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21 novembre 2023 2 21 /11 /novembre /2023 16:46

Deux bas-reliefs (kersanton, vers 1971) de Guy Pavec au manoir de Roz Trefeuntec en Plonevez-Porzay.

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Sur Plonévez-Porzay, voir aussi :

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Guy Pavec (1935-2021)  vivait à Landudec en Pays bigouden. Né à Quimper-Penhars, le 27 juin 1935, il a commencé sa vie professionnelle, en 1957, comme ouvrier dans une entreprise du bâtiment quimpéroise mais, passionné depuis toujours de dessin et de peinture, il s’inscrivit aux cours du soir de l’École des beaux-arts de Quimper, en section peinture. En 1960, il devient artisan tailleur de pierre et réalise surtout des cheminées en pierre de taille pour des particuliers, jusqu’en 1974, puis il devient sculpteur en 1975.  Il travaillait à la main, sans outil pneumatique ou électrique, la pierre de Kersanton (kersantite) et il a restauré  à la demande d'Yves-Pascal Castel de nombreux calvaires et autres statues comme à l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, à l’Hôpital-Camfrout ; à l’église Saint-Mathieu, à Quimper ; sur le calvaire de la Trinité, à Lanzignac, sur  celui de Bilirit à Loqueffret, celui de Croas-Olet de Saint-Thégonnec  ou encore en restauration d’œuvres de Roland Doré (1618-1663) présentes dans les enclos paroissiaux ou encore sous le porche de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Il avait réalisé en 1972 à Tréboul la stèle érigée à la mémoire des Péris en mer mais aussi celle de Jean-Moulin, à Châteaulin, ou encore le monument aux morts, à Peumerit et la stéle d'hommage aux résistants de Sainte-Marie-du-Ménez-Hom à Plomodiern. Il a œuvré à Ty-Vougeret de Dinéault, ou pour le monument de Lababant en Pouldreuzic en 1972

La légendaire celtique occupe, comme nous allons le voir ici, une grande place avec les multiples représentations du roi Gradlon ou des croix celtiques en multipliant les entrelacs avec une grande maîtrise. Il a puisé son inspiration également dans des œuvres inspirées du Cheval d’orgueil de Per-Jakez Hélias ou du costume bigouden.

 

Une exposition lui a été consacrée au manoir de Kerazan en Loctudy en avril-mai 2023, avec un catalogue de 150 pages.

Il a sculpté deux bas-reliefs pour le manoir érigé sur la Pointe de Trefeuntec par Auguste Le Guellec en 1971. Mais on ne trouve sur internet que des photos des six guerriers celtes : je compense donc cette lacune, puisque c'est sur la chapelle que son navire viking  porte sa signature. 

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N.B: Ce manoir acquis par le Conseil départemental du Finistère est visible depuis le sentier côtier de la Pointe de Trefeuntec, avec sa situation exceptionnelle devant la Baie de Douarnenez, mais l' accès à la propriété elle-même est interdit en raison de sa grande dégradation.

 

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I. LES SIX GUERRIERS CELTES, FAÇADE OUEST.

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Les six guerriers sont sensiblement identiques, mais ces soldats barbus, aux cheveux longs, marchant au pas en portant leur lances sur l'épaules, diffèrent par leur bouclier. Guy Pavec a créé pour chacun un savant réseaux d'entrelacs celtiques.

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Bas-relief  (kersanton, v.1971) de Guy Pavec, manoir de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

Bas-relief (kersanton, v.1971) de Guy Pavec, manoir de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

Bas-relief  (kersanton, v.1971) de Guy Pavec, manoir de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

Bas-relief (kersanton, v.1971) de Guy Pavec, manoir de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

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II. LE DRAKKAR ET SES QUATRE VIKINGS, FAÇADE OUEST DE LA CHAPELLE.

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Trois guerriers vikings armés de lances inspectent la côte et s'apprêtent à débarquer, tandis qu'un barreur mène la barque dont la haute voile au tiers est frappée de l'emblème du Triskell. La vérité ethnographique cède ici le pas à un imaginaire inspiré de l'art décoratif irlandais, mais le résultat est convaincant. Ces entrelacs se retrouvent sur l'étendard dessinant ces boucles depuis la pomme de mât, sur un bouclier rond qui est peut-être un nuage, sur les quatre boucliers celtes, mais se poursuivent aussi dans l'ondulation des vagues, ou sur  la crinière du dragon de proue.

Dans le ciel, un animal vole, intermédiaire entre un cheval ailé, un coq ou un dragon.

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Bas-relief  (kersanton, v.1971) de Guy Pavec, manoir de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

Bas-relief (kersanton, v.1971) de Guy Pavec, manoir de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

Bas-relief  (kersanton, v.1971) de Guy Pavec, manoir de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

Bas-relief (kersanton, v.1971) de Guy Pavec, manoir de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

Bas-relief  (kersanton, v.1971) de Guy Pavec, manoir de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

Bas-relief (kersanton, v.1971) de Guy Pavec, manoir de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

Bas-relief  (kersanton, v.1971) de Guy Pavec, manoir de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

Bas-relief (kersanton, v.1971) de Guy Pavec, manoir de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

Bas-relief  (kersanton, v.1971) de Guy Pavec, manoir de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

Bas-relief (kersanton, v.1971) de Guy Pavec, manoir de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

Bas-relief  (kersanton, v.1971) de Guy Pavec, manoir de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

Bas-relief (kersanton, v.1971) de Guy Pavec, manoir de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

Bas-relief  (kersanton, v.1971) de Guy Pavec, manoir de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

Bas-relief (kersanton, v.1971) de Guy Pavec, manoir de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

Bas-relief  (kersanton, v.1971) de Guy Pavec, manoir de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

Bas-relief (kersanton, v.1971) de Guy Pavec, manoir de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

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L'environnement.

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Manoir et Pointe de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

Manoir et Pointe de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

Manoir et Pointe de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

Manoir et Pointe de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

Manoir et Pointe de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

Manoir et Pointe de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

Manoir et Pointe de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

Manoir et Pointe de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

Manoir et Pointe de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

Manoir et Pointe de Trefeuntec. Photographie lavieb-aile 2023.

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Published by jean-yves cordier - dans Sculptures Kersanton
11 novembre 2023 6 11 /11 /novembre /2023 18:26

Les sablières et blochets (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an iskuit à Plouha (22).

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—Voir sur cette chapelle :

 

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Sur les sablières, blochets et abouts de poinçon des charpentes des autres églises et chapelles , voir :

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PRÉSENTATION.

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Les sablières de la chapelle de Kermaria an Iskuit, bien conservées dans le bras nord du transept et, plus en hauteur, dans la nef, sont sculptéees de masques en haut-relief sous les culots des nervures, séparées par des feuillages en bas-relief. C'est cette disposition qui permet de les dater du XVe siècle .

En effet, Sophie Duhem explique que la disposition des sculptures sur les poutres apportent dans certains cas des indices sur  l'époque de création des ensembles. Toutes les poutres anciennes partagent la particularité de présenter des motifs sculptés isolés à intervalles réguliers. Toutes les sablières datées du 15e siècle se caractérisent par cette particularité : c’est le cas à  Guégon, Guern, Ploëren, Saint-Avé, Vannes, Quimperlé, Canihuel, Saint-Nicolas-du-Pélem, mais aussi à Brennilis, La Roche-Maurice, Morlaix, Trémaouézan, Rochefort-en-Terre, Plouha, ou Saint-Herblain. Au contraire, les premiers décors travaillés en frises à motifs en bout à bout apparaisent au début du 16e siècle, comme à Grâces-Guingamp entre 1506 et 1508.

De plus toutes les sablières du 15e siècle sont taillées en haut-relief, excepté celles qui ne comportent que les inscriptions, tracées en bas relief ou en creux.

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LA CHARPENTE (XVe s. ) DU BAS-CÔTÉ NORD.

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Dans les trois dernières travées du collatéral nord, au dessus des peintures murales des Trois Vifs et des trois morts, et sous le lambris peints  des Vertus montées sur les Vices (donc un lieu richement décoré), ce type de sablières à masques anthropomorphes et feuillages sont accompagnées d'inscriptions gothiques, non déchiffrées.

Les masques semblent représenter les paroissiens, hommes ou surtout des femmes. Celles-ci ont le visage englobé dans une coiffe formant cagoule, ou fixée sous le menton par une bride. Les yeux sont en amande accentuée, les bouches sont très fines. Les traits sont indifférents, sans que nous ne puissons y voir l'expression de sentiments, de passions et a fortiori de vices.

Malgré la présence de la Danse macabre, nous ne trouvons ici aucun symbole ou attribut de la Mort.

Certains mots des inscriptions sont assez bien conservés et semblent pouvoir être compris par des épigraphistes chevronnés. Ces inscriptions se rapportaient-elles aux peintures sus- et sous-jacentes ?

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Pièce de bois n°1.

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Masque n°1.

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Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

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Pièces de bois n°2 et 3.

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Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

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Pièce de bois n°4 et 5.

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Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

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Pièces de bois n°4 et 5.

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Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

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Pièces de bois n°6 et 7.

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Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

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LES BLOCHETS DU CHOEUR. DEUX ANGELOTS.

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Blochets  de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Blochets de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Blochets  de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Blochets de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Blochets  de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Blochets de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

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LES SABLIÈRES  (XVe s. et XVIe) DU BAS-CÔTÉ SUD.

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Nous trouvons la succession des masques (avec des traits animaux pour l'un d'entre eux), datant du XVe siècle, mais aussi, en dessous, une pièce où des anges allongés présentent le voile de Véronique, ou visage du Christ.

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Sablières (XV et XVIe)  de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XV et XVIe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XV et XVIe)  de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XV et XVIe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

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QUELQUES MASQUES DE SABLIÈRES.

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Sablières (XVe siècle)  de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle)  de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle)  de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle)  de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle)  de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

Sablières (XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

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SOURCES ET LIENS.

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— DUHEM (Sophie), 1997, Les sablières sculptées en Bretagne: images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérité bretonne (XVe-XVIIe s.), Presses universitaires de Rennes, 1997 - 385 pages, page 69 et 275.

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Published by jean-yves cordier - dans Sablières Blochets Chapelles bretonnes
11 novembre 2023 6 11 /11 /novembre /2023 16:08

 

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Mise à jour 11/11/2023

Vous pourrez lire dans ce blog, sur le sujet des corniches ("sablières") et autres pièces de charpente sculptées (blochets, abouts de poinçon)  de Bretagne, les articles suivants :

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MORBIHAN :

CÔTES D'ARMOR :

 

 

 

FINISTÈRE :

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liste =/- chronologique :

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Sur les réalisations du Maître de Pleyben (1567-1576), attribution par S. Duhem :

 

Attribution personnelle au Maître de Pleyben : Bodilis, Saint-Sébastien,  et Roscoff

Sur les réalisations semblables à celles de l'église de Plomodiern en 1564 ("Jean Brellivet" ou maître de la nef de Plomodiern) :

En proximité avec celles-ci : les artisans anonymes du Cap Sizun au XVIe siècle :

Sur les réalisations d'un hypothétique Maître de Saint-Nic (1641-1676) :

 

NORMANDIE.

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Sablières
10 novembre 2023 5 10 /11 /novembre /2023 20:27

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha.

 

 

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—Voir sur cette chapelle :

 

 

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PRÉSENTATION.

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Après avoir occupé la droite de l'autel dédié à Notre-Dame de Kermaria dans le bras sud du transept, l'ensemble de bas-reliefs en albâtre de la chapelle de Kermaria an Iskuit est exposé dans  une vitrine à droite du chœur. Ce sont principalement quatre panneaux rectangulaires consacrés à un cycle de la Vie de la Vierge, de même taille et surmontés d'un dais gothique identique, mais ce cycle se complète d'une Vierge de Pitié placée au dessus de ces panneaux. 

Les ensembles liés au cycle de la Vie de la Vierge ont été produits en grand nombre en albâtre de Nottingham à partir de 1420. La presque totalité  des retables bretons a été démantelée et nous est parvenue sous forme de panneaux isolés ( Squiffiec, Vannes, Guer, Morlaix, Plonevez-du-Faou,). Les ensembles les mieux conservés sont ceux de Nouvoitou (35) et de Kermaria an Iskuit, tous les deux de la fin du XVe siècle. C'est dire l'intérêt de l'étude de ces albâtres de Kermaria, et de la comparaison des deux retables.

D'autre part, en comparant les quatre sujets ici traités (Annonciation, Adoration des Mages, Assomption, Couronnement par la Trinité) avec leurs homologues des grandes collections d'albâtres (Victoria & Albert Museum ou Musée de Cluny par exemple), nous pouvons voir à la fois la fidélité des œuvres au modèle archetypal anglais, et à la fois comment chque sculpture est néanmoins unique.

La Vierge de Pitié (intitulée "Descente de Croix" dans la notice Palissy) est un sujet très rare des albâtres de Nottingham

 

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Généralités.

À partir de 1340, l'albâtre (alabaster en anglais) a été largement exploité dans les carrières de la région du South Derbyshire et du Nottinghamshire . Cette production de panneaux de bas-reliefs à thèmes religieux a pris un caractère commercial et de série au XVe siècle, « radicalisant des emprunts à l'art des Pays Nordiques et développant l'élégance et la préciosité de sculptures rehaussées de couleurs vives et de dorures". La Réforme met un terme brutal à ce commerce dès le début du XVIe siècle.

 

Il existe deux sortes d'albâtre. L'albâtre calcite, qui  est très dur et était utilisé dans l'Antiquité, et l' albâtre de gypse (sulfate de chaux) qui est une pierre à grain fin, tendre et lisse qui se durcit par exposition à l'air. Bien qu'à première vue il ressemble un peu au marbre, qu'il était censé imiter, il était beaucoup plus facile à sculpter en raison de sa douceur, et les objets en albâtre étaient donc nettement moins chers à produire. 
La sculpture de l'albâtre, principalement extraite à Tutbury et Chellaston près de Nottingham, a pris des proportions industrielles en Angleterre entre le milieu du XIVe et le début du XVIe siècle. Le marché des retables et des petites images de dévotion était vaste. Elle comprenait non seulement les fondations religieuses mais aussi les classes marchandes. Plusieurs centaines d’albâtres anglais ont été exportés, certains jusqu’en Islande, Croatie et Pologne et à Saint-Jacques-de-Compostelle, dans le nord-ouest de l’Espagne. Mais le marché le plus important pour ce type d'œuvres était de loin la France, dont certaines églises conservent encore aujourd'hui des retables en albâtre anglais in situ.

On peut décrire deux thèmes principaux, celui de la Passion, et celui de la Vie de la Vierge, auquel s'ajoute celui de saints prestigieux.

 

"L'extraction de l'albâtre gypseux anglais  est géographiquement limitée aux Midlands, notamment autour de Nottingham.

        Les lieux où il se  travaille se répartissent dans une aire plus vaste, les meilleurs ateliers se trouvant à Londres. Mais les objets fabriqués en séries presque identiques portent le nom générique d'albâtres de Nottingham faute de pouvoir leur attribuer un atelier.

   Au début du XIVe siècle l'albâtre servait à réaliser des tombeaux ou de grandes sculptures.

  A partir de 1340 environ, la production de statuettes et de petits reliefs à sujets religieux, peints et dorés, pouvant s'assembler en retable, se développe énormément. Les plus anciens reliefs qui nous soient parvenus datent de la fin du XIVe siècle.

Vers 1550, la Réforme anglicane et l'interdiction des images religieuses condamnent cette activité. Beaucoup d’œuvres exposées dans les lieux de culte furent alors détruites, d'autres furent cachées.

  Au XIXe siècle, les recherches des collectionneurs permirent d'en retrouver de nombreux témoignages. Le musée Victoria et Albert de Londres en conserve une magnifique et abondante collection.

Le style très animé et l'éclat de la polychromie, mais aussi le prix assez faible de ces objets de dévotion avaient assuré leur succès dans toute l'Europe du XIVe au XVIe siècles. Leur transport était facile car chaque scène était sculptée sur un panneau indépendant dont les dimensions, en hauteur comme en largeur,  dépassaient rarement 35 à 50 cm, elles pouvaient être exposées seules ou assemblées en retables. C'est pourquoi on en trouve également de nombreux exemplaires dans tous les musées français." (L. Barragué-Zouita)

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La vitrine adopte une forme en T inversée, fréquente dans la présentation des retables.

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Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

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I. L'ANNONCIATION. Albâtre de Nottingham, trace de polychromie, fin XVe.

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Alors que les panneaux de la fin du XIVe ont une composition simplifiée où la Vierge assise accueille le message de l'ange figuré sur un nuage au dessus du vase de lys, ce type d'Annonciation apparaît dans l'art anglais après 1430 : la Vierge est agenouillée  sur un coussin à glands de passementerie devant son lutrin de prière et esquisse un mouvement de surprise en se tournant vers l'ange. Elle est couronnée et nimbée et porte une chape bleue fermée par un médaillon à cinq pétales, au dessus d'une robe moulante . L'ange Gabriel fait une génuflexion et indique du doigt le message de sa salutation (AVE MARIA) inscrit sur le phylactère. Il est coiffé d'un diadème et porte une chape bleue à revers rouge. En double symbole de virginité, et de fécondité, un lys s'élève d'un vase qui sépare les deux personnages. Au dessus d'eux, Dieu le Père (tête brisée) tenant la sphère du Monde et bénissant, envoie la colombe de l'Esprit vers les lèvres de Marie.

Dans le coin supérieur droit, on voit le support du rideau de la chambre, et un phylactère (qui portait sans doute la réponse d'acceptation de Marie, ECCE ANCILLA DOMINI.

La composition est surmontée d'un dais gothique à gables et crochets.

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Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

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PANNEAUX SEMBLABLES DANS LES COLLECTIONS.

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Le panneau du V&A Museum de Londres , daté du XVe siècle tardif, est très proche de celui de Kermaria, mais présente pourtant  cinq différences : la posture de la Vierge, souriante et qui se tourne vers l'ange ; l'existence d'un angelot en registre supérieur ; et surtout le remplacement de la colombe par un enfant-Jésus portant sa croix cerclée de la couronne d'épines, entre la bouche du Père (couronné et nimbé) et les lèvres de Marie. Enfin l'ange Gabriel tient un sceptre ; et sa chape de Gabriel est remplacée par une tunique.

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Annonciation, albâtre, fin XVe, Collection V&A Museum

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Un deuxième panneau du Victoria & Albert Museum : l'ange du haut tient un luth. C'est une colombe qui vole depuis la bouche de Dieu le Père.

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V&A Museum fin XVe

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Troisième exemple dans les collections du Victoria & Albert Museum : 

https://collections.vam.ac.uk/item/O70063/the-annunciation-panel-unknown/

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Dans le Retable de la Vierge de l'église de Nouvoitou (35), nous trouvons une Annonciation également très semblable à celle de Kermaria, mais qui a conservé sa polychromie et sa dorure. On y découvre à gauche un troisième ange, balançant un encensoir. La Vierge a le même geste de surprise qu'à Kermaria, mais regarde l'ange Gabriel. Il me semble que la longue forme qui sort de la bouche du Père est, comme à Kermaria, une colombe dont la tête est brisée.

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Annonciation (albâtre, fin XVe) du retable de Nouvoitou, copyright Inventaire général, ADAGP cliché Bernard Bègne

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Retable de Nouvoitou (détail), copyright Inventaire général, ADAGP cliché Bernard Bègne

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Saint-Péver.

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La seule photo disponible en ligne du panneau du retable de Saint-Péver (22) datant de la fin du XVe siècle, est celle de la base Palissy, et elle date de 1952. La proximité de ce retable (provenant de la chapelle N.-D.  d'Avaugour) est soulignée par C. Dréan. C'est le seul exemple de retable de la Vierge complet, avec celui de Nouvoitou. La posture respective des deux personnages est différente. Dieu le Père envoie non une colombe, mais la figure de l'Enfant-Jésus, comme sur le premier panneau du VAM, et C. Dréan y voit, s'appuyant sur F. Cheetham,  "une évolution caractéristique des dernières années du XVe siècle". Néanmoins, elle estime que les panneaux de Plouha et de Saint-Péver pourraient provenir du même atelier, mais par des sculpteurs différents.

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Le panneau du Walter Art Museum est proche de celui de Kermaria pour la représentation de la chambre (ciel de lit, lutrin). La colombe y est bien conservée.

Annonciation (albâtre, v. 1450-1490); Walters Art Museum

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De même, pour le panneau du Philadelphia Museum of Art.

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Philadelphia Museum of Art

Ou bien : https://artmuseum.princeton.edu/collections/objects/19183

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II. L'ADORATION DES MAGES. Albâtre de Nottingham, trace de polychromie, fin XVe.

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La Vierge est à gauche, assise sur un lit à baldaquin, nimbée et les cheveux dénoués, tenant les orteils du pied gauche de son fils. Elle est vêtue d'un manteau à larges manches et d'une robe moulante. L'Enfant, sur ses genoux, en tunique, lui carresse la joue tout en se retournant vers le vase plein d'or pour y puiser ou en agréer l'offrande. Melchior, qui offre cet or, est à demi agenouillé, barbu, sa couronne passée sur l'avant-bars gauche. Il est vêtu d'un manteau à camail et capuche.

Juste au dessus de l'Enfant, c'est Gaspard, couronné, barbu, offrant l'encens et désignant l'étoile qui les a guidés de sa main droite : on la reconnaît sous la forme d'un médaillon du ciel de lit. On retrouve ce geste sur toutes les Adorations des porches bretons du XVe siècle (Rumengol, Le Folgoët)

Balthazar, couronné, imberbe comme il se doit, offre la myrrhe. Il est vêtu d'une tunique courte recouverte par un manteau à manches très larges.

Enfin, assis sur le sol mais accoudé à son siège, Joseph tenant sa canne, somnole près de l'âne et du bœuf.

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Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

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PANNEAUX SEMBLABLES DANS LES COLLECTIONS.

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Plus de cent exemplaires de l'Adoration en albâtre subsistent.

Victoria & Albert Museum 1. Panneau de la seconde moitié du XVe siècle qui proviendrait de l'abbaye de Montier-en-Der, Haute Marne.

Notez les grelots de la ceinture de Balthasar.

 

VAM

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Victoria & Albert Museum 2.

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Victoria & Albert Museum 3. Provient d'Espagne. Seconde moitié du XVe siècle.

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Notez la couleur de peau de Balthazar, tradition ayant débuté en Allemagne au début du XVe siècle.

 

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Voir aussi au VAM un panneau de 1420-1440 :

https://collections.vam.ac.uk/item/O70351/the-adoration-of-the-magi-panel-unknown/

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Retable de Nouvoitou (fin XVe)

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Nouvoitou.

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Nouvoitou, détail : saint Joseph.

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Retable de Saint-Péver (fin XVe).

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Panneau de Squiffiec.

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III. L'ASSOMPTION DE LA VIERGE. SAINT THOMAS RECEVANT LA CEINTURE. Albâtre de Nottingham, trace de polychromie, fin XVe.

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La Vierge, nimbée, occupe le centre d'une mandorle rayonnante et est guidée vers son Assomption par six anges, dont deux tiennent sa couronne ; deux autres, mains jointes, portent un diadème sommé d'une croix. 

Elle est vêtue, comme sur les autres panneaux, d'une chape et d'une robe moulante. Le fermail de la chape est losangique à quatre lobes. Elle n'est pas voilée et ses cheveux sont dénoués. Ses mains, aux longs doigts sont écartées, dans une geste  de prière, mais qui reprend le geste d'acceptation de l'Annonciation.

Les chaussures sont à extrémités pointues, selon la mode du XVe siècle.

En bas à gauche, un ange présente à la Vierge l'apôtre Thomas, qui tient une ceinture frappée d'ornements floraux. Ce détail, qui se retrouve sur presque toutes les Assomptions en albâtre de Nottingham du XVe siècle, relève de la tradition issue des évangiles apocryphes des ve et vie siècles. Jacques de Voragine indique dans sa Légende dorée :

 

"Et Jésus dit : « Lève-toi, ma mère, ma colombe, tabernacle de gloire, vase de vie, temple céleste, afin que, de même que tu n’as point senti la souillure du contact charnel, tu n’aies pas non plus à souffrir la décomposition de ton corps ! » Et l’âme de Marie rentra dans son corps, et la troupe des anges l’emporta au ciel. Et comme Thomas, qui n’avait pas assisté au miracle de l’assomption, refusait d’y croire, voici que la ceinture qui entourait le corps de la Vierge tomba du ciel dans ses mains, intacte et encore nouée, de manière à lui faire comprendre que le corps de la Vierge avait été emporté tout entier au ciel."

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Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

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PANNEAUX SEMBLABLES DANS LES COLLECTIONS.

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Victoria & Albert Museum 1. Seconde moitié du XVe siècle

Dieu le Père accueille la Vierge, entouré d'un ange jouant d'une viole avec un plectre et d'un autre de la harpe. Un ange soutient les deux pieds chaussés de Marie. La Vierge porte un bandeau sur la tête, une robe surmontée d'une tunique courte frappée d'hermines et un manteau attaché d'une manière inhabituellement élaborée par une cordelette ; les extrémités du cordon sont maintenues ensemble par une bascule et bouclées. 

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Victoria & Albert Museum 2. Seconde moitié du XVe siècle

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https://collections.vam.ac.uk/item/O70484/the-assumption-of-the-virgin-panel-unknown/

Le registre supérieur est semblable au panneau précédent. Mais ici, saint Thomas regarde la Vierge, les mains jointes en prière, et reçoit une extrémité de la ceinture, qui est montrée débouclée au moment de tomber, la boucle étant visible sous sa taille à droite. 

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Victoria & Albert Museum 3. Seconde moitié du XVe siècle

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Ce panneau très haut représente la Vierge portant un bandeau sur la tête, une robe moulante et un manteau retenu comme sur le premier panneau par un cordon à pompons. Elle se tient dans une mandorle sculptée de rayons qui se trouve au dessus du sol au centre du panneau. Elle est flanquée de trois paires d'anges qui la désigne, chacun avec un bras tendu. Le personnage barbu de saint Thomas, tourné vers la gauche, est agenouillé à ses pieds entre deux personnages agenouillés, tonsurés, cagoulés sur les épaules (moines donateurs tenant un phylactère).  Saint Thomas lève les yeux, tenant dans sa main gauche le fermoir de la ceinture de la Vierge, représentée débouclée, au moment de tomber de sa taille, la boucle visible à gauche. La figure auréolée et barbue de Dieu le Père se trouve en haut du panneau au-dessus d'une division indiquant le ciel. Il est flanqué d'un ange à gauche jouant d'une petite harpe et d'un ange à droite jouant d'une viole avec un plectre.
 

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Victoria & Albert Museum 4.

 

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Saint Thomas est absent. La Vierge, déjà couronnée, se tient debout, les mains jointes en prière, au centre du panneau dans une mandorle sur laquelle est incisé un motif en zigzag. Elle a un visage à la mâchoire carrée et porte une robe et une cape. La mandorle est tenue par trois paires d'anges, une paire agenouillée et deux volants. Les paupières de la Vierge sont sculptées. Dieu le Père, couronné et barbu et la main droite levée en signe de bénédiction, se trouve au sommet du panneau, au-dessus d'un large rebord horizontal ondulé indiquant le ciel. Il est flanqué de deux anges dont les mains sont écartées dans une attitude de prière.

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Cluny. Fin XVe.  Cl19332

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Saint-Péver.

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Proximité avec Kermaria an Iskuit.

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Nouvoitou.

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Proximité avec Victoria & Albert Museum 1.

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Guern, Notre-Dame de Quelven.

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IV. LE COURONNEMENT DE LA VIERGE PAR LA TRINITÉ. Albâtre de Nottingham, trace de polychromie, fin XVe.

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Le Vierge, nimbée, est assise, entre deux anges musiciens, l'un jouant de la harpe, l'autre d'un tambourin. Elle est vêtue d'un manteau et d'une robe moulante à col rond, et a les mains écartées comme sur deux des panneaux précédents. 

La couronne est posée par le Christ et le Père, tous les deux nimbés, assis sur leur trône, et traçant une bénédiction. Le Christ  glorieux est vêtu du manteau de la Réssurection et tient l'étendard de sa victoire sur la Mort. Dieu le Père est couronné. La colombe du Saint-Esprit descend verticalement poser son bec sur la croix qui somme la couronne.

Le Père et le Fils sont représentés de face, mais avec le corps légèrement incliné vers la Vierge.

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Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

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PANNEAUX SEMBLABLES DANS LES COLLECTIONS.

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Victoria & Albert Museum.

Les collections du VAM renferment 11 exemples du Couronnement de la Vierge par la Trinité, mais tous différent, par la posture du Père et du Fils, par l'absence de la colombe ou d'un des deux personnages, ou par l'absence d'anges musiciens, du panneau de Kermaria.

 

https://collections.vam.ac.uk/item/O71077/the-coronation-of-the-virgin-panel-unknown/

https://collections.vam.ac.uk/item/O69621/the-coronation-of-the-virgin-panel-unknown/

https://collections.vam.ac.uk/item/O69535/the-coronation-of-the-virgin-panel-unknown/

https://collections.vam.ac.uk/item/O70695/the-coronation-of-the-virgin-panel-unknown/

https://collections.vam.ac.uk/item/O69999/the-coronation-of-the-virgin-panel-unknown/

https://collections.vam.ac.uk/item/O70813/the-coronation-of-the-virgin-panel-unknown/

https://collections.vam.ac.uk/item/O69643/the-coronation-of-the-virgin-panel-unknown/

https://collections.vam.ac.uk/item/O70071/the-coronation-of-the-virgin-panel-unknown/

https://collections.vam.ac.uk/item/O70287/the-coronation-of-the-virgin-panel-unknown/

https://collections.vam.ac.uk/item/O69944/the-coronation-of-the-virgin-panel-unknown/

https://collections.vam.ac.uk/item/O70799/the-coronation-of-the-virgin-panel-unknown/

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Saint-Péver.

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L'ensemble de Saint-Péver était jusqu'à présent le plus proche de celui de Kermaria, mais son Couronnement est bien différent, et rejoint les spécimen du VAM : le Père et le Fils sont tournés vers la Vierge, le Père tient l'orbe, et les anges musiciens sont absents. La colombe est au centre d'une mandorle rayonnante.

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Nouvoitou.

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Là encore, le panneau est différent de celui de Kermaria : posture du Père et du Fils tournés vers le centre, Esprit-Saint à forme humaine semblable aux deux autres parties de la Trinité et en adoptant le geste de bénédiction. Mais les anges musiciens sont là, l'un jouant de la harpe et l'autre d'un instrument à préciser.

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V. LA VIERGE DE PITIÉ OU DÉPLORATION À CINQ PERSONNAGES . Bas-relief, albâtre, traces de polychromie, XVe siècle.

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La Vierge, enveloppée dans son manteau formant voile, est penchée sur le côté droit vers son Fils, dont elle soutient le buste. Ce dernier est allongé sur ses cuisses, les jambes fléchies, le bras droit pendant le long de la jambe de sa mère, le bras gauche soulevé vers son épaule. Ses chaussures pointues attestent de la datation au XVe siècle.

Un personnage est agenouillé à gauche, soutenant la tête du Christ, la tête coiffée d'un bandeau, le corps enveloppé dans un manteau. Ce pourraît être Marie-Madeleine, même si nous ne voyons ni ses cheveux dénoués, ni son vase de parfum.

Un deuxième personnage est debout derrière elle. Sa tête est brisée. C'est l'emplacement habituel de saint Jean.

Du troisième personnage ne subsiste que le buste et le geste des deux mains, l'une posée sur le genou du Christ. Une sainte femme ? Nicodème ?

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Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

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PANNEAUX SEMBLABLES DANS LES COLLECTIONS.

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Je n'ai trouvé aucun panneau comparable. La Lamentation du Victoria et Albert Museum est bien différente. On peut donc s'étonner de trouver à Kermaria un panneau dont la production à Nottingham n'est pas attestée ailleurs.

Victoria & Albert Museum.

Lamentation sur le Tombeau : La Vierge entre Marie-Madeleine et Marie Cléophas.
"Le Christ mort, vêtu d'un pagne et d'un torse, repose de gauche à droite sur les genoux de la Vierge, la tête soutenue par sa main droite. Ses bras sont à ses côtés et ses jambes pendent à angle droit. La Vierge, vêtue d'une robe et d'un voile sur la tête qu'elle retient par  sa main gauche, est assise sur le tombeau et regarde le Christ. Une silhouette (sans tête) à gauche du panneau, vêtue d'une robe moulante et d'un manteau et tenant apparemment une mèche de cheveux dans sa main droite, est vraisemblablement Marie-Madeleine. Derrière le tombeau, à droite du panneau, se trouve une figure féminine voilée, vêtue d'une robe et tenant un livre fermé dans sa main gauche, et regardant le Christ ; il s'agit probablement de Marie Cléophas. Un crâne, deux os croisés et une mâchoire au premier plan du panneau signifient sans doute le Golgotha, le lieu du crâne. Il manque le haut du panneau et présente une fente verticale à gauche de la tête de la Vierge. "

Panneau en albâtre représentant la Lamentation sur le Christ mort. Angleterre, XVe siècle.

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VI. PERSONNAGE MONASTIQUE BÉNISSANT ET TENANT UN [LIVRE].

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Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

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CATALOGUE DES ALBÂTRES BRETONS (d'après C. Dréan).

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Les albâtres de Bretagne ont été catalogués, datés et décrits par Colette Dréan. La majorité date de la seconde moitié du XVe siècle. Les retables de la Vie de la Vierge, dont j'ai placé les éléments en rouge, ne sont pas complets et souvent réduits à un ou deux panneaux. Les plus intéressants, en comparaison avec le retable de Kermaria, sont ceux de Saint-Péver et de Nouvoitou. 

 

Côtes d'Armor

  •  Châtelaudren Chapelle Notre-Dame -du-Tertre. Retable volé en 1969. Deuxième moitié du XVe siècle.

  • Châtelaudren Chapelle Notre-Dame -du-Tertre. Vierge à l'Enfant, début XVIe ?

  •  Corlay, presbytère, v. 1428 Ste Anne et la Vierge

  •  Dinan, Musée, seconde moitié XVe. Descente de croix ; Ste Catherine.

  •  Lanvollon, Vierge à l'Enfant, fin XIVe

  • Pléherel église du Vieux-Bourg, fin XVe

  • Ploubezre chapelle Saint-Thècle fin XVe

  • Plougrescant Chapelle Saint-Gomery. Vierge à l'Enfant moitié XVe

  • Plouha, Chapelle de Kermaria an Iskuit, retable de la Vie de la Vierge, deuxième moitié XVe

  • Pommerit-le-Vicomte, église, Retable de la Passion, fin XVe

  • Rostrenen, chapelle de Compostal, Arbre de Jessé , Assomption et Couronnement de la Vierge, deuxième moitié XVe

  • Saint-Brieuc, ancien Carmel, Crucifixion, deuxième moitié XVe

  • Saint-Laurent de Bégard, église, Baiser de Judas, deuxième moitié XVe

  • Saint-Pever, Retable de la Vie de la Vierge : Trinité, Assomption, Couronnement.fin XVe

  • Squiffiec, Retable de la Vie de la Vierge : Adoration des Mages, Couronnement.fin XVe

 

Finistère

  • Cléden-Cap-Sizun

  • Combrit

  • [Elliant, chapelle Sainte Marguerite : hors catalogue, cité in Couffon 1980 p. 105 : Assomption de la Vierge avec saint Thomas]

  • Esquibien, église Saint-Onneau, Vierge de Pitié, ronde-bosse, milieu XVe. Volée en 1980.

  • Locquirec, église Saint-Jacques Vierge de Pitié, fin XVe (Vierge à l'Enfant selon R. Couffon)

  • Morlaix, Musée des Jacobins, Visitation, Trinité, Mise au tombeau, deuxième moitié XVe

  • Morlaix, couvent des Carmélites, Assomption, deuxième moitie XVe

  • Plonevez-du-Faou,  chapelle Saint-Herbot, Annonciation, volée en avril 1969 [et  Couronnement, non confirmé], deuxième moitié XVe.

  • Plouvorn, N-D de Lambader, élus dans le sein d'Abraham, deuxième moitié XVe. (Non retrouvé lors de ma visite, non confirmé)

  • Quimperlé, musée de l'Évêché, Ste Anne, Annonciation, Couronnement, deuxième moitié XVe

  • Quimper, cathédrale, Saint Jean-Baptiste, première moitié XVe

  • Quimper, cathédrale, retable du Christ et des Vertus, Xve

  • Quimper, Musée départemental breton, Baiser de Judas, Flagellation, deuxième moitié XVe

  • Roscoff, église de Croas-Batz, Retable de la Vie du Christ deuxième moitié XVe 

  • Trémaouézan, presbytère, Adoration des Mages entre 1350 et 1390

 

Ille-et-Vilaine

  • Nouvoitou Retable de la Vie de la Vierge : Annonciation, Adoration, Trinité, Assomption, Couronnement fin XVe

Morbihan

  • Arradon chapelle N-D du Vincin, Vierge

  • Guer, Presbytère, Adoration des Mages, fin XVe

  • Guern Chapelle N-D du Quelven, Assomption et Couronnement, deuxième moitié XVe PM56000358

  • Monterrein, Trinité, fin XVe

  • Plouharnel chapelle N-D des Fleurs, Arbre de Jessé deuxième moitié XVe

  • Riantec, Ste Catherine

  • Saint-Avé, Retable Te Deum deuxième moitié XVe

  • Vannes, Musée, Adoration des Mages, Assomption, Flagellation, Descente de Croix, Mise au Tombeau deuxième moitié XVe

  • Vannes Grand Séminaire. Annonciation, Assomption, Couronnement Crucifixion deuxième moitié XVe

  • Ste Anne d'Auray, Retable de la Passion, Première moitié XVe.

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SOURCES ET LIENS.

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— BARRAGUÉ-ZOUITA (Laetitia) 2016, L'ensemble de la collection d'albâtre du Musée Boucher-de-Perthes d'Abbeville 

https://www.amis-musee-abbeville.fr/2016/12/09/oeuvre-du-mois-d%C3%A9cembre-2016-alb%C3%A2tres-de-nottingham/

— CHEETHAM, (Françis), 1984. Albâtres médiévaux anglais . Oxford : Phaidon-Christie's Limited, 1984. p. 188 (cat. 115), ill. ISBN0-7148-8014-0

—DRÉAN (Colette), 1987, Les sculptures d'albâtre en Bretagne, SHAB 1987-15.

https://m.shabretagne.com/scripts/files/5f243fd64b5e59.02423570/1987_15.pdf

—PRIGENT (Christiane), 1998, Les sculptures anglaises d’albâtre, Musée national du Moyen Âge, éditions RMN, Paris.

— ROSTANG (A) 1928, Les albâtres anglais du XVe siècle en Basse-Normandie, Bulletin Monumental  Année 1928  87  pp. 257-309

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1928_num_87_1_10045

— Victoria & Albert Museum

https://collections.vam.ac.uk/search/?page=1&page_size=15&id_material=AAT11101&id_category=THES48896&id_collection=THES48600&id_person=N480

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Published by jean-yves cordier - dans Sculptures Anges musiciens Albâtre XVe siècle
6 novembre 2023 1 06 /11 /novembre /2023 13:11

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit.

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—Voir sur cette chapelle :

 

 

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PRÉSENTATION.

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Comme l'a montré Geneviève Le Louarn-Plessix, la chapelle  de Kermaria an Iskuit a été construite en trois étapes :  la partie occidentale de la nef (quatre travées) date du XIIIe siècle,  cette nef a été agrandie au premier tiers du XIVe siècle vers l’est de trois travées avec la greffe de la chapelle sud et la construction du chœur, et  enfin l’édifice aurait subi des transformations entre 1702 (date sur une pièce de charpente de la tour ouest) et 1720, date de la création des fenêtres sud de la nef,   de la destruction du jubé, de celle de l’arc-diaphragme et du badigeon des peintures macabres peu conformes à la somptuosité de la Contre Réforme.

C'est néanmoins du XVe siècle que datent les quatre ensembles de peintures murales : Anges de la voûte du porche, Danse macabre de la nef, Dit des trois vifs du collatéral nord et fresque des seigneurs dédicaçaires de la chapelle sud, ainsi que la peinture du lambris du collatéral nord consacrée au Combat des vices et des vertus.

Après 1856, ces peintures furent découvertes  sous le badigeon des murs de la nef, elles furent relevées en 1861 par  Alexandre Denuelle, décrites et dessinées par Paul Chardin en 1894 et restaurées à partir de 1960. Il ne reste aujourd'hui presque plus rien de la peinture du lambris, et le Dit des trois vifs et des trois morts est très dégradé. 

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Datation.

À la lecture des auteurs de référence, affiner la datation de ces peintures est manifestement une affaire délicate, y compris sous les plumes de Geneviève Le Louarn-Plessix (2013) et de Tania Levy (2015). Les Anges des voûtains du porche montrent une parenté avec ceux du chœur de la cathédrale de Tréguier (1450) et du transept nord  de Kernascléden (v.1470). Xavier Barral i Altet place  la réalisation du Combat des vices...  dans la deuxième moitié du XVe siècle (et la présence de fleurs de lys d'or sur le fond pourrait même la rendre postérieure au mariage de Charles VIII et d'Anne de Bretagne après 1491). Le Dit des trois vifs daterait de la fin du XVe siècle.

La datation de la fresque dédicaçaire de la chapelle sud dépend presque complètement d'une interprétation des motifs héraldiques qu'on y voit sur la cotte du couple de droite :  elle serait postérieure à 1481, date du mariage de Guillaume III de Boisgelin et Anne du Vieux-Chastel.

La fameuse Danse macabre pourrait être postérieure à 1486 et même 1492, date discutée de parution de la danse macabre publiée par Antoine Vérard, car on y voit  un usurier flanqué du pauvre, qui n'apparait pas dans la publication de Guiot Marchant en 1485 . Mais il semble que la scène figurait aussi au cimetière des Innocents (1424) :  l’auteur des peintures de Kermaria pouvait l’y avoir vue s'il s'était rendu à Paris. Faut-il,  avec Emile Mâle, tenir compte des dates des épidémies de peste [Quimper 1472 et 1480, diocèse de Tréguier 1463, 1472 et 1473] qui pourraient en expliquer le choix ? Ou tenir compte, encore avec Emile Mâle, des costumes qui placeraient la peintures dans les années 1460 ? Doit-on estimer, que la Danse  a été réalisée en même temps que la fresque des donateurs seigneuriaux, alors que les détails des chaussures pointues ou des manteaux ne sont pas compatibles avec la fin du XVe siècle?

Sous la Danse macabre, des Prophètes occupaient, avec leur phylactère, les écoinçons  sur un fond de fleurettes rouges et de quintefeuilles vertes. Sont-ils contemporains de la Danse ? Ce fond se retrouve sur la fresque dédicaçaire...

 

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Présentation générale.

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Seule la moitié droite est aujourd'hui conservée, mais le relevé d'A. Denuelle suggère que plusieurs couples se succédaient, et que la fresque s'achevait à gauche avec un seigneur agenouillé présenté par un saint, et deux femmes à hennins.

 

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Dans la partie aujourd'hui conservée, nous voyons clairement deux couples seigneuriaux, l'homme étant présenté par un saint. Mais nous ne voyons pas la scène religieuse qu'ils vénèrent. Il devait s'agir de la Vierge à l'Enfant patronne de la chapelle, sous forme d'une peinture située à droite, d'une statue, ou d'un vitrail.

Voir par exemple la peinture de la chapelle de Merléac, où les seigneurs de Rohan, leur épouse respective et leurs enfants sont agenouillés devant la Vierge et l'Enfant, peinture murale datant selon Laurent Hablot de 1410-1420.

Deux cartes postales montrent la chapelle sud vers 1920 avec, au dessus de l'autel, la statue de la Vierge à l'Enfant dans un retable. Si cela correspond à la disposition du XVe siècle, cela permet de replacer cette suite de seigneurs donateurs dans sa logique.

Le lieu était  en particulier orné de la collection des albâtres de Nottingham, datant du XVe siècle.

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J.B. Barat, Plouha-Kermaria en Isquit

 

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Plouha. Kermaria-en-Isquit. Intérieur de la chapelle. Cliché Arthur, sans date [1920-1926] AD22 - 16FI4316

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Le retable en albâtre : Carte Editeur: ARTAUD-GABY n° 24.

 

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Il y avait donc là cinq couples. On sait qu'encore en 1857, les armes des Taillart (d'hermines à la bande fuselée de gueules) associées à Harscouët (d'azur à trois coquilles d'argent), Boisgelin (écartelé : aux 1 et 4 de gueules à la molette d'argent ; aux 2 et 3 d'azur plein), Boisgelin en alliance avec Vieux-Chatel (burelé d'argent et de gueules de dix pièces) et d'un juveigneur des Harscouët (au lambel de gueules) en plein ou en parties ornaient un vitrail de la fenêtre est  de la même chapelle. Voir : de Keranflec'h, « Une frairie bretonne… » et P. Chardin  pour le relevé de ces armoiries.

Keranflech décrit aussi les armes en relief des Taillart sur le pignon [sud] du transept, et suppose que le bras du transept était leur chapelle seigneuriale avec leur sépulture. Il y décrit  —puis après lui Paul Chardin en 1894 —  une baie du XVIIe siècle portant au centre un écu "déchiqueté à l'allemande" mi-parti de Taillart et de gueules au chevron d'or accompagné en chef de deux molettes et en pointe d'un greslier de même lié d'azur et à droite et à gauche un autre écu en bannière mi-parti de Lannion et d'Aradon entouré du cordon de Saint-Michel (armes de Pierre, comte de Lannion (1582-1633) baron du Vieux-Chastel et de  Renée d'Aradon, puis Taillart plein, et enfin mi-parti de Taillart et de Boisgelin.

 

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Ce dernier tympan armorié a été relevé en 1919 par H. de la Messelière sur un croquis reproduit par R. Couffon ; mais en bas à droite, l'écu mi-parti de Taillart et de Boisgelin a disparu. Les armes en alliance sur l'écu du centre sont attribuées par P. Chardin à Le Vayer, ou Voyer de Trégomar, qui porte pourtant selon Potier de Courcy d'argent à trois haches d'armes de sable... Ce sont, écrit Chardin, "les armes en alliance de Guillaume Taillart sieur de Lisandré et de Gillette Le Vayer, dont le contrat de mariage porte la date de 1488"

En dessous de ces armes, Chardin signale aussi l'écu mi-parti d'Yves Pinart, sénéchal de Plouha en 1516 et de Marguerite |ou Jeanne] de Boisgelin fille de Sylvestre [ou Jacques] de Boisgelin sieur de la Noë Verte. Leur fils Roland, conseiller au Parlement de Bretagne épousera en 1526 Louise Taillart, dame héritière de Lisandré, puis en 1534 Catherine Taillart.

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La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

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La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

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Le seigneur agenouillé en donateur en tête est, selon la règle, tête nue, mains jointes, en armure. Son tabard porte ses armes, peu distincte, mais dont on peut affirmer qu'elles sont divisées en quatre quartiers, deux clairs en 1 et 4, deux foncés.

Ces armes sont compatibles avec celles de Boisgelin,et ne sont pas compatibles avec celles des autres familles présentées sur les vitraux. Les Boisgelin portent écartelé : aux 1 et 4 de gueules à la molette d'argent ; aux 2 et 3 d'azur plein. 

 

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Site Man8rove

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Paul Chardin  :

"Au dessus de la grande ouverture qui donne accès au transept, on voit le fragment d'une importante composition en partie détruite. C'est un groupe de six personnages représentant deux seigneurs et leurs femmes, en oraison, assistés de deux saints. À en juger par les costumes, cette peinture remonte au XVe siècle. Le premier de ces personnages, qui porte un écartelé sur sa cotte d'armes et est assisté d'un saint en costume épiscopale, doit être Guillaume de Boisgelin qui épousa Anne du Vieux-Chastel et servit comme archer de la garde du corps du duc François II en 1481.

Effectivement, la plus petite des baies qui éclairent encore le transept conserve encore dans son vitrail les armes pleines du Boisgelin, et en alliance avec du Vieux-Chastel.

Le second des seigneurs agenouillés est assisté de saint  Jean-Baptiste et accompagné de cette invocation inscvrite en caractères gothiques : Sanctes Johannis Batista Ora pro nobis. Nous pensons qu'il doit représenter Jean Taillart, mentionné dans la montre de l'évêché de Tréguier de 1469, parmi les nobles de la paroisse de Plouha dont dépend Kermaria. Les Taillart avaient comme seigneur de Lisandré aux XVe et XVIe siècle des prééminences et droits d'enfeu dans la chapelle de Kermaria, où on voit encore leurs armes plusieurs fois reproduites en sculptures .

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Paul Chardin accompagne sa description des croquis des armes de Boisgelin pleines ou en alliance avec celles d'Anne du Vieux-Chastel, d'azur au château d'or sommé de 3 tourillons de même.

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1°) La famille de Boisgelin en Pléhédé.

Les Boisgelin possédaient  le manoir du même nom en Plehedé, paroisse voisine de Plouha. Ce manoir est éloigné de la chapelle de Kermaria de 5 km. Selon l'acte de Réformation de 1669, se succèdent :

Guillaume I du Boisgelin, Geffroy du Boisgelin, Alain du Boisgelin, Ollivier du Boisgelin, Richard du Boisgelin, un autre Geffroy, Guillaume II du Boisgelin, qui eut pour fils aisné, de Margilie Kerascoët, Jean du Boisgelin, sieur du Boisgelin, heritier principal , qui décéda sans enfants vers 1500. La succession duquel serait échue à damoiselle Claude du Boisgelin, fille de Guillaume III, frere puisné dudict Jean, laquelle étant aussy décédée sans enfants, la succession fut recueillie par Gilles du Boisgelin et Françoise de Botloy, sa femme, descendu d’un autre puisné de la maison, d'où, Pierre du Boisgelin et de Mauricette de Kernechriou, d'où Robert du Boisgelin, etc....

C'est Guillaume III, décédé avant 1502 qui épousa Anne du Vieux-Chastel. La date de son mariage n'est pas connue (à la différence de ce qu'écrit Geneviève Le Louarn-Plessix, qui donne la date de 1481 pour ce mariage) mais en 1502, Anne était veuve et leur fille Claude était mineure. Celle-ci épousera avant 1528 Guillaume Poulart, sieur de Kerbezau mais n'eut pas d'enfant.

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2°) Le manoir de la Noë-verte, des Boisgelin aux Pinart.

Par ailleurs, un autre manoir, celui de la Noë-verte est situé à Lanloup, commune également voisine de Plouha : il revint à une branche puînée des Boisgelin de Boisgelin, si je puis dire :

 

Le premier seigneur connu Sylvestre Boisgelin, fils de Richard [généalogie précédente] décédé après 1436  épousa  Marguerite Gueslin. L'un de leurs fils Guillaume de Boisgelin, écuyer, seigneur de la Garenne décédé après 1477, épousa Jeanne de Trévidic. D'où un fils Tristan (décédé avant 1478), puis Jean puis Gilles etc. Un autre fils de Sylvestre, Prigent, hérita du titre de sieur de la Noë-Verte et épousa Typhaine de Trélever. Leur fille Marguerite épousa Yves Pinart.

 

3°) La seigneurie de la Noë-Verte des Boisgelin aux Pinart :

Le manoir revint donc en 1506  à Yves Pinart sieur de Kerveziou, conseiller au Parlement de Bretagne. Son fils Roland Pinart fut marié en 1526 à Louise Taillart  dame de Lizandré, puis en 1534 avec Catherine Taillart, dont il eut deux filles ; l'aînée mourut en laissant le titre de dame de la Noë-verte et de Lisandré à sa sœur cadette Julienne qui épousa François de Lannion, Seigneur de Gruguil.
De ce mariage naquirent trois fils, mais c'est le troisième fils, Jean de Lannion, Seigneur des Aubrays qui reçut en partage la Noë Verte. C'est lui qui est entré dans la légende par ses hauts-faits d'armes. Il fut enterré, comme tous les seigneurs de la Noë Verte, en la Chapelle de Kermaria en Isquit. 

https://gw.geneanet.org/brouvillois64?lang=fr&pz=bertrand&nz=rouvillois&p=guillaume&n=du+boisgelin&oc=2

4°) La seigneurie de Lisandré à Plouha : des Taillard aux Pinart :

https://man8rove.com/fr/blason/rkvcia6-taillard-alias-taillart

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Armes des Taillard Site Man8rove

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  • Rolland Taillard ( - ap 1426), écuyer, seigneur de Goaz-Noyou ✕ N N
  •  Morice Taillard ( - ap 1422), écuyer, seigneur de Kerdaniel, époux de Jeanne Boschier, nièce de l'abbé de Beauport.
  • Alain Taillard ( - ca 1435), écuyer, seigneur de Kerdaniel et de Lysandré ✕ N N  . Page d'Olivier de Blois en 1418 qu'il accompagnait au voyage de Chateauceaux, lors de la trahison des Penthièvre en 1420. Il fut complice avec son père dans les attentats de 1420 et 1422 contre le duc .
  •  Roland Taillard ( - ap 1440), écuyer, seigneur de Kerdaniel en Goudelin et de Lysandré en Plouha ✕  Julienne Le Long 1405. Il prête serment au duc le 28 11 1437 parmi les nobles du Goêllo. 
  • Guillaume Taillard ( - en 1512 ou ap. 1513), écuyer, seigneur de Kerdaniel et de Lysandré ✕ Jeanne de Keralio. Par acte du 26 avril 1500, Guillaume Taillart , seigneur de Lisandré, fait échange, avec Guillaume Ollivier, de ses prééminences et droits honorifiques en l'église de Plouha (ne pas confondre avec la chapelle), et lui abandonne, en particulier, les tombes armoriées situées sous le porche, ainsi que l'écusson surmontant ce dernier.
  • Guillaume Taillard II , écuyer, seigneur de Lizandré ✕ (1488) Gilette Le Vayer, dame de La Guérais
  • Catherine Taillard , dame de Lourcière ✕ (1488) René de Quelen ( - 1545), écuyer, seigneur de Saint-Bihy, puis ✕ Yves Dollo, écuyer, seigneur du Pontlo-Kergroas.
  • Jeanne Taillard  (ca 1490 - ), dame de Goaz-Noyou ✕ (1505) Rolland de Kernec'hriou (ca 1480 - ), écuyer, seigneur de Kernec'hriou
  •  Yvon Taillard (1499 - 1525), écuyer, seigneur de Lizandré ✕ Marguerite de Kerbuzic, dame de Keranglas
  • Louise Taillard  (ca 1510 - 1528), dame de Lizandré ✕ (1526) Roland Pinart, seigneur de La Noë Verte
  •  Catherine Taillard  (ca 1518 - ), dame de Lizandré ✕ (1534) Roland Pinart, seigneur de La Noë Verte

 

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Conclusion.

a) Si, dans la majorité des vitraux bretons (où les donateurs nobles se faisaient représenter plus souvent que sur les murs), nous ne voyons qu'un seul couple de donateurs, ou parfois deux, que nous identifions par leurs armoiries,  il ne faut pas oublier  que ce sont cinq couples qui sont figurés ici, et que, comme à Merléac (ou sur la baie 18 de l'église de Beauvais, par exemple), le couple donateur principal, en tête, est sans-doute suivi de ses enfants. La date d'exécution ne peut donc pas être assimilée à la date de leur mariage. De même, sur le tableau de la famille Jouvenel des Ursins peint entre 1445 et 1449  pour leur chapelle de la cathédrale Notre-Dame de Paris (où ces seigneurs avaient leur sépulture) pour Jean Jouvenal des Ursins († 1431), prévôt des marchands de Paris et sa femme, Michelle de Vitry († 1456) , ces donateurs sont suivis de leurs neuf enfants, les fils portant le tabard aux mêmes armes que leur père. La datation est estimée à 15 ans après le décès du donateur.

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Jean Jouvenel des Ursins et sa famille, Musée de Cluny.

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b) L'identification des donateurs repose ici sur un indice assez faible, puisque seul le tabard du donateur principal, parce qu'il est un écartelé, peut permettre de reconnaître les armes des Boisgelin. L'opposition des quartiers, blanc et noir au premier abord, peut évoquer l'opposition rouge et bleu des Boisgelin. La robe de son épouse ne peut nous orienter vers une alliance particulière.

c) L'identité des saints donateurs est un autre indice, et celle de saint Jean-Baptiste, au deuxième rang, est certaine. Non seulement il est vêtu du manteau en poil de chameau et il tient en main gauche l'agneau, mais le phylactère le nomme. Il est probable que le deuxième seigneur se prénommait Jean.

Par contre, le saint évêque du premier rang avec sa crosse, sa mitre et sa chasuble, ne peut être identifié. Il s'accorde certes avec saint Guillaume (évêque de Bourges).

d) Si nous acceptons cette identification hypothétique  d'un Guillaume de Boisgelin, nous devons envisager tous les Boisgelin qui pouvaient prétendre à des droits prééminenciers sur la chapelle sud. Or, il me semble que le choix de Guillaume III de Boisgelin et de son épouse Anne du Vieux-Chastel ne s'impose pas, et qu'il serait préférable d'élire un seigneur de Lisandré, ou, à défaut, de la Noë-Verte. Ou un membre de la famille Boisgelin dont les descendants portèrent ce titre. Certes, je n'ai pas de candidat à proposer, dont, en plus, le fils aîné (ou le frère) se prénomme Jean, et qui ait eu quatre enfants.

e) Nous ignorons la date du mariage de Guillaume de Boisgelin et d'Anne du Vieux-Chastel, mais si c'est lui que nous voulons reconnaître ici, la datation devrait être repoussée, en raison de la présence de leurs enfants, à 1502, date du veuvage de son épouse. Son frère Jean (décédé en 1500) serait représenté au deuxième rang. Guillaume et Jean serait représentés de manière posthume par leur descendance. Mais encore une fois, cette descendance n'a pas de prééminence à Kermaria.

f) La datation de la peinture peut reposer sur les costumes, et notamment par les hennins, très hauts, des femmes et les solerets pointus des écuyers. Ou par la coiffure mi-courte des hommes. 

La datation par les hennins n'est pas précise. En effet, ceux-ci sont représentés dans la peinture flamande de 1430 à 1490. Certes les coiffes de la peinture murale de Kermaria an Iskuit sont hautes, et s'achèvent par des voiles, à la différence des hennins à cornes, mais cette distinction ne permet pas de définir un créneau de datation plus étroit. De même, les hennins représentés sur les enluminures françaises (Jean Fouquet notamment) indiquent une datation culminant vers 1460, mais s'étendant jusqu'en 1485. 

Dans les œuvres étudiées en Bretagne sur mon blog, je retiens l'existence d'un hennin à double cornes sur le gisant du premier quart du XVe siècle de Perronnelle de Boutteville était la fille de Jean de BOUTTEVILLE, décédé en 1340.

Sur les sablières de l'église Notre-Dame de Quimperlé datant de 1430 une femme portant un hennin à deux cornes.

Une femme portant un hennin conique est sculpté sur  un appui-main n°38 des stalles de 1504 de la cathédrale Saint-Pol-de-Léon , mais cette scène comique ne constitue pas un témoin fidèle de la mode de l'époque.

 

Je lis sur Wikipédia : "Le hennin ne tarda pas à atteindre des proportions tellement extravagantes qu'il devint l'objet d'ordonnances restrictives spéciales de la part de l'Église. Mais c'est seulement au début du XVIe siècle que cette mode disparut."  

Aucune représentation d'Anne de Bretagne (1477-1514) ne la montre portant un hennin, mais toujours  son bonnet noir. Ses Heures n'en montrent pas parmi les personnages des enluminures.

Sa mère Marguerite de Foix morte en 1486, n'en porte pas sur le monument funéraire de la cathédrale de Nantes.

La duchesse de Bretagne Marguerite d'Orléans (1406-1466) ne porte pas un hennin, mais un escoffion, sur l'enluminure qui la représente en prière sur son Livre d'Heures.

Les solerets pointus "à la poulaine" sont portés de 1300 à 1490, avant l'usage de solerets à extrémité arrondie.

L'écriture gothique de l'inscription est celle en usage au XVe siècle, sans plus de précision.

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En conclusion, dans mon approche, la datation ne peut être précisée ni par des données d'archives, ni par l'héraldique, ni par les détails de costume, ni par référence aux autres peintures murales de la chapelle. La date de 1481 proposée par Geneviève Le Louarn-Plessix reste un repère plausible, mais il me semble qu'elle ne peut s'appuyer sur celle du mariage du couple de donateur.

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La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

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La donatrice est présentée par le même évêque que son mari : le saint pose sa main droite derrière son dos . Elle porte le haut hennin conique d'où retombe, presque jusqu'au sol, un long voile transparent.

Elle est vêtue d'un surcot ouvert doublé de fourrure (traditionnelement de l'hermine) et une robe longue. Je ne sais comment interprêter les lignes courbes bien nettes du bas de cette robe, traits sombres trop pointus pour dessiner des chaussures.

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La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

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Saint Jean-Baptiste est peint avec un cou très court, une figure  longue et une barbe pointue. Il tient en main gauche son attribut, l'agneau pascal, qu'on discerne mal. Le manteau en poil de chameau est peint el lignes courbes exubérantes.

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La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

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Le deuxième donateur, qui porte sans doute le prénom de Jean, est figuré agenouillé mains jointes, en armures (dont les pièces inférieures, et notamment le soleret pointu, sont bien conservées) et portant le tabard dont les motifs ont disparu. Il porte l'épée au côté gauche.

Le phylactère porte l'inscription SANCTE IOHANNES BAPTISTA  ORA PRO NOBIS.

Il faut imaginer que pour les contemporains, cette invocation apparaissait chantée, et non énoncée, par le donateur, car c'est le texte et la graphie exacte de la litanie du Kirie chanté dès le XIIIe siècle.

https://cantus.uwaterloo.ca/chant/671301

Cette invocation, toujours avec la même orthographe, se retrouve sur le vitrail de l'Arbre de Jessé de la basilique Notre-Dame de La Guerche, datant du début du XVe siècle : le chanoine y prie le saint patron de Jean Ier d'Alençon. Sur le même vitrail, Marie de Bretagne, épouse de Jean d'Alençon, porte un escoffion à la mode en ce début du XVe siècle. 

L'inscription est tracée en lettres gothiques soigneuses, aux hampes des lettres h, b et p bifides.

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La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

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Détail des jambières et solerets.

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La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

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La deuxième donatrice porte, comme la première, le surcot ouvert et un hennin, dont on devine les voiles descendant à terre. Elle aussi est présentée par Jean-Baptiste dans un geste du bras droit.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

 

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SOURCES ET LIENS.

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— AUBERT (Octave Louis), [1928] , La chapelle de Kermaria-Nisquit, édition de la Bretagne touristique, 16 pages.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/items/show/3460

— BARRAL I ALTET, (Javier) 1987, Décor peint et iconographie des voûtes lambrissées de la fin du Moyen Âge en Bretagne

Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres  Année 1987  131-3  pp. 524-567

—BÉGULE (Lucien), 1909, La chapelle Kermaria-Nisquit et sa Danse des morts, H. Champion, Paris, 1909, 52 p. 

— CHARDIN (Paul), 1894, La chapelle de Kermaria-Nisqit en Plouha, Revue archéologique 1, pages 246-259

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203636c/f249.item

—COUFFON, René. Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1939. p. 374-375

—COUFFON, René. Quelques notes sur Plouha. Saint-Brieuc : Francisque Guyon éditeur, 1929. p. 27-35

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3346690r

— JONES, (Michael) et MEIRION-JONES, (Gwyn), 2013, “Boisgelin en Pléhédel, Côtes-d'Armor : une famille noble, son histoire et son domaine,” Mémoires SHAB

https://m.shabretagne.com/scripts/files/5f46bc8ae55f09.53095498/2013_53.pdf

— KERANFLEC'H (Charles de), 1857 « Une frairie bretonne, Kermaria-Nisquit, suivie du testament du seigneur des Aubrays », Nantes, Imprimerie de Vincent Forest, 1857, 29 p. 1 grav., extrait de la Revue de Bretagne et de Vendée, t. II, 1857, 2e semestre, p. 281-301.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1102459/f280.item

 

—LE LOUARN-PLESSIX (Geneviève ) , 2013, Plouha, Chapelle de Kermaria an Iskuit Mémoires SHAB

https://m.shabretagne.com/scripts/files/5f464c1e917b93.94134739/2013_50.pdf

https://docplayer.fr/108538314-Plouha-chapelle-de-kermaria-an-iskuit.html

—LÉVY (Tania), 2015, « La chapelle Kermaria-an-Isquist. Les peintures murales », Congrès archéologique de France. 173e session. Monuments des Côtes-d'Armor. « Le Beau Moyen Âge ». 2015, Société française d'archéologie, pp. 303-311 (ISBN 978-2-901837-70-1).

— PICHOURON ( Patrick) - L'HARIDON ( Erwana) 2005, La chapelle de Kermaria-an-Isquit Inventaire général ; Dossier IA22005349

"La chapelle Kermaria-an-Isquit a été fondée au cours de la 1ère moitié du 13ème siècle par Henry d'Avaugour, comte de Goëlo. Elle a été agrandie au 15ème siècle...

— THIBOUT (Marc), 1949, « La chapelle de Kermaria-Nisquit et ses peintures murales », Congrès archéologique de France. 107e session. Saint-Brieuc. 1949, Société française d'archéologie, 1950, p. 70-81.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k32118665/f72.item

— TUDCHENTIL, Boisgelin

https://www.tudchentil.org/spip/spip.php?article163

 

 

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5 novembre 2023 7 05 /11 /novembre /2023 13:52

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Placée à l'angle de la rue Albert de Mun (Maps) à Roscoff, cette plaque signale l'extrémité de la Route Nationale N° 169 de Lorient à Roscoff. 

Elle est recensée comme "la plaque sans-doute  la plus photographiée de France" sur le site de Patrick Rollet, avec une photographie récente, et un autre qui montre son aspect avant que la plaque ne soit repeinte par Nicolas Jamois en août 2016 à Courcy-aux-Loges :

Plaque de cocher :

http://plaquedecocher.fr/article-finistere-122411197/#3

http://plaquedecocher.fr/2016-09-aout-2016-roscoff/#5

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La plaque de cocher de la Route Nationale N°169 de Lorient à Roscoff, rue Albert de Mun à Roscoff. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

La plaque de cocher de la Route Nationale N°169 de Lorient à Roscoff, rue Albert de Mun à Roscoff. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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La route nationale 169 était une route nationale française reliant Hennebont à Roscoff. À la suite de la réforme de 1972, elle a été déclassée en départementale D 769. 

Elle a succédé à la Grande route Morlaix-Saint-Pol-de-Léon de l'Ancien Régime,  à la Route Impériale  RI 189 de Lorient à Roscoff de 1811 à 1824, puis à la Route royale n° 169, de Lorient à Roscoff sous Charles X (1824-1830) et   Louis-Philippe (1830-1847), où elle fut réaménagée entre 1838 et 1843. A Roscoff, elle mène à l'église et au port, et plus précisément à la rue de Ker da Laez, qui deviendra rue Albert de Mun.

Des chemins romains et médiévaux.

Leur tracé, de Morlaix à St-Pol-de Léon, est détaillé par Y. Autret 2012.

Sous l'ancien Régime.

La carte Cassini de la fin du XVIIIe siècle montre la route menant de Morlaix à Taulé, Saint-Pol-de-Léon et Roscoff.  À Saint-Pol-de-Léon, un embranchement mène à Lesneven, centre important et origine de la route Lesneven-Landerneau-Le Faou-Carhaix.

Roscoff est un liieu commercial pour le textile et pour les produits de la pêche :

"Pendant trois siècles la richesse de Roscoff est exclusivement le commerce maritime. Les nobles peuvent s'adonner au commerce et des commerçants sont anoblis. De 1612 à 1754 les armateurs et les commerçants sont groupés dans la confrérie de Saint-Ninien. Les exportations consistent en toiles fabriquées dans toute la région, en vins achetés à Bordeaux et en Espagne, en eaux-de-vie de Gascogne, en graines de lin, bois et merrains (petites planches de chêne) des pays nordiques. Les principaux partenaires commerciaux sont l'Angleterre, les Pays-Bas et l'Espagne. Une contrebande s'établit avec l'Angleterre. Les vins et spiritueux constituent la matière du commerce interlope. L'Angleterre et l'Ecosse imposent alors des droits exorbitants à l'entrée de ces marchandises. Les merrains servent à fabriquer de petits barils reliés en chapelet et remplis d'eau-de-vie. Les bateaux pour échapper au contrôle de la douane les mouillent tout près des côtes anglaises où la nuit des marchands viennent les chercher. Vers 1750 une cinquantaine de lougres et de sloops fréquentent régulièrement le port de Roscoff. La fin du XVIIIe siècle voit la décadence du port. Traité avec l'Angleterre, concurrence des toiles de Silésie, troubles dus à la Révolution en sont les causes. «La misère des habitants est affreuse par la suite de la suppression de tout commerce » . La contrebande reprend pendant le blocus continental, mais la prospérité qu'elle engendre est de courte durée." (Aubry Marie-Louise. Le port de Roscoff. Les mutations d'un site. In: Norois, n°64, Octobre-Décembre 1969. pp. 521-535; doi : 10.3406/noroi.1969.1665 http://www.persee.fr/doc/noroi_0029-182x_1969_num_64_1_1665)

"Au XVIIe siècle, Roscoff, devient le principal marché des semences de lin. Son bureau de contrôle, sous l'autorité du juge des Requaires, les fait distribuer par des commissionnaires dans le haut Léon qui produit la rosconne et sa marque finira par en monopoliserau xviiie siècle le réacheminement via les succursales installées dans les ports du Trégor, d'où sortent les gratiennes, et de Penthièvre, où sont produites les Bretagnes." (Wikipédia Roscoff)

"Les toiles qui se travaillent à Morlaix, Landerneau, Roscoff, St Paul de Léon, Guingamp, Grace, etc, se nomment des Cres. Comme elles sont de diverses largeur et finesse, pour les distinguer, on les partage en Cres larges, Cres communes, Cres Graciennes, et Cres Rosconnes. Les Cres larges s'envoient en Espagne, et dans les Indes Occidentales : les communes et les Graciennes se portent aussi en Espagne, ou sont enlevées par temps de paix par les Anglais. Et les Rosconnes sont seulement propres pour l'Espagne". Dictionnaire universel de commerce, contenant tout ce qui concerne ..., Volume 3, 1742

"La pêche du maquereau se fait du coté de Roscoff, en Basse Bretagne, par deux sortes de bateaux ou barques, les uns petits et sans pont, les autres plus grands et pontés. Les petits bâtiments n'ont que neuf à douze hommes d'équipage : ils vont à six ou sept lieux de l'isle de Bas, où les pécheurs tendent leurs filets, et la pêche étant faite ils retournent à Roscoff pour vendre leur Les petits bâtiments n'ont que neuf à douze hommes d'équipage : ils vont à six ou à sept lieues de l'isle de Bas, où les pêcheurs tendent leurs filets, et la pêche étant faite ils retournent le lendemain à Roscoff pour vendre leur poisson. Il n'y a qu'environ vingt-deux petits bateaux employés à cette pêche, dont dix ou douze font de la Hogue en Normandie, lesquels se rendent à Roscoff vers la fin d'avril, où ils restent jusqu'à fin juin. Les autres sont de Roscoff." 1742 - ‎puis Dictionnaire portatif, François Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois,- 1765 - 

 

 

La numérotation systématiques des routes françaises a été établie par le  décret napoléonien  de 1811. Une numérotation systématique y est pour la première fois appliquée à l'échelle nationale, distinguant parmi les routes impériales numérotées de 1 à 229 une division en trois classes, selon leur importance et l‟attribution de leur entretien. Les routes impériales de première classe mènent de Paris aux grandes villes et places fortes frontalières, terrestres mais surtout maritimes, depuis Calais (route impériale n°1) jusqu'à Cherbourg (n°14), destination qui referme à l‟Ouest un premier cadran. Les routes de seconde classe retrouvent les grands axes commerciaux de l‟espace français qui n‟ont pas de vocation stratégique affirmée. Elles constituent une deuxième auréole autour de Paris qui se décline dans le sens des aiguilles d‟une montre, vers Le Havre (n°15) et jusqu‟à Lorient à partir de Rennes (n°27).

Enfin, les liaisons interurbaines de second rang sont assurées par les routes de troisième classe (des numéros 27 à 229) qui forment un troisième cercle, auxquelles viennent s'ajouter les 1165 routes départementales proprement dites à plus faibles portées. 

En 1824, l'Administration des Ponts-et-Chaussées publie le Tableau des Routes royales divisées en trois classes et crée parmi les routes royales de troisième classe la Route Royale n°169 de Lorient à St-Pol et Roscoff en remplacement de la Route Impériale n° 189.

 

 

On consultera :

 

  • https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-3.974252&y=48.731738&z=13&layer1=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.CASSINI&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS&mode=doubleMap
  • https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-3.986110&y=48.725277&z=14&layer1=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.CASSINI&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.ETATMAJOR40&mode=doubleMap


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Voir aussi à Saint-Pol-de-Léon, au 53 rue Verderel : Route nationale n°169 Lorient-Roscoff :

Plaque de la fonderie Bouillant :

https://kartenn.region-bretagne.fr/ws/recensement/detail.php?id=dev17012017_989780

Disatances indiquées vers Morlaix, et vers la commune de Penzé sur la rivière du même nom.

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La plaque de cocher de la Route Nationale N°169 de Lorient à Roscoff, à Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile oct.2023..

La plaque de cocher de la Route Nationale N°169 de Lorient à Roscoff, à Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile oct.2023..

La plaque de cocher de la Route Nationale N°169 de Lorient à Roscoff, à Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile oct.2023..

La plaque de cocher de la Route Nationale N°169 de Lorient à Roscoff, à Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile oct.2023..

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30 octobre 2023 1 30 /10 /octobre /2023 17:18

La Vierge allaitante (bois polychrome et or, XVIe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha (22).

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—Voir sur cette chapelle :

 

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—Voir sur ce thème :

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PRÉSENTATION.

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La seule description spécifique de cette statue se trouve sur la base Palissy sous le titre "Vierge à l'Enfant allaitant" : il y est seulement indiqué qu'elle est en bois et date du XVIe siècle, qu'elle a été restaurée, et classée depuis le 13 octobre 1960. La notice est illustrée d'une photo noir et blanc (de 2013?).

Il me semble qu'on puisse la décrire davantage. On peut d'abord la rapprocher de la quinzaine de statues de "Vierge au sein", "Vierge à l'Enfant allaitant" ou Virgo lactans décrits dans mes liens, principalement en Finistère, mais aussi, pour les Côtes d'Armor, à Châtelaudren.

On peut ensuite en mentionner le propos théologique, car ces représentations d'allaitement permettent de mettre en scène la double nature, divine et humaine du Christ. Selon les cas, ce sera le premier aspect qui sera souligné, et l'Enfant sera représenté tourné vers le sein, y posant tendrement la main, voire le têtant. Ou au contraire, comme ici, l'Enfant s'en détournera plus ou moins ostenciblement pour se tourner vers le Monde et sa mission de Salut de l'Humanité.

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Rappel du thème scripturaire selon Séverine Ferraro 2012 :

 

Le récit de la Nativité livré par l’Évangile selon saint Luc ne fait pas mention de l’allaitement de l’Enfant par la Vierge. Cependant, l’auteur y fait allusion plus tardivement lorsqu’il relate certains enseignements que Jésus prodigue au peuple, juste après le repas chez Marthe et Marie. Enthousiasmée par ses paroles, une femme s’écrie alors : « […] Heureux le sein qui vous a porté, et les mamelles que vous avez sucées ! » .

Au contraire de l’évangile canonique, plusieurs sources textuelles font état de l’allaitement de l’Enfant dans le cadre du récit de la Nativité. Parmi les évangiles apocryphes relatifs à l’Enfance du Christ, cet aspect particulier est mentionné par le Protévangile de Jacques, puis par la Vie de Jésus en arabe et l’Évangile arménien de l’Enfance, le dernier précisant, en outre, que le nouveau-né s’est assis de lui-même après avoir pris le sein de sa mère.

Il convient de mentionner ici l’existence d’un autre évangile apocryphe, contemporain du Protévangile, qui évoque le thème de l’allaitement de l’Enfant. Il s’agit d’un texte connu sous l’appellation d’Ascension d’Isaïe, qui se compose de deux parties distinctes. La première relate le martyre du prophète tandis que la seconde révèle ses visions, dont celle de la naissance du Christ. L’auteur précise que Jésus « […] tétait comme un enfant, il tétait selon l’usage, afin de ne pas être connu » . Dans ce texte, l’allaitement ne constitue pas un geste naturel mais un acte délibéré destiné à cacher aux yeux du monde la divinité du nouveau-né.

Le thème de l’allaitement est ensuite réutilisé d’une manière plus allusive par Maxime le Confesseur dans sa Vie de la Vierge. L’auteur précise qu’après avoir été emmailloté dans des bandelettes, « Celui qui nourrit tout était nourri de lait […] » .

D’une manière analogue, l’Arbre de vie de saint Bonaventure indique que l’Enfant était « nourri de lait virginal » sans pour autant évoquer l’acte de l’allaitement en lui-même.

 

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On peut aussi rappeler que ces images peuvent faire l'objet d'une contemplation mystique d'Imitation du Christ, et d'aspiration à être nourri métaphoriquement par la Vierge, dans cet élan de spiritualité illustré par la scène de la Lactation  de saint Bernard de Citeaux.

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Retable de Palma de Majorque, 1290

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Lactation de saint Bernard , Recueil de droit canon, XVe s. Le pape Clément V y est représenté entre deux moines cisterciens ; celui de gauche est saint Bernard, en prière devant la vierge : l'Enfant Jésus se détourne du sein de sa mère et Bernard reçoit quelques gouttes de lait. Cote Troyes - BM - inc. 041

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DESCRIPTION.

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La Vierge est assise sur une cathèdre recouverte de son manteau bleu clair. Sa tête est légèrement inclinée et penchée vers la tête de son Fils, et elle lui présente son sein droit, tenant le mamelon entre index et majeur selon un geste souvent retrouvé dans l'iconographie.

Ses cheveux bruns sont recouverts d'un voile blanc qui passe derrière sa nuque, regroupant ainsi ses nattes avant que celles-ci s'échappent devant les épaules : ce "bandeau rétro-occipital" (pour lui donner un nom) est très fréquemment retrouvé sur les Vierges à l'Enfant bretonnes  du XVIe siècle.

Le visage est serein et attentif, les traits sont tendres et maternels, malgré le front et les sourcils épilés conforment à la mode de l'époque. La posture d'allaitement est parfaitement saisie, dans toute son humanité.

Le manteau bleu revient en pans qui révèlent leur revers rouge. La robe est toute dorée, avec un décolleté carré (lancé par Anne de Bretagne), une ceinture bleue nouée, et un revers rouge identique à celui du manteau. C'est l'aspect actuel après restauration, il faudrait disposer du dossier technique de celle-ci pour savoir quels étaient les indices renseignant sur l'état et les pigments d'origine.

Les solides chaussures noires, habilement dévoilées par le plissé et l'alliance des couleurs bleu, rouge et or, sont propres à l'art du XVIe siècle, et on les retrouve aussi sur les groupes d'Anne trinitaires.

L'Enfant témoignent de son tendre attachement à sa Mère par son bras droit et sa main posée sur son cou, mais son visage et son regard se détournent tandis que la main gauche s'interpose entre sa bouche et le sein maternel.  Les jambes croisées accentuent cet élan de refus, comme s'il s'apprêtait à s'éloigner.

Il est vêtu d'une tunique rouge à revers sombre, entrouvert sur son corps nu, et aux manches retroussées.

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La Vierge allaitante de Kermaria an Iskuit.
La Vierge allaitante de Kermaria an Iskuit.
La Vierge allaitante de Kermaria an Iskuit.
La Vierge allaitante de Kermaria an Iskuit.
La Vierge allaitante de Kermaria an Iskuit.
La Vierge allaitante de Kermaria an Iskuit.
La Vierge allaitante de Kermaria an Iskuit.

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SOURCES ET LIENS.

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— AUBERT (Octave Louis), [1928] , La chapelle de Kermaria-Nisquit, édition de la Bretagne touristique, 16 pages.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/items/show/3460

—BÉGULE (Lucien), 1909, La chapelle Kermaria-Nisquit et sa Danse des morts, H. Champion, Paris, 1909, 52 p. 

— CHARDIN (Paul), 1894, La chapelle de Kermaria-Nisqit en Plouha, Revue archéologique 1, pages 246-259

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203636c/f249.item

—COUFFON, René. Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1939. p. 374-375

—COUFFON, René. Quelques notes sur Plouha. Saint-Brieuc : Francisque Guyon éditeur, 1929. p. 27-35

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3346690r

— FERRARO (Séverine), 2012. Les images de la vie terrestre de la Vierge dans l’art mural (peintures et mosaïques) en France et en Italie : des origines de l’iconographie chrétienne jusqu’au Concile de Trente. Art et histoire de l’art. Université de Bourgogne, 2012. 

https://theses.hal.science/tel-00841816/document

—LE LOUARN-PLESSIX (Geneviève ) , 2013, Plouha, Chapelle de Kermaria an Iskuit Mémoires SHAB

https://m.shabretagne.com/scripts/files/5f464c1e917b93.94134739/2013_50.pdf

https://docplayer.fr/108538314-Plouha-chapelle-de-kermaria-an-iskuit.html

—LÉVY (Tania), 2015, « La chapelle Kermaria-an-Isquist. Les peintures murales », Congrès archéologique de France. 173e session. Monuments des Côtes-d'Armor. « Le Beau Moyen Âge ». 2015, Société française d'archéologie, pp. 303-311 (ISBN 978-2-901837-70-1).

— PICHOURON ( Patrick) - L'HARIDON ( Erwana) 2005, La chapelle de Kermaria-an-Isquit Inventaire général ; Dossier IA22005349

"La chapelle Kermaria-an-Isquit a été fondée au cours de la 1ère moitié du 13ème siècle par Henry d'Avaugour, comte de Goëlo. Elle a été agrandie au 15ème siècle...

— THIBOUT (Marc), 1949, « La chapelle de Kermaria-Nisquit et ses peintures murales », Congrès archéologique de France. 107e session. Saint-Brieuc. 1949, Société française d'archéologie, 1950, p. 70-81.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k32118665/f72.item

 

—Base Palissy

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM22000937

—Collection Musée de Bretagne, carte postale

http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo166162

—Photo titrée "pietà" sur Wikipedia :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_de_Kermaria_an_Iskuit#/media/Fichier:Kermaria_2_Pi%C3%A9t%C3%A0.JPG

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30 octobre 2023 1 30 /10 /octobre /2023 12:10

L'intérieur du porche de Kermaria an Iskuit. III. Les onze statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?).

 

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Voir sur cette chapelle :

 

 

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PRÉSENTATION.

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Le porche sud de Kermaria est surmonté d'une secrétairerie, une chambre couverte d'un toit en auvent où se réunissait le conseil de fabrique qui y conservait ses archives, et qui servait aussi d'auditoire où les seigneurs de Lizandré-Kermaria, à partir de 1548, rendaient la justice  ou recevait l'hommage depuis la galerie ajourée. On y accède par un escalier du collatéral sud. 

À l'extérieur, deux niches surmontées de dais recevaient encore au début du XXe siècle les statues en bois de saint Pierre et saint Paul, très abimées par le temps : elle sont conservées à l'intérieur de la chapelle.

Le porche lui-même s'ouvre sur une large baie en ogive, supportée de part et d'autre par de fines colonnettes. À l'intérieur, les niches abritent les statues en bois polychrome de onze apôtres, mais aussi des statues en pierre d'anges porteurs des instruments de la Passion, tandis qu'une Vierge à l'Enfant domine la porte d'entrée. Enfin la voûte est peinte d'anges chantant des cantiques mariaux.

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Datation.

La construction de la chapelle avait débuté à la fin du XIIIe siècle par les quatre premières travées de la nef. Elle se poursuivit à la fin du XVe siècle, notamment par celle du porche.

Le décor sculpté des statues contenues dans les niches, de celles de la Vierge et des six culots aux personnages en buste est de style homogène malgré un matériau différent dans deux statues d'anges : il est vraisemblablement contemporain de la construction du porche lui-même.

Les statues des apôtres sont-elles de la même époque ? Leur caractère rustique m'en persuade.

N.B. Pour Geneviève Le Louarn-Plessix (2013), la datation des agrandissements, et notamment du porche, doit être révisée et ramenée au XIVe siècle :

"La datation du XVe siècle de la partie orientale de la nef et de la chapelle sud demande aujourd’hui à être réexaminée à la lueur des travaux des historiens de l’architecture. En effet, le vocabulaire décoratif et architectural utilisé dans la partie est de la nef comme dans le porche sud ; les arcs aux rouleaux à grands chanfreins, la balustrade à quadrilobes, les baies du collatéral nord comme celles de la chapelle sud (hormis celle ouverte en 1720) – notamment la grande baie sud rétrécie au XVIe siècle – et surtout l’encadrement de la porte ouest du transept sud avec ses gros tores réunis en sifflet à la base sont des caractères absolument représentatifs du début du XIVe siècle. L’encadrement de la grande porte occidentale amplifie en la multipliant cette exceptionnelle modénature.

Dans le porche sud (surmonté d’une secrétairerie, à la fois salle d’archives et du trésor), les niches du mur oriental sont comparables aux arcs des triforium de la nef de la cathédrale de Tréguier (*) et du chœur de Notre-Dame de Lamballe (vers 1350) ou encore les arcades du porche de Saint-Catherine de La Roche-Derrien (daté 1326). Au centre, la séparation d’entre deux niches est sculptée de part et d’autre de deux chevaliers portant épées. L’asymétrie des deux murs latéraux doit être signalée : à l’ouest, des fausses niches simulées par de simples gables tréflés, à l’est des vraies niches.

(*) Même les gros supports intérieurs : piles octogonales, doubles rouleaux à chanfrein des arcs pénétrant directement dans les supports ou chapiteaux feuillagés sont identiques aux supports de la nef de la cathédrale de Tréguier datée de la première moitié du XIVe siècle. La parenté entre les deux chantiers est, en de nombreux points, évidente."

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Restauration.

Une première tranche des travaux de restauration du porche, commencés en décembre 2022, s'est achevée en mai 2023 sous la direction de Nicolas Clairand, architecte du patrimoine, des élus et des entreprises A.R.T groupe Villemain, de Plélo, pour la maçonnerie,  Moullec, de Lamballe, pour la charpente et Macé, de Trégueux, pour la couverture. L'auvent frontal, qui avait disparu, a été reconstitué.

Une seconde tranche de cinq mois doit débuter en septembre 2023. Concernera-t-elle la statuaire ?

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Plan.

On remarquera la différence des deux côtés droit et gauche du porche. Du côté est, une série de colonnes hexagonales et d'arcades délimite, en profondeur dans le mur,  un espace ajouré reservé aux statues des apôtres. À l'ouest, sans que je connaisse la raison de ce choix, les statues sont placées sur des consoles supportées par des colonnes engagées, et sont séparées par un décor en moyen-relief formant des niches.

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Ordonnancement.

Ces onze statues ne sont par ordonnancées comme dans les autres porches, où saint Pierre, qui débute la série, est placé à droite de la porte d'entrée. En outre, aucun apôtre ne tient de phylactère, comme c'est la règle ailleurs, dans le cadre de la séquence de douze articles du Credo apostolique.

Saint Pierre est au contraire  placé à gauche, au premier rang pour le visiteur venant de l'extérieur. Puis viennent André, Jacques le Majeur et Jean, ce qui est conforme à l'ordre habituel. Cela se complique ensuite.

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Détermination.

Ces statues ne sont décrites par aucun des auteurs cités en source. Seul le site Infobretagne en propose une identification, sans citer sa source.

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Iconographie : les photos et cartes postales du Musée de Bretagne :

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Anonyme. Les niches extérieures ont encore leur statue.

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Mancel Albert (18 septembre 1858 - 31 janvier 1942) (Editeur) ; Binic-Étables-sur-Mer.

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La série du côté droit était complète au début du XXe siècle.

Editions J.B. Barat (Editeur) ; Saint-Quay-Portrieux. Jean-Baptiste Barat (1855 - 1931)

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Je débuterai la description par le côté gauche. On remarquera que la polychromie actuelle est homogène et se réduit du côté gauche à quatre couleurs principales, rouge, jaune, blanc et noir, tandis que du côté droit  la couleur bleu-vert apparaît.

 

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I. LES APÔTRES DU CÔTÉ GAUCHE DU PORCHE.

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Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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1. Saint Pierre et sa clef. Bois polychrome, fin XVe siècle ?

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Je remarque l'orientation verticale de la clef, des doigts de la main gauche, des plis, ou des pieds. La main gauche est très longue, un caractère stylistique que nous allons retrouver plusieurs fois. Autre trait d'atelier, la collerette, indépendante du manteau. Le "toupet", ilot capillaire de la calvitie fronto-temporale, n'a pas été oublié, et s'affirme encore une fois comme un véritable attribut du premier apôtre. 

Une poche d'étoffe est suspendue sous la ceinture plate. L'absence du livre est  à noter.

Couleurs employées : le rouge du manteau, le jaune de la tunique, le noir des traits du visage et de la barbe.

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Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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2. Saint André et sa croix en X. Bois polychrome, fin XVe siècle ?

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Le manteau rouge revient en pan, attaché au poignet, du côté gauche. La tunique jaune possède une large collerette rouge. La croix, de grande taille mais aux branches asymétriques, est tenue devant le corps. Le livre est tenu fermé.

Le visage se distingue surtout par la chevelure fournie, en triangle sur les épaules, et par la barbe, peignée, pointue et divisée en deux pointes.

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Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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3. Saint Jacques le Majeur et sa tenue de pèlerin de Compostelle. Bois polychrome, fin XVe siècle ?

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La pèlerine forme un camail couvrant largement les épaules, au dessus de la tunique rouge serrée par une ceinture plate. Le bourdon est brisé, et c'est la gourde-calebasse bilobée en coloquinte qui attire l'attention, car elle est suspendue par un crochet à la ceinture.

Pas de livre.

Visage proche du précédent, avec des cheveux bouclés et une barbe plus pointue.

 

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Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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4. Saint Jean et sa coupe de poison. Bois polychrome, fin XVe siècle ?

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Manteau  rouge à col rabattu, tunique ras-du-cou blanc crème, main droite bénissant la coupe de poison d'où émerge une tête de serpent-dragon. Pas de livre.

Visage imberbe comme il se doit.

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Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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5. Saint Barthélémy, curieusement imberbe, avec son couteau de dépeçage. Bois polychrome, fin XVe siècle ?

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Manteau rouge, tunique blanc-crème à encollure, bouton et ceinture.  Livre tenu sous l'aisselle droite, coutelas .

Visage jeune et imberbe encadré par de généreuses boucles.

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Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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6. Saint Philippe, curieusement, imberbe, tenant la hampe de sa [croix] . Bois polychrome, fin XVe siècle ?

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À partir de cette statue, les  manteaux deviennent plus complexes, s'enrichissent d'épaulettes et se découpent, comme ici, en pans devant le thorax. La tunique à col rabattu est fermé par trois gros boutons ronds.

L'attribut habituel de Philippe est une croix à longue hampe. Ici, l'extrémité est brisée (*). La hampe est sculptée d'un nœud. Le livre est tenu dans la main gauche. 

(*) Il pourrait s'agir aussi d'une lance, ou du bâton de foulon de Jacques le Mineur

Visage imberbe, ovale, encadré d'une épaisse chevelure.

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Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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II. LES APÔTRES DU CÔTÉ DROIT DU PORCHE.

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Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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7. Saint Simon et sa scie. Bois polychrome, fin XVe siècle ?

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Le  manteau, de couleur verte; est porté sur l'épaule droite, puis revient par la gauche se faufiler à la ceinture. La tunique jaune est à col rabattu et petits boutons. Attributs : la scie et le livre.

Visage noble à barbiche longue.

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Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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8. Saint Matthieu avec sa hache. Bois polychrome, fin XVe siècle ?

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À nouveau, le manteau rouge ne  couvre que l'épaule droite (par son attache à bouton)  puis réapparait en pan attaché au poignet gauche. La tunique vert-bleu est tailladée au niveau de la manche droite. 

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Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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9. Saint Jacques le Mineur avec une croix renversée. Bois polychrome, fin XVe siècle ?

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Jacques le Mineur tient habituellement le bâton de foulon, dilaté à son extrémité. On peut donc aussi  penser ici à saint Philippe.

Le manteau bleu, de forme complexe, associe des éléments rapportés couvrant les épaules, une encolure (qui appartient plutôt à la tunique ?, des manches très larges et des pans flottants. La tunique se ferme par des boutons ronds. Livre tenu de la main droite.

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Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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10. Saint Jude avec un bâton (une lance). Bois polychrome, fin XVe siècle ?

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Manteau bleu-vert couvrant les épaules. Tunique rouge à col large et boutons. Livre ouvert sur la poitrine.

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Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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11. Saint Thomas et son équerre. Bois polychrome, fin XVe siècle ?

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Le manteau jaune clair est complexe, avec des découpes croisées sur la poitrine. La tunique rouge est à encolure large plissée,  avec des boutons ronds passés dans des boutonnières en languettes.

Attributs : le livre et l'équerre.

Beau visage à barbichette peignée et cheveux bouclés.

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Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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12. Dernière niche, vide.

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On lit partout qu'elle était occupée par une statue de saint Luc, volée en 1907.  Pourquoi saint Luc, évangéliste et non apôtre ? C' est bien surprenant.

Chardin dénombrait bien douze statues d'apôtres en 1894. Octave-Louis Aubert écrivait, en 1928, que "Ceux-ci ne sont plus que onze. L'un d'eux  a été volé, il y a quelques années."

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Le porche de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Le porche de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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LES STATUES DE PIERRE ET PAUL DES NICHES EXTÉRIEURES, CONSERVÉES À L'INTÉRIEUR, TRANSEPT SUD.

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Ce sont des œuvres du même atelier que les statues du porche, et on retrouve ici la façon de traiter la chevelure et les barbes, tout comme les tuniques à ceinture plate.

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Saint Paul.

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Statue de saint Pierre, bois, chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile .

Statue de saint Pierre, bois, chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile .

Statue de saint Pierre, bois, chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile .

Statue de saint Pierre, bois, chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile .

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Saint Pierre.

identifié par son toupet...

Statue de saint Paul, bois, chapelle Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile .

Statue de saint Paul, bois, chapelle Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile .

Statue de saint Paul, bois, chapelle Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile .

Statue de saint Paul, bois, chapelle Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile .

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SOURCES ET LIENS.

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— AUBERT (Octave Louis), [1928] , La chapelle de Kermaria-Nisquit, édition de la Bretagne touristique, 16 pages.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/items/show/3460

—BÉGULE (Lucien), 1909, La chapelle Kermaria-Nisquit et sa Danse des morts, H. Champion, Paris, 1909, 52 p. 

— CHARDIN (Paul), 1894, La chapelle de Kermaria-Nisqit en Plouha, Revue archéologique 1, pages 246-259

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203636c/f249.item

—COUFFON, René. Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1939. p. 374-375

—COUFFON, René. Quelques notes sur Plouha. Saint-Brieuc : Francisque Guyon éditeur, 1929. p. 27-35

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3346690r

—LE LOUARN-PLESSIX (Geneviève ) , 2013, Plouha, Chapelle de Kermaria an Iskuit Mémoires SHAB

https://m.shabretagne.com/scripts/files/5f464c1e917b93.94134739/2013_50.pdf

https://docplayer.fr/108538314-Plouha-chapelle-de-kermaria-an-iskuit.html

—LÉVY (Tania), 2015, « La chapelle Kermaria-an-Isquist. Les peintures murales », Congrès archéologique de France. 173e session. Monuments des Côtes-d'Armor. « Le Beau Moyen Âge ». 2015, Société française d'archéologie, pp. 303-311 (ISBN 978-2-901837-70-1).

— PICHOURON ( Patrick) - L'HARIDON ( Erwana) 2005, La chapelle de Kermaria-an-Isquit Inventaire général ; Dossier IA22005349

"La chapelle Kermaria-an-Isquit a été fondée au cours de la 1ère moitié du 13ème siècle par Henry d'Avaugour, comte de Goëlo. Elle a été agrandie au 15ème siècle...

— THIBOUT (Marc), 1949, « La chapelle de Kermaria-Nisquit et ses peintures murales », Congrès archéologique de France. 107e session. Saint-Brieuc. 1949, Société française d'archéologie, 1950, p. 70-81.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k32118665/f72.item

— Base Palissy POP-Culture

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00089487

https://collectif-objets.beta.gouv.fr/objets/75975

— Revue de presse internet 2023

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_de_Kermaria_an_Iskuit

https://monumentum.fr/monument-historique/pa00089487/plouha-chapelle-de-kermaria-anisquit

http://www.infobretagne.com/plouha-kermaria-peintures-murales.htm

https://www.techno-science.net/glossaire-definition/Chapelle-de-Kermaria-an-Iskuit.html

https://www.lieux-insolites.fr/cotedarmor/kermaria/kermaria.htm

 

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Published by jean-yves cordier - dans Sculptures Apôtres Chapelles bretonnes.
25 octobre 2023 3 25 /10 /octobre /2023 13:49

L'intérieur du porche (fin XVe) de Kermaria an Iskuit. II. Vierge à l'Enfant, Anges et culots.

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Voir sur cette chapelle :

 

 

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PRÉSENTATION.

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Le porche sud de Kermaria est surmonté d'une secrétairerie, une chambre couverte d'un toit en auvent où se réunissait le conseil de fabrique qui y conservait ses archives ou celle de la seigneurie, et qui servait aussi d'auditoire où les seigneurs de Lizandré-Kermaria , à partir de 1548, rendaient la justice  ou recevait l'hommage depuis la galerie ajourée. On y accède par un escalier du collatéral sud. "C'est là qu'au temps jadis, le dimanche après les offices, autour du sénéchal de la juridiction, se groupaient le Procureur et les Syndics chargés de rendre la haute justice. Les coupables et les plaideurs se tenaient au  pied de la croix qui dresse encore son fût sur le parvis de la chapelle. Le jugement était ensuite lu, au peuple assemblé, du haut de la terrasse." (Aubert)

À l'extérieur, deux niches surmontées de dais recevaient encore au début du XXe siècle les statues de saint Pierre et saint Paul, très abimées par le temps : elle sont conservées à l'intérieur de la chapelle.

Le porche lui-même s'ouvre sur une large baie en ogive, supportée de part et d'autre par de fines colonnettes. À l'intérieur, les niches abritent les statues en bois polychrome de onze apôtres, mais aussi des statues en pierre d'anges porteurs des instruments de la Passion, tandis qu'une Vierge à l'Enfant domine la porte d'entrée. Enfin la voûte est peinte d'anges chantant des cantiques mariaux.

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Datation.

La construction de la chapelle avait débuté à la fin du XIIIe siècle par les quatre premières travées de la nef. Elle se poursuivit à la fin du XVe siècle, notamment par le porche.

Le décor sculpté des statues contenues dans les niches, de celles de la Vierge et des six culots aux personnages en buste est de style homogène malgré un matériau différent dans deux statues d'anges : il est vraisemblablement contemporain de la construction du porche lui-même.

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Restauration.

Une première tranche des travaux de restauration du porche, commencés en décembre 2022, s'est achevée en mai 2023 sous la direction de Nicolas Clairand, architecte du patrimoine, des élus et des entreprises A.R.T groupe Villemain, de Plélo, pour la maçonnerie,  Moullec, de Lamballe, pour la charpente et Macé, de Trégueux, pour la couverture. L'auvent frontal, qui avait disparu, a été reconstitué.

Une seconde tranche de cinq mois doit débuter en septembre 2023.

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Plan.

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I. LA VIERGE À L'ENFANT AU DESSUS DE LA PORTE D'ENTRÉE, ET SON CULOT. Pierre polychrome, XVe siècle.

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La niche à fines colonnnes aux chapiteaux feuillagés est surmontée d'un gable  encadré de pilastres.

La Vierge, couronnée,  tient le livre des Écritures dans la main droite et porte sur l'avant-bras gauche son Fils, qui nous fait face. Le manteau bleu, qui voile sa chevelure, rassemble les plis de son pan vers la troussière du poignet puis retombe en plusieurs rangs de plis bouillonnants. Elle porte sur la poitrine un médaillon perlé.

L'Enfant, jambes croisées, est figuré en Sauveur, tenant la sphère du Monde.

La sculpture, dont la nature de la pierre ne peut être précisée (granite??), est peinte d'une polychromie qui s'écaille ; les lèvres carmin et les joues rose foncée ont été recouvertes jadis d'une couche blanche.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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Sur le culot en granite polychrome, un buste d'un homme accroupi, au regard noir, est entouré  d'un rinceau de vigne où persiste un très beau bleu.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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II. LE CÔTÉ EST : NICHES AUX ANGES PORTEURS D'INSTRUMENTS DE LA PASSION.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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1°) La première niche à partir du portail : ange tenant la croix sur le Golgotha. Granite, reste de polychromie ocre.

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Dans l'encadrement de l'ogive, une niche rectangulaire est aménagée dans l'appareillage des blocs de granite. Un ange s'y avance, grâce à un culot polygonal. 

Il est vêtu d'une tunique longue à ceinture plate. Le visage est un peu fruste à cause des grands yeux et d'une bouche  sommaire, ou des cheveux taillés très court, en casque.

Il tient une croix qui s'élève depuis un massif crénelé figurant le Golgotha.

La pierre est un granite gris dont la structure apparaît sur la brisure de la main droite. Son grain fin donne un  poli aux reflets bleus.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

L'intérieur du porche de Kermaria an Iskuit. II. Vierge à l'Enfant, Anges et culots.
Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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Le culot : buste d'un homme, granite.

Nez épaté, cheveux en boucles formant couronne.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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2°) La deuxième niche à partir du portail : ange tenant les instruments  de la Flagellation.

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Cette niche est semblable à la précédente, mais ses pans son évasés et son dais forme un éventail hexagonal. La statue est par contre bien différente  par son matériau, un tuffeau clair, mais aussi par son socle : ces caractéristiques se retrouvent sur l'ange de la niche qui lui fait face, témoignant peut-être, dans le même atelier d'une "main" différente des deux anges de l'entrée, à droite et à gauche.

L'ange a perdu sa tête, mais non ses ailes, il est vêtu d'une tunique plissée, dont la ceinture plate laisse retomber une longue extrémité. À cette ceinture est suspendu un ustensile cannelé qui m'intrigue mais que je n'identifie pas ; il serait logique d'y voir un petit instrument de musique.

L'ange porte sur ses épaules les deux instruments de la Flagellation du Christ : le fouet ou flagellum aux lanières nouées (et plombées ?) et les verges.

La pierre est peinte d'ocre jaune clair, uniforme.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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Le socle en tuffeau : deux têtes, une coupelle et des instruments de carrier.

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Nouvelle énigme, comment interpréter cette "roue" que présente ces deux têtes jumelles ? Une roue à sept rayons autour d'un essieu, mais qui est convexe comme une coupole et dont le cercle est crénelé d'édentations cubiques. 

Et surtout, comment comprendre les deux instruments qui surmontent cet accessoire ? Je crois reconnaître là un marteau de tailleur de pierre, à deux tranchants différents, et un "niveau" en équerre.

Deux personnages en buste tiennent, en position jumelle et spéculaire, la roue (un tamis ???). Derrière celui de gauche se distinguent d'autres motifs sculptés.

Nous retrouverons ces jumeaux sous la statue d'ange qui fait face.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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Le culot : buste d'un personnage, granite.

Nez épaté, tête recouverte d'une coiffe; il peut s'agir de l'épouse de l'homme du culot précédent.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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III. LE CÔTÉ OUEST : NICHES AUX ANGES PORTEURS D'INSTRUMENTS DE LA PASSION.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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3°) La première niche à partir du portail : ange tenant la Colonne de la Flagellation. Granite ?

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L'ange, semblable à celui qui porte la Croix, a les mains jointes. Sa colonne naît d'un buisson. La ceinture est plate avec une extrémité verticale renforcée en triangle. Les pieds semblent chaussés.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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Le culot : personnage en buste.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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4°) La deuxième niche à partir du portail : ange tenant la lance et ?.

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L'ensemble sculpté est en tuffeau. L'ange a cette coupe de cheveu taillés très court et en casque et cette bouche particulière de l'ange n°1, la tunique plissée évasée du n°2, la ceinture plate de tous, les yeux en amande cernés d'un trait double et la tête carrée aux pommettes anguleuses qui se retrouve sur les jumeaux du socle.

Les doigts de la main gauche sont brisés, ils traçaient peut-être un geste de bénédiction. L'objet tenu par la main droite peut évoquer un calice, malgré un pied rectangulaire. Devant lui s'élève une lance brisée (elle montait jusqu'à sa poitrine), qui est tenue par les deux personnages du socle. Ce serait la lance de Longin, celle qui transperça le flanc droit du Christ lors de la Passion.

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Les traits du visage des deux jumeaux reproduisent  ceux de l'ange : même forme carrée, mêmes pommettes saillantes, mêmes yeux, même bouche réduite à un trait en demi-sourire, même fossette du menton. Faut-il les assimiler à d'autres anges?

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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Le culot est sculpté, comme les trois précédents, en buste, mais celui-ci se distingue par des cheveux bouclés.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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IV. LES  CULOTS DE RETOMBÉE DES NERVURES DE LA VOÛTE.

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Du côté droit : au centre, un personnage en buste semblable aux précédents.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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Du côté gauche : au centre, un ange chevauchant une tête. Granite.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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Sur le côté : deux dragons affrontés. Granite.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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Sur le côté : feuillages. Granite.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

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— AUBERT , La chapelle de Kermaria-Nisquit

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/2aa55730ab949a1b101902c8544378bc.pdf

—BÉGULE (Lucien), 1909, La chapelle Kermaria-Nisquit et sa Danse des morts, H. Champion, Paris, 1909, 52 p. 

 

— CHARDIN (Paul), 1894, La chapelle de Kermaria-Nisqit en Plouha, Revue archéologique 1, pages 246-259

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203636c/f249.item

 

 

—COUFFON, René. Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1939. p. 374-375

—COUFFON, René. Quelques notes sur Plouha. Saint-Brieuc : Francisque Guyon éditeur, 1929. p. 27-35

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3346690r

—LE LOUARN-PLESSIX (Geneviève ) , 2013, Plouha, Chapelle de Kermaria an Iskuit SHAB

https://m.shabretagne.com/scripts/files/5f464c1e917b93.94134739/2013_50.pdf

https://docplayer.fr/108538314-Plouha-chapelle-de-kermaria-an-iskuit.html

—LÉVY (Tania), 2015, « La chapelle Kermaria-an-Isquist. Les peintures murales », Congrès archéologique de France. 173e session. Monuments des Côtes-d'Armor. « Le Beau Moyen Âge ». 2015, Société française d'archéologie, pp. 303-311 (ISBN 978-2-901837-70-1).

— PICHOURON ( Patrick) - L'HARIDON ( Erwana) 2005, La chapelle de Kermaria-an-Isquit Inventaire général ; Dossier IA22005349

"La chapelle Kermaria-an-Isquit a été fondée au cours de la 1ère moitié du 13ème siècle par Henry d'Avaugour, comte de Goëlo. Elle a été agrandie au 15ème siècle, puis au début du 18ème siècle par le chapelain de l'époque Jean Huet. Vendue le 16 fructidor de l'an IV (septembre 1796), elle a été rachetée par la fabrique et rendue au culte en 1812. Réputée pour sa danse macabre du 15ème siècle, elle a été classée au titre de la législation sur les monuments historiques le 6 juillet 1907 et restaurée de 1958 à 1976. Les quatre premières travées de la nef et de ses collatéraux remontent à la fondation de la chapelle. Au cours du 15ème siècle, la nef et ses collatéraux ont été prolongés de trois travées et l'édifice a été augmenté d'un porche et d'une aile au sud. L'étage du porche servait de secrétairerie à l'origine, puis il a servi d'auditoire à partir de 1547 pour la seigneurie de Lizandré-Kermaria. Enfin, Jean Huet, chapelain de Kermaria-an-Isquit, entrepris plusieurs travaux au cours du 1er quart du 18ème siècle, dont la construction de l'actuelle flèche en 1702, due au maître charpentier Pierre Le Clerc (d'après René Couffon), le percement d'une baie en 1720 (porte la date) et la reconstruction du choeur en 1721 (d'après inscription).

https://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/b4cbaf07-cdea-4601-a286-377b8f21585f

Chapelle de style gothique régional construite en moellons de granite, grès et schiste et grand et moyen appareil de granite. Elle comprend une nef à sept travées accostée de deux bas-côtés, sur cinq travées au sud et sur toute la longeur de la nef au nord, un porche à étage et une aile en retour d'équerre au sud et un chevet à trois pans. L'espace intérieur de la nef est couvert par une charpente lambrisée en berceau brisé avec entraits à engoulants apparents et les bas-côtés nord et sud sont couverts d'un lambris en demi-berceau lambrissé. Le couvrement du porche sud est formé par une voûte sur croisée d'ogives."

— THIBOUT (Marc), 1949, « La chapelle de Kermaria-Nisquit et ses peintures murales », Congrès archéologique de France. 107e session. Saint-Brieuc. 1949, Société française d'archéologie, 1950, p. 70-81.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k32118665/f72.item

 

— Revue de presse internet 2023

— Base Palissy POP-Culture

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00089487

https://collectif-objets.beta.gouv.fr/objets/75975

— Notice Wikipedia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_de_Kermaria_an_Iskuit

 

https://monumentum.fr/monument-historique/pa00089487/plouha-chapelle-de-kermaria-anisquit

 

http://www.infobretagne.com/plouha-kermaria-peintures-murales.htm

https://www.techno-science.net/glossaire-definition/Chapelle-de-Kermaria-an-Iskuit.html

https://www.lieux-insolites.fr/cotedarmor/kermaria/kermaria.htm

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Published by jean-yves cordier - dans Sculptures Chapelles bretonnes.
21 octobre 2023 6 21 /10 /octobre /2023 13:41

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PRÉSENTATION.

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Le porche sud de Kermaria est surmonté d'une secrétairerie, une chambre couverte d'un toit en auvent où se réunissait le conseil de fabrique qui y conservait ses archives ou celle de la seigneurie, et qui servait aussi d'auditoire où les seigneurs de Lizandré-Kermaria , à partir de 1548, rendaient la justice  ou recevait l'hommage depuis la galerie ajourée. On y accède par un escalier du collatéral sud. "C'est là qu'au temps jadis, le dimanche après les offices, autour du sénéchal de la juridiction, se groupaient le Procureur et les Syndics chargés de rendre la haute justice. Les coupables et les plaideurs se tenaient au  pied de la croix qui dresse encore son fût sur le parvis de la chapelle. Le jugement était ensuite lu, au peuple assemblé, du haut de la terrasse." (Aubert)

Il s'ouvre sur une large baie en ogive, supportée de part et d'autre par de fines colonnettes. À l'intérieur, les niches abritent les statues en bois polychrome de onze apôtres. À l'extérieur, deux niches surmontées de dais recevaient encore au début du XXe siècle les statues de saint Pierre et saint Paul, très abimées par le temps : elle sont conservées à l'intérieur de la chapelle.

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La construction de la chapelle avait débuté à la fin du XIIIe siècle par les quatre premières travées de la nef. Elle se poursuivit à la fin du XVe siècle :

Marc Thibout, dans son article du Congrès archéologique de 1949, n'y consacre que quelques lignes pour dater ces peintures comme contemporaines du porche lui-même.

Geneviève Le Louarn-Plessix nous en donne une analyse avertie :

" Comme pour magnifier l’entrée dans la chapelle dédiée à « Marie du prompt secours» —Ker maria an Iskuit (souvent contracté en Nisquit) est à comprendre à partir du breton is (ou es) - kuit, « qui tire d’affaire, rescapé ». — , le pèlerin qui franchit le porche méridional, entre deux rangées d’apôtres, est enveloppé de représentations apaisantes : une Vierge protectrice (Notre-Dame-de-Délivrance ?) du XVe siècle en pierre polychrome, abritée dans une niche à colonnes à chapiteaux feuillagés et de gracieux anges peints sur les voutains. Les phylactères qu’ils présentent portent les versets du « Regina cœli », hymne d’allégresse, d’accueil et de confiance (*).

(*) Voir : MUSSAT, André, Arts et cultures de Bretagne, Paris, Berger-Levrault, 1979. Sur cette question, la tenue par une branche de la famille des Rohan de la seigneurie de Plouha aux XVe et XVIe siècles pourrait sans doute expliquer ces similitudes.

En de nombreux points, le dessin des draperies, la forme et le traitement des ailes, la finesse des visages et des cheveux sont à comparer aux anges du chœur de la cathédrale de Tréguier – certes très remaniés – vers 1450 et encore aux anges musiciens du transept nord de l’église de Kernascléden (Morbihan) exécutés dans les années 1470. Dans les deux cas, mêmes artifices d’extension et d’affinement des ailes pour insérer les anges dans d’étroits voutains. la fois aimable et luxueuse que devait développer cet espace intermédiaire entre le monde laïc et l’intérieur de la chapelle plus doloriste et tourmenté ( Sous réserve d’une étude précise des pigments originaux, la couleur rouge prédominante à Kermaria se retrouve aussi aux voutains de Kernascléden. )" (Geneviève Le Louarn-Plessix 2013)

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Attribution.

Faut-il les attribuer au(x) même(s) artiste(s) qui ont réalisé, à la même période, la Danse macabre, la peinture des Trois Morts et des Trois Vifs, et la présentation de deux couples de donateurs ?

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Restauration.

La première tranche des travaux de restauration du porche, commencés en décembre 2022, se sont achevés en mai 2023 sous la direction de Nicolas Clairand, architecte du patrimoine, des élus et des entreprises Art, de Plélo, pour la maçonnerie,  Moullec, de Lamballe, pour la charpente et Macé, de Trégueux, pour la couverture. L'auvent frontal, qui avait disparu, a été reconstitué.

Une seconde tranche de cinq mois doit débuter en septembre 2023 et concernera les peintures de la voûte, qui seront nettoyées et, selon expertise, complétées.

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Plan.

 

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Marc Thibout, 1949, Gallica

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Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

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LES QUATRE VOÛTAINS DU CÔTÉ NORD.

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Placés juste au dessus de la Vierge à l'Enfant de la porte d'entrée, les anges l'honorent en chantant l'antenne mariale du XIVe siècle Regina Caeli, "Reine du ciel", dont les quatre versets sont inscrits sur leurs phylactères.

 

Regína caéli, lætáre, Allelúia!
Quia quem meruísti portáre, Allelúia!
Resurréxit, sicut dixit, Allelúia!
Ora pro nóbis Déum, Allelúia!

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Les anges  sont choristes ou orants, agenouillés, nimbés et vêtus d'une tunique longue à large amict. Leurs cheveux longs et bouclés encadrent leur visage. Il n'est pas possible de préciser si leur bouche est ouverte pour le chant. La position des mains peut laisser supposer parfois qu'ils tiennent un petit instrument, qu'on croit deviner (flute ? tambourin ? boite ?). 

Les ailes devaient être peintes avec précision quant à leurs plumes et leurs ocelles. Sur le premier voûtain, elles encadrent étroitement le visage.

Les couleurs principales varient du rouge, de l'ocre rouge, et de l'ocre jaune au jaune d'or, avec emploi du vert (pour les contours, le rehaut des tuniques et quelques détails tels une chemise sous la tunique) et du noir pour les inscriptions. 

Le fond est rouge à ondulations rouge foncé qui fait vibrer le ciel.

La restauration saura préciser quels sont les pigments et les couches de préparation employés.

La première lettre des inscriptions est peinte, comme une rubrique de manuscrit, en jaune.

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Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

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Premier voûtain : Regína caéli, lætáre, Allelúia! (texte effacé).

"Réjouis-toi Reine du ciel alleluia"

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L'ange est le plus beau, le plus féminin et le plus richement vêtu des quatre, et la tunique verte (décolletée et sans amict) est recouverte par un manteau jaune à large revers. On devine peut-être un collier. La main droite est déportée devant le ventre vers la gauche, sur le pan du vêtement (ou un instrument). Les traits du visage, soulignés d'un trait vert clair, sont bien visibles, avec de grands yeux en amande, et une bouche souriante.

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Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

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Deuxième voûtain : Quia quem meruísti portáre, Allelúya! .

"Car celui que tu as mérité de porter, alléluia"

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C'est peut-être là (j'avance avec prudence...) que l'existence d'un instrument tenu entre les deux mains est la plus probable.

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Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

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Troisième voûtain : Resurrexit, sicut dixit, Alleluya!

abrégé en  Resurréxt, sict dict, Allã 

"est ressuscité comme il l'avait annoncé alléluia".

 

 

 

 

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Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

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Quatrième voûtain : Ora pro nobis Deum, Alleluya !

 

"Prie Dieu pour nous alléluia !"

Une flûte pourrait être tenue entre les mains.

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Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

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LES QUATRE VOÛTAINS DU CÔTÉ SUD (EXTÉRIEUR).

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Ce sont à nouveau quatre anges qui occupent ces voûtains, mais les peintures sont bien moins bien conservées, et les inscriptions des phylactères ne sont pas lisibles. On ignore donc quel cantique était présent ici.

Je les présenterai dans le même ordre que précédemment, mais sans les décrire. Je m'interroge seulement sur la forme triangulaire tenue par l'ange du premier voûtain.

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Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

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SOURCES ET LIENS.

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— AUBERT , La chapelle de Kermaria-Nisquit

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/2aa55730ab949a1b101902c8544378bc.pdf

—BÉGULE (Lucien), 1909, La chapelle Kermaria-Nisquit et sa Danse des morts, H. Champion, Paris, 1909, 52 p.  Lucien Bégule (1848-1935), « peintre sur verre » et maître verrier lyonnais est célèbre par ses nombreuses réalisations religieuses et civiles dont le vitrail « Louise Labbé », récompensé par une médaille d’or à l’exposition universelle de 1900 (conservé au musée Gadagne de Lyon). Membre de la Société d’archéologie française, il se consacre, à partir de 1905 uniquement à sa fonction d’archéologue et publie de nombreux travaux consacrés aux monuments historiques.

— CHARDIN (Paul) 1894, « Peintures murales de Kermaria Nisquit », Mémoires de la Société nationale des antiquaires de France, t. XLVI, 1885, p. 238-25, lecture du 24 février 1886. Paul Louis Léger Chardin était un peintre et illustrateur français né à Paris le 20 août 1833, mort en 1918. Il est enterré au cimetière de Plouha. Élève d’Adrien Dauzats, il était membre de la Société française d’archéologie. Époux en secondes noces de Sara Rhoné, sœur d’Artur Rhoné de Keravel en Plouha, ses visites en Basse-Bretagne lui donnèrent l’occasion de peindre des paysages et portraits qu’il exposa au Salon de Paris de 1855 à 1875.  

 

— CHARDIN (Paul), 1894, La chapelle de Kermaria-Nisqit en Plouha, Revue archéologique 1, pages 246-259

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203636c/f249.item

 

 

—COUFFON, René. Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1939. p. 374-375

—COUFFON, René. Quelques notes sur Plouha. Saint-Brieuc : Francisque Guyon éditeur, 1929. p. 27-35

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3346690r

—LE LOUARN-PLESSIX (Geneviève ) , 2013, Plouha, Chapelle de Kermaria an Iskuit SHAB

https://m.shabretagne.com/scripts/files/5f464c1e917b93.94134739/2013_50.pdf

https://docplayer.fr/108538314-Plouha-chapelle-de-kermaria-an-iskuit.html

—LÉVY (Tania), 2015, « La chapelle Kermaria-an-Isquist. Les peintures murales », Congrès archéologique de France. 173e session. Monuments des Côtes-d'Armor. « Le Beau Moyen Âge ». 2015, Société française d'archéologie, pp. 303-311 (ISBN 978-2-901837-70-1).

— PICHOURON ( Patrick) - L'HARIDON ( Erwana) 2005, La chapelle de Kermaria-an-Isquit Inventaire général ; Dossier IA22005349

"La chapelle Kermaria-an-Isquit a été fondée au cours de la 1ère moitié du 13ème siècle par Henry d'Avaugour, comte de Goëlo. Elle a été agrandie au 15ème siècle, puis au début du 18ème siècle par le chapelain de l'époque Jean Huet. Vendue le 16 fructidor de l'an IV (septembre 1796), elle a été rachetée par la fabrique et rendue au culte en 1812. Réputée pour sa danse macabre du 15ème siècle, elle a été classée au titre de la législation sur les monuments historiques le 6 juillet 1907 et restaurée de 1958 à 1976. Les quatre premières travées de la nef et de ses collatéraux remontent à la fondation de la chapelle. Au cours du 15ème siècle, la nef et ses collatéraux ont été prolongés de trois travées et l'édifice a été augmenté d'un porche et d'une aile au sud. L'étage du porche servait de secrétairerie à l'origine, puis il a servi d'auditoire à partir de 1547 pour la seigneurie de Lizandré-Kermaria. Enfin, Jean Huet, chapelain de Kermaria-an-Isquit, entrepris plusieurs travaux au cours du 1er quart du 18ème siècle, dont la construction de l'actuelle flèche en 1702, due au maître charpentier Pierre Le Clerc (d'après René Couffon), le percement d'une baie en 1720 (porte la date) et la reconstruction du choeur en 1721 (d'après inscription).

Chapelle de style gothique régional construite en moellons de granite, grès et schiste et grand et moyen appareil de granite. Elle comprend une nef à sept travées accostée de deux bas-côtés, sur cinq travées au sud et sur toute la longeur de la nef au nord, un porche à étage et une aile en retour d'équerre au sud et un chevet à trois pans. L'espace intérieur de la nef est couvert par une charpente lambrisée en berceau brisé avec entraits à engoulants apparents et les bas-côtés nord et sud sont couverts d'un lambris en demi-berceau lambrissé. Le couvrement du porche sud est formé par une voûte sur croisée d'ogives."

— THIBOUT (Marc), 1949, « La chapelle de Kermaria-Nisquit et ses peintures murales », Congrès archéologique de France. 107e session. Saint-Brieuc. 1949, Société française d'archéologie, 1950, p. 70-81.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k32118665/f72.item

— SOLEIL (Félix), 2020, La Danse macabre de Kermaria-an-Isquit, Dijon, Éditions Nielrow, 2020, 30 p. (ISBN 978-2-490446-16-2).

 

— Base Palissy POP-Culture

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00089487

https://collectif-objets.beta.gouv.fr/objets/75975

— Notice Wikipedia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_de_Kermaria_an_Iskuit

— Revue de presse internet 2023

https://monumentum.fr/monument-historique/pa00089487/plouha-chapelle-de-kermaria-anisquit

https://actu.fr/bretagne/plouha_22222/patrimoine-cette-chapelle-bretonne-va-retrouver-sa-superbe-du-xve-siecle_58498933.html

https://www.letelegramme.fr/cotes-d-armor/plouha-22580/a-plouha-la-chapelle-de-kermaria-retrouve-sa-splendeur-6373663.php

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouha-22580/fin-des-premiers-travaux-a-la-chapelle-de-kermaria-3bde380e-0c0d-11ee-93ab-a50c3217cece

http://www.infobretagne.com/plouha-kermaria-peintures-murales.htm

https://www.techno-science.net/glossaire-definition/Chapelle-de-Kermaria-an-Iskuit.html

https://www.lieux-insolites.fr/cotedarmor/kermaria/kermaria.htm

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Published by jean-yves cordier - dans Peintures murales. Chapelles bretonnes. Anges musiciens

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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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