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6 avril 2019 6 06 /04 /avril /2019 16:11

Zoonymie des Odonates : les noms d'Erythromma lindenii (Sélys, 1840), "La Naïade aux yeux bleus".

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née.

 

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 ZOONYMIE DES ODONATES.

 Les articles précédents : 10 articles de généralités et 41 études de noms d' Anisoptères.

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ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

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Résumé :

 Erythromma, Hansemann, 1823 Wiede. Zool. Mag. 2(1).  Du grec erythros "rouge" et ómma "œil", en raison des yeux rouges des mâles de l'espèce-type E. najas décrite par Hansemann.Tous les Erythromma ont des yeux soit rouges, soit bleus mais tous de couleur vive et non surmontés de noir, contrastant avec la tête noire.

lindenii (Sélys, 1840) Monog. Lib. Eur. :167, du nom de l'entomologiste belge Pierre Léonard Vander Linden (1797-1831) auteur de 9 Odonates entre 1820 et 1825, dont 5 Zygoptères, comme l'indique Sélys dans sa description : "Décrite sur un seul individu de Belgique que je dédie à la mémoire de Vander Linden, mon compatriote, qui , le premier, a éclairci l'histoire des Agriones d'Europe.".

— Noms en français :  1°) L'Agrione de Vander Linden, Sélys, 1840 ; 2°) L'Agrion de Vander Linden, Paul-André Robert, 1958 ; 3°) Naïade aux yeux bleus, Jourde in Dijkstra 2007.

— Noms en d'autres langues :

-en catalan : L'Ullprès comú 

-en anglais, Goblet-marked damselfly, Blue-eye

-en néerlandais : Kanaaljuffer

- en allemand : Die Pokaljungfer, Pokal-Azurjungfer, das Saphirauge 

-en polonais :  Łątka jeziorna, oczobarwnica jeziorna 

-en russe : Стрелка Линдена

- En tchèque Šidélko azurové

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NOM SCIENTIFIQUE.

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NOM DE GENRE ERYTHROMMA, HANSEMAN, 1823.

Voir :

http://www.lavieb-aile.com/2019/04/zoonymie-des-odonates-les-noms-d-erythromma-lindenii-selys-1840.html

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NOM D'ESPÈCE E. LINDENII (SELYS, 1840).

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[Agrion lindenii], SELYS-LONGCHAMPS (baron Edmond de), 1840, Monographie des libellulidées d'Europe n°10 pages 167-169.

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Description originale.

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N° 10. AGRION LINDENII. (Nobis.)

AGRIONE DE VANDER LINDEN.

Diagnose. — Le bord postérieur du collier presque droit ; une tache oblongue derrière chaque œil et l'abdomen du mâle azurés; les segments annelés de noir; le second avec une tache noire un peu en croix , touchant les deux bords du segment. Appendices anals supérieurs grands, semi-circulaires (mâle).

Dimensions. — (Voyez le tableau.)
Synonymie. — (Espèce inédite.)

. Tête comme chez Pulchella et Hastulata. Collier comme celui d'Hastulata, mais le bord postérieur encore moins prolongé et un peu plus relevé. Thorax comme Hastulata. Abdomen à peu près comme Hastulata, mais le premier segment avec une grande tache noire en-dessus; la tache dorsale noire du deuxième segment prolongée depuis le bord antérieur jusqu'au postérieur, croisée par une sorte de tache de même couleur qui rappelle la tête du T de l'A. hastulata. Les autres segments colorés à peu près comme Hastulata, avec cette différence que la tache noire postérieure des 5°, 4° et 5° offre un prolongement ou pointe dorsale antérieure qui occupe les 3/4 du segment. Le dixième segment un peu échancré. Les deux appendices anals supérieurs aussi longs que le dernier segment , noirs, semi-circulaires ou en forme de cornes tournées en dedans , leur pointe mousse , un peu fléchie en bas ; les deux inférieurs ayant à peine le tiers des supérieurs, réniformes, blancs , à pointe noire tournée en dedans. Pieds et ailes comme A. hastulata, mais le parastigma d'un brun jaunâtre.

♀. Je ne connais pas la femelle, mais j'ai reçu de M. Curtis une note sur un individu qui pourrait bien la désigner. Le collier est noir , légèrement prolongé; en entier bordé de bleu comme celui du mâle. Le premier segment de l'abdomen est bleu avec une bande dorsale noire; le deuxième de même , mais la bande rétrécie au milieu ; le dixième bleu , noir à la base, assez échancré à son bord postérieur. Les deux appendices anals coniques , rapprochés, à pointes noires. M. Curtis pensait que c'était la femelle de l'A. annulare de Leach , qui répond, je crois , à Puella ou Pulchella.

Décrite sur un seul individu de Belgique que je dédie à la mémoire de Vander Linden, mon compatriote, qui , le premier, a éclairci l'histoire des Agriones d'Europe.

Cette espèce est sans doute fort rare , car je n'en ai encore trouvé qu'un seul individu. Sa coloration se rapproche de celle de l'A. hastulata, mais la forme des taches dorsales noires l'en distingue ainsi que des deux espèces précédentes. Les appendices anals supérieurs sont aussi tout différents, et rappellent, par leur forme semi-circulaire. ceux du genre Lestes. Dans l'A. hastulata, les appendices inférieurs sont semi-circulaires et plus grands que les supérieurs : dans l'A. Lindenii, le contraire a lieu. Cette proportion ne se retrouve dans aucune autre Agrione de ce groupe.

 

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Illustration : Rambur 1842 :

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Rambur 1842, Erythromma lindenii mâle, planche 6 fig2

Rambur 1842, Erythromma lindenii mâle, planche 6 fig2

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RÉCEPTION.

Le Lindenii, d'abord placé dans le genre Agrion puis Coenagrion  KiRBY, Syn. Cat. Neur.-Odon. London: 150 , a  été rangé en 1907 comme générotype  dans le genre Cercion par Navas (Broteria 6:55). Le nom Cercion dérive de cercus, "cerque", car Navas base sa création sur des critères de cerques et sur la nervation alaire. Il se trouve que les cercoïdes d'E. lindenii sont remarquables par leur longueur et leur visibilité.

"Many black-and-blue coenagrionids were originally lumped into the genus Agrion, later renamed Coenagrion. Things changed when NAVAS (1907: 55) placed Coenagrion lindenii, described by SELYS (1840) in honour of VanderLinden and with Belgium as type locality, in a new monotypic genus, Cercion. He founded this move on the fact that in lindenii males, the superior appendages are longer than the inferiors. In a footnote he explains the name of the new genus as meaning: “close to Agrion but with forcipate superior appendages, resembling those of a Lestes”. Many authors originally rejected this position, and kept lindenii in Agrion, later Coenagrion. They argued that, if such a character was to be given generic rank, species like C. armatum and C. glaciale would also needto be moved to different genera. Only alter 1970 (ST. QUENTIN, 1970) the name Cercion gained a wider acceptance, and it is currently used in a variety of local and European faunas. " P.H.H. Weekers* and H.J. Dumont, 2004, A molecularstudy of therelationship betweenthecoenagrionid generaErythromma andCercion, with thecreationof Paracercion gen.nov. fortheEast Asiatic “C ercion” (Zygoptera: Coenagrionidae), Odonatologica33(2): 181-188 June 1, 2004

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document;docid=592469

"Selon HEIDEMANN et SEIDENBUSCH (2002) et WEEKERS & DUMONT (2004), cette espèce appartient au genre Erythromma par plusieurs caractères morphologiques (adultes et larves) et génétiques. En 2012, il était toujours placé dans le genre Cercion dans la Fauna Europaea, qui n'a pas été mise à jour." (Dommanget et Boudot 2012)

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ÉTUDE DE L'ÉPITHÈTE LINDENII.

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lindenii : du nom de l'entomologiste belge Pierre Léonard Vander Linden (1797-1831), comme l'indique Sélys dans sa description : "Décrite sur un seul individu de Belgique que je dédie à la mémoire de Vander Linden, mon compatriote, qui , le premier, a éclairci l'histoire des Agriones d'Europe.". Pierre Léonard Vander Linden  est un entomologiste belge (1797-1831). Il obtint son doctorat en médecine à Bologne en 1821, puis à l’université de Louvain en 1823, puis devint  le premier professeur de zoologie de Belgique. Sa première publication concernant les Odonates, en 1820 comprend 11 pages et a été éditée à Bologne, puis elle a été republiée dans cette ville en 1823 :

 -1820 Aeshnae Bononienses descriptae, adjecta ejusdem annotatione ad Agriones Bononienses., Typographiae Annesii de Nobilibus, Bononiae 1-11, incl. pl. 1-1

-1823 Aeshnae Bononienses descriptae ..., Opuscoli scientifici, volume 4 158-167

On y trouve, en latin,  une description — complétée par une Note —, sur les Agrions de Bologne (Agriones Bolonienses) avec 7 +1 espèces, puis une description des Aeschnes de Bologne (Aeshnae bolonienses) avec 7 espèces.

https://books.google.fr/books?id=kcQ-AAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Enfin, il publia en 1825 sa Monographiae Libellulinarum europaearum specimen  de 42 pages.

https://books.google.de/books?id=vxIOAAAAQAAJ

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On lui doit 9 espèces d'Odonates dont 5 Zygoptères :

-Aeshna affinis Vander Linden, 1820

-Sympecma fusca (Vander Linden, 1820),

-Ischnura elegans(Vander Linden, 1820),

-Onychogomphus forcipatus unguiculatus Vander Linden, 1823 (Gomphe à pinces méridional) 

-Coenagrion pulchellum (Vander Linden, 1825),

-Leucorrhinia dubia(Vander Linden, 1825),

-Chalcolestes viridis (Vander Linden, 1825),

-Somatochlora metallica(Vander Linden, 1825),

-Somatochlora flavomaculata (Vander Linden, 1825),

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LES AUTEURS AYANT ÉTUDIÉ CE NOM.

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POITOU-CHARENTE NATURE.

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/agrion-de-vander-linden/

"Lindenii vient du nom de l’entomologiste P.L. Vander Linden (1797-1831). "

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"after Pierre Léonard Vander Linden (1797-1831), Belgian entomologist"

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D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearu

"in onore del prof. Pierre Leonard Vander Linden (1797 - 1831), naturalista fiammingo."

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H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

non étudié.
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VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

".-vernoemd naar P.L. v.d. Linden"

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NOMS EN LANGUES VERNACULAIRES.

 

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NOM D' ERYTHROMMA LINDENII EN FRANÇAIS.

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1°)" L'Agrione de Vander Linden", Sélys, 1840.

Monographie des Libellulidées page 167. Le nom de genre scientifique Agrion étant alors féminin depuis Fabricius et  Latreille, Sélys le traduit par "Agrione".

2°) "L'Agrion de Vander Linden", Paul-André Robert, 1958.

Le genre Agrion étant devenu neutre, il est traduit en français par "Agrion" par le naturaliste suisse P.A. Robert.

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3°) "Naïade aux yeux bleus", Jourde in Dijkstra 2007.
 

Dans la traduction par Philippe Jourde en 2007 du Guide des Libellules de K.-D. B.  Dijkstra,  le nom des espèces du genre Erythromma se composent à partir du dénominatif commun "Naïade", certes inspiré par l'espèce-type (najas : du latin naias, "nymphe des eaux douces"), mais rappelant, tout comme le nom "Nymphe" commun aux espèces du genre Pyrrhosoma, la très ancienne comparaison entre les Zygoptères et les Demoiselles. Il nomme ainsi   E. najas "la Naïade aux yeux rouges", E. viridulum "la Naïade aux corps vert" , et  E. Lindenii  "la Naïade aux yeux bleus".

L'avantage est de créer des ensembles cohérents par genre : tandis que les 3 espèces du genre Erythromma sont nommées "Naïades", que celles du genre Ischnura sont nommées "Ischnures", que les deux espèces d'Enallagma décrits dans ce Guide sont nommées "Porte-coupe", le nom français d' "Agrion" est réservé aux 13 espèces du genre  Coenagrion.

La SFO n'a pas adopté ce nom et utilise celui d'"Agrion de Vander Linden". L'INFN donne les deux noms.

http://www.libellules.org/fra/pdf/503_pagesdynadocs519e54424a6f7.pdf

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/645873

 

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NOMS D'ERYTHROMMA LINDENII  EN D'AUTRES LANGUES.

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-en catalan : L'Ullprès comú (coquille commune)

-en anglais, Goblet-marked damselfly, Blue-eye

-en néerlandais : Kanaaljuffer

- en allemand : Die Pokaljungfer, Pokal-Azurjungfer, das Saphirauge (Oeil de saphir)

-en polonais :  Łątka jeziorna, oczobarwnica jeziorna 

-en russe : Стрелка Линдена

- En tchèque Šidélko azurové

-en breton : Dimezell daoulagad c'hlas (Demoiselle aux yeux bleus)

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SOURCES ET LIENS.

http://www.nature22.com/odonates22/zygopteres/agrion_vanderlinden/agrion_vanderlinden.html

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

OUTILS DE  ZOONYMIE.

— A Dictionary of Prefixes, Suffixes, and Combining Forms from Webster!s Third New International Dictionary, Unabridged ! 200

http://www.mrjonathan.com/mxrm9files/GrammarPages/prefixes%20&%20Sufixes%20Dictionary.pdf

 

— [Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.]

http://www.libellules.org/fra/pdf/503_pagesdynadocs519e54424a6f7.pdf

DIJKSTRA K.-D.B., et Lewington, R. (2006). Field guide to the Dragonflies of Britain and Europe. British Wildlife Publishing, 1-320.

DIJKSTRA K.-D.B., LEWINGTON, R. et JOURDE (P.), traducteur (2007), Guide des Libellules de France et d'Europe, Delachaux et Niestlé.

 

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html
 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), JOURDE (Philippe) 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/
— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum
 
— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890 A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London,Gurney & Jackson; [etc. etc.]1890.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/5/mode/1up

— ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères,Delachaux et Niestlé .

 

 — ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=ROBERT+(Paul-A.),+Les+Libellules:+(Odonates),+Delachaux+%26+Niestl%C3%A9,+1958&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpiuPbl7zgAhWOnhQKHURrDboQ6AEIKTAA


— STEINMANN (Henrik), 1997, World Catalogue of Odonata, Zygoptera Walter de Gruyter, - 521 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=JMR-HkoVtvAC&pg=PA307&dq=tenellum,+World+Catalogue+of+Odonata,&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwilrrz33bjgAhVD2OAKHbcWAsUQ6AEILDAA#v=onepage&q=tenellum%2C%20World%20Catalogue%20of%20Odonata%2C&f=false


  — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112


 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE : 

 

— CHARPENTIER, 1840, (Toussaint von) Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae, Lipsiae, Leopold Voss page 21.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/28491#page/518/mode/1up

— VANDER LINDEN (Pierre Léonard) 

 

 -1820 Aeshnae Bononienses descriptae, adjecta ejusdem annotatione ad Agriones Bononienses., Typographiae Annesii de Nobilibus, Bononiae 1-11, incl. pl. 1-1

-1823 Aeshnae Bononienses descriptae, Opuscoli scientifici, volume 4 158-167

https://books.google.fr/books?id=kcQ-AAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

-1825 sa Monographiae Libellulinarum europaearum specimen  de 42 pages.

https://books.google.de/books?id=vxIOAAAAQAAJ

— RAMBUR (Pierre), 1842,Histoire naturelle des insectes: névroptères, page 264 et Planche 6, fig. 2,b : lindeni ♂

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61025298/f286.image.texteImage

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6104159n/f17.item.zoom

 — SELYS-LONGCHAMPS (Michel Edmond, Baron de), 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 — SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1860 Synopsis des Agrionines,  première légion : Pseudostigma

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132906#page/1/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1860 Synopsis des Agrionines,  dernière légion :  Protonevra.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132906#page/1/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1862 Synopsis des Agrionines, deuxième légion : Lestes.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132902#page/3/mode/1up

 

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 15:05

Le porche de l'église de Lampaul-Guimiliau II : les Apôtres, la Vierge et les Saints (kersanton, vers 1533).

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Sur Lampaul-Guimiliau : l'intérieur de l'église :

L'extérieur de l'enclos :

Le porche :

 

Sur les porches de Bretagne :

Sur les Credo apostolique, utiliser l'onglet "recherche" ou voir infra Sources et liens.

 

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PRÉSENTATION.

Voir article Le porche II, les quinze anges.

" A l'intérieur du porche, les niches des Apôtres sont très variées dans leurs sculptures et leurs découpures flamboyantes.  Au fond, les deux portes séparées par un trumeau sont encadrées de fines moulures et couronnées d'accolades ornées de feuilles frisées. Un riche bénitier, avec torsades, modillons, perles et feuillages, est fixé dans le trumeau. Au-dessus, un personnage, tenant une légende PAX VOBIS, soutient la statue de Notre-Dame de Lampaul. Des deux côtés, sur des colonnettes prismatiques tournées en spirale, sont saint Fiacre tenant une bêche et un autre Saint tenant un livre. Un détail à noter c'est, auprès de la statue de saint Pierre, un petit brûle-cierges en fer, sur lequel il est d'usage d'allumer un flambeau quand un malade est à l' agonie, afin qu'il soit bien accueilli par le Portier du ciel. Les portes ont conservé leurs vantaux primitifs, et l'on ne peut trop admirer celte menuiserie si bien assemblée, solide et parfaitement raisonnée." (Abgrall, 1891)

Matériau : kersantite (extraite de la Rade de Brest et transportée par l'Elorn jusqu'à Landerneau).

Datation : par approximation, celle inscrite sur le fronton extérieur du porche : 1533.

Attribution : non établie.

L'atelier de sculpture sur pierre expert en taille du kersanton en activité dans la région vers 1533 est celui des frères Prigent, à Landerneau, auteurs des statues du lanternon et de la partie haute du porche  de Lampaul-Guimiliau, mais Emmanuelle Le Seac'h précise que si "les Apôtres de l'intérieur du porche et les trois statues au dessus des portes jumelles ne sont pas de l'atelier", néanmoins  "on peut se demander si il n'a pas réalisé aussi l'arc d'entrée du porche".

Menu :

Le bénitier

La Vierge, saint Jean et saint Fiacre.

Le Credo apostolique (les 12 Apôtres).

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I. LE  PORTAIL INTÉRIEUR AUX PORTES GÉMINÉES.

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Le porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Le porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Le porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Le porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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1°) Le bénitier en kersanton.

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"Un riche bénitier, avec torsades, modillons, perles et feuillages, est fixé dans le trumeau." (Abgrall)

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Le bénitier du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Le bénitier du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Le tympan du portail : les trois statues.

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Les statues du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les statues du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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La Vierge à l'Enfant.

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Les statues du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les statues du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les statues du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les statues du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les statues du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les statues du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les statues du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les statues du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Saint Jean l'Evangéliste.

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Les statues du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les statues du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Saint Fiacre (tête brisée) tenant sa bêche.

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Les statues du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les statues du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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I. LES SIX APÔTRES DE DROITE.

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Tous les apôtres sont pieds nus, sont barbus (sauf Jean) et tiennent (sauf Jean) un livre, le Livre des Apôtres. Ils tiennent tous un phylactère (vertical ou diagonal) où était peint jadis un article du Credo, c'est en ce sens que nous devons parler ici d'un Credo apostolique. Tous (sauf Jacques le Majeur qui est en habit de pèlerin) sont vêtus d'une robe longue, sans col, pourvus d'une fente d'une dizaine de cm fermée par deux ou trois boutons, serrée par une ceinture plate, et par dessus d'un manteau passé sur l'épaule gauche ou boutonné par un fermail central.

Toutes ces statues ont eu la tête brisée (à la Révolution probablement), et recollée à une date que j'ignore (avant la visite d'Abgrall en 1891 a priori).

Les traces de polychromie, nettes pour l'ocre des niches, sont discrètes sous forme d'aplats rouges . Chaque dais est différent, récitant le catéchisme de l'ornementation gothique avec des gables à fleurons, des arcatures ogivales ou cintrées polylobées ou à fin réseau, des pinacles et des fleurons, des oculi à bilobes ou trilobes, des balustres à branches écotées, parfois des motifs animaliers (André : dragons) ou humains (quatre têtes Renaissance au dessus du dais de Pierre), etc...

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Éléments stylistiques.

  • Niches à clef pendante sous des dais gothiques, différents : trois dais hauts atteignent le sommet de l'ogive.
  • Rides frontales en deux plis, fréquentes mais non constantes,
  • Yeux en amande sans que les pupilles ne soient dessinées,
  • Sourcils en large arc au dessus de l'excavation de l'orbite
  • Nez droit et fort, narines creusées, sans excès.
  • Philtrum bien marqué au dessus de lèvres étroites
  • Moustache sortant des narines en deux volutes.
  • Barbe à mèches verticales sinueuses puis bouclées à leur extrémité
  • Cheveux mi longs touchant les épaules.
  • Boutonnières des tuniques dessinant une forme en 8, le tissu étant tendu par les boutons  ronds ou plats.
  • Plissé des tuniques verticaux et épais
  • Genou gauche légèrement ployé .
  • Le livre est ouvert ou fermé, présenté de face ou sur la tranche, tenu dans une main ou sous l'aisselle, etc., de façon différente dans les 11 cas.
  • Les bouts de pieds nus dépassent des tuniques avec des orteils ronds et réguliers.
  • Identité des Apôtres nos spécifiée par une inscription sculptée, mais par un attribut le plus souvent interprétable sans ambiguïté.

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Pour moi, le seul détail, très caractérisé, de la fente aux deux ou trois boutons, m'évoque fortement les porches aux Apôtres des frères Bastien et Henri Prigent, mais en ce domaine j'suis pas méd'cin.

cf. Landivisiau.

L'ordre dans lequel ils sont placés n'est sans doute pas l'ordre initial, car saint André n'occupe jamais la dernière place du Credo, qui est celle de Matthias. 

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1. Saint Pierre (clef).

2. Saint Thomas (équerre).

3. Saint Philippe (croix à longue hampe).

4. Saint Jean (coupe de poison).

5. Saint Jacques le Mineur (bâton de foulon).

6. Saint Jacques le Majeur (pèlerin de saint Jacques).

7. Saint Simon (scie).

8. Saint Matthias (le glaive) sous réserve .

9. Saint Matthieu (balance).

10. Saint Barthélémy (coutelas)

11. Saint Jude-Thaddée (la lance) sous réserve : la lance est souvent attribuée à Thomas.

12. Saint André (croix en X).

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

 

 

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1°) Saint Pierre tenant sa clef.

Son "toupet" caractéristique est ici représenté par deux boucles en macarons.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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2°) Saint Thomas tenant son équerre (brisée).

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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3°) Saint Philippe et sa croix à longue hampe.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Saint Jean l'évangéliste bénissant et  tenant la coupe de poison (brisée).

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Voir l'apôtre Jean à Landivisiau : le pied de la coupe, mieux préservé, confirme ma suggestion.

 

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Saint Jacques le Mineur et son bâton de foulon.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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6. Saint Jacques le Majeur en pèlerin de Saint-Jacques.

Il tenait en main son bourdon, aujourd'hui brisé. Il porte encore son chapeau timbré au centre d'une coquille ou coustille, et il est ceint du baudrier à coquilles de la besace, qui est suspendue à son coté gauche. Enfin, il est vêtu de la pèlerine, un long manteau qui n'est pas ouvert en avant. C'est exactement ce contraste entre la tenue des autres apôtres et celle de Jacques que constate   Humbert Jacomet vers 1320 : " 

"De fait, au moment même où l' adoption du livre, du bâton et du sac au rabat timbré d'une unique coquille paraît chose acquise au point de reléguer l'épée dans l'ombre, une véritable révolution se produit dans l'économie vestimentaire de saint Jacques. D'un côté, la statuaire monumentale, fidèle au prestige qui s'attache aux mouvements de toge, poursuit sa course et donne naissance à force de virtuosité au "gothique international" qui impose au vitrail et à la peinture murale l'élégance de la tunique et du manteau drapé propres à ennoblir la figure des apôtres; de l'autre, le Majeur renonce soudain à la somptuosité de ces jeux d'étoffe pour endosser un uniforme rigide coupé dans du drap ordinaire. Celui-ci se compose  d'une cote qui lui tombe jusqu'aux pieds et d'un surcot à larges manches échancrées sous les aisselles, exactement moulé sur la cote dont il adopte les plis tuyautés, raides et verticaux."

Quand au baudrier, le même auteur remarque que "Le baudrier orné de coquilles a rencontré un tel succès en Bretagne que, pour un peu, il y ferait l'effet d'un trait autochtone. Saint Jacques arbore presque toujours ce type de baudrier dans les collèges apostoliques bretons du XVIe siècle dans lesquels , étant entendu qu'il s'agit de la courroie du sac. L'exemple le plus ancien connu en France se trouve à l'abbatiale de Mimizan, dans les Landes."

J'ai remarqué ce baudrier :

à la collégiale du Folgoët

à Saint-Herbot en Plonevez-du-Faou vers 1509

à l'abbaye de Daoulas vers 1560-1566

à Sizun (ossuaire) vers 1585-1588

à Bodilis  en 1601,

etc.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Les six apôtres du coté gauche.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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7. Saint Simon et sa scie.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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8. Saint Matthias et son glaive.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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9. Saint Matthieu et sa balance de pesage de l'or en tant que publicain.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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10. Saint Barthélémy et son coutelas.

Barthélémy subit le martyre du dépeçage.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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11. Saint Jude-Thaddée  et la lance.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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12. Saint André et sa croix en X.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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SOURCES ET LIENS.

ABGRALL (Jean-Marie), 1891,  Notice sur l'église de Lampaul-Guimiliau , Bulletin de la Société archéologique du Finistère .

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207615d/f92.image

— ABGRALL (Jean-Marie), 1916, Notice  sur l'église de Lampaul-Guimiliau, B.D.H.A.  page 65 .

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/eb8a12b7e12798d2ef6eea2b182e7115.pdf

— ABGRALL (Jean-Marie), 1915, Inscriptions gravées et sculptées sur les églises et monuments du Finistère, Société Archéologique du Finistère - SAF 1915 tome 42 - Pages 189 à 216

 

— COUFFON (René), LE BARS ( Alfred), 1988,  Notice sur  Lampaul-Guimiliau , Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm. ISBN 978-2-950330-90-1.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/ffdece473d8b2cacb3b0124f2e647d77.pdf

— COUFFON (René), 1964 Quelques considérations sur la sculpture religieuse en Basse-Bretagne du 12e au 19e siècle  In: Bulletins et mémoires. Société d'Emulation des Côtes-du-Nord vol. 92 (1964) p. 21-52

 

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

— JACOMET (Humbert), l'image de saint Jacques en France (XIIe-XIXe siècles)

https://www.academia.edu/27207006/Limage_de_Saint_Jacques_en_France_XIIe_-_XIXe_si%C3%A8cle_

 

Sur le Credo apostolique voir ici  :

 

 

 

Site http://idlespeculations-terryprest.blogspot.fr/2014/02/the-apostles-creed.html

— Grant Kalendrier et compost des bergiers , 1529, imprimé à Troyes.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b86095054/f89.item.zoom

 

— Émile Mâle : http://patrimoine.amis-st-jacques.org/documents/000135_e_male_credo_des_apotres_2.pdf

—Denis Pichon Note sur les peintures murales de Notre-Dame-du-Tertre à Châtelaudren : présence d'un Credo prophétique Société d'émulation des Côtes-d'Armor, 2000, 130, p. 115-122

— Robert Favreau Les autels portatifs et leurs inscriptions, Cahiers de civilisation médiévale 2003 Volume   46 pp. 327-352 :http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ccmed_0007-9731_2003_num_46_184_2865

 — Baptistère de Sienne : http://www.viaesiena.it/fr/caterina/itinerario/battistero/articoli-del-credo/articoli-della-seconda-campata

 — Psautier de Jean de Berry, Enluminures de André Beauneveu 1380-1400 : gallica 

— RANSON (Lynn) 2002 A franciscan program of illumination Insights and Interpretations: Studies in Celebration of the Eighty-fifth .publié par Colum Hourihane  ..pp 84-89 En ligne

 

— GAY (Françoise) 1993, Le choix des textes des prophètes face aux apôtres au Credo", in Actes du Colloque Pensée, image et communication en Europe médiévale. A propos des stalles de Saint-Claude - Besançon 

— HASENORH (Geneviève), 1993 "Le Credo apostolique dans la littérature française du Moyen-Âge", Actes du Colloque Pensée, image et communication en Europe médiévale. A propos des stalles de Saint-Claude - Besançon 

— LACROIX (Pierre) , Renon, Andrée,  Mary, Marie-Claude, Vergnolle, Éliane [Publ.] Pensée, image et communication en Europe médiévale. A propos des stalles de Saint-Claude - Besançon (1993).Sommaire en ligne 

 — GAULTIER DU MOTTAY (Joachim) Répertoire archéologique du département des Côtes-du-Nord, Saint-Brieuc, 1883-1884, extrait des Mémoires de la Société archéologique et historique des Côtes-du-Nord, nouvelle série, T.I, 1883-1884.

 

— RENON F, relevé du Credo du chœur de la cathédrale de Cambray en 1404 Revue de l'art chrétien: recueil mensuel d'archéologie religieuse, Volume 8 Arras ; Paris 1864 page 262.

—  RITZ-GUILBERT, Anne 1993 ; "Aspects de l'iconographie du Credo des apôtres dans l'enluminure médiévale", Pensée, image & communication en Europe médiévale : à propos des stalles de Saint-Claude; Besançon; Asprodic L'auteur analyse les Credo typologiques apparus dans l'enluminure du 13e siècle, puis la version originale qu'en donne Jean Pucelle dans le Bréviaire de Bellevill (Paris, B. N., ms lat. 10483) aux environs de 1323-1326. Le peintre a utilisé le Credo des apôtres comme attribut de la vertu personnifiée de la Foi

SCHMITT (Jean-Claude), 1989  "Les images classificatrices", in Actualité de l'histoire à l'Ecole des chartes: études réunies à l'occasion publié par Société de l'Ecole des charte 1989 pp.311-341.

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Published by jean-yves cordier - dans Porches Chapelles bretonnes.
3 avril 2019 3 03 /04 /avril /2019 21:31

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Résumé :

— Nom de genre Erythromma, Hansemann, 1823 Wiede. Zool. Mag. 2(1).  Du grec erythros "rouge" et ómma "œil", en raison des yeux rouges des mâles de l'espèce-type E. najas décrite par Hansemann. Tous les Erythromma ont des yeux soit rouges, soit bleus mais tous de couleur vive et non surmontés de noir, contrastant avec la tête noire.

— Nom du genre en français : le nom des espèces se composent à partir du dénominatif commun Naïade, certes inspiré par l'espèce-type (najas : du latin naias, "nymphe des eaux douces"), mais rappelant, comme le nom Nymphe commun aux espèces du genre Pyrrhosoma, la très ancienne comparaison entre les Zygoptères et les Demoiselles.

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NOM SCIENTIFIQUE.

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NOM DE GENRE ERYTHROMMA HANSEMANN, 1823.

Erythromma, Hansemann, 1823,  Anfang einer Auseinandersetzung der deutschen Arten der Gartung Agrion F. von J.W. A Hansemann, prediger zu Lense in der Grafschaft Hoya [[Début d'une discussion sur les espèces allemandes du  genre   Agrion par F. von J.W. Hansemann, prédicateur à Lense dans le comté de Hoya] , Wiedemann's Zoologisches Magazin 2(1) : 148-161

https://www.biodiversitylibrary.org/item/51678#page/152/mode/1up  

 

https://www.biodiversitylibrary.org/item/51678#page/162/mode/1up

https://en.wikipedia.org/wiki/Johann_Wilhelm_Adolf_Hansemann

Johann Wilhem Adolf Hansemann (14 Mai 1784, Finkenwerder Hamburg– 26 Juillet 1862, Diepholz) était un entomologiste et marchand d'insectes,   pasteur à  Leese dans le comté de Samtgemeinde Hoya en Basse-Saxe, qui est l'auteur de cet article sur le genre Agrion, et d'un autre article en 1862, Vertilgung der Eier und Raupen des ungleichen Spinners und anderer Ungezieferarten.Zeitschrift für deutsche Landwirthe, N. F., Leipzig - 13 167

http://www.online-ofb.de/famreport.php?ofb=NLF&ID=I198803

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Son article, difficile à lire pour moi, ne semble pas contenir le mot erythromma, ou du moins je ne l'y ai pas trouvé. Il divise les Agrions en trois catégories A, B, et C selon leurs ailes. C'est dans cet article que Hansemann décrit E. najas page 158, qui est l'espèce type du genre.

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Le genre a longtemps été attribué à Charpentier 1840 ; en effet, Toussaint von Charpentier a décrit ce nom comme sous-genre des Agrionides page 20 de Libellulinae europaeae descriptae et depictae , et il en a justifié le nom (cf. infra). K.-D.B. Dijkstra 2007 attribue le genre à Charpentier, mais le site INPN 2019 l'attribue à Hansemann.

https://books.google.fr/books?id=inVPAAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_book_other_versions_r&cad=3#v=onepage&q=erythromma&f=false

 

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ÉTUDE DU NOM ERYTHROMMA.

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Charpentier donne l'étymologie de ce nom :

E Graecis vocabulis erythros et όμμα nomen est compositum, cum mares, dum vivunt, oculorum habeant colorem mire rubrum.  Le nom est composé des mots  grecs  erythros ["rouge"]et ómma ["œil] car les yeux des mâles tant qu'ils sont en vie sont d'une couleur rouge intense."

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Pourtant, tous les yeux des mâles ne sont pas rouges, mais ils sont tous de couleur brillante (rouge ou bleu), non surmontés de noir, contrastant donc fortement avec le noir de la tête. (Dijkstra, 2007).

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LES AUTEURS AYANT ÉTUDIÉ CE NOM.

 

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POITOU-CHARENTE NATURE.

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/agrion-de-vander-linden/

"Erythromma du grec erythros signifiant rouge et omma signifiant yeux ; les deux autres espèces du genre [autre que E. lindenii] ont en effet les yeux rouges. "

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 

"Erythromma: Charpentier, 1840 from Grk. ἐρυθρός = red + ὄμμα = eye"

.

D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearu

 

"Erythromma - ερνυροσ, ον = rosso + ομμα, τοσ = occhio; dagli occhi rossi."

.

H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf


"Erythromma [gr. erythros - red; omma - eye] reflects a conspicuous feature of the males in this genus. "

 

.

VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"erythros rood, omma = ogen,"

.

RÉCEPTION.

En 1840, Sélys-Longchamps classe l'espèce najas parmi les Agrions (Monographie page 151). La même année, Charpentier crée son sous-genre Erythromma avec deux espèces, Agrion (Erythromma) chloridion [synonymie avec najas] et viridulum.

En 1850, Sélys & Hagen introduisent pour la Revue des Odonates dans son genre Agrion plusieurs groupes,  Nehalennia (Selys),  Erythromma (Charpentier), Pyrrhosoma (Charpentier)... J'en profite, dans cette étude zoonymique, pour remarquer l'étymologie donnée par le belge Sélys au nom Nehalennia : "Nom d'une déesse de la Gaule Belgique dont on a trouvé un temple dans l'île Walcheren en Zelande" (p. 172). Il place dans le groupe Erythromma les espèces najas et viridulum.

En 1890, Kirby reconnait le genre Erythromma et son espèce-type E. najas.

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NOM DU GENRE ERYTHROMMA EN FRANÇAIS.

.

Depuis la traduction par Philippe Jourde en 2007 du Guide des Libellules  de K.-D. B. Dijkstra les noms des espèces du genre Erythromma se composent à partir du dénominatif commun Naïade, certes inspiré par l'espèce-type (najas : du latin naias, "nymphe des eaux douces"), mais rappelant, tout comme le nom Nymphe commun aux espèces du genre Pyrrhosoma, la très ancienne comparaison entre les Zygoptères et les Demoiselles.

 

Nous avons ainsi la Naïade aux yeux rouges E. najas, la Naïade aux corps vert E. viridulum, la Naïade aux yeux bleus (ou Agrion de Vander Linden en deuxième nom) E. Lindenii.

La SFO et l'INPN ont adopté ces noms (mais la SFO utilise "Agrion de Vander Linden" pour lindenii).

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NOMS DU GENRE ERYTHROMMA EN D'AUTRES LANGUES.

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-en allemand Granataugen "yeux grenat"

- en néerlandais :  Roodoogjuffers 

- en frison occidental :  Hynstepoaten

-en anglais : Erythromma lindenii (Selys, 1840) = Blue-Eye ; Erythromma najas (Hansemann, 1823) = Large Redeye ; Erythromma viridulum Charpentier, 1840 = Small Redeye.

- en suédois : Mindre rödögonflickslända (E. viridulum)  et Större rödögonflickslända (E. najas)

.

 

 

 

 

 

 

 

SOURCES ET LIENS.

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

OUTILS DE  ZOONYMIE.

— A Dictionary of Prefixes, Suffixes, and Combining Forms from Webster!s Third New International Dictionary, Unabridged ! 200

http://www.mrjonathan.com/mxrm9files/GrammarPages/prefixes%20&%20Sufixes%20Dictionary.pdf

 

— [Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.]

http://www.libellules.org/fra/pdf/503_pagesdynadocs519e54424a6f7.pdf

— DIJKSTRA K.-D.B., et Lewington, R. (2006). Field guide to the Dragonflies of Britain and Europe. British Wildlife Publishing, 1-320.

— DIJKSTRA K.-D.B., LEWINGTON, R. et JOURDE (P.), traducteur (2007), Guide des Libellules de France et d'Europe, Delachaux et Niestlé.

 

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html
 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), JOURDE (Philippe) 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/
— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum
 
— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890 A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London,Gurney & Jackson; [etc. etc.]1890.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/5/mode/1up

— ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères,Delachaux et Niestlé .

 

 — ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=ROBERT+(Paul-A.),+Les+Libellules:+(Odonates),+Delachaux+%26+Niestl%C3%A9,+1958&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpiuPbl7zgAhWOnhQKHURrDboQ6AEIKTAA


— STEINMANN (Henrik), 1997, World Catalogue of Odonata, Zygoptera Walter de Gruyter, - 521 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=JMR-HkoVtvAC&pg=PA307&dq=tenellum,+World+Catalogue+of+Odonata,&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwilrrz33bjgAhVD2OAKHbcWAsUQ6AEILDAA#v=onepage&q=tenellum%2C%20World%20Catalogue%20of%20Odonata%2C&f=false


  — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112


 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE : 

 

— CHARPENTIER, 1840, (Toussaint von) Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae, Lipsiae, Leopold Voss page 21.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/28491#page/518/mode/1up

RAMBUR (Pierre), 1842,Histoire naturelle des insectes: névroptères, page 264 et Planche 6, fig. 2,b : lindeni ♂

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61025298/f286.image.texteImage

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6104159n/f17.item.zoom

 — SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 — SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1860 Synopsis des Agrionines,  première légion : Pseudostigma

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132906#page/1/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1860 Synopsis des Agrionines,  dernière légion :  Protonevra.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132906#page/1/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1862 Synopsis des Agrionines, deuxième légion : Lestes.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132902#page/3/mode/1up

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
2 avril 2019 2 02 /04 /avril /2019 11:08

Le porche de l'église de Lampaul-Guimiliau II : les quinze anges.

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Sur Lampaul-Guimiliau : l'intérieur de l'église :

L'extérieur de l'enclos :

Sur les porches :

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Rappel chronologie et attribution de quelques porches du Finistère :

Premier atelier ducal du Folgoët :

  • Notre-Dame du Folgoët, porche occidental : 1423
  • Notre-Dame du Folgoët, porche sud : 1423-1433
  • Quimper, cathédrale : 1424-1442
  • Saint-Pol-de-Léon, Kreisker : 1436-1472
  • Châteauneuf du Faou : Notre-Dame-des-Portes : 1436-1472
  • Kernascleden : 1433-1463
  • Le Faouët, chapelle Saint-Fiacre : 1450
  • Quimperlé, porche nord : 1420-1450
  • La Martyre porche sud : 1450-1468
  • Le Faou, Rumengol, porche sud : 1468.

Deuxième atelier ducal du Folgoët :

  • Plourach, porche sud : 1458-1488
  • Plonevez-du-Faou, Saint-Hernot porche sud : apôtres 1481/porche 1498-1509

Atelier des frères Prigent à Landerneau :

  • Pencran, porche sud : 1553
  • Landivisiau, porche sud : 1554-1565
  • Guipavas, porche nord : 1563

Maître de Plougastel :

  • Bodilis, 1601
  • Guimiliau, 1606-1617

non attribué :

  • Landerneau , Saint Houardon (1604)
  • Guimiliau (1606-1617)
  • Gouesnou (1640-1664)

Roland Doré (1618-1663) :

  • Guimiliau, apôtres 
  • Pleyber-Christ, apôtres
  • Plestin-les-Grèves, apôtres
  • Trémaouezan (1610-1623), apôtres
  • Le Tréhou, apôtres;

Jacques Mazé :

  • Plouneventer, apôtres 1679

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"Lampaul-Guimiliau. C'est par le porche et l'angle Ouest du bas-côté Sud qu'on a commencé cette reconstruction, remontant à 1533, Là, l'ornementation et la structure sont encore absolument gothiques, avec quelques mélanges cependant de détails indiquant l'influence de la Renaissance. Ce porche, comme la plupart de ceux de la contrée datant de la même époque, semble avoir été préparé en carrière ou dans les ateliers d'un tailleur de pierre et imagier, du moins pour ce qui regarde toutes les parties sculptées en kersanton, comme l'indiquent les marques d'appareilleurs gravées sur ces pierres, pour leur mise en place." (Abgrall 1891)

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Datation : antérieure ou égale à 1533.

Attribution : non établie.

L'atelier en activité dans la région vers 1533 est celui des frères Prigent, à Landerneau, auteurs des statues du lanternon et de la partie haute du porche  de Lampaul-Guimiliau, mais Emmanuelle Le Seac'h précise que si "les Apôtres de l'intérieur du porche et les trois statues au dessus des portes jumelles ne sont pas de l'atelier", néanmoins  "on peut se demander si il n'a pas réalisé aussi l'arc d'entrée du porche".

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LE PORCHE EXTÉRIEUR.

"La grande entrée consiste en une arcade composée de moulures prismatiques séparées par des gorges profondes, lesquelles gorges sont tapissées de feuilles découpées, chardons, choux frisés et pampres de vignes. Les tiges de ces plantes sortent, comme dans les autres œuvres analogues, de la gueule de monstres variés : sourds, lézards, dragons ailés." (Abgrall 1891)

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Le porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Le porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Le porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Le porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Moulure  (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Moulure (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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A. LES DEUX ANGES DES CONTREFORTS .

 

 

"Deux contreforts, posés sur les angles, accostent cette arcade, et sur les faces intérieures de chacun sont deux petits anges tenant une banderole avec ces légendes en caractères gothiques : Bonnes gens qui ycy passez priez Dieu pour les trépassés. Benedictus qui venit in nomine Domini. "(Abgrall, 1891).

 

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1°) L'ange de droite : 

 

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B[E]NEDICT[US] QUI VE[N]IT

IN NO[M]I [N]E D[OMI]NI

Les lettres entre crochets correspondent aux tildes, ces tirets horizontaux suscrits. Le -US final de BENEDICTUS est abrégé par le signe 9.

Traduction : "Béni soit celui qui vient an nom du Seigneur." Il s'agit du verset 26 du psaume 117, chanté en grégorien et présent dans les antiphonaires les plus anciens. Il appartient au texte du Sanctus, après les mots Hosanna in excelsis, et il reprend l'acclamation des rameaux dans l'évangile de Mathieu Mt 21:9

https://gregorien.info/chant/id/1093/2/fr

Dans l'esprit des paroissiens de l'époque, elle s'associe naturellement et indissociablement  au chant, à la liturgie, mais aussi aux anges qui sont souvent représentés entonnant le Sanctus en l'honneur de Dieu.

Placée à l'entrée du sanctuaire, elle devient une formule d'accueil des fidèles.

Son écriture en minuscules gothiques aux fûts droits  réguliers à brefs empattements en losange, aux hampes non bifides sans ornementation la rapproche de la textura quadrata, ce qui est cohérent avec le style gothique du porche souligné par Abgrall.

Le visage de l'ange est très rond, la tête est inclinée, la bouche est petite, les cheveux sont longs et bouclés. Il porte une aube qui descend sur les pieds, lesquels sont chaussé. Un surplis recouvre l'aube. L'amict se replie en un boudin circulaire, avec un créneau sous le menton.

La  main droite inoccupée est placée sur la poitrine, à la manière des enfants de chœur thuriféraires, tandis que la main gauche tient le phylactère.

 

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Ange  (kersanton) du contrefort droit du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange (kersanton) du contrefort droit du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange  (kersanton) du contrefort droit du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange (kersanton) du contrefort droit du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange  (kersanton) du contrefort droit du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange (kersanton) du contrefort droit du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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2°) L'ange de gauche .

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La tête a été brisée ; l'habit est le même, quoique l'amict ne soit plus roulé sous le cou. La main qui ne tient pas la banderole est levée en signe de salutation.

Curieusement, l'écriture est bien différente de celle du premier ange : elle est gothique, à fûts droits, mais elle fait usage du deux-points de séparation des mots, et l'extrémité de certains jambages est bifide, tandis que le jambage des Y s'enroule ce qui donne une allure plus contournée, et plus ancienne que la précédente. . 

L'inscription dit :

BONES : GENZ : QUE : YCY : PASSEZ

PRIEZ : DIEU : POUR : LEs : TREPASSEZ

"Bones gens qui ycy passez, priez Dieu pour les trépasséz"

Le premier N ne porte pas de tilde, l'orthographe est donc Bones et non Bonnes.

Ce distique rimé est fréquemment rapporté, sous des formes proches, mais, — et c'est cela qui est ici singulier — toujours sur un ossuaire, un cimetière ou dans le cadre d'une épitaphe. Je ne résiste pas à débuter par cet exemple tiré des Reflexions sur les grands hommes qui sont morts en plaisantant d'Andre Francois Boureau Deslandes :

 

"Bonnes gens, qui par cy passez

Priez Dieu pour les Trépasses :

Bonnes gens qui passez par icy,

Priez pour ce pauvre homme-cy :

Qui par cy passsez, bonnes genz,

A prier soyez diligens

Pour le pauvre frère GREGOIRE

Qui ne mourut que de trop boire."

 

Mais nos bons auteurs rapportent l'existence de ce distique sur les ossuaires de Trémaouezan  et de Ploudiry.  Je citerai d'abord cet extrait : 

"Cette inscription était la plus répandue sur les ossuaires tant de Bretagne que du reste de la France. Elle se lisait notamment sur la porte d’entrée du cimetière de Montfort l’Amaury, qui possédait deux très curieux charniers convertis en galeries (plusieurs crânes, formant métopes, sont encore encastrés entre les arceaux des piliers). À l’aide des quelques lettres qui en subsistent, M. A. de Dion l’a ainsi restituée :

Vous tous qui icy passez
Priez Dieu pour les trépassez.
Ce que êtes ils ont étez ;
Ce que sont un jour serez. " Charles Le Goffic, 1908, L’Âme bretonne Honoré Champion (série 2, p. 120-132).

 Alfred Lebars dans  Les ossuaires bretons, signale cet exemple à Sizun :

VOUS NOS ANFENS QUI PAR ICY PASSES

SOUVENEZ VOUS QUE NOUS SOMMES TREPASSES

HIRIO DIME VARHOAS DIDE (aujourd'hui à moi, demain à toi)

Il ajoute :

"Il subsiste de l'ossuaire Saint-Melaine de Morlaix une plaque en pierre de Locquirec dont l'inscription gothique maintenant en grande partie illisible était ainsi conçue :

BONES GENS QUI PAR ILLEC PASSES

PRIES DIEU POUR LES TREPASSES.

L'ossuaire de la cathédrale de Quimper, détruit vers 1842, comportait une inscription du même genre :

VOUS QUI PAR ILLECQUES PASSEZ

SOUVENEZ VOUS QUE NOUS SOMMES TREPASSES

Des inscriptions à peu près semblables rappelant l'idée de la mort, de la prière pour les trépassés, se lisaient autrefois sur l'ossuaire de Marville (Meuse), ; à Monfort-l'Amaury (Seine-et-Oise), au cimetière des Innocents et à la porte de celui de Saint-Séverin à Paris ; à l'entrée du grand canal d'Orléans ; contre le mur extérieur de l'église de Beauval (Somme) et sans doute dans les cimetières de la plupart des régions de France."

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On trouve encore :

Bonnes gens, qui en ce moustier

venez chascun jour pour prier

Pour Dieu, ne vueillez oublier les Trepassez.

Cet exemple est cité par A de la Borderie (L'Imprimerie en Bretagne), comme tiré de Les Loys des Trepassés, Bréant-Loudéac, 1484-1485, mais je ne le retrouve pas dans l'exemplaire de la Bnf

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1511301d/f15.image

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Ange  (kersanton) du contrefort gauche du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange (kersanton) du contrefort gauche du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange  (kersanton) du contrefort gauche du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange (kersanton) du contrefort gauche du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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L'INTÉRIEUR DU PORCHE.

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À l'intérieur du porche, vous pouvez organiser pour les groupes scolaires ou du troisième âge un concours : dix points pour chaque ange trouvé ! J'ai ainsi gagné 130 points.

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Intérieur du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Intérieur du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

 

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B. LES  ANGES DE LA FRISE DES CULOTS SOUS LES APÔTRES DU PORCHE.

 

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À l'intérieur du porche, les statues des douze apôtres sont disposées de chaque coté sur des culots dont un sur deux est sculpté d'un ange tenant une banderole, l'autre étant sculpté d'un chou frisé. Si j'ai bien compté, cela nous donne six anges, trois de chaque coté.

Ces banderoles portaient jadis des inscriptions, du temps où tout cela était peint de belles couleurs.

Je les décrirai en partant de saint Pierre (à droite près de la porte d'entrée) et en tournant comme si j'étais l'aiguille de quelque montre posée au sol, vers la voûte.

Ils sont chacun différents par la posture, par la prise manuelle des parchemins, etc.

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Intérieur du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Intérieur du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Ange n°1. sous saint Pierre.

Il tient sa banderole par les pouces entre ses deux bras étendus.

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Ange  (kersanton) des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange (kersanton) des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Ange n°2 sous saint Philippe tenant sa croix. 

Une demi-colonne l'oblige à ne dérouler le rouleau que vers sa droite.

Ses cheveux sont bouclés non seulement en deux volutes sous les oreilles, comme les autres, mais en vaguelettes. Sa tunique est bouffante au dessus d'une ceinture.

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Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Au passage : un beau chou frisé.

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Culot des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Culot des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Ange n°3, levant la main gauche sous saint Jacques le Mineur.

Il est placé à l'entrée du porche, et il accueille les fidèles par ce signe. Il tient le phylactère entre le pouce, écarté, et l'index et le majeur. Ses cheveux frisés forment une suite de petits macarons, jusqu'à l'alsacienne finale. 

L'amict forme, comme l'ange du contrefort droit, un créneau sous le menton. Il existe dans tous ces anges un détail ou un autre qui les relient et nous permet d'affirmer qu'ils sortent du même atelier.

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Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Les anges du coté gauche.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Ange n°4 sous saint Barthélémy tenant son coutelas.

Il a le bras droit étendu, tandis que le bras gauche est fléchi. La tenue de la bande de parchemin est inversée, pouce au dessus avec la paume en arrière du coté droit, l'inverse à gauche.

Les cheveux forment des mèches plus ou moins bouclées. Sa tunique serrée par une ceinture fait des plis épais parallèles sur le buste, et froissés sur les manches. Bien-sûr, Le détail est dans ces deux sangles croisées sur la poitrine, et dont nous ignorons l'usage. 

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Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Ange n°5 sous saint XX avec son glaive.

Celui-ci ne s'est pas laissé embêter par la demi-colonne : hop, il a lancé sa banderole par dessus, et il a demandé à un lionceau de saisir l'extrémité dans sa gueule.

La chevelure est plus rétive aux boucles.

Il porte les sangles entrecroisées comme son collègue. 

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Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Ange n°6 sous saint André et sa croix en X.

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Il présente la banderole coudes fléchis, mais l'élégance presque précieuse tient à la prise par trois doigts (index à annulaire)  placés sur la tranche supérieure du parchemin. Chacun son truc !

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Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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C. LES  ANGES  DES CULOTS AU DESSUS DES PORTES DU PORCHE.

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1°) Au centre sous la Vierge à l'Enfant : le messager Pax Vobis.

Ses ailes ne sont pas bien visibles, mais je le tiens néanmoins pour un ange, qui se serait coiffé d'un bonnet de feutre. Il tient une banderole avec les mots PAX VOBIS, "La paix soit avec vous". Vraiment, les anges de Lampaul-Guimiliau ont le sens de l'accueil.

Mais il sort de la meilleure école hôtelière des anges, là où on vous apprend à tenir, à la sortie des voyageurs d'un aérodrome, les panonceaux Mr INTEL d'une main, index et majeur au recto, les autres doigts au verso, le corps bien droit, le visage à peine marqué d'un sourire tout en  saluant l'heureux Intel de deux doigts sur le bord de la casquette. So class, so chic !

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Ange des culots  du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Sous la statue de saint Jean.

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Ange des culots  du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Sous la statue de saint Fiacre.

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Ange des culots  du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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En prime : deux scènes animalières

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Tout leur intérêt provient de leur motif : un quadrupède passant entre les spires d'un parchemin torsadé. En effet, ce motif rappelle fortement celui de l'hermine passant de la même façon à travers une banderole, et qui, accompagnée de la devise A MA VIE, affirme le rôle du duc de Bretagne comme commanditaire de la collégiale du Folgoët, par exemple, ou de l'église de Quimperlé.


On retrouve un aspect analogue sur les sablières de Notre-Dame-de-Grâces près de Guingamp en 1506-1508, avec une hésitation sur l'identification de l'animal, un renardeau a priori.

De même, le motif est repris sur les sablières de l'église de l'Hôpital-Camfrout.

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Ici, il est difficile d'identifier l'animal : un loup ? Un renard ? Une hermine ?

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1°) Du coté gauche des portes.

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Hermine ou renard passant entre les spires, porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Hermine ou renard passant entre les spires, porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Hermine ou renard passant entre les spires, porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Hermine ou renard passant entre les spires, porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Hermine ou renard passant entre les spires, porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Hermine ou renard passant entre les spires, porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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2°) Du coté droit des portes.

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Hermine ou renard passant entre les spires, porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Hermine ou renard passant entre les spires, porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Hermine ou renard passant entre les spires, porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Hermine ou renard passant entre les spires, porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Hermine ou renard passant entre les spires, porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Hermine ou renard passant entre les spires, porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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D.  LES  QUATRE ANGES  DES  CLEFS DE VOÛTE.

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"Dans les clefs de voûte, deux anges tiennent, l'un les instruments de la Passion, l'autre cette légende : Bonum est sperare in Domino. (Abgrall, 1891)"

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Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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1°) Les deux anges tenant deux banderoles entrelacées.

L'une des banderoles porte BON[U]M EST, et l'autre SPERARE IN D[OMI]NO. Elles se réunissent autour d'une fleur verte. Les banderoles sont vertes sur fond ocre rouge, les lettres sont jaunes.

Le visage des anges est rond, encadré par les boucles des cheveux. La tunique est plissée, bouffante sur les manches ; l'amict est arrondi en demi cercle mais non roulé.  Leurs ailes sont bien écartées.

Un tilde sur le M signale l'absence du U de BONUM, un autre sur le O celle de OMI de Domino. Les lettres RE de Sperare sont plus petites car elles s'inscrivent sous la main de l'ange.

L'écriture est celle de l'ange de droite du contrefort de l'entrée : une gothique textura régulière, claire, à empattements en losange, dont la hampe du b et le jambage du p sont bifides.

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Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Le texte Bonum est sperare in Domino, "Il est bon d'espérer en Dieu" est le début du verset 9 du psaume 117, ce même psaume dont le verset 26 était tenu par l'ange de l'entrée. Le texte complet est : Bonum est confidere in Domino, quam confidere in homine, Bonum est sperare in Domino quam sperare in principibus. : "Il est bon de mettre sa confiance dans le Seigneur, plutôt que de mettre sa confiance en l'homme. Il est bon de mettre son espérance dans le Seigneur, plutôt que de mettre son espérance dans les princes".

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Ce verset chanté en grégorien appartient aux plus anciens antiphonaires, comme celui de l'abbaye de Saint-Gall.

https://gregorien.info/chant/id/1113/2/fr

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https://www.e-codices.unifr.ch/fr/csg/0339/88

https://www.e-codices.unifr.ch/fr/csg/0339/88

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Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Le porche de l'église de Lampaul-Guimiliau II : les anges.
Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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2°) Les deux anges porteurs des instruments de la Passion.

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L'un porte la couronne d'épines, un marteau et trois clous.

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Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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L'autre porte la colonne de la Flagellation, les verges et le flagellum.

Les anges ont le même visage poupon que les précédents, mais on remarquera la tunique à plis tubulaires, et serrée à la taille par une ceinture autour de laquelle elle vient bouffer.

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Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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SOURCES ET LIENS.

ABGRALL (Jean-Marie), 1891,  Notice sur l'église de Lampaul-Guimiliau , Bulletin de la Société archéologique du Finistère .

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207615d/f92.image

— ABGRALL (Jean-Marie), 1916, Notice  sur l'église de Lampaul-Guimiliau, B.D.H.A.  page 65 .

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/eb8a12b7e12798d2ef6eea2b182e7115.pdf

"C'est par le porche et l'angle Ouest du bas-côté Sud qu'on a commencé cette reconstruction, remontant à 1533, Là, l'ornementation et la structure sont encore absolument gothiques, avec quelques mélanges cependant de détails indiquant l'influence de la Renaissance. Ce porche, comme la plupart de ceux de la contrée datant de la même époque, semble avoir été préparé en carrière ou dans les ateliers d'un tailleur de pierre et imagier, du moins pour ce qui regarde toutes les parties sculptées en kersanton, comme l'indiquent les marques d'appareilleurs gravées sur ces pierres, pour leur mise en place. La grande entrée consiste en une arcade composée de moulures prismatiques séparées par des gorges profondes, lesquelles gorges sont tapissées de feuilles découpées, chardons, choux frisés et pampres de vignes. Les tiges de ces plantes sortent, comme dans les autres œuvres analogues, de la gueule de monstres variés : sourds, lézards, dragons ailés. Deux contreforts, posés sur les angles, accostent cette arcade, et sur les faces intérieures de chacun sont deux petits anges tenant une banderole avec ces légendes en caractères gothiques : Bonnes gens qui ycy passez priez Dieu pour les trépassés. Benedictus qui venit in nomine Domini.

Le tympan porte un cadran solaire, au haut duquel deux anges gras et joufflus tiennent une tête de mort. Plus haut, est la date : A. D. m Ve XXXIII. Au-dessus, une sirène cornue, à queue contournée, forme cul-de-lampe pour une jolie statue de saint Michel terrassant le dragon. Ce saint Michel est couronné par -un dais Renaissance sur lequel est portée la statue de saint Paul Aurélien, tenant en laisse un dragon ailé, au cou duquel il a passé son étole. Cette statue est abritée par une belle niche Renaissance, surmontée das statues de la Sainte Vierge et de saint Jean, qui accompagnaient autrefois un Christ en croix, maintenant disparu. A l'intérieur du porche, les niches des Apôtres sont très variées dans leurs sculptures et leurs découpures flamboyantes. Dans les clefs de voûte, deux anges tiennent, l'un les instruments de la Passion, l'autre cette légende : Bonum est sperare in Domino. Au fond, les deux portes séparées par un trumeau sont encadrées de fines moulures et couronnées d'accolades ornées de feuilles frisées. Un riche bénitier, avec torsades, modillons, perles et feuillages, est fixé dans le trumeau. Au-dessus, un personnage, tenant une légende PAX VOBIS, soutient la statue de Notre-Dame de Lampaul. Des deux côtés, sur des colonnettes prismatiques tournées en spirale, sont saint Fiacre tenant une bêche et un autre Saint tenant un livre. Un détail à noter c'est, auprès de la statue de saint Pierre, un petit brûle-cierges en fer, sur lequel il est d'usage d'allumer un flambeau quand un malade est à T agonie, afin qu'il soit bien accueilli par le Portier du ciel. Les portes ont conservé leurs vantaux primitifs, et l'on ne peut trop admirer celte menuiserie si bien assemblée, solide et parfaitement raisonnée."

— ABGRALL (Jean-Marie), 1915, Inscriptions gravées et sculptées sur les églises et monuments du Finistère, Société Archéologique du Finistère - SAF 1915 tome 42 - Pages 189 à 216

 

— COUFFON (René), LE BARS ( Alfred), 1988,  Notice sur  Lampaul-Guimiliau , Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm. ISBN 978-2-950330-90-1.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/ffdece473d8b2cacb3b0124f2e647d77.pdf

— COUFFON (René), 1964 Quelques considérations sur la sculpture religieuse en Basse-Bretagne du 12e au 19e siècle  In: Bulletins et mémoires. Société d'Emulation des Côtes-du-Nord vol. 92 (1964) p. 21-52

 

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

 

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Published by jean-yves cordier - dans Chapelles bretonnes.
1 avril 2019 1 01 /04 /avril /2019 14:29

Zoonymie des Odonates : étude des noms d'Enallagma cyathigerum (Charpentier, 1840), "L'Agrion Porte-coupe ". 

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née.

 

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 ZOONYMIE DES ODONATES.

 Les articles précédents : 10 articles de généralités et 41 études de noms d' Anisoptères.

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ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

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http://www.lavieb-aile.com/article-trois-zygopteres-a-crozon-agrion-joli-agrion-elegant-agrion-portecoupe-71617863.html

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Résumé.

Enallagma Charpentier, 1840, Libell. europ. Lipsiae : 21 du grec enallagma "changement en" . Charpentier (1840: 21) avait initialement prévu de nommer Enallagma [ du grec "changer" et ici peut-être "intervertir, confondre"] le sous-genre qu'il nomma finalement Agrion, pour inclure tous les coenagrionidés européens à abdomen uniformément cylindrique dans lesquels la coloration de l'abdomen des mâles est bleue avec des marques noires, c'est-à-dire qu'en plus du genre Enallagma, on y trouverait les Coenagrions et Erythromma lindenii. Il voulait exprimer par ce nom la "possibilité de confusion" entraînée par la similitude de ces espèces. Mais sa proposition n’a eu aucun effet jusqu’à la description valable du sous-genre par Selys en 1876 (d'après H. Fliedner) 

cyathigerum Charpentier, 1840, Libell. europ. Lipsiae :163 :  du grec kyathos  "coupe", et du latin gerulus  " porteur",  donc "porte-coupe".  Dans sa description, Charpentier ne compare pas explicitement les marques de S2 et celles de S3 à S7 à des coupes, mais décrit des contours arrondis, et une tige qui devient progressivement plus longue.

 

— noms en français : 1°) "L'Agrion cyathigère", Sélys 1850 ; 2°) "L'Agrion porte-coupe", Paul-André Robert, 1958 ; 3°) "Le Porte-coupe holarctique", Jourde in Dijkstra 2007.

— noms en d'autres langues : 

-En catalan : El Coper del rei 

-en espagnol : La libélula común azul 

-en allemand Die Gemeine Becherjungfer , Becher-Azurjungfer

-en anglais : The Common blue damselfly, Common bluet, Northern bluet)

-en gallois : Mursen las gyffredin

-en finnois : Okatytönkorento 

en suédois : Sjöflickslända 

en norvégien Stor blåvannymfe

- en néerlandais : Watersnuffel

-en frison occidental : Blauhynderke Wetterjufferke, Sneupjufferke, Wettersneupe

-en hongrois ;  A kéksávos légivadász 

-en dannois : Almindelig Vandnymfe

- en italien : Agrion coppiere

-en polonais : Nimfa stawowa

- en tchèque : Šidélko kroužkované

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NOM SCIENTIFIQUE.

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NOM DE GENRE ENALLAGMA CHARPENTIER, 1840.

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— CHARPENTIER, 1840, (Toussaint von) Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae, Lipsiae, Leopold Voss page 21.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/28491#page/518/mode/1up

Description.

Charpentier définit trois genres dans la famille LIBELLULINA :

Genus A : Libellulis, B. Aeschna et C. Agrionis.

Le genre Agrionis est divisé en sous-genres :

. Agriomidum:
1) Epallage.
2) Calopteryx.
3) Anapetes.
4) Sympycna.
-5) Pyrrhosoma.
6) Erythromma.
7) Ischnura.
8) Agrion.
9) Platycnemis.

Chacun est décrit dans un paragraphe. Dans le paragraphe Agrion, il écrit :

8. AGRION.

Nomen, a clarissimo Fabricio toti Agrionidum generi impositum, ad hoc subgenus significandum retinui. Vocabulum « Agrion » cl. vir fortasse a Graeco àyasis „venator“, aut ab άγοιος « ferus » desumsit, cui opinioni Illiger (Magazin I. I. p. 126) adstipulatur.

Species huius subgeneris inter se congruunt abdominis crassitudine aequali: marium colore ex atro-virescente cum laete-coeruleo alternante. Foeminae aut simili modo pictae, (sed colore viridi superante), aut obscuro-virides et in inferiore corporis parte laete flavo-virescentes.

Omnes species permagnam, quod ad colorem et picturam attinet, inter se habent similitudinem (— qua de causa prius hoc subgenus , « Enallagma » vocavi —) et utriusque sexus segmenta abdominis, imprimis priora, thoraci propiora, accurate sunt examinanda, quia eorum pictura diversa optime illae species distingui et secerni poterunt.

Traduction :

"8. Agrion. Le nom donné par le très illustre Fabricius, à tout le genre des Agrionidae, est choisi pour ne désigner que les espèces de ce sous-genre. Le terme Agrion, considéré comme venant du grec signifiant en latin venator, "chasseur", ou du grec άγοιος « bêtes sauvages » selon l'opinion d'Illiger (Magazin I.I p.126).

Les espèces de ce sous-genre se reconnaissent à leur abdomen d'épaisseur constante. Les mâles alternent des couleurs vert-sombre et bleu clair. Les femelles sont soit colorées de manière similaire, (mais où prédomine la couleur verte), soit vert sombre avec la partie inférieure du corps jaune-vert vif.

Tous les espèces sont grandement similaires entre elles, tant par leurs couleurs que par leur motif (c'est pourquoi j'avais d'abord nommé ce sous-genre Enallagma ) et dans les deux sexes les segments abdominaux d'abord, thoraciques en suite, doivent être examinés avec beaucoup d'attention pour pouvoir discerner ces espèces entre elles."

Nous voyons que Charpentier n'a pas réellement créé et décrit ce sous-genre Enallagma dans cette publication. Ce sera  Sélys qui (après avoir utilisé le nom Aenallagma) le reprendra comme sous-genre en 1876, mais en laissant la paternité à Charpentier. Dans sa description, il ne revient pas sur la justification du nom.

SÉLYS, 1876, Synopsis des Agrionines, 5me légion: Agrion (suite). Le grand genre Agrion Bulletins de l'Académie Royale des Sciences, des Lettres et des ..., Hayez, 1876, Volume 41 page 496.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/34716922#page/504/mode/1up



Enallagma (sous-genre) Charp. (Pars). 

Secteur inférieur du triangle naissant avant la nervule basale postcostale (tout au moins aux ailes supérieures) ; 8 à 10  nervules postcubitales; ptérostigma en losange, semblable aux quatre ailes. 
Des taches post-oculaires claires, ordinairement cunéiformes (quelquefois linéaires, rarement punctiformes). 
Lèvre inférieure fendue dans son quart ou son tiers apical. à branches rapprochées ou peu distantes. Prothorax à bord postérieur peu ou point redressé. 
Abdomen médiocre ou grêle. 
Pieds à cils courts (longs chez E. aduncum); 5-7 aux tibias postérieurs. 
♂ : Coloration généralement bleue. Le 10e segment à bord émarginé, non redressé en tubercule. Appendices anals variables, les supérieurs souvent dilatés en dedans. 
♀ : Épine vulvaire aiguë. Coloration généralement dissemblable, verte ou jaune, quelquefois bleue. Abdomen bronzé en dessus. 
Patrie: Hémisphère froid et tempéré des Deux-Mondes; quelques espèces dans les Antilles, l'Afrique et l'Asie tropicale. 

 

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"Enallagma was proposed as a subgenus of Agrion by Charpentier (1840) to contain the widely distributed holarctic species A. cyathigerum. Selys (1875) described Aenallagma boreale from Newfoundland, but in 1876 corrected it to Charpentier's usage, Enallagma. Cowley (1934) credited the genus to Selys because he believed that Charpentier did not "adopt the name", whereas Selys' (1875) specific descriptions were "sufficient to characterize the genus". Other unadopted generic names do exist (e.g., Orthetrum Newman, 1833), but they have generally been credited to their original authors. Modern usage credits Enallagma to Charpentier." Garrisson 1984  https://www.cdfa.ca.gov/plant/ppd/PDF/Garrison1984-Enallagma_western_US.pdf

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ÉTUDE DU NOM ENALLAGMA.

 

https://fr.wiktionary.org/wiki/%E1%BC%90%CE%BD%CE%B1%CE%BB%CE%BB%CE%AC%CF%83%CF%83%CF%89

https://lsj.gr/wiki/%E1%BC%90%CE%BD%CE%AC%CE%BB%CE%BB%CE%B1%CE%B3%CE%BC%CE%B1

Le terme grec enallagma Ἐνάλλαγμα ,  composé de ἐν, en (« en- ») et de ἀλλάσσω, allássô (« changer, altérer »), signifie "changement en", donc "interchanger" et de là éventuellement  "confusion" :  Charpentier qualifie ainsi les coenagrionidés bleus particulièrement difficiles à identifier.

Plus précisément, Charpentier (1840: 21) avait initialement prévu de nommer Enallagma [ du grec "changer" et ici peut-être "intervertir, confondre"] le sous-genre qu'il nomma finalement Agrion, pour inclure tous les coenagrionidés européens à abdomen uniformément cylindrique dans lesquels la coloration de l'abdomen des mâles est bleue avec des marques noires, c'est-à-dire qu'en plus du genre réel Enallagma, on y trouverait les Coenagrion et Erythromma lindenii. Il voulait exprimer par ce nom la "possibilité de confusion" entraînée par la similitude de ces espèces. Mais sa proposition n’a eu aucun effet jusqu’à la description valable du sous-genre par Selys en 1876 (d'après H. Fliedner) 

Accessoirement, notons que le nom a été employé en Botanique pour des Bignoniacées : Enallagma cucurbitina (L.), nomen nudum, E. latifolia, E. obovata.
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—Nom du genre en français : "Portecoupe" (Jourde in Dijkstra). Il n'existe qu'une seule espèce en France, E. cyathigerum.

—Nom du genre en anglais : "Bluets".

Le genre contient selon Garrisson 75  espèces mondiales : ITIS

https://www.itis.gov/servlet/SingleRpt/SingleRpt?search_topic=TSN&search_value=102102#null

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NOM D'ESPÈCE ENALLAGMA CYATHYGERUM (CHARPENTIER, 1840).

CHARPENTIER, 1840, (Toussaint von) Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae, Lipsiae, Leopold Voss page 163 et Planche XLII fig. 1 mas et foem.

https://books.google.fr/books?printsec=frontcover&id=NTgjmPiyV1sC&hl=fr#v=onepage&q&f=false

C'est l'espèce-type du genre, désignée par Kirby 1890:145.

Description originale.

Agr. coeruleum, atro-viridi-maculatum: in maris segmento secundo macula orbicularis, postice cum margine cohaerens: foeminae maculis dorsalibus gracilioribus.

Habitat in Silesia .

Pictura constante et foeminae colore lucide coeruleo insigne.

Caput ut in congemericis.

Truncus. Prothorax triangularis, margine postico pauxillum rotundato; undique coeruleo-limbato: maculis duabus lateralibus coeruleis, distinctis. Alitruncus atro-aeneus, lateribus coeruleis: in collari strigae duae valde distinctae, coeruleae. Reliquae alitrumci partes, sicuti alae et pedes, uti in specie praecedente comparatae.

Abdomen paullo longius et gracilius, quam in Agr. lunulato: coeruleum. In segmento marium primo macula est basalis minima, atra. , Secundum habet marginem posticum atrum, et in parte postica maculam magnam, orbiculatam, atram, stylo cum margine postico segmenti cohaerentem. Similes maculae in segmentis tertio et sequentibus usque ad septimum, maculae autem in his sunt magis elongatae, et in posticis acuminatae, longiores. Octavum et nonum segmentum coeruleum totum. Decimum superne atrum, postice profunde excisum.

— Foeminarum segmentum primum uti in maribus est comparatum: secundum insigne est macula antice posticeque margini annata, antice paullulum latiore, et ad postica, ante finem, in lobulum orbicularem dilatata. Sequentia segmenta media macula magna, elongata, antice acuminata, postice, ante finem, dilatata picta sunt. Septimum et octavum postice atro-viridia fere tota, qui color acumine tenui marginem segmenti anticum tangit. Ultima duo segmenta in medio dorso atra.

Appendices marium superiores brevissimae, vix extra abdomen conspicuae, globulares, subpilosae, fuscae. Inferiores longiores, laterales curvatae, cylindricae, atrae. Foeminarum appendices brevissimae, conicae, obtusae, et (ut videtur) coerulescentes.

 

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La planche  42 fig. 1 mâle et femelle dessinée et peinte par Charpentier, avec le détail de S2.

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https://books.google.fr/books?pg=PA19&id=inVPAAAAYAAJ&hl=fr#v=onepage&q&f=false

https://books.google.fr/books?pg=PA19&id=inVPAAAAYAAJ&hl=fr#v=onepage&q&f=false

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ÉTUDE DE L'ÉPITHÈTE CYATHIGERUM.

Du grec kyathos  "coupe", et du latin gerulus  " porteur",  donc "porte-coupe".

Charpentier décrit la marque du 2ème segment abdominal S2 du mâle dans sa diagnose ainsi: in maris segmento secundo macula orbicularis, postice cum margine cohaerens: "Chez le mâle le deuxième segment est orbiculaire [arrondi, de contour circulaire], relié avec des prolongements à l'arrière. "

Dans la description, il écrit :  Secundum habet marginem posticum atrum, et in parte postica maculam magnam, orbiculatam, atram, stylo cum margine postico segmenti cohaerentem. Similes maculae in segmentis tertio et sequentibus usque ad septimum, maculae autem in his sunt magis elongatae, et in posticis acuminatae, longiores. : je traduis avec incertitude : "le deuxième segment a une bordure  postérieure noire, et, dans la partie postérieure, une grande marque   noire, arrondie, réunie par une tige avec des prolongements  arrières segmentaires. Des marques semblables se trouvent sur les segments 3 à 7, mais elles sont plus allongées, et, dans les pointes postérieures, plus longues."

La comparaison entre ces marques et la forme d'une coupe n'y est donc pas explicite, mais évoquée. Mais il la précise dans l'encart de sa planche 42.

Dijkstra compare la marque de S2 à un champignon, et celles de S3 à S7 à des torpilles. Mais "le champignon de S2 peut être arrondi ou pointu, et présenter des extensions latérales en forme d'ailes ; son pied peut manquer". Grand et Boudot décrivent le dessin noir dorsal de S2 du mâle comme "une petite coupe posée sur un socle". Précigout, Prud'homme et Jourde le comparent à "une coupe ou un calice". L'auteur de Nature22.com.odonates22 écrit plus précisément  : "On observe la plupart du temps sur son deuxième segment abdominal un dessin en forme de petite coupe posée sur une soucoupe, ou de champignon, suivant l'imagination de chacun... Ce dessin est parfois réduit à un simple trait, non relié à la ligne noire de jonction entre les segments 2 et 3."

http://www.nature22.com/odonates22/zygopteres/agrion_porte_coupe/agrion_porte_coupe.html

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LES AUTRES AUTEURS EN ZOONYMIE.

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POITOU-CHARENTE NATURE.

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/agrion-porte-coupe/

"Enallagma : De enallagma (gr) = confusion : Charpentier dénommait ainsi les coenagrionidés bleus, particulièrement difficiles à identifier ;

- cyathigerum de cyathus (gr) = coupe et ger(um) (lat) = porter : porte-coupe du fait du dessin noir du 2e segment abdominal, qui ressemble à une coupe ou à un calice."

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"Enallagma: Charpentier, 1840 from Grk. ἐνάλλαγμα = (risk of) confusion originally intended as a genus to subsume all (potentially confusing) Bluet species
-cyathigerum, from Grk. κύαθος = cup, beaker +Lat. -ger, -gera, -gerum = -bearing for the cup-shaped mark on the male's S2"

 

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D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearu

"Enallagma - εναλλαγμα, τοσ = inversione, confusione; perché confusa con altri Ceniagrionidi.

cyathigerum : cyathus, i = coppa + gero, es = portare, mostrare; che porta la coppa. Per la presenza di un disegno a forma di coppa sul secondo tergite"

 

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H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

"CHARPENTIER (1840: 21) originally had planned a genus Enallagma [gr. change] to comprise all European coenagrionids in which the coloration of the males abdomen is blue with black markings, i.e. besides the actual genus E. also Coenagrion and Erythromma lindenii as well. He wanted the name to be understood as ‘possibility of confusion’ because of the similarity of the species comprised. But his proposal had no effect until the valid description of the genus by Selys in 1876 (COWLEY 1934a: 241)."

 

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VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"enallagma = verwisseling cyathigerum kyathos = beker; gerere = dragen (duidt op de zwarte figuur op het tweede achterlijfsegment van het mannetje)"

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LES NOMS EN LANGUE VERNACULAIRE.

 

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LES NOMS EN FRANÇAIS.

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1°) "L'Agrion cyathigère", Sélys 1850.

Revue des Odonates page 205

https://books.google.fr/books?id=6NAyAQAAMAAJ&dq=1850%C2%A0-+Revue+des+Odonates+ou+Libellules+d%27Europe.&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

"Diagnose. — 1er segment de l’abdomen , avec une tache basale, carrée, bronzée ; bord postérieur du prothorax arrondi , entier, un peu relevé.

. 2° segment de l'abdomen avec une seule tache hastiforme , à tête épaisse , touchant ordinairement le bord postérieur. 10e largement et très-profondément échancré. Appendices anals courts.

. 8e segment portant en dessous une épine très-longue,- échancrure du 10e assez large , assez aiguë.

Cette espèce ressemble beaucoup à l’A. hastulatum. ".

Fidèle à lui-même, Sélys donne un nom "français" en traduisant le nom scientifique dans un baragouin plus proche du barbarisme que du néologisme.

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2°) "L'Agrion porte-coupe", Paul-André Robert, 1958.

Synonyme : "l'Enallagma porte-coupe".

Heureusement, le suisse Paul-André Robert est intervenu pour ne pas laisser passer le "cyathigère" de Sélys, et pour le remplacer par la vraie traduction, si simple, de "porte-coupe". 

Le nom a été adopté par la majorité des auteurs, et par la liste de référence de la SFO en 2012.

http://www.libellules.org/fra/pdf/503_pagesdynadocs519e54424a6f7.pdf

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3°) "Le Porte-coupe holarctique", Jourde in Dijkstra 2007.

Philippe Jourde, dans sa traduction du guide de Dijkstra, a placé le nom de "Porte-coupe holarctique" en premier, suivi en plus petit de celui de "Agrion porte-coupe".

L'avantage est de créer des ensembles cohérents par genre : les deux espèces d'Enallagma décrits dans ce Guide sont nommées Porte-coupe holarctique et Porte-coupe du désert (E. desertii), alors que le nom français d'Agrion est reservé aux 13 espèces du genre  Coenagrion, tandis que les 3 espèces du genre Erythromma sont nommées Naïades, celles du genre Ischnura sont nommées Ischnures, etc. Au contraire, dans la nomenclature de la SFO, les noms vernaculaires de tous les Coenagrionidae, et des  Platycnemididae sont composés sur "Agrion".

L'adjectif holarctique (de toutes les régions terrestres au nord du tropique du Cancer) rappelle que l'espèce se rencontre "du cercle arctique à l'Atlas Marocain, de l'Atlantqiue au Kamtchaka".

 

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LES NOMS EN D'AUTRES LANGUES.

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Le qualificatif "commun" renvoie à la distribution holarctique de l'espèce. Les allemands comparent la marque de S2 à une tasse (becher), les catalans à une coupe royale, espagnols 

 

-En catalan : "El Coper del rei"  : La coupe du roi

-en espagnol : "La libélula común azul"  

-en allemand "Die Gemeine Becherjungfer , Becher-Azurjungfer ": la demoiselle commune à la tasse, la demoiselle bleue porte-tasse..;

-en anglais : "The Common blue damselfly, Common bluet, Northern bluet"

-en gallois : "Mursen las gyffredin" (Demoiselle bleue commune)

-en breton : "Dimezell c'hlas voutin" (Demoiselle bleue commune), en attente de validation

-en finnois : "Okatytönkorento "

en suédois : "Sjöflickslända "

en norvégien "Stor blåvannymfe"

- en néerlandais : "Watersnuffel"

-en frison occidental : "Blauhynderke Wetterjufferke, Sneupjufferke, Wettersneupe"

-en hongrois ;  "A kéksávos légivadász "

-en dannois : "Almindelig Vandnymfe"

- en italien : "Agrion coppiere"

-en polonais : "Nimfa stawowa"

- en tchèque : Šidélko kroužkované"

-en russe : "Стрелка голубая"

-SE: "Sjöflickslända"

-SI: "Bleščeči zmotec Sijajni"

http://www.hlasek.com/enallagma_cyathigerum.html

 

 

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SOURCES ET LIENS.

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

OUTILS DE  ZOONYMIE.

— A Dictionary of Prefixes, Suffixes, and Combining Forms from Webster!s Third New International Dictionary, Unabridged ! 200

http://www.mrjonathan.com/mxrm9files/GrammarPages/prefixes%20&%20Sufixes%20Dictionary.pdf

 

— [Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.]

http://www.libellules.org/fra/pdf/503_pagesdynadocs519e54424a6f7.pdf

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html
 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), JOURDE (Philippe) 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/
— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum
 
— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890 A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London,Gurney & Jackson; [etc. etc.]1890.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/5/mode/1up

— ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères,Delachaux et Niestlé .

 

 — ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=ROBERT+(Paul-A.),+Les+Libellules:+(Odonates),+Delachaux+%26+Niestl%C3%A9,+1958&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpiuPbl7zgAhWOnhQKHURrDboQ6AEIKTAA


— STEINMANN (Henrik), 1997, World Catalogue of Odonata, Zygoptera Walter de Gruyter, - 521 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=JMR-HkoVtvAC&pg=PA307&dq=tenellum,+World+Catalogue+of+Odonata,&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwilrrz33bjgAhVD2OAKHbcWAsUQ6AEILDAA#v=onepage&q=tenellum%2C%20World%20Catalogue%20of%20Odonata%2C&f=false


  — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112


 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE : 

 

CHARPENTIER, 1840, (Toussaint von) Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae, Lipsiae, Leopold Voss page 21.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/28491#page/518/mode/1up

— GARRISON (Rosser W. Garrison ), 1984, Revision of the Genus Enal/agma of the United States West of the Rocky Mountains and Identification of Certain Larvae by Discriminant Analysis (Odonata: Coenagrionidae) , Entomology Volume 105

https://www.cdfa.ca.gov/plant/ppd/PDF/Garrison1984-Enallagma_western_US.pdf

 — SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 — SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1860 Synopsis des Agrionines,  première légion : Pseudostigma

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132906#page/1/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1860 Synopsis des Agrionines,  dernière légion :  Protonevra.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132906#page/1/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1862 Synopsis des Agrionines, deuxième légion : Lestes.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132902#page/3/mode/1up

 

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
30 mars 2019 6 30 /03 /mars /2019 21:42

Le bénitier  du "Baptême du Christ aux deux serpents" ou "Des diables" (kersanton, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau.

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Sur Lampaul-Guimiliau : l'intérieur de l'église :

L'extérieur de l'enclos :

Sur les bénitiers :

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PRÉSENTATION.

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René Couffon a décrit les trois bénitiers de l'église :

"-Bénitier en granit [non, en kersanton]  sculpté au trumeau du porche sud, XVIe siècle (C.).

- 2ème bénitier, en kersanton, dit des Diables (1622), avec représentation du Baptême du Christ sous un fronton ; deux démons se tordent sur les bords de la cuve (C.).

- 3ème bénitier, en kersanton, encastré dans la longère nord, près de l'autel de sainte Marguerite, il porte sur son linteau la date de 1609."

Le chanoine Abgrall avait décrit en 1891 le 2ème bénitier ainsi :

"BÉNITIER DES DIABLES Tout à côté de l'autel de Saint-Laurent, est un beau bénitier en kersanton sur les bords duquel se tordent deux démons dont les pieds plongent dans l'eau bénite et dont les queues frétillent au fond de la cuve, sous forme de couleuvres. Au-dessus est sculpté le Baptême de N. S."

L'auteur de l'article Wikipédia sur l'église écrit :

"Le bénitier en kersanton est formé d'une cuve ciselée où deux diables plongent à moitié dans l'eau bénite et se tordent dans des convulsions." 

Le Guide Michelin signale :

"un curieux bénitier du 17e s. représentant deux diables se débattant dans l'eau bénite. "

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Je me propose  d'en donner une description plus détaillée, et de m'interroger sur l'interprétation qui en est donnée.

 

Datation :

Elle est déduite de celle de la porte sud à la droite de laquelle elle est placée, et qui porte en inscription : A : D : 1622.

Attribution.

Inconnue.

Le seul atelier de sculpture sur pierre du Finistère actif en 1622 et taillant le kersanton est celui de Roland Doré (1618-1663), actif à Guimiliau et à Lampaul-Guimiliau, mais dont aucun bénitier n'est connu.

Les frères Prigent de Landerneau, actifs à Lampaul-Guimiliau pour le porche sud, ont produit divers bénitiers de porche (Saint-Houardon à Landerneau, Landivisiau en 1554-1565, La Roche-Maurice) et ont signé celui de la chapelle Saint-Guévroc de Tréflez (1545) mais leur production s'achève en 1577. 

Un bénitier en kersanton de La Martyre porte la date de 1601. Un autre, en vasque, est signé Jean Le Bescond (azctif vers 1664-1682) et daté de 1681.

Jean Le Bescond est aussi l'auteur d'un bénitier circulaire de Ploudiry daté de 1680.

Le bénitier du porche sud de Guimiliau date de 1606-1617. 

Description.

Ce bénitier est scellé dans le mur, où il est suspendu (sans reposer sur une colonne).

"Les architectes du xiiie siècle aimaient à faire tenir aux édifices tous les accessoires nécessaires ; ils étaient portés à prévoir, dans la construction, des objets qui jusqu’alors avaient été regardés comme des meubles ; ils durent disposer des bénitiers faisant partie de l’édifice, près des portes, de même qu’ils accusaient franchement les piscines, les crédences. Ces accessoires devenaient pour eux autant de motifs de décoration. " (Viollet-le-Duc, "Bénitier")

Il associe une cuve hémisphérique reposant sur un culot en fleuron ; un plateau vertical rectangulaire ; et un fronton globalement triangulaire par la réunion de deux volutes. Ce dernier me semble en granite et n'est pas solidaire de la partie inférieure, en kersantite.

Il occupe, sur le bas-coté sud,  la partie droite de l'entrée après la deuxième porte sud (la première étant celle du porche) : cette porte date de 1622. Néanmoins, le bénitier, ou au moins sa partie basse en kersantite, peut être plus ancien.

a) le panneau frontal.

Il est sculpté en bas-relief de trois personnages au dessus d'une coquille et représente le baptême du Christ par Jean-Baptiste, tandis qu'un ange tient la tunique. Cette scène figure aussi au dessus des Fonts baptismaux (1650) de l'église, mais le personnage qui porte la tunique n'y est pas ailé.

Jean-Baptiste, sur une console,  tient un bâton pastoral à croix, et verse l'eau sur la tête de Jésus à l'aide d'un objet circulaire. Le Christ, jambe droite en ouverture, les pieds sur la coquille, et vêtu d'un pagne joint les mains. L'ange, tête légèrement inclinée, est également sur une console. Le rapport entre le bénitier (contenant de l'eau bénite pour que le fidèle se signe à son entrée dans l'église) et le Baptême du Christ est évident, mais rappelle au fidèle qu'en se signant, il réaffirme son propre baptême.

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b) L'extérieur de la cuve

Il est orné en bas relief de têtes d'angelots, de motifs floraux , de rangs de perles et d'éléments géométriques.

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c) L'intérieur de la cuve.

C'est lui qui est intriguant et parfaitement original.

Deux personnages, les épaules et la tête renversées en arrière, sont accoudés sur la margelle, tandis que le reste de leur corps descend dans la cuve ; lorsque celle-ci est fonctionnelle et qu'elle est remplie d'eau bénite, ils y baignent. Ils ont tous les traits d'êtres humains, et aucun des traits des démons. Il est difficile d'affirmer qu'il s'agisse d'un couple, bien que la poitrine et la chevelure du personnage de gauche soient plus fournies.

Au fond de la cuve, leurs pieds entrent en contact avec un ou deux serpents. La présence de serpents sculptés n'est pas rare au fond des bénitiers

 

"Quelquefois les sculpteurs se sont plu à figurer, au fond des cuves des bénitiers, des serpents, des grenouilles, des poissons, puérilités d’assez mauvais goût et qui font l’admiration de beaucoup de gens. Si ces fantaisies avaient pour but de rappeler aux fidèles qu’ils doivent prendre de l’eau bénite en entrant dans l’église, il faut avouer que cette singulière façon d’attirer l’attention eut un plein succès. À l’époque où le zèle religieux se refroidissait, les artistes s’ingéniaient souvent à exciter la curiosité, à défaut d’autre sentiment. Nous pensons qu’il faut classer ces sculptures d’animaux au fond des cuves des bénitiers parmi les fantaisies, parfois burlesques, des sculpteurs du xve siècle, quoiqu’on ait voulu trouver à ces figures un sens symbolique." (Viollet-le-Duc, article "Bénitier")

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Il me semble que l'on ne peut valider la description de deux diables qui se contorsionnent ou se débattent au contact de l'eau bénite : ce serait effectivement de mauvais goût.

J'y vois plutôt la représentation du  Premier Couple sous l'emprise du péché, et tentant d'y échapper, ou celle de l'Humanité avant la rédemption et le Baptême. Ce sens théologique est plus vraisemblable.

Néanmoins, l'interprétation reste ouverte : la première chose à faire était de proposer des images suffisamment précises aux internautes, afin qu'ils puissent y éprouver leur sagacité et leur science. Ce premier temps de l'iconographie, celui du collectage et de la diffusion des images, est le mien. 

Je donne un premier jeu de clichés, tel quel, et un second jeu pris après humectage des volumes, une technique à laquelle le kersanton se prête merveilleusement.

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Bénitier du "Baptême du Christ et des  serpents", kersanton, 1622, bas-coté sud, église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Bénitier du "Baptême du Christ et des serpents", kersanton, 1622, bas-coté sud, église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Bénitier du "Baptême du Christ et des  serpents", kersanton, 1622, bas-coté sud, église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Bénitier du "Baptême du Christ et des serpents", kersanton, 1622, bas-coté sud, église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Bénitier du "Baptême du Christ et des  serpents", kersanton, 1622, bas-coté sud, église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Bénitier du "Baptême du Christ et des serpents", kersanton, 1622, bas-coté sud, église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Bénitier du "Baptême du Christ et des  serpents", kersanton, 1622, bas-coté sud, église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Bénitier du "Baptême du Christ et des serpents", kersanton, 1622, bas-coté sud, église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Bénitier du "Baptême du Christ et des  serpents", kersanton, 1622, bas-coté sud, église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Bénitier du "Baptême du Christ et des serpents", kersanton, 1622, bas-coté sud, église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Bénitier du "Baptême du Christ et des  serpents", kersanton, 1622, bas-coté sud, église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Bénitier du "Baptême du Christ et des serpents", kersanton, 1622, bas-coté sud, église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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SOURCES ET LIENS.

ABGRALL (Jean-Marie), 1891,  Notice sur l'église de Lampaul-Guimiliau , Bulletin de la Société archéologique du Finistère .

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207615d/f92.image

— ABGRALL (Jean-Marie), 1916, Notice  sur l'église de Lampaul-Guimiliau, B.D.H.A.  page 65 .

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/eb8a12b7e12798d2ef6eea2b182e7115.pdf

 

— COUFFON (René), LE BARS ( Alfred), 1988,  Notice sur  Lampaul-Guimiliau , Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm. ISBN 978-2-950330-90-1.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/ffdece473d8b2cacb3b0124f2e647d77.pdf

— COUFFON (René), 1964 Quelques considérations sur la sculpture religieuse en Basse-Bretagne du 12e au 19e siècle  In: Bulletins et mémoires. Société d'Emulation des Côtes-du-Nord vol. 92 (1964) p. 21-52

 

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

—Site Monuments historiques

http://monumentshistoriques.free.fr/calvaires/lampaul/imgs/benitier-porche.html

— VIOLLET-LE-DUC, "Bénitier"

https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Viollet-le-Duc_-_Dictionnaire_raisonn%C3%A9_de_l%E2%80%99architecture_fran%C3%A7aise_du_XIe_au_XVIe_si%C3%A8cle,_1854-1868,_tome_2.djvu/203

 

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30 mars 2019 6 30 /03 /mars /2019 21:41

Zoonymie des Odonates : les noms de Coenagrion scitulum (Rambur, 1842), "L'Agrion mignon".

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née.

 

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 ZOONYMIE DES ODONATES.

 Les articles précédents : 10 articles de généralités et 41 études de noms d' Anisoptères.

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ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

 

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Résumé. 

 

— genre Coenagrion, Kirby (W.F), 1890, Syn. Cat. Neur. Odon., London, :148. Du suffixe coen- "commun à, relatif au plus grand nombre, général", accolé au nom de genre Agrion [Fabricius 1775 puis Sélys] 1850, que Kirby réorganise complètement.  Parmi les Zygoptères (nommés alors Agrionidae), Kirby a réservé l'ancien nom de genre Agrion  aux Calopterygidae dans la sous-famille Agrioninae , et il a placé tous les autres (auparavant nommés Agrions) dans la sous-famille des Coenagrioninae  : le nom (mais non le genre) Coenagrion devait alors, dans ce contexte, être interprété comme "l'ensemble des Agrions"  à l'exception des Calopterygides. 

scitulum, Rambur, 1842 : du latin signifiant "joli, mignon, charmant" par diminutif en -ulus de l'adjectif scitus, de même sens. Ce diminutif répond en écho aux noms Libellula, puella, pulchellum et renvoie à la petite taille des "Demoiselles" et à leur allure féminine.

— noms en français : 1°) "L'Agrion scitule", Sélys 1850 ; 2°) "L'Agrion mignon", Paul-André Robert, 1958.

— Noms en d'autres langues :

- en allemand : "die Gabel-Azurjungfer".

-en catalan : "El Donzell del trinxant"

- en néerlandais : "Gaffelwaterjuffer" 

-en polonais : "Łątka zalotna "

- en anglais : "Dainty damselfly" ,  "Dainty damselfly  Bluet", "Dainty Blue Damselfly"

-en gallois : "Mursen las bert"


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NOM SCIENTIFIQUE.

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NOM DE GENRE COENAGRION, KIRBY, 1880.

Voir :

http://www.lavieb-aile.com/2019/02/zoonymie-des-odonates-le-nom-de-genre-coenagrion-kirby-1890.html

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NOM D'ESPÈCE SCITULUM, RAMBUR, 1842.

[Agrion scitulum], RAMBUR (Pierre), 1842, Histoire naturelle des insectes : Névroptères, Paris, Roret, page 266, et Planches, PL.6, fig.4, d.Type : mâle, Mus. nat. Paris. Localité du type : France.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61025298/f288.image.texteImage

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6104159n.texteImage

Description originale.

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N° 13. AGRION SCITULUM , mihi. (Pl. 6, fig. i,d.) 

Coeruleum, viridi-aeneo variegatum; abdominis supra maculis antice mucronatis ; appendicibus superioribus gracilibus, curvis, ante basim tuberculo magno, inferioribus brevioribus, prostratis, divaricatis. 

Ressemblant beaucoup au Lindeni, mais un peu plus petit et plus court. Tête ayant une tache bleue ovale, postérieurement de chaque côté, touchant presque à l'occiput, qui forme une ligne de la même couleur. 
Bord postérieur du prothorax un peu sinueux, un peu saillant dans son milieu, surtout chez la femelle, où cette partie est un peu redressée ; thorax comme chez le Lindeni. -Abdomen presque semblable, plus court, bleu de ciel, un peu jaunâtre en dessous, avec des taches d'un vert bronzé noirâtre, disposées ainsi ; une très-large sur le premier segment, ne touchant pas le bord postérieur ; celle du second n'arrivant pas jusqu'au bord antérieur, très-profondément et très-largement échancrée antérieurement, fortement rétrécie à l'endroit où elle touche le bord postérieur ; celle des suivants occupant au moins la moitié postérieure du segment, un peu trifide antérieurement ; celle des 6 et 7e les couvrant complètement ; 8e sans tache ; 9e ayant une tache postérieure fortement échancrée et variant en longueur, celle du 10e le couvrant entièrement ; celui-ci échancré, ayant une petite saillie sur les côtés; appendices supérieurs plus longs que les inférieurs, fortement dilatés avant leur base en une sorte de tubercule épais, grêles , un peu courbés et redressés dans leur longueur ; les inférieurs déprimés, couchés et dirigés en haut et en dehors, venant se terminer en une petite pointe sur le côté externe des supérieurs ; femelle différant du mâle en ce que tout le dessus du ventre est vert bronzé, à l'exception des 3, 4, 5 et 6e segments, dont la partie antérieure est bleue; dessous jaune, avec une large tache de la même couleur sur les cotés du pénultième segment ; dernier échancré et tronqué en dessus postérieurement ; styles courts, presque triangulaires ; valves génitales longues, atteignant l'extrémité anale, ayant leurs appendices noirs. Pattes jaunâtres, ayant la face externe des cuisses, une ligne sur les deux tiers postérieurs du bord antérieur des tibias s'étendant à la partie interne de la base, noires. Ailes transparentes ; ptérostigma d'un roux obscur, plus clair à sa circonférence, en losange allongé 

Se trouve dans les environs de Paris, le long des étangs, pendant l'été ; rare. 

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Note : Rambur a décrit page 269 l'Agrion distinctum, une femelle dont il écrit  "je n'ai pu rapporter cette femelle à aucune des autres espèces, quoique je l'aie comparée avec la plus minutieuse attention, et je pense qu'elle forme une espèce dont le mâle m'est inconnu.". Heinrick Steinmann en fait la femelle de Coenagrion scitulum. Le spécimen conservé au Museum d'histoire naturelle de Paris provient de Sardaigne (offert à Rambur par le marquis de Brème).

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Planche 6 figure 4,d.

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https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6104159n/f17.item.zoom

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6104159n/f17.item.zoom

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ÉTUDE DE L'ÉPITHÈTE SCITULUM.

du latin scitulus, accordé au genre neutre de Coenagrion (et déjà par Rambur au genre Agrion), adjectif diminutif formé sur scitus "beau, élégant, joli, gentil, mignon,' avec le suffixe  -ulus. Gaffiot traduit ce diminutif par "joli, mignon, charmant".

 

https://fr.wiktionary.org/wiki/scitulus

https://www.lexilogos.com/latin/gaffiot.php?q=scitulus

Rambur ne donne aucune explication sur le choix de ce nom, hormis peut-être la phrase "Ressemblant beaucoup au Lindeni, [Erythromma lindeni, Sélys, 1840] mais un peu plus petit et plus court." . Par contre, ce nom forme une série avec  Libellula (libella + -ula), puella (puer + -la), pulchellum (pulcher + -lus),  ou nymphula (nympha + -ula) qui soulignent par la forme diminutive la petite taille et la finesse de ces insectes, et pour les trois derniers , la beauté gracieuse et féminine qui leur a valu le nom de "Demoiselles".

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LES AUTRES AUTEURS EN ZOONYMIE.

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POITOU-CHARENTE NATURE.

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/agrion-mignon/

"De scitulus (lat) = mignon, élégant."

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"from Lat. scitus, dimin. scitulus, -a, -um = elegant, neat"

 

.

D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearu

 

"scitulum (Coenagrion) - scitulus, a, um = grazioso, carino. Per l’aspetto del corpo."

.

H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

non décrit

 

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VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

" scitulum = allerliefst"

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LES NOMS EN LANGUE VERNACULAIRE.

 

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LES NOMS FRANÇAIS DE COENAGRION SCITULUM.

1°) "L'Agrion scitule", Sélys 1850.

Revue des Odonates page 215 n°18.

https://books.google.fr/books?id=25LBNgWMuiMC&dq=scitulum+revue+des+odonates+s%C3%A9lys&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

On connait l'habitude d'Edmond de Sélys-Longchamps : faire suivre le nom scientifique d'un nom "français" dont il est la transcription la plus immédiate, fut-ce comme ici au prix d'un néologisme.

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2°) "L'Agrion mignon", Paul-André Robert, 1958.

Robert ne laisse pas passer le néologisme-barbarisme de Sélys, et choisit une vraie traduction de l'épithète scitulum,  en écrivant ; "signification du nom  : mignon, charmant, délicat".

Ce nom a été adopté par tous les auteurs.

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LES NOMS DE COENAGRION SCITULUM EN D'AUTRES LANGUES.

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- en allemand : "die Gabel-Azurjungfer".

-en catalan : "El Donzell del trinxant"

- en néerlandais : "Gaffelwaterjuffer" 

-en polonais : "Łątka zalotna "

 

- en anglais : "Dainty damselfly" ,  "Dainty damselfly  Bluet", "Dainty Blue Damselfly"

-en gallois : "Mursen las bert"

  http://www.nhm.ac.uk/our-science/data/uk-species/species/coenagrion_scitulum.html

-en breton : "Dimezell goant" ("Belle demoiselle")

CZ: "Šidélko huňaté"

RU: "Стрелка красивая"

UA: "Стрілка гарна"

HU: "Ritka légivadász"

SI: "Povodni škratec"

http://www.hlasek.com/coenagrion_scitulum.html

 

 

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SOURCES ET LIENS.

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

OUTILS DE  ZOONYMIE.

— A Dictionary of Prefixes, Suffixes, and Combining Forms from Webster!s Third New International Dictionary, Unabridged ! 200

http://www.mrjonathan.com/mxrm9files/GrammarPages/prefixes%20&%20Sufixes%20Dictionary.pdf

 

— [Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.]

http://www.libellules.org/fra/pdf/503_pagesdynadocs519e54424a6f7.pdf

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html
 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/
— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum
 
— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890 A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London,Gurney & Jackson; [etc. etc.]1890.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/5/mode/1up

— ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères,Delachaux et Niestlé .

 

 — ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=ROBERT+(Paul-A.),+Les+Libellules:+(Odonates),+Delachaux+%26+Niestl%C3%A9,+1958&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpiuPbl7zgAhWOnhQKHURrDboQ6AEIKTAA


— STEINMANN (Henrik), 1997, World Catalogue of Odonata, Zygoptera Walter de Gruyter, - 521 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=JMR-HkoVtvAC&pg=PA307&dq=tenellum,+World+Catalogue+of+Odonata,&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwilrrz33bjgAhVD2OAKHbcWAsUQ6AEILDAA#v=onepage&q=tenellum%2C%20World%20Catalogue%20of%20Odonata%2C&f=false


  — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112


 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE : 

 

— RAMBUR (Pierre), 1842, Histoire naturelle des insectes :Névroptères, Paris, Roret.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61025298/f288.image.texteImage

 — SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 — SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1860 Synopsis des Agrionines,  première légion : Pseudostigma

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132906#page/1/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1860 Synopsis des Agrionines,  dernière légion :  Protonevra.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132906#page/1/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1862 Synopsis des Agrionines, deuxième légion : Lestes.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132902#page/3/mode/1up

 

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28 mars 2019 4 28 /03 /mars /2019 22:44

Les crossettes et gargouilles de l'église de Lampaul-Guimilau.

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Je dédie cet article à la mémoire d'Emmanuelle Le Seac'h, dont j'ai utilisé le travail hélas inédit.
 

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Sur Lampaul-Guimiliau : l'intérieur de l'église :

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Sur les crossettes et gargouilles :

 

— Sur les crossettes, voir :

Cet article appartient à une étude des crossettes du Finistère destinée à permettre des comparaisons et à dégager des constantes stylistiques et thématiques. On consultera sur ce blog :

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PRÉSENTATION.

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a) Définition :

— Gargouille : gouttière en saillie par laquelle s'éjectent les eaux de pluie, souvent sculptée en forme d'animal, de démon, de monstre. Elles sont perpendiculaires à la façade pour écarter du mur  l'écoulement de l'eau .

— Crossette : elles ressemblent à des gargouilles mais n'ont pas de fonction d'évacuation des eaux (elles n'ont pas de conduit) et sont (le plus souvent) dans le même plan que la façade. Elles ont une fonction d'amortissement. J'utiliserai le terme de "crossette" tel que je le trouve défini dans Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne (2014) d'Emmanuelle Le Seac'h page 40 :

"Les pierres d'amortissement, nécessaires à la structure et à l'équilibre d'un fronton ou d'un pignon, sont généralement prolongées par des acrotères, des crossettes ou des pots-à-feu. Les crossettes, situées à la terminaison des rampants d'un pignon ou d'un fronton, sont extrêmement nombreuses. Les plus belles sont sculptées dans la pierre de kersanton sur les porches de la vallée de l'Élorn, comme à Landivisiau où un lion et un dragon se font pendant. "

Régulièrement photographiées pour leur beauté et leur thème pittoresque, les crossettes zoomorphes et anthropomorphes de Bretagne ont fait l'objet d'une seule étude réglée, celle d'Emmanuelle Le Seac'h, pour les quatre cantons du Finistère de Landerneau, Landivisiau, Ploudiry, et Sizun : on y trouve ainsi l'étude des crossettes de l'église Notre-Dame de Lampaul-Guimiliau, et j'ai puisé dans ces descriptions et fait connaître ses croquis. Les autres articles de ce blog montrent que le bestiaire, la thématique et la stylistique sont suffisamment homogènes pour en étendre les conclusions à l'ensemble de la Basse-Bretagne.

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b) Datation et attribution.

Ces crossettes étant une partie intégrante de la construction, et non un élément surajouté, elles partagent avec celle-ci sa datation. Or, l'édifice a été commencé par son angle sud-ouest et par son porche sud à la période gothique (avant 1530 ) alors que la partie haute de son porche étant daté de 1533 avec des éléments Renaissance. La construction s'est poursuivie  vers l'ouest (porche occidental, 1573) et vers l'est  (petite porte sud et bénitier de 1622, chevet de 1627) et au nord (porte de 1069), nous serions amenés à supposer que les éléments sculptés ont été taillés par des ateliers différents entre 1500-1533 et 1627. Néanmoins, dans son mémoire, Emmanuelle Le Seac'h les datent de 1609 à 1627.

Ces sculptures ne sont pas attribuées. Les ateliers qui sont connus pour être intervenus sur l'enclos paroissial de Lampaul-Guimiliau (Le Seac'h, 2014) sont ceux de Bastien et Henry Prigent pour la partie haute du porche en 1533, et de Roland Doré avant 1663 pour le Christ de l'ossuaire. Ils travaillaient la pierre de kersanton.

 

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c) localisation, matériau et technique:

Les crossettes et les gargouilles sont en granite et sont souvent fortement érodées. Dix crossettes figurées, en faible relief et en ronde bosse, occupent les rampants droits et gauche des  5 fenêtres passantes de l'élévation sud de l'église. Six gargouilles figurées, en fort relief, drainent la toiture du chevet. 

 

d) codification et motifs.

Les crossettes figurées de l'église sont désignées par la lettre C (ou CM si mutilées) de C1 à CM11 sur l'élévation sud d'ouest en est.

Les crossettes figurées de la chapelle de la Trinité (ancien ossuaire) sont numérotées de Cct1 à Cct 6.

Les six gargouilles sont désignées par la lettre G de G12 à G17 (chevet et sacristie) et G18 à G29 (clocher)

Les deux gargouilles de la chapelle de la Trinité sont désignées par Gct1 et Gct2.

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CM1 : animal, 1609.

C2 : ange tenant un phylactère, 1609.

CM3 : non identifiable, 1609.

C4 : Sirène tenant un miroir.

C5 : lion assis, 1622.

C6 : dragon, 1622.

C7 : buveur au tonneau, 1622.

C8 : chien assis, 1622.

C9 : ange, 1622.

C10 : ange, 1622.

CM 11 : lion mutilé, 1627.

CMct3 : chien, 1667

CMct 4 : lion, 1667.

Cct5 : homme agenouillé, 1667,

Cct6 : tête d'homme, 1667.

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G12 : buste de femme, 1627

G13 : lion tenant une banderole, 1627.

G14 : lion tenant une banderole, 1627.

G15 : lion tenant une banderole, 1627.

G16 : lion, 1627.

G17, tête mi-homme, mi-lion, 1627.

G18 à G29, gargouilles-canons du clocher.

Gct 1 : masque de femme, 1667.

Gct 2 : homme barbu.

 

Une gargouille ithyphallique G30 et son homologue pudique G31 sont situées à l'ouest de l'église : elles ne sont pas érodées et sont d'une facture très différente, sans doute moderne, et non décrite par Le Seac'h.

 

 

 

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e) Intérêts.

Les onze crossettes anciennes (1609-1627) et les 5 gargouilles (1627) de l'église constituent un corpus très précieux.  Parce qu'il reprend les mêmes motifs que sur les églises et chapelles de Basse-Bretagne du XVe siècle, il reflète non pas un choix local et daté, mais la permanence d'un monde imaginaire que les fabriciens exigent de faire représenter dans les parties hautes de leur sanctuaire. Ce corpus trouve souvent son équivalent, à l'intérieur de l'édifice et à la même hauteur, dans les sablières, comme si ce lieu intermédiaire entre la toiture et les murs, lui fournissait un espace marginal d'expression.

Nous n'y trouvons ni représentation chrétienne (alors que celle-ci s'exprime sur les calvaires, les retables et la statuaire intérieure), ni scènes de genre, ni bestiaire familier, ni fables ou proverbes, mais la répétition inlassable, paroisse après paroisse, du même fond sacré populaire. 

Il serait fallacieux d'y voir l'expression d'une âme celte pré-chrétienne, car les dragons (l'un des leitmotiv) envahissent les marges des manuscrits sacrés du XIIe siècle des ateliers parisiens. Il serait fallacieux aussi de croire que ces crossettes sont, par leur éloignement, des manifestations d'un refoulé. Elles ne sont pas moins visibles que les statues des calvaires, et ne sont nullement escamotées. 

Exercent-elles une fonction apotropaïque ? Délimitent-elles une enceinte sacrée pour la protéger par l'énormité inouïe de leur statut ? 

 

Ce dragon, ce chien, ces lions viennent d'un Monde surnaturel au même titre que les anges, et leur message énigmatique, moins terrifiant que fascinant, nourrit cet art de la sculpture sur pierre comme ces Contes qui, répétés cent fois, continuent à dire quelque chose d'essentiel qui ne s'épuise pas. Le Vicieux, tout comme   la Sirène dans sa séduction ou l'Ève primordiale, sont des personnages clefs de ce Grand Guignol constituant un trésor de l'Humanité. Il ne s'agit pas d'un dragon, d'un ange, d'une sirène, mais de Dragon, d'Ange, de Chien, de Sirène ou de Lion, avec la même familiarité, mais aussi la même puissance que les constellations du zodiaque qui tournent dans notre ciel.

Il nous faut donc admettre que nos ancêtres voulaient que ces  figures soient présentes et tournent autour du sanctaire, car elles formaient le firmament de leur psyché sans opposition ni sacrilège avec la divinité chrétienne, mais dans une complémentarité mystérieuse. 

Ces crossettes et ses gargouilles ont donc le statut d'œuvre d'art, car leurs formes expriment une Idée, universelle, énigmatique, toujours et inlassablement surprenante : celle de l'Inconnu fertile.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

L'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Éléments de datation de l'élévation sud de l'église d'après les inscriptions.

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Datation de l''église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Datation de l''église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Éléments de datation de l'église d'après les inscriptions : plan.

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Les crossettes et gargouilles de l'église de Lampaul-Guimilau.

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Codification des crossettes et gargouilles selon E. Le Seac'h 1997.

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Plan par Emmanuelle Le Seac'h 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Plan par Emmanuelle Le Seac'h 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Première fenêtre passante F1 (à gauche du porche).

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Crossettes de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Crossettes de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Crossettes de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Crossettes de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Crossette CM1, animal mutilé, rampant gauche de F1, 1609.

On suppose une forme animale, dont la tête et le haut du buste (en ronde bosse) a disparu ; il reste, en faible relief et érodé, le buste, l'arrière-train et une patte. La description pourrait aussi être faite en partant de l'hypothèse d'un acrobate aux chaussures longues. Voir le buveur au tonneau.

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Crossette CM1 (granite, 1609) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Crossette CM1 (granite, 1609) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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n.b. On remarque, au dessus du rampant, en réemploi et en remplacement d'un pinacle, une statue en ronde bosse en kersanton : c'est l'évangéliste saint Marc rédigeant son évangile, dont le lion porte dans sa gueule le plumier et l'encrier. Atelier Prigent ?

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Saint Marc évangéliste, kersanton (XVIe siècle) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Saint Marc évangéliste, kersanton (XVIe siècle) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Crossette  C2 : ange tenant un phylactère, rampant droit de F1, 1609.

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"Le petit ange joufflu est habillé. Il déroule une banderole qui lui ceint la taille en tendant le bras droit. Le sculpteur a multiplié les plis pour donner de l'étoffe au personnage : plis transversaux pour le bas de la robe qui cache les pieds, plis en accordéons pour le bras et plis rectilignes verticaux pour le buste. Le visage reflète une expression grave et paisible." (E. Le Seac'h 1997)

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Ange au phylactère, crossette C2 (granite, 1609) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Ange au phylactère, crossette C2 (granite, 1609) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Deuxième fenêtre passante  F2, à gauche du porche.

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Crossette CM3, rampant gauche de F2. 

Le sujet n'est pas identifiable.

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Crossette C4, rampant droit de F2. Sirène tenant un miroir.

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"La sirène s'admire dans un miroir à pied [plutôt à poignée] qu'elle tient derrière elle. Les écailles de la queue ont presque disparu. Les cheveux longs tombent sur les épaules. Le visage est tourné vers le visiteur". (E. Le Seac'h, 1997).

 

H. Amemiya donne cette description :

"Sirène : couchée sur le ventre, tête à droite. Buste dressé . Visage ovale encadré d'une longue chevelure. Seins en relief. La main droite tendue vers l'arrière tient un miroir (?). Une ceinture à la taille, à partir de laquelle elle prend la forme d'une queue de poisson à écailles sculptées. L'extrémité est bifurique. Disposition analogue à la sirène de l'église Notre-Dame de Bodilis dont la partie visible du corps est semblable à celle-ci."

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En se basant sur des œuvres similaires, nous pouvons imaginer que la femme-poisson tenait un pigne dans la main gauche. Comparez avec la sirène de la rue Kerbrat à Landerneau, à celle de l'église de Saint-Urbain, de l'église Saint-Suliau de Sizun, 

Une autre sirène, ou plutôt une Femme-serpent, est sculptée à Lampaul-Guimiliau sur la partie haute du porche, sous la statue de saint Michel, et au dessus de la date de 1533.

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Sirène au miroir, crossette C4 (granite, 1609) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Sirène au miroir, crossette C4 (granite, 1609) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Troisième fenêtre passante F3, (1622), à droite du porche.

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Crossettes C5 et C6 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Crossettes C5 et C6 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Crossette C5,  rampant gauche de F3.  Lion assis (1622).

"Le lion est assis sur une console. La gueule ouverte, il tire la langue. La crinière est élégamment peignée, les mèches se suivent sans s'embrouiller. La queue se divise en trois ramifications." (Le Seac'h, 1997)

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Lion assis, crossette C5 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Lion assis, crossette C5 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Lion assis, crossette C5 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Lion assis, crossette C5 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Crossette C6, rampant droit de F3 : dragon (1622).

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"Le dragon montre les crocs. Une aile membraneuse de chauve-souris se distingue à peine sur le dos. Le corps recouvert d'écailles se termine en queue de serpent. Des pattes d'animal sont rattachées à l'avant-corps. La tête du monstre est érodée". (Le Seac'h, 1997)

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Dragon ailé, crossette C6 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Dragon ailé, crossette C6 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Dragon ailé, crossette C6 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Dragon ailé, crossette C6 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Quatrième fenêtre passante F4 (1622) .

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Crossette C7. Rampant gauche de F4 : le buveur au tonnelet (1622).

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"L'homme nu s'adonne à la boisson en portant à ses lèvres un tonnelet d'alcool qu'il serre dans ses mains" (Le Seac'h, 1997).

 

Ce type de petit tonneau à goulot médian se retrouve  sur les sablières .

Voir un exemple du XIXe :

http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo113332

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Homme buvant au tonnelet,  crossette C6 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Homme buvant au tonnelet, crossette C6 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Homme buvant au tonnelet,  crossette C6 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Homme buvant au tonnelet, crossette C6 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Crossette  C8. Rampant droit de F4 : un chien assis (1622).

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"Le chien de race setter ou labrador avec ses oreilles basses et tombantes est assis sur l'arrière-train. La tête est légèrement cachée par le contrefort". (Le Seac'h 1997)

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Chien assis, crossette C7 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Chien assis, crossette C7 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Cinquième fenêtre passante F5 (1622)

 

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Fenêtre F5 de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Fenêtre F5 de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Fenêtre F5 de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Fenêtre F5 de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

 

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Crossette C9, rampant droit de F5. Ange (1622).

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"L'ange, en position allongée, s'appuie du bras droit sur la volute et la contre-volute qui terminent la crossette. L'autre bras suit les contours de la robe flottante." (Le Seac'h, 1977)

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Crossette C9 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Crossette C9 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Crossette C9 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Crossette C9 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Crossette C10, rampant gauche de F5. Ange (1622).

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"Le visage rond et joufflu de l'ange se rattache directement au reste du corps. Le bras droit est collé au buste. Les cheveux sont coupés en un carré bouclé. L'ange est vêtu d'une longue robe qui par ses plis, laisse deviner l'orientation des pieds vers le haut. La crossette se termine par une volute et une contre-volute." (Le Seac'h, 1977)

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Crossette C10 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Crossette C10 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Crossette C10 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Crossette C10 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Crossette C10 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Crossette C10 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Crossette CM 11. Coté droit du lanternon du dernier contrefort de l'élévation sud (  angle sud-est) : lion mutilé (1627).

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"Le lion se tient debout. La tête est mutilée. On devine encore la langue pendante et les boucles de la crinière sur le reste de la sculpture. La pierre de la patte antérieure droite est fendue." (Le Seac'h, 1977)

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Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Lion assis, crossette CM11 (granite, 1627),  de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Lion assis, crossette CM11 (granite, 1627), de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Lion assis, crossette CM11 (granite, 1627),  de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Lion assis, crossette CM11 (granite, 1627), de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Lion assis, crossette CM11 (granite, 1627),  de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Lion assis, crossette CM11 (granite, 1627), de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Lion assis, crossette CM11 (granite, 1627),  de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Lion assis, crossette CM11 (granite, 1627), de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Gargouilles G11 à G14 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Gargouilles G11 à G14 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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LE CHEVET.

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Gargouille G12. Partie frontale du contrefort n°1 du chevet. Une femme bras croisées sur la poitrine (1627).

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"La femme se protège des regards indiscrets. Elle cache pudiquement la poitrine en croisant les bras sur le devant. Elle arrondit la bouche pour laisser s'écouler l'eau. Les yeux en amande sont très tirés sur le coté, avec pour l'œil gauche un petit trou. Les cheveux longs couvrent les épaules. Une frange courte et quelques boucles sur le devant complète la coiffure". (Le Seac'h, 1977)

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Gargouille C12 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Gargouille C12 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Femme bras croisés, gargouille G12 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Femme bras croisés, gargouille G12 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Femme bras croisés, gargouille G12 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Femme bras croisés, gargouille G12 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Gargouille G13, niche du contrefort n°2 du chevet, sur la face frontale : lion tenant une banderole (1627).

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"L'animal repose sur une banderole qu'il déroule avec les pattes antérieures. Une fleur à pétales stylisés est sculptée sur le rouleau. La gueule ouverte, il sort la langue. La crinière est abondante.  Il est taillé dans la pierre d'une manière géométrique, dans une forme qui rejoint le parallélépipède". (Le Seac'h, 1977)

 

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Lion, gargouille (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Lion, gargouille (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Gargouilles G13 à G15 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Gargouilles G13 à G15 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Gargouille G14, niche du contrefort n°2 du chevet, sur la face frontale : lion tenant une banderole (1627).

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Il est identique aux gargouilles G13 et G15.

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Gargouilles G13 à G15 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Gargouilles G13 à G15 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Gargouille G15 : lion tenant une banderole (1627).

Il est identique aux gargouilles G14 et G15.

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Gargouilles G13 à G15 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2019.

Gargouilles G13 à G15 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2019.

Gargouilles G13 à G15 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2019.

Gargouilles G13 à G15 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2019.

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LA SACRISTIE.

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Gargouille G16 sur le contrefort de la sacristie : un lion (1627).

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"Le lion famélique regarde d'un air goguenard les visiteurs avec son large sourire qui quelques siècles plus tôt devait faire peur. Les incisions dans la pierre rappellent celles faites pour figurer la crinière d'un lion. Le mufle de l'animal se devine ainsi que les yeux. La tête est tournée vers le sud."  (Le Seac'h, 1977)

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N.B la sacristie elle-même date de 1673-1679 (inscriptions)

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Lion, gargouille G16 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Lion, gargouille G16 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Lion, gargouille G16 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Lion, gargouille G16 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Gargouilles G16 (granite, 1627 ?) et G17 (granite, 1679) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Gargouilles G16 (granite, 1627 ?) et G17 (granite, 1679) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

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Gargouille G17 sur le mur de la sacristie jouxtant le contrefort  tête mi-homme, mi-lion (1679).

À droite après la rotondité de l'escalier , très basse, environ à deux mètres du sol, et de forme parallélépipédique, en faible relief, érodée et en partie couverte de lichens.

 

"Vue de face, la tête est celle d'un homme avec des yeux ronds et des moustaches. Vue du coté droit, avec une oreille plate et étirée, elle ressemblerait d'avantage à un félin. Le coté droit est contre le contrefort, le dessous est marqué par un creux rond. " (Le Seac'h 1997)

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Gargouille G17 (granite, 1679),  de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Gargouille G17 (granite, 1679), de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Gargouille G17 (granite, 1679),  de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Gargouille G17 (granite, 1679), de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Gargouille G17 (granite, 1679),  de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Gargouille G17 (granite, 1679), de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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LES GARGOUILLES DU CLOCHER.

G18 à G 29, cantonnées aux deux étages du clocher, elles adoptent la forme de canons tous semblables.

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Gargouilles-canons G18 à G29 du clocher de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Gargouilles-canons G18 à G29 du clocher de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

 

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LES GARGOUILLES DE L'OUEST.

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Non décrites par E. Le Seac'h.

Ce sont deux sculptures jumelles en ronde bosse, de même facture, , réalisées dans la même pierre blanc crème au grain fin, et qui n'exerce plus leur fonction de gargouille puisque l'eau de pluie est collectée dans une gouttière qui passe dans un évidement de leur base. Elles ont en commun une tête, à la gueule caricaturale dévoilant des dents pointues, aux oreilles d'âne, avec une crinière en mèches épaisses couronnée par un collier. Elles diffèrent néanmoins par un détail.

J'y ai d'abord vu un couple de lions, mais le collier, ainsi que l'allure de G31, m'incite à y voir un chien et une chienne. La discussion est ouverte.

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La gargouille  G30 du coté nord de l'élévation ouest : un chien ithyphallique .

Ses pattes antérieures anthropomorphes tiennent un généreux phallus .

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Gargouille G30  de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Gargouille G30 de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Gargouille G30  de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Gargouille G30 de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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La gargouille G31 coté sud de l'élévation ouest : une chienne ? .

A la différence de son compagnon, dont le pelage du dos était ras, elle est dotée d'un pelage aux longues mèches.

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Gargouille G31  de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Gargouille G31 de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Gargouille G31  de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Gargouille G31 de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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LA CHAPELLE DE LA TRINITÉ (ancien ossuaire).

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Chapelle de la Trinité (1667), Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Chapelle de la Trinité (1667), Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

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Crossette CctM3, rampant droit de l'élévation à l'opposé du chevet, faible relief, très érodée : un chien mutilé (1667)

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"La tête de la crossette est mutilée. Au vu d'autres crossettes identiques (à Dirinon sur l'église Sainte Nonne, ou à Landerneau sur l'église Saint-Thomas), il s'agit d'un chien". (Le Seac'h 1997)

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Crossette CctM3, un chien mutilé (1667) , Chapelle de la Trinité (1667), Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Crossette CctM3, un chien mutilé (1667) , Chapelle de la Trinité (1667), Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Crossette CctM4, rampant de l'élévation à l'opposé du chevet : un lion (1667).

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"Au vu d'autres crossettes identiques (à Trémaouézan sur l'ossuaire de l'église Notre-Dame, ou à Landerneau église Saint-Thomas), l'arrière-train serait celui d'un lion, avec la queue divisée en deux touffes de poils à son extrémité". (Le Seac'h 1997)

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Crossette CctM4,  : un lion (granite, 1667), Chapelle de la Trinité (1667), Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019..

Crossette CctM4, : un lion (granite, 1667), Chapelle de la Trinité (1667), Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019..

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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PORTE NORD DE LA CHAPELLE.

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Porte de la chapelle de la Trinité (1667), église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Porte de la chapelle de la Trinité (1667), église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Crossette Cct5 : un homme agenouillé (1667).

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"Élévation à l'angle tronqué, au centre de l'élévation et au dessus de la porte et de son tympan, ronde bosse et faible relief, bonne facture.

L'homme est agenouillé. Il est habillé d'une veste à col plat. La main gauche est plaquée sur le torse, la main droite est placée contre la hanche. Le visage dégage une expression douloureuse, parcourue d'une moue boudeuse. Il porte un chapeau au bord ondulé." (Le Seac'h 1997)

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Je ne serais pas étonné qu'il s'agisse plutôt d'un jouisseur et de la dénonciation de quelque vice.

Homme agenouillé, crossette Cct5, porte de la chapelle de la Trinité (1667), église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Homme agenouillé, crossette Cct5, porte de la chapelle de la Trinité (1667), église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Homme agenouillé, crossette Cct5, porte de la chapelle de la Trinité (1667), église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Homme agenouillé, crossette Cct5, porte de la chapelle de la Trinité (1667), église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Crossette Cct6 : tête d'homme caressant sa barbe (1667).

"Élévation à l'angle tronqué, au centre de l'élévation au dessus de la porte au niveau du tympan, ronde bosse et faible relief, bonne facture.

La tête de l'homme est accroché directement dans le mur au niveau du cou. Le personnage tient sa barbe dans la main droite d'un air songeur et méditatif." (Le Seac'h 1997)

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Le motif du vieil homme se caressant la barbe, déjà présent sur les modillons romans, renvoie à des évocations vicieuses bien établies. Il est très fréquent, en voici quelques exemples en Finistère :

Crossette du tympan de la petite porte sud de l' église Saint-Suliau, enclos paroissial de Sizun.  La ressemblance avec celui de Lampaul-Guimiliau est forte.

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photographie lavieb-aile

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http://www.lavieb-aile.com/2016/10/les-sculptures-exterieures-de-l-enclos-paroissial-de-sizun-29.html

Crossette du rampant du pignon du transept nord de l'église de Loc-Envel, XVIe

http://www.lavieb-aile.com/2018/03/les-crossettes-et-les-gargouilles-de-l-eglise-de-loc-envel-22.html

Console  du Porche des Apôtres de la collégiale du Folgoët

http://www.lavieb-aile.com/2017/04/la-collegiale-notre-dame-du-folgoet.iii.le-porche-des-apotres.html

Console  du Porche des Apôtres de l'abbaye de Daoulas.

http://www.lavieb-aile.com/2017/06/sculpture-sur-pierre-de-l-abbaye-de-daoulas.i.le-porche-aux-apotres-1566.html

Sauvage caressant sa barbe, du porche de l'église de Landivisiau.

http://www.lavieb-aile.com/2017/01/le-porche-de-l-eglise-de-landivisiau.html

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Homme se caressant la barbe, Homme agenouillé, crossette Cct6, porte de la chapelle de la Trinité (1667), église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Homme se caressant la barbe, Homme agenouillé, crossette Cct6, porte de la chapelle de la Trinité (1667), église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Homme se caressant la barbe, Homme agenouillé, crossette Cct6, porte de la chapelle de la Trinité (1667), église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Homme se caressant la barbe, Homme agenouillé, crossette Cct6, porte de la chapelle de la Trinité (1667), église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Homme se caressant la barbe, Homme agenouillé, crossette Cct6, porte de la chapelle de la Trinité (1667), église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Homme se caressant la barbe, Homme agenouillé, crossette Cct6, porte de la chapelle de la Trinité (1667), église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Gargouille Gct1 : masque de femme (1667).

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"Arête du pan du chevet de la chapelle au niveau du pied des balustres de la galerie de l'arc de triomphe, à l'extérieur de l'enclos, faible relief.

La gargouille est sculptée de manière très stylisée par des incisions dans la pierre. Le visage paisible d'une femme qui dort est représenté. Chacun des cotés de la gargouille est orné de volutes et contre volutes. " (Le Seac'h 1997)

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Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Gargouille Gct1 : homme barbu (1667).

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"Arête du pan du chevet de la chapelle au niveau du pied des balustres de la galerie de l'arc de triomphe, à l'intérieur de l'enclos, faible relief.

Le visage d'un homme barbu est sculpté. Les traits sont très épurés et très stylisés. Le sculpteur a éliminé tout détail superflu et a donné au visage une expression grave. La jointure des lèvres est juste marquée, les yeux sont clos. La barbe est symbolisée par des excavations. Chacun des cotés de la gargouille est orné de volutes et contre volutes. " (Le Seac'h 1997)

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  Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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SOURCES ET LIENS.

ABGRALL (Jean-Marie), 1891,  Notice sur l'église de Lampaul-Guimiliau , Bulletin de la Société archéologique du Finistère .

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207615d/f92.image

— ABGRALL (Jean-Marie), 1916, Notice  sur l'église de Lampaul-Guimiliau, B.D.H.A.  page .

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/eb8a12b7e12798d2ef6eea2b182e7115.pdf

— AMEMIYA (Hiroko),2005,  Vierge ou démone, statuaire insolite en Bretagne. Keltia Graphic, page 211.

 

— COUFFON (René), LE BARS ( Alfred), 1988,  Notice sur  Lampaul-Guimiliau , Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm. ISBN 978-2-950330-90-1.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/ffdece473d8b2cacb3b0124f2e647d77.pdf

COUFFON (René), 1964 Quelques considérations sur la sculpture religieuse en Basse-Bretagne du 12e au 19e siècle  In: Bulletins et mémoires. Société d'Emulation des Côtes-du-Nord vol. 92 (1964) p. 21-52

DITTMAR (Pierre-Olivier), RAVAUX (Jean-Pierre), 2006,  « Significations et valeur d'usage : le cas des gargouilles de Notre-Dame de L'Epine », Etudes marnaises,‎ 2006, t.CCXXIII, p.46-50. 

https://www.academia.edu/6446935/_Significations_et_valeur_d_usage_des_gargouilles_le_cas_de_Notre-Dame_de_l_Epine_avec_J.-P._Ravaux_Notre-Dame_de_LEpine_1406_-_2006._Actes_du_colloque_international._LEpine-Ch%C3%A2lons_15_et_16_septembre_2006_t._II_2008_Etudes_Marnaises_t._CXXIII_p._38-80

LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

LE SEAC'H (Emmanuelle), 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère : Landerneau, Landivisiau, Ploudiry, Sizun. Mémoire de maîtrise d’histoire,  2 vol. 359 p. + 135 p. : ill. ; 30 cm.

VIOLLET-LE-DUC (Eugène ) 1854-1868, « Gargouille », Dictionnaire raisonné de l’architecture française, Paris, Bance-Morel, , t.VI, p.24-28. 

https://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_raisonn%C3%A9_de_l%E2%80%99architecture_fran%C3%A7aise_du_XIe_au_XVIe_si%C3%A8cle/Gargouille

Wikipédia "Gargouille".

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gargouille

 

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Published by jean-yves cordier - dans Gargouilles et crossettes Chapelles bretonnes.
25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 15:09

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Descriptions disponibles :

" Continuant à circuler autour de l'église, on descend jusqu'au bas de la nef du Midi et l'on trouve les fonts baptismaux.

La cuve octogonale, sculptée dans le granit, a beaucoup de caractère et porte cette inscription : F ; F : LAVRENS : ROPARTS : E : L : ABGRALL : LORS : FABRIQVES : LAN : 1651.

Le baldaquin en chêne sculpté qui surmonte cette cuve n'a pas la valeur du baptistère de Guimiliau, auquel il est antérieur de vingt-cinq ans, mais il a cependant grand aspect et a le mérite d'avoir servi de modèle et d'inspiration pour ce travail, qui est le chef-d'œuvre de la sculpture sur bois dans cette contrée. Le grand dôme est soutenu par huit colonnes dont quatre sont torses et tapissées de pampres de vigne, les quatre autres cylindriques, entourées d'enroulements de rubans et de branches de laurier. Plus haut, règne une petite arcature abritant le Baptême de N. S. et les statues des douze Apôtres. La frise courant au-dessus des premières colonnes porte cette inscription : F : F : P : MILLIO ; ROPARTZ : E : HERVE : ABGRALL : LORS : FABRICQVE : LAN : 1650." (Abgrall 1891)

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Un siècle plus tard, René Couffon reprenait cette description : 

 

"Fonts baptismaux , dont la cuve octogonale en granit porte l'inscription : "F. F. P. LAVRENS. ROPARTZ. E. L. ABRAL. LORS. FABRIQVES. LAN. 1651.", et dôme : "F. F. P. MILLIO. ROPARTZ. E. HERVE. ABGRALL. LORS. FABRIQVES. LAN. 1650.". Huit colonnes, dont quatre torses, soutiennent un entablement octogonal ; sur celui-ci, un dôme ajouré de petites arcatures abritant un Baptême du Christ et les statuettes des douze Apôtres."

 

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Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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1°) La cuve octogonale (granite, 1651).

a) présentation.

La cuve octogonale est équipée de sa cuvette en plomb à couvercle carré. Elle est scellée par deux pattes en queue d'aronde, sur son coté oriental, avec sa cuve de vidange, hexagonale. Les deux cuves sont posés sur des piliers , le principal étant octogonal à niches creuses, l'autre cylindrique à cannelures.

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Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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b) l'inscription .

Elle fait le tour de la cuve principale et s'achève sur la cuve secondaire.

Elle débute par une manicule (main à l'index pointé).

"[main ] F : F : P : LAVRENS : ROPARTZ : E : L : ABGRAL : LORS : FABRIQVE : LAN 1651."

La lettre N de LAN est rétrograde.

La leçon de Couffon est la meilleure, mais ne respecte pas la ponctuation par deux-points.

Transcription : "Fait par Laurent ROPARTZ et L. ABGRALL alors fabriques en l'an 1651.".

Ces deux familles ont eu accès à l'honneur et aux responsabilités du poste de fabricien (membre du conseil de fabrique de la paroisse) déjà en 1650 : cf. infra. De même, on retrouve le nom d'ABGRALL en tant que curé en 1676, cité comme commanditaire du sépulcre ; et en 1667, François ABGRALL appartenait au "corps politique". En 1715, Jacques ABGRALL est cité comme l'un des deux fabriques par l'inscription de la cloche.

La généalogie Lesgall signale, si je déchiffre bien,  un Laurent ROPARZ, décédé le 1er mars 1677,  père de 4 enfants dont Jean ROPARZ marié à Lampaul-Guimiliau et grand-père d'un Laurent ROPARZ, né à Lampaul-Guimiliau, lieu-dit Mespant. Mespant se trouve à moins d'un kilomètre au nord-est de l'église.

Et Laurent ROPARZ, décédé en 1676, époux d'Anne Floch et père de Catherine ROPARZ née en 1658.

http://lesgall.pagesperso-orange.fr/ff599.htm#P_6049

Le prénom de L. ABGRALL était peut-être aussi celui de "Laurent". On retrouve plus tard  un Laurent ABGRALL 1674-1724, fils de Paul. 

https://gw.geneanet.org/flcharlet?lang=fr&pz=valentin&nz=charlet&p=paul&n=abgrall&oc=5

http://www.cgf-forum.fr/phpBB2/viewtopic.php?t=8282

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Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

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Le baldaquin.

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Il est posé sur un soubassement octogonal de deux degrés en pierre.

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Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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L'inscription courant en frise sur l'entablement des colonnades

F : F : P : MILLIO : ROPARTZ : E : HERVE : GRAL : LORS : FABRICQVE : LAN : 1650

Nous retrouvons le N rétrograde de LAN.

MILLIO, c'est le prénom breton Miliau (sant Milio en breton) qui a donné son nom à Guimiliau ... et à Lampaul-Guimiliau. Il faut comprendre "Miliau ROPARTZ". On retrouve une personne portant ce nom à Plounéventer, mais non ici :

https://gw.geneanet.org/jellegoet?lang=en&iz=8&p=anne&n=ropartz&oc=31

http://www.cgf-forum.fr/phpBB2/viewtopic.php?t=12987

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Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Les personnages en ronde bosse occupent, séparés par des colonnades,  les 16 niches du dôme : aux 12 apôtres, se joignent Jean-Baptiste, le Christ et saint Saturnin lors du Baptême, ainsi que le Christ Sauveur.

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Le baptême du Christ.

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Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Saint Paul tenant l'épée de sa décapitation.

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Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Saint Pierre (identifié à son toupet et son livre) et saint Jacques le Majeur.

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Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Deux apôtres.

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Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

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Saint Barthélémy et un autres apôtre.

Saint Barthélémy tient la peau qui lui fût ôtée lors de son martyre.

Les conditions de prise des clichés sont difficiles.

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Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

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Deux apôtres ayant perdu l'attribut de la main gauche.

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Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

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Saint Jean et saint André.

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Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

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Un apôtre et le Christ Sauveur.

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Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

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Les colonnades : oiseaux picorant du raisin et serpents.

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Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

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Colonnades aux feuilles de saule et ruban de pierreries.

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Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Fonts baptismaux (1650 et 1651) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

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SOURCES ET LIENS.

COUFFON (René), LE BARS ( Alfred), 1988,  Notice sur  Lampaul-Guimiliau , Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm. ISBN 978-2-950330-90-1.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/ffdece473d8b2cacb3b0124f2e647d77.pdf

— COUFFON (René), 1964 Quelques considérations sur la sculpture religieuse en Basse-Bretagne du 12e au 19e siècle  In: Bulletins et mémoires. Société d'Emulation des Côtes-du-Nord vol. 92 (1964) p. 21-52

ABGRALL (Jean-Marie), 1891,  Notice sur l'église de Lampaul-Guimiliau , Bulletin de la Société archéologique du Finistère .

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207615d/f92.image

ABGRALL (Jean-Marie), 1916, Notice  sur l'église de Lampaul-Guimiliau, B.D.H.A.  page .

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/eb8a12b7e12798d2ef6eea2b182e7115.pdf

 

 

 

 

 

 

 


 

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Published by jean-yves cordier - dans Chapelles bretonnes.
25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 10:36

Dans le standard de jazz Caravan, où sont les chameaux ? Pourquoi il est inutile d'attendre que les chiens aboient en écoutant the Duke.

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J'ai toujours pensé que le standard de Duke Ellington et Juan Tyrol évoquait le lent balancement des chameaux et les campements des bédouins, le charme des oasis tapies derrière les étendues de sable brûlant. Les sonorités orientales de la  musique, souvent accentuées à plaisir par le saxo (ou la clarinette de Barney Bigard), suffisaient à faire apparaître la longue procession des chameliers escortant de précieux chargements vers les caravansérails. Je délirais de soif vers Tombouctou, j'écoutais les contes de Shéhérazade, j'étais accueilli par Sémiramis, ou encore c'était à Samarkand que  le rythme chaloupé de ma monture faisait monter en moi les vers du Majoun et Leila du persan Nizami.

 

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Le thème a été écrit par Juan Tyrol puis Duke Ellington a composé l'arrangement et la partie centrale. La première version, purement instrumentale, date de 1936. 

https://secondhandsongs.com/work/140258/versions#nav-entity

https://www.youtube.com/watch?v=YkLBSLxo5LE

 

Ah, très bien, mais si nous écoutons les paroles composées par Irving Mills , nous devons quitter le Sahara ou la Route de la Soie pour venir nous blottir à l'intérieur de notre petite caravane pour une nuit sous les étoiles.

La première version vocale par Duke Ellington et Juan Tyrol a été chantée par Ivie Anderson en 1936, mais c'est surtout par l'enregistrement d'Ella Fitzgerald en 1957 qu'on peut  écouter ces paroles. 

 

https://www.youtube.com/watch?v=5O_ICpYMUds

Je n'y entends parler ni de chameaux, ni de Sahara, mais d'un home sweet home tracté : "Caravan" c'est une roulotte, et la chanson évoque les bonheurs d'une nuit de camping.

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La preuve ? voici les paroles originales . Ce sont principalement et non sans écart, des octosyllabes

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Night and stars above that shine so bright
The myst'ry of their fading light
That shines upon our caravan

 

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Sleep upon my shoulder as we creep
Across the sand so I may keep
This mem'ry of our caravan

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This is so exciting, you are so inviting
Resting in my arms
As I thrill to the magic charms

Of you beside me here, beneath the blue
My dream of love is coming true
Within our desert caravan

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Oui, on y trouve le mot "désert", mais comme adjectif dans le sens de "isolée, solitaire" : rien à voir avec les dunes modelées par le vent brûlant. 

Sait-on si Irving Mills, auteur des paroles, s'adonnait au caravaning ? Non, et pas d'avantage Duke Ellington et Juan Tyrol. Ils ne possédaient, ni caravan, ni travel trailer, ni camper, ni camper trailer, ni tent. Même si le caravaning devint populaire aux Etats-Unis dans les années 1920, et si un Caravan Club fut fondé en 1907, le seul point d'intersection entre la patate "jazz" et la patate "camping" est celui où nous voyons la caravane de  Django Reinhardt (qui était né dans une roulotte de gitans) brûler dans un incendie en 1928 : il sauva sa guitare mais fut sérieusement brûlé à la main et à la jambe et perdit l'usage de deux doigts de la main gauche, comme chacun le sait. Mais cela se passait à Saint-Ouen et non à Washington.

En fait, Irving Mills aurait acheté les paroles d'un auteur dont nous ne savons pas s'il avait passé la nuit au bord d'une plage  (across the sand) dans sa roulotte avec sa petite amie. L'enquête s'avère difficile. 

 

Y-a-t-il ici une allusion aux roulottes des Gypsy ? Aux attelage des cow-boy ? Pas plus. 

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Ces paroles ont été traduites (ou adaptées) par Philippe Elan pour  Laura Figgy

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Nuit semée d'étoiles qui brillent si fort

Le mystère de leur reflet d'or,

Illumine notre caravane.

 

Dors, sur mon épaule tout en rampant,

Dans le vent le sable mouvant,

Souvenir de notre caravane.

 

Tout semble possible, tu es irrésistible

Blottie dans mes bras je subis

Ton mystérieux charme

 

Oh toi, si près de moi sous le ciel roi,

mon rêve se réalisera

Au cœur de notre caravane.

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Enfin, dans une de ces adaptation dont elle a le secret, voici la version de Brigitte Fontaine (1997) : cette fois-ci, les chameaux sont bien là ... dans la baie du Mont-Saint-Michel :

 

L’air se cabre dans la nuit d’hiver
Tout est silence, terre et ciel
Le désert luit loin de la mer
Tout en bas du mont Saint-Michel

Au sommet j’avale un vent muet
Grisant comme un vin de Toscane
Mon regard plonge dans la baie
Je vois passer la caravane

Ils sont bien cinquante
Les chameaux, les gens
Sous la lune errante
Là, se balançant
Le rythme royal
Me charme et m’appelle
Volant, je dévale
Les longues ruelles
Sur le sable doux comme un miroir
Je cours vers eux tout en criant
Ils passent, ils passent sans me voir
Détachés sur le ciel d’argent
Seul, un homme un regard embrasé
Fier comme un prince d’Erevan
Me tend une rose embaumée
Et il rejoint la caravane
Je reste figée
Dans ma peau d’hermine
Et puis je m’en vais
Vers ma limousine
Je pose la rose
Sur le siège avant
Je marque une pause
Je rentre à Dinan

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Je n'ai plus qu'à proposer ma petite composition, comme ça, je pourrais la chanter cet été, au camping de Gazouillis-les Pins :

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Nuit, et tes étoiles scintillantes,

Le mystère des étoiles filantes,

Au dessus de notre caravane.

 

Danse, tes pas s'impriment sur la plage,

Tu peux descendre jusqu'au rivage,

En face de notre caravane.

 

C'est un petit camping,

qui secoue et qui swingue,

un nouveau style de cabane.

 

Tu peux

tirer les petits rideaux bleus

Le paradis des amoureux

C'est notre nouvelle caravane !

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Mon interprétation du moment ?  Celle de l'Avalon Jazz Band, car je succombe au charme de la voix de Tatiana Eva-Marie :

https://www.youtube.com/watch?v=w_HcB84GqxA

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je ne peux mentionner tous mes enthousiasmes, mais je suis bien obligé de citer aussi Mélody Gardot à Juan-les-Pins avec Irwin Hall (saxophone, flûte, clarinette,  Stephan Braun (violoncelle !) , Charnett Moffett (contrebasse) et Charles Staab ( batterie).

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=svfYFgqBjW0&list=RDuJ8LiUFJBaQ&index=6

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Published by jean-yves cordier

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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