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10 novembre 2023 5 10 /11 /novembre /2023 20:27

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha.

 

 

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Voir sur cette chapelle :

 

 

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PRÉSENTATION.

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Après avoir occupé la droite de l'autel dédié à Notre-Dame de Kermaria dans le bras sud du transept, l'ensemble de bas-reliefs en albâtre de la chapelle de Kermaria an Iskuit est exposé dans  une vitrine à droite du chœur. Ce sont principalement quatre panneaux rectangulaires consacrés à un cycle de la Vie de la Vierge, de même taille et surmontés d'un dais gothique identique, mais ce cycle se complète d'une Vierge de Pitié placée au dessus de ces panneaux. 

Les ensembles liés au cycle de la Vie de la Vierge ont été produits en grand nombre en albâtre de Nottingham à partir de 1420. La presque totalité  des retables bretons a été démantelée et nous est parvenue sous forme de panneaux isolés ( Squiffiec, Vannes, Guer, Morlaix, Plonevez-du-Faou,). Les ensembles les mieux conservés sont ceux de Nouvoitou (35) et de Kermaria an Iskuit, tous les deux de la fin du XVe siècle. C'est dire l'intérêt de l'étude de ces albâtres de Kermaria, et de la comparaison des deux retables.

D'autre part, en comparant les quatre sujets ici traités (Annonciation, Adoration des Mages, Assomption, Couronnement par la Trinité) avec leurs homologues des grandes collections d'albâtres (Victoria & Albert Museum ou Musée de Cluny par exemple), nous pouvons voir à la fois la fidélité des œuvres au modèle archetypal anglais, et à la fois comment chque sculpture est néanmoins unique.

La Vierge de Pitié (intitulée "Descente de Croix" dans la notice Palissy) est un sujet très rare des albâtres de Nottingham

 

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Généralités.

À partir de 1340, l'albâtre (alabaster en anglais) a été largement exploité dans les carrières de la région du South Derbyshire et du Nottinghamshire . Cette production de panneaux de bas-reliefs à thèmes religieux a pris un caractère commercial et de série au XVe siècle, « radicalisant des emprunts à l'art des Pays Nordiques et développant l'élégance et la préciosité de sculptures rehaussées de couleurs vives et de dorures". La Réforme met un terme brutal à ce commerce dès le début du XVIe siècle.

 

Il existe deux sortes d'albâtre. L'albâtre calcite, qui  est très dur et était utilisé dans l'Antiquité, et l' albâtre de gypse (sulfate de chaux) qui est une pierre à grain fin, tendre et lisse qui se durcit par exposition à l'air. Bien qu'à première vue il ressemble un peu au marbre, qu'il était censé imiter, il était beaucoup plus facile à sculpter en raison de sa douceur, et les objets en albâtre étaient donc nettement moins chers à produire. 
La sculpture de l'albâtre, principalement extraite à Tutbury et Chellaston près de Nottingham, a pris des proportions industrielles en Angleterre entre le milieu du XIVe et le début du XVIe siècle. Le marché des retables et des petites images de dévotion était vaste. Elle comprenait non seulement les fondations religieuses mais aussi les classes marchandes. Plusieurs centaines d’albâtres anglais ont été exportés, certains jusqu’en Islande, Croatie et Pologne et à Saint-Jacques-de-Compostelle, dans le nord-ouest de l’Espagne. Mais le marché le plus important pour ce type d'œuvres était de loin la France, dont certaines églises conservent encore aujourd'hui des retables en albâtre anglais in situ.

On peut décrire deux thèmes principaux, celui de la Passion, et celui de la Vie de la Vierge, auquel s'ajoute celui de saints prestigieux.

 

"L'extraction de l'albâtre gypseux anglais  est géographiquement limitée aux Midlands, notamment autour de Nottingham.

        Les lieux où il se  travaille se répartissent dans une aire plus vaste, les meilleurs ateliers se trouvant à Londres. Mais les objets fabriqués en séries presque identiques portent le nom générique d'albâtres de Nottingham faute de pouvoir leur attribuer un atelier.

   Au début du XIVe siècle l'albâtre servait à réaliser des tombeaux ou de grandes sculptures.

  A partir de 1340 environ, la production de statuettes et de petits reliefs à sujets religieux, peints et dorés, pouvant s'assembler en retable, se développe énormément. Les plus anciens reliefs qui nous soient parvenus datent de la fin du XIVe siècle.

Vers 1550, la Réforme anglicane et l'interdiction des images religieuses condamnent cette activité. Beaucoup d’œuvres exposées dans les lieux de culte furent alors détruites, d'autres furent cachées.

  Au XIXe siècle, les recherches des collectionneurs permirent d'en retrouver de nombreux témoignages. Le musée Victoria et Albert de Londres en conserve une magnifique et abondante collection.

Le style très animé et l'éclat de la polychromie, mais aussi le prix assez faible de ces objets de dévotion avaient assuré leur succès dans toute l'Europe du XIVe au XVIe siècles. Leur transport était facile car chaque scène était sculptée sur un panneau indépendant dont les dimensions, en hauteur comme en largeur,  dépassaient rarement 35 à 50 cm, elles pouvaient être exposées seules ou assemblées en retables. C'est pourquoi on en trouve également de nombreux exemplaires dans tous les musées français." (L. Barragué-Zouita)

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La vitrine adopte une forme en T inversée, fréquente dans la présentation des retables.

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Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

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I. L'ANNONCIATION. Albâtre de Nottingham, trace de polychromie, fin XVe.

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Alors que les panneaux de la fin du XIVe ont une composition simplifiée où la Vierge assise accueille le message de l'ange figuré sur un nuage au dessus du vase de lys, ce type d'Annonciation apparaît dans l'art anglais après 1430 : la Vierge est agenouillée  sur un coussin à glands de passementerie devant son lutrin de prière et esquisse un mouvement de surprise en se tournant vers l'ange. Elle est couronnée et nimbée et porte une chape bleue fermée par un médaillon à cinq pétales, au dessus d'une robe moulante . L'ange Gabriel fait une génuflexion et indique du doigt le message de sa salutation (AVE MARIA) inscrit sur le phylactère. Il est coiffé d'un diadème et porte une chape bleue à revers rouge. En double symbole de virginité, et de fécondité, un lys s'élève d'un vase qui sépare les deux personnages. Au dessus d'eux, Dieu le Père (tête brisée) tenant la sphère du Monde et bénissant, envoie la colombe de l'Esprit vers les lèvres de Marie.

Dans le coin supérieur droit, on voit le support du rideau de la chambre, et un phylactère (qui portait sans doute la réponse d'acceptation de Marie, ECCE ANCILLA DOMINI.

La composition est surmontée d'un dais gothique à gables et crochets.

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Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

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PANNEAUX SEMBLABLES DANS LES COLLECTIONS.

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Le panneau du V&A Museum de Londres , daté du XVe siècle tardif, est très proche de celui de Kermaria, mais présente pourtant  cinq différences : la posture de la Vierge, souriante et qui se tourne vers l'ange ; l'existence d'un angelot en registre supérieur ; et surtout le remplacement de la colombe par un enfant-Jésus portant sa croix cerclée de la couronne d'épines, entre la bouche du Père (couronné et nimbé) et les lèvres de Marie. Enfin l'ange Gabriel tient un sceptre ; et sa chape de Gabriel est remplacée par une tunique.

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Annonciation, albâtre, fin XVe, Collection V&A Museum

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Un deuxième panneau du Victoria & Albert Museum : l'ange du haut tient un luth. C'est une colombe qui vole depuis la bouche de Dieu le Père.

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V&A Museum fin XVe

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Troisième exemple dans les collections du Victoria & Albert Museum : 

https://collections.vam.ac.uk/item/O70063/the-annunciation-panel-unknown/

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Dans le Retable de la Vierge de l'église de Nouvoitou (35), nous trouvons une Annonciation également très semblable à celle de Kermaria, mais qui a conservé sa polychromie et sa dorure. On y découvre à gauche un troisième ange, balançant un encensoir. La Vierge a le même geste de surprise qu'à Kermaria, mais regarde l'ange Gabriel. Il me semble que la longue forme qui sort de la bouche du Père est, comme à Kermaria, une colombe dont la tête est brisée.

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Annonciation (albâtre, fin XVe) du retable de Nouvoitou, copyright Inventaire général, ADAGP cliché Bernard Bègne

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Retable de Nouvoitou (détail), copyright Inventaire général, ADAGP cliché Bernard Bègne

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Saint-Péver.

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La seule photo disponible en ligne du panneau du retable de Saint-Péver (22) datant de la fin du XVe siècle, est celle de la base Palissy, et elle date de 1952. La proximité de ce retable (provenant de la chapelle N.-D.  d'Avaugour) est soulignée par C. Dréan. C'est le seul exemple de retable de la Vierge complet, avec celui de Nouvoitou. La posture respective des deux personnages est différente. Dieu le Père envoie non une colombe, mais la figure de l'Enfant-Jésus, comme sur le premier panneau du VAM, et C. Dréan y voit, s'appuyant sur F. Cheetham,  "une évolution caractéristique des dernières années du XVe siècle". Néanmoins, elle estime que les panneaux de Plouha et de Saint-Péver pourraient provenir du même atelier, mais par des sculpteurs différents.

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Le panneau du Walter Art Museum est proche de celui de Kermaria pour la représentation de la chambre (ciel de lit, lutrin). La colombe y est bien conservée.

Annonciation (albâtre, v. 1450-1490); Walters Art Museum

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De même, pour le panneau du Philadelphia Museum of Art.

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Philadelphia Museum of Art

Ou bien : https://artmuseum.princeton.edu/collections/objects/19183

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II. L'ADORATION DES MAGES. Albâtre de Nottingham, trace de polychromie, fin XVe.

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La Vierge est à gauche, assise sur un lit à baldaquin, nimbée et les cheveux dénoués, tenant les orteils du pied gauche de son fils. Elle est vêtue d'un manteau à larges manches et d'une robe moulante. L'Enfant, sur ses genoux, en tunique, lui carresse la joue tout en se retournant vers le vase plein d'or pour y puiser ou en agréer l'offrande. Melchior, qui offre cet or, est à demi agenouillé, barbu, sa couronne passée sur l'avant-bars gauche. Il est vêtu d'un manteau à camail et capuche.

Juste au dessus de l'Enfant, c'est Gaspard, couronné, barbu, offrant l'encens et désignant l'étoile qui les a guidés de sa main droite : on la reconnaît sous la forme d'un médaillon du ciel de lit. On retrouve ce geste sur toutes les Adorations des porches bretons du XVe siècle (Rumengol, Le Folgoët)

Balthazar, couronné, imberbe comme il se doit, offre la myrrhe. Il est vêtu d'une tunique courte recouverte par un manteau à manches très larges.

Enfin, assis sur le sol mais accoudé à son siège, Joseph tenant sa canne, somnole près de l'âne et du bœuf.

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Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

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PANNEAUX SEMBLABLES DANS LES COLLECTIONS.

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Plus de cent exemplaires de l'Adoration en albâtre subsistent.

Victoria & Albert Museum 1. Panneau de la seconde moitié du XVe siècle qui proviendrait de l'abbaye de Montier-en-Der, Haute Marne.

Notez les grelots de la ceinture de Balthasar.

 

VAM

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Victoria & Albert Museum 2.

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Victoria & Albert Museum 3. Provient d'Espagne. Seconde moitié du XVe siècle.

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Notez la couleur de peau de Balthazar, tradition ayant débuté en Allemagne au début du XVe siècle.

 

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Voir aussi au VAM un panneau de 1420-1440 :

https://collections.vam.ac.uk/item/O70351/the-adoration-of-the-magi-panel-unknown/

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Retable de Nouvoitou (fin XVe)

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Nouvoitou.

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Nouvoitou, détail : saint Joseph.

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Retable de Saint-Péver (fin XVe).

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Panneau de Squiffiec.

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III. L'ASSOMPTION DE LA VIERGE. SAINT THOMAS RECEVANT LA CEINTURE. Albâtre de Nottingham, trace de polychromie, fin XVe.

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La Vierge, nimbée, occupe le centre d'une mandorle rayonnante et est guidée vers son Assomption par six anges, dont deux tiennent sa couronne ; deux autres, mains jointes, portent un diadème sommé d'une croix. 

Elle est vêtue, comme sur les autres panneaux, d'une chape et d'une robe moulante. Le fermail de la chape est losangique à quatre lobes. Elle n'est pas voilée et ses cheveux sont dénoués. Ses mains, aux longs doigts sont écartées, dans une geste  de prière, mais qui reprend le geste d'acceptation de l'Annonciation.

Les chaussures sont à extrémités pointues, selon la mode du XVe siècle.

En bas à gauche, un ange présente à la Vierge l'apôtre Thomas, qui tient une ceinture frappée d'ornements floraux. Ce détail, qui se retrouve sur presque toutes les Assomptions en albâtre de Nottingham du XVe siècle, relève de la tradition issue des évangiles apocryphes des ve et vie siècles. Jacques de Voragine indique dans sa Légende dorée :

 

"Et Jésus dit : « Lève-toi, ma mère, ma colombe, tabernacle de gloire, vase de vie, temple céleste, afin que, de même que tu n’as point senti la souillure du contact charnel, tu n’aies pas non plus à souffrir la décomposition de ton corps ! » Et l’âme de Marie rentra dans son corps, et la troupe des anges l’emporta au ciel. Et comme Thomas, qui n’avait pas assisté au miracle de l’assomption, refusait d’y croire, voici que la ceinture qui entourait le corps de la Vierge tomba du ciel dans ses mains, intacte et encore nouée, de manière à lui faire comprendre que le corps de la Vierge avait été emporté tout entier au ciel."

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Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

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PANNEAUX SEMBLABLES DANS LES COLLECTIONS.

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Victoria & Albert Museum 1. Seconde moitié du XVe siècle

Dieu le Père accueille la Vierge, entouré d'un ange jouant d'une viole avec un plectre et d'un autre de la harpe. Un ange soutient les deux pieds chaussés de Marie. La Vierge porte un bandeau sur la tête, une robe surmontée d'une tunique courte frappée d'hermines et un manteau attaché d'une manière inhabituellement élaborée par une cordelette ; les extrémités du cordon sont maintenues ensemble par une bascule et bouclées. 

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Victoria & Albert Museum 2. Seconde moitié du XVe siècle

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https://collections.vam.ac.uk/item/O70484/the-assumption-of-the-virgin-panel-unknown/

Le registre supérieur est semblable au panneau précédent. Mais ici, saint Thomas regarde la Vierge, les mains jointes en prière, et reçoit une extrémité de la ceinture, qui est montrée débouclée au moment de tomber, la boucle étant visible sous sa taille à droite. 

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Victoria & Albert Museum 3. Seconde moitié du XVe siècle

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Ce panneau très haut représente la Vierge portant un bandeau sur la tête, une robe moulante et un manteau retenu comme sur le premier panneau par un cordon à pompons. Elle se tient dans une mandorle sculptée de rayons qui se trouve au dessus du sol au centre du panneau. Elle est flanquée de trois paires d'anges qui la désigne, chacun avec un bras tendu. Le personnage barbu de saint Thomas, tourné vers la gauche, est agenouillé à ses pieds entre deux personnages agenouillés, tonsurés, cagoulés sur les épaules (moines donateurs tenant un phylactère).  Saint Thomas lève les yeux, tenant dans sa main gauche le fermoir de la ceinture de la Vierge, représentée débouclée, au moment de tomber de sa taille, la boucle visible à gauche. La figure auréolée et barbue de Dieu le Père se trouve en haut du panneau au-dessus d'une division indiquant le ciel. Il est flanqué d'un ange à gauche jouant d'une petite harpe et d'un ange à droite jouant d'une viole avec un plectre.
 

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Victoria & Albert Museum 4.

 

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Saint Thomas est absent. La Vierge, déjà couronnée, se tient debout, les mains jointes en prière, au centre du panneau dans une mandorle sur laquelle est incisé un motif en zigzag. Elle a un visage à la mâchoire carrée et porte une robe et une cape. La mandorle est tenue par trois paires d'anges, une paire agenouillée et deux volants. Les paupières de la Vierge sont sculptées. Dieu le Père, couronné et barbu et la main droite levée en signe de bénédiction, se trouve au sommet du panneau, au-dessus d'un large rebord horizontal ondulé indiquant le ciel. Il est flanqué de deux anges dont les mains sont écartées dans une attitude de prière.

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Cluny. Fin XVe.  Cl19332

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Saint-Péver.

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Proximité avec Kermaria an Iskuit.

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Nouvoitou.

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Proximité avec Victoria & Albert Museum 1.

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Guern, Notre-Dame de Quelven.

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IV. LE COURONNEMENT DE LA VIERGE PAR LA TRINITÉ. Albâtre de Nottingham, trace de polychromie, fin XVe.

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Le Vierge, nimbée, est assise, entre deux anges musiciens, l'un jouant de la harpe, l'autre d'un tambourin. Elle est vêtue d'un manteau et d'une robe moulante à col rond, et a les mains écartées comme sur deux des panneaux précédents. 

La couronne est posée par le Christ et le Père, tous les deux nimbés, assis sur leur trône, et traçant une bénédiction. Le Christ  glorieux est vêtu du manteau de la Réssurection et tient l'étendard de sa victoire sur la Mort. Dieu le Père est couronné. La colombe du Saint-Esprit descend verticalement poser son bec sur la croix qui somme la couronne.

Le Père et le Fils sont représentés de face, mais avec le corps légèrement incliné vers la Vierge.

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Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

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PANNEAUX SEMBLABLES DANS LES COLLECTIONS.

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Victoria & Albert Museum.

Les collections du VAM renferment 11 exemples du Couronnement de la Vierge par la Trinité, mais tous différent, par la posture du Père et du Fils, par l'absence de la colombe ou d'un des deux personnages, ou par l'absence d'anges musiciens, du panneau de Kermaria.

 

https://collections.vam.ac.uk/item/O71077/the-coronation-of-the-virgin-panel-unknown/

https://collections.vam.ac.uk/item/O69621/the-coronation-of-the-virgin-panel-unknown/

https://collections.vam.ac.uk/item/O69535/the-coronation-of-the-virgin-panel-unknown/

https://collections.vam.ac.uk/item/O70695/the-coronation-of-the-virgin-panel-unknown/

https://collections.vam.ac.uk/item/O69999/the-coronation-of-the-virgin-panel-unknown/

https://collections.vam.ac.uk/item/O70813/the-coronation-of-the-virgin-panel-unknown/

https://collections.vam.ac.uk/item/O69643/the-coronation-of-the-virgin-panel-unknown/

https://collections.vam.ac.uk/item/O70071/the-coronation-of-the-virgin-panel-unknown/

https://collections.vam.ac.uk/item/O70287/the-coronation-of-the-virgin-panel-unknown/

https://collections.vam.ac.uk/item/O69944/the-coronation-of-the-virgin-panel-unknown/

https://collections.vam.ac.uk/item/O70799/the-coronation-of-the-virgin-panel-unknown/

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Saint-Péver.

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L'ensemble de Saint-Péver était jusqu'à présent le plus proche de celui de Kermaria, mais son Couronnement est bien différent, et rejoint les spécimen du VAM : le Père et le Fils sont tournés vers la Vierge, le Père tient l'orbe, et les anges musiciens sont absents. La colombe est au centre d'une mandorle rayonnante.

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Nouvoitou.

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Là encore, le panneau est différent de celui de Kermaria : posture du Père et du Fils tournés vers le centre, Esprit-Saint à forme humaine semblable aux deux autres parties de la Trinité et en adoptant le geste de bénédiction. Mais les anges musiciens sont là, l'un jouant de la harpe et l'autre d'un instrument à préciser.

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V. LA VIERGE DE PITIÉ OU DÉPLORATION À CINQ PERSONNAGES . Bas-relief, albâtre, traces de polychromie, XVe siècle.

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La Vierge, enveloppée dans son manteau formant voile, est penchée sur le côté droit vers son Fils, dont elle soutient le buste. Ce dernier est allongé sur ses cuisses, les jambes fléchies, le bras droit pendant le long de la jambe de sa mère, le bras gauche soulevé vers son épaule. Ses chaussures pointues attestent de la datation au XVe siècle.

Un personnage est agenouillé à gauche, soutenant la tête du Christ, la tête coiffée d'un bandeau, le corps enveloppé dans un manteau. Ce pourraît être Marie-Madeleine, même si nous ne voyons ni ses cheveux dénoués, ni son vase de parfum.

Un deuxième personnage est debout derrière elle. Sa tête est brisée. C'est l'emplacement habituel de saint Jean.

Du troisième personnage ne subsiste que le buste et le geste des deux mains, l'une posée sur le genou du Christ. Une sainte femme ? Nicodème ?

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Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

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PANNEAUX SEMBLABLES DANS LES COLLECTIONS.

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Je n'ai trouvé aucun panneau comparable. La Lamentation du Victoria et Albert Museum est bien différente. On peut donc s'étonner de trouver à Kermaria un panneau dont la production à Nottingham n'est pas attestée ailleurs.

Victoria & Albert Museum.

Lamentation sur le Tombeau : La Vierge entre Marie-Madeleine et Marie Cléophas.
"Le Christ mort, vêtu d'un pagne et d'un torse, repose de gauche à droite sur les genoux de la Vierge, la tête soutenue par sa main droite. Ses bras sont à ses côtés et ses jambes pendent à angle droit. La Vierge, vêtue d'une robe et d'un voile sur la tête qu'elle retient par  sa main gauche, est assise sur le tombeau et regarde le Christ. Une silhouette (sans tête) à gauche du panneau, vêtue d'une robe moulante et d'un manteau et tenant apparemment une mèche de cheveux dans sa main droite, est vraisemblablement Marie-Madeleine. Derrière le tombeau, à droite du panneau, se trouve une figure féminine voilée, vêtue d'une robe et tenant un livre fermé dans sa main gauche, et regardant le Christ ; il s'agit probablement de Marie Cléophas. Un crâne, deux os croisés et une mâchoire au premier plan du panneau signifient sans doute le Golgotha, le lieu du crâne. Il manque le haut du panneau et présente une fente verticale à gauche de la tête de la Vierge. "

Panneau en albâtre représentant la Lamentation sur le Christ mort. Angleterre, XVe siècle.

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VI. PERSONNAGE MONASTIQUE BÉNISSANT ET TENANT UN [LIVRE].

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Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

Le retable de la Vie de la Vierge ( cinq  bas-reliefs en albâtre, traces de polychromie, dernier quart XVe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha. Photographie lavieb-aile 2023.

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CATALOGUE DES ALBÂTRES BRETONS (d'après C. Dréan).

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Les albâtres de Bretagne ont été catalogués, datés et décrits par Colette Dréan. La majorité date de la seconde moitié du XVe siècle. Les retables de la Vie de la Vierge, dont j'ai placé les éléments en rouge, ne sont pas complets et souvent réduits à un ou deux panneaux. Les plus intéressants, en comparaison avec le retable de Kermaria, sont ceux de Saint-Péver et de Nouvoitou. 

 

Côtes d'Armor

  •  Châtelaudren Chapelle Notre-Dame -du-Tertre. Retable volé en 1969. Deuxième moitié du XVe siècle.

  • Châtelaudren Chapelle Notre-Dame -du-Tertre. Vierge à l'Enfant, début XVIe ?

  •  Corlay, presbytère, v. 1428 Ste Anne et la Vierge

  •  Dinan, Musée, seconde moitié XVe. Descente de croix ; Ste Catherine.

  •  Lanvollon, Vierge à l'Enfant, fin XIVe

  • Pléherel église du Vieux-Bourg, fin XVe

  • Ploubezre chapelle Saint-Thècle fin XVe

  • Plougrescant Chapelle Saint-Gomery. Vierge à l'Enfant moitié XVe

  • Plouha, Chapelle de Kermaria an Iskuit, retable de la Vie de la Vierge, deuxième moitié XVe

  • Pommerit-le-Vicomte, église, Retable de la Passion, fin XVe

  • Rostrenen, chapelle de Compostal, Arbre de Jessé , Assomption et Couronnement de la Vierge, deuxième moitié XVe

  • Saint-Brieuc, ancien Carmel, Crucifixion, deuxième moitié XVe

  • Saint-Laurent de Bégard, église, Baiser de Judas, deuxième moitié XVe

  • Saint-Pever, Retable de la Vie de la Vierge : Trinité, Assomption, Couronnement.fin XVe

  • Squiffiec, Retable de la Vie de la Vierge : Adoration des Mages, Couronnement.fin XVe

 

Finistère

  • Cléden-Cap-Sizun

  • Combrit

  • [Elliant, chapelle Sainte Marguerite : hors catalogue, cité in Couffon 1980 p. 105 : Assomption de la Vierge avec saint Thomas]

  • Esquibien, église Saint-Onneau, Vierge de Pitié, ronde-bosse, milieu XVe. Volée en 1980.

  • Locquirec, église Saint-Jacques Vierge de Pitié, fin XVe (Vierge à l'Enfant selon R. Couffon)

  • Morlaix, Musée des Jacobins, Visitation, Trinité, Mise au tombeau, deuxième moitié XVe

  • Morlaix, couvent des Carmélites, Assomption, deuxième moitie XVe

  • Plonevez-du-Faou,  chapelle Saint-Herbot, Annonciation, volée en avril 1969 [et  Couronnement, non confirmé], deuxième moitié XVe.

  • Plouvorn, N-D de Lambader, élus dans le sein d'Abraham, deuxième moitié XVe. (Non retrouvé lors de ma visite, non confirmé)

  • Quimperlé, musée de l'Évêché, Ste Anne, Annonciation, Couronnement, deuxième moitié XVe

  • Quimper, cathédrale, Saint Jean-Baptiste, première moitié XVe

  • Quimper, cathédrale, retable du Christ et des Vertus, Xve

  • Quimper, Musée départemental breton, Baiser de Judas, Flagellation, deuxième moitié XVe

  • Roscoff, église de Croas-Batz, Retable de la Vie du Christ deuxième moitié XVe 

  • Trémaouézan, presbytère, Adoration des Mages entre 1350 et 1390

 

Ille-et-Vilaine

  • Nouvoitou Retable de la Vie de la Vierge : Annonciation, Adoration, Trinité, Assomption, Couronnement fin XVe

Morbihan

  • Arradon chapelle N-D du Vincin, Vierge

  • Guer, Presbytère, Adoration des Mages, fin XVe

  • Guern Chapelle N-D du Quelven, Assomption et Couronnement, deuxième moitié XVe PM56000358

  • Monterrein, Trinité, fin XVe

  • Plouharnel chapelle N-D des Fleurs, Arbre de Jessé deuxième moitié XVe

  • Riantec, Ste Catherine

  • Saint-Avé, Retable Te Deum deuxième moitié XVe

  • Vannes, Musée, Adoration des Mages, Assomption, Flagellation, Descente de Croix, Mise au Tombeau deuxième moitié XVe

  • Vannes Grand Séminaire. Annonciation, Assomption, Couronnement Crucifixion deuxième moitié XVe

  • Ste Anne d'Auray, Retable de la Passion, Première moitié XVe.

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SOURCES ET LIENS.

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— BARRAGUÉ-ZOUITA (Laetitia) 2016, L'ensemble de la collection d'albâtre du Musée Boucher-de-Perthes d'Abbeville 

https://www.amis-musee-abbeville.fr/2016/12/09/oeuvre-du-mois-d%C3%A9cembre-2016-alb%C3%A2tres-de-nottingham/

— CHEETHAM, (Françis), 1984. Albâtres médiévaux anglais . Oxford : Phaidon-Christie's Limited, 1984. p. 188 (cat. 115), ill. ISBN0-7148-8014-0

—DRÉAN (Colette), 1987, Les sculptures d'albâtre en Bretagne, SHAB 1987-15.

https://m.shabretagne.com/scripts/files/5f243fd64b5e59.02423570/1987_15.pdf

—PRIGENT (Christiane), 1998, Les sculptures anglaises d’albâtre, Musée national du Moyen Âge, éditions RMN, Paris.

— ROSTANG (A) 1928, Les albâtres anglais du XVe siècle en Basse-Normandie, Bulletin Monumental  Année 1928  87  pp. 257-309

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1928_num_87_1_10045

— Victoria & Albert Museum

https://collections.vam.ac.uk/search/?page=1&page_size=15&id_material=AAT11101&id_category=THES48896&id_collection=THES48600&id_person=N480

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Published by jean-yves cordier - dans Sculptures Anges musiciens Albâtre XVe siècle
6 novembre 2023 1 06 /11 /novembre /2023 13:11

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit.

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—Voir sur cette chapelle :

 

 

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PRÉSENTATION.

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Comme l'a montré Geneviève Le Louarn-Plessix, la chapelle  de Kermaria an Iskuit a été construite en trois étapes :  la partie occidentale de la nef (quatre travées) date du XIIIe siècle,  cette nef a été agrandie au premier tiers du XIVe siècle vers l’est de trois travées avec la greffe de la chapelle sud et la construction du chœur, et  enfin l’édifice aurait subi des transformations entre 1702 (date sur une pièce de charpente de la tour ouest) et 1720, date de la création des fenêtres sud de la nef,   de la destruction du jubé, de celle de l’arc-diaphragme et du badigeon des peintures macabres peu conformes à la somptuosité de la Contre Réforme.

C'est néanmoins du XVe siècle que datent les quatre ensembles de peintures murales : Anges de la voûte du porche, Danse macabre de la nef, Dit des trois vifs du collatéral nord et fresque des seigneurs dédicaçaires de la chapelle sud, ainsi que la peinture du lambris du collatéral nord consacrée au Combat des vices et des vertus.

Après 1856, ces peintures furent découvertes  sous le badigeon des murs de la nef, elles furent relevées en 1861 par  Alexandre Denuelle, décrites et dessinées par Paul Chardin en 1894 et restaurées à partir de 1960. Il ne reste aujourd'hui presque plus rien de la peinture du lambris, et le Dit des trois vifs et des trois morts est très dégradé. 

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Datation.

À la lecture des auteurs de référence, affiner la datation de ces peintures est manifestement une affaire délicate, y compris sous les plumes de Geneviève Le Louarn-Plessix (2013) et de Tania Levy (2015). Les Anges des voûtains du porche montrent une parenté avec ceux du chœur de la cathédrale de Tréguier (1450) et du transept nord  de Kernascléden (v.1470). Xavier Barral i Altet place  la réalisation du Combat des vices...  dans la deuxième moitié du XVe siècle (et la présence de fleurs de lys d'or sur le fond pourrait même la rendre postérieure au mariage de Charles VIII et d'Anne de Bretagne après 1491). Le Dit des trois vifs daterait de la fin du XVe siècle.

La datation de la fresque dédicaçaire de la chapelle sud dépend presque complètement d'une interprétation des motifs héraldiques qu'on y voit sur la cotte du couple de droite :  elle serait postérieure à 1481, date du mariage de Guillaume III de Boisgelin et Anne du Vieux-Chastel.

La fameuse Danse macabre pourrait être postérieure à 1486 et même 1492, date discutée de parution de la danse macabre publiée par Antoine Vérard, car on y voit  un usurier flanqué du pauvre, qui n'apparait pas dans la publication de Guiot Marchant en 1485 . Mais il semble que la scène figurait aussi au cimetière des Innocents (1424) :  l’auteur des peintures de Kermaria pouvait l’y avoir vue s'il s'était rendu à Paris. Faut-il,  avec Emile Mâle, tenir compte des dates des épidémies de peste [Quimper 1472 et 1480, diocèse de Tréguier 1463, 1472 et 1473] qui pourraient en expliquer le choix ? Ou tenir compte, encore avec Emile Mâle, des costumes qui placeraient la peintures dans les années 1460 ? Doit-on estimer, que la Danse  a été réalisée en même temps que la fresque des donateurs seigneuriaux, alors que les détails des chaussures pointues ou des manteaux ne sont pas compatibles avec la fin du XVe siècle?

Sous la Danse macabre, des Prophètes occupaient, avec leur phylactère, les écoinçons  sur un fond de fleurettes rouges et de quintefeuilles vertes. Sont-ils contemporains de la Danse ? Ce fond se retrouve sur la fresque dédicaçaire...

 

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Présentation générale.

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Seule la moitié droite est aujourd'hui conservée, mais le relevé d'A. Denuelle suggère que plusieurs couples se succédaient, et que la fresque s'achevait à gauche avec un seigneur agenouillé présenté par un saint, et deux femmes à hennins.

 

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Dans la partie aujourd'hui conservée, nous voyons clairement deux couples seigneuriaux, l'homme étant présenté par un saint. Mais nous ne voyons pas la scène religieuse qu'ils vénèrent. Il devait s'agir de la Vierge à l'Enfant patronne de la chapelle, sous forme d'une peinture située à droite, d'une statue, ou d'un vitrail.

Voir par exemple la peinture de la chapelle de Merléac, où les seigneurs de Rohan, leur épouse respective et leurs enfants sont agenouillés devant la Vierge et l'Enfant, peinture murale datant selon Laurent Hablot de 1410-1420.

Deux cartes postales montrent la chapelle sud vers 1920 avec, au dessus de l'autel, la statue de la Vierge à l'Enfant dans un retable. Si cela correspond à la disposition du XVe siècle, cela permet de replacer cette suite de seigneurs donateurs dans sa logique.

Le lieu était  en particulier orné de la collection des albâtres de Nottingham, datant du XVe siècle.

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J.B. Barat, Plouha-Kermaria en Isquit

 

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Plouha. Kermaria-en-Isquit. Intérieur de la chapelle. Cliché Arthur, sans date [1920-1926] AD22 - 16FI4316

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Le retable en albâtre : Carte Editeur: ARTAUD-GABY n° 24.

 

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Il y avait donc là cinq couples. On sait qu'encore en 1857, les armes des Taillart (d'hermines à la bande fuselée de gueules) associées à Harscouët (d'azur à trois coquilles d'argent), Boisgelin (écartelé : aux 1 et 4 de gueules à la molette d'argent ; aux 2 et 3 d'azur plein), Boisgelin en alliance avec Vieux-Chatel (burelé d'argent et de gueules de dix pièces) et d'un juveigneur des Harscouët (au lambel de gueules) en plein ou en parties ornaient un vitrail de la fenêtre est  de la même chapelle. Voir : de Keranflec'h, « Une frairie bretonne… » et P. Chardin  pour le relevé de ces armoiries.

Keranflech décrit aussi les armes en relief des Taillart sur le pignon [sud] du transept, et suppose que le bras du transept était leur chapelle seigneuriale avec leur sépulture. Il y décrit  —puis après lui Paul Chardin en 1894 —  une baie du XVIIe siècle portant au centre un écu "déchiqueté à l'allemande" mi-parti de Taillart et de gueules au chevron d'or accompagné en chef de deux molettes et en pointe d'un greslier de même lié d'azur et à droite et à gauche un autre écu en bannière mi-parti de Lannion et d'Aradon entouré du cordon de Saint-Michel (armes de Pierre, comte de Lannion (1582-1633) baron du Vieux-Chastel et de  Renée d'Aradon, puis Taillart plein, et enfin mi-parti de Taillart et de Boisgelin.

 

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Ce dernier tympan armorié a été relevé en 1919 par H. de la Messelière sur un croquis reproduit par R. Couffon ; mais en bas à droite, l'écu mi-parti de Taillart et de Boisgelin a disparu. Les armes en alliance sur l'écu du centre sont attribuées par P. Chardin à Le Vayer, ou Voyer de Trégomar, qui porte pourtant selon Potier de Courcy d'argent à trois haches d'armes de sable... Ce sont, écrit Chardin, "les armes en alliance de Guillaume Taillart sieur de Lisandré et de Gillette Le Vayer, dont le contrat de mariage porte la date de 1488"

En dessous de ces armes, Chardin signale aussi l'écu mi-parti d'Yves Pinart, sénéchal de Plouha en 1516 et de Marguerite |ou Jeanne] de Boisgelin fille de Sylvestre [ou Jacques] de Boisgelin sieur de la Noë Verte. Leur fils Roland, conseiller au Parlement de Bretagne épousera en 1526 Louise Taillart, dame héritière de Lisandré, puis en 1534 Catherine Taillart.

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La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

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La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

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Le seigneur agenouillé en donateur en tête est, selon la règle, tête nue, mains jointes, en armure. Son tabard porte ses armes, peu distincte, mais dont on peut affirmer qu'elles sont divisées en quatre quartiers, deux clairs en 1 et 4, deux foncés.

Ces armes sont compatibles avec celles de Boisgelin,et ne sont pas compatibles avec celles des autres familles présentées sur les vitraux. Les Boisgelin portent écartelé : aux 1 et 4 de gueules à la molette d'argent ; aux 2 et 3 d'azur plein. 

 

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Site Man8rove

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Paul Chardin  :

"Au dessus de la grande ouverture qui donne accès au transept, on voit le fragment d'une importante composition en partie détruite. C'est un groupe de six personnages représentant deux seigneurs et leurs femmes, en oraison, assistés de deux saints. À en juger par les costumes, cette peinture remonte au XVe siècle. Le premier de ces personnages, qui porte un écartelé sur sa cotte d'armes et est assisté d'un saint en costume épiscopale, doit être Guillaume de Boisgelin qui épousa Anne du Vieux-Chastel et servit comme archer de la garde du corps du duc François II en 1481.

Effectivement, la plus petite des baies qui éclairent encore le transept conserve encore dans son vitrail les armes pleines du Boisgelin, et en alliance avec du Vieux-Chastel.

Le second des seigneurs agenouillés est assisté de saint  Jean-Baptiste et accompagné de cette invocation inscvrite en caractères gothiques : Sanctes Johannis Batista Ora pro nobis. Nous pensons qu'il doit représenter Jean Taillart, mentionné dans la montre de l'évêché de Tréguier de 1469, parmi les nobles de la paroisse de Plouha dont dépend Kermaria. Les Taillart avaient comme seigneur de Lisandré aux XVe et XVIe siècle des prééminences et droits d'enfeu dans la chapelle de Kermaria, où on voit encore leurs armes plusieurs fois reproduites en sculptures .

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Paul Chardin accompagne sa description des croquis des armes de Boisgelin pleines ou en alliance avec celles d'Anne du Vieux-Chastel, d'azur au château d'or sommé de 3 tourillons de même.

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1°) La famille de Boisgelin en Pléhédé.

Les Boisgelin possédaient  le manoir du même nom en Plehedé, paroisse voisine de Plouha. Ce manoir est éloigné de la chapelle de Kermaria de 5 km. Selon l'acte de Réformation de 1669, se succèdent :

Guillaume I du Boisgelin, Geffroy du Boisgelin, Alain du Boisgelin, Ollivier du Boisgelin, Richard du Boisgelin, un autre Geffroy, Guillaume II du Boisgelin, qui eut pour fils aisné, de Margilie Kerascoët, Jean du Boisgelin, sieur du Boisgelin, heritier principal , qui décéda sans enfants vers 1500. La succession duquel serait échue à damoiselle Claude du Boisgelin, fille de Guillaume III, frere puisné dudict Jean, laquelle étant aussy décédée sans enfants, la succession fut recueillie par Gilles du Boisgelin et Françoise de Botloy, sa femme, descendu d’un autre puisné de la maison, d'où, Pierre du Boisgelin et de Mauricette de Kernechriou, d'où Robert du Boisgelin, etc....

C'est Guillaume III, décédé avant 1502 qui épousa Anne du Vieux-Chastel. La date de son mariage n'est pas connue (à la différence de ce qu'écrit Geneviève Le Louarn-Plessix, qui donne la date de 1481 pour ce mariage) mais en 1502, Anne était veuve et leur fille Claude était mineure. Celle-ci épousera avant 1528 Guillaume Poulart, sieur de Kerbezau mais n'eut pas d'enfant.

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2°) Le manoir de la Noë-verte, des Boisgelin aux Pinart.

Par ailleurs, un autre manoir, celui de la Noë-verte est situé à Lanloup, commune également voisine de Plouha : il revint à une branche puînée des Boisgelin de Boisgelin, si je puis dire :

 

Le premier seigneur connu Sylvestre Boisgelin, fils de Richard [généalogie précédente] décédé après 1436  épousa  Marguerite Gueslin. L'un de leurs fils Guillaume de Boisgelin, écuyer, seigneur de la Garenne décédé après 1477, épousa Jeanne de Trévidic. D'où un fils Tristan (décédé avant 1478), puis Jean puis Gilles etc. Un autre fils de Sylvestre, Prigent, hérita du titre de sieur de la Noë-Verte et épousa Typhaine de Trélever. Leur fille Marguerite épousa Yves Pinart.

 

3°) La seigneurie de la Noë-Verte des Boisgelin aux Pinart :

Le manoir revint donc en 1506  à Yves Pinart sieur de Kerveziou, conseiller au Parlement de Bretagne. Son fils Roland Pinart fut marié en 1526 à Louise Taillart  dame de Lizandré, puis en 1534 avec Catherine Taillart, dont il eut deux filles ; l'aînée mourut en laissant le titre de dame de la Noë-verte et de Lisandré à sa sœur cadette Julienne qui épousa François de Lannion, Seigneur de Gruguil.
De ce mariage naquirent trois fils, mais c'est le troisième fils, Jean de Lannion, Seigneur des Aubrays qui reçut en partage la Noë Verte. C'est lui qui est entré dans la légende par ses hauts-faits d'armes. Il fut enterré, comme tous les seigneurs de la Noë Verte, en la Chapelle de Kermaria en Isquit. 

https://gw.geneanet.org/brouvillois64?lang=fr&pz=bertrand&nz=rouvillois&p=guillaume&n=du+boisgelin&oc=2

4°) La seigneurie de Lisandré à Plouha : des Taillard aux Pinart :

https://man8rove.com/fr/blason/rkvcia6-taillard-alias-taillart

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Armes des Taillard Site Man8rove

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  • Rolland Taillard ( - ap 1426), écuyer, seigneur de Goaz-Noyou ✕ N N
  •  Morice Taillard ( - ap 1422), écuyer, seigneur de Kerdaniel, époux de Jeanne Boschier, nièce de l'abbé de Beauport.
  • Alain Taillard ( - ca 1435), écuyer, seigneur de Kerdaniel et de Lysandré ✕ N N  . Page d'Olivier de Blois en 1418 qu'il accompagnait au voyage de Chateauceaux, lors de la trahison des Penthièvre en 1420. Il fut complice avec son père dans les attentats de 1420 et 1422 contre le duc .
  •  Roland Taillard ( - ap 1440), écuyer, seigneur de Kerdaniel en Goudelin et de Lysandré en Plouha ✕  Julienne Le Long 1405. Il prête serment au duc le 28 11 1437 parmi les nobles du Goêllo. 
  • Guillaume Taillard ( - en 1512 ou ap. 1513), écuyer, seigneur de Kerdaniel et de Lysandré ✕ Jeanne de Keralio. Par acte du 26 avril 1500, Guillaume Taillart , seigneur de Lisandré, fait échange, avec Guillaume Ollivier, de ses prééminences et droits honorifiques en l'église de Plouha (ne pas confondre avec la chapelle), et lui abandonne, en particulier, les tombes armoriées situées sous le porche, ainsi que l'écusson surmontant ce dernier.
  • Guillaume Taillard II , écuyer, seigneur de Lizandré ✕ (1488) Gilette Le Vayer, dame de La Guérais
  • Catherine Taillard , dame de Lourcière ✕ (1488) René de Quelen ( - 1545), écuyer, seigneur de Saint-Bihy, puis ✕ Yves Dollo, écuyer, seigneur du Pontlo-Kergroas.
  • Jeanne Taillard  (ca 1490 - ), dame de Goaz-Noyou ✕ (1505) Rolland de Kernec'hriou (ca 1480 - ), écuyer, seigneur de Kernec'hriou
  •  Yvon Taillard (1499 - 1525), écuyer, seigneur de Lizandré ✕ Marguerite de Kerbuzic, dame de Keranglas
  • Louise Taillard  (ca 1510 - 1528), dame de Lizandré ✕ (1526) Roland Pinart, seigneur de La Noë Verte
  •  Catherine Taillard  (ca 1518 - ), dame de Lizandré ✕ (1534) Roland Pinart, seigneur de La Noë Verte

 

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Conclusion.

a) Si, dans la majorité des vitraux bretons (où les donateurs nobles se faisaient représenter plus souvent que sur les murs), nous ne voyons qu'un seul couple de donateurs, ou parfois deux, que nous identifions par leurs armoiries,  il ne faut pas oublier  que ce sont cinq couples qui sont figurés ici, et que, comme à Merléac (ou sur la baie 18 de l'église de Beauvais, par exemple), le couple donateur principal, en tête, est sans-doute suivi de ses enfants. La date d'exécution ne peut donc pas être assimilée à la date de leur mariage. De même, sur le tableau de la famille Jouvenel des Ursins peint entre 1445 et 1449  pour leur chapelle de la cathédrale Notre-Dame de Paris (où ces seigneurs avaient leur sépulture) pour Jean Jouvenal des Ursins († 1431), prévôt des marchands de Paris et sa femme, Michelle de Vitry († 1456) , ces donateurs sont suivis de leurs neuf enfants, les fils portant le tabard aux mêmes armes que leur père. La datation est estimée à 15 ans après le décès du donateur.

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Jean Jouvenel des Ursins et sa famille, Musée de Cluny.

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b) L'identification des donateurs repose ici sur un indice assez faible, puisque seul le tabard du donateur principal, parce qu'il est un écartelé, peut permettre de reconnaître les armes des Boisgelin. L'opposition des quartiers, blanc et noir au premier abord, peut évoquer l'opposition rouge et bleu des Boisgelin. La robe de son épouse ne peut nous orienter vers une alliance particulière.

c) L'identité des saints donateurs est un autre indice, et celle de saint Jean-Baptiste, au deuxième rang, est certaine. Non seulement il est vêtu du manteau en poil de chameau et il tient en main gauche l'agneau, mais le phylactère le nomme. Il est probable que le deuxième seigneur se prénommait Jean.

Par contre, le saint évêque du premier rang avec sa crosse, sa mitre et sa chasuble, ne peut être identifié. Il s'accorde certes avec saint Guillaume (évêque de Bourges).

d) Si nous acceptons cette identification hypothétique  d'un Guillaume de Boisgelin, nous devons envisager tous les Boisgelin qui pouvaient prétendre à des droits prééminenciers sur la chapelle sud. Or, il me semble que le choix de Guillaume III de Boisgelin et de son épouse Anne du Vieux-Chastel ne s'impose pas, et qu'il serait préférable d'élire un seigneur de Lisandré, ou, à défaut, de la Noë-Verte. Ou un membre de la famille Boisgelin dont les descendants portèrent ce titre. Certes, je n'ai pas de candidat à proposer, dont, en plus, le fils aîné (ou le frère) se prénomme Jean, et qui ait eu quatre enfants.

e) Nous ignorons la date du mariage de Guillaume de Boisgelin et d'Anne du Vieux-Chastel, mais si c'est lui que nous voulons reconnaître ici, la datation devrait être repoussée, en raison de la présence de leurs enfants, à 1502, date du veuvage de son épouse. Son frère Jean (décédé en 1500) serait représenté au deuxième rang. Guillaume et Jean serait représentés de manière posthume par leur descendance. Mais encore une fois, cette descendance n'a pas de prééminence à Kermaria.

f) La datation de la peinture peut reposer sur les costumes, et notamment par les hennins, très hauts, des femmes et les solerets pointus des écuyers. Ou par la coiffure mi-courte des hommes. 

La datation par les hennins n'est pas précise. En effet, ceux-ci sont représentés dans la peinture flamande de 1430 à 1490. Certes les coiffes de la peinture murale de Kermaria an Iskuit sont hautes, et s'achèvent par des voiles, à la différence des hennins à cornes, mais cette distinction ne permet pas de définir un créneau de datation plus étroit. De même, les hennins représentés sur les enluminures françaises (Jean Fouquet notamment) indiquent une datation culminant vers 1460, mais s'étendant jusqu'en 1485. 

Dans les œuvres étudiées en Bretagne sur mon blog, je retiens l'existence d'un hennin à double cornes sur le gisant du premier quart du XVe siècle de Perronnelle de Boutteville était la fille de Jean de BOUTTEVILLE, décédé en 1340.

Sur les sablières de l'église Notre-Dame de Quimperlé datant de 1430 une femme portant un hennin à deux cornes.

Une femme portant un hennin conique est sculpté sur  un appui-main n°38 des stalles de 1504 de la cathédrale Saint-Pol-de-Léon , mais cette scène comique ne constitue pas un témoin fidèle de la mode de l'époque.

 

Je lis sur Wikipédia : "Le hennin ne tarda pas à atteindre des proportions tellement extravagantes qu'il devint l'objet d'ordonnances restrictives spéciales de la part de l'Église. Mais c'est seulement au début du XVIe siècle que cette mode disparut."  

Aucune représentation d'Anne de Bretagne (1477-1514) ne la montre portant un hennin, mais toujours  son bonnet noir. Ses Heures n'en montrent pas parmi les personnages des enluminures.

Sa mère Marguerite de Foix morte en 1486, n'en porte pas sur le monument funéraire de la cathédrale de Nantes.

La duchesse de Bretagne Marguerite d'Orléans (1406-1466) ne porte pas un hennin, mais un escoffion, sur l'enluminure qui la représente en prière sur son Livre d'Heures.

Les solerets pointus "à la poulaine" sont portés de 1300 à 1490, avant l'usage de solerets à extrémité arrondie.

L'écriture gothique de l'inscription est celle en usage au XVe siècle, sans plus de précision.

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En conclusion, dans mon approche, la datation ne peut être précisée ni par des données d'archives, ni par l'héraldique, ni par les détails de costume, ni par référence aux autres peintures murales de la chapelle. La date de 1481 proposée par Geneviève Le Louarn-Plessix reste un repère plausible, mais il me semble qu'elle ne peut s'appuyer sur celle du mariage du couple de donateur.

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La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

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La donatrice est présentée par le même évêque que son mari : le saint pose sa main droite derrière son dos . Elle porte le haut hennin conique d'où retombe, presque jusqu'au sol, un long voile transparent.

Elle est vêtue d'un surcot ouvert doublé de fourrure (traditionnelement de l'hermine) et une robe longue. Je ne sais comment interprêter les lignes courbes bien nettes du bas de cette robe, traits sombres trop pointus pour dessiner des chaussures.

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La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

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Saint Jean-Baptiste est peint avec un cou très court, une figure  longue et une barbe pointue. Il tient en main gauche son attribut, l'agneau pascal, qu'on discerne mal. Le manteau en poil de chameau est peint el lignes courbes exubérantes.

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La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

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Le deuxième donateur, qui porte sans doute le prénom de Jean, est figuré agenouillé mains jointes, en armures (dont les pièces inférieures, et notamment le soleret pointu, sont bien conservées) et portant le tabard dont les motifs ont disparu. Il porte l'épée au côté gauche.

Le phylactère porte l'inscription SANCTE IOHANNES BAPTISTA  ORA PRO NOBIS.

Il faut imaginer que pour les contemporains, cette invocation apparaissait chantée, et non énoncée, par le donateur, car c'est le texte et la graphie exacte de la litanie du Kirie chanté dès le XIIIe siècle.

https://cantus.uwaterloo.ca/chant/671301

Cette invocation, toujours avec la même orthographe, se retrouve sur le vitrail de l'Arbre de Jessé de la basilique Notre-Dame de La Guerche, datant du début du XVe siècle : le chanoine y prie le saint patron de Jean Ier d'Alençon. Sur le même vitrail, Marie de Bretagne, épouse de Jean d'Alençon, porte un escoffion à la mode en ce début du XVe siècle. 

L'inscription est tracée en lettres gothiques soigneuses, aux hampes des lettres h, b et p bifides.

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La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

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Détail des jambières et solerets.

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La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

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La deuxième donatrice porte, comme la première, le surcot ouvert et un hennin, dont on devine les voiles descendant à terre. Elle aussi est présentée par Jean-Baptiste dans un geste du bras droit.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

La peinture murale (dernier quart XVe) de la chapelle seigneuriale de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile 2023.

 

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SOURCES ET LIENS.

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— AUBERT (Octave Louis), [1928] , La chapelle de Kermaria-Nisquit, édition de la Bretagne touristique, 16 pages.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/items/show/3460

— BARRAL I ALTET, (Javier) 1987, Décor peint et iconographie des voûtes lambrissées de la fin du Moyen Âge en Bretagne

Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres  Année 1987  131-3  pp. 524-567

—BÉGULE (Lucien), 1909, La chapelle Kermaria-Nisquit et sa Danse des morts, H. Champion, Paris, 1909, 52 p. 

— CHARDIN (Paul), 1894, La chapelle de Kermaria-Nisqit en Plouha, Revue archéologique 1, pages 246-259

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203636c/f249.item

—COUFFON, René. Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1939. p. 374-375

—COUFFON, René. Quelques notes sur Plouha. Saint-Brieuc : Francisque Guyon éditeur, 1929. p. 27-35

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3346690r

— JONES, (Michael) et MEIRION-JONES, (Gwyn), 2013, “Boisgelin en Pléhédel, Côtes-d'Armor : une famille noble, son histoire et son domaine,” Mémoires SHAB

https://m.shabretagne.com/scripts/files/5f46bc8ae55f09.53095498/2013_53.pdf

— KERANFLEC'H (Charles de), 1857 « Une frairie bretonne, Kermaria-Nisquit, suivie du testament du seigneur des Aubrays », Nantes, Imprimerie de Vincent Forest, 1857, 29 p. 1 grav., extrait de la Revue de Bretagne et de Vendée, t. II, 1857, 2e semestre, p. 281-301.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1102459/f280.item

 

—LE LOUARN-PLESSIX (Geneviève ) , 2013, Plouha, Chapelle de Kermaria an Iskuit Mémoires SHAB

https://m.shabretagne.com/scripts/files/5f464c1e917b93.94134739/2013_50.pdf

https://docplayer.fr/108538314-Plouha-chapelle-de-kermaria-an-iskuit.html

—LÉVY (Tania), 2015, « La chapelle Kermaria-an-Isquist. Les peintures murales », Congrès archéologique de France. 173e session. Monuments des Côtes-d'Armor. « Le Beau Moyen Âge ». 2015, Société française d'archéologie, pp. 303-311 (ISBN 978-2-901837-70-1).

— PICHOURON ( Patrick) - L'HARIDON ( Erwana) 2005, La chapelle de Kermaria-an-Isquit Inventaire général ; Dossier IA22005349

"La chapelle Kermaria-an-Isquit a été fondée au cours de la 1ère moitié du 13ème siècle par Henry d'Avaugour, comte de Goëlo. Elle a été agrandie au 15ème siècle...

— THIBOUT (Marc), 1949, « La chapelle de Kermaria-Nisquit et ses peintures murales », Congrès archéologique de France. 107e session. Saint-Brieuc. 1949, Société française d'archéologie, 1950, p. 70-81.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k32118665/f72.item

— TUDCHENTIL, Boisgelin

https://www.tudchentil.org/spip/spip.php?article163

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Peintures murales.
5 novembre 2023 7 05 /11 /novembre /2023 13:52

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Placée à l'angle de la rue Albert de Mun (Maps) à Roscoff, cette plaque signale l'extrémité de la Route Nationale N° 169 de Lorient à Roscoff. 

Elle est recensée comme "la plaque sans-doute  la plus photographiée de France" sur le site de Patrick Rollet, avec une photographie récente, et un autre qui montre son aspect avant que la plaque ne soit repeinte par Nicolas Jamois en août 2016 à Courcy-aux-Loges :

Plaque de cocher :

http://plaquedecocher.fr/article-finistere-122411197/#3

http://plaquedecocher.fr/2016-09-aout-2016-roscoff/#5

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La plaque de cocher de la Route Nationale N°169 de Lorient à Roscoff, rue Albert de Mun à Roscoff. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

La plaque de cocher de la Route Nationale N°169 de Lorient à Roscoff, rue Albert de Mun à Roscoff. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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La route nationale 169 était une route nationale française reliant Hennebont à Roscoff. À la suite de la réforme de 1972, elle a été déclassée en départementale D 769. 

Elle a succédé à la Grande route Morlaix-Saint-Pol-de-Léon de l'Ancien Régime,  à la Route Impériale  RI 189 de Lorient à Roscoff de 1811 à 1824, puis à la Route royale n° 169, de Lorient à Roscoff sous Charles X (1824-1830) et   Louis-Philippe (1830-1847), où elle fut réaménagée entre 1838 et 1843. A Roscoff, elle mène à l'église et au port, et plus précisément à la rue de Ker da Laez, qui deviendra rue Albert de Mun.

Des chemins romains et médiévaux.

Leur tracé, de Morlaix à St-Pol-de Léon, est détaillé par Y. Autret 2012.

Sous l'ancien Régime.

La carte Cassini de la fin du XVIIIe siècle montre la route menant de Morlaix à Taulé, Saint-Pol-de-Léon et Roscoff.  À Saint-Pol-de-Léon, un embranchement mène à Lesneven, centre important et origine de la route Lesneven-Landerneau-Le Faou-Carhaix.

Roscoff est un liieu commercial pour le textile et pour les produits de la pêche :

"Pendant trois siècles la richesse de Roscoff est exclusivement le commerce maritime. Les nobles peuvent s'adonner au commerce et des commerçants sont anoblis. De 1612 à 1754 les armateurs et les commerçants sont groupés dans la confrérie de Saint-Ninien. Les exportations consistent en toiles fabriquées dans toute la région, en vins achetés à Bordeaux et en Espagne, en eaux-de-vie de Gascogne, en graines de lin, bois et merrains (petites planches de chêne) des pays nordiques. Les principaux partenaires commerciaux sont l'Angleterre, les Pays-Bas et l'Espagne. Une contrebande s'établit avec l'Angleterre. Les vins et spiritueux constituent la matière du commerce interlope. L'Angleterre et l'Ecosse imposent alors des droits exorbitants à l'entrée de ces marchandises. Les merrains servent à fabriquer de petits barils reliés en chapelet et remplis d'eau-de-vie. Les bateaux pour échapper au contrôle de la douane les mouillent tout près des côtes anglaises où la nuit des marchands viennent les chercher. Vers 1750 une cinquantaine de lougres et de sloops fréquentent régulièrement le port de Roscoff. La fin du XVIIIe siècle voit la décadence du port. Traité avec l'Angleterre, concurrence des toiles de Silésie, troubles dus à la Révolution en sont les causes. «La misère des habitants est affreuse par la suite de la suppression de tout commerce » . La contrebande reprend pendant le blocus continental, mais la prospérité qu'elle engendre est de courte durée." (Aubry Marie-Louise. Le port de Roscoff. Les mutations d'un site. In: Norois, n°64, Octobre-Décembre 1969. pp. 521-535; doi : 10.3406/noroi.1969.1665 http://www.persee.fr/doc/noroi_0029-182x_1969_num_64_1_1665)

"Au XVIIe siècle, Roscoff, devient le principal marché des semences de lin. Son bureau de contrôle, sous l'autorité du juge des Requaires, les fait distribuer par des commissionnaires dans le haut Léon qui produit la rosconne et sa marque finira par en monopoliserau xviiie siècle le réacheminement via les succursales installées dans les ports du Trégor, d'où sortent les gratiennes, et de Penthièvre, où sont produites les Bretagnes." (Wikipédia Roscoff)

"Les toiles qui se travaillent à Morlaix, Landerneau, Roscoff, St Paul de Léon, Guingamp, Grace, etc, se nomment des Cres. Comme elles sont de diverses largeur et finesse, pour les distinguer, on les partage en Cres larges, Cres communes, Cres Graciennes, et Cres Rosconnes. Les Cres larges s'envoient en Espagne, et dans les Indes Occidentales : les communes et les Graciennes se portent aussi en Espagne, ou sont enlevées par temps de paix par les Anglais. Et les Rosconnes sont seulement propres pour l'Espagne". Dictionnaire universel de commerce, contenant tout ce qui concerne ..., Volume 3, 1742

"La pêche du maquereau se fait du coté de Roscoff, en Basse Bretagne, par deux sortes de bateaux ou barques, les uns petits et sans pont, les autres plus grands et pontés. Les petits bâtiments n'ont que neuf à douze hommes d'équipage : ils vont à six ou sept lieux de l'isle de Bas, où les pécheurs tendent leurs filets, et la pêche étant faite ils retournent à Roscoff pour vendre leur Les petits bâtiments n'ont que neuf à douze hommes d'équipage : ils vont à six ou à sept lieues de l'isle de Bas, où les pêcheurs tendent leurs filets, et la pêche étant faite ils retournent le lendemain à Roscoff pour vendre leur poisson. Il n'y a qu'environ vingt-deux petits bateaux employés à cette pêche, dont dix ou douze font de la Hogue en Normandie, lesquels se rendent à Roscoff vers la fin d'avril, où ils restent jusqu'à fin juin. Les autres sont de Roscoff." 1742 - ‎puis Dictionnaire portatif, François Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois,- 1765

 

 

La numérotation systématiques des routes françaises a été établie par le  décret napoléonien  de 1811. Une numérotation systématique y est pour la première fois appliquée à l'échelle nationale, distinguant parmi les routes impériales numérotées de 1 à 229 une division en trois classes, selon leur importance et l‟attribution de leur entretien. Les routes impériales de première classe mènent de Paris aux grandes villes et places fortes frontalières, terrestres mais surtout maritimes, depuis Calais (route impériale n°1) jusqu'à Cherbourg (n°14), destination qui referme à l‟Ouest un premier cadran. Les routes de seconde classe retrouvent les grands axes commerciaux de l‟espace français qui n‟ont pas de vocation stratégique affirmée. Elles constituent une deuxième auréole autour de Paris qui se décline dans le sens des aiguilles d‟une montre, vers Le Havre (n°15) et jusqu‟à Lorient à partir de Rennes (n°27).

Enfin, les liaisons interurbaines de second rang sont assurées par les routes de troisième classe (des numéros 27 à 229) qui forment un troisième cercle, auxquelles viennent s'ajouter les 1165 routes départementales proprement dites à plus faibles portées. 

En 1824, l'Administration des Ponts-et-Chaussées publie le Tableau des Routes royales divisées en trois classes et crée parmi les routes royales de troisième classe la Route Royale n°169 de Lorient à St-Pol et Roscoff en remplacement de la Route Impériale n° 189.

 

 

On consultera :

 

  • https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-3.974252&y=48.731738&z=13&layer1=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.CASSINI&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS&mode=doubleMap
  • https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-3.986110&y=48.725277&z=14&layer1=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.CASSINI&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.ETATMAJOR40&mode=doubleMap


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Voir aussi à Saint-Pol-de-Léon, au 53 rue Verderel : Route nationale n°169 Lorient-Roscoff :

Plaque de la fonderie Bouillant :

https://kartenn.region-bretagne.fr/ws/recensement/detail.php?id=dev17012017_989780

Disatances indiquées vers Morlaix, et vers la commune de Penzé sur la rivière du même nom.

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La plaque de cocher de la Route Nationale N°169 de Lorient à Roscoff, à Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile oct.2023..

La plaque de cocher de la Route Nationale N°169 de Lorient à Roscoff, à Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile oct.2023..

La plaque de cocher de la Route Nationale N°169 de Lorient à Roscoff, à Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile oct.2023..

La plaque de cocher de la Route Nationale N°169 de Lorient à Roscoff, à Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile oct.2023..

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30 octobre 2023 1 30 /10 /octobre /2023 17:18

La Vierge allaitante (bois polychrome et or, XVIe siècle) de la chapelle de Kermaria an Iskuit à Plouha (22).

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—Voir sur cette chapelle :

 

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—Voir sur ce thème :

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PRÉSENTATION.

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La seule description spécifique de cette statue se trouve sur la base Palissy sous le titre "Vierge à l'Enfant allaitant" : il y est seulement indiqué qu'elle est en bois et date du XVIe siècle, qu'elle a été restaurée, et classée depuis le 13 octobre 1960. La notice est illustrée d'une photo noir et blanc (de 2013?).

Il me semble qu'on puisse la décrire davantage. On peut d'abord la rapprocher de la quinzaine de statues de "Vierge au sein", "Vierge à l'Enfant allaitant" ou Virgo lactans décrits dans mes liens, principalement en Finistère, mais aussi, pour les Côtes d'Armor, à Châtelaudren.

On peut ensuite en mentionner le propos théologique, car ces représentations d'allaitement permettent de mettre en scène la double nature, divine et humaine du Christ. Selon les cas, ce sera le premier aspect qui sera souligné, et l'Enfant sera représenté tourné vers le sein, y posant tendrement la main, voire le têtant. Ou au contraire, comme ici, l'Enfant s'en détournera plus ou moins ostenciblement pour se tourner vers le Monde et sa mission de Salut de l'Humanité.

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Rappel du thème scripturaire selon Séverine Ferraro 2012 :

 

Le récit de la Nativité livré par l’Évangile selon saint Luc ne fait pas mention de l’allaitement de l’Enfant par la Vierge. Cependant, l’auteur y fait allusion plus tardivement lorsqu’il relate certains enseignements que Jésus prodigue au peuple, juste après le repas chez Marthe et Marie. Enthousiasmée par ses paroles, une femme s’écrie alors : « […] Heureux le sein qui vous a porté, et les mamelles que vous avez sucées ! » .

Au contraire de l’évangile canonique, plusieurs sources textuelles font état de l’allaitement de l’Enfant dans le cadre du récit de la Nativité. Parmi les évangiles apocryphes relatifs à l’Enfance du Christ, cet aspect particulier est mentionné par le Protévangile de Jacques, puis par la Vie de Jésus en arabe et l’Évangile arménien de l’Enfance, le dernier précisant, en outre, que le nouveau-né s’est assis de lui-même après avoir pris le sein de sa mère.

Il convient de mentionner ici l’existence d’un autre évangile apocryphe, contemporain du Protévangile, qui évoque le thème de l’allaitement de l’Enfant. Il s’agit d’un texte connu sous l’appellation d’Ascension d’Isaïe, qui se compose de deux parties distinctes. La première relate le martyre du prophète tandis que la seconde révèle ses visions, dont celle de la naissance du Christ. L’auteur précise que Jésus « […] tétait comme un enfant, il tétait selon l’usage, afin de ne pas être connu » . Dans ce texte, l’allaitement ne constitue pas un geste naturel mais un acte délibéré destiné à cacher aux yeux du monde la divinité du nouveau-né.

Le thème de l’allaitement est ensuite réutilisé d’une manière plus allusive par Maxime le Confesseur dans sa Vie de la Vierge. L’auteur précise qu’après avoir été emmailloté dans des bandelettes, « Celui qui nourrit tout était nourri de lait […] » .

D’une manière analogue, l’Arbre de vie de saint Bonaventure indique que l’Enfant était « nourri de lait virginal » sans pour autant évoquer l’acte de l’allaitement en lui-même.

 

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On peut aussi rappeler que ces images peuvent faire l'objet d'une contemplation mystique d'Imitation du Christ, et d'aspiration à être nourri métaphoriquement par la Vierge, dans cet élan de spiritualité illustré par la scène de la Lactation  de saint Bernard de Citeaux.

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Retable de Palma de Majorque, 1290

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Lactation de saint Bernard , Recueil de droit canon, XVe s. Le pape Clément V y est représenté entre deux moines cisterciens ; celui de gauche est saint Bernard, en prière devant la vierge : l'Enfant Jésus se détourne du sein de sa mère et Bernard reçoit quelques gouttes de lait. Cote Troyes - BM - inc. 041

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DESCRIPTION.

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La Vierge est assise sur une cathèdre recouverte de son manteau bleu clair. Sa tête est légèrement inclinée et penchée vers la tête de son Fils, et elle lui présente son sein droit, tenant le mamelon entre index et majeur selon un geste souvent retrouvé dans l'iconographie.

Ses cheveux bruns sont recouverts d'un voile blanc qui passe derrière sa nuque, regroupant ainsi ses nattes avant que celles-ci s'échappent devant les épaules : ce "bandeau rétro-occipital" (pour lui donner un nom) est très fréquemment retrouvé sur les Vierges à l'Enfant bretonnes  du XVIe siècle.

Le visage est serein et attentif, les traits sont tendres et maternels, malgré le front et les sourcils épilés conforment à la mode de l'époque. La posture d'allaitement est parfaitement saisie, dans toute son humanité.

Le manteau bleu revient en pans qui révèlent leur revers rouge. La robe est toute dorée, avec un décolleté carré (lancé par Anne de Bretagne), une ceinture bleue nouée, et un revers rouge identique à celui du manteau. C'est l'aspect actuel après restauration, il faudrait disposer du dossier technique de celle-ci pour savoir quels étaient les indices renseignant sur l'état et les pigments d'origine.

Les solides chaussures noires, habilement dévoilées par le plissé et l'alliance des couleurs bleu, rouge et or, sont propres à l'art du XVIe siècle, et on les retrouve aussi sur les groupes d'Anne trinitaires.

L'Enfant témoignent de son tendre attachement à sa Mère par son bras droit et sa main posée sur son cou, mais son visage et son regard se détournent tandis que la main gauche s'interpose entre sa bouche et le sein maternel.  Les jambes croisées accentuent cet élan de refus, comme s'il s'apprêtait à s'éloigner.

Il est vêtu d'une tunique rouge à revers sombre, entrouvert sur son corps nu, et aux manches retroussées.

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La Vierge allaitante de Kermaria an Iskuit.
La Vierge allaitante de Kermaria an Iskuit.
La Vierge allaitante de Kermaria an Iskuit.
La Vierge allaitante de Kermaria an Iskuit.
La Vierge allaitante de Kermaria an Iskuit.
La Vierge allaitante de Kermaria an Iskuit.
La Vierge allaitante de Kermaria an Iskuit.

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SOURCES ET LIENS.

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AUBERT (Octave Louis), [1928] , La chapelle de Kermaria-Nisquit, édition de la Bretagne touristique, 16 pages.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/items/show/3460

BÉGULE (Lucien), 1909, La chapelle Kermaria-Nisquit et sa Danse des morts, H. Champion, Paris, 1909, 52 p. 

— CHARDIN (Paul), 1894, La chapelle de Kermaria-Nisqit en Plouha, Revue archéologique 1, pages 246-259

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203636c/f249.item

COUFFON, René. Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1939. p. 374-375

COUFFON, René. Quelques notes sur Plouha. Saint-Brieuc : Francisque Guyon éditeur, 1929. p. 27-35

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3346690r

— FERRARO (Séverine), 2012. Les images de la vie terrestre de la Vierge dans l’art mural (peintures et mosaïques) en France et en Italie : des origines de l’iconographie chrétienne jusqu’au Concile de Trente. Art et histoire de l’art. Université de Bourgogne, 2012. 

https://theses.hal.science/tel-00841816/document

LE LOUARN-PLESSIX (Geneviève ) , 2013, Plouha, Chapelle de Kermaria an Iskuit Mémoires SHAB

https://m.shabretagne.com/scripts/files/5f464c1e917b93.94134739/2013_50.pdf

https://docplayer.fr/108538314-Plouha-chapelle-de-kermaria-an-iskuit.html

LÉVY (Tania), 2015, « La chapelle Kermaria-an-Isquist. Les peintures murales », Congrès archéologique de France. 173e session. Monuments des Côtes-d'Armor. « Le Beau Moyen Âge ». 2015, Société française d'archéologie, pp. 303-311 (ISBN 978-2-901837-70-1).

PICHOURON ( Patrick) - L'HARIDON ( Erwana) 2005, La chapelle de Kermaria-an-Isquit Inventaire général ; Dossier IA22005349

"La chapelle Kermaria-an-Isquit a été fondée au cours de la 1ère moitié du 13ème siècle par Henry d'Avaugour, comte de Goëlo. Elle a été agrandie au 15ème siècle...

THIBOUT (Marc), 1949, « La chapelle de Kermaria-Nisquit et ses peintures murales », Congrès archéologique de France. 107e session. Saint-Brieuc. 1949, Société française d'archéologie, 1950, p. 70-81.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k32118665/f72.item

 

—Base Palissy

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM22000937

—Collection Musée de Bretagne, carte postale

http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo166162

—Photo titrée "pietà" sur Wikipedia :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_de_Kermaria_an_Iskuit#/media/Fichier:Kermaria_2_Pi%C3%A9t%C3%A0.JPG

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Published by jean-yves cordier - dans Vierges allaitantes Sculptures Chapelles bretonnes.
30 octobre 2023 1 30 /10 /octobre /2023 12:10

L'intérieur du porche de Kermaria an Iskuit. III. Les onze statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?).

 

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Voir sur cette chapelle :

 

 

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PRÉSENTATION.

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Le porche sud de Kermaria est surmonté d'une secrétairerie, une chambre couverte d'un toit en auvent où se réunissait le conseil de fabrique qui y conservait ses archives, et qui servait aussi d'auditoire où les seigneurs de Lizandré-Kermaria, à partir de 1548, rendaient la justice  ou recevait l'hommage depuis la galerie ajourée. On y accède par un escalier du collatéral sud. 

À l'extérieur, deux niches surmontées de dais recevaient encore au début du XXe siècle les statues en bois de saint Pierre et saint Paul, très abimées par le temps : elle sont conservées à l'intérieur de la chapelle.

Le porche lui-même s'ouvre sur une large baie en ogive, supportée de part et d'autre par de fines colonnettes. À l'intérieur, les niches abritent les statues en bois polychrome de onze apôtres, mais aussi des statues en pierre d'anges porteurs des instruments de la Passion, tandis qu'une Vierge à l'Enfant domine la porte d'entrée. Enfin la voûte est peinte d'anges chantant des cantiques mariaux.

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Datation.

La construction de la chapelle avait débuté à la fin du XIIIe siècle par les quatre premières travées de la nef. Elle se poursuivit à la fin du XVe siècle, notamment par celle du porche.

Le décor sculpté des statues contenues dans les niches, de celles de la Vierge et des six culots aux personnages en buste est de style homogène malgré un matériau différent dans deux statues d'anges : il est vraisemblablement contemporain de la construction du porche lui-même.

Les statues des apôtres sont-elles de la même époque ? Leur caractère rustique m'en persuade.

N.B. Pour Geneviève Le Louarn-Plessix (2013), la datation des agrandissements, et notamment du porche, doit être révisée et ramenée au XIVe siècle :

"La datation du XVe siècle de la partie orientale de la nef et de la chapelle sud demande aujourd’hui à être réexaminée à la lueur des travaux des historiens de l’architecture. En effet, le vocabulaire décoratif et architectural utilisé dans la partie est de la nef comme dans le porche sud ; les arcs aux rouleaux à grands chanfreins, la balustrade à quadrilobes, les baies du collatéral nord comme celles de la chapelle sud (hormis celle ouverte en 1720) – notamment la grande baie sud rétrécie au XVIe siècle – et surtout l’encadrement de la porte ouest du transept sud avec ses gros tores réunis en sifflet à la base sont des caractères absolument représentatifs du début du XIVe siècle. L’encadrement de la grande porte occidentale amplifie en la multipliant cette exceptionnelle modénature.

Dans le porche sud (surmonté d’une secrétairerie, à la fois salle d’archives et du trésor), les niches du mur oriental sont comparables aux arcs des triforium de la nef de la cathédrale de Tréguier (*) et du chœur de Notre-Dame de Lamballe (vers 1350) ou encore les arcades du porche de Saint-Catherine de La Roche-Derrien (daté 1326). Au centre, la séparation d’entre deux niches est sculptée de part et d’autre de deux chevaliers portant épées. L’asymétrie des deux murs latéraux doit être signalée : à l’ouest, des fausses niches simulées par de simples gables tréflés, à l’est des vraies niches.

(*) Même les gros supports intérieurs : piles octogonales, doubles rouleaux à chanfrein des arcs pénétrant directement dans les supports ou chapiteaux feuillagés sont identiques aux supports de la nef de la cathédrale de Tréguier datée de la première moitié du XIVe siècle. La parenté entre les deux chantiers est, en de nombreux points, évidente."

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Restauration.

Une première tranche des travaux de restauration du porche, commencés en décembre 2022, s'est achevée en mai 2023 sous la direction de Nicolas Clairand, architecte du patrimoine, des élus et des entreprises A.R.T groupe Villemain, de Plélo, pour la maçonnerie,  Moullec, de Lamballe, pour la charpente et Macé, de Trégueux, pour la couverture. L'auvent frontal, qui avait disparu, a été reconstitué.

Une seconde tranche de cinq mois doit débuter en septembre 2023. Concernera-t-elle la statuaire ?

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Plan.

On remarquera la différence des deux côtés droit et gauche du porche. Du côté est, une série de colonnes hexagonales et d'arcades délimite, en profondeur dans le mur,  un espace ajouré reservé aux statues des apôtres. À l'ouest, sans que je connaisse la raison de ce choix, les statues sont placées sur des consoles supportées par des colonnes engagées, et sont séparées par un décor en moyen-relief formant des niches.

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Ordonnancement.

Ces onze statues ne sont par ordonnancées comme dans les autres porches, où saint Pierre, qui débute la série, est placé à droite de la porte d'entrée. En outre, aucun apôtre ne tient de phylactère, comme c'est la règle ailleurs, dans le cadre de la séquence de douze articles du Credo apostolique.

Saint Pierre est au contraire  placé à gauche, au premier rang pour le visiteur venant de l'extérieur. Puis viennent André, Jacques le Majeur et Jean, ce qui est conforme à l'ordre habituel. Cela se complique ensuite.

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Détermination.

Ces statues ne sont décrites par aucun des auteurs cités en source. Seul le site Infobretagne en propose une identification, sans citer sa source.

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Iconographie : les photos et cartes postales du Musée de Bretagne :

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Anonyme. Les niches extérieures ont encore leur statue.

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Mancel Albert (18 septembre 1858 - 31 janvier 1942) (Editeur) ; Binic-Étables-sur-Mer.

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La série du côté droit était complète au début du XXe siècle.

Editions J.B. Barat (Editeur) ; Saint-Quay-Portrieux. Jean-Baptiste Barat (1855 - 1931)

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Je débuterai la description par le côté gauche. On remarquera que la polychromie actuelle est homogène et se réduit du côté gauche à quatre couleurs principales, rouge, jaune, blanc et noir, tandis que du côté droit  la couleur bleu-vert apparaît.

 

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I. LES APÔTRES DU CÔTÉ GAUCHE DU PORCHE.

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Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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1. Saint Pierre et sa clef. Bois polychrome, fin XVe siècle ?

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Je remarque l'orientation verticale de la clef, des doigts de la main gauche, des plis, ou des pieds. La main gauche est très longue, un caractère stylistique que nous allons retrouver plusieurs fois. Autre trait d'atelier, la collerette, indépendante du manteau. Le "toupet", ilot capillaire de la calvitie fronto-temporale, n'a pas été oublié, et s'affirme encore une fois comme un véritable attribut du premier apôtre. 

Une poche d'étoffe est suspendue sous la ceinture plate. L'absence du livre est  à noter.

Couleurs employées : le rouge du manteau, le jaune de la tunique, le noir des traits du visage et de la barbe.

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Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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2. Saint André et sa croix en X. Bois polychrome, fin XVe siècle ?

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Le manteau rouge revient en pan, attaché au poignet, du côté gauche. La tunique jaune possède une large collerette rouge. La croix, de grande taille mais aux branches asymétriques, est tenue devant le corps. Le livre est tenu fermé.

Le visage se distingue surtout par la chevelure fournie, en triangle sur les épaules, et par la barbe, peignée, pointue et divisée en deux pointes.

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Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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3. Saint Jacques le Majeur et sa tenue de pèlerin de Compostelle. Bois polychrome, fin XVe siècle ?

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La pèlerine forme un camail couvrant largement les épaules, au dessus de la tunique rouge serrée par une ceinture plate. Le bourdon est brisé, et c'est la gourde-calebasse bilobée en coloquinte qui attire l'attention, car elle est suspendue par un crochet à la ceinture.

Pas de livre.

Visage proche du précédent, avec des cheveux bouclés et une barbe plus pointue.

 

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Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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4. Saint Jean et sa coupe de poison. Bois polychrome, fin XVe siècle ?

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Manteau  rouge à col rabattu, tunique ras-du-cou blanc crème, main droite bénissant la coupe de poison d'où émerge une tête de serpent-dragon. Pas de livre.

Visage imberbe comme il se doit.

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Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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5. Saint Barthélémy, curieusement imberbe, avec son couteau de dépeçage. Bois polychrome, fin XVe siècle ?

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Manteau rouge, tunique blanc-crème à encollure, bouton et ceinture.  Livre tenu sous l'aisselle droite, coutelas .

Visage jeune et imberbe encadré par de généreuses boucles.

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Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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6. Saint Philippe, curieusement, imberbe, tenant la hampe de sa [croix] . Bois polychrome, fin XVe siècle ?

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À partir de cette statue, les  manteaux deviennent plus complexes, s'enrichissent d'épaulettes et se découpent, comme ici, en pans devant le thorax. La tunique à col rabattu est fermé par trois gros boutons ronds.

L'attribut habituel de Philippe est une croix à longue hampe. Ici, l'extrémité est brisée (*). La hampe est sculptée d'un nœud. Le livre est tenu dans la main gauche. 

(*) Il pourrait s'agir aussi d'une lance, ou du bâton de foulon de Jacques le Mineur

Visage imberbe, ovale, encadré d'une épaisse chevelure.

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Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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II. LES APÔTRES DU CÔTÉ DROIT DU PORCHE.

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Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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7. Saint Simon et sa scie. Bois polychrome, fin XVe siècle ?

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Le  manteau, de couleur verte; est porté sur l'épaule droite, puis revient par la gauche se faufiler à la ceinture. La tunique jaune est à col rabattu et petits boutons. Attributs : la scie et le livre.

Visage noble à barbiche longue.

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Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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8. Saint Matthieu avec sa hache. Bois polychrome, fin XVe siècle ?

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À nouveau, le manteau rouge ne  couvre que l'épaule droite (par son attache à bouton)  puis réapparait en pan attaché au poignet gauche. La tunique vert-bleu est tailladée au niveau de la manche droite. 

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Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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9. Saint Jacques le Mineur avec une croix renversée. Bois polychrome, fin XVe siècle ?

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Jacques le Mineur tient habituellement le bâton de foulon, dilaté à son extrémité. On peut donc aussi  penser ici à saint Philippe.

Le manteau bleu, de forme complexe, associe des éléments rapportés couvrant les épaules, une encolure (qui appartient plutôt à la tunique ?, des manches très larges et des pans flottants. La tunique se ferme par des boutons ronds. Livre tenu de la main droite.

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Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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10. Saint Jude avec un bâton (une lance). Bois polychrome, fin XVe siècle ?

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Manteau bleu-vert couvrant les épaules. Tunique rouge à col large et boutons. Livre ouvert sur la poitrine.

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Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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11. Saint Thomas et son équerre. Bois polychrome, fin XVe siècle ?

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Le manteau jaune clair est complexe, avec des découpes croisées sur la poitrine. La tunique rouge est à encolure large plissée,  avec des boutons ronds passés dans des boutonnières en languettes.

Attributs : le livre et l'équerre.

Beau visage à barbichette peignée et cheveux bouclés.

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Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les  statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Les statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?) de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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12. Dernière niche, vide.

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On lit partout qu'elle était occupée par une statue de saint Luc, volée en 1907.  Pourquoi saint Luc, évangéliste et non apôtre ? C' est bien surprenant.

Chardin dénombrait bien douze statues d'apôtres en 1894. Octave-Louis Aubert écrivait, en 1928, que "Ceux-ci ne sont plus que onze. L'un d'eux  a été volé, il y a quelques années."

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Le porche de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Le porche de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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LES STATUES DE PIERRE ET PAUL DES NICHES EXTÉRIEURES, CONSERVÉES À L'INTÉRIEUR, TRANSEPT SUD.

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Ce sont des œuvres du même atelier que les statues du porche, et on retrouve ici la façon de traiter la chevelure et les barbes, tout comme les tuniques à ceinture plate.

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Saint Paul.

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Statue de saint Pierre, bois, chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile .

Statue de saint Pierre, bois, chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile .

Statue de saint Pierre, bois, chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile .

Statue de saint Pierre, bois, chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile .

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Saint Pierre.

identifié par son toupet...

Statue de saint Paul, bois, chapelle Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile .

Statue de saint Paul, bois, chapelle Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile .

Statue de saint Paul, bois, chapelle Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile .

Statue de saint Paul, bois, chapelle Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile .

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SOURCES ET LIENS.

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— AUBERT (Octave Louis), [1928] , La chapelle de Kermaria-Nisquit, édition de la Bretagne touristique, 16 pages.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/items/show/3460

—BÉGULE (Lucien), 1909, La chapelle Kermaria-Nisquit et sa Danse des morts, H. Champion, Paris, 1909, 52 p. 

— CHARDIN (Paul), 1894, La chapelle de Kermaria-Nisqit en Plouha, Revue archéologique 1, pages 246-259

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203636c/f249.item

—COUFFON, René. Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1939. p. 374-375

—COUFFON, René. Quelques notes sur Plouha. Saint-Brieuc : Francisque Guyon éditeur, 1929. p. 27-35

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3346690r

—LE LOUARN-PLESSIX (Geneviève ) , 2013, Plouha, Chapelle de Kermaria an Iskuit Mémoires SHAB

https://m.shabretagne.com/scripts/files/5f464c1e917b93.94134739/2013_50.pdf

https://docplayer.fr/108538314-Plouha-chapelle-de-kermaria-an-iskuit.html

—LÉVY (Tania), 2015, « La chapelle Kermaria-an-Isquist. Les peintures murales », Congrès archéologique de France. 173e session. Monuments des Côtes-d'Armor. « Le Beau Moyen Âge ». 2015, Société française d'archéologie, pp. 303-311 (ISBN 978-2-901837-70-1).

— PICHOURON ( Patrick) - L'HARIDON ( Erwana) 2005, La chapelle de Kermaria-an-Isquit Inventaire général ; Dossier IA22005349

"La chapelle Kermaria-an-Isquit a été fondée au cours de la 1ère moitié du 13ème siècle par Henry d'Avaugour, comte de Goëlo. Elle a été agrandie au 15ème siècle...

— THIBOUT (Marc), 1949, « La chapelle de Kermaria-Nisquit et ses peintures murales », Congrès archéologique de France. 107e session. Saint-Brieuc. 1949, Société française d'archéologie, 1950, p. 70-81.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k32118665/f72.item

— Base Palissy POP-Culture

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00089487

https://collectif-objets.beta.gouv.fr/objets/75975

— Revue de presse internet 2023

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_de_Kermaria_an_Iskuit

https://monumentum.fr/monument-historique/pa00089487/plouha-chapelle-de-kermaria-anisquit

http://www.infobretagne.com/plouha-kermaria-peintures-murales.htm

https://www.techno-science.net/glossaire-definition/Chapelle-de-Kermaria-an-Iskuit.html

https://www.lieux-insolites.fr/cotedarmor/kermaria/kermaria.htm

 

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25 octobre 2023 3 25 /10 /octobre /2023 13:49

L'intérieur du porche (fin XVe) de Kermaria an Iskuit. II. Vierge à l'Enfant, Anges et culots.

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Voir sur cette chapelle :

 

 

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PRÉSENTATION.

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Le porche sud de Kermaria est surmonté d'une secrétairerie, une chambre couverte d'un toit en auvent où se réunissait le conseil de fabrique qui y conservait ses archives ou celle de la seigneurie, et qui servait aussi d'auditoire où les seigneurs de Lizandré-Kermaria , à partir de 1548, rendaient la justice  ou recevait l'hommage depuis la galerie ajourée. On y accède par un escalier du collatéral sud. "C'est là qu'au temps jadis, le dimanche après les offices, autour du sénéchal de la juridiction, se groupaient le Procureur et les Syndics chargés de rendre la haute justice. Les coupables et les plaideurs se tenaient au  pied de la croix qui dresse encore son fût sur le parvis de la chapelle. Le jugement était ensuite lu, au peuple assemblé, du haut de la terrasse." (Aubert)

À l'extérieur, deux niches surmontées de dais recevaient encore au début du XXe siècle les statues de saint Pierre et saint Paul, très abimées par le temps : elle sont conservées à l'intérieur de la chapelle.

Le porche lui-même s'ouvre sur une large baie en ogive, supportée de part et d'autre par de fines colonnettes. À l'intérieur, les niches abritent les statues en bois polychrome de onze apôtres, mais aussi des statues en pierre d'anges porteurs des instruments de la Passion, tandis qu'une Vierge à l'Enfant domine la porte d'entrée. Enfin la voûte est peinte d'anges chantant des cantiques mariaux.

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Datation.

La construction de la chapelle avait débuté à la fin du XIIIe siècle par les quatre premières travées de la nef. Elle se poursuivit à la fin du XVe siècle, notamment par le porche.

Le décor sculpté des statues contenues dans les niches, de celles de la Vierge et des six culots aux personnages en buste est de style homogène malgré un matériau différent dans deux statues d'anges : il est vraisemblablement contemporain de la construction du porche lui-même.

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Restauration.

Une première tranche des travaux de restauration du porche, commencés en décembre 2022, s'est achevée en mai 2023 sous la direction de Nicolas Clairand, architecte du patrimoine, des élus et des entreprises A.R.T groupe Villemain, de Plélo, pour la maçonnerie,  Moullec, de Lamballe, pour la charpente et Macé, de Trégueux, pour la couverture. L'auvent frontal, qui avait disparu, a été reconstitué.

Une seconde tranche de cinq mois doit débuter en septembre 2023.

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Plan.

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I. LA VIERGE À L'ENFANT AU DESSUS DE LA PORTE D'ENTRÉE, ET SON CULOT. Pierre polychrome, XVe siècle.

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La niche à fines colonnnes aux chapiteaux feuillagés est surmontée d'un gable  encadré de pilastres.

La Vierge, couronnée,  tient le livre des Écritures dans la main droite et porte sur l'avant-bras gauche son Fils, qui nous fait face. Le manteau bleu, qui voile sa chevelure, rassemble les plis de son pan vers la troussière du poignet puis retombe en plusieurs rangs de plis bouillonnants. Elle porte sur la poitrine un médaillon perlé.

L'Enfant, jambes croisées, est figuré en Sauveur, tenant la sphère du Monde.

La sculpture, dont la nature de la pierre ne peut être précisée (granite??), est peinte d'une polychromie qui s'écaille ; les lèvres carmin et les joues rose foncée ont été recouvertes jadis d'une couche blanche.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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Sur le culot en granite polychrome, un buste d'un homme accroupi, au regard noir, est entouré  d'un rinceau de vigne où persiste un très beau bleu.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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II. LE CÔTÉ EST : NICHES AUX ANGES PORTEURS D'INSTRUMENTS DE LA PASSION.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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1°) La première niche à partir du portail : ange tenant la croix sur le Golgotha. Granite, reste de polychromie ocre.

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Dans l'encadrement de l'ogive, une niche rectangulaire est aménagée dans l'appareillage des blocs de granite. Un ange s'y avance, grâce à un culot polygonal. 

Il est vêtu d'une tunique longue à ceinture plate. Le visage est un peu fruste à cause des grands yeux et d'une bouche  sommaire, ou des cheveux taillés très court, en casque.

Il tient une croix qui s'élève depuis un massif crénelé figurant le Golgotha.

La pierre est un granite gris dont la structure apparaît sur la brisure de la main droite. Son grain fin donne un  poli aux reflets bleus.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

L'intérieur du porche de Kermaria an Iskuit. II. Vierge à l'Enfant, Anges et culots.
Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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Le culot : buste d'un homme, granite.

Nez épaté, cheveux en boucles formant couronne.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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2°) La deuxième niche à partir du portail : ange tenant les instruments  de la Flagellation.

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Cette niche est semblable à la précédente, mais ses pans son évasés et son dais forme un éventail hexagonal. La statue est par contre bien différente  par son matériau, un tuffeau clair, mais aussi par son socle : ces caractéristiques se retrouvent sur l'ange de la niche qui lui fait face, témoignant peut-être, dans le même atelier d'une "main" différente des deux anges de l'entrée, à droite et à gauche.

L'ange a perdu sa tête, mais non ses ailes, il est vêtu d'une tunique plissée, dont la ceinture plate laisse retomber une longue extrémité. À cette ceinture est suspendu un ustensile cannelé qui m'intrigue mais que je n'identifie pas ; il serait logique d'y voir un petit instrument de musique.

L'ange porte sur ses épaules les deux instruments de la Flagellation du Christ : le fouet ou flagellum aux lanières nouées (et plombées ?) et les verges.

La pierre est peinte d'ocre jaune clair, uniforme.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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Le socle en tuffeau : deux têtes, une coupelle et des instruments de carrier.

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Nouvelle énigme, comment interpréter cette "roue" que présente ces deux têtes jumelles ? Une roue à sept rayons autour d'un essieu, mais qui est convexe comme une coupole et dont le cercle est crénelé d'édentations cubiques. 

Et surtout, comment comprendre les deux instruments qui surmontent cet accessoire ? Je crois reconnaître là un marteau de tailleur de pierre, à deux tranchants différents, et un "niveau" en équerre.

Deux personnages en buste tiennent, en position jumelle et spéculaire, la roue (un tamis ???). Derrière celui de gauche se distinguent d'autres motifs sculptés.

Nous retrouverons ces jumeaux sous la statue d'ange qui fait face.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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Le culot : buste d'un personnage, granite.

Nez épaté, tête recouverte d'une coiffe; il peut s'agir de l'épouse de l'homme du culot précédent.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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III. LE CÔTÉ OUEST : NICHES AUX ANGES PORTEURS D'INSTRUMENTS DE LA PASSION.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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3°) La première niche à partir du portail : ange tenant la Colonne de la Flagellation. Granite ?

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L'ange, semblable à celui qui porte la Croix, a les mains jointes. Sa colonne naît d'un buisson. La ceinture est plate avec une extrémité verticale renforcée en triangle. Les pieds semblent chaussés.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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Le culot : personnage en buste.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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4°) La deuxième niche à partir du portail : ange tenant la lance et ?.

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L'ensemble sculpté est en tuffeau. L'ange a cette coupe de cheveu taillés très court et en casque et cette bouche particulière de l'ange n°1, la tunique plissée évasée du n°2, la ceinture plate de tous, les yeux en amande cernés d'un trait double et la tête carrée aux pommettes anguleuses qui se retrouve sur les jumeaux du socle.

Les doigts de la main gauche sont brisés, ils traçaient peut-être un geste de bénédiction. L'objet tenu par la main droite peut évoquer un calice, malgré un pied rectangulaire. Devant lui s'élève une lance brisée (elle montait jusqu'à sa poitrine), qui est tenue par les deux personnages du socle. Ce serait la lance de Longin, celle qui transperça le flanc droit du Christ lors de la Passion.

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Les traits du visage des deux jumeaux reproduisent  ceux de l'ange : même forme carrée, mêmes pommettes saillantes, mêmes yeux, même bouche réduite à un trait en demi-sourire, même fossette du menton. Faut-il les assimiler à d'autres anges?

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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Le culot est sculpté, comme les trois précédents, en buste, mais celui-ci se distingue par des cheveux bouclés.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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IV. LES  CULOTS DE RETOMBÉE DES NERVURES DE LA VOÛTE.

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Du côté droit : au centre, un personnage en buste semblable aux précédents.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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Du côté gauche : au centre, un ange chevauchant une tête. Granite.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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Sur le côté : deux dragons affrontés. Granite.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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Sur le côté : feuillages. Granite.

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Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Porche (fin XVe) de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

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— AUBERT , La chapelle de Kermaria-Nisquit

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/2aa55730ab949a1b101902c8544378bc.pdf

—BÉGULE (Lucien), 1909, La chapelle Kermaria-Nisquit et sa Danse des morts, H. Champion, Paris, 1909, 52 p. 

 

— CHARDIN (Paul), 1894, La chapelle de Kermaria-Nisqit en Plouha, Revue archéologique 1, pages 246-259

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203636c/f249.item

 

 

—COUFFON, René. Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1939. p. 374-375

—COUFFON, René. Quelques notes sur Plouha. Saint-Brieuc : Francisque Guyon éditeur, 1929. p. 27-35

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3346690r

—LE LOUARN-PLESSIX (Geneviève ) , 2013, Plouha, Chapelle de Kermaria an Iskuit SHAB

https://m.shabretagne.com/scripts/files/5f464c1e917b93.94134739/2013_50.pdf

https://docplayer.fr/108538314-Plouha-chapelle-de-kermaria-an-iskuit.html

—LÉVY (Tania), 2015, « La chapelle Kermaria-an-Isquist. Les peintures murales », Congrès archéologique de France. 173e session. Monuments des Côtes-d'Armor. « Le Beau Moyen Âge ». 2015, Société française d'archéologie, pp. 303-311 (ISBN 978-2-901837-70-1).

— PICHOURON ( Patrick) - L'HARIDON ( Erwana) 2005, La chapelle de Kermaria-an-Isquit Inventaire général ; Dossier IA22005349

"La chapelle Kermaria-an-Isquit a été fondée au cours de la 1ère moitié du 13ème siècle par Henry d'Avaugour, comte de Goëlo. Elle a été agrandie au 15ème siècle, puis au début du 18ème siècle par le chapelain de l'époque Jean Huet. Vendue le 16 fructidor de l'an IV (septembre 1796), elle a été rachetée par la fabrique et rendue au culte en 1812. Réputée pour sa danse macabre du 15ème siècle, elle a été classée au titre de la législation sur les monuments historiques le 6 juillet 1907 et restaurée de 1958 à 1976. Les quatre premières travées de la nef et de ses collatéraux remontent à la fondation de la chapelle. Au cours du 15ème siècle, la nef et ses collatéraux ont été prolongés de trois travées et l'édifice a été augmenté d'un porche et d'une aile au sud. L'étage du porche servait de secrétairerie à l'origine, puis il a servi d'auditoire à partir de 1547 pour la seigneurie de Lizandré-Kermaria. Enfin, Jean Huet, chapelain de Kermaria-an-Isquit, entrepris plusieurs travaux au cours du 1er quart du 18ème siècle, dont la construction de l'actuelle flèche en 1702, due au maître charpentier Pierre Le Clerc (d'après René Couffon), le percement d'une baie en 1720 (porte la date) et la reconstruction du choeur en 1721 (d'après inscription).

https://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/b4cbaf07-cdea-4601-a286-377b8f21585f

Chapelle de style gothique régional construite en moellons de granite, grès et schiste et grand et moyen appareil de granite. Elle comprend une nef à sept travées accostée de deux bas-côtés, sur cinq travées au sud et sur toute la longeur de la nef au nord, un porche à étage et une aile en retour d'équerre au sud et un chevet à trois pans. L'espace intérieur de la nef est couvert par une charpente lambrisée en berceau brisé avec entraits à engoulants apparents et les bas-côtés nord et sud sont couverts d'un lambris en demi-berceau lambrissé. Le couvrement du porche sud est formé par une voûte sur croisée d'ogives."

— THIBOUT (Marc), 1949, « La chapelle de Kermaria-Nisquit et ses peintures murales », Congrès archéologique de France. 107e session. Saint-Brieuc. 1949, Société française d'archéologie, 1950, p. 70-81.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k32118665/f72.item

 

— Revue de presse internet 2023

— Base Palissy POP-Culture

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00089487

https://collectif-objets.beta.gouv.fr/objets/75975

— Notice Wikipedia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_de_Kermaria_an_Iskuit

 

https://monumentum.fr/monument-historique/pa00089487/plouha-chapelle-de-kermaria-anisquit

 

http://www.infobretagne.com/plouha-kermaria-peintures-murales.htm

https://www.techno-science.net/glossaire-definition/Chapelle-de-Kermaria-an-Iskuit.html

https://www.lieux-insolites.fr/cotedarmor/kermaria/kermaria.htm

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Published by jean-yves cordier - dans Sculptures Chapelles bretonnes.
21 octobre 2023 6 21 /10 /octobre /2023 13:41

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PRÉSENTATION.

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Le porche sud de Kermaria est surmonté d'une secrétairerie, une chambre couverte d'un toit en auvent où se réunissait le conseil de fabrique qui y conservait ses archives ou celle de la seigneurie, et qui servait aussi d'auditoire où les seigneurs de Lizandré-Kermaria , à partir de 1548, rendaient la justice  ou recevait l'hommage depuis la galerie ajourée. On y accède par un escalier du collatéral sud. "C'est là qu'au temps jadis, le dimanche après les offices, autour du sénéchal de la juridiction, se groupaient le Procureur et les Syndics chargés de rendre la haute justice. Les coupables et les plaideurs se tenaient au  pied de la croix qui dresse encore son fût sur le parvis de la chapelle. Le jugement était ensuite lu, au peuple assemblé, du haut de la terrasse." (Aubert)

Il s'ouvre sur une large baie en ogive, supportée de part et d'autre par de fines colonnettes. À l'intérieur, les niches abritent les statues en bois polychrome de onze apôtres. À l'extérieur, deux niches surmontées de dais recevaient encore au début du XXe siècle les statues de saint Pierre et saint Paul, très abimées par le temps : elle sont conservées à l'intérieur de la chapelle.

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La construction de la chapelle avait débuté à la fin du XIIIe siècle par les quatre premières travées de la nef. Elle se poursuivit à la fin du XVe siècle :

Marc Thibout, dans son article du Congrès archéologique de 1949, n'y consacre que quelques lignes pour dater ces peintures comme contemporaines du porche lui-même.

Geneviève Le Louarn-Plessix nous en donne une analyse avertie :

" Comme pour magnifier l’entrée dans la chapelle dédiée à « Marie du prompt secours» —Ker maria an Iskuit (souvent contracté en Nisquit) est à comprendre à partir du breton is (ou es) - kuit, « qui tire d’affaire, rescapé ». — , le pèlerin qui franchit le porche méridional, entre deux rangées d’apôtres, est enveloppé de représentations apaisantes : une Vierge protectrice (Notre-Dame-de-Délivrance ?) du XVe siècle en pierre polychrome, abritée dans une niche à colonnes à chapiteaux feuillagés et de gracieux anges peints sur les voutains. Les phylactères qu’ils présentent portent les versets du « Regina cœli », hymne d’allégresse, d’accueil et de confiance (*).

(*) Voir : MUSSAT, André, Arts et cultures de Bretagne, Paris, Berger-Levrault, 1979. Sur cette question, la tenue par une branche de la famille des Rohan de la seigneurie de Plouha aux XVe et XVIe siècles pourrait sans doute expliquer ces similitudes.

En de nombreux points, le dessin des draperies, la forme et le traitement des ailes, la finesse des visages et des cheveux sont à comparer aux anges du chœur de la cathédrale de Tréguier – certes très remaniés – vers 1450 et encore aux anges musiciens du transept nord de l’église de Kernascléden (Morbihan) exécutés dans les années 1470. Dans les deux cas, mêmes artifices d’extension et d’affinement des ailes pour insérer les anges dans d’étroits voutains. la fois aimable et luxueuse que devait développer cet espace intermédiaire entre le monde laïc et l’intérieur de la chapelle plus doloriste et tourmenté ( Sous réserve d’une étude précise des pigments originaux, la couleur rouge prédominante à Kermaria se retrouve aussi aux voutains de Kernascléden. )" (Geneviève Le Louarn-Plessix 2013)

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Attribution.

Faut-il les attribuer au(x) même(s) artiste(s) qui ont réalisé, à la même période, la Danse macabre, la peinture des Trois Morts et des Trois Vifs, et la présentation de deux couples de donateurs ?

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Restauration.

La première tranche des travaux de restauration du porche, commencés en décembre 2022, se sont achevés en mai 2023 sous la direction de Nicolas Clairand, architecte du patrimoine, des élus et des entreprises Art, de Plélo, pour la maçonnerie,  Moullec, de Lamballe, pour la charpente et Macé, de Trégueux, pour la couverture. L'auvent frontal, qui avait disparu, a été reconstitué.

Une seconde tranche de cinq mois doit débuter en septembre 2023 et concernera les peintures de la voûte, qui seront nettoyées et, selon expertise, complétées.

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Plan.

 

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Marc Thibout, 1949, Gallica

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Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

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LES QUATRE VOÛTAINS DU CÔTÉ NORD.

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Placés juste au dessus de la Vierge à l'Enfant de la porte d'entrée, les anges l'honorent en chantant l'antenne mariale du XIVe siècle Regina Caeli, "Reine du ciel", dont les quatre versets sont inscrits sur leurs phylactères.

 

Regína caéli, lætáre, Allelúia!
Quia quem meruísti portáre, Allelúia!
Resurréxit, sicut dixit, Allelúia!
Ora pro nóbis Déum, Allelúia!

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Les anges  sont choristes ou orants, agenouillés, nimbés et vêtus d'une tunique longue à large amict. Leurs cheveux longs et bouclés encadrent leur visage. Il n'est pas possible de préciser si leur bouche est ouverte pour le chant. La position des mains peut laisser supposer parfois qu'ils tiennent un petit instrument, qu'on croit deviner (flute ? tambourin ? boite ?). 

Les ailes devaient être peintes avec précision quant à leurs plumes et leurs ocelles. Sur le premier voûtain, elles encadrent étroitement le visage.

Les couleurs principales varient du rouge, de l'ocre rouge, et de l'ocre jaune au jaune d'or, avec emploi du vert (pour les contours, le rehaut des tuniques et quelques détails tels une chemise sous la tunique) et du noir pour les inscriptions. 

Le fond est rouge à ondulations rouge foncé qui fait vibrer le ciel.

La restauration saura préciser quels sont les pigments et les couches de préparation employés.

La première lettre des inscriptions est peinte, comme une rubrique de manuscrit, en jaune.

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Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

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Premier voûtain : Regína caéli, lætáre, Allelúia! (texte effacé).

"Réjouis-toi Reine du ciel alleluia"

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L'ange est le plus beau, le plus féminin et le plus richement vêtu des quatre, et la tunique verte (décolletée et sans amict) est recouverte par un manteau jaune à large revers. On devine peut-être un collier. La main droite est déportée devant le ventre vers la gauche, sur le pan du vêtement (ou un instrument). Les traits du visage, soulignés d'un trait vert clair, sont bien visibles, avec de grands yeux en amande, et une bouche souriante.

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Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

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Deuxième voûtain : Quia quem meruísti portáre, Allelúya! .

"Car celui que tu as mérité de porter, alléluia"

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C'est peut-être là (j'avance avec prudence...) que l'existence d'un instrument tenu entre les deux mains est la plus probable.

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Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

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Troisième voûtain : Resurrexit, sicut dixit, Alleluya!

abrégé en  Resurréxt, sict dict, Allã 

"est ressuscité comme il l'avait annoncé alléluia".

 

 

 

 

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Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

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Quatrième voûtain : Ora pro nobis Deum, Alleluya !

 

"Prie Dieu pour nous alléluia !"

Une flûte pourrait être tenue entre les mains.

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Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

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LES QUATRE VOÛTAINS DU CÔTÉ SUD (EXTÉRIEUR).

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Ce sont à nouveau quatre anges qui occupent ces voûtains, mais les peintures sont bien moins bien conservées, et les inscriptions des phylactères ne sont pas lisibles. On ignore donc quel cantique était présent ici.

Je les présenterai dans le même ordre que précédemment, mais sans les décrire. Je m'interroge seulement sur la forme triangulaire tenue par l'ange du premier voûtain.

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Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

Voûte peinte (fin XVe) du porche de la chapelle de Kermaria an Iskuit. Photographie lavieb-aile août 2023.

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SOURCES ET LIENS.

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— AUBERT , La chapelle de Kermaria-Nisquit

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/2aa55730ab949a1b101902c8544378bc.pdf

—BÉGULE (Lucien), 1909, La chapelle Kermaria-Nisquit et sa Danse des morts, H. Champion, Paris, 1909, 52 p.  Lucien Bégule (1848-1935), « peintre sur verre » et maître verrier lyonnais est célèbre par ses nombreuses réalisations religieuses et civiles dont le vitrail « Louise Labbé », récompensé par une médaille d’or à l’exposition universelle de 1900 (conservé au musée Gadagne de Lyon). Membre de la Société d’archéologie française, il se consacre, à partir de 1905 uniquement à sa fonction d’archéologue et publie de nombreux travaux consacrés aux monuments historiques.

— CHARDIN (Paul) 1894, « Peintures murales de Kermaria Nisquit », Mémoires de la Société nationale des antiquaires de France, t. XLVI, 1885, p. 238-25, lecture du 24 février 1886. Paul Louis Léger Chardin était un peintre et illustrateur français né à Paris le 20 août 1833, mort en 1918. Il est enterré au cimetière de Plouha. Élève d’Adrien Dauzats, il était membre de la Société française d’archéologie. Époux en secondes noces de Sara Rhoné, sœur d’Artur Rhoné de Keravel en Plouha, ses visites en Basse-Bretagne lui donnèrent l’occasion de peindre des paysages et portraits qu’il exposa au Salon de Paris de 1855 à 1875.  

 

CHARDIN (Paul), 1894, La chapelle de Kermaria-Nisqit en Plouha, Revue archéologique 1, pages 246-259

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203636c/f249.item

 

 

—COUFFON, René. Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1939. p. 374-375

—COUFFON, René. Quelques notes sur Plouha. Saint-Brieuc : Francisque Guyon éditeur, 1929. p. 27-35

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3346690r

—LE LOUARN-PLESSIX (Geneviève ) , 2013, Plouha, Chapelle de Kermaria an Iskuit SHAB

https://m.shabretagne.com/scripts/files/5f464c1e917b93.94134739/2013_50.pdf

https://docplayer.fr/108538314-Plouha-chapelle-de-kermaria-an-iskuit.html

—LÉVY (Tania), 2015, « La chapelle Kermaria-an-Isquist. Les peintures murales », Congrès archéologique de France. 173e session. Monuments des Côtes-d'Armor. « Le Beau Moyen Âge ». 2015, Société française d'archéologie, pp. 303-311 (ISBN 978-2-901837-70-1).

— PICHOURON ( Patrick) - L'HARIDON ( Erwana) 2005, La chapelle de Kermaria-an-Isquit Inventaire général ; Dossier IA22005349

"La chapelle Kermaria-an-Isquit a été fondée au cours de la 1ère moitié du 13ème siècle par Henry d'Avaugour, comte de Goëlo. Elle a été agrandie au 15ème siècle, puis au début du 18ème siècle par le chapelain de l'époque Jean Huet. Vendue le 16 fructidor de l'an IV (septembre 1796), elle a été rachetée par la fabrique et rendue au culte en 1812. Réputée pour sa danse macabre du 15ème siècle, elle a été classée au titre de la législation sur les monuments historiques le 6 juillet 1907 et restaurée de 1958 à 1976. Les quatre premières travées de la nef et de ses collatéraux remontent à la fondation de la chapelle. Au cours du 15ème siècle, la nef et ses collatéraux ont été prolongés de trois travées et l'édifice a été augmenté d'un porche et d'une aile au sud. L'étage du porche servait de secrétairerie à l'origine, puis il a servi d'auditoire à partir de 1547 pour la seigneurie de Lizandré-Kermaria. Enfin, Jean Huet, chapelain de Kermaria-an-Isquit, entrepris plusieurs travaux au cours du 1er quart du 18ème siècle, dont la construction de l'actuelle flèche en 1702, due au maître charpentier Pierre Le Clerc (d'après René Couffon), le percement d'une baie en 1720 (porte la date) et la reconstruction du choeur en 1721 (d'après inscription).

Chapelle de style gothique régional construite en moellons de granite, grès et schiste et grand et moyen appareil de granite. Elle comprend une nef à sept travées accostée de deux bas-côtés, sur cinq travées au sud et sur toute la longeur de la nef au nord, un porche à étage et une aile en retour d'équerre au sud et un chevet à trois pans. L'espace intérieur de la nef est couvert par une charpente lambrisée en berceau brisé avec entraits à engoulants apparents et les bas-côtés nord et sud sont couverts d'un lambris en demi-berceau lambrissé. Le couvrement du porche sud est formé par une voûte sur croisée d'ogives."

— THIBOUT (Marc), 1949, « La chapelle de Kermaria-Nisquit et ses peintures murales », Congrès archéologique de France. 107e session. Saint-Brieuc. 1949, Société française d'archéologie, 1950, p. 70-81.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k32118665/f72.item

— SOLEIL (Félix), 2020, La Danse macabre de Kermaria-an-Isquit, Dijon, Éditions Nielrow, 2020, 30 p. (ISBN 978-2-490446-16-2).

 

— Base Palissy POP-Culture

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00089487

https://collectif-objets.beta.gouv.fr/objets/75975

— Notice Wikipedia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_de_Kermaria_an_Iskuit

— Revue de presse internet 2023

https://monumentum.fr/monument-historique/pa00089487/plouha-chapelle-de-kermaria-anisquit

https://actu.fr/bretagne/plouha_22222/patrimoine-cette-chapelle-bretonne-va-retrouver-sa-superbe-du-xve-siecle_58498933.html

https://www.letelegramme.fr/cotes-d-armor/plouha-22580/a-plouha-la-chapelle-de-kermaria-retrouve-sa-splendeur-6373663.php

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouha-22580/fin-des-premiers-travaux-a-la-chapelle-de-kermaria-3bde380e-0c0d-11ee-93ab-a50c3217cece

http://www.infobretagne.com/plouha-kermaria-peintures-murales.htm

https://www.techno-science.net/glossaire-definition/Chapelle-de-Kermaria-an-Iskuit.html

https://www.lieux-insolites.fr/cotedarmor/kermaria/kermaria.htm

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Published by jean-yves cordier - dans Peintures murales. Chapelles bretonnes. Anges musiciens
20 octobre 2023 5 20 /10 /octobre /2023 18:19

La cloche de 1638 de la chapelle de Kermaria-an-Iskuit en Plouha et son blason. 

Voir :

La cloche de Plouha fondue par Thomas Le Soueff en 1712 : une sœur aînée de la cloche du Faou (Thomas Le Soueff 1714) !

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PRÉSENTATION.

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En 1898, Germain de Maidy a décrit pour le Congrès archéologique une cloche de 1603 provenant de Saint-Connan, une cloche de Pontrieux datant de 1622, une cloche de Pléneuf datant de 1646, une cloche de 1611 et deux cloches de 1712 provenant de [l'église de] Plouha, et enfin une de 1782 provenant de Kermaria, toutes destinées à être fondues à Nancy.

Les cloches anciennes de Plouha sont également mentionnées par René Couffon en 1927 :

 

"L'une, pesant 185 livres, fondue à Brest, par Messire Thomas le Soueff, fondeur du Roy, reçut le nom de Louis, le 24 juillet 1712, de noble et discret Messire Guillaume Trébouta, principal du diocèse et de dame Claude le Gardien, dame de Saint-Georges. Une seconde, pesant 1.104 livres, et sortie du même atelier, fut nommée Pierre-Marie, à la même époque. Enfin, une troisième, pesant 1.134 livres, fut baptisée Louise-Armande, le 29 août 1712, par haut et puissant sr. Mgr Alexandre de Melun, seigneur de la paroisse et dame Françoise Alain, épouse de Messire Jehan Berthou, sr. de Kerversio. "Frère Corentin le Milin pourrait être appelé le père des cloches, car, il dota encore la paroisse de deux autres : l'une, de 90 livres, du nom de Claudine, fut montée dans le clocheton de la chapelle Sainte-Eugénie, en 1714, et l'autre, nommée Jeanne-Françoise, en 1719, servit à appeler les fidèles à la chapelle Saint-Yves.

Frère François Féger, qui gouverna ensuite la paroisse, de 1722 à 1742, fit également faire une cloche, pesant 428 livres, qui fut nommée Jeanne, le 2 octobre 1738 par haut et puissant Jean Guillaume de Lanloup et haute et puissante dame Jeanne de Quelen."

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Or, on trouve aujourd'hui dans la chapelle, exposée à terre sur un socle de bois au nord de la nef, une très belle cloche de 1638, qui fait l'objet de cet article.

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Cloche armoriée datée de 1638, chapelle de Kermaria-an-Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Cloche armoriée datée de 1638, chapelle de Kermaria-an-Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Cloche armoriée datée de 1638, chapelle de Kermaria-an-Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Cloche armoriée datée de 1638, chapelle de Kermaria-an-Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Cloche armoriée datée de 1638, chapelle de Kermaria-an-Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Cloche armoriée datée de 1638, chapelle de Kermaria-an-Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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Le blason.

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Cloche armoriée datée de 1638, chapelle de Kermaria-an-Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Cloche armoriée datée de 1638, chapelle de Kermaria-an-Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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Le côté gauche : le chronogramme 1638 et un calvaire.

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Cloche armoriée datée de 1638, chapelle de Kermaria-an-Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Cloche armoriée datée de 1638, chapelle de Kermaria-an-Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Cloche armoriée datée de 1638, chapelle de Kermaria-an-Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Cloche armoriée datée de 1638, chapelle de Kermaria-an-Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Cloche armoriée datée de 1638, chapelle de Kermaria-an-Iskuit. Photographie lavieb-aile.

Cloche armoriée datée de 1638, chapelle de Kermaria-an-Iskuit. Photographie lavieb-aile.

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Discussion héraldique.

Je n'ai trouvé aucune publication sur cette cloche (j'ai dû mal chercher), et aucune attribution de ses armoiries. 

Par contre, je peux  rapprocher ces dernières de celles du blason (lui aussi non attribué) sculpté en haut de la tour du clocher, côté ouest, dans un bloc de granite gris foncé. En 1, deux merlettes sont séparées par un trait d'un quatrefeuille et demi, soit un blasonnement de trois merlettes surmontées de trois quintefeuilles en chef. Lorsqu'on regarde ensuite le blason de la cloche, on peut se convaincre que c'est le même motif qui est représenté, plus grossièrement.

En 2, nous comptons  cinq fasces, alors que le blason de la cloche n'en montre que deux. Est-ce parce que le fondeur de cloche ne peut pas aller si loin dans la précision de son moulage, comme  le caractère grossier du calvaire pourrait nous en convaincre?

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Photo lavieb-aile 2023.

 

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J'écarte quelques possibilités.

En 1, ce ne sont pas les armes des Ollivier, ou de la Boullaye, d'argent à trois têtes de lévrier coupées de sable, colletées d'or, surmontées d'une quintefeuille de sable. En 2, ce ne sont pas les armes du Vieux-Chastel (qui seraient visibles sur la robe de la donatrice, Anne du Vieux-Chastel, de la peinture murale du transept sud).

L'Inventaire signale que dans le chœur de la chapelle, un prie-dieu du XVIIe  où sont sculptées sur la table des  "armes des Callouet, avec des merlettes".

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Les Calloet portent d'or à la fasce d'azur, surmonté d'une merlette de même. Fausse piste.

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Finalement, je lis sur Gallica la monographie sur Plouha de René Couffon, où je reconnais page 32  la partie gauche de ces armes sur le blason mi-parti sur la maîtresse-vitre (aujourd'hui détruite), telle qu'elle a été relevée par H. De la Messelière en 1919. 

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Ce sont celles de Pierre de Lannion en alliance avec Renée d'Arradon. Ces armes sont bien d'argent à trois merlettes de sable posées deux et une, au chef de gueules charge de trois quintes feuilles d'argent. "Ce blason se retrouve sur plusieurs anciens édifices et monuments bretons".  Le blason est entouré, comme sur la cloche, du collier de l'Ordre de Saint-Michel. Les armes de sable à sept macles d'argent posés 3, 3, et 1 sont bien celles de la famille d'Arradon.

 

 

Renée d'Aradon, née en 1597, est la fille unique de René d'Arradon  —décédé en 1625 —, et de Gillette de Montigny. 

Pierre Ier de Lannion, comte de Lannion, gouverneur de Vannes et d'Auray est né en 1582 et mort en 1633 

Donc, les armoiries de la verrière renvoient à un autre couple que celui mentionné sur la cloche. 

Je propose d'y reconnaître celle du frère de Pierre Ier,  Jean IV de Lannion, Gouverneur de Lannion, Capitaine du ban et arrière-ban et garde des côtes, ports et havres de l'evêché de Tréguier, Lieutenant de la maréchaussée, Pensionnaire du Roi, Chevalier de l'ordre de Saint-Michel, décédé à Plouha le 28 octobre 1658 ..., et de son épouse Mauricette Barbier, décédée en 1665 et qui porte d'argent à deux fasces de sable. Jean IV était seigneur de Lizandré-Kermaria à Plouha. (Liz-an-dren, "la Cour des Ronces).

 

 

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Armes de Jean IV de Lannion (Man8rove)
Armes de Mauricette Barbier (Man8rove)

Mauricette est la fille et petite-fille des Barbier qui ont fait construire à Saint-Vougay le château de Kerjean. Sa fille René-Françoise, dame de L'Aubrais épousa en 1649 Alain de Guer, marquis de Pontcallec.

Il semble que l'on puisse rapprocher ce Jean de Lannion avec celui qui fut nommé Les Aubrays (ou Lezobré en breton), et dont je lis que le crâne, comme celui de sa fille repose dans une boîte, dans un recoin de la chapelle, avec l'inscription Le Geff [chef] de Les Aubré. La légende chantée dans une gwerz, raconte que ce capitaine des gardes-côtes et des ports de l’évêché de Tréguier, connu pour sa force  surhumaine et sa bravoure et pour de hauts faits d’armes, montait dans sa chambre accompagné de Marmouz, son fidèle cheval.

"Il fut un homme respecté dont le tombeau était au centre de la chapelle. Au milieu du XIXe siècle, la chapelle menaçait ruine et était vouée à la destruction. Son crâne fut mis dans un reliquaire rudimentaire. Deux siècles après son décès, sa réputation était intacte. On chantait alors sa gwerz, cette complainte qui raconte les exploits du géant de Lizandré. "

 

https://www.letelegramme.fr/cotes-d-armor/plouha-22580/spankalonspan-la-gwerz-de-jean-de-lannion-2306801.php

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Néanmoins, cette hypothèse, qui me semble valide pour le blason de la cloche, ne permet pas d'expliquer le blason, certes proche mais à  cinq fasces, du clocher. J'y vois alors les armes de Claude Ier de Lannion (1557-1621), et de Renée de Quelen baronne du Vieux-Chastel, les parents de Pierre Ier et de Jean IV. Les armes de Renée de Quélen sont un burelé d'argent et de gueules de dix pièces. Leur tombe reposant en l'église des Augustins de Carhaix, leur fils Jean gratifia les Augustins d'une somme de 200 livres pour faire la maîtresse-vitre. Je trouve la confirmation, de  mon attribution pour ce blason du clocher, sous la plume de Paul Chardin, page 249. Tandis que Charles de Keranflec'h, dépourvu sans doute de jumelles, y voyait les armes de Jean de Lannion/Mauricette Barbier (p.295 note2).

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Armoiries de Quelen du Vieux-Chastel, Man8rove.

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Nous voyons donc qu'au XVIIe siècle,  Claude Ier de Lannion et ses deux fils Pierre Ier et Jean IV de Lannion, sans oublier leurs épouses, ont affirmé leurs prééminences, comme seigneur de Lizandré, sur la chapelle Kermaria-an-Isquit, et y ont assuré un mécénat notable, dont l'inventaire précis reste à dresser. En 1618, c'est à Pierre Ier que le trésorier de Kermaria rend compte des recettes de sa charge. Les archives départementales pour la seigneurie de Lizandré-Kermaria E-2341 et E2342 atteste de leur rôle,  en 1620  pour nommer un chatelain pour cette chapellenie  [Claude], en 1624 pour une commission de greffier [Pierre], en ? pour un poste de chapelain [Jean], enfin en  1684 pour une autre présentation par Mauricette Le Barbier, dame douairière de Lisandren-Kermaria devenue après son remariage  comtesse d'Espinay 

Ils auraient succédé, comme seigneur de Lizandré, aux Taillart (Guillaume Taillart x 1488 Gillette Le Vayer dont les armoiries figurent sur les  verrières), puis aux Pinart sr de la Noë-verte par le mariage de Catherine Taillart, fils d'Yves avec Roland Pinart. Julienne Pinart épousa François II  de Lannion (1530-1564), père de Claude.

Et  à partir de 1691  ce seraient les Calloet qui auraient repris ce titre.

Le testament de Jean IV de Lannion en date du 21 janvier 1651, publié en partie par Keranflec'h mentionne une rente de 36 boisseaux de froment pour la chapelle de Kermaria, à condition que deux services soient célébrés chaque semaine par trois prêtres, et à perpétuité, pour le repos de Jean de Lannion et de son frère Guillaume [sic]. Il demande que sa tombe repose au milieu du chœur de la chapelle de Kermaria.

 

 

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ANNEXE. J.M LUZEL, Chants populaires de la Basse-Bretagne, 1868.

La gwerz Les aubrais et le more du roi.

Luzel (p. 286-306) donne trois versions successives de cette gwerz

https://www.google.fr/books/edition/Gwerziou_Breiz_Izel/9xQeAAAAMAAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=%22Jean+de+Lannion%22+Plouha&pg=PA306&printsec=frontcover

 "Cette tradition s'appuie sur une ballade bretonne très répandue dans le pays de Goello et insérée dans le recueil des chants populaires publiés par M. de La Villemarqué. Il semble pourtant que le savant éditeur ait attribué à cette ballade une date beaucoup trop ancienne, en traduisant Les Aubrays par Lez-Breiz (hanche, et au figuré, soutien de la Bretagne), surnom qu'il donne à Morvan, roi des Bretons, tué  en 818, dans une rencontre avec les Francs de Louis le Débonnaire. Les Aubrays est le nom d'une seigneurie du pays de Retz, apportée en  mariage, en 1455, å Rolland de Lannion, par Guyonne de Grezy, dame des  Aubrays. La ballade ne peut pas, par conséquent, ètre antérieure à cette époque, et nous la croyons bien plus moderne.. Le poëte populaire  dit que le seigneur des Aubrays, vainqueur du Maure du roi, fut plus  tard décapité par les Français, et recapité par un ermite (1). La tradition  du pays de Goello, en conservant de génération en génération le souvenir  de sa bravoure et de sa force extraordinaires, dit seulement qu'on lui scia  la tête; et l'on montre, dans le caveau délabré de Kermaria-Nisquit, en  Plouha, un crâne d'une solidité remarquable, dont la partie supérieure  porte des traces évidentes de l'opération. Or le testament de Jean de Lannion, châtelain des Aubrays et seigneur de Lizandré, en Plouha, daté » du 21 janvier 1651, et publié par M. Ch. de Keranflec'h (2), ordonne  que « Son corps soit mis dans le caveau qui est sous la grande tombe » élevée au milieu du chœur, en l'église de Kermaria. » L'identité du héros  des chants trégorois et cornouaillais ne peut donc guère faire l'objet d'un doute; la partie historique de ses exploits est moins facile à démêler de la » partie légendaire. Nous pensons d'ailleurs que le curieux poëme inséré  dans le Barzaz-Breiz est, comme beaucoup de pièces de ce genre, une œuvre de rapsodes, dont des fragments appartiennent a des époques et à  des héros différents. "

 

TROISIÈME VERSION.

I

Entre Koat-ar-Skin et Les Aubrays
A été arrêtée une armée (une rencontre);
A été arrêté un combat;

Que Dieu leur donne bon combat!

Que Dieu leur donne bon combat,

Et à leurs parents, à la maison, bonne nouvelle !.....
Le seigneur Les Aubrays disait,

Un jour, à son petit page:

-Selle-moi, vite, ma haquenée blanche,

Et mets-lui sa bride d'argent en tête;

Mets-lui sa bride d'argent en tête,

Et son collier d'or au cou;

Apprête aussi ton cheval Rouen (1)

Pour que nous allions à Sainte-Anne de Vannes.

 

Et j'ai gagné les dix-huit;

Et j'ai gagné les dix-huit,

Grâces à vous, sainte Anne de Vannes;
Faites-moi gagner le dix-neuvième,
Et je serai couronné dans la Trinité. (2)

Et je vous achèterai une ceinture de cire,
Qui fera le tour de toutes vos terres ;

Fera le tour de votre église et du cimetière,
Et de toute votre terre bénite;

Je vous achèterai une bannière rouge,
Qui sera dorée des deux côtés.

 

Le seigneur de Koat-ar-Skin disait, Ce jour-là, à son petit page:

Je vois venir un âne,

Monté sur une haquenée blanche!

- Le seigneur Les Aubrays dit A Koat-ar-Skin, sitôt qu'il l'entendit :

Si je suis un âne, bien certainement,
Je ne suis pas âne de nature;

Je ne suis pas âne de nature,
Mon père était, dit-on, un homme sage;
Si tu n'as pas connu mon père,
Moi, je te ferai connaître son fils!
Alors ils sont allés combattre,
Et le seigneur Les Aubrays a gagné.
Le seigneur de Koat-ar-Skin disait
A Les Aubrays, voyant qu'il gagnait :

Au nom de Dieu, Les Aubrays,
Au nom de Dieu, donne-moi quartier ! -
Je ne te donnerai pas de quartier,
Car toi, tu ne m'en aurais pas donné.

 

Je ne te laisserai pas la vie,

Car toi, tu ne m'aurais pas laissé la mienne.

- Au nom de Dieu, Les Aubrays,

Charge-toi de mes enfants.

Je ne me chargerai pas de tes enfants, Mais je les laisserai aller en liberté !

A peine eut-il dit ces mots,

Que Koat-ar-Skin fut tué par lui.

IV

Des lettres furent envoyées au roi,

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Pour lui annoncer que Koat-ar-Skin avait été tué.

Et le roi de France disait,

Un jour, à son petit page :

Page, page, mon petit page,

Toi qui es diligent et alerte,

Va-t-en dire à Les Aubrays

De venir combattre contre mon More.....

 

Et le petit page disait, En arrivant à Lannion:

Bonjour et joie à tous dans cette ville,

Où est le Seigneur Les Aubrays?

Le seigneur Les Aubrays, en entendant cela, A mis la tête à la fenêtre;

Il a mis la tête à la fenêtre,

Et a salué le page du roi.

-Bonjour à vous, seigneur Les Aubrays! Et à vous aussi, page du roi !

Et à vous aussi, page du roi,

Qu'est-il arrivé de nouveau.

- Il vous est ordonné, Les Aubrays,
De venir combattre contre le More du roi.
Au nom de Dieu, page du roi,
Apprends-moi le secret de ce More-là.
Et je te donnerai un bouquet,
Au milieu duquel il y aura quatre mille écus.
Je vous dirai bien son secret,

Mais vous n'en parlerez jamais à personne :
Quand commencera ce combat,
Jetez vite vos habits sur les siens;

Et lancez-lui de l'eau bénite,

Aussitôt qu'il aura dégaîné :

Alors il fera un bond en l'air :
Mettez votre épée pour le recevoir :
Aimez mieux perdre votre épée,
Les Aubrays, que perdre votre vie! -

Le seigneur Les Aubrays, ayant entendu,
A mis la main dans sa poche;

Il lui a donné son bouquet,

Avec quatre mille écus au milieu.

V

Le seigneur Les Aubrays disait,

En arrivant à Sainte-Anne:

- J'ai pris part à dix-neuf combats,

Et j'ai gagné les dix-neuf;

Et j'ai gagné les dix-neuf,

Grâces à vous, sainte Anne de Vannes;

Faites-moi encore gagner le vingtième, Et je serai couronné au Guéodet.

e vous achèterai une bannière blanche, Qui aura sept clochettes à chaque extrémité;

Qui aura sept clochettes d'argent à chaque extrémité, Et une tige de baleine, pour la porter;

Je vous achèterai en présent

Un calice d'or et un sacrement (ostensoir),

Et qui sera beau pour vous faire honneur,

Car vous aurez fait un grand miracle en ma faveur.

VI

Le seigneur Les Aubrays disait, En arrivant dans le palais du roi :

Bonjour à vous, sire, et même roi, Qu'avez-vous de nouveau ?

- Il t'a été ordonné, Les Aubrays, De venir combattre contre mon More; Tu as tué Koat-ar-Skin,

Qui était un de mes plus grands amis;

Mais si tu as tué Koat-ar-Skin,

Tu ne tueras pas mon More.

Quand il entra sur lui dans la grande salle, Il lui lança de l'eau bénite.

Quand le More jette ses habits à terre,
Les Aubrays jette les siens dessus;

Quand le More fait un bond en l'air,
Il présente son épée, pour le recevoir.
Au nom de mon Dieu, Les Aubrays,
Retire ton épée !

Je ne retirerai pas mon épée,
Car toi, tu n'aurais pas retiré la tienne.

- Au nom de mon Dieu, Les Aubrays, Laisse-moi la vie !

 

Car toi, tu ne m'aurais pas laissé la mienne!

Il n'avait pas fini de parler, Que le More noir a été tué,

Le More noir a été tué.

Et Les Aubrays est sorti.

Il a rencontré le petit page du roi, Et lui a donné un second bouquet; Il lui a donné un second bouquet, Avec quatre mille écus au milieu.

Le roi disait alors à Les Aubrays, Au moment où il sortait :

- Mon Dieu, serait-il possible Que tu as tué mon More?

Oui, j'ai tué votre More,

Et je vous tuerai aussi, si vous voulez !
Au nom de Dieu, Les Aubrays,
Laisse-moi la vie,

Et reste avec moi dans mon palais,
Je te ferai roi après moi !

Je ne resterai pas avec vous dans votre palais,

Car ma pauvre mère est veuve;

Car ma pauvre mère est veuve,

Et cela lui ferait de la peine!

VII

Le seigneur Les Aubrays disait,

En arrivant dans la ville de Lannion :

- J'ai pris part à vingt combats,

Et je les ai tous gagnés,

Grâces à vous, sainte Anne de Vannes, Je serai couronné au Guéodet;

Je serai couronné à Saint-Louis,

Et je n'ai pas encore vingt ans accomplis!

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SOURCES ET LIENS.

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— AUBERT , La chapelle de Kermaria-Nisquit

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/2aa55730ab949a1b101902c8544378bc.pdf

— CHARDIN (Paul), 1894, La chapelle de Kermaria-Nisqit en Plouha, Revue archéologique 1, pages 246-259

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203636c/f249.item

 

—COUFFON, René. Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1939. p. 374-375

—COUFFON, René. Quelques notes sur Plouha. Saint-Brieuc : Francisque Guyon éditeur, 1929. p. 27-35

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3346690r

— KERANFLEC'H (Charles de,), 1857 « Une frairie bretonne, Kermaria-Nisquit, suivie du testament du seigneur des Aubrays », Nantes, Imprimerie de Vincent Forest, 1857, 29 p. 1 grav., extrait de la Revue de Bretagne et de Vendée, t. II, 1857, 2e semestre, p. 281-301.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1102459/f280.item

 

—LE LOUARN-PLESSIX (Geneviève ) , 2013, Plouha, Chapelle de Kermaria an Iskuit SHAB

https://m.shabretagne.com/scripts/files/5f464c1e917b93.94134739/2013_50.pdf

https://docplayer.fr/108538314-Plouha-chapelle-de-kermaria-an-iskuit.html

— MAIDY ( L. Germain de ), 1896, " Sept cloches anciennes des Côtes-du-Nord", Congrès archéologique de France : séances générales tenues par la  Société française d'archéologie. 1898 (63). Contient les Séances générales tenues à Morlaix et à Brest, en 1896. pages 294-297.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k356651/f377.image

 

— PICHOURON ( Patrick) - L'HARIDON ( Erwana) 2005, La chapelle de Kermaria-an-Isquit Inventaire général ; Dossier IA22005349

"La chapelle Kermaria-an-Isquit a été fondée au cours de la 1ère moitié du 13ème siècle par Henry d'Avaugour, comte de Goëlo. Elle a été agrandie au 15ème siècle, puis au début du 18ème siècle par le chapelain de l'époque Jean Huet. Vendue le 16 fructidor de l'an IV (septembre 1796), elle a été rachetée par la fabrique et rendue au culte en 1812. Réputée pour sa danse macabre du 15ème siècle, elle a été classée au titre de la législation sur les monuments historiques le 6 juillet 1907 et restaurée de 1958 à 1976. Les quatre premières travées de la nef et de ses collatéraux remontent à la fondation de la chapelle. Au cours du 15ème siècle, la nef et ses collatéraux ont été prolongés de trois travées et l'édifice a été augmenté d'un porche et d'une aile au sud. L'étage du porche servait de secrétairerie à l'origine, puis il a servi d'auditoire à partir de 1547 pour la seigneurie de Lizandré-Kermaria. Enfin, Jean Huet, chapelain de Kermaria-an-Isquit, entrepris plusieurs travaux au cours du 1er quart du 18ème siècle, dont la construction de l'actuelle flèche en 1702, due au maître charpentier Pierre Le Clerc (d'après René Couffon), le percement d'une baie en 1720 (porte la date) et la reconstruction du choeur en 1721 (d'après inscription).

 

— THIBOUT (Marc), 1949, « La chapelle de Kermaria-Nisquit et ses peintures murales », Congrès archéologique de France. 107e session. Saint-Brieuc. 1949, Société française d'archéologie, 1950, p. 70-81.

— SITE MAN8ROVE

https://man8rove.com/fr/profile/h48gxonna-jean-iv-de-lannion

—DIVERS

— Base Palissy POP-Culture

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00089487

https://collectif-objets.beta.gouv.fr/objets/75975

— Notice Wikipedia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_de_Kermaria_an_Iskuit

 

 

— GENEVIÈVE LE LOUARN-PLESSIX 2013, Plouha, Chapelle de Kermaria an Iskuit, Mémoires de la SHAB

https://m.shabretagne.com/scripts/files/5f464c1e917b93.94134739/2013_50.pdf

Situé en face, au revers du mur-diaphragme de la chapelle sud, un fragment de fresque montre six personnages: deux couples agenouillés (seigneurs et leurs épouses) présentés par deux saints. Les seigneurs sont en armure, les dames coiffées de hennins. Les armoiries portées sur la cotte du couple de droite permettent d’identifier les seigneurs Guillaume (III) de Boisgelin et Anne du Vieux-Chastel mariés en 1481. Derrière eux, saint Guillaume en évêque

Écartelé : aux 1 et 4 de gueules à la molette d'argent ; aux 2 et 3 d'azur plein.

'argent à trois fasces de gueules accompagnées de dix mouchetures d'hermine de gueules posées 4, 3, 2 et 1, et un lambel d'azur.

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Published by jean-yves cordier - dans cloches Héraldique
18 octobre 2023 3 18 /10 /octobre /2023 11:18

Quelques éléments de décor héraldique monumental autour de l'église du Tréhou.

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Voir sur cette église :

 

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PRÉSENTATION.

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On connaît, sur le calvaire, les armoiries mi-parti liées à la famille Mol de Guernélez. Ou bien, en haut de la façade sud du premier pignon, des blasons en kersanton aux armes érodées. Ou encore les six complexes héraldiques aujourd'hui illisibles du portail ouest et du clocher. Et enfin, sur la cloche de 1748, la mention du parrainage par Jérôme François de Gouzabatz seigneur de Keroparz et par sa tante maternelle Catherine Le Forestier de Quillien, voire même le blason des Gouzabatz.

Je décris ici :

1.les piliers de l'entrée nord-est de l'enclos.

2. Les vestiges armoriés du soubassemnt d'un calvaire, encours de restauration et réunis devant le presbytère.

 

I. LES PILIERS DE L'ENTRÉE NORD-EST.

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Sur le pilier de droite, deux lions (léopards) rampants  tenant un blason surmonté d'un casque dont le cimier est une tête de lion léopardé (de face) tirant la langue. Le blason de cet ensemble en kersanton est muet, plutôt qu'érodé ou buché.

Sur le pilier de gauche, les mêmes motifs s'enrichissent de lambrequins, et de deux petits blasons latéraux, tout aussi muets que le blason principal.

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Enclos paroissial du Tréhou.Photographie lavieb-aile 2023.

Enclos paroissial du Tréhou.Photographie lavieb-aile 2023.

Enclos paroissial du Tréhou.Photographie lavieb-aile 2023.

Enclos paroissial du Tréhou.Photographie lavieb-aile 2023.

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Ruines d'un calvaire, rassemblées au Presbytère.

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La consultation de l'Atlas des croix et calvaires permet de lire la description du calvaire suivant :

3058. Guernélès N-E + Croix-Chéron, k. 4,50 m. (1556), 1877. Deux degrés. Socle cubique, griffes. Second étage de socle octogonal, corniche: ERIGEE EN 1566. KALON SAKR A JESUS DIWALLIT ARC’HANOMP BEZIT TRUEZ OUZ ENEOU AR BURGATOR, REPARE EN 1877. Croix, section octogonale, fleurons, titulus rubanné, crucifix. Portait autrefois le blason des Beaudiez, conservé dans le mur du presbytère. [YPC 1980]

https://societe-archeologique.du-finistere.org/croix/trehou.html

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Or, les vestiges héraldiques réunis devant le presbytère datent très probablement du XIXe siècle, leurs émaux (couleurs) sont signalés par leur représentation conventionnelle , on y trouve bien les armes des Beaudiez, et on sait que le manoir de Guernélez datant du XVIe siècle, a été délaissé par cette famille à partir de 1900 pour le Manoir Neuf (ar Maner Nevez).

Les éléments héraldiques en kersanton sont bien aménagés pour entourer le fût d'un calvaire.

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J'ai redressé les photos pour les présenter dans le sens de lecture habituel.

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Presbytère du Tréhou. Photographie lavieb-aile 2023.

Presbytère du Tréhou. Photographie lavieb-aile 2023.

Presbytère du Tréhou. Photographie lavieb-aile 2023.

Presbytère du Tréhou. Photographie lavieb-aile 2023.

Presbytère du Tréhou. Photographie lavieb-aile 2023.

Presbytère du Tréhou. Photographie lavieb-aile 2023.

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Description du premier élément. Mi-parti Beaudiez/?

 

—En 1 :Du Beaudiez D'or à trois fasces ondées d'azur surmontées à dextre d'un trèfle du même.

https://man8rove.com/fr/blason/iuo0m54-beaudiez

https://www.tudchentil.org/spip/spip.php?article109

La famille du Beaudiez a été propriétaire du manoir de Guernélez, et un comte du Beaudiez était domicilié à Guernélez en 1900

—En 2 d'or à l'aigle bicéphale Cela ne correspond à aucune des familles en alliance dans la généalogie donnée sur le site man8rove.

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Presbytère du Tréhou. Photographie lavieb-aile 2023.

Presbytère du Tréhou. Photographie lavieb-aile 2023.

Presbytère du Tréhou. Photographie lavieb-aile 2023.

Presbytère du Tréhou. Photographie lavieb-aile 2023.

 

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2. Deuxième élément : blason mi-parti Mol/Coccenec

Nous trouvons en 1 les armes d'argent à trois ancres de sable de la famille Mol, et en 2 les armes d'azur au faisan d'or de la famille Coccenec.

Données :

-François Mol de Kerjean épouse en 1559 Françoise Coccenec.

-Lors de la Réformation de l'évêché de Léon en 1443, Yvon Coccenec est cité parmi les nobles du Tréhou. Un homonyme est présent à la réformation de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481. On en voit le blason sur la porte du manoir de Guernélez au Tréhou.

En 1666 un Mol de Kerjean épouse à Guernélez Marie de Kerguiziau, dame de Kerscao

Mauricette Mol de Guernélez épouse Jacques de la Flotte (D'azur au vaisseau d'argent flottant sur une mer du même, au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d'or.) ; leur fille Zoé Marie de Flotte (1805-1875) se maria ensuite à Saint-Urbain avec Amable du Beaudiez. Puis suivent des alliances Beaudiez/de Dieuleveult et Guimberteau...

https://man8rove.com/fr/profile/tr0q6u6gc-jacques-marie-francois-de-flotte

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Presbytère du Tréhou. Photographie lavieb-aile 2023.

Presbytère du Tréhou. Photographie lavieb-aile 2023.

Presbytère du Tréhou. Photographie lavieb-aile 2023.

Presbytère du Tréhou. Photographie lavieb-aile 2023.

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Published by jean-yves cordier - dans Sculptures Héraldique
17 octobre 2023 2 17 /10 /octobre /2023 15:13

Le porche sud (1610) de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Les six statues en kersanton (celle de sainte Pitère, celles de quatre apôtres et du Christ Sauveur par Roland Doré, vers 1649). Les sablières et les blochets de 1610.  Le portail ouest (1649).

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Voir sur cette église :

 

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PRÉSENTATION.

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Nous trouvons une brève description de ce porche dans la Notice de René Couffon et Alfred Le Bars :

"Le porche latéral, lambrissé avec sablières Renaissance décorées des instruments de la Passion, de têtes d'anges et des Evangélistes-blochets, porte la date de 1610 et l'inscription " SERVIRE DEO REGNARE EST " sur la sablière du côté est. Sa porte extérieure est entourée de deux colonnes cannelées en kersanton ; les contreforts portent des niches à coquille caractéristiques de l'atelier de Kerjean. Dans la niche du tympan, statue très fine en kersanton de sainte Pitère portant livre et palme."

Ce porche se détache curieusement  de la partie gauche d'un pignon, l'autre moitié étant percée d'une baie. Sur ce pignon en granite local d'appareillage irrégulier, antérieur au porche (*), et encadré de deux contreforts, on a placé, pour le délimiter  à sa droite, un troisième contrefort engagé réduit à un seul de ses angles mais creusé d'une niche à coquille. Le porche se distingue de la partie droite par l'emploi de pierre de Logonna, jaune, et de kersanton gris foncé.

(*) Il porte à son sommet quatre blasons en kersanton, érodés mais où se devinent des motifs et quartiers.

Les moulures en kersanton  du porche en plein cintre ne sont pas sculptées de figures, et elles culminent sur la grande clef feuillagée (ou "agrafe") qui porte, vers l'intérieur, la date de 1610.

Deux colonnes cannelées rudentées (les cannelures sont occupées en partie basse par des baguettes arrondies) sont inspirées des colonnes "à la française" imaginées par Philibert de l'Orme dans son Traité d'architecture. Elles supportent par des chapiteaux ioniques un entablement dépouillé. À l'étage supérieur équivalent au tympan, une niche à lanternon est encadrée par des pilastres cannelés engagés et des pots à feu. On y trouve la statue en kersanton de sainte Pitère, patronne de l'église.

Comme l'indique René Couffon dans son article sur l'architecture classique en pays de Léon ("école de Kerjean"), ce type de porche à colonnes à la française fait son apparition à Lanhouarneau en 1582, proche du château de Kerjean récemment édifié,  puis se diffuse à Bodilis (1601), Guilers (1601), Saint-Houardon de Landerneau (1604), Guimiliau (1606/1617), Trémaouézan (1610-1623), avec des colonnes baguées semblables à celles créées par Philibert de L'Orme pour Villers-Cotterêts en 1552 et au château des Tuileries en 1564. 

Au Tréhou (peut-être sur une architecture "de transition" entre Léon et Cornouaille), les colonnes cannelées ne sont  pas baguées. Couffon signale cette particularité à Brasparts (1589-1592), Lopérec (1586), Saint-Thomas de Landerneau (1607) ou Plouedern (1609), Plougourvest (1616), etc.

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René Couffon 1948. Je cercle Le Tréhou en rouge.

 

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Le porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Le porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

La façade sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

La façade sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Le porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Le porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

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L'EXTÉRIEUR DU PORCHE (1610) .

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Le porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Le porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

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L'agrafe et son chronogramme "1610".

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Le porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Le porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

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La niche Renaissance et la statue de sainte Pitère.

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La statue en kersanton n'est pas proportionnée à la niche et elle a dû être placée là en remplacement d'une autre statue (Vierge?)

La sainte, qui ne peut être identifiée par ses attributs que par référence au nom de l'église, tient la palme du martyre et un livre ouvert. Elle porte un bonnet de coiffe (évoquant la tenue d'Anne de Bretagne), un manteau à plis en bec, une robe à encolure ronde, serrée par une ceinture, et de solides chaussures rondes. Le visage, aux yeux en amande accentuée et à la bouche sévère, n'incite pas à y voir une œuvre de Roland Doré, mais, par son hiératisme, un travail de l' atelier de Landerneau du Maître de Plougastel (1570-1621), dont Roland Doré fut le compagnon avant de devenir maître, voire même une œuvre de l'atelier Prigent (1527-1577). Néanmoins, E. Le Seac'h ne se prononce pas sur son attribution.

La tradition assure que sainte Pitère était la sœur de saint Suliau (Sizun), Thivisiau (Landivisiau) et Miliau (Guimiliau). Son père la fit égorger après qu'elle eut refusé le mari auquel il la destinait.

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Sainte Pitère (kersanton) porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Sainte Pitère (kersanton) porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

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Sainte Pitère (kersanton) porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Sainte Pitère (kersanton) porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

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L'INTÉRIEUR DU PORCHE : LES TROIS STATUES EN KERSANTON DU CÔTÉ EST. PIERRE, ANDRÉ ET JEAN RÉALISÉES PAR ROLAND DORÉ.

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À l'intérieur du porche, au dessus d'un banc  destiné aux réunions du Conseil de Fabrique, les douze niches ne sont occupées que par cinq statues, bien proportionnées à ces logements : trois du côté droit et deux du côté gauche. La série a-t-elle été complète, ou bien, comme c'est probable, le projet n'a-t-il pas été terminé ? Toujours est-il qu'au début du XXe siècle, on y voyait (Le Guennec) dans les autres niches six statues en bois qui provenaient très probablement de l'ancienne chapelle de Tréveur, trève du Tréhou.

Remarque : la partie haute des niches, et l'entablement qui les surmonte, montrent des colorations noirâtres qui sont peut-être causées par des micro-organismes, mais qui peuvent témoigner aussi d'un incendie.

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Roland Doré.

Les cinq statues en kersanton, de 80 cm de haut son attribuées par Emmanuelle Le Seac'h, dans son catalogue raisonné, au sculpteur Roland Doré. 

Rappel :

Roland Doré a sculpté 52 apôtres pour les diocèses de Léon et de Tréguier, et seules deux séries sont complètes, celles de Pleyber-Christ et celle de Plestin-les-Grèves. 

Roland Doré a d'abord travaillé , sans doute comme compagnon de l'atelier du Maître de Plougastel (1570-1621), en 1622 à Saint-Thégonnec pour la croix de Coslen, puis, reprenant un chantier du Maître de Plougastel,  il prend le titre de maître à Hanvec en 1621-1622 dans un acte de réparation de la croix du cimetière. Il atteint la maturité de son style lorsqu'il réalise le porche de Guimilau en 1624 (le chantier avait été débuté en 1606 par le Maître de Plougastel). Sous le porche de Guimiliau, les statues de Pierre et de Jean sont de ce dernier, Roland Doré exécute celles de Philippe, Barthélémy, Matthieu, Simon, Jude et Thomas (quatre autres staues en bois datent du XVIIIe).

Les autres statues, dont on peut penser qu'elles sont plus tardives,  se trouvent à :

  • Pleyber-Christ : 12 statues de 0,98 à 1 m de haut, 27 cm de large et 23 cm de profondeur. Roland Doré a aussi réalisé une décollation de saint Pierre au fronton intérieur du porche.
  • Plestin-les-Grèves : 12 statues de 1,18 à 1,22 m de haut, (et les statues de l'extérieur, un saint Yves et une Marie-Madeleine)
  • Trémaouézan :  11 statues de 1,60 m de haut. Celles de saint Pierre a été réalisée par le Maître de Plougastel en 1633 sous le rectorat d'Hervé Fily qui signe de ses initiales séparées par un calice sur un blason. Roland Doré a aussi réalisé une Vierge à l'Enfant pour une niche centrale  du porche.
  • Le Tréhou : 4 statues de 0,80 cm, des apôtres Pierre, Jean, André et Thomas, ainsi qu'une statue du Christ Sauveur. 
  • Saint-Thégonnec (1625, 1632 et 1635) : 3 apôtres Jean, Jacques le Majeur et Thomas (Pierre par le Maître de Plougastel). Roland Doré a aussi réalisé une Annonciation et Jean l'évangéliste  à l'extérieur du porche.
  • Pleyben (Vers 1642) : Jean et Jacques le Majeur.
  • Plougourvest : Jacques le Majeur. Roland Doré a aussi réalisé un Christ Sauveur au dessus de la porte d'entrée et une Vierge à l'Enfant  à l'extérieur du porche.
  • Landerneau église Saint-Houardon : saint Matthieu.

Voir la liste des articles consacrés aux réalisations de Roland Doré en fin d'article (Sources et liens).

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Bien que le porche du Tréhou soit daté, tant pour l'intérieur sur les sablières que pour l'extérieur, de 1610, les statues, si on accepte leur attribution à Roland Doré, ne peuvent être antérieures au deuxième quart du XVIIe siècle.

Mais d'autres éléments sculptés de l'enclos paroissial du Tréhou pourraient  être attribués (hors catalogue de Le Seac'h), à Roland Doré, tant sur le calvaire que sur le portail ouest. Or l'élément le plus caractéristique de ce portail est une tête d'ange de la clef du portail ouest, au dessus de la date de 1649. Je suggère donc  que Roland Doré est intervenu en 1649 pour réaliser les cinq statues du porche sud, quelques décors du portail de la tour-clocher, et les anges hématophores de la base du crucifix du calvaire.

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Côté est du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Côté est du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

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L'apôtre Pierre et sa clef. Donateur Alain Brest.

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L'apôtre est représenté avec, posée sur l'épaule, sa grande clef dont le paneton est en forme de croix et dont l'anneau est en losange. Il porte sous son manteau une robe à huit boutons ronds sur le devant du torse, serrée par une ceinture de cuir. Le phylactère où était peint le premier article du Credo part en diagonale du poignet gauche.

Les traits du visage sont vigoureux, les yeux en ovale aux paupières soulignées sont centrés par la "drupe" de l'iris à la pupille creusée, trait caractéristique de l'atelier de Roland Doré. Le "toupet" de la calvitie fronto-temporale, n'est pas oublié. Les cheveux et la barbe sont peignés, la moustache forme un V autour d'une pointe de barbe bifide.

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L'inscription ALAIN : BREST  renvoie à un membre d'une famille bien connue des généalogistes du Tréhou . Alain Brest est un "julod", un riche cultivateur, fabricant et marchand de toile, décédé après 1611— date de naissance du dernier enfant— (et sans doute même bien après, si on date ces statues vers 1649 puisqu'il assistait au mariage de son fils Guillaume en 1630, décès peut-être en 1658), qui a épousé avant 1604 Marie Le ROUX (décédée en 1611). Le couple a eu quatre enfants :

  • Anne BREST 1604-1624/ (Marraine : Marguerite de KERSCAU, Dame de Keropartz), mariée le 8 juillet 1624 avec avec Guillaume MENEZ - Le Tréhou, Témoin de mariage : Gabriel GOUSABATZ, Seigneur de Keropartz, †1658

  • Jeanne BREST 1606-1636, Parrain : Guillaume GOUSABATZ, Seigneur de Keropartz

  • Guillaume BREST 1609-1658, (Parrain : Guillaume GOUSABATZ, Seigneur de Keropartz), marié en 1630 avec Marguerite KERBRAT 1614-1637, puis en 1638 avec Marie ROUX, père de onze enfants,  cultivateur sur Kerom, au Tréhou, qualifié d' "honorable homme".

  • Gilette BREST 1611-mariée le 18 octobre 1632 au Tréhou avec Hervé CARO.

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On remarquera la noblesse des parrains et marraines. Les Gouzabatz étaient seigneurs de Keropartz au XVIe et XVIIe siècle, et probablement les plus grands propriétaires du Tréhou

 Alain BREST devait être établi, comme son fils Guillaume, à Kerom (Kerrom, Kerhom), à 1,6 km au nord-est du bourg. Nous retrouvons ici la racine -hom "vallée" (Menez-hom) et le toponyme kerhom attesté à Plomeur et à Saint-Nic et qui pourrait être à l'origine des toponymes "saint-Côme". La carte montre bien la proximité de Kerhom avec l'important Moulin de Keropartz, sur la rivière de cette vallée à 600 m à l'ouest, et à peine plus loin du lieu-dit (et manoir) de Keropartz.

On a recensé au Tréhou, et ses trèves, 30 (selon l'Inventaire) ou  40 kanndi  ou maisons buandières, bâtiments couverts, pavés de dalles, équipés de cuves et de bassins où on faisait chauffer les écheveaux de fil de lin pour les blanchir. Certaines ont été restaurées par l'association Mein Glas.

Le kanndi de Kerhom izella est attesté par ses vestiges et par la micro-toponymie du cadastre parcelle B720. Celui de Kerhom huella (Kerhom d'en-haut) est recensé par l'association Dourdon.

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https://gw.geneanet.org/flcharlet?lang=fr&iz=3007&p=alain&n=brest

https://gw.geneanet.org/nelly9?n=brest&oc=&p=alain

https://gw.geneanet.org/flcharlet?n=brest&oc=2&p=alain

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Saint Pierre (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint Pierre (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint Pierre (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint Pierre (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint Pierre (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint Pierre (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint Pierre (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint Pierre (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

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2. L'apôtre André et sa croix . Inscription F:B:A:F:F

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L'apôtre André porte son attribut, une croix en X dite de Saint-André, de la main gauche, comme à Trémaouézan. Cette croix, comme à Plestin-les-Grèves et Trémaouézan, est de petite taille, moins haute que le torse, à la différence de celle du même apôtre sculpté à Saint-Tugen par le Maître de Plougastel au début du XVIIe siècle, ou de celles de l'atelier des Prigent (1527-1577) ou encore de l'atelier du Folgoët  : toutes ces dernières sont placées sur le côté de la jambe et de la hanche, et sont donc plus grandes et cintrées.

Les plis du manteau, qui partent en éventail depuis le poignet droit, forment quatre crans sur le côté gauche, comme, par exemple, le saint Simon de Plestin-les-Grèves.

Les traits du visage sont accentués, avec des rides frontales et naso-labiales marquées. La bouche est entrouverte sur les incisives. Les cheveux aux mèches peignées forment des boucles sur les côtés. 

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Si nous comprenons par ses lettres "F.B. a fait faire", nous pouvons tenter de jouer à la devinette : "qui est F.B. ?". Un membre de la famille BREST ? Un François BREST ?

 

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Saint André (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint André (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint André (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint André (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint André (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint André (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint André (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint André (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

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3.L'apôtre Jean et sa coupe de poison . Inscription Y:M:A:F:F:C:I

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Nous retrouvons ici, mais du côté droit, la disposition en éventail des plis du manteau.

Le saint bénit de la main droite et tient la coupe de poison, selon un modèle commun à tous les ateliers bretons.

Inscription Y:M:A:F:F:C:I

De même que sur les autres inscriptions des socles, si nous lisons ici "Y. M. a fait faire cette image", cela renvoit-il à un Yves  M. ? Par exemple Yves Ménez, né en 1607 ?

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Saint Jean (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint Jean (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint Jean (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint Jean (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint Jean (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint Jean (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint Jean (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint Jean (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint Jean (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint Jean (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

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L'INTÉRIEUR DU PORCHE : LES DEUX STATUES EN KERSANTON DU CÔTÉ OUEST. L'APÔTRE THOMAS ET LE CHRIST SAUVEUR

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Le côté ouest  du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Le côté ouest du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

 

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4.L'apôtre Thomas et son équerre. Inscription S: MATIEV.

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Il ne peut s'agir, comme l'indique l'inscription, de saint Matthieu. L'attribut de ce dernier est la balance, parfois la lance, et jamais l'équerre. Le socle ne semble pas solidaire de la statue, qui y est scellée. Saint Thomas a-t-il été déplacé sur le socle de saint Matthieu ? Ou bien, puisque l'inscription ne suit pas le modèle à initiales des socles précédents, est-elle plus récente ?

 

 

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Saint Thomas (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint Thomas (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint Thomas (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint Thomas (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint Thomas (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint Thomas (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint Thomas (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Saint Thomas (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

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5.Le Christ Sauveur . Inscription G:B:A:F:F

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Presque partout ailleurs, sous les porches bretons, le Christ Sauveur (c'est-à-dire bénissant et tenant le globe du Monde) occupe une niche disposée au dessus de l'entrée, si bien qu'il préside ainsi à l'assemblée des apôtres. Voir par exemple la statue homologue sculpté par Roland Doré à Bodilis à Lampaul-Guimiliau chapelle de la Trinité, Plestin-les-Grèves ou à l'Hôpital-Camfrout. En tout cas, il n'est jamais placé sur les niches latérales, et cette disposition relève donc d'un avatar de l'histoire locale.

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Inscription.

À nouveau, si nous lisons ici "G. B. a fait faire cette image", nous pouvons imaginer qu'un certain Guillaume BREST est le donateur de cette statue. Rappelons qu'Alain BREST a eu un fils Guillaume, né en 1609, et qui semble avoir repris l'exploitation à Kerhom et le négoce de son père.

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Christ Sauveur (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Christ Sauveur (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Christ Sauveur (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Christ Sauveur (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Christ Sauveur (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Christ Sauveur (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Christ Sauveur (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Christ Sauveur (kersanton, Roland Doré, v. 1649) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

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L'INTÉRIEUR DU PORCHE : LES SABLIÉRES ET LES BLOCHETS (1610, bois polychrome) .

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Ces sablières évoquent, par leur style Renaissance, par leurs cartouches en cuir découpé à enroulement, par leurs légumes issus du vocabulaire diffusé par les ornemanistes de Fontainebleau (stuc de la galerie François Ier), de l'école de Kerjean, et plus précisément de l'auteur des sablières de la chapelle de Kerjean, de l'église de Pleyben, de la chapelle Sainte-Marie du Ménez-Hom, que Sophie Duhem a désigné sous le nom de Maître de Pleyben. Ce serait alors une manifestation tardive de cet atelier.

 

Sur les réalisations du Maître de Pleyben (1567-1576), attribution par S. Duhem :

 

Attribution personnelle au Maître de Pleyben : Bodilis, Saint-Sébastien,  et Roscoff

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I. LES PIÈCES DU CÔTÉ DROIT.

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C'est ce côté qui porte le chronogramme 1610 à l'extrême gauche et, tenue par deux anges dans un cartouche à cuir découpé,  l'inscription SERVIRE DEO REGNARE EST, "Servir Dieu, c'est régner".

La pièce sculptée, passablement vermoulue, repose sur l'entablement en pierre de telle façon que sa partie basse nous échappe.

Les autres motifs sont : des anges présentant le voile de Véronique ; un masque de face coiffé d'un voile noué sur les oreilles par un nœud de rosette (autre marqueur de l'influence Renaissance) ; un masque léonin de profil, feuillagé et  crachant des feuillages.

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Sablières (bois polychrome, 1610) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Sablières (bois polychrome, 1610) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Sablières (bois polychrome, 1610) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Sablières (bois polychrome, 1610) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Sablières (bois polychrome, 1610) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Sablières (bois polychrome, 1610) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Sablières (bois polychrome, 1610) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Sablières (bois polychrome, 1610) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Sablières (bois polychrome, 1610) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Sablières (bois polychrome, 1610) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Sablières (bois polychrome, 1610) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Sablières (bois polychrome, 1610) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Sablières (bois polychrome, 1610) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Sablières (bois polychrome, 1610) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Sablières (bois polychrome, 1610) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Sablières (bois polychrome, 1610) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Sablières (bois polychrome, 1610) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Sablières (bois polychrome, 1610) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

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II. LES PIÈCES DU CÔTÉ GAUCHE.

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Au centre, deux anges tiennent un cartouche à cuir découpé à enroulement, contenant deux instruments de la Passion, la croix et la couronnes d'épines. Là encore, ce motif est fréquemment retrouvé sur les sablières sculptées par le Maître de Pleyben, par exemple à Pleyben, ou à Sainte-Marie-du-Ménez-Hom.

Ces anges sont figurés — et c'est typique de l'atelier — en vol, leur longue tunique plissée coudée par leur élan.

En périphérie, ce sont des volutes feuillagées nouées, et un masque léonin de profil crachant des tiges et des épillets.

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Sablières (bois polychrome, 1610) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Sablières (bois polychrome, 1610) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Sablières (bois polychrome, 1610) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Sablières (bois polychrome, 1610) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Sablières (bois polychrome, 1610) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Sablières (bois polychrome, 1610) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Sablières (bois polychrome, 1610) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Sablières (bois polychrome, 1610) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Sablières (bois polychrome, 1610) du porche sud  de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Sablières (bois polychrome, 1610) du porche sud de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

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III. LES BLOCHETS : LES ÉVANGÉLISTES.

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On distingue leur livre, et,  plus ou moins, leur plume ou stylet, mais on ne peut les distinguer par leur attribut.

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Blochets du porche sud (1610) de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Blochets du porche sud (1610) de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Blochets du porche sud (1610) de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Blochets du porche sud (1610) de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Blochets du porche sud (1610) de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Blochets du porche sud (1610) de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Blochets du porche sud (1610) de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Blochets du porche sud (1610) de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Blochets du porche sud (1610) de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Blochets du porche sud (1610) de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Blochets du porche sud (1610) de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Blochets du porche sud (1610) de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

 

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IV. LES MASQUES DES ANGLES.

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Ces masques à la bouche ouverte, tirant la langue, et aux yeux exorbités ont-ils une fonction de protection du seuil que constitue le porche?

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Porche sud (1610) de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Porche sud (1610) de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Porche sud (1610) de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Porche sud (1610) de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

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V. LA PORTE CINTRÉE ET LE BÉNITIER.

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Porche sud (1610) de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Porche sud (1610) de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

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LE PORTAIL OUEST (PIERRE DE LOGONNA) DE LA TOUR-CLOCHER  : ÉLÉMENTS EN KERSANTON (ROLAND DORÉ 1649).

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Le portail ouest est encadré par de solides contreforts. Au sein de l'appareillage en pierre de Logonna (microdiorite quartzite) , seule la clef de voûte est en kersantite d'un gris foncé. Une tête d'ange (ou d'enfant, joufflu et aux cheveux longs et bouclés) est sculptée au centre du chronogramme 1649. On y reconnaît, par la finesse d'exécution, les pupilles creusées  et la bouche à demi-sourire, le style de Roland Doré.

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Clef du Blason (kersantite, Roland Doré, 1649) du portail ouest de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Clef du Blason (kersantite, Roland Doré, 1649) du portail ouest de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Clef du Blason (kersantite, Roland Doré, 1649) du portail ouest de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Clef du Blason (kersantite, Roland Doré, 1649) du portail ouest de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Clef du Blason (kersantite, Roland Doré, 1649) du portail ouest de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Clef du Blason (kersantite, Roland Doré, 1649) du portail ouest de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

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Juste au dessus de la corniche du portail du clocher, la teinte grise de la kersantite se remarque encore sur quatre blocs qui devaient être sculptés de blasons. 

Sur le bloc de droite, deux anges debout présentent un complexe héraldique (blason carré entouré de palmes ou plutôt d'un collier) très érodé : ils sont manifestement de Roland Doré. Ils portent une tunique bouffantes sur le cordon de ceinture, et fermée par un rang de boutons ronds. Hélas, ils sont défigurés par les lichens jaunes (Xanthoria).

Six ou sept rangées de pierres plus haut, on retrouve  encore le kersanton, pour un blason carré, érodé, mais sans les beaux visages doréens.

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Blason (kersantite, Roland Doré, 1649) du portail ouest de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Blason (kersantite, Roland Doré, 1649) du portail ouest de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Blason (kersantite, Roland Doré, 1649) du portail ouest de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Blason (kersantite, Roland Doré, 1649) du portail ouest de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Blason (kersantite, Roland Doré, 1649) du portail ouest de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Blason (kersantite, Roland Doré, 1649) du portail ouest de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Blason (kersantite, Roland Doré, 1649) du portail ouest de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Blason (kersantite, Roland Doré, 1649) du portail ouest de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Blason (kersantite, Roland Doré, 1649) du portail ouest de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

Blason (kersantite, Roland Doré, 1649) du portail ouest de l'église Sainte-Pitère du Tréhou. Photographie lavieb-aile.

 

 

 

 

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SOURCES ET LIENS.

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1. Voir les œuvres de Roland Doré :

 

 

 

2°) Sur les porches de Basse-Bretagne (ordre chronologique):

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3°)  Sur le thème du Credo apostolique, voir :

 

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—  Association Art culture patrimoine Tréhou Mein glas, 2013, L'enclos paroissial de Le Tréhou, Sainte-Pitère, guide de visite. 62 pages  IBSN 9782954442709, 2954442700

— CASTEL (Yves-Pascal), 1983,  La floraison des croix et calvaires dans le Léon sous l'influence de Mgr Roland de Neufville (1562-1613), Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1983  90-2  pp. 311-319

https://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1983_num_90_2_3130

— CASTEL (Yves-Pascal), 1985, Roland Doré, sculpteur du roi en Bretagne et architecte (première moitié du XVIIè siècle) , Bulletin de la Société archéologique du Finistère, Pages 97 à 156.

— CASTEL (Yves-Pascal), 1996, Du nouveau sur Roland Doré

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/52e804fd7d01573ff17156ea10bcef19.jpg

 — CASTEL in DANIEL, (Françoise), 1988, Roland Doré et les enclos paroissiaux : [exposition, Morlaix, Musée des Jacobins, juillet 1988] / [exposition conçue et réalisée par Françoise Daniel] Jacobins, juillet 1988] 1 vol. (56 p.) : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 30 cm  D'après les travaux d'Yves-Pascal  CASTEL  .

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_233/roland__dore__et__les_enclos__paroissiaux.pdf

"Doré s'est forgé un style si reconnaissable que certains amateurs se refusent à y déceler ces variations, subtiles mais réelles, qui font d'un simple praticien un artiste véritable qui s'attache à renouveler sa manière.

Les anatomies des personnages se cachent sous des étoffes lourdes, les mains sont stylisées, les pieds nus dépassant la tombée des plis des tuniques se réduisent à un rang de billes inégales... Tout cela pourrait faire illusion sur le talent de l'artiste encore que nous le verrons, on repère des exceptions.

Mais il y a les visages !

Fronts bombés, lisses ou creusés de rides, selon l'âge ou le sexe des personnages, ligne des arcades sourcilières larges et franches, pommettes pleines et arrondies, un visage de Doré se reconnaît presque toujours.

Les yeux, où se réfugient la manière et les intentions de l'artiste, tout comme ses manies et ses tics, sont particulièrement typés. Les paupières en amande ont le sillon palpébral toujours indiqué. En ceci, Doré se démarque franchement du maître du calvaire de Plougastel-Daoulas, qui , supprimant tout sillon, donne toute l'importance au globe oculaire. Au contraire, dans une option naturaliste

, Doré concentre l'intérêt sur l'iris. Il marque la pupille d'un creux expressif, dont la direction invite le regard de l'observateur à une mobilité qui participe à la vie de ces faces minérales.

Le sillon naso-labial est creusé, plus ou moins, s'articulant sur des lèvres relativement fines.

L'étonnant, dans ce traitement des visages, est qu'il contraste, mis à part les traits incisifs des chevelures et des barbes, avec l'agencement des drapés des vêtements et de leurs plis.

Des étoffes opaques qui masquent les corps, nous l'avons dit, dissimulant les anatomies, en quoi Doré s'engage dans un hiératisme qui l'éloigne du style de l'époque dans laquelle il s'insère. Encore que certaines grandes pièces, telle la Vierge de l'Annonciation de Saint-Thégonnec, invitent à tempérer ce jugement.

Les drapés, calmes et amples, se déploient en pans sculpturaux soulignant la majesté des volumes, tels ceux de la Madeleine du groupe de Notre-Dame-de Pitié si fascinant de Senven-Lehart.

Si les drapés sont stylisés, l'origine de leurs plis n'en demeure pas moins naturelle, structurant, en les animant tout à la fois, les silhouettes. Les plis, formés sur des étoffes épaisses et fermes, captent avec vigueur les ombres d'une sculpture destinée à vivre en plein vent, plus qu'à habiller des corps qui se font oublier.

Plis en becs caractéristiques sur les flancs des blocs sculptés. Plis en volutes, simples ou composés, aux lisières latérales. Plis en volutes simples à queue d'aronde, à étages et bouillonnants dans les pans des manteaux rebrassés. Plis couchés et repassés se chevauchant les uns les autres. Plis en accordéon, sur les manches ajustées. Plis en éventail sur les bras qui portent le manteau."

— COUFFON (René), 1948, L'architecture classique au pays de Léon. L'atelier de l'Elorn. L'atelier de Kerjean., Mémoires SHAB pages 23-101

https://www.shabretagne.com/document/article/2612/de-l-honneur-et-des-epices.php

— COUFFON, René, 1961, L'évolution de la statuaire en Bretagne après la guerre de succession du Duché - In: Mémoires. Société d'Emulation des Côtes-du-Nord vol. 97 (1961) p. 1-16

— COUFFON (René) 1988, Nouveau répertoire des églises du diocèse de Quimper

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/items/show/909

"Le porche latéral, lambrissé avec sablières Renaissance décorées des instruments de la Passion, de têtes d'anges et des Evangélistes-blochets, porte la date de 1610 et l'inscription " SERVIRE DEO REGNARE EST " sur la sablière du côté est. Sa porte extérieure est entourée de deux colonnes cannelées en kersanton ; les contreforts portent des niches à coquille caractéristiques de l'atelier de Kerjean. Dans la niche du tympan, statue très fine en kersanton de sainte Pitère portant livre et palme."

—GOASGUEN (Denis), 1996, Le Tréhou, l'enclos.

—LE GUENNEC (Louis), Le Finistère monumental tome II, Brest et sa région, pages 509-511. Refonte vers 1920-1935  de Le Finistère pittoresque de Guillaume TOSCER, 1907-1910

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/eacd0a2ed3929e4b775beec287004c84.pdf

"Le porche Renaissance, au midi, s'encadre de deux jolies colonnes cannelées d'ordre ionique. Au dessus de l'entrée, une niche terminée en coquille abrite la statuette finement sculptée de sainte Pitère. Des douze Apôtres qui occupaient autrefois les niches à l'intérieur du porche, il en reste trois ou quatre. Sur le socle de la statue de saint Pierre on lit : ALAIN: BREST nom d'une ancienne famille qui a des fondations dans la paroisse.

Six statues en bois, provenant presque sûrement de l'ancienne chapelle de Tréveur, occupent les autres niches. Des frises curieuses complètent l'ornementation du porche. Celle de droite en entrant porte la date de 1610 · puis viennent deux anges portant le voile de la sainte Face ; au milieu, sur un cartouche tenu par deux anges, on lit la devise : SERVIRE DEO, REGNARE EST. La frise se termine par deux rinceaux encadrant une figure grotesque. De l'autre côté un cartouche avec les instruments de la Passion tenu par deux anges, occupe le centre de la frise. Dans les angles sont les statues des quatre Evangélistes."

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne : les ateliers du XVe au XVIIe siècle. Presses Universitaires de Rennes, pages 205-206.

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Published by jean-yves cordier - dans Sculptures Porches Roland Doré Credo des apôtres

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  • : Le blog de jean-yves cordier
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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