

Suite de :

Le calvaire (Roland Doré, 1655) de la chapelle Saint-Vendal de Douarnenez (quartier de Pouldavid).

 

Dans mon article précédent, mes photos avaient été prises en été, sous la frondaison des arbres du placître, ombrant et teintant de vert la pierre du calvaire, une kersantite grise.

J'y retourne à la fin de l'hiver, le 16 mars, alors que les jeunes feuilles sont à peine naissantes. C'est une fin d'après-midi, et le beau soleil qui décline éclaire mieux la face occidentale du calvaire.

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Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

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Mon premier souci est d'examiner les quatre faces du socle, certaines en lumière rasante. Je n'y trouve aucune trace de la datation de 1655 (Castel, schéma à l'appui) ou de 1665 (Couffon).

Mon attention se porte ensuite sur l'inscription du fût. Je lis bien "I LE BIAN", comme cela avait été rapporté.

Voici déjà ces photos.

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Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

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Ces devoirs accomplis, je me fais plaisir en admirant le kersanton qui blondit sous les caresses du soleil. La face ouest se présente mieux qu'en été.

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Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

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Saint Jean.

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Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

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Ces dévotions faites, je passe ensuite du coté est, actuellement à l'ombre, car je veux vérifier que la forme visible au pied de "saint Corentin " est bien un poisson. Affirmatif. Cette fois, je le vois, et je le dessine.

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Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1655?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

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Qu'avais-je d'autre à faire ? Ah oui, photographier la face nord de l'église, à l'ombre lors de ma visite à la méridienne. Incorrigible, je ne peux m'empêcher de photographier les inscriptions, notamment celle de la sacristie qui m'avait échappée.

Je complète ainsi l'article  La chapelle Saint-Vendal (1591-0604) de Douarnenez (quartier de Pouldavid) .

 

 

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Chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

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J'avais lu sur le bloc de gauche RE: CTOR ou plutôt LE/TOR et sur le bloc de droite : IAC : BERE/GAR :F : 1591, soit "Jacques Beregar, fabricien en 1591".

Le bloc de gauche est en fait brisé, nous n'avons que l'extrémité de l'inscription : HE (ou IE) et, en dessous : TOR.

Le bloc de droite porte bien IAC : BERE/GAR :F : 1591, mais j'apprécie mieux cette fois les fûts perlés, le A à traverse sur l'apex et le E à double demi-cercle.

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Chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

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Sur l'auvent, mais toujours peu distincte (au XIXe, on ne savait plus l'art des belles lettres lapidaires) : VR ?] FROMENTIN, RECTEUR.

 

Yves ou Yves-Bernard FROMENTIN,  recteur de Pouldergat de 1860 à 1896, originaire de Scaër et né en 1822, succède à Jean LE ROUX.

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Chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

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Sur la sacristie, l'inscription qui m'avait échappé dit M. QUIDEAU. TRÉR

Le nom est attesté à Pouldergat comme à Pouldavid.

Un QUIDEAU, sans doute le même, est trésorier en 1858 lors de délibération du Conseil municipal de Pouldergat contre la mendicité. En 1864, il est adjoint au maire Mr Gouzil.

Il s'agit d'Yves QUIDEAU, né en 1820, demeurant à Dinaou, bourg de Pouldergat.

Source : Jean-René PERROT :

https://douarou.com/wp-content/uploads/2020/01/Mendicit%C3%A9-Pouldergat-1858.pdf

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Chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

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Sur le chevet :

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Le calvaire de la chapelle Saint-Vendal de Douarnenez : de nouvelles photos.

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J'avais lu et écrit :

IO: BESCO/ND RECT:--

Soit "Joseph Bescond Recteur", suivi peut-être des chiffres 61. le mot RECT est incertain, (peut-être PRET), mais la lecture de René Couffon  "IO. BESCOND. FAB. 1591 (ou 1607 ?)" n'est pas confirmée.

Notez le N rétrograde.

Je ne trouve aucun recteur, aucun prêtre ni même aucun Joseph Bescond à Pouldergat au XVIe ou XVIIe. Vers 1681, selon les archives paroissiales de Pouldergat, Henry Bescond habitait le village de Kervarlé Creis,  Jean Le Bescond celui  de Lannogat et un autre  Jean Le Bescond occupait le village de Botcarn, Jacques Le Bescond celui de Lesneven 

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Aujourd'hui, malgré l'éclairage toujours inadéquat, je peux lire de manière fiable : IO : BESCOND : FAB : 1561.

Si cette date était confirmée par mes pairs, cela remettrait en question la datation de la chapelle en en avançant le début de 30 ans...

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Chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

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Puisque je passe devant l'élévation sud, je reprends les vues des inscriptions de la porte. Rien de nouveau.

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Chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

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Avant de partir, je veux revoir la pierre du pilier droit de l'entrée du placître. Il m'apparaît qu'elle a été posée à l'envers. Elle associe deux lignes, la première en lettres de grande taille. Je peux distinguer avec une quasi certitude la première lettre H suivie de deux-points, et la fin de cette ligne -RRE:T. Puis, sur la ligne suivante, FABR. C'est le nom d'un fabricien, ça c'est sûr. Et qui restera anonyme, même si c'était peut-être un LE BERRE.

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Chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

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Il est 18h 45. Le soleil va disparaître derrière la colline. C'est l'heure poignante : un dernier cliché.

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Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1555?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

Calvaire (kersantite, Roland Doré, 1555?), chapelle Saint-Vendal. Photo lavieb-aile mars 2020.

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires Chapelles bretonnes. Inscriptions
11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 14:13

Le calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle Notre-Dame de Kerluan à Châteaulin. 

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—Voir sur cette chapelle :
 

 

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— Sur les œuvres de Roland Doré, voir : 

 

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PRÉSENTATION.

J'ai suffisamment présenté la chapelle de Kerluan dans mon article précédent pour ne pas y revenir. Et j'ai présenté Roland Doré dans chacun des 12 articles cités en référence pour ne pas reprendre, une fois encore, l'expression de "virtuose du kersanton" qui colle à ce sculpteur. Bon. Je pourrai d'ailleurs me dispenser de tout commentaire tant on retrouve à Kerluan la triade Vierge/Christ en croix/Jean si fréquent sur la centaine de croix et calvaires sortis de l'atelier landernéen. Et tant les traits stylistiques y sont constants.

Certes, il ne nous reste aujourd'hui que 15 calvaires complets, qui méritent donc toute notre attention, et, malgré la répétition, une "notice" détaillée. 

D'abord, ce calvaire-ci est daté, les chiffres 1639 étant gravés très lisiblement sur le nœud du croisillon. Nous sommes là au milieu de la période de production (1618-1663) de l'atelier. 

Mais ici, première particularité, le calvaire est composite. Seule la partie haute, en kersanton, est de Roland Doré. Ce "Crucifix" (Christ en croix entouré de la Vierge et de Jean) est implanté sur un fût de granite, un matériau que  Roland Doré ne taille pas. Il est très probable que ce fût, avec deux personnages en haut relief, soit antérieur à son couronnement. Il pourrait dater du XVIe siècle. Puisque la chapelle est considérée dater de 1550 (G. Leclerc), cette hypothèse d'un premier calvaire plus jeune serait logique.

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Le fût du XVIe siècle.

Ce fût de granite, cylindrique,  est remarquable par les deux saints, Sébastien et Roch, sculptés en haut-relief sur deux cotés opposés. J'ai écrit en 2012 que leur présence, associée à la date de 1639, s'expliquait par une épidémie de peste (maladie pour laquelle ils sont invoqués pour leur protection) de cette année là. Mais leur antériorité probable m'incite à remettre en cause cette allégation. L'épidémie de peste serait plus ancienne, comme à Saint-Sébastien en Saint-Ségal (vers 1541), ou Saint-Côme-et-Damien en Saint-Nic (début XVIe ?).

Ce type de personnage en haut-relief taillé sur le fût (et non scellé) est une vrai prouesse, car cela suppose pour le sculpteur de partir d'un bloc de pierre bien plus épais, et d'en éliminer une grande partie. On le retrouve assez fréquemment entre Châteaulin, le nord du Porzay et la Presqu'île de Crozon, comme à Plomodiern (saint Yves, XIXe), Argol (un saint Pierre), Roscanvel (saint Yves, XVIe), Dinéault (chapelle Saint-Exuper, un saint Marc, XVIe), Dinéault (Pennayeun, saint Marc, XVIe). Et surtout à Lopérec, la croix de Kergonan porte un saint Sébastien ET la date de 1580. 

Ici, ce fût est en granite, matériau moins résistant à l'érosion que le kersanton ; aussi les deux saints ont perdu une partie de leur lustre. Mais on voit bien la tête d'éphèbe de Sébastien (et ses cheveux bouclés en boule), ses mains liées dans le dos, son pagne et surtout les trois trous des flèches de son supplice. De l'autre coté, saint Roch, à la tête féminine par ses cheveux longs et bouclés, atypiques, s'identifie par l'ange qui vint l'assister et par ce qui est peut-être, près de la jambe droite, son Roquet.

L'orientation de ce fût n'est pas fixée ; en 2012 et 2013, saint Sébastien faisait face à l'ouest, aligné avec le crucifix, et saint Roch était tourné vers l'entrée du placître. Mais le calvaire a été remonté depuis (vandalisme de 2015) avec les deux saints sur un axe nord-sud.

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Plusieurs vicissitudes.

Dans sa description de 1980 dans son Atlas, Yves-Pascal Castel signalait que le calvaire venait d'être abattu par une tempête.

En 2015 , c'est par un acte de vandalisme que le calvaire a été à nouveau, et rudement, secoué : le fût a été brisé en plusieurs morceaux.

Ces deux épisodes en 30 ans donnent à imaginer combien ce que nous voyons aujourd'hui est le résultat de nombreuses interventions de restauration. 

C'est dire aussi l'importance des documentations photographiques ...

 René Couffon (avant 1988) décrivait  :"Sur le placitre, calvaire daté 1639, de l'atelier Roland Doré : plus de Christ, Marie géminée à un saint sur l'un des consoles ; adossées au fût, statues de saint Roch et de saint Sébastien. " Mais en 1993, Guy Leclerc publiait son article (que je n'ai pas pu lire) sur "La résurrection d'un calvaire" et donnait "l'Historique et la description du calvaire restauré de la chapelle Notre-Dame de Kerluan en Châteaulin".

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Une autre singularité.

Si j'ai souligné la description de Couffon, c'est que ce calvaire de Roland Doré n'a, c'est rare, qu'une seule face : les statues ne sont pas "géminées", à deux personnages adossés.

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Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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I. LA FACE ORIENTALE.

et l'absence de bigéminisme...

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Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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II. LE COTÉ OUEST. LE CRUCIFIÉ, LA VIERGE ET SAINT JEAN.
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Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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LE CHRIST EN CROIX.

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Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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LA VIERGE.

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Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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SAINT JEAN.

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Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (Roland Doré, 1639) de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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III. LE FÛT EN GRANITE ET SES DEUX STATUES.

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Calvaire  de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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Saint Sébastien.

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Calvaire  de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire  de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire  de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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Saint Roch.

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Calvaire  de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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Comparez avec la photo de Bernard Bègne prise (en 2013?) pour l'Inventaire Général :

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photo Bernard Bègne copyright région Bretagne

 

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Calvaire  de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de la chapelle de Kerluan à Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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ANNEXE.

ROLAND DORÉ ET SES 50 CALVAIRES.

Le sculpteur landernéen dont l'atelier de taille du kersanton est le plus renommé du XVIIe siècle a travaillé pour 82 paroisses (Finistère, Côtes d'Armor) essentiellement pour la sculpture religieuse (et 9 gisants). Il a réalisé les séries d'apôtres de 4 églises, partiellement de 4 autres et quantité de statues isolées. Selon E. Le Seac'h, il a réalisé 97 croix, calvaires ou vestiges dont 21 croix, 50 calvaires, 26 vestiges. Seuls 12 croix et 15 calvaires sont encore complets. 41 croix et calvaires sont datés, entre 1618 à Penmarc'h et 1662 à Saint-Thégonnec.

Voici une liste de 75 croix et calvaires  (en gras : décrits dans ce blog)


 

 

  • Brennilis : croix de calvaire du cimetière (vers 1625) . Ange, Crucifix, Pietà,

  • Briec de l'Odet, Croix de la chapelle de Trolez (Seul le crucifix est de Roland Doré)

  • Cast, calvaire de l'église Saint-Jérôme : (1660), GLINEC, recteur, Jacob CROISSANT, fabricien. Vierge, Madeleine, crucifix, Jean, saint au livre

  • Châteaulin, calvaire (1639) de la chapelle de Kerluan : Vierge, crucifix, Jean (et sur le fût saint Sébastien et saint Roch, hors atelier).

  • Cléden-Cap-Sizun : calvaire (1630) de la chapelle Saint-They. Vierge, Jacques le Majeur en haut du fût .

  • Cleder, croix de Kerzuoc'h (1625), Messire PRISER, procureur

  • Commana : calvaire du cimetière (1624), signé. Vierge/saint Hervé et son guide ; crucifix ; moine au livre ; Jean/moine, écu martelé

  • Crozon, presbytère, vestige de calvaire, saint Pierre.

  • Dinéault, calvaire (1648 et 1650), A. LE BUILLER, L. GARO,fabriciens. Crucifix, Christ aux liens.

  • Dirinon, calvaire de la Croix-Rouge, Jean/saint Roch ; crucifix, Vierge/Sébastien

  • Douarnenez, calvaire de la chapelle Saint-Vendal (1655), GAVRANT, recteur de Pouldregat, I. LE BIAN. Vierge/Corentin ; crucifix ; Vierge à l'enfant/Jean ; évêque

  • Douarnenez-Tréboul, vestige de calvaire, Jean/Corentin, Vierge/Nicolas

  • Esquibien : calvaire de Landrevet Jean/ saint indéterminé ; crucifix /Vierge à l'Enfant ; Pierre/Vierge

  • Le Folgoët, croix du Champ de Foire. Crucifix

  • Guiclan, croix de Kerizamel

  • Guiclan, calvaire de Kerlaviou (1622)

  • Guiclan, calvaire de Pen-ar-Feuteun (1642), [Jean/Yves par Yan Larhantec 1889] ; crucifix ; Vierge/Catherine.

  • Hanvec : croix de la forêt du Cranou (1627), vestige. Il appartenait à la chapelle Saint-Conval mais il ne subsiste que le fût portant l'inscription : « R. Dore : ma : faict : 1627 ».

  • Hanvec, Croas-ar-Huré (1621-1622) M. MICHEL, P. BRIS CVRE. Crucifix, écu au calice, anges à phylactères.

  • Hanvec, calvaire de Quillafel (1638), NICOLAS JACQUES, prêtre

  • Hanvec, croix de Lanvoy ; seul le crucifix /Vierge à l'enfant est de Roland Doré

  • L'Hôpital-Camfrout, Croix du Run (1627), Crucifix/Vierge à l'Enfant

  • L'Hôpital-Camfrout, Calvaire du Troan, vestiges : anges au calice

  • Irvillac : calvaire (1644) avec deux bras courbes situé devant la chapelle Notre-Dame-de-Lorette au lieu-dit Coatnan. Larrons, Vierge/Yves ; Jean/Pierre

  • Irvillac, calvaire de Clénunan (1640), Messire Jean LIDOU.

  • Irvillac, calvaire (1628) de la chapelle de Locmélar : Jean/Pierre ; Vierge/évêque

  • Kersaint-Plabennec, calvaire de Laven , crucifix. (En complément du travail du Maître de Plougastel qui a réalisé les couples Vierge/Yves ; Jean/Etienne).

  • Lampaul-Guimiliau, calvaire (1621) de Cosquer-Bihan dit Croaz-Kernevez : crucifix/Vierge à l'enfant.

  • Lampaul-Guimiliau, calvaire de Kerjaffrès (1626), Mathieu LIVINEC fabricien, Y. KERBRAT, fabricien

  • Lannilis, calvaire de Kerosven. Vierge ; crucifix/Jean-Baptiste, Jean

  • Lantic, calvaire de l'église Notre-Dame-de-la-Cour. Crucifix/Vierge à l'enfant. Armoiries des Rosmadec et Gouarlot.

  • Loc-Éguiner-Saint-Thégonnec, calvaire du cimetière , crucifix (en complément du travail du Maître de Plougastel :Vierge/sainte Femme Pietà/Madeleine ;

  • Logonna-Daoulas, Croix de Cléménéhy (?), SALOMON PIERRES DE PORS AN . Crucifix/Vierge à l'enfant.

  • Logonna-Daoulas, calvaire de Rulivet. Crucifix. [Saint Nicodème sur le fût, saint Jean, blason des Rosmorduc, hors atelier.]

  • Loqueffret, calvaire de Bilirit (1625), Y. et Louis BELERIT, fraires. Crucifix/Vierge à l'Enfant ; [et Yves ; Geneviève ; Edern, hors atelier].

  • La Martyre, vestige (fût) du calvaire de Kerlavarec (?), Béatrice CABOUN.

  • Penmarc'h, croix de Lescors (1618), crucifix.

  • Plabennec, calvaire de Scaven, crucifix.

  • Pleyber-Christ, calvaire de Kervern (1647), Yvon INISAN et Marie MADEC. Vierge/Marguerite

  • Ploéven, chapelle Saint-Nicodème : calvaire (1667) Messire S.H. MARTIN, recteur Yves QUEMENEUR, fabricien. Vierge/évêque ; Jean/Pierre

  • Plogonnec : calvaire (1644) de la chapelle Saint-Pierre. Vierge/Paul ; Jean/Pierre

  • Plogonnec : calvaire (1641) de la chapelle Seznec, Guillaume TOULGUENGAT, recteur de 1624 à 1642, René SEZNEC, recteur de 1643 à 1697.Christ et anges aux calices, Vierge/évêque, Jean/évêque, Christ aux liens, 

  • Plomodiern calvaire de la chapelle Sainte-Marie-du Ménez-Hom, tête de la Vierge de la Pietà et Vierge à l'Enfant, tout le reste étant hors atelier.

  • Plonévez-Porzay : calvaire de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud [1630-1656], Guillaume VERGOZ, recteur de 1630 à 1656, lucas BERNARD, fabricien ?. Vierge/Pierre, Crucifix/Pietà ; Jean/Jacques

  • Ploubazlanec, calvaire de l'ancienne chapelle de Loguivy-de-la-Mer. Vierge et Jean

  • Ploudiry, calvaire (1633) de l'église : Crucifix et Marie-Madeleine

  • Plougastel-Daoulas, Le Passage, calvaire (1622), Jean GUIGORUS, fabricien. François d'Assise/Vierge ; crucifix/Pietà ; évêque/Jean.

  • Plougastel-Daoulas, chapelle Saint-Claude calvaire (v.1630). Vierge/Yves, Pietà ; Jean/Pierre

  • Plougastel-Daoulas, chapelle Saint-Guénolé calvaire (1654) . Vierge/Guénolé, crucifix/Vierge à l'Enfant ; Jean/Pierre

  • Plougastel-Daoulas, calvaire (1639) du Tinduff : Le Seac'h p. 228. n. 78 et 79.

  • Ploumilliau (22), calvaire (1622) de Coz-Douar. Crucifix/Vierge à l'Enfant.

  • Plounéour-Ménez : le calvaire (1641) de l'église . Vierge/Pierre et Jean/Paul.

  • Plounéour-Ménez : croix de Kersimonnet. Vierge à l'Enfant

  • Plourin-les-Morlaix ? Vestiges d'un calvaire sur le mur de l'enclos

  • Port-Launay, calvaire (1651) de Lanvaïdic. Crucifix, culots vides.

  • Poullan-sur-Mer, calvaire (1640) de Kervignac vestiges

  • La Roche-Maurice, croix (1625) de Penmarc'h. Crucifix, macles des Rohan.

  • Rosnoën : calvaire (1648) de l'église Pierre/évêque ; Crucifix/Vierge à l'Enfant (hors atelier) ; Paul/évêque
  • Saint-Nic, calvaire de la chapelle Saint-Côme : crucifix.

  • Saint-Nic, calvaire de l'église Vierge/diacre ?; Crucifix ; Jean/diacre ?

  • Saint-Renan, croix de Quillimerrien ( ?), ADENOR AR COR et IVET AR COR, Vierge

  • Saint-Sauveur : croix de Kerbouzard Crucifix.

  • Saint-Ségal, calvaire du bourg : Vierge, Marie-Madeleine et Jean sur le socle

  • Saint-Servais, calvaire de l'église. Crucifix/Christ aux liens.

  • Saint-Servais, croix (1640) de Bréties dite Croas-Vossoc. Crucifix.

  • Saint-Thégonnec, grand calvaire de l'enclos paroissial ; Christ aux outrages

  • Saint-Thégonnec, calvaire de Bodéniry (1632), Anna BREST et Jean GUILLERM. Vierge/François d'Assise ; Jean/Yves

  • Saint-Thégonnec, croix du Broustou (1662); Crucifix

  • Saint-Thégonnec, croix de Coslen. Crucifix/Saint Joseph et l'Enfant

  • Saint-Thégonnec, croix de Hellin, 1638, Crucifix / Vierge à l'Enfant écu sur le nœud lion et calice

  • Saint-Thégonnec, croix (1629) de Pennalan. Crucifix/Vierge , écu au calice et M.H.C.P.

  • Saint-Thégonnec, croix du Keff, Vierge à l'Enfant de la niche.

  • Saint-Thégonnec, croix (1647) de Pennavern. Crucifix/Vierge à l'Enfant, écu avec fasces des Chastel en alliance avec des armoiries indéterminées.

  • Saint-Urbain : calvaire du Quinquis. Crucifix

  • Senven-Léhart : calvaire près de l'église Notre-Dame de Senven. Une douzaine de personnages.

  • Trézilidé, calvaire de l'église. Bon Larron, Pierre, Pietà, Mauvais Larron.

 

 

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PORCHES AUX APÔTRES

  • Pleyber-Christ complet, non daté. Et décollation de Pierre en trois statues

  • Plestin-les-Grèves, complet, non daté. Christ dans le tympan

  • Trémaouézan, 11 apôtres . Roland Doré atteint la virtuosité de son style

  • Guimiliau (avec le Maître de Plougastel qui a fait saint Pierre et saint Jean). Christ dans le tympan

  • Le Tréhou, 4 apôtres Pierre, Jean, André, Thomas. Christ Sauveur dans le tympan. Les plus primitifs.

  • Pleyben : Jean et Jacques. Et décollation de Pierre

  • Saint-Thégonnec (1632): Jean, Jacques et Thomas (Pierre par le Maître de Plougastel)

  • Plougourvest : Jacques le Majeur et Christ dans le tympan

  • Saint-Houardon de Landerneau, saint Matthieu (transept)

  • Hôpital-Camfrout, Dieu sauveur

  • Bodilis, Christ Sauveur.

  • Rosnoën, Christ Sauveur

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STYLISTIQUE DE ROLAND DORÉ (d'après E. Le Seac'h)


Roland Doré a sculpté uniquement dans le kersanton. Son style dépouillé, facilement reconnaissable et proche de l'épure, a contribué à établir sa réputation. Il se distingue par son souci de replacer la réalité des formes dans l'espace en allant à l'essentiel. Sa virtuosité à sculpter les visages doux de ses Vierges ou à donner un tempérament à ses œuvres profanes en fait un sculpteur d'exception. Il a débuté comme compagnon dans l'atelier du Maître de Plougastel (1585-1617) puis a entrepris une carrière prolifique à Landerneau.

Le Christ :

Les représentations du Crucifié sont caractérisés par des corps allongés, aux longs bras noueux et aux torses presque rectangulaires avec les muscles de l'abdomen en forme de poire. Les veines du cou sont saillantes. Les Christ penchent la tête du coté droit, les yeux clos. Leurs pagnes plats sont noués sur le coté gauche. Les visages sont presque émaciés, les joues creuses mangées par une barbe et une moustache aux mèches fines. Les crucifix courts dont le canon est à cinq têtes se différencient des crucifix longs à sept têtes (Y-P. Castel).

La couronne d'épines est caractéristique, aux deux brins entrelacés en forme de carré.

Les Vierges à l'Enfant : elles portent leur enfant sur le bras gauche, la main droite tenant une pomme. Elles ont le visage poupin , les yeux en amande au sillon palpébral bien dessiné. et arborent le fin sourire « doréen »

Les personnages de Roland Doré se reconnaissent aussi à leurs yeux aux iris creusés.

Saint Jean accompagne la Vierge sur les croix et calvaires. Sa gestuelle varie peu : les deux mains posées sur la poitrine, (Seznec à Plogonnec, N.D de Kerluan à Châteaulin, Commana, Saint-Nicodème à Ploéven (1637), Tinduff à Plougastel, Saint-Vendal à Douarnenez) ou simplement une seule main, l'autre étant caché sous sa tunique (Sainte-Anne-la-Palud à Plonévez-Porzay). Plus rarement, il serre le pan de sa tunique et appuie un livre fermé contre sa poitrine (Coatnan à Irvillac). Parfois il joint les mains, les doigts entrelacés (Plogonnec) ou il tient un livre dans le creux formé par sa main gauche (Cast, 1660). Sa physionomie est partout similaire. Le seul changement appréciable se voit dans sa chevelure lisse (Seznec ou Saint-Pierre à Plogonnec, Commana, Tinduff à Plougastel, à l'ouest de l'église de Plounéour-Ménez en 1641) ou bouclée (Saint-Nicodème à Ploéven en 1637, Coatnan à Irvillac en 1644, Saint-Vendal à Douarnenz (1655) , Sainte-Anne-la-Palud à Ploénevez-Porzay, Saint-Nic, ou Cast) comme sur les gisants mais d'une manière aléatoire sans que l'on puisse repérer une évolution chronologique.

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SOURCES ET LIENS.

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— CANTIQUE  “Kantik Intron Varia Guerluan,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 9 mars 2020, https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/106.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/df426b8865776caf121d66be258b7b87.pdf

— CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des Croix et Calvaires du Finistère, SAF.

http://croix.du-finistere.org/

http://croix.du-finistere.org/commune/chateaulin.html

216. Kerluan, g. k. 5 m. XVè s. 1639, par Roland Doré. Abattu par la tempête récemment. Trois degrés, le premier à large corniche en cavet. Socle cubique. Fût portant en relief saint Sébastien et saint Roch. Croisillon, statues: la Vierge et saint Jean. Croix à branches rondes, fleurons-boules, crucifix. [YPC 1980]
avril 2015 [keraval 2015]

— CASTEL (Yves-Pascal), 1983,  La floraison des croix et calvaires dans le Léon sous l'influence de Mgr Roland de Neufville (1562-1613), Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1983  90-2  pp. 311-319

https://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1983_num_90_2_3130

— CASTEL (Yves-Pascal), 1985, Roland Doré, sculpteur du roi en Bretagne et architecte (première moitié du XVIIè siècle) , Bulletin de la Société archéologique du Finistère, Pages 97 à 156.

— CASTEL (Yves-Pascal), 1996, Du nouveau sur Roland Doré

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/52e804fd7d01573ff17156ea10bcef19.jpg

 

— COUFFON (René), LE BARS, (Alfred) 1988, Notice sur  Châteaulin, extrait de   Couffon, René, Le Bars, Alfred, Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/eda670fb19cd2344536c61242ae144f6.pdf

"Sur le placitre, calvaire daté 1639, de l'atelier Roland Doré : plus de Christ, Marie géminée à un saint sur l'un des consoles ; adossées au fût, statues de saint Roch et de saint Sébastien. "

— COUFFON, René, 1961, L'évolution de la statuaire en Bretagne après la guerre de succession du Duché - In: Mémoires. Société d'Emulation des Côtes-du-Nord vol. 97 (1961) p. 1-16

— DANIEL, (Françoise), 1988, Roland Doré et les enclos paroissiaux : [exposition, Morlaix, Musée des Jacobins, juillet 1988] / [exposition conçue et réalisée par Françoise Daniel] Jacobins, juillet 1988] 1 vol. (56 p.) : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 30 cm

DILASSER ( Maurice), 1979, Un pays de Cornouaille: Locronan et sa région  Page 607.

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

— COUFFON (René), Le BARS (Alfred), 1988, Notice de Châteaulin extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/eda670fb19cd2344536c61242ae144f6.pdf

CHAPELLE NOTRE-DAME DE KERLUAN Edifice en forme de croix latine avec clocher Renaissance à deux étages amorti par un dôme. Le pignon ouest date dans sa partie basse du XVIe siècle et a été remonté au XVIIIe siècle dans sa partie haute au-dessus des sommiers. Le portail, flanqué de larges contreforts, est gothique avec ses voussures profondes et son accolade à fleuron. La date la plus ancienne inscrite sur l'édifice est celle de 1653 qu'on lit sur le linteau de la chambre des cloches avec le nom de M. LAGADEC, desservant de la chapelle à cette époque.

Le chevet plat a gardé sa fenêtre à réseau flamboyant ; il porte l'inscription : "BEZIEN. FABRIQVE. 1725". La longère sud a été restaurée en 1837.

La sacristie octogonale porte l'inscription : "V. D. Mre. LE DV. R./H. H. IAN. GVISIEN. FABR. 1734". Sur la porte sud, une autre inscription : "F. F. P. IEAN. HETET. FABRIQVE. 1819".

Mobilier : Statues - en plâtre : Vierge à l'Enfant, qui a remplacé au début du XXe siècle une Vierge allaitant jugée trop réaliste ; - en bois polychrome : Vierge à l'Enfant dite Notre Dame de Kerluan, XVIIIe siècle, autre Vierge Mère, saint Luc, saint Marc, saint Corentin, saint diacre (Laurent ?), saint Mathurin, Vierge Marie et saint Jean sur la poutre de gloire dépourvue du Christ. 

Sur le placitre, calvaire daté 1639, de l'atelier Roland Doré : plus de Christ, Marie géminée à un saint sur l'un des consoles ; adossées au fût, statues de saint Roch et de saint Sébastien.

Fontaine au village de Stang-vihan ; dans un enclos de pierres, niche en tiers-point avec statue de la Virgo Lactans.

 

LECLERC (Guy), 1993,  La résurrection d'un calvaire, p. 12-14, ill. Historique et description du calvaire restauré de la chapelle Notre-Dame de Kerluan en Châteaulin (xvie-xviie siècles). L'Écho de Saint-Louis — Châteaulin. Bulletin de l'école secondaire privée Saint-Louis. № 154.

S.N (Guy Leclerc ?), 1993, La chapelle Notre-Dame de Kerluan", Monuments et objets d’art du Finistère. Études, découvertes, restaurations (année 1992)  Bull. Société archéologique du Finistère Pages 179

 

 

—L'HARIDON ( Erwana), 2013, Calvaire de la chapelle de Kerluan à Châteaulin, Dossier IA29010004 inclus dans Chapelle Notre-Dame de Kerluan (Châteaulin) réalisé en 2013 , Inventaire Général du Patrimoine Culturel.

 

Calvaire en granite et kersantite composé de trois degrés, le premier à large corniche en cavet, sur socle cubique. Le fût porte en relief saint Sébastien et saint Roch, les croisillons reçoivent les statues de la Vierge et saint Jean. Croix à branches rondes, fleurons-boules, crucifix.

 

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/calvaire-de-la-chapelle-de-kerluan-chateaulin/895a2be4-530c-4812-b6c0-3dd688142383

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-notre-dame-de-kerluan-chateaulin/dc1365f2-ae20-4bd1-921d-d00f736c8074

 

—OUEST-FRANCE  22 juillet 2015


https://www.ouest-france.fr/bretagne/chateaulin-29150/video-chateaulin-jean-francois-chaussepied-peint-les-vitraux-de-la-chapelle-de-kerluan-6768346

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/chateaulin-29150/acte-de-vandalisme-le-calvaire-de-la-chapelle-de-kerluan-saccage-3577500

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— LE TELEGRAMME. Le calvaire de la chapelle de Kerluan brisé. 23 juillet 2015.

https://www.letelegramme.fr/finistere/chateaulin/patrimoine-le-calvaire-de-kerluan-vandalise-23-07-2015-10715404.php

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires Chapelles bretonnes. Inscriptions
9 mars 2020 1 09 /03 /mars /2020 17:21

La chapelle de Kerluan à Châteaulin : inscriptions  et crossette.

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Je reprends en le complétant un article de 2012.

 

Voir aussi 

 

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Cet article appartient à une série sur les inscriptions lapidaires monumentales de Basse-Bretagne. (cf. "catégorie")

— Cet article appartient aussi à une étude des crossettes du Finistère destinée à permettre des comparaisons et à dégager des constantes stylistiques et thématiques. On consultera sur ce blog :

 

 

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PRÉSENTATION.

TOPONYME.

   Elle tire son nom du lieu-dit Kerluhan, toponyme dont l'étymologie vient du breton ker-, lieu fortifié puis "village, hameau" et de Luhan, patronyme lui-même dérivé de lugern, brillant, avec la forme diminutive -an. Il s'agit donc du "hameau de Luhan". La carte IGN de 1950 (scan historique") et la carte d'Etat-Major de 1822-1866 indiquent l'orthographe Kerluhan (également inscrite sur la cloche de 1843),une carte de 1677 celle de K[er]luant et la carte de Cassini de la fin du XVIIIe celle de Kerluan.

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SITUATION GÉOGRAPHIQUE.

On ne comprend bien cette chapelle qu'en considérant sa situation, très exceptionnelle. Elle domine, à une altitude de 70 m,  l'une des trois boucles que forme ici l'Aulne en d'étroits méandres (parcours imposant trois écluses très rapprochées du Canal de Nantes à Brest).  Cette boucle, aujourd'hui traversée sur sa crête par la N165, est large de moins de 1000 m. Je retrouve ici la situation fortement lié au réseau hydrologique remarquée pour d'autres chapelles érigées sur un mamelon dominant un cours d'eau (cf. Saint-Vendal à Douarnenez, Saint-Sébastien de Saint-Ségal sur une boucle de l'Aulne, l'église de Vieux-Bourg à Lothey sur une autre boucle encore) et évoquant un ancien culte liée à cet emplacement naturel doté d'une situation stratégique notable. 

La grande ressource de Châteaulin venait de la pêche des saumons, les pêcheries, comme les moulins, étant devenues en 1540 et au XVIIe siècle  la propriété du roi, qui les afféageait. Le creusement du canal en 1816 mit un terme à cette ressource, mais on ne peut lire le paysage sans l'avoir à l'esprit.

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Photographie aérienne Geoportail.

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Cet écart n'engendre pas un isolement, comme en témoigne la densité des toponymes de ce petit méandre. De sa racine jusqu'à son extrémité, je note Quélennec, Kergudon, Mezambellec (le champ du curé), Le Lec'h, Stanguivin, Prat-Hir, Kervoallien, Penn-ar-Pont, Quivouidic, Leuré et Le Quinquis. Ils sont tous anciens, et mentionnés sur la carte de Cassini. Il est important de les noter, car les patronymes des fabriciens sur les inscriptions que nous allons découvrir renvoient à des familles précisément établies à Quélennec, à Penn-ar-Pont, au Lec'h ou à Kerludon. Au microcosme géographique correspond, bien-sûr, un microcosme social. Ainsi, à Quélennec ( située près de la route Pleyben-Châteaulin, et dont le toponyme  kelen-eg signifie "ensemble de houx") se sont succédé les familles Le GOURLAY, Le HETET,  BAUGUION. À Prat-Hir vivait Yvon GUIDAL (1617-1671), parrain de Marie BAUGUION. Au Lec'h est né Allain Bizien, autre fabricien de la chapelle. En 1905, lors du pardon de Kerluan, la grande bannière était portée par Julien Nédélec de Penn-ar-Pont et la grande croix d'argent, portée par M. Jean Bauguion de Kergudon. etc.

En effet, nous allons trouver inscrits les noms de :

 

Y[ves] PLOUSENEC 1623, [fabricien] [rapproché de Mezambellec et Quélennec]

Allain BIZIEN, 1725, fabricien,  [Le Lech ]

Jean GUIZIEN 1734, fabricien, [Kervoallien]

Jean HÉTET 1811, fabricien [Quélennec]

Jean BAUGUION 1845, parrain de cloche [Quélennec]

Marie POULMARC'H 1845, marraine de cloche [Quélennec]

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Cartes par ordre chronologique :

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Carte de Cassini (fin XVIIIe) Géoprtail.

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Carte de l'Etat-Major (1822-1866). Géoportail.

 

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Scan 1950. Géoportail.

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Carte IGN Geoportail.

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À la frontière du Parc au Duc.

Un autre donnée de compréhension est la proximité de la chapelle avec le mur d'enceinte du "Parc au Duc.

"Le parc ducal de Châteaulin est une vaste étendue de terres appartenant au duc et cerné d’un mur. L’accession au trône ducal, en 1066, de Hoël descendant des seigneurs de Châteaulin fit passer le domaine seigneurial de Châteaulin dans le domaine ducal. On ne sait pas si Jean Ier Le Roux fit l’acquisition ou confisqua d’autres terres pour édifier son parc de Châteaulin en un seul tenant. Dans tout son duché, il établit plusieurs parcs comme celui de Châteaulin. 

Celui-ci, partant du Château de Châteaulin et y revenant, s’étend sur une longueur de plus de trente kilomètres et enserre une partie du territoire des communes de Châteaulin, de Lothey, de Briec, de Cast et la totalité de la commune de Saint-Coulitz. Le long du mur, vers l’extérieur, était aménagé un chemin. Ce parc de Châteaulin comme les autres parcs du duché était avant tout, comme l’indique l’acte de Jean IV de 1396 cité plus haut, un massif forestier : ressource importante à l’époque. La forêt fournissait le bois d’œuvre aussi bien que le bois de chauffage parfois transformé sur place en charbon de bois. Elle constituait une réserve de petits et gros gibiers. Elle fournissait la matière première à nombre de sabotiers."

Mais un siècle avant que la chapelle ne fut construite (sur un sanctuaire préexistant ?), cette forêt ducale avait disparu. Et le domaine ducal était devenu domaine royal lors du rattachement de la Bretagne au royaume de France en 1532.

[...] A contrario, la vocation forestière du parc au duc de Châteaulin est démontrée par le rapport que fait en 1537 Antoine Bullioud, général des finances du duché pour François Ier : « A Châteaulin, écrit-il, la forêt de Derguzec est quasiment détruite, comme la forêt de Carnoët à Quimperlé, à cause des coupes de bois faites pour la construction de nombreux navires à Brest pour le service du roi et des ducs. »

Non seulement la forêt a été détruite mais elle a été progressivement remplacée par des exploitations agricoles tenues par des paysans sous le régime du domaine congéable.

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En 1558,  le roi de France Henri II, vendit une partie du Parc au Duc de Châteaulin à Michel du Bot, seigneur du Guilly en Lothey . Or, le document de vente, qui cite les noms des villages et des convenanciers révèle ceux des écarts entourant la future Notre-Dame-de-Kerluan, et en précise la fonction liée à la rivière ; je souligne les noms que nous allons retrouver: :

"Les moulins de Penpontchorentin (PENNARPONT) et de Pennault (Pennod) situés en la paroisse de Lothey avec leurs écluses et retenues d’eau.

Penanros en Lothey ? tenu par Hervé Le Gof et Jehan le Bodolec et leurs consorts.

Penanpont (PENNARPONT) tenu par Derien POULMARCH et ses consorts.

Le Quencquis (LE QUINQUISs) en Châteaulin tenu par Guillaume Hervé, Henry et Yvon Quintin et leurs consorts et Aliette Prigent veuve de Jehan Quintin.

Leuzré et Penanselus (LEURÉ) en Châteaulin tenu par Hervé et Alain Periou, Yvon le Roux et leurs consorts.

PRATHIR en Châteaulin tenu par Yvon Blaës et la veuve Hervé Blaës et leurs consorts.

Runanpuncze (Reun ar Puns) tenu par François LE GOURLAY, Pezron le Faou et leurs consorts «Plus deux soulz six deniers monnoye à cause des Goretz (*) qu’ils tiennent sur la rivière d’Afve»

(*) Goretz : pêcheries (attesté à Landerneau en 1738)

En 1667, un plan nous montre la chapelle (avec un dessin très précis du bâtiment) construite proche de la "muraille du Parc au Duc. On notera la graphie K[er]luant.

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Kerluant en 1667

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DESCRIPTION.

La chapelle de Kerluan date du premier tiers du XVIe siècle (Couffon) ou de  1550 (G. Leclerc) et était surmontée d'une petite flèche gothique que l'actuel clocher  Renaissance à deux étages amorti par un dôme à lanternon a remplacée en 1623.  Son calvaire fut reconstruit en 1639  par Roland Doré. Elle est en forme de croix latine, complétée en 1743 par une sacristie hexagonale au sud. Son chevet a été reconstruit en 1725.  Le pignon ouest date du XVIe mais sa partie haute a été remontée au XVIIIe. La longère sud a été restaurée en 1811 ou 1837. 

Elle est située parmi les parcelles agricoles, à 50 m de la N175 Brest-Quimper. Depuis 1950, plusieurs arbres de son placître ont été abattus, notamment un hêtre encore présent sur mes photos de 2012.

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Photo aériennes Geoportail

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La chapelle vue du sud-est en 2012.

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La chapelle vue du sud-est en 2012. Photo lavieb-aile.

La chapelle vue du sud-est en 2012. Photo lavieb-aile.

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La chapelle vue du sud-est en 2019.

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Chapelle Notre-Dame de Kerluan vue du sud-est en 2019. Photo lavieb-aile.

Chapelle Notre-Dame de Kerluan vue du sud-est en 2019. Photo lavieb-aile.

Chapelle Notre-Dame de Kerluan vue du sud-est en 2019. Photo lavieb-aile.

Chapelle Notre-Dame de Kerluan vue du sud-est en 2019. Photo lavieb-aile.

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LES INSCRIPTIONS LAPIDAIRES 1623 -1811.

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Je présenterai les inscriptions lapidaires par ordre chronologique (sujet et ordre brièvement abandonnés pour décrire la cloche de 1845 juste près le clocher).

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LE CLOCHER : 1623.

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  Sur la chapelle elle-même, c'est en haut du clocher que l'on peut lire la date de 1623 sur le linteau de la chambre des cloches. Je lis l'inscription Y. PLOU / SENEC 

Ma lecture, proposée dès 2012 sur mon blog mais négligée, a été confirmée en 2017 lorsque Guy Leclerc a pu accéder au clocher (il a alors "découvert"  "Y. Plouzenec 1623" et non "Lagadec 1653" que Couffon avait cru lire).

  Le patronyme PLOUSENEC est attesté sur Ploeven avec cette orthographe, et à Châteaulin . En effet, une Claudine LE PLOUSENEC est marraine en 1665 de Catherine COUCHOURON, une famille de Mezambellec et Quélennec...

Yvonne PLOUZENEC  : https://gw.geneanet.org/philippedavid?lang=fr&iz=205&p=yvonne&n=plouzenec

  René Couffon signalait dans son Nouveau Répertoire des églises et chapelles de 1988 que "la date la plus ancienne inscrite sur l'édifice est celle de 1653 qu'on lit sur le linteau de la chambre des cloches avec le nom de M. LAGADEC, desservant de la chapelle à cette époque". Cette affirmation est désormais invalidée.

La date la plus ancienne relevée à Kerluan est ensuite celle qui est portée sur le calvaire qui provient de l'atelier de Roland Doré : 1639. On sait que cette date correspond à une épidémie de peste, et on n'est pas surpris de trouver sur le fût du calvaire les statues de Saint Sébastien et celle de Saint Roch. Un article lui sera consacré.

 

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Clocher de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile.

Clocher de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile.

Clocher (1623) de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2012.

Clocher (1623) de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2012.

Clocher (1623) de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2012.

Clocher (1623) de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2012.

Clocher (1623) de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2012.

Clocher (1623) de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2012.

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LA CLOCHE : 1845.

Les cloches du XVIIIe siècle furent déposées, fondues et transformées à Brest en canons en 1793 (comme toutes celles du département du Finistère), avant qu'en 1796  la chapelle et son enclos ne soient vendues " à Charles-François Le Lièvre pour 500 Livres". 

La cloche actuelle porte une inscription de trois lignes , deux médaillons, et la signature du fondeur sur une ligne inférieure. Elle débute, comme il se doit, sur la face ouest, et ce début est marqué par une petite main à l'index tendu (comme les autres cloches de ce fondeur).

 

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[manicule ] FAITE EN 1845 POUR NOTRE DAME DE KERLUHAN

[manicule] JE M APPELLE JEANNE MARIE JAI POUR  PARRAIN ET MARRAINE JEAN BAUQUION

[manicule] ET MARIE YVONNE POULMARCH 

[bande de rinceaux]

[médaillons] Crucifix à l'ouest et Vierge à l'Enfant sur un croissant.

                 VIEL ALPHONSE FONDEUR A BREST

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Soit : « Faite en 1843 pour Notre-Dame de Kerluhan. Je m'appelle Jeanne Marie. J'ai pour parrain et marraine Jean Bauguion et Marie Yvonne Poulmarc'h »

Le parrain et la marraine.

Jean BAUGUION et Marie Yvonne Poulmarc'h sont de la famille BAUGUION, de la trêve de Kerluan, de Quélennec . Les familles sont liées depuis longtemps. Marie POULMARC'H née en 1610, a comme parrain Thibaud BAUGYON et comme marraine Marguerite BAUGYON.

https://gw.geneanet.org/zardoz?lang=fr&n=poulmarc+h&oc=4&p=marie

En 1689, le château de Châteaulin et sa motte féodale furent donnés à Yves Bauguion, prêtre desservant de Notre-Dame pour y installer un hospice dont il fut l' aumônier et le directeur. Ce Bauguion, né à Quimil Bras, était oncle du premier Bauguion qui s'établit à Quélénnec en 1775 comme gendre de Jacques Hétet. Il habitait le village de Penn an run. A sa mort il fut enterré en l'église de N.-Dame devant la statue de Sainte Catherine. 

Nous pouvons retracer la filiation : 

  • René BAUGUION,  1718 à Quimill Bras, Châteaulin -1783 x Marie Le Gall
  • Jean BAUGUION 1758 à Quimill Bras-1821à Quélennec, x Marie-Jeanne HETET, Quélennec, fille de Jacques HÉTET, cultivateur à Quélennec 1720-1794 et de Anne BIZIEN 1737-1764.
  • Jean BAUGUION, Cultivateur à Quélennec, Châteaulin 1788-1869 x
  • Jean Sébastien BAUGUION, Propriétaire Cultivateur à Quélennec, Châteaulin 1810-1871

 

https://gw.geneanet.org/chbeullier?lang=fr&pz=christine&nz=beullier&ocz=2&p=jean&n=bauguion&oc=1

D'autre BAUGUION sont dans les fermes voisines de Kerluan : En 1905, lors du pardon de Kerluan, la grande bannière était portée par Julien Nédélec de Penn-ar-Pont et la grande croix d'argent, portée par M. Jean Bauguion de Kergudon, était suivie de la Bannière de Kerluan, que portait Melle Marie Bauguion de Penn ar Pont.

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Le fondeur.

Le fondeur Alphonse VIEL (1800-1847) est également bien connu :  Pierre Alphonse VIEL, dit Alphonse Viel, né le 8 septembre 1800 à Brest, décédé le 31 décembre 1847 à Brest, exerçait la profession de fondeur. Il épousa le 23 novembre 1825 Marie-Félicité JACOLOT, décédée le 2 mai 1836 à Brest, dont 2 enfants décédés en bas-âge, puis le 06 octobre 1836 à Brest Françoise Adrienne Victorine DEVILLERS, dont il eut 3 enfants. Je note 17 cloches ayant sa signature, immuable.

 

— Milizac Viel Alphonse fondeur à Brest. 1817

— Lanidut en 1832,  Viel Alphonse 1832

— Plabennec chapelle de Lanorven en 1833, Viel Alphonse fondeur à Brest.

— Locmaria-Plouzané : Viel Alphonse, fondeur, Brest. 1834 (2 cloches).

— Lopérec. 1838 Viel Alphonse fondeur à Brest.

— Lannilis chapelle Saint-Sébastien en 1841, Viel Alphonse fondeur à Brest 1841.

— Guilers en 1841, Alphonse Viel 1841.

— Châteaulin pour la chapelle N-D. de Kerluan en 1843, Viel Alphonse, fondeur à Brest .

— Goulien en 1846,

— Hôpital-Camfrout  "  Les cloches ont été fondues en 1845 et 1850 par Alphonse Viel, fondeur à Brest. "

—  Plonevez-Lochrist chapelle du Lochrist  : Alphonse Viel 1844

— Plougar église Saint-Pierre : Viel Alphonse fondeur  à Brest, 1847.

— Tréglonou . Viel Alphonse Fondeur à Brest 1840

— Trémaouezan Viel Alphonse fondeur à Brest 1842

— Brest, Saint-Pierre-Quilbignon : Viel Alphonse 1843.

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Cloche (Alphonse Viel 1845)  de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2019.

Cloche (Alphonse Viel 1845) de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2019.

Face ouest de la cloche (Alphonse Viel 1845)  de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2019.

Face ouest de la cloche (Alphonse Viel 1845) de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2019.

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LE CHEVET PLAT : 1725.

 

 À l'angle nord-est du chevet plat  se trouve cette inscription : 

 

FAIT PAR
ALLAIN
BEZIEN 

FABRIQVE 1725

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On peut retrouver un bon candidat dans cet Alain BIZIEN marié le 26 février 1748 à Jeanne Le GOURLAY (née le 15 mai 1698 à Quélennec, Châteaulin, et décédée le 30 août 1765), puisqu'une fois encore nous retrouvons le lieu-dit de Quélennec.  

https://gw.geneanet.org/zardoz?lang=en&iz=1542&p=alain&n=bizien

On le retrouve dans la généalogie chbeullier où  ALLAIN BIZIEN né à Le Lec, Châteaulin (donc, dans la boucle de l'Aulne centrée par la chapelle) en 1697, décédé en 1769, est marié à Françoise LÉON avant d'épouser Jeanne Le GOURLAY. De ce premier mariage est née Anne BIZIEN (1737-1764), qui épousa le 9 juin 1749 Jacques HÉTET, cultivateur à Quélennec !

https://gw.geneanet.org/chbeullier?lang=fr&pz=christine&nz=beullier&ocz=2&p=allain&n=bizien


 

 

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Chevet (1725)  de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2019.

Chevet (1725) de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2019.

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LA SACRISTIE : 1734.

 

  Sur l'angle ouest-sud de la sacristie, on découvre cette inscription bien lisible qui me fait le beau cadeau d'un N rétrograde  :

Je lis, sur un seul bloc de pierre, en lettres capitales latines

V : D : MRE : L : EDY : Rr

H : H: IANGVISIEN FABR :  

  et plus loin , sur un bloc séparé, la date 1734

  Ce que je comprends comme "Vénérable et Discret Messire L. Edy, Recteur. Honorable Homme Jean Guisien, Fabricien 1734".

Le titre Vénérable et Discret est réservé aux ecclésiastiques; l'abréviation Rr désigne donc le recteur. Il s'agit du recteur  Louis EDY  qui fut en poste  à Châteaulin selon Abgrall de 1737 à 1741 (bdha 1905) ; il succédait à Guillaume Bigeaud, docteur en Sorbonne. Cette inscription incite à modifier les dates de cette cure. Dans le même temps, un Jean Edy était recteur à Ergué-Gaberic ( inventaire après décès en 1748 : sur le site Grand Terrier).

    Cette inscription a été relevée par les chanoines Abgrall et Peyron dans la Notice consacrée à Châteaulin dans le Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie Bdha de 1905, p. 164. http://catholique-quimper.cef.fr/opac/doc_num.php?explnum_id=29

 

 Jean GUIZIEN fils de Martin GUIZIEN et de Marguerite TREVAREC, épousa le 22 octobre 1731 Jeanne MELLIN, laquelle était née à "Kermvoallien", aujourd'hui Kervoallien, à 600 m au sud-ouest de la chapelle. Son fils Louis GUIZIEN est né également à Kervoallien. Nous pouvons donc penser que l'honorable homme Jean GUIZIEN était cultivateur à Kervoallien (ou Kermoalien sur la carte de Cassini). Le toponyme Kermoalien est attesté à Saint-Jean-du-Doigt comme une graphie de Ker ar moal, Keramoal, Ker an moal, "le village du dénommé Le Moal" (moal = chauve). 

 

 

https://gw.geneanet.org/cbourhis1?lang=en&pz=christian+paul+marie&nz=bourhis&p=jean&n=guizien

https://gw.geneanet.org/amguizien?lang=en&pz=corentin&nz=guizien&p=jean&n=guizien&oc=7

https://gw.geneanet.org/zardoz?lang=en&p=jean&n=guidal&oc=10

 

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  L'inscription est disposée sur deux lignes chacune isolée dans un cartouche, et le mot abrégé FABR, aux lettres plus grandes, est isolé dans un cartouche à part, l'ensemble sur le même bloc de pierre taillé pour s'ajuster à l'angle du mur polygonal de la sacristie.

  Elle comporte deux lettres N dont seule la seconde est rétrograde.

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Sacristie (1734) de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2019.

Sacristie (1734) de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2019.

Sacristie (1734) de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2019.

Sacristie (1734) de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2019.

Sacristie (1734) de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2019.

Sacristie (1734) de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2019.

Sacristie (1734) de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2019.

Sacristie (1734) de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2019.

Sacristie (1734) de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2019.

Sacristie (1734) de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2019.

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LA PORTE SUD  1811 ??

Au dessus de la porte  sud, se trouve sous un oculus une  inscription plus difficile à déchiffrer, surtout sur photographie :

 Elle s'inscrit sur un bloc de 68cm x 30cm, en lettres de 6cm de hauteur. Son examen permet de lire ceci :

   F :F :P :IEANHET

  ET FABRIQVE LA
             N 1... 

Ce que je lis comme "Fait Fait Par Jean HETET Fabrique l'an 1???" La date pourrait être 1811. René Couffon déchiffre 1819.

   Le patronyme HETET est courant encore actuellement à Châteaulin.  un Jean HÉTET (fils de Jacques HÉTET ca 1691-1761, domanier à Quélennec, et de Marie GOURLAY ) est né en 1722 à Quélénnec, Châteaulin et mort en 1761.

Jean Laurent HÉTET, cultivateur né à Quélennec Châteaulin en 1788 et décédé le 2 juin 1837, était le fils de Laurans HETET (Quélennec 1758-Quélénnec 1821) et de Marie-Françoise BAUGYON ou BAUGUION 1763-1798. Il était le petit-fils de Jacques LE HETET (Quélennec 1720, Quélennec 1794), époux de Marie GOURLAY.

https://gw.geneanet.org/bernadetteheyne?lang=fr&n=hetet&oc=0&p=jean+laurent

 

https://gw.geneanet.org/chbeullier?lang=en&pz=christine&nz=beullier&ocz=2&p=jean&n=hetet

https://gw.geneanet.org/chbeullier?lang=en&pz=christine&nz=beullier&ocz=2&p=jacques&n=hetet

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Porte sud  de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2019.

Porte sud de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2019.

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LA CROSSETTE DE L'ANGLE SUD-OUEST.

Elle mérite notre intérêt car elle représente un lion (comme de très nombreuses crossettes de Basse-Bretagne), mais surtout parce que ce lion tient dans sa gueule un petit être humain (figurant vraisemblablement une âme), ce qui est plus rare, quoique bien attesté.

Il faut le faire le tour sous divers angles pour bien évaluer ce motif.

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Crossette (v. 1623 ?) de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2019.

Crossette (v. 1623 ?) de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2019.

Crossette (v. 1623 ?) de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2019.

Crossette (v. 1623 ?) de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2019.

Crossette (v. 1623 ?) de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2019.

Crossette (v. 1623 ?) de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2019.

Crossette (v. 1623 ?) de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2019.

Crossette (v. 1623 ?) de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2019.

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Chérubin de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2019.

Chérubin de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2019.

Fontaine  de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2012.

Fontaine de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2012.

Fontaine  de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2012.

Fontaine de la Chapelle Notre-Dame de Kerluan. Photo lavieb-aile 2012.

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Jean-Marie), 1905,  Notice consacrée à Châteaulin,  Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie Bdha de 1905, p. 164. 

http://catholique-quimper.cef.fr/opac/doc_num.php?explnum_id=29

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3d4ddc200b55b91a631b1dee087ef917.pdf

"Cette chapelle est située exactement à l'Est de la ville de Châteaulin, à 3,600 mètres, à vol d'oiseau, dans une des boucles formées par le cours sinueux de l'Aulne, presque en face du bourg de Saint-Coulltz ; mais pour y. accéder par la route des voitures il faut faire près de 6 kilomètres. Diverses légendes ont cours sur son origine. La plus accréditée raconte que, dans l'ancien temps, les habitants du hameau de Kerluan et ceux de Saint-Coulitz, de l'autre côté de la rivière, étaient toujours en lutte et en bataille. Or, ceux de Saint-Coulitz étaient de vrais géants et ceux de Kerluan étaient faibles et malingres. La Sainte-Vierge intervint pour mettre la paix entre eux, demandant qu'on lui érigeât une chapelle et promettant en retour d'accorder aux gens de Kerluan force et vigueur. La chapelle fut bâtie, et depuis la Sainte-Vierge donne aux mères de Kerluan un lait abondant et généreux pour nourrir leurs enfants et leur donner une santé robuste. Voilà pourquoi Notre-Dame de Kerluan est représentée allaitant le divin Enfant-Jésus, honorée et invoquée sous ce vocable, Virgo lactans, par les fidèles et particulièrement par les mères de la paroisse et de toute la contrée.

La chapelle a été restaurée et un peu diminuée de dimensions, du temps de l'ancien curé-archiprêtre, M, Quéré, Sur l'abside, on lit cette date : BEZIEN . FABRIQUE . 1725 Outre les statues de Notre-Dame, on y trouve encore celles de saint Augustin, saint Corentin, saint Marc et saint Luc. La croix du cimetière, datée de 1639, porte les effigies de Notre-Seigneur crucifié, la Sainte-Vierge, saint Jean, saint Sébastien et saint Roch.

Sur la sacristie est gravée cette inscription. V : D : MRE : L : EDY : R' — H : H : IAN : GVIS1EN : FABR : 1734 La fontaine de Notre Dame, voisine de la chapelle, a été richement restaurée par M. le chanoine Le Roy, archiprêtre actuel."

— BULLETIN PAROISSIAL DE CHÂTEAULIN 1904-1910, archives diocésaines

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/browse?collection=7&sort_field=added

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/7eae8f88551b4fc2364a3b0359427281.pdf

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/1d80ad3f00fff343f11c62e22b7f265f.pdf

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/1d80ad3f00fff343f11c62e22b7f265f.pdf

"Devenue bien national en 179o, désaffectée en 1793, vendue dans un lot qui comprenait des terrains et des arbres à N. Dame et à St Idunet, plus la chapelle de Kerluan avec son placitre et ses arbres, pour la somme de mille trois livres cinq sols. au citoyen Charles Le Lièvre· Une lettre du curé de Chàteaulin, adressée à celui-ci le II thermidor an XIII, c.-à.-d. le 3o juin 18o5, nous apprend qu'un incendie avait détruit une grande partie de la chapelle. Le I5 mai 18o8, M. Le Lièvre vendit la chapelle et son placitre à la fabrique de Châteaulin, rnoyennant la somme de 6oo fr. dont le solde lui fut versé le 9 novembre 18oo.Kerluan fut rebatie dans sa partie incendiée. Une autre restauration importante ( 2. 100 fr. ) fut faite par M. Quéré [archiprêtre 1874-1877]; enfin le Curé actuel, dans des restaurations très importantes entreprises depuis son arrivée, y a consacré une somme d'une dizaine de mille francs, provenant des dons des pèlerins et des fidèles."

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/eda670fb19cd2344536c61242ae144f6.pdf

— COUFFON (René), 1988, Notice de Châteaulin.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/eda670fb19cd2344536c61242ae144f6.pdf

"Edifice en forme de croix latine avec clocher Renaissance à deux étages amorti par un dôme. Le pignon ouest date dans sa partie basse du XVIe siècle et a été remonté au XVIIIe siècle dans sa partie haute au-dessus des sommiers. Le portail, flanqué de larges contreforts, est gothique avec ses voussures profondes et son accolade à fleuron. La date la plus ancienne inscrite sur l'édifice est celle de 1653 qu'on lit sur le linteau de la chambre des cloches avec le nom de M. LAGADEC, desservant de la chapelle à cette époque. Le chevet plat a gardé sa fenêtre à réseau flamboyant ; il porte l'inscription : "BEZIEN. FABRIQVE. 1725". La longère sud a été restaurée en 1837. La sacristie octogonale porte l'inscription : "V. D. Mre. LE DV. R./H. H. IAN. GVISIEN. FABR. 1734". Sur la porte sud, une autre inscription : "F. F. P. IEAN. HETET. FABRIQVE. 1819". Mobilier : Statues - en plâtre : Vierge à l'Enfant, qui a remplacé au début du XXe siècle une Vierge allaitant jugée trop réaliste ; - en bois polychrome : Vierge à l'Enfant dite Notre Dame de Kerluan, XVIIIe siècle, autre Vierge Mère, saint Luc, saint Marc, saint Corentin, saint diacre (Laurent ?), saint Mathurin, Vierge Marie et saint Jean sur la poutre de gloire dépourvue du Christ. Diocèse de Quimper et Léon Couffon, Le Bars, Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, 1988 * Sur le placitre, calvaire daté 1639, de l'atelier Roland Doré : plus de Christ, Marie géminée à un saint sur l'un des consoles ; adossées au fût, statues de saint Roch et de saint Sébastien. Fontaine au village de Stang-vihan ; dans un enclos de pierres, niche en tiers-point avec statue de la Virgo Lactans."

— LECLERC (Guy), 1993,  Leclerc : La résurrection d'un calvaire, p. 12-14, ill. Historique et description du calvaire restauré de la chapelle Notre-Dame de Kerluan en Châteaulin (xvie-xviie siècles). L'Écho de Saint-Louis — Châteaulin. Bulletin de l'école secondaire privée Saint-Louis. № 154.

https://www.chateaulin.fr/histoire/histoire-de-la-ville/du-5e-au-14e-siecle/le-parc-au-duc

— S.N (Guy Leclerc ?), 1993, La chapelle Notre-Dame de Kerluan", Monuments et objets d’art du Finistère. Études, découvertes, restaurations (année 1992)  Bull. Société archéologique du Finistère Pages 179

— MAIRIE DE CHÂTEAULIN, s.D, Le Parc au Duc de Châteaulin

https://www.chateaulin.fr/histoire/histoire-de-la-ville/du-5e-au-14e-siecle/le-parc-au-duc

— LES ECLUSES SUR LE CADASTRE : Prat-Hir et Pennapont

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/illustration/ivr5320092905010nucb/09553ad9-59a1-48b6-9398-06b81b143857

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/illustration/ivr5320092905011nucb/3e3ca79f-07a8-4440-89fd-5049059c175d

—Pop.culture

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA00005341

— L'HARIDON (Erwana), 2013, "La chapelle Notre-Dame de Kerluan"Inventaire Général du Patrimoine  http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-notre-dame-de-kerluan-chateaulin/dc1365f2-ae20-4bd1-921d-d00f736c8074

— Le Télégramme 11 octobre 2017

https://www.letelegramme.fr/finistere/chateaulin/kerluan-la-chapelle-continue-a-livrer-ses-secrets-11-10-2017-11697554.php

"Après l'épisode rocambolesque de la Vierge allaitante, il y a dix ans, les travaux de rénovation de la chapelle de Kerluan lèvent le voile sur de nouveaux mystères. Invisibles jusqu'alors, des dates et des inscriptions gravées sur le clocher et sa cloche apportent de nouvelles connaissances sur l'édifice.

On se souvient de la fameuse statue de la Vierge allaitante qui défia la chronique. On croyait à une légende et voilà qu'en 2007, elle réapparaît, enfouie depuis près de 100 ans sous un retable. D'autres découvertes viennent d'être mises au jour, grâce aux travaux que la Ville a lancé pour rénover le clocher (lire ci-dessous). Et forcément, dès qu'il s'agit d'histoire locale, Guy Leclerc n'est jamais très loin.

Contemporaine de Louis XIII

L'ancien directeur de Saint-Louis n'a pu résister à l'ascension de l'échafaudage. Le clocher culmine à 18,50 m. « Jusqu'alors, on croyait que le clocher datait de 1653 », raconte-t-il, l'oeil pétillant. « Mais de près, j'ai pu voir la date de 1623, gravée sur une des arcades du deuxième niveau de la chambre des cloches, côté est », s'enthousiasme l'ancien prof d'histoire. En prenant ainsi 30 ans de plus, l'auguste flèche devient contemporaine de Louis XIII. « Et aussi le premier clocher Renaissance de la vallée de l'Aulne », complète le spécialiste. « Ce type de clocher à dôme et lanternon apparaît dans les années 1580 dans le Léon. C'est l'époque où le gothique flamboyant cède la place à l'art de la Renaissance. Dans la vallée de l'Aulne, on le retrouve par exemple à Notre-Dame de Châteaulin (1754) et à Pleyben (1640) », cite Guy Leclerc.

Une première flèche gothique

Mais là n'est pas la seule découverte de l'impénitent chercheur. « Au-dessus de la date de 1623, on lit le nom de " Y. Plouzenec ". C'était soit le prêtre desservant de la chapelle, qu'on appelait le matinatier, soit le fabrique, c'est-à-dire le trésorier de la chapelle », décrypte-t-il. Pour mémoire, la chapelle date de 1550 et était surmontée d'une petite flèche gothique que l'actuel clocher a remplacée.

« Je m'appelle Jeanne Marie »

Si Guy Leclerc « enquête » sur le clocher, Annie Verveur se passionne pour la cloche. La cheville ouvrière des Mémoires de Châteaulin s'y intéresse depuis un an. « À partir des photos prises du sol, j'avais partiellement réussi à lire les inscriptions gravées sur la cloche mais une partie restait masquée par les pierres du clocher », raconte la fondue d'histoire locale. La cloche ayant été descendue pour restauration, la passionnée a pu lire la totalité du texte gravé : « Faite en 1843 pour Notre-Dame de Kerluan. Je m'appelle Jeanne Marie. J'ai pour parrain et marraine Jean Bauguion et Marie Yvonne Poulmarc'h ». Et c'est signé « Viel Alphonse, fondeur à Brest ». Lequel était originaire de Villedieu-Les-Poêles (Manche), commune réputée pour sa fonderie.

De célèbres descendants

« Les parrains et marraines sont en général des personnes importantes, puisque participant au financement. Celles qui sont mentionnées sur la cloche sont de la famille Bauguion, de la trêve de Kerluan, de Quélennec précisément », raconte Annie Verveur. Leurs descendants ne sont pas moins célèbres. Notamment un certain Gabriel dont « Les lettres à Marie » sont publiées depuis trois ans, par Les Mémoires, dans le bulletin Châteaulin 14-18. Gabriel, rappelons-le, est le grand-père de Jean-Luc Feillant, le président de l'association. Marie-France Le Cann, également membre des Mémoires, descend, elle aussi, de la famille Bauguion. « Le monde est petit », sourit Annie Verveur.

Transformée en canon

En 1843, cette cloche vient combler une longue absence car, à la suite d'un décret de la Convention, sa prédécesseure fut transformée en canon, en 1794, à Brest. Comme beaucoup d'autres d'ailleurs. Cependant, Jeanne Marie n'a pas encore livré tous ses secrets. Annie Verveur compte bien poursuivre ses recherches. « J'irai aux archives diocésaines consulter les registres des baptêmes car même celui des cloches y est mentionné ».

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Published by jean-yves cordier - dans Inscriptions Chapelles bretonnes. Gargouilles et crossettes
1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 22:24

La chapelle Saint-Vendal (1591-1604) de Douarnenez (quartier de Pouldavid).

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Voir :

 

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PRÉSENTATION.

Cette chapelle de plan rectangulaire de la fin du XVIe siècle, en pierre de taille (granite) et couverture d'ardoise ne se découvre qu'en quittant la route D765 Douarnenez-Pont-Croix-Audierne, qui longe le cours d'une rivière,  pour grimper à flanc de coteau vers une exploitation agricole (celle, jusqu'à sa retraite,  d'Henri Le Bars, président du Comité de Sauvegarde de  Saint-Vendal depuis 1989), au lieu-dit Brunguen. Juste avant l'épingle à cheveux qui mène à la ferme, à gauche mais complètement encaissée sur la pente, la chapelle Saint-Vendal (ou Saint Guénal, Guendal, Guinal voire Gwennaël) se signale à peine par son clocheton. On descend vers elle, on franchit l'enceinte marquée par deux piliers, et on découvre, en contre-bas encore, un espace boisé de hauts arbres, puis, dans la quiétude de leurs ombres, un calvaire. Tout en bas, invisible jusqu'au bout, la fontaine réputée pour soigner les rhumatismes.

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TOPONYMIE.

Cette situation, et cette toponymie, sont éloquentes.  Comme beaucoup d'autres chapelles bretonnes, celle-ci est placée sur le coteau (42 mètres) d'un vallon de ruisseau (cf. chapelle Sant-Teï de Poullan-sur-Mer, sur le cours du même ruisseau) : elle est intimement liée à l'eau. Le toponyme BRUNGUEN se décompose en brun ou brin "colline" et guen, uen, "blanc" au sens de "sacré" (souvent pour qualifier une fontaine, tandis que GUENDAL reprend le radical gwenn pour l'appliquer à tal "front" (mais aussi façade, face, ou "en face") qui a donné talud "talus".

"Une couleur sacrée, le blanc.

Très rare dans la nature, gwenn y est, de loin, la plus fréquente de toutes les notions de couleurs, et si, dans les noms de personnes nous ne relevons plus la même suprématie, son importance (à la différence des autres notions de couleurs, nous est rappelée par de nombreux noms composée ou dérivés. Il nous faut donc, tenant compte de la rareté de gwenn dans la nature, rechercher une autre explication à sa fréquence. Dans la langue de tous les jours, gwenn (très généralement orthographiée guen) n'a plus que le sens de blanc », mais, s'agissant des noms de lieux ou de personnes, ceux-ci étant parfois très anciens, il faut se rappeler qu'en vieux breton le terme pouvait aussi signifier « lumineux, heureux, béni » voire « sacré », sens que l'on relève toujours en gallois moderne. Comme, de tout temps, l'eau fut un élément essentiel dans nos cultes, faisons appel à la notion de « sacré » pour expliquer FONTAINE BLANCHE et FEUNTEUN VENN des Côtes d'Amor ou du Finistère où, comme dans bien d'autres régions nombreuses sont les fontaines placées sous le patronage de tel ou tel saint.

Quelqu'en soit le sens, gwenn (cf. le gallois gwyn/gwen et l'irlandais find) remonte au celtique uindos que nous retrouvons déjà dans PENNO-VONDOS, un nom de personne de la gauche signifiant « tête blanche » ; la forme moderne PENVEN, parfois notée PEN-VENNE étant un nom de personnes assez courant.

Nous avions en vieux breton, un masculin guinn, uuin, et un féminin uuen ; aujourd'hui, en gallois, c'est encore le cas avec gwyn/gwen, bien que, comme en breton moderne, les adjectifs y soient pratiquement toujours invariables.

A signaler aussi qu'à la différence de la langue d'aujourd'hui, l'adjectif était fréquemment antéposé en vieux breton, ce qui entrainait généralement l'affaiblissement de la consonne suivant, une altération qui n'était pas toujours notée dans les formes écrites ;

Illustrant cette évolution de la grammaire du breton, nous avons TAL-GUEN (tal = front), un nom de personne assez faiblement disséminé dans le Trégor, qui n'est autre que la variante moderne de UUIN-TAL (=gwenn +tal), éponyme de SAINT-GUENDAL (une chapelle de Douarnenez, 29), d'où nous vient le prénom masculin actuel GWENDAL et que nous retrouvons comme déterminant (le gw- ayant muté en -f- ou -v- ) dans KERE+FENDAL, un hameau de Plouhinec (29) et KERFEN-DAL/KER-VENDAL, deux noms de personnes qui se montrent dans le sud-ouest de la Cornouaille (exemple : le Cap-Sizun). Avec sa fontaine dont les eaux avaient des vertus anti-rhumatismales, SAINT-GUENDAL situé à flanc de coteau de BRUN-GUEN (= brin + gwenn = colline.. ) traduit pratiquement ce dernier nom de lieu ; gwenn qui, dans ces deux cas, semble bien avoir le sens de « sacré » supposerait donc la récupération d'un culte pré-chrétien (celui des eaux)."

PLONEIS ( Jean-Marie), 1996, L'identité bretonne : l'origine des noms de personnes edition du Félin, 300 pages.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3329530h

Cette étymologie donnant à la racine -gwenn le sens de "sacré" appliqué à des fontaines thérapeutiques pré-chrétiennes a déjà été présentée, avec d'autres développements, dans mon article :

 

 

 

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.BRUNGWEN est attesté en 1702 ,1706, 1751, sous la forme BRUNGUEN, en 1706 (BRUNGUENT), en 1713 (LE BRUNGUENT), en 1752 (BRONGUENT), en 1776 (BREUGUEN), en 1815 (BRENGUEN), et on trouve actuellement les variantes BRUNGUEN et BRINGUEN. La carte d'Etat-Major 1820-1866 porte le nom BRUNGUEN (et ST GUENDAL), le scan historique de 1950 ceux de BRUNGUEN et de ST GUÉDAL,  la carte de Cassini de la fin du XVIIIe celui de BREUGUEN

"On retrouve plusieurs orthographes possibles pour ce toponyme, notamment pour la première partie qui le compose : Bre-, Bri- et Bru- Il semble pourtant qu'il s'agisse ici du terme Bronn (mamelon), c'est à dire colline en toponymie ou Bren de même sens. Il est vrai qu'il surplombe légèrement le ruisseau qui se trouve au fond du vallon en contrebas. Il n'est pas exclu non plus que Brun- ait ici le sens de source (présence de la fontaine à proximité). A première vue, les formes écrites, une fois encore, mais également la majeure partie des prononciations recueillies lors de notre enquête laissent à penser que le deuxième élément est Gwenn (blanc, mais aussi sacré) et ce pourrait être une explication tout à fait satisfaisante. Cependant, l'une des prononciations [bronn gwenal] recueillie lors de l'enquête orale nous oriente vers une autre direction. On voit nettement que ce n'est plus gwenn qui se trouve ici en finale, mais un terme Gwenal qu'on peut facilement rapprocher des formes anciennes attestées du nom de la chapelle Sant Wendal toute proche, Gwenal, Gwenel étant une variante de Gwendal. Les formes attestées pour la chapelle sont « Saint Guenel » en 1691 et « Saint-Guendal ». Il est donc probable qu'ion se trouve à cet endroit dans un lieu sacré dédié à Sant Wendal, on y trouve en effet une fontaine, une croix et une chapelle. La forme normalisée ne rétablit pas l'étymologie et conserve une orthographe proche de celle en usage actuellement. Des formes écrites plus anciennes nous manquent néanmoins afin de trancher catégoriquement entre une étymologie forgée sur Gwenn et une autre comportant le nom de saint Gwendal." Toponymie de Douarnenez - Ofis Publik ar Brezhoneg  http://www.ofis-bzh.org/upload/travail_fichier/fichier/5fichier.pdf

Note : les deux hypothèses se rejoignent puisque l'étymologie de l'hagionyme Gwenaël ou Gwenhael, Guenaël, Guénault, Guinal, Guénal, Gwendal, Vendal, Guennal, Guénaud ou Guenhaël vient du breton gwenn "blanc, immaculé, pur, sacré" et haël "généreux, magnanime, noble". cf. Saint-Guinial à Ergué-Gabéric. Ou bien "Gwendal : Composé de gwenn et de tal. C’est un équivalent du prénom gallois Talwyn." (Wiktionary)

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Chapel Sant-Wendal :

"Les formes plus anciennes du nom collectées par écrit que ce soit sur les listes de l'INSEE de 1946 ou sur les registres d'état-civil d'Ancien Régime nous donnent des formes différentes sans -d. Selon Deshayes dans son "Dictionnaire des Noms de Lieux bretons", Gwenel ou Gwendal serait un nom attesté depuis le début du IXe siècle. Joseph Loth pour sa part ne le mentionne pas dans son étude des saints bretons. La forme normalisée conservera sans doute la forme proche des formes orales et écrites en usage actuellement. Ce saint a été assimilé, à tort, à Gwennael."Toponymie de Douarnenez - Ofis Publik ar Brezhoneg  http://www.ofis-bzh.org/upload/travail_fichier/fichier/5fichier.pdf

 

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GÉOGRAPHIE.

Orientée par cette réflexion toponymique, l'étude des cartes incite à privilégier celle de l'hydrographie (les eaux) et des reliefs ( brun-, "colline") . Nous constatons vite que la chapelle est établie sur un mamelon dominant un vallon où s'échelonnent des moulins ( de Kervern, de Kernaveno,  de Kerdunig). Le ruisseau en question porte le nom de "ruisseau du Moulin de Pont-Toullec", affluent de la Rivière de Port-Rhu.

"La Rivière de Port Rhu sépare Douarnenez de Tréboul. Ce cours d’eau débutant au niveau de Pouldavid est soumis aux marées. Son embouchure se situe au niveau de l’île Tristan. Elle forme une vaste ria et reçoit les eaux du ruisseau du Moulin de Pont Toullec qui prend sa source sur les limites communales de Poullan-sur-Mer et Mahalon. Il reçoit les eaux de 4 affluents sur Douarnenez : 3 en rive gauche et 1 en rive droite. Sur la commune de Douarnenez, il traverse principalement des parcelles agricoles et boisées excepté en aval où il rencontre la zone industrielle de Pouldavid."

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https://books.google.fr/books?id=exNoAAAAMAAJ&q=chapelle+pouldergat&dq=chapelle+pouldergat&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjR1LurvPbnAhWPD2MBHXKQDboQ6AEIKTAA

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.343490&y=48.069945&z=14&layer1=ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS.SCAN-EXPRESS.STANDARD&mode=doubleMap

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.349814&y=48.062693&z=14&layer1=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.ETATMAJOR40&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS.SCAN50.1950&mode=doubleMap

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Sur la carte de Cassini, la chapelle est pointée par une étoile rouge. La route Douarnenez-Audierne passe sur les hauteurs . C'est l'un des chemins de Compostelle, partant de Pont-Croix et allant à la chapelle Saint-Jacques de Pouldavid puis  rejoignant la route partant de l'Abbaye Saint-Mathieu du Conquet.

Carte de Cassini. Le ruisseau en bleu, la route Douarnenez-Audierne en rouge.

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Sur la carte d'Etat-Major : la chapelle (étoile) sur le mamelon dominant le vallon (en vert). La route Douarnenez-Audierne passe désormais par ce vallon.

 

Carte d'Etat-Major 1820-1866.

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Sur la carte de 1950, les chapelles (étoile) de St Teï et de St Guédal sur leur mamelon respectif dominant leur ruisseau.

Le scan historique de 1950.

 

 

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Sur la carte IGN : le réseau hydrographique bleu entouré de verdure, l'éminence occupée par la chapelle (étoile), la route D765,  l'ancienne route de crête (vers 50 m) avec la croix de Lanriec (1606), et les moulins.

Carte IGN sur Géoportail

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Remarque.

 

La chapelle de St-Vendal est aujourd'hui sur le territoire de la commune de Douarnenez. Elle a été détachée de la paroisse de Pouldergat au moment de la création de la commune de Pouldavid au début du 20ème siècle. Pouldavid a ensuite été intégré à Douarnenez ainsi que Tréboul et Ploaré.

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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Carte postale ancienne, De Douarnenez à Audierne. Vieille chapelle Saint-Vendal. Coll. Plouhinec Douarnenez.

La chapelle Saint-Vendal de Douarnenez.

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LES INSCRIPTIONS LAPIDAIRES.

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"De nombreuses dates précisent l’avancement des travaux de cette chapelle. Ainsi sur les murs gouttereaux  nord et sud sont inscrits les millésimes 1591, 1592, 1593, 1594, qui montent une progression très régulière du gros œuvre ;  L’absence de mention des années suivant 1594 sur les maçonneries correspond à l’arrivée dans la région d’un sinistre visiteur qui s’installe au début du mois de juin 1595 à l’île Tristan pour quelques années : Guy Eder, plus connu sous le nom de La Fontenelle…" (J. Peuziat Bull. SAF 2008-1009)

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Huit inscriptions lapidaires témoignent d'une construction entre 1591 et 1593. Nous pouvons les suivre en débutant la lecture à la porte sud, et en tournant ensuite dans le sens inverse des aiguilles d'une montre :

-Au sud :

IO : QOETME/VR : F : 1592

MI : FEREC : FRE

P. SANQVER : RECT

G : ROE : F. LAN 159?

- à l'est,

IO. BESCOND. FAB 1561 [?]

- au nord,

IAC : BERE/GAR :F : 1591

IO AROUR : F : 1593

- à l'ouest, à gauche de la porte,

"GI. TANGI. F."

Ces inscriptions recoupent en partie celles de l'église de Pouldergat, construite pendant la même période. Nous pouvons supposer que les travaux eurent lieu alors que P. Sanquer était recteurs, tandis que Joseph Bescond, Joseph Coetmeur, Michel Ferec, G. Roué, Jacques Berregar, Joseph Larour et G. Tanguy étaient (successivement ? ) les fabriciens de l'années 1591 à 1593.

Le clocher témoigne d'une construction ou reconstruction du XVIIe siècle, sous le recteur Gabriel Caurant, qui fit ériger également le calvaire :

 M : GA : CAVRAN / T : RE :1655 .

 

Enfin trois inscriptions mentionnent le nom du recteur Yves-Bernard Fromentin (1860-1896).

 

 

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A. L'élévation méridionale (1592-1593).

 

1. Porte sud, en anse de panier, entre deux pinacles engagés, coiffés d'un décor en nid d'abeilles puis à crochets.

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IO : QOETME/VR : F : 1592, soit "Joseph Coetmeur, fabricien pour l'année 1592". Inscription gravée en réserve  dans un cartouche, par des lettres minuscules (le Q est rétrograde), les mots étant séparés par le deux-points.
 Coatmeur, Coetmeur, Coëtmeur, ou Couetmeur est un toponyme très fréquent avec le sens de grand bois (koad = bois + meur = grand). Plusieurs Coatmeur sont mentionnés dans les archives paroissiales de Ploudergat en 1681. En 1720, Marguerite Coetmeur, de Pouldergat, est l'épouse d'Henry Kervarec.

Le patronyme est retrouvé sur le mur ouest de l'église paroissiale de Pouldergat, après celui du recteur : " M : Y : AROVR. RECTOR : L'AN --- FABRIQUE HERVE QVOETMEVR "

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

http://www.penhars-infos.com/2017/11/contre-les-rhumatismes-la-fontaine-de-saint-vendal-a-pouldergat.html

http://www.penhars-infos.com/2017/11/contre-les-rhumatismes-la-fontaine-de-saint-vendal-a-pouldergat.html

 

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2. En haut à droite de cette porte :

 MI : FEREC : FRE, pour "Michel Ferec, fabrique (?)". Lettres majuscules romaines sculptées en réserve dans un cartouche.

Le patronyme FEREC est attesté à Pouldavid en 1681 (Messire Michel Ferec, prêtre). Son successeur René Gourmelen  était le fils de Jean Gourmelen, notaire à Pouldavid (1641) et de Lévénèze Férec. Le patronyme vient du breton fer, "cheville" qualifiant quelqu'un qui a de fortes chevilles. A. Deshayes cite FEREUC, 1598, FEREC, 1614 à Ergué-Armel, FERREC (Quimper 1649), Le FERREC (Quimper, 1654) et les formes léonardes FEROC et FERROC.

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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3. Au sommet du pignon de la baie sud :

P. SANQVER : RECT, soit "P. Sanquer, recteur".

 

"Yvon Arour ( de Pouldergat) qui, en 1585, posa la première pierre de la façade occidentale de l'église, paraît avoir eu pour successeurs D. Breton et J. Henri. Ce dernier était remplacé en 1594 par un recteur nommé Sanquer.".

 

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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Pignon de la baie sud, au dessus de la précédente :

NOEL JONCOUR ---

soit "Noël Joncour Fabricien ?".

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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À droite de la lucarne sud :

G : ROE :

F. LAN 159?,

en lettres majuscules (avec un N rétrograde et un A à traverse en V), en réserve dans un cartouche.  Soit G. ROE, Fabrique l'an 1591 (?). Peut-être pour G. Roué.

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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B. Le pignon oriental .

Le pignon oriental porte deux millésimes plus tardifs que les précédents : dans ses parties hautes, 1604, et au-dessus de la maîtresse vitre, 1607.

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IO: BESCO/ND RECT:--

Soit "Joseph Bescond Recteur", suivi peut-être des chiffres 61. le mot RECT est très incertain, (peut-être PRET), mais la lecture de René Couffon  "IO. BESCOND. FAB. 1591 (ou 1607 ?)" n'est pas confirmée.

Notez le N rétrograde.

Je ne trouve aucun recteur, aucun prêtre ni même aucun Joseph Bescond à Pouldergat au XVIe ou XVIIe. Vers 1681, selon les archives paroissiales de Pouldergat, Henry Bescond habitait le village de Kervarlé Creis,  Jean Le Bescond celui  de Lannogat et un autre  Jean Le Bescond occupait le village de Botcarn, Jacques Le Bescond celui de Lesneven .

N.B en mars 2020, je lirai : IO BECOND FAB 1561.

 

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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C. L'élévation septentrionale (nord).

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Bloc de gauche :

 

RE: CTOR ou plutôt LE/TOR

Bloc de droite :

IAC : BERE/GAR :F : 1591, soit "Jacques Beregar, fabricien en 1591".

Selon J.M. Lecocq :

https://www.persee.fr/doc/ecelt_0373-1928_1986_num_23_1_1826

"Berrehar. Berrégar (NFBB p. 36), xviie-xvme s. Saint-Melaine, 1661 Plougonven, xviie-xvme s. Bodilis, 1856 Loqueffret (Gourvil), 1836 Plougar, Lothey, Bodilis (Le Brun), 1885 Saint-Derrien (Kerviler, III, 1889, p. 55, n° 990), Berrégare (NFBB p. 36) 1678 Poullaouen (Arch. Fin. A. 8), Berrégarre 1678 Poullaouen (Arch. Fin. A. 15), 1836 Plouyé, Poullaouen (Le Brun), Beregare An IX Plouyé, Poullaouen (Gourvil), Beregard ( Berrégard NFBB p. 36) 1890 Morlaix (Gourvil), Berréhar (NFBB p. 36) début xixe s. Botsorhel (Gourvil), 1836 Plougonven, Le Cloître Saint-Thégonnec, Berrien, La Feuillée (Le Brun), Berréhare (NFBB p. 36 Berréharre) 1836 Scrignac (Le Brun), 1862 Morlaix (Gourvil), Beréhare 1863 Morlaix (Gourvil), Beréhar (NFBB p. 35) début xixe s. Morlaix (Gourvil), 1836 Ploudiry, La Feuillée, Morlaix (Le Brun), Berréhard début xixe s. Morlaix (Gourvil), 1836 Plouvorn (Le Brun), Beréhart 1692 Scrignac (Arch. Fin. A. 12), Berêhard 1836 Morlaix (Le Brun), Berhar (NFBB p. 35) 1858 Brennilis, 1914 Landeleau (Gourvil). Ce surnom qu’on peut décomposer en * Berr-e-c’har (de gar ) « dont la jambe est courte » (litt. « courte sa jambe ») se montre en moyen-breton en 1633, Nom. p. 273 b : « homme à courte iambe » vnan a diuar berr, berr-ez-garr (latin : myscelus), cf. aussi GMB p. 58. Et dans un conte de l’écrivain cornouaillais Y. Crocq on lit ceci, SM (1924) p. 49 : «Ah ! paour kêz kammig, berr-e-c’har , ne dalveze ket d’it ar boan dont beteg aman » ( = « Ah ! pauvre petit boiteux..., ce n’était pas la peine que tu viennes jusqu’ici»). On peut comparer aussi avec le patronyme français Courlecuisse. Berréhar, et ses variantes Berregar , Berregarre, Berregard (formes figées et plus ou moins francisées) est un nom assez répandu dans le Nord-Finistère surtout."

Un lieu-dit Beregar est mentionné à Beuzec-Cap-Sizun vesr 1717..

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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Sous l'auvent moderne, à gauche de la porte nord (condamnée) :

IO: AROUR : F : 1593.

soit "Joseph Arour, fabricien en 1593". Inscription en lettres romaines capitales, en réserve dans un cartouche, avec une ponctuation de séparation des mots par le deux-points. Notez le cartouche inclut dans l'angle inférieur droit.

Le nom est retrouvé sur le mur ouest de l'église paroissiale de Pouldergat, qualifiant un recteur   : " M : Y : AROVR. RECTOR : P... HERVE QVOETMEVR " . mais on trouve aussi au même endroit l'inscription  " LAN : 1585 : F : I : AROVR : ".

http://www.pouldergat.net/archives/ClergePouldergat&RegistresParoissiaux.pdf

Selon Geneanet, ce patronyme est principalement attesté à Ploaré (désormais attaché à Douarnenez), puis à Pouldergat, où un Jean L'AROUR est né vers 1607, qualifié d'honorable sieur homme, marié avec Catherine TUDAL et père de Pierre AROUR,  avant de décéder à Pouldergat en 1691. Généalogie jcln1.

Ce généalogiste cite aussi Jacques L'AROUR, né vers 1580, notaire royal, père du précédent, et Olivier L'AROUR, "seigneur de Pouldergat".

https://gw.geneanet.org/jcln1?lang=en&iz=16&p=jean&n=arour+l

 où une Marie Arour ou L'Arour est née en 1699 à Ploudergat.

https://en.geneanet.org/genealogy/arour/AROUR

Le nom Arheur, Larher, Larour correspondent au moyen breton archer "fabricant de coffre, huchier (coffre = arc'h).

 

 

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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Contre l'auvent moderne abritant l'autel extrieur (1881)

FROMENTIN.

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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D. Façade occidentale.

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"GI. TANGI. F."

 

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.
Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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Face méridionale du clocher :

M : GA : CAVRAN / T : RE :1655 .

Soit "Messire Gabriel CAURANT recteur 1655".

Le nom CAVRAN figure sur le calvaire de 1655 avec la mention "recteur de Pouldergat". 

Il s'agit de Gabriel Caurant (du Faouet), recteur de 1639 à 1666. Par son testament du 25 Mars 1666, il légua à la fabrique une lande de 38 journaux dans la montagne de Trélen. Il était fermier général du prieuré de l'île Tristan de Douarnenez en 1642.

Il avait acheté en 1656 le village de Kerléguer, et ses deux moulins, et, en 1669, son héritière Janne Caurant est la propriétaire du vieux moulin.

https://douarou.com/wp-content/uploads/2019/12/Inventaire-moulins-Pouldergat-Pouldavid.pdf

 

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1905_0278_0329.html

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Photo Didier Raillart http://chapelle.over-blog.fr/pages/Pouldergat-la-chapelle-de-st-vendal-2481848.html

Photo Didier Raillart http://chapelle.over-blog.fr/pages/Pouldergat-la-chapelle-de-st-vendal-2481848.html

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La cloche.

Elle porte le nom du recteur Yves Fromentin au dessus d'un médaillon de la Vierge ouvrant ses bras et du nom du fondeur. Du coté ouest, l'inscription AVE MARIA et un crucifix.

Yves Fromentin a été recteur de 1860 à 1896. En 1865, une croix de mission mentionnant son nom a été érigée devant l'église.

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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Sur une pierre de l'entrée du placître (réemploi) :

inscription qu'il faudra déchiffrer.

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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Pour conclure : les inscriptions intérieures :

"Lors de la restauration du retable de la chapelle, est apparu, camouflé sous le coffre actuel, un bel autel en pierre portant une inscription en caractères gothiques accompagnée de la date de 1590 . Cet autel proviendrai, selon toute vraisemblance , d’un édifice antérieur….

Lors de la restauration de la polychromie (du retable), il y a quelques années , des armoiries différentes sont apparues sous celles de la famille de Ploeuc qui y figuraient auparavant…."(extrait du bulletin 2008-2009 de la Société Archéologique du Finistère, article de Josik Peuziat suite à l’excursion" Autour de Douarnenez le 28/09/2008)

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LES CROSSETTES.

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Gables de la lucarne sud.

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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Gable de la lucarne sud, coté gauche. Un lion, et peut-être un lionceau.

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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Gable de la lucarne sud, coté droit. Un lion.

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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Gable du pignon oriental, coté gauche. Un lion.

Tient-il quelque chose dans la gueule?

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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LA FONTAINE.

 

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Le pardon se célèbre le deuxième dimanche d'Octobre. C' est le tout dernier de l’année, il marque traditionnellement la fin des travaux agricoles, et on l’appelait aussi le "pardon des châtaignes" . Sous les bannières de 14 paroisses environnantes, il attire de nombreux pèlerins qui viennent, en chantant en breton le cantique Sant-Vendal,  invoquer saint Guenaël/Vendal pour la guérison de la goutte et des rhumatismes ( en breton gwendré) ou toutes difficultés de marche et boire l'eau de la source limpide qui jaillit au bas de l'enclos.

" Son pardon était très prisé surtout des bigoudens qui venaient nombreuses même si les conditions étaient difficiles : le pardon était appelé pardon va e kostez en raison de la configuration du terrain. Certains l'appelaient aussi pardon an dud affliged parce qu'on y priait le saint pour guérir les rhumatismes."

 

Ses eaux sont réputées guérir les rhumatismes et les difficultés de marche. 

Voir sur YouTube : la messe (1), les vépres (2), et la procession (3) du 11 octobre 2009

https://www.youtube.com/watch?v=VJDIXxcRmuM

https://www.youtube.com/watch?v=xmsxFEQg1xk

https://www.youtube.com/watch?v=QWjVpjayxl8

Et la procession du pardon de 2015 :

https://www.youtube.com/watch?v=_rVVqK5-IdI

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http://jose.chapalain.free.fr/pageprin1649.htm

http://jose.chapalain.free.fr/pageprin1649.htm

Cartel de la chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Cartel de la chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Cartel de la chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Cartel de la chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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Ecole bretonne "Pardon de Saint-Vendal". Gouache non signée. Dimensions : 17 x 22 cm.

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penhars-infos.com/2017/11/contre-les-rhumatismes-la-fontaine-de-saint-vendal-a-pouldergat.html

penhars-infos.com/2017/11/contre-les-rhumatismes-la-fontaine-de-saint-vendal-a-pouldergat.html

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

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— COUFFON (René), 1988, Notice sur Pouldergat, extrait de   Couffon, René, Le Bars, Alfred, Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/d421cf2c433bb09d9a4ef03159382f02.pdf

— COUFFON (René), 1988, Notice sur Douarnenez, extrait de   Couffon, René, Le Bars, Alfred, Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/DOUARNEN.pdf

—Guerz Sant Guenal 

Cantiques bretons :Cantique raconte la vie de St Vendal - Gwenaël / les 2 avants derniers couplets parlent de la chapelle saint Vendal. ed. 
J.M. Guivarch 1922

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/9312

 

—INFOBRETAGNE (copie d'un article dont la source n'est pas renseignée)

http://www.infobretagne.com/douarnenez.htm

"la chapelle Saint-Vendal ou Saint-Guendal ou Saint-Guinal (XVI-XVIIème siècle), dépendant de la paroisse de Pouldavid. Il s'agit d'un édifice rectangulaire de la fin du XVIème siècle : on lit 1591-1592 au-dessus de la fenêtre et de la porte du mur Sud ainsi que sur la façade Nord. L'édifice porte plusieurs inscriptions : au sud, près de la porte plusieurs inscriptions avec la date de 1597, à gauche de la porte ouest, deux inscriptions "I. Tangi F." et plus haut "Io. Bescond. Fab. 1607", sur la sacristie "M. Quideau TRer". Le clocher carré porte un petit dôme amorti par un faux lanternon. Les retables datent du XVIIème siècle. La chapelle abrite les statues de saint Vedal, et deux statues de la Vierge-Mère dont une sous le vocable de Notre-Dame de Rumengol. Un autel extérieur sous auvent est adjoint au flanc Nord de la chapelle en 1881"

— KERVAREC (André), Le Clergé de Pouldergat .

http://www.pouldergat.net/archives/ClergePouldergat&RegistresParoissiaux.pdf

Labourerien an douar hag ar mor: Pouldergat-Pouldavid de l'Ancien régime, Amzer gwechall (Pouldergat (Finistère)), Association Amzer Gwechall, ULAMIR, Centre social du Goyen, 1999 - 254 pages

 

— LE BARS (Henri) présentation de la chapelle (en breton)  émission an divskouarn o nijal diffusé le 13 10 2012.

http://www.radiobreizh.bzh/fr/episode.php?epid=3265

 

— PLONEIS ( Jean-Marie), 1996, L'identité bretonne : l'origine des noms de personnes, édition du Félin, 300 pages.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3329530h

— Pop-culture

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA00005824

Toponymie de Pouldergat :

http://www.pouldergat.fr/uploads/publications/nomsdelieux.pdf

Toponymie de Poullan-sur-mer

http://www.ofis-bzh.org/upload/travail_fichier/fichier/6fichier.pdf

Société archéologique du Finistère - 2001 - ‎

 Ces deux derniers patronymes se voient sur les murs de la chapelle Saint- Vendal en Pouldavid, mais qui primitivement était dans la paroisse de Pouldergat : IO : QUOETMEVR: F: 1592 IAC : BEREGAR F : 1591 construction

 

 

— Mairie de Douarnenez :

https://www.mairie-douarnenez.fr/decouvrir/patrimoine-religieux/chapelle-st-vendal.html

 

— Maurice Dilasser - 1979 Un pays de Cornouaille: Locronan et sa région - Volume 1 - Page 607

 Chapelle Saint-Vendal La chapelle Saint-Vendal est agréablement située sur le versant nord d'une vallée qu'elle domine de plusieurs mètres. Elle est entourée de très beaux érables et châtaigniers. C'est un édifice rectangulaire de la fin .

https://www.youtube.com/watch?v=Ms2ngcTbup0&t=116s

 

     

440. Douarnenez-Pouldavid, Saint-Guendal, g. k. 5 m. 1655. Atelier Doré. Trois degrés. Socle 1655. Fût I. LE BIAN. Croisillon mouluré: MRE GAURANT RECTEVR DE POVLDREGAT., statues géminées: évêque-Jean, saint Corentin-Vierge. Croix à branches rondes, fleurons, crucifix, Vierge à l’Enfant. [YPC 1980]

http://croix.du-finistere.org/commune/douarnenez.html

 http://pouldergat.net/AmzerGwechall/monographie/AnciensRecteurs.htm

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Gargouilles et crossettes Inscriptions Chapelles bretonnes.
13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 16:06

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L'ensemble des inscriptions lapidaires et des blasons des murs extérieurs de la chapelle permettent de fonder sur des preuves l'historique de l'édification de la chapelle.

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PRÉSENTATION.

"Bâtie sur un mamelon qui domine l'Aulne, non canalisée en cet endroit ; placée à quelque sept kilomètres au-dessous de Châteaulin, la chapelle ne manque pas de cachet artistique. Un bouquet de chênes vénérables ombragent et défendent l'antique sanctuaire qui a vu tant de génération s'agenouiller et prier sur ses dalles froides. L'Aulne, débarrassée des écluses qui entravent son cours en amont, roule librement ses eaux entre deux berges couronnées de roseaux ; elle est tantôt calme comme un lac aux limpides et endormies, tantôt impétueuse comme un torrent dévastateur. En face de Saint-Sébastien, la rive de Dinéault est dominée par des collines boisées mais abruptes, coupées ça et là, par de frais et riants vallons, cependant que les pentes de Saint-Ségal. viennent mourir insensiblement sur la rive droite . "  (Yves Madec)

Souvent surnommée la petite cathédrale, elle est pourtant isolée dans une boucle de l'Aulne et ne possède pas la notoriété de sa "jumelle" Sainte-Marie du Menez Hom.  

 

L'édifice est entouré d'un placître rectangulaire incluant un arc de triomphe et un calvaire au nord-est. Adossé au contrefort du bras sud de la chapelle, un arc de triomphe à porte en plein cintre contrebutée par des contre-forts droits affiche sa façade antérieure est portant un décor sculpté représentant le martyre de saint Sébastien. Son plan en croix latine irrégulier est proche du plan en tau, avec une nef courte à trois travées doublée de bas-côtés, un choeur à chevet plat empiétant sur la croisée du transept, et un clocher-porche occidental.

La sacristie de plan polygonal est adossée au chevet, construite en schiste avec encadrement et chaînage en microdiorite quartzique.

La blondeur des pierres lui vient d'un gros oeuvre en pierre de taille de microdiorite quartzique et de granite, tandis qu'à l'ouest le portail est encadré de la teinte sombre de la kersantite. L'édifice a été entièrement restauré entre 1995 et 1999.

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Trois campagnes de construction.

Elle aurait été édifiée pour conjurer la peste.  Les Kergoët, seigneurs prééminenciers, sont à l'origine de cet édifice : leurs armoiries et ceux de leurs alliances (du Bot, de Kerpaën, du Dresnay, du Chastel, ) se retrouvent en différents endroits de l'édifice.

 

a) La plus ancienne affecte le transept et le choeur, le gros oeuvre et la charpente, les grandes arcades de la nef et le portail ouest, se situe dans la seconde moitié du 16e siècle. Par leur style, les arcades et le portail ouest appartiennent à cette même campagne.

-a1 : les armoiries relevées sur le chevet (Jean de Kergoët et Perrine de Kerpaën, mariés en 1541)  suggèrent la période 1541-1550.

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-a2 :sur le mur est du bras nord du transept et la croisée du transept les armoiries  de Kergoët et du Bot  suggèrent la période postérieure à 1554-1567.

- Une ancienne cloche porte la date de 1599.

 

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b) Dans le dernier quart du 17e siècle, une importante campagne de reconstruction affecte la nef et sa charpente ainsi que le clocher-porche occidental.  Le mur du bas-côté sud est réalisé en 1685 ;  la charpente et du lambris de couvrement date de 1686. Le clocher-porche refait en 1694 intègre l'ancien portail de style gothique flamboyant.  Ces dates sont confirmées par l'écu de la façade ouest aux armes des Kergoët et du Dresnay (René François de Kergoët et sa femme née du Dresnay), qui indiquent la fin du 17e siècle et le début du 18e siècle. Le retable du bras sud du transept porte les mêmes armes associées à la date 1706-1707. Enfin le retable axial est un peu plus tardif (après 1710) car il porte les armes des du Chastel face à celle de Kergoët. Cette campagne est marquée par la personnalité du recteur Yves Coquet et des artisans qu'il choisit, Jean Le Seven et Jean Cevaër.

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c) La troisième et dernière campagne concerne la sacristie construite contre le chevet en 1742, date portée accompagnée de nombreuses inscriptions. On peut y inclure le confessionnal portant la date de 1766 et le nom du recteur Guillaume Le Léon.

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LES ARMOIRIES  DES KERGOËT : BRAS SUD DU TRANSEPT.

"Saint-Sébastien conserve vingt écus que la Révolution n'a pas supprimés et qui constituaient l'armorial des Kergoët de Lezaon, un lieu-dit éloigné de la chapelle de huit cent mètres et par où l'on passe en montant. Les cinq fusées rangées et accolées de gueules accompagnées de quatre (parfois cinq) roses de même sur champ d'argent se rencontrent partout. Gravées dans la pierre de la porte monumentale, au nœud du calvaire., sur la sacristie, en haut des pignons sud et est, dont deux sur des carreaux de kersanton. Les cinq fusées marquent aussi le bois du poinçon de charpente centrale, et le centre de la troisième poutre de la nef. Elles s'imposent, polychromes et altières dans les grands cartouches en haut des retables du chœur et de la chapelle sud. Elles ont été récemment retrouvées peintes sur les murs. " (Castel et Leclerc) 

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Il n'est pas possible de dater ces armoiries entières, et sans alliance, ni de dire si elles témoignent, pour ce bras sud comme pour l'arc de triomphe,  d'une date antérieure aux suivantes sous l'autorité de Guillaume II de Kergoët, décédé avant 1532.

Les armes de Kergoët sont : d'argent, à cinq fusées de gueules, accolées et surmontées de quatre roses de même 

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a) sommet de la fenêtre du bras sud du transept.

Blason de kersanton.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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b) pignon du bras sud du transept.

Blason de kersanton.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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c) Au centre de l'arc de triomphe.

Microdiorite quartzite.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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LES ARMOIRIES DU CHEVET : KERGOËT / KERPAEN, 1541-1567.

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Les armes de Kergoët sont : d'argent, à cinq fusées de gueules, accolées et surmontées de quatre roses de même 

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Les armes de Kerpaen sont : d'argent au chêne arraché de sinople, au sanglier de sable, brochant sur le fût de l'arbre. On les voit sur la maîtresse-vitre de l'église de Plogonnec.

Ici, à Saint-Sébastien, nous ne voyons que la moitié droite, c'est à dire l'arrière-train du sanglier, et la racine et une branche du chêne.

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Photo lavieb-aile

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Jean de Kergoët, fils de Pierre de Kergoët (Kergoët branche de Guilly en Lothey)  et de Catherine de Launay, épousa le 6 septembre 1541 Perrine de Kerpaen, fille de François de Kerpaen et Jeanne Kerguillou.

Jean est le deuxième fils de Pierre, après Guillaume II, époux de Françoise de Trégain et père de Gilette de Kergoët.

https://gw.geneanet.org/jcbo?lang=fr&alwsurn=yes&p=jean&n=de+kergoet&oc=6

C'est en 1537 que Jean de Kergoët obtint, "par partage noble et avantageux", la charge de sieur de Lesaon (manoir en Saint-Ségal, proche de Saint-Sébastien) qui lui conférait la prééminence sur la chapelle "en ramage et comme juveigneur d'aisné" de sa nièce Gillette, héritière principale du titre dont il était le tuteur. 

Ce qui explique la présence de ses armes.

https://www.tudchentil.org/spip.php?article908

En 1550, Perinne de Kerpaen, veuve de Jean, gère encore le manoir de Lesaon  dont elle signe un bail.

https://www.tudchentil.org/spip.php?article908

Lorsque  Gilette de Kergoët, dame du Guilly, de Lezaon (en Saint-Ségal), de Launay, etc. n'eut pas d'héritier mâle après son second mariage en 1554,  avec Michel du Bot, le titre de sieur de Lesaon et de seigneur de Kergoët revint  à son cousin Alain, fils de Jean de Kergoët et de Perrine de Kerpaen.

"

https://www.tudchentil.org/spip.php?article908

"Contract de mariage de nobles homs maistre Allain du Kergoet, fils aisné, heritier principal et noble de deffunct maistre Jan du Kergoet, vivant bailliff de Chasteaulin, et de Perrinne de Kerpaen, sa compagne, sieur et dame de Lesaon, avecq damoiselle Jullienne de Tregain, fille aisnee de noble maistre Louys de Tregain et Janne de Kerdegace, sieur et dame de Tregain, par lequel se voit que damoiselle Gillette du Kergoet, assistee et aucthorisee d’escuyer Michel du Bot, sieur de Kermadou, son mary en secondes nopces, intervient audict mariage et recongnoist ledict Allain son cousin germain et fondé à luy succéder comme son herittier presomptiff et noble par la representation de Jan du Kergoet, son pere, son oncle paternel, frere juveigneur de Guillaume, son pere, seigneur du Guilly. Ledict contract du 18e Novembre 1567, avecq la quittance d’icelluy du 14e Decembre 1572."

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a) Blason du sommet de la baie du chevet.

Blason en microdiorite quartzite.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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b) Blason du nœud ouest du calvaire.

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Ces armoiries ont quatre quartiers :  en 1, Kergoët, en 2 ?, en 3 du Launay, en 4 Kerpaen .

En 2 :   trois têtes animales de profil (loup ? aigles ? oiseaux?) , on peut attendre ici les armes des Kerguilliou

En 3 :  armes de Catherine du Launay à trois rocs d'échiquier d'azur : selon Pol de Courcy :

 

 Launay (de), sr du Guilly, par. de Lothey, — de Kerpérénez, par. de Landrévarzec. Montre de 1481, par.. de Lothey, ev. de Cornouaille. D’or a trois rocs d’echiquier d’azur.

Herve, époux de Marie Nedellec père et mère de Catherine, dame du Guilly, mariée en 1499 à Pierre, sr  de Kergoët et aieul de Gillette, dame du Guilly, femme en 1562 de Michel du Bot.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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c) Le nœud est du calvaire porte les armoiries de Kergoët.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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LES ARMOIRIES DU TRANSEPT NORD, ET DE LA CROISÉE DU TRANSEPT : KERGOËT, et KERGOËT/DU BOT, entre 1554 et 1567

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Kergoët : d'argent, à cinq fusées de gueules, accolées et surmontées de quatre roses de même 

Après son mariage avec Michel du Bot, Gilette de Kergoët revendiqua sans doute la reprise de son titre de dame de Lesaon, précédemment cédé à son tuteur et oncle Jean (cf. supra), puisqu'on trouve ses armoiries dans la chapelle, à la croisée du transept, en alliance avec celle des du Bot, d'argent à deux haches d'armes adossées de gueules.

Gilette de Kergoët, dame du Guilly, de Lezaon (en Saint-Ségal), de Launay, etc. épousa en seconde noces en 1554  Michel du Bot dont elle n'eut pas d'héritier et transmis en 1567 son titre à son cousin Alain.

La date du transept se situe entre 1554 et 1567 (cf supra l'acte de novembre 1567 où Gilette et Michel sont encore vivants). 

 

https://gw.geneanet.org/jcbo?lang=fr&alwsurn=yes&p=gillette&n=de+kergoet&oc=1

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a) Sommet de la fenêtre du bras du transept nord.

Blason en kersanton.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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L'inscription de la cloche de 1599.

J'en rappelle les termes, encore inscrits sur la cloche de 1902 :

JAI ETE F. POVR LA HAPELLE [sic] DE MONSIEVR ST SEBASTIEN AN SAINT-SEGAL IAN LE ROY

RECTEVR M PIERRE BRICHETTE HERVE RIOV FABRIQVES AN  PLEBEN ET S SEGAL

LAN MIL VCC IIII XX ET XVIIII [1599]

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 LES INSCRIPTIONS LAPIDAIRES.

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A. L'ÉLÉVATION DU BAS-COTÉ SUD : 1685.

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Elle se situe à droite du porche sud.

 Microdiorite quartzite (pierre de Logonna), texte en réserve, lettres majuscules romaines. Notez la ponctuation archaïque à type de deux-points en séparation de mots, les "points en question étant des losanges. Notez aussi les N rétrogrades, très courants dans les inscriptions (parce que la forme de la lettre n'est pas encore fixée, ou bien par choix esthétique pour faire plus chic).

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S : SEBASTIEN : PR

IE : POVR : NOVS :

                   1685

 

"Saint Sébastien prie pour nous 1685".

Une partie de l'inscription (8 à 9 lettres) a été martelée avant la date : le nom d'un fabricien ?

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Contexte.

a) On sait que saint Sébastien est invoqué contre la peste (ou les épidémies plus généralement).

La peste a sévit à Quimper en 1564-1565, en 1586, 1594-1595 et 1636 et 1639, à Plougastel en 1598, un peu partout et notamment dans le Léon en 1626. Mais  la peste disparut à partir de 1670 pour plus de 50 ans en raison de l'accentuation du "petit âge glaciaire (1550-1850)", car le froid tuait les puces.

Cela n'empêchait ni les famines, ni les épidémies de varioles et typhus (jusqu'en 1657) ou les ravages dus à l'ergot de seigle ou Mal des Ardents (pour lequel on invoquait saint Antoine). 

https://cgf-bzh.fr/autour-de-la-genealogie-2/autour-de-la-genealogie/calendrier-climat-et-epidemies/

b) C'est en 1675 qu'eut lieu la Révolte des Bonnets rouges et sa répression, soutenue par les Jésuites et le père Maunoir.

c) Julien Maunoir mena ses campagnes d'édification de la foi en Bretagne (400 missions) jusqu'à sa mort en 1683 ; l'une des dernières missions eut lieu à Crozon.

d) Le seigneur prééminencier est alors François de Kergoët (1610-1693), qui a épousé en 1665 Marie-Yvonne de Rosily. Leur fils aîné René-François, né en 1668, épousera Marie du Dresnay en 1688.

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L'année suivante, la charpente et le lambris de recouvrement de la nef ont été posés, comme en témoigne  l'inscription gravée sur la sablière nord de la nef  : "M. F. : CVNIAT. CVRE : CH : LHARIDON : FA. 1686".

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Je place ici, en raison de la proximité spatiale et temporelle de la sculpture et de l'inscription, la Vierge placée au dessus du porche.

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LA VIERGE À L'ENFANT PAR ROLAND DORÉ (1618-1663).

L'attribution de cette Vierge à Roland Doré  été affirmée par Emmanuelle Le Seac'h dans son catalogue raisonné de 2014. On reconnaît d'ailleurs le style de ce sculpteur majeur du premier coup d'œil, par les joues rebondies de la mère et de son fils ou par le demi-sourire caractéristique. Roland Doré a aussi réalisé pour le calvaire de Saint-Ségal la Vierge, Marie-Madeleine et Jean au pied de la croix.

On notera le bandeau occipital de Marie.

Elle tient un fruit à sommet ovale, ou un hochet. Elle porte un manteau dont les pans tombent en deux plis symétriques festonnant, et une robe longue, ajustée au buste et plissée sous la taille. L'Enfant pose une main sur la nuque maternelle et une main sur sa propre poitrine, il porte une tunique longue et plissée.

Sous cette statue : le blason aux armes de Kergoët.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Les inscriptions de la face sud de la  tour-clocher.

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1°) La première inscription (pour le regard qui part du bas de l'édifice) est celle qui accompagne un cadran solaire gravé dans la pierre, sous la corniche du clocher.

On y lit : I : L'HARIDON FA 1694.

Le cadran est tracé dans un cartouche rectangulaire, avec des lignes radiantes aboutissant aux chiffres romains de l'heure correspondante. Le stylet est absent.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-sebastien-saint-sebastien-saint-segal/3161081b-4d98-4287-a98a-4abeed58a9dc

Nous pouvons imaginer qu'il s'agit de Jean (IAN) L'HARIDON, de la généalogie Louis Brun :

https://gw.geneanet.org/zardoz?lang=fr&iz=1542&p=jean&n=l+haridon&oc=10

En effet, il est décédé en 1724, il avait épousé Françoise Favennec,  ses 4 enfants sont nés entre 1683 et 1698, et surtout, son fils Christophe est décédé à Penfrat, lieu-dit tout proche de la chapelle.

Un autre Jean L'Haridon est celui de la généalogie Elisabeth Mazaud. Il est décédé avant 1699. Son fils René est ou serait né à Saint-Ségal

https://gw.geneanet.org/peafa?lang=fr&p=jean&n=l+haridon&oc=14

On aimerait relier ce I. L'HARIDON avec le CH. L'HARIDON qui était fabrique en 1686 et a inscrit son nom sur la sablière de la nef. C'est possible si on admet que CH correspond à Christophe, puisque Christophe et Jean sont deux frères :

https://gw.geneanet.org/zardoz?lang=fr&iz=1542&p=.&n=l+haridon&oc=1

Quoiqu'il en soit, nous sommes alors 9 ans après l'inscription du porche sud. 

 "Le clocher-porche refait en 1694 intègre l'ancien portail de style gothique flamboyant.  Ces dates sont confirmées par l'écu de la façade ouest aux armes des Kergoët et du Dresnay (René François de Kergoët et sa femme née du Dresnay), qui indiquent la fin du 17e siècle et le début du 18e siècle." (Inventaire général)

 

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Les inscriptions hautes de la façade sud du clocher.

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Elles sont juste mentionnées sans être relevées par la notice de l'Inventaire, mais elles ont été partiellement  relevées par Couffon et par  Castel et Leclerc. Elles sont très difficiles à interpréter.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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L'inscription de gauche.

Elle semble simple et semble indiquer le nom d'un fabricien :

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P : LE FLOHE

F / L : 9.

P. Le Flohe, Fabricien. Mais le nom de Le Flohe n'est pas attesté (ou seulement dans le Morbihan). La forme très répandue Le FLOCH n'est pas attesté non plus à Pleyben ou Saint-Ségal à l'époque.

Castel a lu : P: LE : F : L : 9 .

Couffon a lu :  P : LE : PLOE.../F... L... 

Le repli du cartouche est également curieux. Enfin, on ne sait comment comprendre la fin de l'inscription, "L : 9". On ne peut lire L comme un chiffre romain, à coté d'un chiffre arabe.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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L'inscription de droite.

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La lecture est aléatoire, et n'aboutie à rien (LE MER ??) .

peut-être

LEPIO : PAR : KEL : AVA

LE MAIRE

Castel a lu :  LEP : G : ----- AV ---AC / MACE .

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Le blason de la face ouest de la tour du clocher.

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Du Dresnay : d'argent à la croix anillée (ou ancrée) de sable, accompagnée de trois coquilles de gueules.

 

 

Les deux blasons de Kergoët et du Dresnay  sont réunis à l'intérieur de palmes sous une couronne .

Ce sont les mêmes armes qui figurent au dessus du retable sud (1706), et qui sont celles du couple René-François de Kergoët (1668-1705) et de Marie du Dresnay qu'il épousa en 1688.

http://www.lavieb-aile.com/2019/07/la-chapelle-saint-sebastien-en-saint-segal-la-chaire-a-precher-et-les-statues.html

Ces données sont cohérentes avec la date de 1694 de l'inscription de la face sud (I. L'HARIDON)

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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LES INSCRIPTIONS DE LA SACRISTIE DE 1742.

La sacristie octogonale (différente de celle, quadrilobée, de Pleyben reconstruite en 1719) est couverte en carène renversée et s'abouche entre le chevet et le bras sud du transept . Elle porte trois inscriptions.

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copyright François Dagorn Inventaire Général.

copyright François Dagorn Inventaire Général.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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1°) Inscription du linteau de la fenêtre  sud-est.

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 Microdiorite quartzite (pierre de Logonna), texte en réserve dans un cartouche, lettres majuscules romaines. Pas de ponctuation entre les mots. Lettres conjointes (TE), M en W, et N rétrogrades.

" MI : RE IVLIEN BORNIC  RE

CTER MI : RE MICHEL CRAVEC CVRE 1742.

Messire Julien Bornic recteur, messire Michel Cravec curé 1742

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a) Julien Le Bornic fut recteur de Pleyben de 1720 à 1743.  Il fit élever, en 1725, l'arc-de-triomphe placé à l’entrée du placître, ancien cimetière. Il convertit en chapelle des Trépassés, en 1736, l'ossuaire, qu’il bénit à cet effet. Il réalisa le déplacement du Calvaire monumental et sa translation à l’endroit qu’il occupe actuellement, de 1738 à 1742. Il fut enterré dans l'ossuaire, le 5 Février 1743.

Il avait été auparavant (en 1699 et 1704)  recteur de ChâteaulinSes revenus étant suffisant, il fit, ou fut obligé de faire, enregistrer son blason vers 1696 dans les registres de Charles d'Hozier ;  d'argent à une bande d'azur chargée de trois macles d'or

b) Michel Cravec curé de Pleyben, fut ensuite recteur de Plomodiern (il en signe les registres en 1744 et en 1749)

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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2°) Angle droit du pan sud de la sacristie.

Appartient au chaînage d'angle. Microdiorite quartzite (pierre de Logonna), texte en réserve dans un cartouche, lettres majuscules romaines. 

F: NICO

LASFA

BRIQVE

"F. Nicolas Fabrique."

Le nom du fabricien accompagne régulièrement  celui du recteur et du curé, l'inscription doit donc être associée à la précédente.

Le petit blason en haut du pan sud porte les armes de Kergoët mais il est peu lisible. À cette date, la famille de Kergoët est alors représentée par Mathurine-Josèphe-Reine du Kergoët, qui a épousé le 19 mai 1733  "haut et puissant Messire Jacques-Joseph-René de Kerouartz, seigneur de Lomenven, président au Parlement de Bretagne". Ils occupent le manoir de Guilly en Lothey. Mais leurs armoiries ne sont pas présentes (Kerouartz = d'argent à la roue de sable accompagnée de trois crossettes de même).

 

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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3°) Linteau de la fenêtre sud-ouest.

 

Microdiorite quartzite (pierre de Logonna), texte en réserve dans un cartouche, lettres majuscules romaines. M en forme de W, N rétrogrades.

 MI : RE IEHAN HELGOVA

RCH CHAPELAIN  MI : RE

IEAN BRIS P:TRE. 

"Messire Jean Helgouarc'h chapelain, messire Jean Bris prêtre."

 

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Jean HELGOUARC'H était le chapelain de la chapelle Saint-Sébastien depuis au moins 1726, puisqu'à cette date, il assiste à l'inhumation de François Jean-Baptiste de Kergoët, en compagnie de Julien Le Bornic.. 

1726. — « Le 29ème jour d'Avril 1726 a esté inhumé le corps de Messire François-Jean-Baptiste, cheff de nom et d'armes du Kergoët, issu des Bannerets de Bretagne, chevallier seigneur, comte du dit lieu, Le Guilly, Lézaon, Troamboul, Loppeau, Coetsquiriou et aultres lieux, âgé de trente-six ans, huit mois et vingt-six jours, décédé le 26 du courant après avoir reçu tous ses sacrements, et ont assisté au convoy les soubsignants et plusieurs autres. J. Le Bornic, prestre recteur de Pleiben et de Saint-Ségal ; G.-J. Bigeaud, vicaire perpétuel à Châteaulin ; H. Le Garz, recteur de Saint-Thois ; Gilles-François Floc'h, recteur de Lothey ; Y. Rohou, recteur de Saint-Coulitz ; Yves Ropartz, prestre de Lothey ; L. Mallégol, prestre de Pleiben ; H. Robin, prestre de Saint-Coulitz ; Jean Helgouarc'h, prestre et chapelain de Saint-Sébastien, en Saint-Ségal ; Guillaume Guédès, prestre ».

Le chapelain disposait d'une maison, placée à quelques mètres au sud. Il devait dire quotidiennement la messe dans la chapelle. Pour Yves Madec, "Le chapelain de Saint-Sébastien avait donc très peu à faire, quoiqu'il eût une maison et un jardin clos de murs, contigus à l'enceinte entourant la chapelle. Il avait une messe basse à dire tous les dimanches, à Saint-Sébastien même, tout comme le chapelain de Saint-Nicolas avait la sienne à dire dans la chapelle du Port-Launay."

Mais le site de la mairie fait remarquer que "Isolée du bourg par 4 kms, sa taille assez importante pour une chapelle, en  faisait souvent l'annexe de l'église paroissiale pour les habitants du Goulit éloignés du bourg".

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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CONCLUSION
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Les inscriptions ne donnent pour cette chapelle que 3 dates extérieures (1685 pour l'élévation sud de la nef,  1694 pour le clocher et 1742 pour la sacristie) et 3 dates intérieures (1706-1707 pour le retable sud et 1763 pour la sablière du bas-coté nord, 1766 pour le confessionnal). J'y ajoute la date de 1599 sur l'ancienne cloche.

Les données héraldiques extérieures témoignent de l'investissement, ou de la marque de prééminence de la famille de Kergoët par trois couples : Gilette de Kergoët et Michel du Bot (bas-coté nord), son oncle Jean de Kergoët et Perrine de Kerpaen, et René-François de Kergoët ( chevet et calvaire) et Marie du Dresnay (clocher) , tandis qu'un blason complémentaire du retable du chœur introduit le couple de François Jean-Baptiste du Kergoët et Marie-Josephe du Chastel.

Ces données sont moins fiables, car le créneau est large pour chaque couple, entre la date de leur mariage et celle, parfois imprécise, du décès du dernier survivant (sans faire intervenir la possibilité d'armoiries apposées de façon posthume).

Rappelons ces dates :

Jean de Kergoët x Perrine de Kerpaen : 1541 , d'où [1541-1567] : chevet et calvaire.

Gilette du Kergoët x Michel du Bot :  1554, d'où [1554-1567] : bas-coté nord et charpente du transept

René-François de Kergoët x Marie du Dresnay : 1688, d'où [1688-1710] : clocher-mur.

François Jean-Baptiste du Kergoët x Marie-Josephe du Chastel : 1710 : retable du chœur.

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Ces données chronologiques sont complétées par la mention des noms des membres du clergé (recteur, curé et chapelain), des fabriciens et des parrain et marraine de la cloche. Cela précise les choses lorsque ces personnages nous renvoient à des documents datés et à des données généalogiques.

Pierre BRICHETTTE (BRICHET), fabricien en 1599.

Hervé RIOU, fabricien en 1599,

Christophe L'HARIDON , fabricien en 1686

Jean L'HARIDON, fabricien en 1694

F. AUTRET, fabricien en 1706 (et 1707?)

F. NICOLAS fabricien en 1742

Jean LE ROY, recteur de Pleyben et Saint-Ségal en 1599

François CUNIAT, curé à Saint-Sébastien et curé de Pleyben en 1686

Yves Le COQUET, recteur de Pleyben et Saint-Ségal de 1694 à 1720.

Julien LE BORNIC , recteur de Pleyben de 1720 à 1743.

Michel CRAVEC curé du recteur Le Bornic en 1742

Jean L'HELGOUARC'H chapelain de Saint-Sébastien en 1742,

Jean BRIS, prêtre en 1742

Guillaume Le Léon, recteur en 1766 (confessionnal)

 

 

Les artistes et artisans sont parfois aussi connus, ou reconnus :

Jean Le SEVEN, menuisier et JEAN CEVAËR, sculpteur  pour les retables sud (1706-1707) et du chœur (v. 1710) : par attribution.

Louis COZIC peintre-doreur en 1714 pour le retable sud.

Olivier GRALL, peintre doreur du maître-autel en 1729.

Roland Doré, sculpteur (1618-1663) de la Vierge à l'Enfant du porche sud : par attribution.

Maître de Saint-Thégonnec sculpteur actif en 1550-1610), pour le calvaire et pour  les  saints Yves et François d'Assise de l'arc de triomphe (attribution par E. Le Seac'h)

Atelier du Maître de Pleyben, sculpteur sur bois actif au dernier quart du XVIe pour les sablières du chœur et des bras du transept (attribution personnelle)

 

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Enfin, des indices stylistiques peuvent encore préciser les évaluations :

 

Retable du bras nord du transept :  Vierge à la démone et au bandeau occipital de la deuxième moitié du XVIe / certains éléments polychromes du XVIe siècle.

Arc de triomphe : peut-être du XVIIe par son inspiration classique (Inventaire Général)

 

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Résumé : la chapelle Saint-Sébastien fut construite au XVe siècle pour conjurer la peste, avec un plan en croix latine dont témoigne encore la structure de la nef, le chœur à chevet plat et le bras sud du transept.

Le bras nord du transept et le bas coté nord ont été reconstruits au XVIe siècle. Le calvaire date de la seconde moitié du XVIe.

Le bas-coté sud fut reconstruit au XVIIe siècle (1685). 
Le clocher-mur fut élevé à la toute fin du XVIIe siècle (1694)

Le recteur Yves Coquet fit construire les retables sud et du chœur entre 1706 et 1710, et jusqu'en 1729.

La sacristie fut ajoutée en 1742.

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SOURCES ET LIENS.

CASTEL (Yves-Pascal), LECLERC, (Guy), s.d,  La chapelle Saint-Sébastien , son calvaire, ses retables, ed. Commune de Saint-Ségal.

— COUFFON, (René), LE BARS, (Alfred), 1988. Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles. Quimper : Association Diocésaine, 1988. p. 418-419

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/0ffd39bdf24d89d00ff35b034d2685b0.pdf

— INVENTAIRE GENERAL Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel), enquête 2009.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-sebastien-saint-sebastien-saint-segal/3161081b-4d98-4287-a98a-4abeed58a9dc

 

— MADEC (Yves), 1915, Saint-Sébastien en Saint-Ségal

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/fc72b7a373375935ed358e8dbd9c8cd4.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Saint-Ségal Inscriptions héraldique
17 juin 2019 1 17 /06 /juin /2019 09:03

Profanation d'inscription lapidaire de 1555 par un compteur électrique : l'église Saint-Herlé à Ploaré (Douarnenez).

Corpus épigraphique de l'église 1550-1684.

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Voir sur cette église :

 

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Voir aussi :

 

etc...

 

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Le chanoine Abgrall, inoubliable auteur de "En vélo autour de Quimper", doit s'en retourner dans sa tombe : lui qui, le premier, prit le soin de parcourir à bicyclette le Finistère pour relever les inscriptions gravées et sculptées des églises et monuments religieux du Finistère, et qui, lors de sa première visite à Saint-Herlé de Ploaré, en 1898, releva avec exactitude et intuition une seule inscription "sur la base de la tour, à l'intérieur de l'église, dans la tribune des orgues", serait bien peiné d'apprendre que cette inscription fondatrice de la tour (la partie la plus ancienne de l'église), a été masquée  partiellement par la pose du compteur de l'église.

Certes, on trouvera que j'abuse en parlant ici de "profanation". Mais ce patrimoine épigraphique, véritable mémoire de la pierre, n'est-il pas sacré ? 

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Jean-Marie Abgrall avait relevé  : AN LAN 1555 . G GLEUBA . PROCIE : F

Elle s'interprète alors facilement ainsi : En l'an 1555, G. Gleuba étant procureur de la fabrique.

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Mais son relevé n'est pas suffisant, et laisse de coté un certain nombre d'éléments précieux, et  la préservation de la pierre elle-même,  sa documentation photographique et sa présentation au public s'imposent.

En effet, il faudrait pouvoir définir d'abord la nature de la pierre (un granite de Locronan comme pour le reste de l'édifice ?) et donner les dimensions du bloc de pierre (l'accès de la tribune des orgues est interdit au public).

  Le texte est sculpté en réserve dans un cartouche qui se prolonge en bande dans les espaces vides. La ponctuation entre les mots utilise (une seule fois) le deux-points en losange propre à l'époque.

La première lettre, lue comme un A, est singulière, ressemblant à un EC. Le fût du premier L est perlé.

Le patronyme G : GLEUBA n'est pas attesté. Faut-il en modifier la lecture ? Ou bien respecter la leçon du chanoine mais y voir une variante locale d'un patronyme attesté, comme Le GLEUHER, LE GLEUHER, GLOUER ? On imagine alors la valeur de cet hapax.

La ligne PROCIEr F est également problématique, par l'absence de point entre les mots, et par la forme PROCIE, qui ne se laisse pas facilement pour "procureur".

La lecture de cette inscription doit continuer à faire débat en épigraphie (quoique ces débats furent inexistants depuis 1898 ...) et le respect de cette pierre s'impose.

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Inscription (granite, 1555) de la tribune de  l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

Inscription (granite, 1555) de la tribune de l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

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L'abbé Abgrall poursuivit ses prospections, et, en 1916, il présenta à la Société archéologique du Finistère cinq autres inscriptions (que je donne infra).

Mais d'abord, il modifia sa lecture de l'inscription précédente et il y lut :

AN . LAN . 1555 . G . CLEUBA . PROCIE : F

La différence porte sur le nom CLEUBA. Ce changement de lecture ne me semble pas fondé.

Henri Pérénnès, dans sa notice sur Ploaré de 1939, s'inspire sans doute de son collègue quand il lit  (sans se soucier du respect de la ponctuation) :

AN : LAN. 1555. G.  CLEUBA. PROCUE : F

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C'est le moment de se souvenir qu'en 1858, le Bulletin archéologique de l'Association bretonne publia le compte-rendu de l'excursion de l'Association à Ploaré, rédigé par Mr de Kerdrel. Et que déjà, les membres avaient prêté aux inscriptions lapidaires l'attention qu'elles méritaient. Ils lurent dans la tribune, à la chandelle peut-être,  mais  sans compteur électrique ni boite de dérivation, le texte  : 155- G GLEUBA PROCR  F.

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LES AUTRES INSCRIPTIONS.

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Auparavant, les membres de l'Association Bretonne de 1858 avaient déchiffré les deux inscriptions des murs de la tour  (porche ouest) :

LAN M VCS L ANTHOINE LE BAHE ; PRO FABRICQUE

Sur la seconde, moins lisible, ils lurent "très clairement le millessime 1548".

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Revenons à la première de ces inscriptions relevée à son tour par Abgrall en 1916 (il s'abstient de lire la seconde) :

LAN : M : DCL (1550) ANTHOINE : LE BABE : PRD (président) FABRICQUE

Henri Pérénnès donne :

M : DLC3  ANTHOINE LE BAHÉ : PRO  FABRICQUE

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Cette inscription carrée en kersanton marbrée par les lichens ne se lit bien que par soleil rasant. Elle est en réserve encadrée par un fin cartouche. Les caractères gothiques en minuscule (sauf l'initiale d'Anthoine) sont hauts et étroits, mais pleins de charme.

Je lis :

LAN : M : Vcc : L

ANTHOINE LE

BAHE PRO

FABRICQUE

"L'an 1550, Antohoine Le Bahé pro[cureur] de la fabrique".

Nous avons plus de chance avec le patronyme LE BAHE qu'avec celui de GLEUBA puisqu'il est attesté à Ploaré par les généalogistes. En effet José Chapalain a publié l'acte de naissance de Jeanne LE BAHE le 09/08/1630 à Ploaré (de Boarnej BAHE et Margareta FANNON) et son acte de mariage le 30/08/1660 à Ploaré avec Simon LE SAOUT. 

http://jose.chapalain.free.fr/pageprin133.htm

Albert Deshayes cite la forme LE BAHEC, Quimper 1697.

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Inscriptions  de l'élévation ouest de  l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

Inscriptions de l'élévation ouest de l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

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Inscription (kersanton, 1550) de la façade ouest de  l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

Inscription (kersanton, 1550) de la façade ouest de l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

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Inscription (kersanton, 1550) de la façade ouest de  l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

Inscription (kersanton, 1550) de la façade ouest de l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

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Plus basse, plus accessible mais beaucoup plus érodée car elle est en granite à gros grains, l'inscription où l'Association Bretonne avait lu le millésime 1548 est restée non déchiffrée. Pourtant, les techniques d'estompage des épigraphistes devraient, si la motivation était là, produire quelque résultats.

Je lis LAN MIL VC / LVIII

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Inscription (granite, 1558) de la façade ouest de  l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

Inscription (granite, 1558) de la façade ouest de l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

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Inscription (granite, 1558) de la façade ouest de  l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

Inscription (granite, 1558) de la façade ouest de l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

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LES INSCRIPTIONS DU PORCHE SUD.

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M : H : PAILLART : R : 1673.

I : IONCOURT : F

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Soit Messire H. Paillart, recteur 1673 et I. Joncourt fabricien.

Le recteur de Ploaré entre 1655 et 1675 est Jérôme ou Hierosme PAILLART, dont le nom apparaît aussi à la chapelle Saint-Michel de Douarnenez . Le recteur qui lui succéda de 1676 à 1716 fut Guillaume PAILLART.

"La première pierre de Saint-Michel, bénite le 12 août 1663, l'année suivante, Hiérosme Paillard, le recteur de Ploaré, qui a juridiction sur le Port-Rhu comme sur l'agglomération de Douarnenez, fait graver son nom sur la porte ouest. En 1665, s'achève le clocher, le lambris de plafond est posé en 1667. Le sieur de Pratambars attendra 1675, pour s'attaquer aux peintures, Guillaume Paillard étant alors recteur de Ploaré." (Y-P. Castel)

 

http://patrimoine.du-finistere.org/art2/ypc_le_nobletz.html

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Porche sud de l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

Porche sud de l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

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Porche sud de l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

Porche sud de l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

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Porche sud de l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

Porche sud de l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

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Les autres  inscriptions relevées en 1916 par J.M. Abgrall.

— Angle sud-ouest : 1557.

— 2ème galerie sous le clocheton nord-ouest : N.O.M. LORANS. P. F. LAN . 1583

— Sur le clocheton sud-est :  V : D : M : P : C : M (Vénérable et discret messire ...)

— 3ème galerie basse de la flèche, derrière le clocheton nord-est : H : LE : BELEC : D C : LAN : 1586.

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Autres inscriptions d'après René Couffon :

1585 (rebord de la ème galerie, côté sud),

— "NICOLA/S TRETOVT" et la date de "1603" (clocheton sud-est),

— "MATIEV BRNEOL" (ère galerie, côté sud),

—  "M:G:P:/RECTEVR/1684" (flèche, pan sud-est).

— sur l'un des piliers du bas-côté nord la date de 1572 .

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CONCLUSION.

Lors de l'excursion du 16 juin dernier de la Société archéologique du Finistère à Saint-Herlé de Ploaré, les membres (autres temps, autres mœurs) ne se sont pas arrêtés devant ces inscriptions (sauf celles du porche), et n'en n'ont donc pas discutés les termes. Pourtant, à défaut d'archives (inexistantes pour la paroisse), les dates, les noms et les fonctions inscrites par les fondateurs de l'église ont une valeur patrimoniale exceptionnelle. 

Il n'est pas de mon tempérament d'être ronchon, et je souhaite seulement que ces témoignages soient respectés à leur juste valeur. Le compteur électrique dissimule l'inscription la plus ancienne de l'église après celle de 1550.

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J.M. Abgrall 1916

J.M. Abgrall 1916

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SOURCES ET LIENS.

ABGRALL (Jean-Marie) 1898, Inscriptions gravées et sculptées sur les églises et monuments du Finistère, par M. l'abbé J.-M. Abgrall. Congrès archéologique de France : séances générales tenues à Morlaix et à Brest ... par la Société française pour la conservation des monuments historiques Société française d'archéologie. Derache (Paris), A. Hardel (Caen)  page 141 .

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k356651/f208.image

ABGRALL (Jean-Marie) 1916, Inscriptions gravées et sculptées sur les églises et monuments recueillies par M. le chanoine Abgrall (suite), Bulletin de la Société Archéologique du Finistère page 74.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2077197/f135.item

— CASTEL (Yves-Pascal), 1978, Le clocher de Ploaré, amer sur la baie.L'Echo de Douarnenz-Ploaré, n° 223 ; avec une bonne photo de l'inscription de 1550.

"L'Eglise de Ploaré risque de n'attirer l'attention que par le profil étrange et déséquilibré au niveau des étages octogonaux de sa haute tour. Disparates au point de donner au visiteur une impression de malaise, les clochetons sont de hauteur inégale. Deux à l'Ouest semblent moignons mutilés. mal accordés, à la fine pyramide qui se marie pourtant parfaitement avec les deux aiguilles de la façade orientale. Mais il faut prendre les clochers comme les gens, sans vouloir les changer. C'est le meilleur moyen d'en améliorer l'image de marque.

LES NOMS DES COMMANDITAIRES.

Comme l'ensemble de l'église. le clocher de Ploaré est né de la volonté d' une grosse paroisse terrienne, plongeant dans l'eau ses bords, de se doter d'un abri pour ses cloches et d'un amer utile pour ses marins. Oeuvre séculaire de la communauté entière, il ne s'y distingue d'autre armoirie que le blason parlant d'un pêcheur aux prises avec un gros poisson, un goëland goulu, au-dessus de sa tête. Les fabriciens chargés de la collecte des fonds et de la gestion du chantier ont inscrit leurs noms que le soleil frisant permet de relever: Antoine Le Bahé, G. Gleuha, Hervé Le Friant, Y. Gourloen. M. Lorans, H. Le Belec, Jehan Le Mor. Ces noms sont suivis de la mention PRO(cureur) FAB(brique). L'un d'entre eux précise « premier fabrique ». Aux noms des fabriques s'ajoutent ceux de maîtres maçons ou maîtres charpentiers. Ceux-ci ne sont suivis d'aucune initiale. Ainsi sans doute, Nicolas Trétout et Maréchal. Vers la fin des travaux, au XIIè siècle, ce sont les recteurs qui réclament la paternité de l'ouvrage. Indication d'une emprise cléricale plus grande sur la construction. M(essire) H. Paillard fait suivre son nom du R. désignant la fonction. Son successeur est plus modeste. Il ne donne que des initiales G.P. mais ajoute, en toutes lettres, son titre: Recteur. En 1736, le dernier en date de ceux qui signalent leur intervention dans l 'édification de l'église. P. G. Huguet R(ecteur) se donne le curieux, mais habituel titre de V(énérable) et D(iscret) M(essire) ! ...

LA CONDUITE DES TRAVAUX On a ainsi le nom des hommes qui ont présidé à l'œuvre: fabriciens, recteurs et maîtres. L'observation des dates permet d'établir. grosso modo, le calendrier d'un chantier qui, continu pendant un demi siècle, connut par la suite une longue interruption: 1548, 1550, 1551.1555,1558,1559.1560. Dix années de travaux jusqu'à la 43è assise de pierre, à raison donc de trois à quatre assises par années, c'est à-dire un mètre de hauteur environ. Ce n'est pas rapide, mais en accord avec la sagesse du temps. Le chantier est financé en dehors de tout système de crédit, ne pouvant fonctionner que sur les rentrées annuelles. La charge de six ou sept ouvriers environ n • était pas pour grever inconsidérément le budget de la paroisse. Les charrois de pierre étant effectués par les paroissiens eux-mêmes, ces ouvriers taillent la pierre, prenant Je temps de sculpter ornements, inscriptions. et motifs en relief. Us sont payés fort vraisemblablement à la quinzaine. Le fait que l'on ait fait figurer sur la façade occidentale pêcheur, goëlands et poissons affirme le rôle joué par l'économie d'un port dans les destinées d'une église paroissiale au double visage: maritime et rural. De 1560 à 1570, monte le carré de la tour. Jusqu'à la première galerie. L'on y compte 33 assises. Sentirait-on un fléchissement dans l'activité du chantier par rapport à la décennie précédente ? Ce n 'est pas impossible .

En 1572, alors que l'on poursuit le travail au niveau des étages octogonaux. on pose les fondations de la future église. Des murs extérieurs viennent ceinturer l'église bas. se encore debout. Le procédé de 1 'enveloppement était courant qui permettait l'utilisation de l'ancienne église. On comprend ainsi que pendant 20 ans le clocher n'ait gagné qu'une dizaine de mètres, trente assises, jusqu'au moment où en 1593. les troubles de la Ligue viennent stopper le chantier après une activité de presque 50 ans ... A peine commencée. l'érection de la pyramide est arrêtée. Elle ne reprendra que 90 ans plus tard. En effet, il faut attendre le dernier quart du XVlle siècle pour voir les recteurs prendre la relève des fabriciens. Le recteur Paillard fait voûter le porche (L673). Le recteur G.P. continue la pyramide (1684). Nicolas Trétout entreprend la charpente (1693). Ainsi. vers les dernières années du XVIIè siècle, l'église de Ploaré offre l'allure définitive qu'on lui connaît maintenant. moins les clochetons hauts (1736) et la sacristie."

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/71107299c5b07ac24c3b33e18198e841.pdf

— COUFFON (René), 1988, Notices

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/DOUARNEN.pdf

Le clocher de conception encore toute gothique est inspiré de Quimper et de l'atelier de Saint-Herbot ( 55 mètres). Le mur ouest porte en lettres gothiques : "LAN MIL VcXLVIII", et au-dessus, l'inscription : "LAN. M. Vcs L. ANTHOINE. LE BAHE. PRO FABRICQVE.". On lit ensuite, d'après H. Pérennès, à l'intérieur de ce clocher : "AN. LAN. 1555. G. GLEVBA (ou GLEVVA). PROCVE F." -- Inscriptions relevées sur la tour : "Y:GOVRLOEN.1581" (rebord de la ème galerie, côté sud), "R:TALOV F. LA 1585" (rebord de la ème galerie, côté sud), "NICOLA/S TRETOVT" et la date de "1603" (clocheton sud-est), "MATIEV BRNEOL" (ère galerie, côté sud), enfin "M:G:P:/RECTEVR/1684" (flèche, pan sud-est). 

— PÉRÉNNÈS (HENRI), 1939, Notice de Ploaré, BDHA page 225

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/8c56d47066d5bc94bb64f58549386360.pdf

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Inscriptions
14 juin 2019 5 14 /06 /juin /2019 22:50

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LES INSCRIPTIONS LAPIDAIRES  (1592-1761 [1735]).

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Corpus chronologique :

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Élévation sud, à droite de la porte  Y : GORIE / FA : 1592.

Inscription non datée et peu lisible sur le coté gauche du clocher.

Pignon du transept sud, à droite de la baie. B : QVERR / FA : 1593.

Au sommet du pignon du transept sud : I : DA /VOL :FA :1607.

Calvaire : M : H : S: MARZIN : R / Y : QVEMENER : / FA : 1637  et sur le nœud Y : QVE /MENER : /FABRI

Fontaine : M : Y : CV / ER : RECTVER / I : PRIGANT : / FABRIQUE : 1667.

Linteau de la fenêtre sud de la sacristie : N : ET : D : M : P. /FVRIC :R. /H : QVEMENER : F. 1712.

Chambre des cloches : 1735 ?

Chœur de l'église, intérieur, coté nord . [QVI]NQVIS / ---TEANT 1754. puis M: IACQVES V[EM]AR / RECTEVR

Chœur de l'église, intérieur, mur sud. M : IOSEPH LE GUIADER REC / TEUR 1761

Chœur de l'église, intérieur, mur sud : GILLE EVZEN FABRIQVE 1761.

Cloche fin XVIIIe ou vers 1816  : Fondue à Brest --pour servir à la chapelle St-Nicodème ---Savina recteur et nommée -- par Mr Jean-Pierre -- propriétaire de Kerampochet et Dame Corentine --- de Kergoulouarn.

 

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Déduction :

Ces inscriptions tracent l'histoire d'une chapelle dont la construction a débuté en 1592 par la nef sud, un peu après l'église paroissiale (dates de 1547 et 1574) et la chapelle Sainte-Barbe ( 1585 sur la calvaire). Après s'être un peu attardée (guerre de la Ligue ?) au transept sud de 1593 à 1607, elle a du être achevée afin de se doter d'un calvaire en 1637 par Roland Doré (les calvaires de Sainte-Barbe et de l'église datent de 1585 environ), puis d'édifier  en 1667 l'édicule d'une fontaine certainement préexistante. En 1712, la chapelle obéit à l'injonction (post Concile de Trente) de s'équiper d'une sacristie aux fenêtres à barreaux car elle sert à protéger la trésorerie . Elle précède en cela Sainte-Barbe (1736), tandis que l'église avait fait construire sa sacristie en 1680. 

Par estimation, la chapelle reçoit son mobilier au XVIe (statue de saint Éloi et Vierge "de la vraie vertu"), au XVIIe (statues de Nicodème et de la Vierge) ou au 1er quart du  XVIIIe (retables de saint Éloi et saint Isidore de 1720-1725).

En 1735, une violente tempête, qui touche aussi l'église paroissiale, abat le clocher et impose de refaire le pignon ouest. 

Entre 1754 et 1761,  les murs du chœur sont reconstruits, d'abord au nord, puis au sud, juste avant que la charpente ne soit lambrissée. 

Une nouvelle cloche est réalisée entre 1816 et 1826 (probablement après la dépose des cloches du département à la Révolution).

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La forte présence des recteurs.

Ici, comme à l'église Saint-Méen ou à la chapelle Sainte-Barbe, mais seulement à partir du XVIIe siècle, les recteurs successifs tiennent à faire inscrire leur nom à coté de celui du fabricien en exercice pour l'année (alors que les inscriptions de nombreux sanctuaires de Basse-Bretagne ne mentionnent souvent que les fabriciens). Cinq recteurs et neuf fabriciens sont nommés ici, laissant ainsi des données historiques très précieuses, surtout lorsqu'elles peuvent être croisées avec les données géographiques (habitat) et généalogiques.

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INVENTAIRE.

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Élévation sud, à droite de la porte  : 1592.

L'inscription, en réserve dans un cartouche, n'est peut-être pas complète car le cartouche n'est pas fermé sur le coté droit.

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Y : GOVRIE

FA : 1592

"Peut-être COURTE, fréquent à Kergonan au XVIIIe et XIXe siècle et apparenté aux QUEMENER du calvaire".

On peut penser aussi à GOURVEST, etc.

 

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Inscription non datée sur le coté gauche du clocher.

L'érosion et les lichens en rendent la lecture périlleuse.

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------S

DEM ----

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Pignon du transept sud, à droite de la baie. 1593.

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B : QVERR

FA : 1593.

Meilleur cliché sur linteauxdefrance, qui commente :

"membre de la fabrique, sans doute membre de la fabrique, sans doute QUERRE dont l'initiale du prénom pourrait être N H ou A"

 Donc : [B]. QUERRÉ, fabricien , 1593.

 

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Au sommet du pignon du transept sud : 1607.

La période de la Ligue — Fontenelle s'installe à l'île Tristan en 1595 et pille Pouldavid, Penmarc'h, Névet en Locronan— pourrait expliquer le délai écoulé avec la datation précédente.

 

 

I : DA

VOL :FA :

1607

Soit I. DAVOL, fabricien, 1607.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Calvaire : 1637.

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inscription du socle :

M : H : S: MARZIN : R

Y : QVEMENER :

FA : 1637

Messire H. MARZIN, recteur, Yves QUEMENER fabricien.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Inscription du nœud :

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Y : QVE

MENER :

FABRI

Yves QUEMENER fabricien.

 

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Fontaine : 1667.

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Sous un blason aux trois fers d'épieu (de Kerluz), le fronton de l'édicule porte :

 


M : Y : CV

ER : RECTVER


I : PRIGANT :

FABRIQUE : 1667.

 

Messire Y. CUER, recteur, I. PRIGANT fabrique 1667.

La famille PRIGENT est attestée à Ploéven à Keragonan [ou Kergonan,]  et à Kermerrien (immédiatement à l'est de la chapelle) .

Jean (IAN) PRIGENT, fils de René, décédé le 6 janvier 1646 à Kermerrien, épouse Guillemette Le DROFF le 24 novembre 1733, d'où Pierre, décédé en 1782.

https://gw.geneanet.org/marsouin4?n=prigent&oc=7&p=jean

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Linteau de la fenêtre sud de la sacristie : 1712.

Difficilement lisible en éclairage habituel : je me fonde sur le relevé de Couffon :

N : ET : D : M : P.

FVRIC :R.

H : QVEMENER : F. 1712.

Soit Noble et discret messire P. FURIC recteur, H. QUEMENEUR fabricien 1712.

Pierre FURIC de SAINT-MORAN fut recteur de Ploéven de juillet 1710 à janvier 1731 .Il fut enterré sous la croix [calvaire] du cimetière. La famille Furic est mentionnée à Plonévez-Porzay, où un Corentin Furic fut recteur de 1702 à 1710, mais les Furic, sieurs de Saint-Moran, seraient plutôt de Lambour en pays bigouden (voir René, né en 1630, conseiller du roi au présidial de Quimper). Pierre Furic serait de la branche cadette, possessionnée à Sainte-Marine. Il est impliqué dans la commande des retables à l'atelier Mozin de Quimper.

Il est 

https://gw.geneanet.org/pierreb29?lang=en&pz=anna+et+edern&nz=bienvenu&ocz=2&p=rene.+sieur+de+saint+moran&n=furic&oc=2

H. QUEMENER est vraisemblablement apparenté à Y. QUEMENER, fabricien dont le nom est mentionné deux fois sur le calvaire de 1637 de la chapelle.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Transept nord, angle avec le chœur : 1754. Reste de polychromie ocre.

Elle est masquée par le bord du retable :

----NQVIS

----TEANT

1754.

Il serait nécessaire d'explorer la partie cachée. En 1754, le recteur était Jacques Vémar. cette inscription se prolonge peut-être avec la suivante.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chœur de l'église, coté nord . Recteur Jacques Vémar (1744-1755). Reste de polychromie ocre-rouge.

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M: IACQVES V[EM]AR

RECTEVR

Messire Jacques VEMAT, recteur..

Recteur de mars 1744 à janvier 1755, il fit faire les lambris de la nef nord (de l'église paroissiale), selon les peintures disparues sous les peintures de 1889.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chœur de l'église, mur sud. 1761, recteur Joseph Le Guyadeur.

M : IOSEPH LE 
GUIADER REC 
TEUR 1761

Messire Joseph Le Guiader recteur 1761.
Ou Joseph LE GUYADEUR, recteur de Ploéven de 1758 à 1770, décédé à 60 ans. Il "fit faire le lambris  de Saint-Nicodème en 1763" selon le tableau affiché dans l'église.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chœur de l'église, coté sud : 1761.

Elle complète la précédente en donnant le nom du fabricien :

GILLE EVZEN

FABRIQVE

1761.

D'après D. le Quéré 2011, Gilles Euzen habite Kerrien et décède en 1762. Il est peut-être apparenté aux Euzen de Penhoat, donateurs de la croix.

La généalogie d'Yves Hamet donne un  Gilles Euzen, fils de Jean,  né en  1754 à Keryen  et décédé le lendemain. Ou son frère Gilles Euzen né en 1755 (donc trop jeune pour être fabricien en 1761) à Keryen, Ploéven.  Ou son grand-père Gilles EUZEN né en 1698 [à Plonévez-Porzay ?], marié en 1722 avec Madeleine LE DOARÉ. Mais la famille de ce Gilles, puis de son fils Jean, n'a quitté Plonévez-Porzay qu'en 1755 pour Keryen.

https://gw.geneanet.org/hamety?n=euzen&oc=&p=gilles

https://gw.geneanet.org/hamety?lang=fr&iz=3841&p=gilles&n=euzen&oc=1

 

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chambre des cloches : 1735 ?

En 1735, une violente tempête malmena le clocher de l'église et en fit tomber les cloches. À Saint-Nicodème, il en alla de même, et la lecture des murs de l'édifice montre qu'il manque une première travée orientale. La date de l'inscription de la chambre des cloches (qui n'a pas été relevée par les auteurs précédents) est difficile mais les premiers chiffres semblent bien être 173-. On complète donc par : 1735.

NB : Couffon donne pour cette tempête la date de 1712.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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SOURCES ET LIENS.

https://fr.calameo.com/read/005065810ba8c05f9a59c

— ABGRALL (Jean-Marie), 1904, Architecture bretonne, Ar. de Kerangal, Quimper pages 344-345.

https://archive.org/stream/architecturebre00abgrgoog#page/n399/mode/2up/search/plo%C3%A9ven

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred) 1988, Notice sur Ploéven,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3cfe40fff167ac9a521b6a1d446936d8.pdf

"En forme de croix latine avec chevet à pans coupés, c'est un édifice de construction soignée. Au chevet, la corniche au-dessus des trois fenêtres flamboyantes se relève ainsi qu'à l'église de Plomodiern ; on y retrouve les mêmes denticules. Le clocher, renversé par la tempête, fut refait ainsi que le pignon ouest en 1712 ; la chambre de cloche est amortie par un dôme. La porte en plein cintre est surmontée d'un fronton triangulaire brisé. Escalier sur le rampant sud. La porte du transept sud est en anse de panier avec des piédroits en nid d'abeilles ; sur cette aile se lisent deux inscriptions : "H. QVEM(ENER?). FA. 1593" et "I. DAVOL. FA. 1607". A droite de la porte sud, de même style que la précédente, on lit : "E. GOVRTE. FA. 1592." La sacristie octogonale, construite hors oeuvre à l'angle S.-E. du choeur, porte l'inscription : "N. ET. D. M. P. /FVRIC. R. /H. QVEMENER. F. 1712."

Mobilier : Trois autels : maître-autel à boiseries peintes du XVIIIè siècle. - Aux autels latéraux, retables du début du XVIIIè siècle, peints vers 1720-1725 par Jean Mozin, peintre et doreur de Quimper. Sur ces retables, outre les statues des saints Isidore (au nord) et Eloi (au sud), trois bas-reliefs polychromes évoquent la vie de chacun de ces saints. La date de 1829 sur l'autel de saint Isidore indique une restauration des peintures. Statues - en bois polychrome : saint Nicodème coiffé d'un turban et tenant la Couronne d'épines et deux clous (oeuvre de Pierre Le Déan ? - sur la console, un ange tient trois clous et un fouet), Christ en croix, Vierge à l'Enfant dite Introun Varia Gwir Sikour, saint Isidore en bragou-bras, saint Eloi tenant le pied coupé du cheval ; - en pierre polychrome : autre Vierge à l'Enfant dite Introun Varia Gwir Vertu, saint Alar ou Eloi à son enclume, XVIe siècle. 

Sur le placitre, calvaire de Roland Doré : inscription sur le socle : "M. S. H. MARSIN. R. /Y. QVEMENER. FA. 1637" et au-dessus du Crucifix : "QVEMENER. FABRI." Statues géminées sur les consoles.

Fontaine de dévotion : inscription sur le fronton : "M. Y. CV/ER. RECTEVR. /I. PRIGANT. /FABRIQVE. 1667", et statue de saint Nicodème avec la Couronne d'épines dans la niche. Naguère, le jour du pardon, les chevaux faisaient le tour de la chapelle puis allaient en procession boire à cette fontaine."

— DEBIDOUR (V-H.), 1953,  La sculpture bretonne, Rennes 1953, p. 109-116

DUCOURET  (Jean-Pierre), QUILLIVIC, (Claude), 1978, notice pour l'Inventaire général

http://www.inventaire.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=RETROUVER_TITLE&LEVEL=1&GRP=0&REQ=%28%28Plo%e9ven%29%20%3aLOCA%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=3&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%20Plo%e9ven&SYN=1&IMAGE_ONLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=200&DOM=Tous

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle. Presses Universitaires de Rennes 

 

— LINTEAUX-DE-FRANCE : 58 inscriptions lapidaires de Ploéven

http://www.linteaux-de-france.com/show_cat_carte.php?vraicle=Plo%E9ven

—LE QUÉRÉ (David), 2011, Bâtisseurs et fabriciens de Ploéven, in Les Nouvelles du village, Ploéven  , n°117 pages 14 à 17.

https://fr.calameo.com/books/005065810ba8c05f9a59c

— PÉRÉNNÈS (Henri), 1940, Ploéven, Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et du Léon, Bulletin Diocésain d'Histoire et d' Archéologie  de Quimper ( BDHA) 

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1940.pdf

 

"De mêmes dimensions que la chapelle Sainte-Barbe, la chapelle Saint-Nicodème comprend une nef, un transept, une abside à pans coupés. A l'extérieur, au sommet du croisillon Sud du transept, on lit : DAVOL . F A . 1607. Immédiatement au-dessous de cette inscription était fixé un cadran solaire, qui a disparu. Plus bas, au mur du transept : j . QVEMENEVR . FA . 1593. Sur la paroi latérale Sud de la chapelle : s. COVRIE . 1592. Au-dessus de la fenêtre de la sacristie : 1712. Le mur de l'abside est percé de trois fenêtres flamboyantes dont les arcades, terminées par une corniche moulurée, s'élèvent au-dessus de la toiture. Le clocher renversé par la tempête, fut refait, ainsi que le pignon Ouest de l'édifice, en 1712. Quatre portes donnent accès dans la chapelle. Au total Saint-Nicodème appartient au xvie et au début du xviie siècle, sauf les remaniements de la sacristie et du pignon Ouest en 1712. Le maître-autel, en granit revêtu de bois, semble du xviiie siècle. Derrière cet autel apparaît une grande statue en pierre de la Vierge : Intron Varia a guir vertu, Du côté de l'Evangile, c'est une autre statue en bois de Marie : Intron Varia Sikour ; du côté de l'épître, figurent un petit Christ assis, les mains liées , puis "saint Nicodème tenant la couronne d'épines et deux clous.

 Au croisillon Nord du transept on voit l'autel en pierre de saint Isidore, patron des cultivateurs. Le retable en est sculpté. II. présente en relief, le Saint, grandeur naturelle, en bragou-braz, un chapelet au bras droit, conduisant une charrue attelée de deux bœufs. Sur la gauche apparaît le manoir de son maître, à droite un parterre. Au-dessus de la scène, un ange montre le ciel, d'où s'échappent des rayons de lumière. De part et d'autre deux médaillons. Celui de gauche représente saint Isidore, les mains jointes ; l'homme et la femme qui se tiennent près de lui doivent être ses patrons. Dans Ie médaillon de droite, le saint, de son bâton, fait jaillir, devant son patron, une source du sol. Contre la paroi, un peu plus loin, est une belle statue en bois de notre saint, qui tient en main un instrument de labour. Le retable porte la date de 1829, qui marque une restauration. Au coin du croisillon est une grande statue en kersanton de Saint Alar ou Eloi, avec tenailles et enclume. I>u côté Midi le transept est réservé à saint Alar qui y a son autel, en granit revêtu de bois. Tout autour, dans des panneaux ou médaillons du retable, sont présentées, en relief, des scènes de Ia vie du Saint. Ici, costumé en évêque et accompagné d'un prêtre, il guérit un aveugle et un sourd ; plus haut il brise la corde et le carcan qui retenaient un jeune homme condamné à la potence ; là c'est une femme qu'il protège contre un oiseau de proie survolant la forêt. Plus loin il ferre un cheval dont il a détaché le pied ; ailleurs enfin, le Saint présente au roi Dagobert, entouré de ses gardes de corps, des ouvrages d'orfèvrerie .

Ici encore le retable présente la date de 1829, qui dut marquer un rafraîchissement de la peinture. A droite et à gauche, au fond du transept, sont deux bahuts, dont l'un est destiné à recevoir Ie beurre donné en offrande au jour du pardon de Saint Nicodème ; l'autre, à mettre les queues de cheval ou de vaches offertes en la même occasion. Ce pardon a lieu le deuxième dimanche après Pâques ; un autre pardon a lieu en l'honneur de Saint Isidore le cinquième dimanche après Pâques.

Dans le placitre du côté Midi se dresse un calvaire où nous lisons deux inscriptions : au-dessous du Christ : Y. QVEMENEUR . FABR i. — sur le socle : : M : G : H : MARZIN .. R . QVEMENEVR . FA . 1667.

La fontaine de dévotion se trouve à quelque 300 mètres, Sud-Est, de la chapelle. Une vieille route, aujourd'hui obstruée par Ies broussailles, y conduisait. La fontaine est maçonnée et présente l'inscription suivante : M : Y : CVER : RECTVER . i : PRIGANT ; FABRQVE : 1667. Une niche à l'intérieur contient la statue de Saint Nicodème, le front ceint d'un turban et tenant la couronne d'épines.

— WIKIPEDIA

 

En forme de large croix latine, avec chevet à pans coupés, elle présente au Nord une façade en schiste et granite.

Datant du xvie siècle, elle a fait l'objet de plusieurs extensions et restaurations. Une porte en anse de panier donne accès au transept sud sur lequel deux inscriptions se remarquent : "H QUEMENER FR : 1593" et "DAVOL FA 1607".

Sur le mur Sud de la nef, s'ouvre une porte semblable portant la date de 1592, avec des piédroits prismatiques.

Le pignon ouest est surmonté d'un clocher à dôme et lanternon. L'un des rampants présente un escalier extérieur.

La sacristie, de plan hexagonal date de 1712.

Cet édifice renferme un très beau mobilier dont des statues du xvie siècle, des autels en bois polychrome et une clôture de chœur en bois peint du xviiie siècle.

Cette chapelle fut restaurée après les importants dégâts causés par l'ouragan de 1987.

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Published by jean-yves cordier - dans Ploéven Inscriptions Gargouilles et crossettes
12 juin 2019 3 12 /06 /juin /2019 10:58

Ploéven V : Les statues de l'église et ses inscriptions lapidaires (ou non), ses blasons.

 

 

 

 

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Sur Ploéven, voir :

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LES STATUES DE L'ÉGLISE.

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  • Saint Méen en abbé et le dragon de Saint-Florent, pierre polychrome, XVIe siècle, dans une niche à dais. Chœur.
  • Saint Corentin en évêque et son poisson, pierre polychrome, XVIe siècle. Nef, coté nord.
  • Saint Jean-Baptiste, bois polychrome, XVe ?, nef coté sud.
  • Christ aux liens, kersanton, chapelle sud.

sans oublier la Piéta du porche et la Déploration du chœur, déjà décrites.

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1°) Saint Méen en abbé et le dragon de Saint-Florent, pierre polychrome, XVIe siècle, dans une niche à dais. Coté droit du chœur.

Cette statue du patron de l'église est peut-être contemporaine de la Déploration de 1547, placée du coté gauche du chœur. 

Il tient dans la main gauche un livre, qui honore en lui le fondateur de l' abbaye éponyme (ou Saint-Jean de Gaël) en Ille-et-Vilaine. Le livre, la mitre,  la chape et son fermail sont enrichis de pierreries et orfrois. Il porte un surplis blanc frangé d'or au dessus d'une tunique longue, qui recouvre les chaussures.

Les plus attentifs remarqueront le gland doré de passementerie qui, aux poignets, traduit l'existence des gants (ou chirothèques), ou bien les deux anneaux passés aux majeurs.

Il est mitré et tient une crosse (en main droite) en tant qu'abbé.  Ce bâton pastoral est restitué et l'extrémité de sa hampe  ne parvient plus dans la gueule du dragon ailé qu'il terrasse.  C'est à Saint-Florent-de-Saumur, en se rendant à Rome, qu'il chassa le dragon qui infestait la région. Le dragon, au corps verruqueux, dresse une tête encore rebelle vers le saint mais c'est en vain qu'il tire sa langue rouge, car il est asservi par un collier doré, qui n'est autre que l'étole de Méen. (C'est le même motif hagiographique que pour saint Pol-Aurélien.)

La Vie de saint Méen  a d'abord été  rédigée en latin : on la trouve dans divers manuscrits du XIV et XVe.

  •   Bnf lat. 9889 f. 109v-121r , l'Orbituaire de saint Méen, postérieur à 1544 et repris dans Vita sancti Mewenni (BHL 5944). Il a été étudié par  Ch. POULAIN, ( mémoire de maîtrise d'histoire sous la direction de B. Merdrignac)
  • Bnf lat. 6003, f. 50r-52r (début XVe ) et Bnf lat. 9888, f. 52v-54v (fin XVe ), Chronicon Briocense (1389/94-1415/19)
  • Angers BM 115 (107), f. 354r-357v, bréviaire à l’usage de Saint-Méen, XIVe s.
  • Saumur BM 16, f. 316v-317r, Bréviaire à l’usage de SaintFlorent de Saumur, après 1450
  •  Rouen BM 215, f. 283v-284r, Bréviaire à l’usage de Saint-Florent de Saumur, XVe s.

 

Sous forme imprimée, on la trouve dans un bréviaire de Dol de 1519  (BNF Res. B-24022) . L'épisode du dragon est raconté ainsi :

Qui ad supplicationes predicte sanctimonialis inclinatus, petens ubi esset, dixit illa : « Domine, inter Sanctum Florentium, Clarum montem, et Naneticam civitatem. » Tune mane facto, ductores longe rémanentes ostenderunt manu ubi fore intendebant. Qui intrepidus serpentem aggrediens, in dominoque confisus, collum serpentis monopalio suo circumligans, eumque post se tanquam canem trahens, in Ligerim precipitavit, dicens : « Nusquam in perpetuum alicui créature noceas. »

Les effarouchés du latin vont trouver bientôt une traduction. Au contraire, les latinistes remarqueront le terme monopalium qui est un hapax (on ne le trouve que dans cette Vie) que du Cange comprend comme synonyme de « stola » et « manipulus ». Ce que Méen passe autour du cou du serpent, c'est le "monopale", rencontre de l'étole et du manipule, proche du sudarium. C'est là un point qui le distingue de saint Pol-Aurélien et dont Méen a le monopole.

Enfin , dans le BnF fr. 22321 page 657 se trouve la Vita sancti Mevenni que chacun pourra lire à loisir avant de retrouver le monopalium en haut de la page 661:

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9062166p/f654.image

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9062166p/f661.image

 

 

 

Roland de Neufville, évêque de Léon en Basse-Bretaigne, fit écrire la Vita en français par Pierre Viel, docteur en théologie  : "La vie de sainct Méen, abbé au pays de Bretaigne, le 15 juin, mise en français du latin escrit à la main, pris des martyrologes et histoires anciennes dudict pays,". Le texte fut réédité en 1587.

 

 

« Une femme noble et riche, et qui faisait profession de religion estroicte, pour s’être consacrée au service de Dieu, elle soit garantie de la peur d’un horrible serpent, lequel faisait sa demeure en certain boccage, situé au plus beau endroit de ses terres et domaine. De façon que pour crainte de luy, ses terres n’estoient cultivées et desjà il avoit dévoré beaucoup d’hommes qui passoient leur chemin auprès. Le fidèle serviteur de Dieu ne refusa entreprendre cette commission, et d’autant que la lieu ou gisoit tel serpent estoit au destroit d’entre Saint-Florent et Clermont, sur le diocèse et chemin de Nantes, il se fit là conduire ».  (Récit du chroniqueur René Benoît, éditeur de la vie de Saint-Méen écrite par Pierre Viel, dans sa deuxième édition de 1587 )

Ce n'est qu'en 1637 qu'Albert le Grand publia sa Vie des Saints de la Bretagne Armorique à Morlaix : l'épisode du dragon de Saint-Florent y est narrée page 222  de l'édition de 1659 complétée par Guy Autret de Missirien.

 

"Ce serpent avait sa caverne en un détroit qui est près de l'abbaye Saint-Florent, sur le bord de la Loire. Saint Méen s'y fit mener, mais ses guides et le peuple qui le suivait pour voir l'issue de l'affaire, étant arrivés à vue du lieu, le lui montrèrent du doigt, n'osant en approcher plus près. Le saint Abbé fléchit les genoux en terre, et ayant fait sa prière à Dieu et célébré la sainte messe en l'église prochaine, s'en alla droit à la caverne du dragon, et lui commanda de sortir, ce qu'il fit incontinent, étincelant des yeux, froissant la terre de ses écailles et faisant un sifflement si extrêmement horrible que tout le pays voisin en retentit : il s'approcha de lui, et lui noua son étole au col, et le mena ainsi comme une bête domestique jusque sur les bords de la Loire, où il lui commanda de la part de Dieu de s'y précipiter, ce qu'il fit devant tout le peuple». C’est alors qu’il lui mit son étole autour du cou et le conduisit vers le fleuve où il lui ordonna de s’y jeter et de disparaître à jamais."

 

Voir :

— DUINE F. Bio-bibliographie de saint Méen. In: Annales de Bretagne. Tome 19, numéro 2, 1903. pp. 214-240; doi : https://doi.org/10.3406/abpo.1903.1175 https://www.persee.fr/doc/abpo_0003-391x_1903_num_19_2_1175

— Le Huërou (Armelle), 2013, . De quand date la Vita S. Meuenni (BHL 5944) ?. Britannia Monastica, CIRDoMoC, 2013, Mélanges offert au professeur Bernard Merdrignac, 17. ffhalshs-01343276f

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01343276/document

 

— ​​​​​​BOURGÈS (André-Yves),, Le dossier littéraire des saints Judicaël, Méen et Léri, Corona Monastica, PUR

https://books.openedition.org/pur/20139?lang=fr


 

 

 

 

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Statue de saint Méen, chœur de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Statue de saint Méen, chœur de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Statue de saint Méen, chœur de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Statue de saint Méen, chœur de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Statue de saint Méen, chœur de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Statue de saint Méen, chœur de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Statue de saint Méen, chœur de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Statue de saint Méen, chœur de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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2°) Saint Corentin en évêque tenant son poisson, pierre polychrome, XVIe siècle. Nef, coté nord.

Si Méen a son monopalium, Corentin a son poisson, qui le nourrit miraculeusement durant son ermitage au pied du Ménez-Hom, à deux pas d'ici.

Les mêmes détails de paramentiques se retrouvent ici que pour saint Méen, même si la main droite de Corentin porte plus d'anneaux d'or.

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Statue de saint Corentin, nef de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Statue de saint Corentin, nef de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Statue de saint Corentin, nef de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Statue de saint Corentin, nef de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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3°) Saint Jean-Baptiste, bois polychrome, XVe ?, nef coté sud.

 

 

Bois polychrome. h= 90 cm, l = 40 cm, ep. = 20 cm. Anonyme, vers 1500 (?)

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Statue de saint Jean-Baptiste, nef de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Statue de saint Jean-Baptiste, nef de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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4°) Christ aux liens, kersanton, chapelle sud. 

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92 cm, pierre (kersanton?), XVIe siècle.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/statue-christ-aux-liens-eglise-saint-meen-ploeven/2ea91796-d9cf-4863-ae4a-f07d8bb3c491

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Christ aux liens, église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Christ aux liens, église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Christ aux liens, église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Christ aux liens, église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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INSCRIPTIONS PAR ORDRE CHRONOLOGIQUE.

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Sur la Déploration du chœur : 1547.

Au sommet de l'accolade du porche ouest : 1574.

Sur un pilier nord de la nef sous la statue de Corentin : 1574.

Sur l'armoire à bannières : F : DVBLAIS : FAB : 1616.

Sur la fenêtre nord : 1635 : N : HEMON :FAB

Sur la fenêtre de la sacristie : [1680] M :G : MOENAN : RECTEVR / M. MAVGVEN : FAB 

Sur le clocher : I. BOVRVEAV :F 1735.

Sur la cloche : 1735.

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Au sommet de l'accolade gothique du porche ouest : 1574.

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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À l'intérieur, sur un pilier nord de la nef sous la statue de Corentin : 1574.

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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ARMOIRE À BANNIÈRE DE 1616.

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F. DVBLAIS . FAB . 1616.

Sans doute un François du Blais.

la famille BLAIS est attestée :

https://gw.geneanet.org/hamety?lang=en&pz=marc&nz=havet&p=marie&n=blais&oc=1

La famille BLAISE est attestée à Cast :

https://mbaudry13.pagesperso-orange.fr/fiches/fiche71.htm#f1423

On trouve aussi LE BLAIS; BLAIZE ; etc

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Au dessus de la fenêtre nord :

1635 : N : HEMON

: FAB

Notez les N rétrogrades.

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Peintures sur lambris du porche sud de 1660.

Ces peintures représentent les quatre docteurs de l'Église. Elles portent l'inscription suivante sous saint Ambroise et saint Jérôme :

Mre YVEZ SOLIEC : R

S : LE QUER-- : -LE

soit Messire Yves Soliec recteur,  et ???

Mais Jean-Marie Abgrall a lu en 1904 : Mre YVES SOLIEC :R : S : LE QUERRE : F :LAN 1660.

En 1940, Henri Pérénnès a lu : "Mre Yvez Soliec R. J. Le Querr. F. L'an 1660".

Yves SOLYEC ou SOLIEC fut recteur de Ploéven à partir de 1648. Il fit aussi faire en 1666 les lambris au dessus du chœur. Son vicaire était Yves MARZIN. H. Pérénnès indique : 

Yves Soliec etait originaire de Pluguffan, où i1 fut prêtre habitué et curé. Devenu recteur de Ploéven, ll venait souvent à Pluguffan à l'occasion de baptêmes, de mariages et d'enterrements. Ses parent habitaient à Kernizien une maison qui porte encore la date de 1503. La fondation de Jean Le Soliec, à Pluguffan, s'acquittait le jour de la fête de saint Cuffan, tantôt le 3, tantôt le 23 Octobre.

Le patronyme Le QUERRE se retrouve à Plomodiern en 1690.

https://mbaudry13.pagesperso-orange.fr/fiches/fiche69.htm

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Sacristie (1680)

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M: G : MOEN--- RE

CTEVR --------

M :MAVGVEN :

 FAB :

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Soit "Messire Guillaume MOENAN recteur, M. MAUGUEN Fabricien."

Le recteur Guillaume Moenan n'exerça son ministère à Ploéven qu'une seule année à partir du 19 août 1680. 'Il fit une fondation de deux lits sur les terres qu'il ajouta à la ferme et construisit la sacristie".

Le patronyme est attesté à Lennon, Châteauneuf-du-Faou, Plonévez-du-Faou, ...

La famille MAUGUEN, LE MAUGUEN ou LE MOGUEN est bien implantée à Ploéven.

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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CLOCHER : 1735.

I : BOVRVEAV : F  1735.

Ce nom est en relation avec celui de I. BOVRVOS mentionné sur la cloche de 1735 comme fabricien. Voir l'article dédié à cette cloche pour Jean BOURVEAU.

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Cloche : 1735

voir l'article dédié à cette cloche pour les noms du recteur Jacques Mazeo, du parrain PIERRE LAROUR, de la marraine MARIE MARZIN, du fabricien I. BOVRVOS et du fondeur I.B.B. de la RIVIERE (Jean-Baptiste La Beurriée de la Rivière). Voir l'article sur la chapelle Sainte-Barbe pour la mention du recteur Jacques Mazéo sur la sacristie.

Ploéven I. L'église de Ploéven, la cloche de 1735

La chapelle Sainte-Barbe de Ploéven. Son calvaire, son vitrail, sa statuaire, son Pardon.

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Cloche de 1735 de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Cloche de 1735 de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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LES BLASONS MARTELÉS.

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Données héraldiques.

http://tudchentil.org/spip/spip.php?article792

Les seigneurs prééminenciers ont été la famille Le Gentil, seigneurs de Barvédel en Ploéven, fondue en Hirgraz puis Le Chastel. Leurs armoiries d'azur au dragon volant d'or [alias d'azur au serpent vollant d'or] figuraient sur le vitrail.

Jean II Le Gentil (v.1400-v.1451), seigneur de Barvédel en Ploéven, épousa Marie de Lescuz (1405-1493), de gueules à 3 fers d'épieu d'argent.

Ils eurent deux fils : Guillaume, l'aîné, seigneur de Barvédel en Ploéven, et Yves, seigneur de Coëtinon en Plomodiern et de Pontlez en Quéménéven, qui fondit la branche des Le Gentil de Coëtninon.

De ces deux fils, Guillaume Le Gentil , seigneur de Barvédel en Ploéven est celui qui nous concerne ici. Il épousa Aliz de Pontlez.

 

 

Un Yvon Le Gentil, seigneur de Barvédel, connu en 1480, 1489 épousa Marguerite de Poules (d'argent au greslier de sable accompagné de trois molettes de même).

"Yves le Gentil sr de Barvedel vivoit aux anées 1480, 1483, 1489. Il espousa damoeselle Marguerite de Poulès (d'argent au grelier enguiché de sable accomp de 3 moletes de mesme) fille aisnée d'Yvon sr de Poullès & seur d'autre Yvon sr de Poullès qui décéda sans enfans l'an 1510, ledit premier Yvon filz d'autre Yvon de Poullès qui vivoit en l'an 1470, lequel estoit filz de Gefroy sr de Poullès qui vivoit en l'an 1450, filz d'Yvon sr de Poullès, duquel je veu acte de l'an 1426.

Yves le Gentil sr de Barvedel vivoit aux anées 1503, 1509 & recueillit la succession de Poullès (Poullès est une terre située en l'éveché de Cornouaille parroesse de Quemeneven soubs la juridiction de Chasteaulin à une lieue de Barvedel) l'an 1510. Il vivoit encore et se qualifioit sr de Poullès & de Barvedel l'an 1518. "

Yves  III Le Gentil (1481-1528 ? ), seigneur de Barvédel est l'époux le 1er avril 1476 de Louise de Tréanna (d'argent à la mascle d'azur), fille d'Alain de Tréanna, seigneur de Tresseaul.  Leur fille Louise, dame d'honneur d'Anne de Bretagne,  épousa au château de Blois en février 1507 en présence de la famille royale, Charles d'O, seigneur d'O, de Fresne et de Maillebois, premier écuyer de la reine Anne de France.

 

Son fils Jean III Le Gentil, seigneur de Bardevel en Ploéven et sieur de Pontlez en Quéménéven, grand Bailli de Cornouaille, décède en 1537. Sa veuve Louise de Tyvarlen 1485-1544  (d'azur à une tour donjonnée d'une tourelle d'or) décède en 1544.

Dans la période 1547-1574 des premières datations de cette église, nous trouvons dans cette famille :

Jean IV Le Gentil (v. 1500-1562), fils de Jean III  et époux de Louise Quelennec (D'hermines au chef de gueules chargé de trois fleurs-de-lis d'or) . Sans descendance. En 1540 Jean le Gentil en rend aveu et en 1569, son frère Louis Le Gentil est son héritier (ADLA, B 1152).

Louis Le Gentil , frère et héritier des titres du précédent, meurt en 1571 sans descendance.

—  Jean Le Gentil, autre fils de Jean III, est recteur de Cast et de Plogonnec (1532).

— Marguerite Le Gentil, fille de Jean III, hérite du titre. Elle épouse Jehan de Hirgarz, seigneur de Hirgarz en Crozon, qui porte d'or à trois pommes de pin d'azur

Puis vinrent Jean de Hirgarz leur fils qui épouse Catherine de Kerlec'h, Maurice leur petit-fils qui épouse Marie de Kerléan et Alain leur arrière-petit-fils, qui n'épouse personne. Il meurt en 1647. La seigneurie passe alors à la famille du Chastel (fascé d'or et de gueules). Le manoir de Hirgarz à Crozon porte aujourd'hui un blason mi-parti Hirgarz/Chastel.

http://www.laperenne-zine.com/articles.php?lng=fr&pg=557

Par ailleurs :

— Les armoiries pleines des Le Gentil se trouvent sur le calvaire de la chapelle sainte-Barbe en Ploéven.

—Les armoiries écartelées se trouvent sur la maîtresse-vitre de Notre-Dame de Quillidoaré en Cast :

http://www.lavieb-aile.com/article-vierges-allaitantes-iii-quillidoare-a-cast-la-chapelle-et-les-vitraux-98057206.html

 

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Extérieur. Porche ouest, de chaque coté de l'accolade du porche.

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A gauche, nous pouvons imaginer un greslier.

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Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Du coté droit.

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Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Pignon est.

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Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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À l'intérieur de l'église, pilier du chœur coté sud.

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Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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À l'intérieur de l'église, pilier du chœur coté nord : un calice et un ? livre.

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Marque ecclésiastique de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Marque ecclésiastique de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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SOURCES ET LIENS.

— ABGRALL (Jean-Marie), 1904, Architecture bretonne, Ar. de Kerangal, Quimper pages 344-345.

https://archive.org/stream/architecturebre00abgrgoog#page/n399/mode/2up/search/plo%C3%A9ven

COUFFON (René), LE BARS (Alfred) 1988, Notice sur Ploéven,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3cfe40fff167ac9a521b6a1d446936d8.pdf

DEBIDOUR (V-H.), 1953,  La sculpture bretonne, Rennes 1953, p. 109-116

— RAVRAD (Guy-Jean), Saint-Cellier fondateur d'un prieuré au Cellier vers 600.

 https://www.lecellier.fr/decouvrir-et-sortir/patrimoine-et-tourisme/tourisme/sites-et-monuments/saint-meen/

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle. Presses Universitaires de Rennes 

 

LINTEAUX-DE-FRANCE : 58 inscriptions lapidaires de Ploéven

http://www.linteaux-de-france.com/show_cat_carte.php?vraicle=Plo%E9ven

 

PÉRENNÈS (Henri), 1940, Ploéven, Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et du Léon, Bulletin Diocésain d'Histoire et d' Archéologie  de Quimper ( BDHA) 

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1940.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Ploéven Inscriptions
27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 17:22

L'église de Goulven et  sa maison du XVIe. II. Ses inscriptions lapidaires du XVIe siècle (1505 et 1560).

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Voir sur l'église de Goulven :

 

 

 

 

 

Cet article s'intègre dans une série sur les inscriptions lapidaires (épigraphie) parmi laquelle on trouve :

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L'INSCRIPTION DE L'ÉGLISE.

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1°) Pierre de fondation (1505)   sur les trois faces du contrefort sud-ouest de l'ancienne chapelle de transept sud, devenue maintenant sacristie.

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Inscription lapidaire de l'église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

Inscription lapidaire de l'église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

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— matériau : kersantite.

— Description.

Il faut débuter par la face droite du contrefort. La pierre y est sculptée en cartouche à enroulement (en surépaisseur de 1 cm environ) et les signes (ici un G puis un deux-points) taillés en réserve sont en lettres gothiques aux fûts droits, à léger empattement triangulaire, et, notamment pour ce G, ornées d'un long panache à double volutes.

Rien que pour ce pan de la pierre, c'est un régal de découvrir les raffinements de l'enroulement en cornet du pseudo-parchemin, plus large en partie basse (évasée), et parfaitement arrondi,  de l'envol plein d'allant du jambage, ou de l'alacrité du deux-points.

Je rappelle que ce deux-points aux losanges réunis par une boucle en S est de règle dans les inscriptions lapidaires jusqu'au XVIe siècle.

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Inscription lapidaire de l'église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

Inscription lapidaire de l'église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

Inscription lapidaire de l'église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

Inscription lapidaire de l'église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

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La face principale.

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Inscription lapidaire de l'église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

Inscription lapidaire de l'église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

Inscription lapidaire de l'église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

Inscription lapidaire de l'église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

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la face latérale droite.

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Inscription lapidaire de l'église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

Inscription lapidaire de l'église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

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Je lis sur la face principale: 

: LAN :  M : Vc : V :

 : CLECH : Y : PERGUEN : F :

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La troisième face (supra) poursuit le cartouche en forme de parchemin enroulé, mais sans inscription.

Au total, la leçon complète est :

: LAN :  M : Vc : V :

G : CLECH : Y : PERGUEN : F :

 

La transcription est la suivante : L'an mil cinq cent cinq (1505) / G. Clech et Y. Perguen f(abriciens).

Ma lecture diffère donc de celle du chanoine Abgrall  "Lan MVcV (1505) G . Clec'h, gou­verneur. Per Guen Fabrique". , et de celle de Couffon qui rapporte deux inscriptions (sans doute une confusion) :  "LAN. M. VcV / CLECH. G (ou Y ?). PILGUEN. F." et  "AN MIL Vc XVII (1517)".

Un Yvon Clec'h est cité parmi ceux qui accompagnent Alain de Penmar'ch en 1420

http://www.laperenne-zine.com/blogs.php?lng=fr&sel=jour&datej=20090603

Le deuxième patronyme doit-il être compris comme une forme de PENGUERN ? ou pour PENGUEN ?

La forme PERGUEN n'est pas attestée comme patronyme, mais elle l'est comme mot breton (mystère de la Passion, mystère de sainte Barbe).

 

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Autres inscriptions :

 

Le chanoine Abgrall a relevé également en 1915 sur la fenêtre Sud: 1720 . G . M . CARO: ET : M : LE : GOFF. F. 
. Et sur la base de la croix du cimetière: LAN MIL : CC CC IIII XX (1480) Y. PINVIDIC.

On notera un mariage Yves PINVIDIC x Marie CLEC'H  en 1540 ; les généalogistes localisent les Pinvidic à Goulven et Tréflez.

 

Abgrall 1915.

Abgrall 1915.

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L'INSCRIPTION DE LA MAISON DE 1560.

Cette inscription est bien connue, mais elle n'a pas été étudiée sur le plan épigraphique. Le tilde n'est pas toujours compris et transcrit.

Elle se répartit sur deux blocs de kersanton, sur une façade entièrement en pierre de taille, à coté d'une minuscule fenêtre. Le texte occupe  deux lignes sur le premier bloc et trois sur le second. Il est écrit en français, en chiffres romains et en capitales romaines à empattement carrés avec trois particularités :

a) quatre petites croix jouent un rôle ambigu,  soit entre deux lignes soit autour d'une lettre.

b) certains fûts sont perlés par de petits traits.

c) les -A- sont d'allure ancienne, avec une traverse en V et une barre au dessus de la pointe du A.

 

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Inscription lapidaire de la maison de 1560 à Goulven. Photographie lavieb-aile.

Inscription lapidaire de la maison de 1560 à Goulven. Photographie lavieb-aile.

Inscription lapidaire de la maison de 1560 à Goulven. Photographie lavieb-aile.

Inscription lapidaire de la maison de 1560 à Goulven. Photographie lavieb-aile.

Inscription lapidaire de la maison de 1560 à Goulven. Photographie lavieb-aile.

Inscription lapidaire de la maison de 1560 à Goulven. Photographie lavieb-aile.

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Le premier bloc.

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CESTE MAISON ESTA +S+GOLV~E 

Le dernier E étant surmonté d'un tilde (abrégeant un N), il faut lire GOLVEN

CESTE MAISON EST A ST GOLVEN,   soit :" Cette maison est à St Goulven".

On peut comprendre qu'elle appartient à saint Goulven, donc à la paroisse (ou plutôt à la trève).

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Inscription lapidaire de la maison de 1560 à Goulven. Photographie lavieb-aile.

Inscription lapidaire de la maison de 1560 à Goulven. Photographie lavieb-aile.

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Le second bloc.

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ET FUT

FAICTE

LAN 1560

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Soit : CESTE MAISON EST A ST GOLVEN ET FUT FAICTE LAN 1560,   soit :" Cette maison est à St Goulven ET FUT FAITE EN L'AN 1560"

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En 1544, le duc de Bretagne (futur roi Henri 1er) octroya à Jacques du Parc érection de foire à Goulven. Alain V de Penmarc'h épousa en 1539, à 14 ans, Françoise du Parc, fille dudict Jacques.

 

En 1575, le roi Henri III octroya à Claude de Penmarc'h (fils d'Alain V) la création à Goulven d'une foire par an le 1er jour de juillet. En 15786, il octroya au même seigneur l'établissement d'un marché par semaine et de deux foires annuelles (le 1er juillet et le 29 août).

On estime que cette maison de 1560 servait d'auberge, notamment lors des foires et marchés.

https://www.goulven-decouverte.fr/maison-st-goulven

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Inscription lapidaire de la maison de 1560 à Goulven. Photographie lavieb-aile.

Inscription lapidaire de la maison de 1560 à Goulven. Photographie lavieb-aile.

 

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SOURCES ET LIENS.

ABGRALL (Jean-Marie), 1911,  Notice sur Goulven, Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et de Léon par MM. PEYRON et ABGRALL Bulletin diocésain d'histoire et d'Archéologie  -XIè année - 1911 - (BDHA) Quimper page 89-99

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/0c1765e6b1fad56d05c77ab4d6cc032c.pdf

— ABGRALL (Jean-Marie), 1915, Inscriptions gravées et sculptées sur les églises et monuments du Finistère, Société Archéologique du Finistère - SAF 1915 tome 42 - Pages 189 à 216

ASSOCIATION GOULVEN-DECOUVERTE ET PATRIMOINE

https://www.goulven-decouverte.fr/maison-st-goulven

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Dossier de l'Inventaire Général.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/maison-du-16e-siecle-goulven/09a988eb-6f70-46ef-b266-bd5da6844ae1

Base Mistral Monuments historiques.

http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%20Goulven&DOM=Tous&REL_SPECIFIC=3

http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%20Goulven&NUMBER=2&GRP=0&REQ=%28%28Goulven%29%20%3aLOCA%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=3&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&DOM=Tous

COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988,  “Couffon, Répertoire des églises : paroisse de GOULVEN,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 27 mai 2019, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/841.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/f4d00a89648ff4b403083cceff41c131.pdf

 

Infobretagne

http://www.infobretagne.com/goulven-eglise.htm

ALBERT LE GRAND : la famille de Penmarc'h :

https://books.google.fr/books?id=YSvBi_0z3gsC&pg=PA104&dq=penmarc%27h+goulven&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjE6ZCTnLviAhVk5eAKHW9gCE8Q6AEIOjAD#v=onepage&q=penmarc'h%20goulven&f=false

 

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

 

— MATTE (Jean-Luc), Iconographie de la cornemuse

http://jeanluc.matte.free.fr/fichdk/goulven.htm

MAUGUIN (Michel) 2014 et 2018, Goulven, patrimoine héraldique

http://michel.mauguin.pagesperso-orange.fr/GOULVEN.pdf

— TUDCHENTIL : Penmarc'h

https://www.tudchentil.org/spip.php?article620

http://tudchentil.org/spip/spip.php?article171

Wikipédia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Goulven_(Finist%C3%A8re)

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Goulven_de_Goulven

 

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère : Landerneau, Landivisiau, Ploudiry, Sizun, mémoire de maîtrise, 2 vol.

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère : Landerneau, Landivisiau, Ploudiry, Sizun. Mémoire de maîtrise d’histoire,  2 vol. 359 p. + 135 p. : ill. ; 30 cm.

 

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Published by jean-yves cordier - dans Inscriptions épigraphie
23 février 2019 6 23 /02 /février /2019 22:53

Jeu de piste épigraphique à Roscanvel : son église et ses cloches, sa fontaine, ses manoirs et demeures.

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À Arlette Cadalbert, amoureuse des mots du français et du breton, infatigable choriste, dont les cendres  reposent désormais au cimetière de Roscanvel, face à la mer.

 

Voir aussi :

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La recherche des inscriptions lapidaires du XVIIe et XVIIIe siècle sur la commune de Roscanvel est un jeu tout aussi passionnant que fructueux. Ce parcours de découverte va vous inciter à sillonner la campagne et le bourg et à pousser des Ah Ah Ah de satisfaction à chaque heureuse surprise. Le point de départ, telle une épingle sur une carte, sera le clocher de l'église et son inscription qui saute aux yeux : une piste bleue, pour débuter.

Et chaque relevé épigraphique vous offrira, en bonus, des œuvres d'art périphériques.

Ce sera notre Chasse au Snark à nous : farouche, opiniâtre, et palpitante ; et nous poursuivrons la mythique Pierre Gravée with forks and hope ; et with smiles and soap.

They sought it with thimbles,

They sought it with care;

They pursued it with forks and hope ;

They threatened its life with a railway-share ;

They charmed it with smiles and sloap. (Lewis Caroll, 1876, The hunting of the Snark ).

 

Pour vous aider, la Notice de Couffon indique : 

"Le clocher à une seule galerie est posé sur le pignon ouest ; sous la balustrade du clocher, inscription : " V. ET. D. M. I. HARVEL. RTR/M. R. STEPHAN CVRE/1686 ", écussons des Poulmic-Goulaine et des Le Gentil de Quélern, ainsi qu'un cartouche où on lit : " IEAN. PENFRAT. IEAN. PALUD. LAN : 1651." Cloche fondue à Brest et datée 1781, " DU TEMPS DE MESSIRE JAFFRE PRIEUR ET RECTEUR DE ROSCANVEL . Près de l'église, fontaine : statue mutilée de saint Yves, date de 1666 et, à l'intérieur, inscription : " MESIRE TEFANI LVCAS CVRE ET MESIR CLAVDA MOCAER. RR. "

 

 

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Menu épigraphique à rechercher :

1. Face sud du clocher : "Vénérable et discret H. Harvel, recteur, M. R. Stéphan, curé, 1686".

2. fronton du porche ouest : "Jean Penfrat et Jean Palut fabriques l'an 1651"

3. contrefort du porche ouest : PS LAN / RE : HARV[EL] / : HERIAN

4. Héraldique : armoiries des Poulmic-Goulaine et  dragon volant des Gentil de Quélern.

5. Cloche : "J'ai été faite du temps de Messire Jaffré prieur-recteur de Roscanvel [-] le sieur Pierre Allain commissaire Parein et Mareine [-] Marie Catherine Fraboulet ---sa sœur --- de la marine et de / François Salaun Marguillier. Faite à Brest l'an 1781."

6. Pierre tombale à gauche : CI GIT HERVE CARN : MORT LE : 27 JANVIER 1750 AGE DE 77 ANS R[EQUIESCAT] : IN PACE AMEN.

7. Pierre tombale à à droite de l'entrée : CI GIST LES CORPS DE CATHERINE ET ETIENNETTE PEROT DECEDEE LE 27 JANVIER 1801 AGEE DE 59 ANS ET DE GUILLAUME FRANÇOIS JAOUEN GARDE DU GENIE A QUELERNE DECEDE LE 27 FEVRIER 1812 AGE DE 71 ANS PRIEZ POUR LE REPOS DE LEURS ÂMES

8 . Dates à découvrir  : 1672. 1767.

9. Fontaine : 1666. MESIRE TEFANI LVCAS CVRE /  MESIR CLAVDA MOCAER. RP.

10. Fontaine. Statue de saint Yves (fontaine) : 1690.

11. Manoir de Lodoën : H. HARVEL ET M. GUEGUENIAT SA FAMME 1617 et H. HARVEL A FAICT CESTE P. LAN 1622

12. Maisons du bourg : M:P: PALUT 1611 et C. TANIOV 1618.

 

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1°) LE CLOCHER DE L'ÉGLISE, 1686.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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À l'exception du clocher (qui porte les dates de 1651 et 1686), l'édifice datait des XVIIIe et XIXe siècle et comportait une nef de cinq travées avec bas-cotés, terminée par un chœur à chevet polygonal ; mais il a été détruit (hormis les murs, les vitraux et le clocher) par un incendie dans la nuit du 2 au 3 septembre 1956. L'édifice a été restauré en 1957 sur les plans de l'architecte Philippe, qui a supprimé les bas-côtés, les piliers, les arcades et remodelant entièrement l'intérieur du bâti, la toiture étant soutenue par des arcs en béton.

L'église est aujourd'hui  à plan allongé avec une nef unique et un chevet en cul de four. Le  gros-oeuvre est en moellon de grès et de schiste d'extraction locale, l'intérieur est récent sous une charpente lambrissée, et l'ensemble n'avait pas attiré mon attention, hormis les vitraux de Labouret bien-entendu. Seul un éminent géologue comme Louis Chauris sait s'extasier devant le polylithisme polychrome de l'édifice et en décrire le microgranite beige clair de Trébéron ou de l'Île des Morts voisine, voisinant avec le calcaire bleu-gris — d'age dévonien— aux veinules de calcite blanche, provenant d'un affleurement proche du bourg, et  avec quelques moellons de quartzites de Plougastel, parcourus de veines de quartz blanchâtre. 

Mais un soleil  d'une  matinée de février m'a fait découvrir, en lumière oblique, la belle inscription  du clocher et sa date de 1686 !  Finalement, un jeu de piste passionnant m'attendait.

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LE CLOCHER : SON ÉPIGRAPHIE , SES ÉVANGÉLISTES, SES CLOCHES.

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Contrastant avec le gros-œuvre, l'élévation ouest de l'édifice, de la tour et du clocher sont  en pierre de taille alternant microdiorite quartzique (la belle et blonde pierre de Logonna ), kersantite (le  kersanton dans son faciès noir et fin) provenant chacun du fond de la rade de Brest,  et et plus rarement granite blanchâtre de Tréganna ou "pierre de Bertheaume" provenant des rives méridionales du Léon et granite blanc et rose de l'Aber-Ildut.  Le  pignon ouest  fait remarquer son  escalier aménagé dans l'épaisseur du mur pour accéder à la tour .

La  chambre des cloches  est coiffée  une flèche polygonale à gâbles, aux arêtes édentée par des crochets, et cantonnée de quatre pinacles. Sa base est  délimitée par une balustrade. 

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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C'est sous la balustrade , sur la face sud de l'amorce de tour, que l'inscription de 1686 me fait les yeux doux : une scène de balcon, comme celle de Juliette et de Roméo.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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1°) L'inscription de 1686.

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Je vérifie le relevé de Couffon : je propose de lire plutôt HHARVEL (deux H conjoints) ; par ailleurs, le chronogramme est inscrit sur un bloc de pierre différent du premier, tout en restant dans le même matériau, qui est, I presume, de la pierre de Logonna. 

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V. ET. D. M. HHARVEL. RTR/M. R. STEPHAN CVRE/1686

 

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Je propose la leçon "Vénérable et discret H. Harvel, recteur, M. R. Stéphan, curé, 1686". Cette lecture du mot "recteur"ne semble pas avoir de précédent, mais elle incite à rechercher le noms des recteurs de Roscanvel. Peut-être  retrouverait-on ce recteur sur les actes de baptêmes ?  
De toute façon, la famille Harvel est bien connue à Roscanvel, pour avoir fait construire le manoir de Lodoën (à 1,7 km au sud-ouest de l'église) en 1617  pour Henri Harvel et sa femme M. Guegueniat.  Eh, silence, c'est notre prochaine étape !
 

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Donc : en 1686, les commanditaires des travaux n'ont pas été la fabrique mais le recteur et son curé, et ces deux derniers sont issus de familles de la paroisse : non pas des familles nobles, mais issues de la bourgeoisie.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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L'inscription est en lettres majuscules droites, en réserve , sans cartouche, avec une séparation des mots à base de point unique. Les U sont encore en V ; les lettres sont sobres, la seule fioriture venant des deux A à traverse en V.  L'inscription est très bien conservée, peu érodée.

On ne manquera pas de remarquer le beau N rétrograde de STEPHAN.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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LES QUATRE ÉVANGÉLISTES CANTONNANT LA BALUSTRADE.

 

Ils n'ont ni la fonction de gargouilles, ni celle d'amortissement des crossettes, mais seulement d'ornementation allégorique plaçant la voix des cloches dans sa fonction de rappel de la voix de Dieu.

Ils sont en pierre de kersanton, et ils représentent les quatre évangélistes Matthieu, Marc, Luc et Jean assis face à leur pupitre respectif, la plume (plutôt le calame) à la main. Ce motif est très courant, notamment dans le Finistère où Roland Doré, virtuose de la taille du kersanton,  en a donné un bel exemple à Saint-Thégonnec en 1625. Avant lui, le Maître de Guimiliau en avait sculpté quatre pour les contreforts de l'église du même nom. On les retrouve sur le Grand Calvaire de Plougastel vers 1602-1604 par le Maître éponyme qui en plaça aussi au calvaire de Guipronvel. On les avait déjà à Landivisiau sous le ciseau des frères Prigent. 

Dans l'aventure des ateliers  de sculpteurs sur pierre de Basse-Bretagne qui a débuté en  1423 au Folgoët, il faudrait chercher leur attribution parmi les ateliers les plus tardifs comme celui de Julien Ozanne (1650) ou de Jean Le Bescont (1664-1682), mais le talent et les compétences d'Emmanuelle Le Seach, qui en dressa le catalogue, nous manquent.

D'habitude, ils sont identifiables par leur attribut issu de Tétramorphe, mais il manque ici. par contre, quatre figures, animale ou humaine, sont sculptés dans la corniche (en microdiorite)   juste à leur pied. J'ai souhaité y reconnaître un taureau (Luc), puis un aigle (Jean), puis un lion ailé (Marc), puis un ange (Matthieu).

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Saint Luc et son  Taureau ailé.

Il est assis devant un pupitre (une cuve entre deux pieds en S) où son livre est posé. Il est vêtu d'une cape serrée sous le cou par un fermail rond, et qui laisse les pans s' envoler  de chaque coté. Sa barbe est sculpté comme un colombin de potier autour du menton. Sa bouche est courte, fine et convexe. Le nez est droit. Les pupilles des yeux sont comme des billes creuses (comme le faisait Roland Doré). Les cheveux font deux révérences bouclées sur les épaules.

Le plus curieux est la coiffure, en barrette à quatre cornes.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Saint Jean et son aigle.

La description est assez identique à celle du précédent, mais il n'est pas barbu, il a la tête nue, et sa main gauche est posée sur sa poitrine.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.
Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Saint Jean, son aigle... et sa mésange bleue.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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3. Saint Marc et son lion ailé.

Mêmes caractéristiques que saint Luc (barbu, coiffé d'une barrette, pupilles creusées, etc) il est en train d'écrire.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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4°) Saint Matthieu et l'Homme.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Les visages sculptés sur le clocher.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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LA FAÇADE OCCIDENTALE.

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Épigraphie de Roscanvel : son église et ses cloches, sa fontaine, ses manoirs et demeures.
Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Couffon signale les  écussons des Poulmic-Goulaine et des Le Gentil de Quélern. Cela correspond-il à ces blocs de kersanton très érodés ?

1°) L'écusson parti au I de Goulaine, au II de Poulmic.

Poulmic :   échiqueté d'argent et de gueules.

Goulaine :  Mi parti d'Angleterre et de France (mi-parti de gueules à trois léopards d'or passant l'un sur l'autre et d’azur à trois fleurs de lys d'or.

Malgré l'érosion, nous devinons encore la couronne au dessus de l'écu, et  les deux moitiés différentes (Poulmic à droite avec ses carrés).

Ces armoiries se retrouvent aussi sur l'église de Telgruc et sur la chapelle Rocamadour de Camaret : c'est le  blason d'Anne de Ploeuc épouse de Jean de Goulaine ou plutôt de Claude de Goulaine, comtesse de Crozon, vicomtesse de Porzay, baronne de Poulmic, qui épousa le 4 mai 1634 Jean III du Han (1593-1649), seigneur de Launay du Han de Bertry. Elle est décédée à Rennes le 17 septembre 1660 . Ce blason est donc cohérent par rapport à la date de construction de la façade occidentale en 1651.

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Rappel par le chevalier de Fréminville "Anne du Chastel , dame héritière de Poulmic , transporte ce fief par mariage à Vincent de Plœuc, seigneur du Tymeur. Anne de Plœuc , héritière de Poulmic , transporte par mariage ce fief à Jean de Goulaine , baron du Faouet.   Claude de Goulaine , dame héritière de Poulmic, (5 juin 1593 à Rennes, Rennes 22 décembre 1649)  transporte ce fief par mariage à Jehan du Ham, président au Parlement de Bretagne. Joseph-Marie du Ham, seigneur de Poulmic, épouse N. de Coëtlagon, dame de Vauluisant."

L'écu de l'église de Telgruc, mieux conservé, nous aidera à reconnaître les formes effacées de celui de Roscanvel :

 

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Telgruc, Porche sud, détail du blason aux armes des Poulmic et Goulaine. Photo Bernard Bègne (c) Région Bretagne

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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2°) L'écusson de Gentil de Quélern, d'azur au dragon volant d'or.

Il est placé au dessus des armoiries  précédentes, témoignant de la prééminence de cette famille dans cette église. La famille possédait le manoir de Quélern.

Il faut un peu d'imagination pour reconnaître dans les formes érodées celle d'un dragon ailé.

https://fr.wikisource.org/wiki/Nobiliaire_et_armorial_de_Bretagne/G

Gentil (le),_sr de Barvédet, par. de Ploëven, — du Pontlez et de Kercaradec, par. de Quéménévon, — de Coëtninon, par. de Plomodiern, — de Kerléven, par. de Ouimerc’h, — de  Rosmorduc, par. de Logonna, -- de Penanvern, — de Quélern, par. de Crozon, — des Rochers, — de Pencran, — de Kerougant. — du Tromeur, — de la Barbinais et marquis de Paroy, en Brie en 1754.

Ane ext., réf. 1668, huit gén., et maint, par les commissaires en 1699 ; réf. et montres de 1426 à 1536, par. de Ploëven-Porzay, Quéméneven et Plomodiern, év. de Cornouaille.

D’azur au serpent volant d’or. Devise : Spargit undèquague venenum et Suis nititur alis.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ancien-manoir/6bdcae57-7e69-47e8-926b-78f8a98d5c64

Un peu à l’écart du bourg de Quélern et non loin des fameuses fortifications érigées par Vauban, se dressent encore, face aux îles Trébéron et des Morts, les vestiges du manoir de Quélern (Kerlern en breton), ancien logis seigneurial de la paroisse .

Le bâtiment d’origine  est en partie ruiné ; il subsiste une forte tour carrée en gros moellons et un corps de logis qui a fait l’objet d’une restauration récente ; des dépendances, un petit pavillon en bordure d’un ancien chemin et de vieux murs couverts de lierre complètent le tableau .

Possession de la famille Goulhezre (armes : d’or au chevron d’azur accompagné de trois trèfles de gueules) puis par alliance de la famille Le Gentil de Quélern (armes : d’azur au dragon volant d’or), branche cadette de la famille Le Gentil de Rosmorduc, famille d’antique noblesse et puissamment établie en Léon et en Cornouaille, le manoir de Quélern appartenait au XVIIIème siècle au maréchal de camp Emmanuel-Jean l’Evangéliste Le Gentil, baron de Quélern (1773-1843), officier général du Génie et conseiller général du Finistère .

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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3°) L'ange de kersanton.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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L'inscription de 1651 du fronton : 

Couffon l'avait relevé comme " IEAN. PENFRAT. IEAN. PALUD. LAN : 1651.". Mais il faut lire :

IEAN : PENF / RAT : E : IEAN / PALVT : FABR / IQVES : LAN : 1651

soit : "Jean Penfrat et Jean Palut fabriques l'an 1651".

Notez les trois N rétrogrades et la lettre Q écrite comme un P rétrograde. On s'interroge depuis longtemps sur cette inversion de la lettre N, dans laquelle on a pu voir le manque d'instruction des graveurs et tailleurs de pierre, ou des messages ésotériques. Je pense plutôt (après en avoir examiné un grand nombre d'exemples) qu'il s'agit d'une ornementation, une façon jugée élégante d'écrire un texte pour en signaler l'importance. Cette mode est limitée dans le temps.

Notez aussi la graphie PALUT (au lieu de PALUD), car nous allons la retrouver : en effet, Jean Palut avait sa maison à deux pas d'ici, et ses ancêtres  avaient fait graver ce nom et les dates de 1611. 

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Dans le muret d'enceinte : la date de 1672.

C'est manifestement un réemploi.

Il est important de noter que c'est durant l'année 1671 que le Père Maunoir vint prêcher une mission à Crozon, Camaret et Roscanvel et y raviva la foi si bien que trois mille personnes apprirent à méditer la Passion en chantant les vers breton qu'il venait de rédiger.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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LES DEUX CLOCHES.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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1°) La grosse cloche de 1781 .

En l'absence d'un accès à la chambre des cloches, la lecture de l'inscription est fragmentaire :

 IAI * ETE *  FAITE * [DU TEMPS DE ME]SSIRE * JAFFRE * PRIEUR *  ET [RECTEUR DE ]  ROSCANVEL

 LE *  SIEUR * PIERRE *  ALLAIN *  COMMISSAIRE * PAREIN ET MAREINE /

E MARIE * CATHERINE * FRABOULET * / ---SA SOEUR ------- * DE * LA * MARINE * ET DE

FRANÇOIS * SALAUN * MARG[UILLIER]  / FAITE A * BREST * LAN *  1781  [fin de l'inscription]

( * = fleur de lys)

Sur un soubassement à trois degrés, un crucifix fleuronné de fleurs de lys. Les marches et la croix sont ornées de lignes entrelacées.

Sur l'autre face, un médaillon contient la Vierge de l'Immaculée-Conception, cantonnée de quatre têtes d'anges.

Les personnages cités sont :

 

  • Messire Jaffré, prieur et recteur de Roscanvel. Il est attesté, sous ce titre de prieur-recteur, en 1774 (où il livre un état de la population de la paroisse")
  • Le sieur Pierre Allain, commissaire  (et ? parrain de la cloche).
  • Marie-Catherine Fraboulet : en 1795, le (premier) maire de Roscanvel se nommait Fraboulet.
  • François Salaun, marguillier (= fabrique) figure parmi les signataires du cahier de doléances de Roscanvel en 1789. https://roscanvel.presquile-crozon.com/histoire/doleances-roscanvel.htm

Quel est le fondeur de cette cloche ? Les fondeurs du roi à Brest ont été Thomas Le Soueff (actif jusqu'en 1714), Etienne Le Moyne jusqu'en 1760 et les Beurrier de la Rivière (Jean, Jean-François puis René), et enfin à la fin du XVIIIe siècle Jacques Le Beurrier La Rivière (1724-1797)  et son neveu Julien Le Beurrier (1759-1818). Un élément de détermination vient du médaillon de l'Immaculée-Conception, exactement identique à celui placé par Thomas Le Soueff sur la cloche du Prêcheur (Martinique), fondue à Brest en 1712. Voir :

 

http://www.lavieb-aile.com/2018/12/la-cloche-fondue-en-1712-par-le-soueff-a-brest-pour.html

Or, Thomas Le Soueff était apparenté avec la vaste famille de fondeur Beurrier la Rivière, puiisqu'il avait épousé en 1689 Jeanne Le Douarin, veuve d'un Jacques le Beurrié. On peut penser que ses moules d'ornementation sont parvenus à sa mort (à Brest) dans l'un des ateliers des Beurrier-la-Rivière de Brest.

En définitive, il n'est pas possible d'attribuer cette cloche fondue à Brest en 1781 à un atelier précis, mais le nom de Jacques Beurrier La Rivière peut être proposé. Seule la collecte des motifs stylistiques de l'ensemble des cloches du Finistère et leur catalogue permettrait d'aller plus loin.

On remarquera enfin que la couronne à anses n'est pas ornée (à la différence des motifs de têtes humaines de Le Soueff) .

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Complément :

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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La petite cloche.

Elle ne porte pas d'inscription, mais un crucifix sur une face, et la Vierge de l'autre.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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La date du contrefort intérieur ouest : 1767 (en haut à droite).

Elle pourrait correspondre à une consolidation du massif occidental.

 

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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LES PIERRES TOMBALES.

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Pierre tombale à gauche de l'entrée.

CI GIT HERVE CARN : MORT LE : 27 JANVIER 1750 AGE DE 77 ANS R[EQUIESCAT] : IN PACE AMEN.

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Un long calcul permet de dire que ce défunt était né en 1673.

Que dit la généalogie ? Elle parle d'un Hervé Carn de Roscanvel né en 1649 et mort le 22 décembre 1691, époux de Clémence Le Treut et père de Bernard C. qui épousa Marie Le Treut, et de Marguerite (1718-1758). Ce n'est pas notre homme, mais c'est peut-être son père.

Un autre auteur parle d'Hervé Carn né à Roscanvel, époux de Madeleine Lochore puis d'Anne Le Bris, père d'Anne Carn née à Lambezellec en 1690. 

Mais les Carn sont nombreux à Roscanvel. Que celui-ci repose en paix.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Pierre tombale à droite de l'entrée.

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CI GIST LES CORPS DE CATHERINE ET ETIENNETTE PEROT DECEDEE LE 27 JANVIER 1801 AGEE DE 59 ANS ET DE GUILLAUME FRANÇOIS JAOUEN GARDE DU GENIE A QUELERNE DECEDE LE 27 FEVRIER 1812 AGE DE 71 ANS PRIEZ POUR LE REPOS DE LEURS ÂMES.

Ce couple est connu du généalogiste Luc Le Gall, de Plougastel, qui indique qu'ils eurent deux enfants, Marie-Yvonne Jaouen décédée à 3 mois (Brest 1765-Plougastel 1765) et Jean-Marie Jaouen, décédé à 6 mois  (Brest Saint-Louis 1768-Plougastel Pedel 1769). Il donne à Guillaume-François la profession de maître-maçon.

https://gw.geneanet.org/everest29?lang=fr&pz=luc+gerard+philippe+jacques&nz=le+gall&p=guillaume+francois&n=jaouen

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Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

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LA FONTAINE.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

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L'inscription de 1666 (fontaine).

Couffon a relevé : MESIRE TEFANI LVCAS CVRE ET MESIR CLAVDA MOCAER. RR.  : "Messire Lucas Tefani curé et Messire Claude Mocaer prieur-recteur."

La date de 1666 est sculptée sur le sommet de la niche.

 

L'inscription est portée sur les deux parois latérales de l'édicule.

1°) à droite, elle occupe un cartouche à deux lignes inégales : TEFANI / MESIRLVCASCVRE

2°) à gauche, elle s'étend sur une seule ligne : MESIRECLAVDAMOCAERRP

Soit : "Messire Lucas Tefani curé, /  Messire Clauda Mocaer Recteur-Prieur", ou bien : "Tefani Messire Lucas curé /  Messire Clauda Mocaer Recteur-Prieur". Comme le patronyme TEFANY très connu à Camaret, le patronyme LUCAS est bien attesté à Roscanvel, à la différence du prénom Lucas associé à Tefany. Pourtant, une inscription de Camaret, sur la maison devant l'église  indique ATEPHANI LK / DRU LAN 1650, ou LK pourrait correspondre à Lucas (?).

Voir l'inscription http://www.lavieb-aile.com/article-visite-de-camaret-et-de-ses-inscriptions-lapidaires-ses-tildes-86992145.html

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Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

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La fontaine : le fût de croix avec la statue mutilée de saint Yves, 1690.

L'Atlas des Croix et Calvaires du Finistère donne :

2652. Roscanvel, fontaine au sud de l’église, k. 1,80 m. XVIe s. Fût fuselé, statue de saint Yves, motif en forme de harpon sous le culot. La date gravée sur le socle (1692) n’est pas à attribuer au fût. Un second socle de croix gît aussi près de la fontaine. [Yves Pascal Castel 1980]

Il faut corriger la date (en réalité 1690) et le "motif en forme de harpon", en réalité une paire de ciseaux ou des forces de laine. 

Le saint se reconnaît à son sac contenant soit un livre de droit, soit les pièces du procès qu'il doit instruire en son titre d'Official de Tréguier, mais également à son vêtement à larges manches, recouvert d'un camail retombant sur les épaules.

Ce type de fûts de croix, où la statue d'un saint patron en haut relief est sculpté dans la masse monolithique, au 1/3 inférieur, est répandu en Presqu'Île de Crozon.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Statue de saint Yves. La fontaine de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Statue de saint Yves. La fontaine de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Le manoir de Lodoën.

Trois familles y vécurent, qui ont marqué l'histoire de Roscanvel : les Harvel, Taniou et Le Mignon, familles bourgeoises qui exercèrent les métiers de procureur et notaire. Or, nous avons déjà rencontré à deux reprises le nom de Harvel dans les inscriptions de l'église, à propos  de H. Harvel, recteur en 1686, et de RE. Harvel, possible membre de la fabrique. C'est d'autant plus intéressant de se rendre sur place (propriété privée)  que le manoir, qui fait l'objet d'une étude du Patrimoine est toujours présent, et qu'il possède  lui aussi deux belles inscriptions : 

1°) Sur la façade sud sur kersanton : H HARVEL / ET M :  GVEGVENIAT SA FAMME  1617.

On ne peut que souligner la beauté de cette inscription, avec la finesse du grain de la pierre, sa ponctuation de séparation à base de deux-points en losange (un procédé remontant aux inscriptions en caractères gothiques), le mélange parfaitement harmonieux des proportions des lettres  capitales (le E et le T par ex.), l'élégance d'un R , le charme des deux différents G. 

 

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Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

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2°) Linteau du portail de cour , sur pierre de Logonna :

HHARVEL A FAICT CESTE P [ORTE?] / LAN 1622.

Dans les deux inscriptions, l'initiale du  prénom,  le  H,  est identique à celui du recteur,  et peut correspondre à Henri ou à Hervé. Il est courant de reprendre le même prénom à chaque génération.

Le manoir figure sur la carte de Cassini sous le nom de Laudoen.

Les généalogistes (poirrier78) connaissent bien la famille HARVEL de Roscanvel. Je note aussi une alliance avec la famille STEPHAN. L'auteur mentionne :

 Henry /1637-1682/ &1659 Hélène TANIOU ca 1633-1699

 Henry 1662-1738 &/1693 Catherine STEPHAN 1661-1741

 Hervé ca 1656-1682/

Plus tard, on signale un René Harvel (1671-1753), "matelot",  fils de Jean,  dont il est intéressant de lire les actes 

https://gw.geneanet.org/fcamar?n=harvuel+ou+harvel&oc=&p=rene

- Acte de naissance - Harvel René - Roscanvel - 1671 - 

Ce jour 3me avril 1671 fut baptisé sur le fond batismal de Roscanvel par le soussignant curé ... René fils naturel et légitme de Jean Harvel et Marie Harvel son parain... par la nomination de Jean Herian et Jeanne Haruel qui ne signe et témoins de quoy avons signé.

On remarque ici ce patronyme de HERIAN rencontré à coté de celui de Harvel sur le contrefort de l'église.

- Acte de mariage - Harvel René - Largenton Marie - Roscanvel - 1691 --

Ce jour quatorzieme may 1691 après les fiancailles faites et les trois proclamation de ban par trois dimanche consécutifs aux prosnes de grande messe entre honorable personnes René fils de décédé Jean Harvel décrété en mariage par décret du 13e du courant par la juridiction de Crauzon, et Marie fille a Bernard Largenton et Marguerite Treut tous de la paroisse de Roscanvel. Sans opposition canonique , ont esté conjoint en mariage par soussignant resteur le dit jour en présence de Bernard Harvel, Bernard Largenton, Hervé Le Treut, Olivier .. . et plusieurs autres et de leurs parents. 

 

-Acte de décès - Harvel René - Roscanvel - 1753 - 
- Le vingt sept juillet mil sept cent cinquante trois mourut au Kervian René Harvel muni de tous les sacrements âgé d'environ quatre vingt ans et a été enterré le lendemain dans le cimetière de cette église ont assisté au convoy Claude Stephan, Joseph Palut, Tanguy Le Treut et autres qui signent.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Les maisons de maître dans le bourg. TANIOU 1618 et PALUT 1611.

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La commune abrite également rue Saint-Pol-Roux  une  maison de 1618 qui a été construite pour C. TANIOU, maître de barques qui assurait la liaison maritime avec Brest. On y lit sur le porche de kersantite  l'inscription C. TANIOV. 1618.

 

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Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Un peu plus haut, Venelle du Centre. une belle maison ouvre sa cour par une porte en anse de panier où le linteau montre l'inscription : M.P. PALUT 1611. Une autre inscription sur un porche intérieur en kersantite répète cette date de 1611

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Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

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Terminons par un clin d'œil au XXe siècle, avec cette très belle restauration de l'ancienne poste. Un document épigraphique remarquable. Cet ancien bureau de poste doit être rapproché de celui du Fret : 

"Le bureau de poste du Fret dit "Le Fret-Crozon" est réalisé sur les plans de l'architecte Pierre Baillet de Brest, en 1954. L'entreprise adjudicataire des travaux est celle de L. Dieutegard à Camaret.  Situé à l'entrée du Fret, ce petit bureau de poste en béton enduit adopte un plan en L avec une avancée à étage. L'ensemble est couvert d'un toit à longs pans et pignon découvert en ardoise. Un porche précède l'entrée du bureau de poste situé au rez-de-chaussée tandis que l'étage est réservé à l'habitation du receveur des Postes. Conçu au début des années 1950, ce bâtiment public est de conception néo-régionaliste avec son avancée et ses pignons découverts. Deux autres bureaux de poste à Roscanvel et Lanvéoc ont été construits à la même époque, dans un style comparable. Ils témoignent de l'époque où les bureaux de poste constituaient un véritable réseau sur l'ensemble du territoire. "  Christel Douard FlorentMaillard . Judith Tanguy-Schröer

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ancien-bureau-de-poste/9161575b-d8c6-4888-a2d1-e15d9273a720

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Épigraphie de Roscanvel : son église et ses cloches, sa fontaine, ses manoirs et demeures.
Épigraphie de Roscanvel : son église et ses cloches, sa fontaine, ses manoirs et demeures.

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SOURCES ET LIENS.

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n.b la fabrique de la paroisse est attestée en 1814 avec les signatures du curé Domin, et de Le Braz, Jaffré, Legevalo, Le Guen et J.M Penfrat.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/41435db200985eab52db539aa8a815e8.pdf

— SITE www.presqu-ile-de-crozon.com

https://www.presqu-ile-de-crozon.com/roscanvel/index.php

— BUREL, (Marcel) 1980, "Roscanvel : le manoir de Lodoën aux 17e et 18e siècle", les cahiers de l'Iroise, avril-juin 1980.

 — BUREL, (Marcel), 1995. Roscanvel dans la presqu´île de Crozon. Bannalec : Impr. Régionale, 1995.

— CHAURIS, (Louis), 2009. "L´église Saint-Eloi à Roscanvel. Un polylithisme exacerbé". Dans : Avel Gornog , N° 17, juillet 2009.

— COUFFON, René, LE BARS, Alfred, 1988. Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles. Quimper : Association Diocésaine, 1988. p. 369.

— GARGADENNEC, (Isabelle), 2002, Les vitraux de l'église Saint-Eloi de Roscanvel dans le Finistère par Auguste Labouret in Regards sur le vitrail, Actes sud, 2002. p. 111-116

— Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel) :

Manoir de Lodën :

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/manoir-de-lodoen-roscanvel/0205d4b3-a75d-4275-ab54-f0bef5926730

Eglise :

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/eglise-paroissiale-saint-eloi-roscanvel/cd58c89c-419e-4550-802a-ba657b20c77f#historique

Fontaine :

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/fontaine-de-devotion-saint-eloi-place-de-l-eglise-roscanvel/70e7dd5c-d1a0-4765-b558-b6a2cd584b5d

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Published by jean-yves cordier - dans Inscriptions

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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