Calopteryx, cela signifie "quelles belles ailes" (kalo ou calo = "beau" comme dans calligraphie, et pteryx = "aile" comme dans hélicoptère) ! Bravo les Libellules !
Calopteryx, cela signifie "quelles belles ailes" (kalo ou calo = "beau" comme dans calligraphie, et pteryx = "aile" comme dans hélicoptère) ! Bravo les Libellules !
Les vitraux (1976) de Jacques Le Chevallier dans le transept de l'église Saint-Suliau de Sizun.
À Dominique, en témoignage d'amitié.
Voir aussi :
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Jacques Le Chevallier (1896-1987) est à la fois l'auteur des cartons, en tant que peintre, et réalisateur des vitraux, en tant que maître-verrier dans son atelier de Fointenay-aux-Roses ouvert en 1946.
Il fut membre, avec Louis Barillet, de l'U.A.M, Union des Artistes Modernes.
https://www.docantic.com/fr/page/63/jacques-le-chevallier-1896-1987-biographie
https://www.jacqueslechevallier.com/biographie
Sa conception de l'art du vitrail moderne, née de la contemplation des vitraux du XIIe et XIIIe siècle, est novatrice : pour lui, le vitrail est avant tout une paroi de couleurs translucides, où la sensation de couleur doit précéder la lecture du sujet.
Dans les deux verrières figuratives, les personnages sont placés dans les lancettes au sein de verres translucides mais surmontés d'un haut dais de pièces colorées. Ils sont dessinés en silhouette par un épais trait de grisaille, et leurs nimbes, leurs vêtements ou leurs accessoires ne sont pas rendus par des verres colorés propres.
Le réseau de plombs n'est pas justifié par l'existence de verres de couleurs différentes, mais il compose une trame seulement justifiée par les impératifs dynamiques de la composition.
De même, les pièces colorées ne doivent pas leur présence au motif figuré (une robe bleu, une mitre jaune), mais à un souci d'harmonie : la couleur n'est pas un code signifiant sur le plan de la figure.
Sur les panneaux figuratifs et sur les panneaux non figuratifs, chaque pièce peut se voir peinte de traits à la grisaille, indépendants de quelque motif.
Au total, même sur les sujets figurés, ce sont des principes picturaux de composition mélodique et rythmique qui l'emportent.
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LE BRAS NORD DU TRANSEPT : QUATRE SAINTS BRETONS.
SAINTS ILDUIT [SIC], SULIAU, YVES. ET MAUDEZ.
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La technique
Vitrail (1976) de Jacques Le Chevallier, église Saint-Suliau de Sizun. Photographie lavieb-aile juin 2023.
Vitrail (1976) de Jacques Le Chevallier, église Saint-Suliau de Sizun. Photographie lavieb-aile juin 2023.
Vitrail (1976) de Jacques Le Chevallier, église Saint-Suliau de Sizun. Photographie lavieb-aile juin 2023.
Vitrail (1976) de Jacques Le Chevallier, église Saint-Suliau de Sizun. Photographie lavieb-aile juin 2023.
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CHAPELLE DU BRAS NORD DU TRANSEPT : NON FIGURATIF.
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Vitrail (1976) de Jacques Le Chevallier, église Saint-Suliau de Sizun. Photographie lavieb-aile juin 2023.
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CHAPELLE DU BRAS SUD DU TRANSEPT : NON FIGURATIF.
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Vitrail (1976) de Jacques Le Chevallier, église Saint-Suliau de Sizun. Photographie lavieb-aile juin 2023.
Vitrail (1976) de Jacques Le Chevallier, église Saint-Suliau de Sizun. Photographie lavieb-aile juin 2023.
Vitrail (1976) de Jacques Le Chevallier, église Saint-Suliau de Sizun. Photographie lavieb-aile juin 2023.
Vitrail (1976) de Jacques Le Chevallier, église Saint-Suliau de Sizun. Photographie lavieb-aile juin 2023.
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BRAS SUD DU TRANSEPT : LES QUATRE ÉVANGÉLISTES.
SAINTS JEAN MATHIEU LUC ET MARC.
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Vitrail (1976) de Jacques Le Chevallier, église Saint-Suliau de Sizun. Photographie lavieb-aile juin 2023.
Vitrail (1976) de Jacques Le Chevallier, église Saint-Suliau de Sizun. Photographie lavieb-aile juin 2023.
Vitrail (1976) de Jacques Le Chevallier, église Saint-Suliau de Sizun. Photographie lavieb-aile juin 2023.
Vitrail (1976) de Jacques Le Chevallier, église Saint-Suliau de Sizun. Photographie lavieb-aile juin 2023.
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SOURCES ET LIENS.
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—ARCHIERI (J.F), 2007, Jacques Le Chevallier, la lumière moderne. Gourcuff Gradenico ed.
— COUFFON (René); 1980,
https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2021/01/SIZUN.pdf
https://www.jacqueslechevallier.com/copie-de-vitraux-1
—Liste des vitraux du Finistère :
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven (29).
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1°) Voir les 29 Passions des verrières du Finistère au XVIe siècle dont beaucoup sont attribuées à l'atelier Le Sodec à Quimper. Le Corpus Vitrearum VII permet d'en dresser une chronologie :
1476-1479 : Locronan Vie et Passion du Christ.
Vers 1500 : la "petite Passion" de la baie 4 de Guengat. Vie et Passion du Christ.
1510 : Vie du Christ, Maîtresse-vitre de l'église Saint-Nonna Penmarc'h, Attribuable à l'atelier Le Sodec ?. Vie et Passion du Christ.
1516 : Maîtresse-vitre de l'église d'Ergué-Gabéric, Attribuable à l'atelier Le Sodec . 4 lancettes. Vie et Passion du Christ.
La maîtresse-vitre (v.1520) de la chapelle de Kerdévot à Ergué-Gabéric.
1520 : maîtresse-vitre, église de Plogonnec, attribué à Olivier Le Sodec. 4 lancettes, 6 scènes de la Passion du Christ et 2 couples de donateurs.
[1519-1535 : maîtresse-vitre (détruite) de l'Abbaye de Daoulas pour mémoire et non décomptée.
1525 : Pluguffan (verrière très fragmentaire de la Crucifixion).
Premier quart XVIe : Cast, Chapelle de Quillidouaré. 4 lancettes dont 3 pour une grande Crucifixion.
1535 : Quimper, église Saint-Mathieu : Copie du XIXe siècle des verrières de Tourch ou La Roche-Maurice.. Larmes.
v.1535 : Vitrail du chœur de l'église de Brasparts (ou 1560 pour J.P. Le Bihan). 3 lancettes, 12 scènes de la Passion.
1539 : maîtresse-vitre de l'église de La Roche-Maurice. Attribué à l'atelier Le Sodec. 5 lancettes, scènes de la vie et Passion du Christ dont une Grande Crucifixion centrale. Larmes.
1540 La Martyre, baie 0 Cartons communs avec La Roche-Maurice. Attribué à l'atelier Le Sodec.3 lancettes consacrées à une Grande Crucifixion.
vers 1540 La Passion (XVe siècle, et vers 1540) de la maîtresse-vitre de l'église du Juch. Larmes de compassion.
Vers 1540 : Déploration entre deux donateurs ; Pamoîson de la Vierge de l'église de Kergloff. Attribué à l'atelier Le Sodec. Larmes de compassion. Pas d'inscription ni de verres gravés.
1550 : maîtresse-vitre de l'église de Guengat, Attribué à l'atelier Le Sodec. 6 lancettes consacrées à une Grande Crucifixion. Larmes.
1550 : La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, v.1550) de l'église Saint-Miliau de Guimiliau. Cartons communs avec Guengat, et certains avec Quéménéven, Gouézec, et Tréguennec. 4 lancettes d'une Grande Crucifixion. Larmes.
1550 : La maîtresse-vitre (Grande Crucifixion, Le Sodec, v. 1550) de l'église Saint-Cornely de Tourc'h. Larmes de compassion.
1550-3ème quart XVIe siècle : maîtresse-vitre de l'église Saint-Idunet de Trégourez.
Milieu XVIe : ancienne maîtresse-vitre de Saint-Gunthiern à Langolen, aujourd'hui au Musée Départemental Breton de Quimper. Larmes. Mêmes cartons qu'à Guenguat, Guimiliau et Gouezec.
3e quart XVIe siècle. La Passion de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Pierre de Gouezec. : Attribuable à l'atelier Le Sodec. 4 lancettes d'une Grande Crucifixion. Larmes de compassion.
3e quart XVIe siècle (vers 1560), Quéménéven église Saint-Ouen : Attribuable à l'atelier Le Sodec . Cartons communs (Le Bihan) avec Guengat, Gouezec et Guimiliau, ou La Martyre et La Roche-Maurice (Gatouillat). Larmes de compassion (une seule femme). Pas d'inscription ni de verres gravés.
3e quart XVIe siècle Tréguennec ; Attribuable à l'atelier Le Sodec. 5 lancettes dont une Grande Crucifixion centrale.
1556 : Saint-Herbot (Plonévez-du-Faou) par Thomas Quéméneur de Morlaix. 6 lancettes, 12 scènes de la Passion avant la Crucifixion.
1560 : Maîtresse-vitre de l'église Saint-Nicaise de Saint-Nic. Attribué à Le Sodec. 3 lancettes. 7 scènes de la Passion.
1560 : Maîtresse-vitre de la chapelle N.D-du-Crann à Spezet. 4 lancettes, 12 scènes de la Passion.
vers 1570 : La maîtresse-vitre (La Passion, anonyme, v. 1570) de l'église de Pleyben. 4 lancettes : scènes de la Passion dont une Crucifixion sur 9 panneaux. Pas de larmes.
3e quart XVIe siècle : Ploudiry. 3 lancettes consacrées à une Grande Crucifixion, proche de celles de La Roche-Maurice, La Martyre, etc.
4e quart XVIe : Pont-Croix. Attribuable à l'atelier Le Sodec. 6 lancettes de la Vie du Christ à un couple de donateurs (Rosmadec).
1593 :maîtresse-vitre de l' église de Saint-Goazec. Larmes de compassion.
et dans le Morbihan :
1515 : maîtresse-vitre, église de Lanvenegen 4 lancettes, 12 scènes de la Passion.
Milieu XVIe : Passion, Le Faouët, chapelle Saint-Fiacre, Attribué à l'atelier Le Sodec.
3ème quart XVIe, Saint-Thuriau, église, baie 6. Attribué à l'atelier Le Sodec.
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On attribue aussi à l'atelier des Le Sodec les vitraux suivants :
vers 1520-1525 : Arbre de Jessé de Kerfeunteun à Quimper
vers 1528 : Arbre de Jessé de Confort-Meilars
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2°) Voir aussi sur mes 327 articles sur les vitraux de France :
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PRÉSENTATION.
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L'église Saint-Ouen fut presque entièrement reconstruite en 1881, mais sa maîtresse-vitre fut conservée et réintégrée au nouveau chevet. Sur trois lancettes, elle présente six scènes de la Passion aux registres inférieur et intermédiaire et une grande Crucifixion sur le registre supérieur.
Comme l'explique Françoise Gatouillat et Michel Hérold, derrière cette unité, il faut savoir découvrir sur cette verrière probablement réalisée après 1560 "un cas particulier de l'utilisation de documents graphiques plus anciens", puisque la Crucifixion reprend un certain nombre des poncifs quimpérois antérieurs d'un quart de siècle, ce qui la rattache au groupe de La Roche-Maurice (1539) et La Martyre (1540). Quant aux six épisodes de la Passion, ils procèdent de cartons d'une autre nature, avec des personnages de plus grand échelle et d'un style tout différent.
L'assemblage, d'origine, témoigne donc de la possibilité qu'avait un atelier d'associer des dessins puisés à d'autres sources.
Dans son article sur l'atelier Le Sodec, le maître-verrier Jean-Pierre le Bihan retrouve l'emploi de cartons semblables à ceux de la Crucifixion de Quéménéven dans les vitres "de Gouézec, Tréguennec et Guengat [1550], avec des translations de quelques centimètres, voir parfois quelques millimètres, et cela pour certains personnages telles la Marie-Madeleine ou la Vierge en Pâmoison, ou même le chien". La comparaison avec la Crucifixion de Guimiliau (v. 1550) permet aussi de retrouver ces reprises de cartons.
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L'existence de larmes aux yeux des saints personnages réunis au pied de la croix est l'un des marqueurs de cet atelier ; mais on ne les retrouve ici que sur un seul visage féminin, ce qui est étrange : soit plusieurs "mains" ont exécuté le premier vitrail, soit les restaurateurs du XVIIe ou du XIXe siècle n'ont pas pu ou pas su restituer certains détails.
D'autres marqueurs stylistiques de l'atelier, comme les inscriptions de lettres aléatoires ou d'oraisons sur les galons et harnachements, ou la gravure sur verre rouge, propres à l'atelier Le Sodec sont absents, alors qu'ils étaient présents sur les verrières modèles.
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La verrière a été restaurée au XVIIe siècle, puis sans doute au XIXe siècle lors de son installation dans le nouvel édifice, puis en 1957 par Jean-Jacques Gruber (après qu'elle ait été démontée et mise à l'abri pendant la guerre), et à nouveau par Jean-Pierre Le Bihan en 1987-1988, qui allégea le réseau de plomb. Mais le collage bout-à-bout n'a pas supprimé l'ensemble des plombs de casse des lancettes, et aucun de ceux du tympan. Et c'est un grillage de protection, bien gênant pour le visiteur par temps ensoleillé, qui "protège" ce précieux vitrail, et non un doublage extérieur.
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Description.
La baie d'axe mesure 5, 50 m de haut et 2,15 m de large. Ses trois lancettes sont organisées en trois registres, sous un tympan à cinq ajours et deux écoinçons.
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La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
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LE REGISTRE INFÉRIEUR : TROIS SCÈNES DE LA PASSION.
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La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
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La Cène.
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Sur ce panneau, la tête de saint Jean, qui paraît insolite sur la poitrine du Christ, a été restaurée au XVIIe siècle. On constate aussi des bouche-trous en haut à gauche, dont une tête de soldat casquée qui n'a rien à faire ici. Mais la tête du Christ, au nimbe cricifère, ou celle de saint Pierre reconnaisable à son "toupet" isolé sur la calvitie frontale, sont admirables.
C'est le moment où le Christ annonce qu'il va être trahi par celui qui avance la main vers le plat contenant l'agneau de la Pâque juive en m^meem temps que lui : Judas.
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La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
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Le Lavement des pieds.
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Là encore, le panneau a fait l'objet de quelques restaurations. Le Christ est agenouillé devant Pierre qui proteste. Les autres apôtres montrent aussi leur étonnement : leur Maître se met à leur service !
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La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
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L'Agonie du Christ au Mont des Oliviers.
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Toute la moitié droite a été restaurée. Je poursuis mon examen de l'art du portrait en peinture sur verre, et de l'usage de la sanguine ou du Jean Cousin (cement à base d'oxydes de fer) pour les carnations. Ce fond brun est éclairci par zones pour des effets de brillance des modelés du visage, tandis que les traits sont faits à la grisaille pour les cernes, le contour des sourcils, les yeux et les cils, le nez et la bouche. Puis, par un outils fin (pointe du manche du pinceau par exemple; l'artiste ôte la matière colorée pour rendre les boucles des cheveux et de la barbe, les cernes concentriques de l'orbite, etc.
Le Jaune d'argent est utilisé pour les nimbes, les galons et damas des vêtements.
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La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
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LE REGISTRE INTERMÉDIAIRE : TROIS SCÈNES DE LA PASSION.
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La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
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L'arrestation du Christ : le Baiser de Judas ; Saint Pierre tranche l'oreille de Malchus.
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Tout ce panneau est bien conservé. Le Christ au nimbe crucifère est embrassé par Judas, ce qui déclenche l'arrestation par les soldats en armure et casque, armés dfe lances, de hallebardes ou brandissant des flambeaux (car l'épisode se déroule avant l'aube).
Curieusement, le Christ est déjà ligoté.
Mais saint Pierre brandit son glaive et, trop impulsif, saisit la chevelure de Malchus, serviteur du grand prêtre et lui tranche l'oreille .
On sait que Jésus, opposé à cette violence, recollera miraculeusement cette oreille.
On remarquera la ceinture ou tunique de Malchus, bleue et or : pour réaliser cette pièce, le peintre a dû a priori graver (ôter la couche colorée) par arcs concentriques la pièce bleue doublée, puis la peintre en jaune d'argent, puis la décorer de cercles à la grisaille, et par enlevé de peinture.
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La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
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La Flagellation.
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Seul le panneau supérieur est bien conservé.
Jésus est lié à la colonne et frappé par les bourreaux. Les marques des fouets apparaissent sur tout le torse sous forme de deux traits parallèles.
Le motif jaune de la cuirasse du bourreau de droite, est souvent retrouvé dans les œuvres de l'atelier Le Sodec.
Les bourreaux aux manches retroussés portent des bonnets à plumet, des vêtements à taillades, et des bas de chausses dépareillés, ou de couleur vive. Comme l'écrira Chateaubriand : "Les hauts-de-chausses, si courts et si serrés qu'ils en étoient indécents, s'arrêtoient au milieu de la cuisse; les deux bas de chausses étoient dissemblables; on avoit une jambe d'une couleur et une jambe de l'autre."
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La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
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La Comparution devant Pilate.
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Le panneau est assez bien conservé, mais la tête de Pilate a été restaurée au XVIIe siècle ; et on trouve quelques bouche-trous en bas, près du chien.
Ce chien blanc est constamment présent sur les Comparutions (ou les Crucifixions) des verrières du XVIe siècle, reflet des mœurs des cours seigneuriales contemporaines.
La présence de Jean et de la Vierge est ici un peu étonnante.
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La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
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LE REGISTRE SUPÉRIEUR : LA CRUCIFIXION.
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Cette grande Crucifixion sur fond de ciel bleu est bien conservée, malgré la restauration de la manche de la Madeleine, ou d'une pièce du cavalier de droite, par exemple.
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La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
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La lancette A : le Bon Larron ; la Pâmoison de la Vierge.
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La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
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a) Le Bon Larron ; les cavaliers et les soldats.
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Le Bon Larron expire, la tête tournée vers le Christ à qui il a exprimé sa confiance : et son âme , dès lors sauvée, est emportée vers les Cieux par un ange.
Plus bas, parmi les soldats casqués, un officier montre du doigt le Crucifié ; s'agit-il du Bon Centenier s'écriant "Celui-ci était vraiment le Fils de Dieu"?.
La tête hilare du cheval, et son harnachement, et son mors en S, sont typiques de l'atelier Le Sodec.
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La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
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b) La Pâmoison de la Vierge entre Jean et les trois saintes femmes.
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Sous le coup de l'émotion, les jambes de la Vierge (manteau bleu) se dérobent et elle tombe à demi à genoux.
Saint Jean (robe verte et manteau rouge) s'empresse de la soutenir.
Deux saintes femmes (Marie Salomé et Marie Jacobé, si on souhaite les nommer), la tête couverte d'un voile, se tordent les mains de chagrin.
Mais, à la différence des autres scènes, presque analogues, des autres Crucifixions de l'atelier, un seul visage est en larmes, tandis que ces larmes sont absentes sous les yeux de la Vierge, de saint Jean et de l'autre sainte femme.
Je renvoie aux liens énumérés au début (avec la mention "larmes") pour la comparaison de ces verrières.
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La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
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La lancette B : le Christ en croix ; les deux cavaliers; Marie-Madeleine . Les soldats se disputant la tunique.
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La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
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Le Christ en croix entouré de Longin et d'un autre cavalier.
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La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
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Dans le ciel bleu, les lances aux douilles ornées de passementerie rouge, et le roseau portant l'éponge de vin aigre se détachent parmi les nuages.
À notre gauche, Longin (habillé de bric et de broc par des fragments dépareillés) transperce de sa lance le flanc droit du Crucifié. Son cheval a disparu dans la bataille des restaurations successives.
De l'autre côté, un cavalier coiffé d'un turban violet lève les yeux vers le Christ : c'est peut-être le Bon Centenier converti (si il n'était pas déjà représenté en lancette A).
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La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
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Marie-Madeleine au pied de la croix.
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Comme sur tous les vitraux servant de modèle à celui-ci Marie-Madeleine très éprouvée par le chagrin se place au pied de la croix, juste devant les pieds du condamné dont elle fixe le sang s'écoulant des plaies, et elle élève ses mains croisées. Et comme sur tous les autres exemples, elle est richement vêtue : on voit ici le col de dentelle de sa chemise dans le décolleté carré de sa robe dorée, ou son bonnet-chaperon de coiffe au peigne de perles et d'or, ou ses cheveux blonds qui tombent sur ses épaules.
Son visage est très beau, son regard est plein de ferveur, sa bouche rehaussée de sanguine est entrouverte.
On voit encore, malgré le désordre des fragments rassemblés, ses manches vertes, et son manteau rouge rejetée derrière son dos.
Mais, à la différence des autres verrières, on ne voit pas les larmes s'écouler de ses yeux.
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La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
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Les soldats se disputant la tunique du Christ.
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Cette scène est si violente qu'on hésite à l'interpréter ainsi ; mais cette agressivité se retrouve dans d'autres œuvres, comme sur le fameux retable de Le Vaumain ou sur le tryptique de Znaim.
https://www.eglisesdeloise.com/monument/le-vaumain-eglise-saint-pierre-et-saint-paul/
Un guerrier en turban, portant les vêtements à crevés et taillade au dessus de son armure, lève son glaive au dessus d'un homme à terre, qu'il a saisi par les cheveux. Un tiers, dont le visage est perdu, mais dont les deux mains sont agrippées à la tunique, semble assuré de tenir le butin.
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La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
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La lancette C : le Mauvais Larron ; un cavalier.
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La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
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1°) Le Mauvais Larron sur son gibet, son âme emportée par un diable vers l'Enfer.
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Le diable ne subsiste que sous la forme d'un verre rouge. Une partie du thorax du larron est remplacée par un verre vert.
Le visage du larron, qui baisse la tête, est finement peint, en faisant largement appel à la technique de l'enlevé du fond de carnation.
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La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
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2°) Les soldats casqués et en armure, et les Juifs en turban ou bonnets.
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La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
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3°) Les deux cavaliers, probablement des membres du Sanhédrin.
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Ils se distinguent par la richesse de leur habillement et par un bonnet au ruban noué au sommet. On les retrouve dans de nombreuses verrières de l'atelier Le Sodec. Ils sont accompagnés d'un petit chien blanc, compagnie habituelle des seigneurs et hauts bourgeois de la Renaissance.
La vue de détail de l'harnachement recherche la présence de letttres qui y seraient inscrites , comme dans la plupart des verrières de la Crucifixion du même corpus. Mais ici, nous ne les trouvons pas.
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La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
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LE TYMPAN.
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Le blason (verre ancien), dans lequel Couffon prétendait reconnaître les armes d'un "seigneur du Gage", associe les armes royales ceintes du collier de Saint-Michel (partiellement moderne) avec une partie supérieure. Celle-ci semble correspondre à un blason mi-parti Guengat (d'azur à trois mains dextres appaumées d'argent posées en pal)/Penfentenyo (burelé de gueules et d'argent de dix pièces). Je ne sais pas aller plus loin. F. Gatouillat suggère que cet écu posé de flanc proviendrait d'une autre baie de l'ancienne église.
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La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
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Trois anges portent les instruments de la Passion.
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La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
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Un autre ange porte un phylactère moderne avec l'inscription AGNUS DEI QUI TOLLIS.
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La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
La maîtresse-vitre (atelier quimpérois Le Sodec, après 1560) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photographie lavieb-aile.
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SOURCES ET LIENS.
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—ABGRALL (Jean-Marie), 1904, Notice sur Quéménéven, BDHA Quimper
—COUFFON (René), LE BARS (Alfred) 1988, Quéménéven, in Nouveau répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper
https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2021/01/QUEMENEV.pdf
Dans les trois lancettes de la fenêtre du chevet, verrière de la Passion, du XVIè siècle, suivant le carton de Jost de Negker ; autour de la Crucifixion, six scènes de la Passion et, en supériorité, armes des seigneurs du Gage (C.)
— GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005, Vitraux de Bretagne, Corpus vitrearum VII, PUR edition page 168-169.
LE BIHAN (Jean-Pierre), 2018, Une famille de peintres verriers, blog.
http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-3062028.html
Iconographie des saints Côme et Damien en Bretagne : une enseigne de pèlerinage du premier tiers du XVIe siècle trouvée à Rennes dans les fouilles de l'hôpital Sainte-Anne.
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Voir les articles précédents sur l'iconographie des saints Côme et Damien :
Iconographie de saints Côme et Damien en Bretagne (et ailleurs..) : Iconographie de Saint Côme et saint Damien en Bretagne, sur une vingtaine de sites, sur les porches de Landivisiau (1554), Bodilis (1570), et Saint-Houardon de Landerneau (vers 1554), à Saint-Nic, Plougastel, La Martyre, Ploudiry, Languivoa, etc, etc... .Avec une petite iconographie générale (enluminures, ...).
Les statues du calvaire de la chapelle Saint-Côme à Saint Nic.
Le portail intérieur du porche sud de l'église de Bodilis.(1570)
Le porche sud et la porte sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau. (vers 1554-1570)
Iconographie des saints Côme et Damien : la chapelle Saint-Sébastien de Saint-Ségal.
l'enluminure des Grandes Heures d'Anne de Bretagne folio 173v par Jean Bourdichon (1505-1510) .
Hors Bretagne :
Iconographie des saints Côme et Damien : les Heures d'Henri IV.
Iconographie des saints Côme et Damien : la baie 133 (XVIe siècle) de la cathédrale d'Auxerre.
Saints Côme et Damien dans le Bréviaire d'Isabelle de Castille (vers 1497).
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PRÉSENTATION.
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Du douzième au seizième siècle, les enseignes - sorte de broches de plomb et d'étain - ont été largement répandues dans le monde chrétien occidental. Les enseignes de pèlerinage peuvent être tout d'abord considérées comme des souvenirs de pèlerinages et véhiculent ainsi une idée de mémoire. Fixées au vêtement du pèlerin, elles sont aussi des signes de l'identité et signalent ainsi la place, le statut de l'individu dans la société médiévale. L'enseigne de pèlerinage a pu être mise en contact avec les reliques du sanctuaire et acquiert ainsi les pouvoirs magiques des reliques ; l'enseigne de pèlerinage devient le support pour un imaginaire. Les trois principes de mémoire, d'identité et d'imaginaire semblent être également véhiculés par les enseignes profanes. Cette catégorie d'objets comprend les enseignes de livrée, les enseignes politiques, les enseignes funéraires ou commémoratives, les souvenirs de fêtes populaires et les objets semblant procurer une protection talismanique. Les enseignes apparaissent ainsi comme des témoins très importants de l'art et des mentalités au moyen âge. (D. Bruna) Elles témoignaient de l'accomplissement d'un pèlerinage en un lieu saint et identifiait ceux qui la portaient comme pèlerins. " Ces deux objets correspondent à des insignes – ou enseignes – de pèlerins. Ils ont l’apparence d’une broche que les fidèles arborent sur leurs vêtements au moyen d’une épingle ; ils sont largement répandus dans la vie quotidienne et religieuse de la fin du Moyen Âge. Tels des souvenirs en mémoire du pèlerinage effectué, les insignes sont achetés auprès de « faiseurs d’enseignes » qui installent leurs étals près des églises. Les deux enseignes de Rennes, comme les quelques milliers que nous conservons aujourd'hui dans les collections publiques et privées, sont réalisées dans un alliage de plomb et d’étain, matériau facile à travailler et bon marché. Cette dernière particularité permet à tous les groupes de la société d’acquérir ces pièces pour témoigner de leur attachement dévotionnel à un saint ou à un sanctuaire."
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Dans un article de 2014, Françoise Labaune-Jean a présenté la découverte d'une enseigne de pèlerinage représentant les saints Côme et Damien, enseigne du début du XVIe siècle découvert lors des fouilles de l'ancien hôpital Sainte-Anne de Rennes (Fouilles du métro V.A.L. station place Sainte-Anne). Celle-ci atteste du culte des saints médecins en Bretagne au début du XVIe siècle.
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L'hôpital Sainte-Anne date de la fin du XVe aux environs de 1564 avec successivement son essor, son déclin puis l’arrêt de l’activité hospitalière. Les enseignes en plomb ont été découverts, avec des rouelles et des pendentifs ou de la vaisselle dans un dépotoir, la vaste cuve d’une buanderie, utilisée comme dépotoir avant son remblaiement définitif au milieu du xvie siècle, installée dans le creusement d’une ancienne carrière médiévale, et qui se compose d’un vaste espace rectangulaire de maçonnerie délimitant la réserve d’eau d’une contenance d’au moins 400 m3. Restée inachevée pour une raison inconnue, la cuve a été transformée en dépotoir, fournissant ainsi une extraordinaire quantité de matériel archéologique. Outre deux tonnes de récipients en céramique, on compte bon nombre de verres, d’écuelles et peignes en bois, de jeux de marelles gravées sur des ardoises, de déchets alimentaires, de fragments d’étoffes, etc., autant d’objets illustrant la vie quotidienne du secteur. mais la présence d'un moule peut laisser "imaginer la présence, parmi les malades de l’hôpital, d’un artisan graveur continuant son activité dans l’attente d’une guérison prochaine, à moins que sa présence ne soit plus mercantile avec une installation à proximité d’une clientèle potentielle. N’oublions pas non plus l’afflux de pèlerins dans ce secteur de Rennes, le culte de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle se déroulant juste à proximité dans le couvent des jacobins. Avec l’enseigne à l’effigie de saint Côme et saint Damien, vénérés pour leur pratique de la médecine et leurs guérisons miraculeuses, et celle de saint Sébastien enrayant les épidémies de peste, on peut aussi envisager un artisan lié à l’hôpital ou profitant de sa proximité comme opportunité pour écouler sa production. Quelle que soit la solution retenue, ces pièces n’en demeurent pas moins importantes. Elles sont très bien datées du premier tiers du xvie siècle par leur association à des monnaies et des verres. Illustrant la vie quotidienne et les croyances de l’époque, tous ces souvenirs témoignent aussi de l’importance des pèlerinages à l’époque médiévale et du fort désir de rapporter une part de sacré lors de ces si populaires mouvements de piété."
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DESCRIPTION.
L'objet de 5,7 cm sur 2,7 cm et 0,05 cm d'épaisseur est conservé au Musée de Bretagne :
L'enseigne se compose d’une plaque en plomb et étain, avec un décor ajouré en faible relief (5,65 cm de hauteur ; 2,65 cm de largeur maximale ; 0,05 cm d’épaisseur) et dont l’ardillon servant à la fixation est conservé à l’arrière. Le décor se décompose en deux registres. Dans la partie basse, saints Côme et Damien, de face, portent de longues robes drapées et tiennent des lancettes de chirurgien (ou des cuillères à onguent) ; celui de gauche pose la main sur une tête (d'une femme, d’un animal ou du démon).
La scène est incluse dans un cercle plat sur lequel apparaissent deux inscriptions en faible relief indiquant le nom des deux personnages figurés : SAINT COME et SAINT DAMIEN. Une ligne de doubles cercles pointés ceinture ce bandeau sur l’extérieur.
La partie supérieure montre une figure de Marie portant le Christ enfant et tenant une palme (ou Saint Christophe portant l'Enfant sauveur du monde — il tient la sphère du Monde— et tenant le bâton de marche (brisé) qui produit miraculeusement des feuilles) ; elle ou il se tient dans une niche architecturale décorée de perles et dont le fronton triangulaire se termine par les trois branches d’une croix perlée. Les deux piédroits portent une inscription en faible relief.
Selon Denis Bruna, cette enseigne a pu être utilisée au XVIe siècle mais elle se rapproche d'un type plus ancien datable du milieu du XVe siècle environ.
Une autre enseigne en plomb (cf. infra) a été trouvée à l'effigie de saint Sébastien.
On sait que Côme et Damien étaient des frères jumeaux qui pratiquaient gratuitemement la médecine dans une ville de Cilicie, c’est pourquoi ils sont représentés sur l’enseigne avec des attributs médicaux : le bonnet et la robe de médecin, des instruments chirurgicaux et un pot à pharmacie.
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L'examen détaillé montre que la lancette ou "plume" ou "spatule" de chaque saint est tenue de la même manière et est assez comparable avec une extrémité élargie en feuille de saule, ne permettant pas de préciser s'il s'agit d'un ustensile de chirurgie (incision ou saignée) ou de pharmacie (spatule à onguent). Leur coiffure (bonnet de docteur), leur visage et leur ample manteau plissé (serré par une ceinture) sont identiques.
Par contre, l'un des saints (du côté où l'inscription indique Saint Damien) pose la main sur une tête (imposition de guérison ? Exorcisme ? Geste d'onction ?). Voir mes réflexions et documents iconographiques ici :
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L'autre , du côté de l'inscription Saint Côme, tient en main droite un pot à onguent. Mais au dessus, se trouve une ampoule sphérique qui pourrait très bien correspondre à la matula, ou vase d'urine, le fameux accessoire d'uroscopie qui est l'attribut de Côme comme medicus, son frère étant cyrugicus.
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La seconde plaque de plomb fragmentée est de forme rectangulaire . Le décor reconstitué sur deux registres montre, en partie basse, les effigies de saint Jean-Baptiste et saint Sébastien, séparés par une Vierge à l’enfant. Le registre supérieur délimité par une architecture stylisée ne conserve qu’un personnage couronné, de petite taille, vêtu d’une longue tunique et présentant devant lui une sorte de coffret.
La présence concomitante de deux saints médecins, d'une part, et d'un saint anti-pesteux, d'autre part, dans le dépotoir d'un hôpital, est bien-sûr intéressante.
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D'autres enseignes de pèlerinage dédiés à saint Côme et saint Dalmien.
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Trouvés à Paris et conservés au Musée du Moyen-Âge de Cluny, ils proviendraient de Luzarches (Val d'Oise), où les reliques de Côme et Damien attiraient les foules.
1. Enseigne circulaire au bord orné d'une torsade XVe siècle Musée Cluny, CL4747. Prov Luzarches étain moulé, plomb diam 0.027 m
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https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/joconde/50030022203
Saint Côme et saint Damien sont séparés au centre par un saint évêque indéterminé. Reconnaissables à leur robe au col fourré, à leur bonnet et à la boîte d'onguents, les saints jumeaux sont représentés debout et nimbés.
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2. Enseigne rectangulaire Premier quart XVe siècle Musée Cluny, CL 18011.
Enseigne ajourée de forme rectangulaire et sommée d'un gable dont les bords extérieurs sont ornés de crochets. A l'intérieur, deux arcs trilobés surmontés de deux arcs en plein cintre et d'une rose ajourée.
Figures identiques de saint Côme et saint Damien. Debout, vêtu d'une robe au col fourré et d'un bonnet, chaque personnage est montré nimbé et semblant tenir de la main droite une boîte d'onguents
2. Enseigne rectangulaire Premier quart XVe siècle Musée Cluny, CL 18011.
Prov Luzarches plomb étain moulé, H. 8.1 ; L. 5, Inscriptions S. COVME. ET. S. DAMIEN
https://www.photo.rmn.fr/archive/98-005212-2C6NU0NSJ7PM.html
Description
Enseigne ajourée de forme rectangulaire et sommée d'un gable dont les bords extérieurs sont ornés de crochets. A l'intérieur, deux arcs trilobés surmontés de deux arcs en plein cintre et d'une rose ajourée.
Figures identiques de saint Côme et saint Damien. Debout, vêtu d'une robe au col fourré et d'un bonnet, chaque personnage est montré nimbé et semblant tenir de la main droite une boîte d'onguents
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SOURCES ET LIENS.
— BAZOT( Claude). 1633 ,Le pélerinage de sainct Cosme et sainct Damian en l'église collégiale de Luzarches au diocèse de Paris / par C. Bazot,..., édité à Paris
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35023f/f29.item
— BRUNA (Denis)1996, Les enseignes de pèlerinage et les enseignes profanes. Musée national du Moyen Âge (catalogue)
— BRUNA Denis (1999),“De L'agréable à L'utile : Le Bijou Emblématique à La Fin Du Moyen Age.” Revue Historique, vol. 301, no. 1 (609), 1999, pp. 3–22
— BRUNA D., Les enseignes de pèlerinage et les coquilles Saint-Jacques dans les sépultures du Moyen Age en Europe occidentale. In: Bulletin de la Société Nationale des Antiquaires de France, 1991, 1993. pp. 178-190
— BRUNA D., Les récentes acquisitions d'enseignes de pèlerinage et d'enseignes profanes au Musée national du Moyen Age. In: Bulletin de la Société Nationale des Antiquaires de France, 1995, 1997. pp. 349-360
— BRUNA D., Témoins de dévotion dans les livres d’heures à la fin du Moyen-Âge, Revue Mabillon, n.s., t.9 (= t.70), 1998, p. 127 – 161.
— BRUNA D. Un moule pour enseignes de pèlerinage à l'image de la «Belle Vierge » de Rastisbonne. In: Bulletin de la Société Nationale des Antiquaires de France, 1992, 1994. pp. 317-324;
— BURKARDT A., L'économie des dévotions: Commerce, croyances et objets de piété à l'époque moderne, Presses universitaires de Rennes, Rennes, 2016
— LABAUNE-JEAN (Françoise), 2014,« Quelques enseignes de pèlerins et des moules de production de petits objets en plomb découverts à Rennes », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest 2014/4 (n° 121-4), Presses universitaires de Rennes pages7-12.
https://journals.openedition.org/abpo/2858#bodyftn12
— THUAUDET O., La pratique du pèlerinage en Provence à la fin du Moyen Âge et au début de l’époque moderne d’après les enseignes et les ampoules. Archéologie Médiévale, CRAHAM, 2017, 47, pp.89-129
Une Vierge de Pitié aux trois larmes : celle de la chapelle de Tronoën en Saint-Jean-Trolimon, provenant du calvaire de la chapelle Saint-Evy. Kersanton, XVIe siècle.
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Voir aussi sur Tronoën :
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Le calvaire et la chapelle de Tronoën à saint-Jean-Trolimon (29).
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PRÉSENTATION.
Cette Pietà provient du calvaire de la chapelle Saint-Evy en Saint-Jean-Trolimon, et a été installée à l'intérieur de la chapelle de Tronoën, en même temps qu'une Vierge à l'Enfant géminée également en kersanton provenant du même calvaire, par le recteur de Saint-Jean-Trolimon il y a cinquante ans.
Elle a été restaurée en 2011-2012 par les étudiants du master en conservation restauration de l'université de Paris 1, sous la direction des professeurs Bruno Perdu et Pascale Leroy-Lafaurie, grâce à Denis Guillemard, ancien directeur du Master de conservation préventive de l'Université de Paris Panthéon-Sorbonne.
En même temps, un moulage en a été effectué, et un fac-similé a été installé à la base du calvaire de Saint-Evy. (Ouest-France)
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:Calvaire_de_Saint-Evy.JPG
https://www.ouest-france.fr/bretagne/penmarch-29760/la-pieta-de-saint-evy-retrouve-le-calvaire-apres-40-ans-751928
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La présence de ces larmes la fait rejoindre le groupe des Vierges de Pitié et Déplorations du Finistère présentant cette particularité , et dont la liste avait été débutée par Yves-Pascal Castel. Si, dans cette liste, ce sont les sculptures de l'atelier Prigent (1527-1577) qui sont les plus nombreuses , cette Vierge de Pitié de Tronoën ne présente pas tous les caractères stylistiques de cet atelier.
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La Vierge à l'Enfant géminée à un probable saint Sébastien (kersanton, XVIe siècle).
Il est plus exacte que la Vierge est adossée à un fût, contre lequel se distingue un homme seulement vêtu d'un pagne. Tout cela dans un seul bloc de pierre (monolithe).
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LIENS.
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Le nombre des Vierges de pitié en kersanton dans le Finistère est très élevé, car on les trouve, sur le soubassement ou au nœud d'un croisillon, sur de très nombreux calvaires sortis des ateliers landernéens des Prigent (1527-1577), du Maître de Plougastel (1570-1621) et de Roland Doré (1618-1663), ou d'ateliers anonymes.
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Les Vierges de Pitié et aux Déplorations des Prigent (E. Le Seac'h):
-Brignogan, chapelle Pol, kersanton polychrome.
-Dinéault, calvaire atlas n°408 (3 larmes)
-Le Folgoët, calvaire atlas n°520 (3 larmes).
-La Forest-Landerneau, calvaire du cimetière haut, atlas n° 533 (3 larmes)
-La Forest-Landerneau, calvaire du cimetière bas, atlas n° 534
-Landerneau, calvaire rue de la Tour d'Auvergne, atlas n°998 (3 larmes).
-Lothey, calvaire de Kerabri atlas n°1260 (3 larmes)
-Plourin-Ploudalmézeau, Déploration, sur la pelouse (3 larmes)
-Saint-Derrien, calvaire atlas n°2690
-Saint-Nic, intérieur église, Déploration polychrome (3 larmes).
Liste à laquelle j'ajoute :
--Plouvorn, cimetière. (3 larmes)
--Plouvorn, chapelle de Lambader, fontaine (3 larmes)
--Crozon, Tal-ar-Groas, calvaire chapelle Saint-Laurent (3 larmes).
et à discuter :
-Ploéven, Déploration de l'intérieur de l'église (pierre, 1547)
-Bourg-Blanc, Saint-Urfold (3 larmes, selon Castel)
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SOURCES.
— CASTEL (Yves-Pascal), 2001, Les Pietà du Finistère. numéro 69 de la revue Minihy-Levenez de juillet-août 2001. L'auteur y étudie une centaine de Pietà et de Déplorations.
http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/204bbff59e0b1d6cf65264a34d22701f.pdf
"LES LARMES DE MARIE. On sait combien le Moyen Age a apprécié le don des larmes, un don que des temps prétendument policés se sont ·attachés à refuser. Nos sculpteurs sur pierre du XVIe siècle, dans les ateliers de kersanton, pour mieux marquer la douleur de la Vierge et parfois celle des personnages qui l'assistent dans les grandes Pietà, quant à eux, se sont emparés de ce moyen expressionniste fort populaire, n'hésitant pas à sculpter sur les joues des larmes en relief. Coulant sous les paupières, ces larmes marquent le haut de chaque joue d'un triple jet, formé de traits bien symétriques. A Brignogan, Chapelle-Pol , à La Forest-Landerneau, au Bourg-Blanc, Saint-Urfold, à Plomodiern, Sainte-Marie du-Ménez-Hom, à Lothey, croix de Kerabri, dont nous avons parlé plus haut. A Plouvorn, Lambader, la Vierge de Prigent élargit ses larmes en gouttes qui s'étalent sur les joues. On remarque, dans la grande Pietà de Plourin-Ploudalmézeau que si les quatre personnages d'accompagnement portent les mêmes triples larmes, en flots exactement mesurés, la Vierge en a le visage tout couvert, de la même manière qu'en avait usé le sculpteur de la pietà du calvaire du Folgoët, un siècle plus tôt. Les larmes qui ne sont pas en relief sur les statues en bois viennent agrémenter la polychromie, à Logonna-Daoulas et au Huelgoat. Ces larmes peintes coulent de manière naturelle et réaliste sur le visage penché de la Vierge de Pencran. Alors que ces larmes peintes sont plutôt rares, on les voit dans la très belle Pietà de Plouarzel où la Vierge approche de sa joue un grand mouchoir pour les sécher."
— CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Saint-Jean-Trolimon, n°2749 et 2742 (5 photos de 2009), Atlas des croix et calvaires du Finistère
https://societe-archeologique.du-finistere.org/croix/saint_jean_trolimon.html
— DEBIDOUR (V-H.), 1953, La sculpture bretonne, Rennes 1953, p. 109-116
— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle. Presses Universitaires de Rennes
— NAGY (Piroska), 2000, Le Don des larmes au Moyen-Âge : un instrument spirituel en quête d'institution VIe-XIIIe siècle, Albin-Michel.
— Wikipédia, collection de 80 Pietà
https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Statues_of_Piet%C3%A0_in_Finist%C3%A8re
L'oxycordulie à corps fin Oxygastra curtisii Dale, 1834 se reproduit encore à l'étang de Kerloc'h (Camaret, 29).
Voir :
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L'oxycordulie à corps fin, que j'avais observé en nombre conséquent le 10 juin dernier sur les rives de l'étang de Kerloc'h, continue cette année encore à s'y reproduire, comme je l'avais déjà rapporté en juin 2010.
Ou du moins, les couples se forment. Et la persistance de cette espèce laisse présager que des émergences surviennent à Kerloc'h.
Ce n'est pas un scoop, puisque le décompte par Bretagne Vivante de 2000 à 2017 montre, pour la maille correspondante (10 kmx10), plus de cinq observations de cette espèce.
Mes images, toujours délicates à prendre, sont meilleures qu'en 2010.
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Le mâle encore célibataire.
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L'heureux couple.
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Les noms savoureux des algues : la Laminaire bulbeuse Saccorhiza polyschides, Batters 1902 : le "testicule de cheval" des goémoniers du Finistère.
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On trouve sur nos côtes, amené par les tempêtes qui les arrachent du fond, un goémon d'épave qui ne passe pas inaperçu par ses formes singulières.
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Rappel.
Une algue (en latin Alga) est un organisme végétal eucaryote (dont les cellules possèdent un noyau) chlorophyllien, aquatique ou terrestre.
Les algues sont généralement composées de trois parties :
La fronde est la partie dressée de l’algue (partie supérieure de l’algue).
Le stipe est une « fausse tige » reliant la fronde au crampon.
Le crampon est le pied de l’algue, il permet son accroche à un rocher par exemple.
Cet ensemble est appelé le thalle de l’algue.
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DESCRIPTION. D'après le site DORIS.
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Saccorhiza polyschides étymologiquement « racine en forme de sac, divisé plusieurs fois » ou Laminaria bulbosa est une grande algue brune massive dont la taille peut varier de 1,5 à parfois 10 (!) mètres de longueur pour une largeur de 3,5 mètres.
Le crampon, caractéristique, est recouvert par un bulbe épais, jaune clair, verruqueux, bombé mais creux et de consistance cartilagineuse d'un diamètre atteignant parfois les 50 centimètres (la tête d'un enfant !). Il est fixé au substrat par de fines radicelles.
Il se poursuit par un stipe flexible ornementé d'une marge ondulée (les falbalas). Ce stipe lisse et plat (contrairement à Laminaria digitata qui a un stipe lisse et rond), d'une largeur de 10 centimètres pour une hauteur de 1 à 2 mètres forme un ruban coriace qui s'élargit en une fronde volumineuse de couleur brun doré. Cette fronde est découpée en un long et large éventail composé de nombreuses lanières souvent percées de trous et couvertes de touffes de minuscules poils brunâtres.
Le bulbe ou crampon verruqueux, qui est très souvent retrouvé échoué dans les laisses de mer, et qui évoque par sa forme de petits jouets pour chiens et chats est si caractéristique qu'on ne peut confondre cette espèce avec aucune autre ! Et ses falbalas ondulés à la base du stipe permettent de lever toute hésitation.
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REPRODUCTION - MULTIPLICATION
La reproduction de cette algue passe par une alternance de deux phases qui correspondent à deux modes de vie différents : le thalle est le sporophyte (stipe, bulbe et lame), et il fabrique donc des spores. Après germination, ces spores produisent des gamétophytes microscopiques qui se déposent sur un substrat bien spécifique : l'algue calcaire Mesophyllum lichenoides. A la fin de l'hiver, les gamétophytes produisent des gamètes. Une fois fécondé, le gamétophyte femelle sera à l'origine d'un zygote qui évoluera à son tour en un sporophyte de grande taille.
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VIE ASSOCIÉE : cette laminaire est un véritable observatoire grouillant de vie !
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Ainsi au niveau du crampon on pourra observer des algues rouges : Chondrus crispus, Gigartina stellata, Rhodymenia palmata, Corallina elongata. Qui dit algues dit brouteurs comme les oursins Echinus esculentus et Paracentrotus lividus. On trouvera également des filtreurs comme des ascidies, des éponges, des bryozoaires... Le crampon creux abrite des pontes de poissons, des mollusques éolidiens, des copépodes des vers polychètes, des ophiures et de petits crabes à la recherche de proies.
Le poisson Lepadogaster candolii , ou Porte-écuelle de Candolle, y veille sur sa ponte.
Sur le stipe, des helcions Patella pellucida adultes creusent des logettes menaçant de le briser. Sur la fronde se développent des algues microscopiques, des bryozoaires encroûtants, des lucernaires, des hydraires tels que Obelia geniculata, des hydrozoaires et des bryozoaires qui eux-mêmes attirent à leur tour des nudibranches comme Limacia clavigera ou encore de petits prosobranches...
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LE NOM SCIENTIFIQUE.
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1°) Le nom d'espèce.
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J. Lightfoot avait nommé initialement cette algue Fucus polyschides en 1777 dans sa Flora scotica :
Flora scotica: or, a systematic arrangement, in the Linnaean method, of the native plants of Scotland and the Hebrides. Vol. II. pp. 545-1151 [1-24], pls 1-35. London: printed for B. White at Horace's Head, in Fleet-Street. page 936-937.
https://www.biodiversitylibrary.org/item/111779#page/420/mode/1up
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L'épithète spécifique polyschides associe le grec poly "plusieurs" et le grec schizo "découpé, divisé" (cf. Schisme, schizophrène).
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Fucus polyschides est actuellement considéré comme le basonyme, et un synonyme, de Saccorhiza polyschides reclassé par E.A.L. Batters en 1902 dans le genre Saccorhiza.
Batters, E.A.L. (1902). A catalogue of the British marine algae being a list of all the species of seaweeds known to occur on the shores of the British Islands, with the localities where they are found. Journal of Botany, British and Foreign 40(Supplement): 1-107.
https://www.biodiversitylibrary.org/page/35243189#page/398/mode/1up
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2°) Le nom de genre.
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Le nom de genre Saccorhiza a été créé par Jean-Marie Bachelot de La Pylaie en 1830. On peut penser que le botaniste a associé le radical -sacco (du latin saccus, "sac" grec sakkos) à -rhiza, "racine", pour signaler la dilatation en bulbe du pied de l'algue.
Note : Bachelot de la Pylaie, né à Fougères en 1786 et ayant fait ses études à Laval est un familier de la Bretagne, de notre littoral, et notamment de la Presqu'île de Crozon. ,
" Au printemps 1816, il entreprend un grand voyage en Bretagne (de Fougères à Brest) avant d'embarquer à bord de la frégate Cybèle pour une tournée d’inspection de trois mois à Terre-Neuve et à Saint-Pierre-et-Miquelon1. Entre 1816 et 1818, il est le premier collecteur connu d'espèces locales à Saint-Pierre-et-Miquelon. Les collections qu'il en rapporte sont conservées au Muséum national d'histoire naturelle. De retour de l’Atlantique nord, il mène une exploration naturaliste et archéologique des îles d'Ouessant, de Molène, de Béniguet, de Triélen, Lithiry, Bannec et Balanec. Au début de l'année 1819, il s'intéresse à la région du Mont Saint-Michel de Brasparts avant de réaliser son deuxième voyage à Terre-Neuve. En 1822, il explore durant plusieurs mois la presqu'île de Crozon.
Après un séjour d'herborisation sur Belle-Île-en-Mer, il passe le mois de décembre et de janvier 1826 sur les îles d'Hoëdic puis de Houat.
En janvier, les conditions climatiques hivernales ne lui permettent plus de s'adonner à sa passion, la collecte des algues. Au lieu de retourner sur le continent comme il l'avait initialement prévu, il s'attarde dans les îles, sympathise avec les habitants et entreprend de décrire leur vie, leurs activités, et l'histoire naturelle de leur environnement. Il est alors surnommé le « père-goémon ». Il séjourne de 1831 à 1834 sur l'île d'Yeu où il mène des recherches ichtyologiques et botaniques mais aussi sur les monuments mégalithiques de l'île. Ces recherches sont publiées dans un Précis sur l'île d'Yeu. L'inventaire mégalithique qu'il contient est quasi exhaustif, tout en incluant de simples rochers naturels, au point qu'il sera repris par la suite par de nombreux auteurs sans que ceux-ci ne se rendent sur l'île." (Wikipédia)
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3°) Synonymes :
Laminaria : "en forme de lame", du latin lamina, "lame".
Nom de genre désignant des algues brunes (Phaeophyceae), de la famille des Laminariaceae), aux longues lanières minces, d’où le nom, de consistance coriace, dont le stipe se fixe aux rochers par des crampons ramifiés. Plusieurs espèces sont abondantes sur les côtes de la Manche et de l’Atlantique Nord-Est, notamment la laminaire palmée, Laminaria digitata (Hudson) J.V. Lamouroux ou L. Flexicaulis , et la laminaire nordique, L. hyperborea (Gunnerus) Foslie.
Bulbosa, "bulbeuse".
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Autres synonymes.
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LES NOMS VERNACULAIRES.
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1°) En français. "Laminaire bulbeuse", "Laminaire à bulbe".
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2°) En breton, d'après Alain Le Berre.
Toutes les Laminaires sont des bezin du, des "algues profondes". Le goémon d'épave est nommé bezin avel : « goémon de vent » , bezin pèse : « goémon d’épave » ou bezin distag : « goémon détaché »
Les désignations bretonnes de cette algue sont particulièrement riches, et singulièrement fournies en termes érotiques renvoyant à la forme de testicule des crampons en sacs.
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Nous nous sommes plu, en photographiant ces bourses, euh, ces bulbes, à demander au soleil de s'amuser à projeter des images grimaçantes sur les roches du Veryac'h (Crozon).
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Nous nous sommes amusés à photographier les formes de vie associées au stipe, et, surtout, à relever le défi de les identifier alors que nous n'y connaissons rien. Merci à ceux qui confirmeront ou infirmerons nos hypothèses.
Ainsi sur ce cliché, ce sont sans doute des bryozoaires encroûtants qui forment ces plages blanches en nid d'abeille, et des Helcions Patella pellucida , un gastéropode caractéristique, qui correspond aux deux perles ovales.
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1°) Les Bryozoaires encroûtants.
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Sont-ce des membranipores, membranipora membranacea , alias "écorce marine" ?
http://souslesmers.free.fr/f.php?e=152&mapz=pays
Les spécimens photographiés correspondent aux descriptions : "des colonies blanches, dont les petites logettes rectangulaires sont disposées les unes à côté des autres en quinconce, et dont les bords sont arrondis et forment un liséré d'un blanc plus clair."
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2°) Et ceci ? Ces formations blanchâtres envahissent la concavité des "falbalas".
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Juste à côté : des Bryozoaires aux spicules en réseau d'une géométrie saisissante.
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Pour terminer avec le sourire, cette photo d'un sac bulbeux quo cligne de l'œil.
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SOURCES ET LIENS.
—ANDERSEN, H. 2011, Gastropods Associated with Laminaria hyperborea and Saccorhiza polyschides in a Norwegian Kelp Forest : Comparison of Sampling and In Situ Imaging Techniques
— FLOCH (Jean-Yves), 1982, "Biologie des algues exploitées en Bretagne", Penn ar Bed n° 108-109 page 28.
https://pmb.bretagne-vivante.org/pmb/opac_css/doc_num.php?explnum_id=6821
—KUBALA Sylvie, ZIEMSKI Frédéric in : DORIS, 09/11/2020 : Saccorhiza polyschides (Lightfoot) Batters,
https://doris.ffessm.fr/Especes/Saccorhiza-polyschides-Laminaire-a-bulbe-777
— LE BERRE (Alain), 1968, "Influence des noms de goémons en breton sur la toponymie nautique des côtes du Léon". In: Etudes Celtiques, vol. 12, fascicule 1, 1968. pp. 201-235; doi : https://doi.org/10.3406/ecelt.1968.1425 https://www.persee.fr/doc/ecelt_0373-1928_1968_num_12_1_1425
— LE BERRE (Alain), 1964, "Le nom des algues en breton", Penn ar Bed n°34 p. 210.
— TREDAN (Maélig), 2021, "Les algues en Bretagne. Une déjà longue histoire, du néolithique à nos jours."
https://www.nhu.bzh/algues-en-bretagne/
— Groupe mycologique nazairien
http://www.groupemycologiquenazairien44.fr/images/phocadownload/algues/Fiche%20n-24%20Saccorhiza%20bulbosa%20=%20Laminaria%20bulbosa.pdf.
La mineuse Phyllocnistis des Peupliers blancs des fourrés à Troène de l'arrière-dune de La Palue (Crozon).
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PRÉSENTATION.
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En position arrière-dunaire s’étend à la Palue un fourré à Troène (Ligustrum vulgare). Ces fourrés à Troène proviennent d’une introduction ancienne, en liaison avec les plantations de peupliers blancs (Populus alba) effectuées au début du XXème siècle.
Ces plantes importées, comme le Tamaris, font aujourd’hui partie du paysage mais sont des plantes invasives qu'il convient de contenir le plus possible. (Natura 2000). "Le Troëne, le Peuplier blanc et le Tamaris participent à la fermeture des zones arrière dunaires et seront régulées dans le cadre de l’entretien et de la réouverture de certains secteurs."
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Depuis la fin de l'été 2022, des traces sinueuses sont apparues sur les feuilles de Peuplier blanc. Elles ressemblent à un tracé de labyrinthe. En effet, ces empreintes blanches centrées par une ligne noire forment des boucles sans jamais se croiser. Ce couloir en épingles à cheveux se termine au bord de la feuille par une aire de stationnement, plus large, au centre sépia. Le rebord de la feuille s'y replie légèrement en auvent. Certaines feuilles ne sont couvertes qu'en partie par ces écritures cabalistiques, mais le scribe, ou je ne sais quel moine copiste, est parfois parvenu à couvrir l'ensemble de la surface et à en effacer totalement la coloration verte. Si bien que l'avers des feuilles du peuplier deviennent aussi blanches que leur envers.
C'est bien singulier, non ?
Le commissaire Lavieb est parvenu, après une longue enquête, à déterminer certains suspects, qui appartiennent tous à la même famille.
"Ces individus qui détériorent les espaces verts par leurs tags intempestifs sont bien connus par nos services, nous les nommons les "Mineuses". Ce sont en fait des larves d'insectes de quelques millimètres qui sont addicts de la chlorophylle, qu'ils chapardent en broutant des galeries dans l'épaisseur des feuilles en causant des dégâts parfois graves. Certaines de ces tagueuses sont des chenilles de micro-lépidoptères, certaines des fausses chenilles de tenthrèdes, d'autres des larves de Diptères (Mouches)."
"Mais mon enquête cible la famille des Gracillariidés, et plus particulièrement le genre Phyllocnistis. Je vous ai préparé un dossier de presse.
LES MINEUSES FOLIAIRES.
« Mineuse » ou insecte mineur (Leaf miner en anglais) est un nom vernaculaire ambigu désignant en français principalement des larves de mouches ou de papillons qui creusent dans les feuilles des galeries, entre les deux épidermes du limbe, formant ce que l'on appelle une mine en consommant le parenchyme chlorophyllien. Ces insectes endo-phytophages comprennent environ 10 000 espèces réparties dans 51 familles qui appartiennent dans leur grande majorité aux quatre principaux ordres d'insectes holométaboles (coléoptères, hyménoptères, diptères, lépidoptères).
Il en existe de très nombreuses espèces dont certaines seulement possèdent le nom usuel de « mineuse » en français. Ce sont des asticots de Diptères phytophages ou des chenilles de Lépidoptères. La géométrie de la mine (linéaire, ramifiée, en spirale, etc.) et la disposition des excréments permettent en général une détermination précise du ravageur. L'excavation s'élargit au fur et à mesure de leur croissance. Ces larves sont en général monophages." (Wikipedia)
LES PHYLLOCNISTIS.
Les adultes du genre Phyllocnistis sont de très petits papillons dont l'envergure ne dépasse généralement pas 5 mm. Les ailes antérieures et postérieures sont lancéolées et à prédominance blanche. Les ailes antérieures sont marquées de stries jaunes à orange, longitudinales et obliques, souvent bordées de gris ou de noir. Quelques espèces sont connues pour posséder des motifs de couleurs beaucoup plus sombres ou frappantes.
Larves
Les larves de Phyllocnistis font partie des Lépidoptères les plus spécialisés . Quatre stades semblent être la norme, les trois premiers stades possédant une morphologie et un comportement suceurs. Les stades suceurs créent une longue mine serpentine sous-épidermique sur les surfaces supérieures ou inférieures de la feuille hôte. Quelques espèces forment également des mines sous-épidermiques sur les tiges et divers fruits, dont l'avocatier . Une traînée d' excréments médiane caractéristique s'étend sur toute la longueur de la mine, généralement sous la forme d'une ligne sombre et ininterrompue.
Le quatrième stade est un stade hautement spécialisé, apodal et non nourricier dont la fonction principale est de faire tourner le cocon, à l'extrémité de la mine, avant la nymphose.
Phyllocnistis peut être trouvé sur de nombreuses plantes hôtes et a été observé sur des plantes d'au moins 20 familles. Une espèce bien connue est la mineuse des agrumes ( Phyllocnistis citrella ), un ravageur des plantes de la famille des Rutacées , en particulier des agrumes.
En 2012, environ 126 espèces de Phyllocnistis ont été décrites. C'est probablement une fraction de la véritable diversité du genre, en particulier sous les tropiques, où il peut y avoir des centaines d'espèces encore à collecter.
https://en.wikipedia.org/wiki/Phyllocnistis
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—Pouvez-vous nous en dire plus, commissaire ? Vous auriez placé deux de ces tagueuses en garde à vue.
— Effectivement, je suspecte très précisément Phyllocnistis labyrinthella, qui s'exerce souvent sur les peupliers trembles Populus tremula, et sa compagne, qui serait sa sœur jumelle Phyllocnistis xenia, M. Héring 1936. Je vous distribue sa fiche signalétique du BGB (Bureau du Grand Banditisme).
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"Phyllocnistis xenia est un papillon nocturne de la famille des Gracillariidae . On le trouve de la Grande-Bretagne à la Bulgarie et de la Pologne à la péninsule ibérique et à l' Italie .
L' envergure est de 6 à 7 mm. Les adultes volent de juillet à août puis de septembre à mai en deux générations.
Les larves se nourrissent de Populus alba , Populus canescens et Populus tremula . Ils minent les feuilles de leur plante hôte. La mine est constituée d'un long couloir assez large strictement épidermique qui s'incurve en boucles denses sur la face supérieure des feuilles, sans jamais se croiser. Les excréments se déposent en une vague ligne centrale continue. La galerie se termine sur la marge de la feuille, où elle s'élargit un peu, tandis que la marge de la feuille se replie quelque peu. Ici, la nymphose a lieu. Il n'y a pas de cocon.
Phyllocnistis xenia pourrait être un synonyme de Phyllocnistis labyrinthella . Le papillon adulte et la chrysalide de xenia peuvent difficilement être distingués de ceux de labyrinthella . De nombreux auteurs considèrent donc les deux congénères. Il semble exister une différence constante dans la ligne d'excréments de xenia (qui est large, vague et verdâtre) et celle de labyrinthella (qui est étroite, pointue et noir brunâtre). De plus, la mine de P. labyrinthella s'étend souvent jusqu'à la face inférieure de la feuille, ce qui ne semble pas se produire chez Xenia ."https://en.wikipedia.org/wiki/Phyllocnistis_xenia
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Le site Lepiforum indique que P. xenia est inféodée au Peuplier blanc (ou à son hybride le Peuplier gris P. Canescens).
"Les larves des espèces de Phyllocnistis produisent des conduits de mines qui courent dans l'épiderme. Le tissu vert des feuilles n'est pas consommé, c'est pourquoi les mines n'apparaissent pas éclaircies en lumière transmise (contrairement à la plupart des autres mineuses).
Phyllocnistis xenia : uniquement chez le peuplier blanc ( Populus alba ). La mine apparaît vitreuse en lumière réfléchie en raison de la lame d'air sous l'épiderme détaché, avec une ligne centrale sombre caractéristique. Là, les excréments liquides de la larve ont recollé l'épiderme. Nymphe dans un petit cocon au bout de la mine, qui contracte fortement la surface foliaire. Si ce point se trouve au bord de la feuille, une petite enveloppe de feuille est créée." (traduit de l'allemand)
Et selon le même site Lepiforum :
"Huemer (2013:210) : "Le statut taxonomique de Phyllocnistis xenia a longtemps été considéré comme controversé, et l'espèce a été considérée par Huemer & Tarmann (1993) ainsi que d'autres auteurs comme un synonyme junior de P. labyrinthella , d'autant plus de sorte que les deux taxons sont morphologiquement incertains sont différenciables. Selon Karsholt (in litt.), P. xenia vit préférentiellement sur Populus alba , tandis que les chenilles de P. labyrinthella minent particulièrement les feuilles de Populus tremula . "
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Vous voyez que ma principale suspecte est P. xenia. Et maintenant, je vous présente les pièces à conviction prises sur le terrain par nos inspecteurs.
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Traces de chenilles de Phyllocnistis xenia sur Populus alba, La Palue, Crozon. Photo lavieb-reve octobre 2022.
Traces de chenilles de Phyllocnistis xenia sur Populus alba, La Palue, Crozon. Photo lavieb-reve octobre 2022.
Traces de chenilles de Phyllocnistis xenia sur Populus alba, La Palue, Crozon. Photo lavieb-reve octobre 2022.
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—En somme, la ligne noire continue au centre de la chaussée, ce sont des excréments !
— Oui, et l'aire d'arrêt d'urgence à la fin du parcours, c'est le site où a lieu la nymphose !
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— Et voici les clichés pris en laboratoire sur les spécimens saisis sur place.
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Traces de chenilles de Phyllocnistis xenia sur Populus alba, La Palue, Crozon. Photo lavieb-reve octobre 2022.
Traces de chenilles de Phyllocnistis xenia sur Populus alba, La Palue, Crozon. Photo lavieb-reve octobre 2022.
Traces de chenilles de Phyllocnistis xenia sur Populus alba, La Palue, Crozon. Photo lavieb-reve octobre 2022.
Traces de chenilles de Phyllocnistis xenia sur Populus alba, La Palue, Crozon. Photo lavieb-reve octobre 2022.
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Un individu adulte a été photographié dans les parages. Il n'a pas été identifié.
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Note : Les suppositions de ce commissaire demandent à être confirmées par les autorités, ou par des entomologistes patentés.
Phyllocnistis unipunctella a été observé en Bretagne (Plénée Jugon, sept. 2020) sur un peuplier. Elle préfererait le peuplier noir.
https://www.forum-bretagne-vivante.org/search?mode=searchbox&search_by=text&search_keywords=Phyllocnistis&show_results=posts
https://draaf.bourgogne-franche-comte.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/BSV_JEVI_no_05_20170824_cle8c1378.pdf
Phyllocnistis saligna a été observé en Bretagne en septembre 2019. Mais il se nourrit de saules.
https://www.forum-bretagne-vivante.org/t18842-pour-les-amateurs-de-micros-phyllocnistis-saligna?highlight=Phyllocnistis
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SOURCES ET LIENS.
—NATURA 2000 Presqu'île de Crozon 2006
http://presquile-de-crozon.n2000.fr/sites/presquile-de-crozon.n2000.fr/files/documents/page/docob_crozon_partie_i.pdf
—SITES
http://www.jmeg.fi/InsectsOnAspenLeafminers.htm
https://www.papillon-poitou-charentes.org/Phyllocnistis-labyrinthella.html
https://bladmineerders.nl/parasites/animalia/arthropoda/insecta/lepidoptera/ditrysia/gracillarioidea/gracillariidae/phyllocnistinae/phyllocnistis/phyllocnistis-labyrinthella/?lang=nl
https://en.wikipedia.org/wiki/Phyllocnistis_xenia
https://www.gerbeaud.com/jardin/fiches/mineuse.php
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ZOONYMIE (ORIGINE ET HISTOIRE DES NOMS ).
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Etienne-Louis Geoffroy, dans son Histoire des insectes de 1762, indique (tome II page 181) que c'est Réaumur qui a donné à ces chenilles le nom de "ver mineur", "parce qu'ils minent l'intérieur des feuilles". Et il ajoute : "on pourrait les appeler plutôt, chenilles mineuses." Je lui attribue donc la paternité de cette dernière appellation.
https://www.biodiversitylibrary.org/item/51067#page/191/mode/1up
Il est touchant de lire, dans la belle langue de l'époque, sa description si attentive :
"Ces espèces de teignes sont obligées , ainsi que les précédentes de se former une habitation construite avec les mêmes feuilles qu'elles doivent ronger ensuite. D'autres ne se donnent pas la même peine : à mesure quelles mangent , elles se logent à la place de la nourriture qu'elles ont prise. Ces teignes encore très petites percent la pellicule extérieure de la feuille , insinuent leur tête dans cette petite ouverture & mangent le parenchyme intérieur. A mesure qu'elles ont ainsi cavé & creusé la feuille , elles s'enfoncent & forment des chemins couverts, des galeries entre les deux pellicules des feuilles , avançant toujours à proportion de la nourriture qu'elles prennent. On voit souvent ces chemins des teignes tracés sur les feuilles.
Ils sont très reconnaissables , en ce que la feuille est transparente & a perdu sa couleur verte en ces endroits. Ces chemins sont souvent fort irréguliers , pleins de contours ou de détours suivant les différents côtés vers lesquels la chenille s'est portée. Si on levé une des deux pellicules de la feuille qui couvrent ces chemins , on trouve ordinairement vers l'extrémité une petite chenille toute seule, lisse , un peu jaunâtre , qui a quatorze pattes. Ces petites teignes restent dans ces mêmes galeries pour se transformer en chrysalides , & elles n'en sortent que sous leur dernière forme d'insectes parfaits."
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Ceci dit, ou lu, le tome III de l'Histoire des Insectes (1737) de Réaumur mérite d'être consulté, pour son premier Mémoire, Des insectes nommés mineurs des feuilles, ou, des insectes qui se logent dans l'épaisseur des feuilles. La description de comportement des vers ou des chenilles est d'une minutie confondante
https://www.biodiversitylibrary.org/item/50412#page/51/mode/1up
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LE NOM DE GENRE PHYLLOCNISTIS Zeller, 1848
Il vient, selon l'auteur lui même, du grec phyllon, "feuille" et de -cnistis ??, "ich biege", soit "je tords, je plie" (pour l'empreinte sinueuse ?).
Zeller place dans son genre P. suffusella et P. savigna.
Zeller, P. C. (1848): Die Gattungen der mit Augendeckeln versehenen blattminierenden Schaben. — Linnaea Entomologica 3: 248-344, p. 264
https://www.biodiversitylibrary.org/item/150817#page/280/mode/1up
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/image%2F1044652%2F20221021%2Fob_834034_phyllocnistis-266.gif)
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LE NOM D'ESPECE P. LABYRINTHELLA BJERKANDER 1790.
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Ce nom semble de traduction évidente.
https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/245569
https://oreina.org/artemisiae/observatoire/index.php?module=fiche&action=fiche&d=micro&id=245569
LE NOM D'ESPECE P. XENIA M. HERING 1936.
Hering, M. (1936): Blattminen von Spanien. — Eos Revista española de entomologia 11 (4): 331-384, pl. XVI.
https://lepiforum.org/wiki/page/Phyllocnistis_xenia
On peut penser que l'auteur a voulu souligner le concept de plante-hôte.
"Xenia (ξενία / xenía) est un prénom d'origine grec. Dans la Grèce antique, il désigne le concept grec d'hospitalité, et, par extension, les présents offerts à un hôte. La relation d’hospitalité se fait sous la protection de Zeus (Xénios) et d’Athéna (Xénia)."
"Du grec ancien ξενία, xenía (« accueillante ») ; voir xenium (« don ») et xenon (« hôpital »)."
Voir Gaffiot :
https://www.lexilogos.com/latin/gaffiot.php?q=Xenia
La chenille de Piéride du chou [Pieris brassicae] sur le Cakilier maritime (Cakile maritima) à Pen Hat (Camaret) le 29 octobre 2022.
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Je rapporte ici une observation de chenille de Pieris brassicae sur Cakile maritima, l'une de ses plantes-hôtes, sur la dune de la plage de Pen Hat à Camaret.
Ce n'est pas un scoop, cette plante hôte est signalée par divers auteurs. La Roquette de mer, une crucifère ou Brassicacée pousse en milieu salée.
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Pour l'histoire passionnante du nom de ce papillon, voir :
https://www.lavieb-aile.com/article-la-pieride-du-chou-pieris-brassicae-121644752.html
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Voir :
http://www.les-snats.com/fiches/Pieris_brassicae_Chenilles_sur_Cakile_maritima__MC24568.html
https://www.insecte.org/forum/viewtopic.php?t=98807&view=next
https://www.galerie-insecte.org/galerie/ref-109595.htm
https://phrygana.eu/Fauna/Lepidoptera/Pieridae/Pieris-brassicae/Pieris-brassicae.html
http://diatheo.weebly.com/uploads/2/8/2/3/28235851/pieris_brassicae__bib.pdf
BINK, F.A., 1992 – Ecologische Atlas van de Dagvlinders van Noordwest-Europa, 2° druk. Schuyt, Haarlem. [Pieris brassicae, Groot koolwitje : p. 214-215. Plantes hôtes citées: Alliaria petiolata, Brassica oleracea, B. rapa, Cakile maritima, Crambe maritima, Diplotaxis muralis, Diplotaxis tenuifolia, Isatis tinctoria, Lunaria annua, Rorippa amphibia, Rorippa sylvestris, Tropeolum majus.]
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L'épisode que vous aviez manqué.
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Jeux de reflets à Sainte-Marine devant le phare du Coq.
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Entre le Phare du Coq, au fût blanc et vert et au feu fixe rouge, et le phare, blanc celui-là, de la Pyramide, l'Odet, en ses caprices, peut réserver aux amateurs de jolis reflets, bien éphémères puisqu'une renverse, ou même une infime variation du courant, ou une risée trop forte, peuvent venir les effacer comme des mirages.
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Tels d'espiègles farfadets, ils jouent à brouiller les codes (tricot vert et bas si rouges...) du balisage latéral.
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Car l'eau est une peau, car elle se ride, et surtout une étoffe : ne parle t-on pas du fil de l'eau? Et ces fils de chaîne et de trame forment des effets de moirés, de brocarts et de satin.
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