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25 juillet 2019 4 25 /07 /juillet /2019 22:40
Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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PRÉSENTATION.

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Les façades orientales de la chapelle (celles du chevet et du transept) se prolongent, à leur gauche, par la porte monumentale autrefois fermée par une grille, puis par un calvaire dont le haut soubassement,  parce qu'il s'encadre de deux échaliers, participe à fermer l'enclos. Ces échaliers, des plaques de pierre placées verticalement sur tranche, se laissent enjamber, mais s'opposent à la pénétration des vaches ou autres animaux.

Par cette situation, c'est donc un calvaire de seuil, comme ceux de Pencran, de La Roche-Maurice ou de Saint-Divy, alors que beaucoup d'autres sont placés au centre du placître, et du cimetière.

Ce soubassement est un massif rectangulaire en pierre de taille. Il reçoit un premier socle, dont la pierre blonde (microdiorite quartzite) d'une vingtaine de centimètres de haut est chanfreinée en partie haute. On y remarque immédiatement une série de masques en pleine lune, au nombre de quatre par faces.

Puis vient un deuxième socle, cubique, dont la teinte sombre révèle qu'il est fait de kersantite. Ses angles sont biaisés. Il reçoit déjà un premier personnage, un soldat allongé.

Le fût s'élève alors, cylindrique mais régulièrement marqué d'écots, pour rappeler que la croix est, symboliquement ou selon la légende de la Vraie Croix, un arbre née de la tombe d'Adam. Les bretons nomment ces fûts Kroaziou ar Vossen, "croix de la peste" en associant les branches coupées à des bubons ; et cette tradition trouve facilement écho ici, en la chapelle du principal saint invoqué contre la peste.

La hauteur totale du calvaire est de 7  mètres, autant que celui de Saint-Thégonnec : cela permet d'y étager deux croisillons.

Nous trouverons donc : 

— Sur le socle : Sortie du Tombeau à l'est. Marie-Madeleine et un homme agenouillé à l'ouest.

— Croisillon inférieur : Déploration à 4 personnages à l'est.  Deux cavaliers de la Passion à l'ouest. Armoiries des Kergoët.

— Croisillon supérieur : Saint Sébastien entre deux archers et armoiries des Kergoët. à l'est. Le Crucifié entre Marie et Jean et armoiries Kergoët/Kerpaen à l'ouest. (statues latérales géminées Jean/archer et Vierge/archer) .

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Matériau.

Kersantite ou "[pierre de] kersanton"

Microdiorite quartzite ou "pierre de Logonna".

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Datation : 1541-1567, ou 1541-1554.

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Elle est apportée par le blason des Kergoët, seigneurs prééminenciers (et fondateurs) de la chapelle, car ils possédaient un manoir à Lezaon en Saint-Ségal, terre toute proche d'ici. Sur la face ouest, ces armes sont associées à celle de Kerpaen. Jean de Kergoët, fils cadet de Pierre de Kergoët a épousé Perrine de Kerpaen en 1541. Son frère aîné n'a pas eu d'héritiers mâles (malgré le mariage en 1554 de sa fille Gilette avec Michel Du Bot), ce qui permit à Jean de Kergoët, tuteur de Gilette, de prétendre à la prééminence de la chapelle. Ce qui fut définitivement reconnu en 1567 lors du mariage de son fils Alain avec Julienne de Trégain. Cette date forme un terminus ante quem, car ce couple aurait placé là ses propres armes.

Les auteurs adoptent en général la date de 1550, sous le roi Henri II.

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Nota bene : il existe une marge d' imprécision. La date du mariage Kergoët/Le Bot est donnée en 1554 sur le site de l'Inventaire Général, en 1562 par Pol de Courcy, elle n'est pas précisée sur la généalogie de Jean-Claude Bourgeois. Elle est obligatoirement postérieure au décès du premier mari de Gilette de Kergoët, René de Saint-Alouarn le jour de Noël 1553. Elle est donnée comme 1554 sur la Monographie de Lothey.  En 1558, Michel du Bot est encore dit seigneur du Guilly en Lothey lors d'un achat d'une partie du Parc au Duc de Châteaulin. ( Voir Monog. Lothey page 91). Il est présent à la Montre de l'Évêché faite à Quimper en mai 1562, parmi les nobles de Lothea, avec le  titre  de sieur du Guilly, où il paraît "en état d'arquebusier à cheval et a dit être exempt de servir, en raison de son office de procureur de Châteaulin. Il n'y est pas à titre personnel, mais en représentation de Gilette de Kergoët, dame du Guilly, qui fait défaut.

Ce couple n'avait pas renoncé à leurs droits dans la chapelle puisqu'il a placé ses armoiries sur le mur est du bras nord du transept, et sur la charpente à la croisée du transept. René Lisch 1957 les dataient "probablement du troisième quart du XVIe siècle" et "avant 1567". 

Si on suppose que Gilette a commencé par laisser la prééminence à son tuteur Jean de Kergoët et son épouse après 1541, puis a repris ses droits à partir de son second mariage (au plus tôt en 1554), avant d' admettre son absence d'héritiers et de les céder à Alain de Kergoët en 1567, la datation déduite des armoiries Kergoët/Kerpaen devient : entre 1541 et (?) 1554.

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Attribution : Bastien et Henri Prigent.

J'attribue ce calvaire où prédomine le kersanton à l'atelier des frères Prigent (1527-1577) de Landerneau alors que Castel et Le Seac'h l'attribuent au Maître de Saint-Thégonnec, auteur du calvaire de cet enclos en 1610.

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Contexte : les calvaires à deux croisillons ( à un ou trois fûts).

Le calvaire de Saint-Sébastien est édifié au cœur de la période pendant laquelle on voit éclore, en Finistère, notamment dans les enclos paroissiaux, des calvaires à deux croisillons, dont la majorité répondent à la même organisation  donnant place à deux statues géminées (avec la Vierge et Jean sur la face occidentale), les deux cavaliers de la Passion, une Pietà ou Déploration au centre et un Christ au lien sur l'autre face, et enfin Marie-Madeleine agenouillée au pied de la Croix . Il y a donc reprises par les ateliers de sculptures d'un modèle, jamais copié mais toujours développé.

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Cléden-Poher (1575)

Guimiliau (1581-1588)

Locmélar (vers 1600), par le Maître de Plougastel

Lopérec (1552) par Fayet.

Pencran, (1521 ?)

Pleyben (1555) par Henri et Bastien Prigent.

Plomodiern, chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom (1544).

Plougastel (1602-1604) par le Maître de Plougastel.

Plougonven, (1554), Henri et Bastien Prigent.

Loqueffret (1576?)

Plounéventer (1578)

Saint-Thégonnec (1610)

 

 

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DESCRIPTION.

 

 Je décrirai le soubassement, puis la face orientale du calvaire, puis sa face occidentale, comme cela se présente pour le visiteur qui vient de l'extérieur de l'enclos.

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Le soubassement : 

les quatre faces du bloc de microdiorite quartzite sont ornés de masques circulaires lunaires ou solaires aux faces humaines grimaçantes ou souriantes.

Ce motif des "faces plates" , initié sur le bas de la tour commencée en 1548 de l'église Saint-Matthieu de Morlaix, se répète à la fin du XVIe siècle sur le chevet de l'église de Bodilis daté de 1564, à la chapelle Sainte-Anne du cimetière de Landivisiau, à  la Maison des treize Lunes (5, place Saint-Thomas) de Landerneau (XVIe) et sur les piles d'entrée du portail du château du Chef-du-Bois de Pencran , qui sont  en pierre de Logonna également.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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LA FACE ORIENTALE.

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Tout le calvaire est en kersantite au dessus du soubassement.

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LA SORTIE DU TOMBEAU.

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Elle est singulière car elle n'est pas faite de statues individuelles, mais sculptée dans le support cubique et dans le second bloc. Celui-ci forme le tombeau, qu'enjambe le Christ portant l'étendard (ici une croix) de sa victoire sur la Mort et vêtu de la cape glorieuse. Le fût de la croix est taillé dans le même bloc que le tombeau, et le Christ n'est pas sculpté en ronde-bosse, mais en haut-relief sur cette croix. La symbolique religieuse de cette unité de la Croix et de la Résurrection est forte.

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Les soldats endormis pendant leur veille sont seulement deux : l'un est allongé,  taillé dans le support, et l' autre est assis à gauche. Ils portent l'armure complète, le casque et son gorgerin. Il y avait, selon Le Seac'h, un troisième soldat, qui a été volé : c'est fort probable.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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L'atelier Prigent a réalisé une Sortie du Tombeau pour les deux calvaires monumentaux de Pleyben et de Plougonven (tous les deux restaurés). La cuirasse des soldats est à deux facettes formant un angle sternal, comme pour le soldat assis de Saint-Sébastien.

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Sortie du Tombeau, calvaire de Pleyben (1555, Prigent). Photographie lavieb-aile.

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Sortie du Tombeau, calvaire de Plougonven (Prigent, 1554). Photographie lavieb-aile.

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Voici maintenant la Sortie du Tombeau du calvaire de Saint-Thégonnec : le Christ est très proche de celui de Saint-Sébastien.

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Sortie du tombeau (1610, Maître de St-Thégonnec), calvaire de St-Thégonnec. Photo lavieb-aile

 

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LE CROISILLON INFÉRIEUR : LA DÉPLORATION.

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Une Déploration à quatre personnages (nommée aussi "pietà" par Castel) occupe la face de ce croisillon. La Vierge portant sur ses genoux le corps du Christ est entourée de Jean et de Marie-Madeleine. 

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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La Vierge.

Mains jointes, tête à peine fléchie et inclinée, elle porte un manteau attaché par une languette à deux boutons, et un voile formant un pli en Z sur le front. Elle ne maintient donc pas le corps de son Fils, qui repose à la fois sur son genou droit et sur les genoux de Jean. Le bras droit du Christ pend en diagonal, montrant la plaie de la paume.

Le visage de la Vierge est carré, au dessus d'un petit menton pointu. La bouche, fermée, est triste, la lèvre supérieure charnue en léger surplomb sur la lèvre inférieure. Le nez est droit, aux narines pleines, entre des joues rondes.

Les yeux ont la forme d'amandes en saillie, dessinés par deux traits pour tracer les paupières. L'orbite est un arc convexe en auvent.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Saint Jean.

Sa main droite soutient la tête de son Maître sur un coussin ou un linge plié, tandis que la main gauche est placée sur la poitrine. Son visage incliné vers la gauche est levé vers le ciel. La chevelure bouclée forme une couronne de boules. 

Son visage a les mêmes caractéristiques que celui de la Vierge, notamment le menton très court.

Il porte un manteau serré sous le cou.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Marie-Madeleine.

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Elle tient de la main gauche le flacon d'aromates, tandis que sa main droite se pose sur sa poitrine, dans une symétrie avec saint Jean dont elle adopte la même posture, tête levée.

Ses cheveux qui forment deux nattes devant les épaules sont regroupées derrière la nuque par le fameux bandeau occipital, déjà noté sur la Vierge à la démone du bras nord du transept, et qui est assez spécifique de la deuxième moitié du XVIe siècle.  Il est présent sur la chevelure de Marie-Madeleine de la Déploration du calvaire de Pleyben  (Prigent 1555), et de la Déploration  du calvaire de Plougonven (Prigent 1554),  de la Déploration du calvaire de Saint-Ségal, du pied de la croix du calvaire de Saint-Ségal, ou sur la Vierge de l'Annonciation de Pleyben. 

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Les masques du croisillon.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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LE CROISILLON SUPÉRIEUR. LE MARTYRE DE SAINT-SÉBASTIEN.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Saint Sébastien.

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L'Athleta Christi est beau comme un Apollon, bien musclé, à peine couvert par un pagne. Ses cheveux bouclés font, comme le saint Jean de la Déploration, une couronne de boules.

Il importe que les trous des flèches soient bien visibles.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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COMPARAISON.

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Arc de triomphe de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile.

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Calvaire du bourg de Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile

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église de Ploudiry. Statue en kersanton par l'atelier Prigent. Photo lavieb-aile.

 

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L'archer de droite .

Beaucoup plus fruste d'allure que son collègue, il a les traits typiques du bourreau, grimaçant et tirant la langue hors d'une bouche mal dentée, et inclinant la tête. Il porte barbe et moustache et est coiffé d'un morion. Il est vêtu d'une tunique boutonnée, aux manches bouffantes et à taillades, des hauts-de-chausse extrêmement plissés,  et des bottes à revers. Un couteau pend à son coté.  On n'oublie pas, bien-sûr, la braguette hypertrophiée car rembourrée : elle resta à la mode jusqu'en 1580. 

Il tient  la flèche empennelée entre index et majeur au dessus de la corde, tandis que les deux autres doigts passent derrière.  

 

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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L'archer de gauche.

Il a la noblesse d'un officier ; 

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Le blason.

De ce coté-ci, il ne porte que les cinq fusées et les quatre roses des Kergoët, sans alliances. Il est présenté par un masque qui le tient entre ses dents, tandis que deux autres masques l'encadrent.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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LA FACE OCCIDENTALE.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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AU PIED DE LA CROIX. MARIE-MADELEINE.

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Cette statue de Marie-Madeleine agenouillée au pied de la croix, et tenant son pot d'onguent rappelle immédiatement celles qu'on observe à Pencran (en deux versions), à Dinéault, à Sainte-Marie-du Ménez-Hom, ou à Lopérec, ou celles qui sont incluses dans les calvaires monumentaux de Pleyben et Plougonven. Elles sont parfois tournées vers la croix, mais  celle-ci fait face à l'ouest, une main sur la poitrine. Elle porte un costume aux manches ballonnées et resserrées au coude, se continuant en plis cannelés et se terminant en plis tuyautés au niveau des poignets. Sa robe est serrée à la taille par une ceinture au motif imitant une succession de perles. Le décolleté carré laisse voir une chemise qui monte par une série de plis convergents jusqu'au cou, qu'elle entoure d'un épais bourrelet. Le pot d'aromates est décoré de godrons et fermé par un couvercle à boules.

Les cheveux aux longues nattes descendants devant les épaules sont réunis derrière la nuque par le bandeau occipital propre à l'époque et à la région (Basse-Bretagne, 2ème moitié XVIe), et qu'on observe, à l'intérieur de la chapelle, sur la Vierge à la Démone du transept nord.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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La sainte animée par un élan mystique lève la face et semble humer l'atmosphère. Son  visage est particulièrement rond, puis on retrouve les éléments stylistiques déjà mentionnés, le menton court dont la pointe est accentuée, la bouche petite aux lèvres tendues vers l'avant, les yeux globuleux et le front épilé.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Un homme agenouillé. Donateur ? 

Placé en symétrie de la sainte, cet homme en robe longue lève les deux bras aux mains brisées dans un geste d'adoration. On a pu y voir le commanditaire, le seigneur de Kergoët . Sa coiffure mi-longue aux pointes bouclées est bien celle des seigneurs du XVIe siècle.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Le croisillon inférieur : les deux cavaliers de la Passion, le Christ aux liens.

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1°) Le blason Kergoët/Kerpaen.

Il est présenté par un masque moustachu entre deux enfants nus.

Ces armoiries ont quatre quartiers :  en 1, Kergoët, en 2 Kerguiliou, en 3 du Launay, en 4 Kerpaen .

-En 1 : Kergoët : d'argent, à cinq fusées de gueules, accolées et surmontées de quatre roses de même .

-En 2 :   trois têtes animales de profil (loup ?lévriers ? aigles ? oiseaux?) , on peut attendre ici les armes des Kerguiliou

-En 3 :  armes de Catherine du Launay d'or à trois rocs d'échiquier d'azur 

-En 4 : armes de  François de Kerpaen : d'argent au chêne arraché de sinople, au sanglier de sable, brochant sur le fût de l'arbre.

 

Ces armoiries sont celles de Jean de Kergoët (fils de Pierre de Kergoët et de Catherine de Launay) et de son épouse Perrine de Kerpaen (fille de François de Kerpaen et de Jeanne Kerguiliou), mariés en 1541, et parents d'Alain de Kergoët (qui épousera en 1567 Julienne de Trégain).

https://gw.geneanet.org/jcbo?lang=en&n=de+kerpaen&oc=0&p=perrine

http://www.laperenne-zine.com/articles.php?lng=fr&pg=609

Jeanne de Kerpaen devint veuve en 1550 et tutrice de son fils Alain.

 

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Au centre : le Christ aux liens (Ecce homo, Christ de dérision).
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Il est paré par dérision de substituts de la royauté, pour s'être déclaré Roi, et, pour Pilate et le peuple, "roi des Juifs" devant Pilate (Jean 18:33-38). Après avoir été couronné d'épines et flagellé, il est alors revêtu par les soldats d'un manteau de pourpre  (Jn 19:3) et salué par les cris "Salut, roi des Juifs !". Il est alors présenté ainsi au peuple en dehors du prétoire par Pilate qui déclare "Voici l'homme" (Ecce Homo).

Le roseau  (arundo dans la Vulgate, kalamos dans le texte original) qui lui est donné en guise de sceptre est cité par Matthieu 27:27-31 "Les soldats du gouverneur conduisirent Jésus dans le prétoire, et ils assemblèrent autour de lui toute la cohorte. Ils lui ôtèrent ses vêtements, et le couvrirent d’un manteau écarlate.  Ils tressèrent une couronne d’épines, qu’ils posèrent sur sa tête, et ils lui mirent un roseau dans la main droite ; puis, s’agenouillant devant lui, ils le raillaient, en disant : Salut, roi des Juifs ! Et ils crachaient contre lui, prenaient le roseau, et frappaient sur sa tête. Après s’être ainsi moqués de lui, ils lui ôtèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier."

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Le Christ, vêtu d'un pagne et du manteau écarlate, est debout, genou flêchis, mains liées, tenant le roseau. Il est barbu, tête légèrement tournée vers la droite.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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COMPARAISON.

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De nombreux Christ aux liens peuvent être placés en comparaison.

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Calvaire de Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

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calvaire de Pleyben (Prigent, 1555). Photographie lavieb-aile 2019.

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Les deux cavaliers. Longin et le Centenier converti.

Au XVIe siècle se développa dans les représentations de la Passion l'habitude de placer deux cavaliers aux gestes caractéristiques. L'un montre son œil du doigt, tandis que l'autre lève l'index vers le Christ. On retrouve ce couple dès le XIe siècle dans les enluminures et peintures, dans les Maîtresse-vitres finistériennes, et en sculpture. 

https://art.rmngp.fr/fr/library/artworks/partie-centrale-d-un-triptyque-la-crucifixion-avec-longin-et-stephaton_ivoire-d-elephant_sculpte

Si, en peinture ou peinture sur verre, le nombre et la posture des cavaliers sont variés, ils sont bien plus fixés sur les calvaires bretons.

Le premier est souvent identifié à Longin, le soldat qui donna un coup de lance dans le flanc droit du Christ pour s'assurer de son décès. La scène représente Longin guéri de sa cécité . J'ai étudié ce motif à Landerneau :

Ce buste en pierre de kersanton est très vraisemblablement issu d'un calvaire, car il représente un personnage  régulièrement représenté autour du Christ crucifié des grandes Passions finistériennes, et dont il est parfois difficile de comprendre la signification. Il regarde le Christ en croix tout en plaçant son index sous sa paupière gauche. C'est bien le cas ici, et, de plus, notre homme porte bonnet conique ceint d'un turban, et la coiffe à longues "oreillettes" se terminant en pointes par des franges rituelles, qui désigne les dignitaires hébreux dans l'iconographie du XVIe siècle. 

Ce personnage illustre la scène de la Guérison de Longin. Longin est  le nom qui fut  donné dans l'Évangile de Nicodème chap. X  au soldat romain, plus tard assimilé au centurion converti de Marc 15:39, qui perça le flanc droit du Christ de sa lance selon Jean 19:34 . Au IXe siècle, Adon archevêque de Vienne, dans son Martyrologe au 1er septembre, en fait un saint martyr. Les martyrologes suivants fixent la date du 15 mars pour son martyre. Au Xe siècle,  Syméon Métaphraste dans son Ménologue en grec, (si la traduction en français est fidèle) en fait non plus un Romain, mais un homme "de la Synagogue des Juifs" mais établi capitaine de cent hommes d'armes (donc centenier) pour garder la Croix.  Au XIIIe siècle, dans sa Légende Dorée, Jacques de Voragine, reprenant des récits antérieurs, écrit :

"Longin fut le centurion qui, debout avec les soldats près de la croix, par l’ordre de Pilate, perça le côté du Sauveur avec une lance. En voyant les miracles qui s'opéraient, le soleil obscurci et le tremblement de terre, il crut en surtout depuis l’instant où, selon le dire de certains auteurs, ayant la vue obscurcie par maladie ou par vieillesse, il se frotta les yeux avec du sang: de N.-S., coulant le long de sa lance, car il vit plus clair tout aussitôt. Renonçant donc à l’état militaire, et instruit par les apôtres, il passa vingt-huit. ans dans la vie monastique à Césarée de Cappadoce, et convertit beaucoup de monde à la foi par sa parole et ses exemples".

La fusion en un même personnage du soldat romain, du centenier converti, du nom de la lance (Longin = Lance), et de la guérison d'une cécité s'expliquerait par la rapprochement du centurion s'exclamant "Vere filius dei" ("Matth 27, 54), du lancier de Jn 19:34, de la guérison de saint Paul (des écailles lui tombent des yeux, et des mots latins "et qui vidit testimonium" qui suivent, en Jn 19:35, le verset Jn 19:34. (Quand ils s'approchèrent de lui, ils virent qu'il était déjà mort. Ils ne lui brisèrent pas les jambes, 34 mais un des soldats lui transperça le côté avec une lance et aussitôt il en sortit du sang et de l'eau. 35 Celui qui a vu ces choses en rend témoignage et son témoignage est vrai. )

 

http://www.lavieb-aile.com/2017/01/sur-la-piste-des-crossettes-de-landerneau.html

 

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Le cavalier à la droite de la croix (à notre gauche) : Longin.

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Il a bien les caractères décrits à Landerneau : il porte l'index vers sa paupière gauche, la tête levée. Il est vêtu d'une cape d'officier, mais il est coiffé d'un bonnet à glands, comme les Juifs de l'iconographie chrétienne du XVIe (cette couronne de glands ou pompons est mieux visible vue d'arrière). Sa main droite est posée sur la hampe de sa lance, dont le reste est brisé (ou n'a pas été représenté en pierre) et qui débute par une longue poignée ampulaire.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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L'harnachement des chevaux est figuré avec minutie, ce qui permet une comparaison avec les peintures contemporaines, avec les vitraux finistériens (où la concordance est franche), et entre les calvaires eux-mêmes.

Le frontal, qui descend sur le front par une pièce en T ou en O, la muserolle ou plutôt  le  filet (simple, ou fleuri d'une boucle),  le portail avec son médaillon ou sa boucle, le sous-gorge, l'étrivière : tout est en place.

Le mors à balancier est bien visible : une ferrure en S sert d'intermédiaire entre le mors et les rênes.

 

http://www.lavieb-aile.com/2017/09/la-maitresse-vitre-de-l-eglise-saint-yves-de-la-roche-maurice.html

 

http://www.lavieb-aile.com/2018/09/la-verriere-de-la-passion-baie-0-de-1500-1510-de-l-eglise-saint-lo-de-bourg-achard.html .

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La vue postérieure permet d'observer les croupes des chevaux, et le balancement opposé des queues soigneusement tressées.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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. http://expositions.bnf.fr/flamands/grand/fla_096.htm

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Le cavalier à la gauche du Christ : le Bon Centenier.

Son casque ou bonnet à plumet est posé les cheveux longs qui tombent sur les épaules en rouleaux qui peuvent aussi correspondent à une étoffe. Il est barbu.

On y reconnaît souvent Stéphaton, ou le centurion Stéphane "de la Posca", qui, selon la tradition, tendit au Christ au bout d'une tige d'hysope (roseau)  une éponge imbibée de posca, cette boisson rafraîchissante des soldats romains. En effet, les doigts de la main droite s'enroulaient peut-être jadis autour d'un manche (en bois). Mais l'homme lève la tête d'un air inspiré et son index est tendu (il serait fléchi avec les autres doigts s'il tenait l'hysope). Il s'agit plutôt du "bon centenier", qui s'exclama au pied de la croix  Vere filius dei erat iste .

D'ailleurs, aucun calvaire n'a conservé la trace de l'éponge ou du roseau qui soutiendrait l'hypothèse de Stéphaton.

 

http://classes.bnf.fr/livre/grand/152.htm

 

http://www.lavieb-aile.com/2018/09/la-verriere-de-la-passion-baie-0-de-1500-1510-de-l-eglise-saint-lo-de-bourg-achard.html

http://www.lavieb-aile.com/2017/09/la-chapelle-saint-jacques-de-merleac-la-maitresse-vitre-1402-ii.la-passion.html

http://www.lavieb-aile.com/search/vere%20filius/

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Le croisillon supérieur. Le Crucifié entre Marie et Jean.

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Le Christ incline la tête à droite, ses yeux sont clos, sa bouche entrouverte. Il est barbu, la couronne d'épines est fait de brins parallèles. La chevelure longue tombe devant l'épaule droite et derrière l'épaule gauche.

Les clous sont gros et pyramidaux.

La plaie du flanc est bien marquée ; le nombril est large.

Le Crucifié a un pagne noué par un gros nœud  sur son coté  gauche.

Le sang de ses plaies est recueilli dans des calices par trois anges "hématophores", deux aux pieds et un sous la main gauche (le support de l'ange de droite est visible). Ces anges se retrouvent à Ploéven bourg, Ploéven Sainte-Barbe, Saint-Thégonnec, Cleden-Poher, Lopérec, Locmélar, Pleyben, Guimiliau, etc.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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La Vierge a les bras croisés sur la poitrine. Sa tête est couverte du voile "coqué" (globalement carré et replié sur le dessus) propre aux Prigent .

L'élément le plus remarquable est la présence des trois larmes sous chaque œil, que nous allons retrouver aussi sur la statue de saint Jean. Selon E. Le Seac'h, ces trois larmes sont une des caractéristiques les plus nettes du style des frères Prigent, mais pourtant, elle ne les remarque pas dans sa description (page 290) et elle attribue ce calvaire au Maître de Saint-Thégonnec. 

Ces trois larmes sont présentes sur les statues de la Vierge et de Jean (et souvent de Marie-Madeleine) , de Pencran, de Plougonven (Prigent, 1554), sur la Déploration de Saint-Nic  et de Plourin-Ploudalmézeau , sur la Pietà de Lothey, (tous de Prigent), etc..

Dans la paroisse de Pleyben ( à laquelle appartenait Saint-Ségal), on les retrouve sur trois autres calvaires : celui de l'église de Pleyben (Prigent, 1555), celui de sa chapelle Saint Laurent et celui du bourg de Saint-Ségal.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Saint Jean.

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Saint Jean a la main droite posée sur la poitrine, tandis que la main gauche tient un livre.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Au total, le calvaire de Saint-Sébastien est parfaitement représentatif des calvaires érigés en Basse-Bretagne dans la seconde moitié du XVIe siècle, autour de l'Elorn et de l'Aulne et il en reprend les caractères principaux : croisillons doubles, prévalence du kersanton associé à la pierre de Logonna, statues géminées sur les croisillons, Déploration, Christ aux liens, anges hématophores.

Des marqueurs iconographiques suffisamment spécifiques permettent de les relier plus précisément  avec d'autres calvaires soit de la même paroisse, soit du même atelier, soit du moins de la même région : Marie-Madeleine agenouillée au pied de la Croix ; bandeau occipital ; trois larmes sous les yeux de Marie et/ou de Jean et/ou de Marie-Madeleine, couple des cavaliers Longin et Centenier converti.

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Enfin, la sagittation de  saint Sébastien introduit ici l'élément local propre au culte du grand intercesseur contre les épidémies, en écho à la même scène représentée sur l'arc de triomphe, et à l'intérieur sur les sablières et sur le retable du chœur. Elle offre la truculence  des expressions et la diversité des costumes qui ne se trouvent d'habitude que sur les calvaires monumentaux (Pleyben, Plougonven, Plougastel, Guimiliau, Saint-Thégonnec).

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SOURCES ET LIENS.

 

Le beau site de la mairie :

http://www.mairie-saintsegal.fr/lieux-et-monuments.htm

— CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des Croix et Calvaires du Finistère, article. 

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/ed6c2bc160f40c8aa6e03dc9f0bdccb1.jpg

 

— CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des Croix et Calvaires du Finistère, SAF.

http://croix.du-finistere.org/

http://croix.du-finistere.org/commune/saint_segal.html

— CASTEL (Yves-Pascal), LECLERC, (Guy), s.d,  La chapelle Saint-Sébastien , son calvaire, ses retables, ed. Commune de Saint-Ségal.

 

— CASTEL (Yves-Pascal), 1983,  La floraison des croix et calvaires dans le Léon sous l'influence de Mgr Roland de Neufville (1562-1613), Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1983  90-2  pp. 311-319

https://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1983_num_90_2_3130

 

— CASTEL (Yves-Pascal), 2005, Guide des sept grands calvaires bretons, Minihy-Levenez

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/f0824151eb305fc701d19c07bec6270b.pdf

— COUFFON, René, LE BARS, Alfred. Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles. Quimper : Association Diocésaine, 1988. p. 418-419

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/0ffd39bdf24d89d00ff35b034d2685b0.pdf

 

— INVENTAIRE GENERAL Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel), enquête 2009.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-sebastien-saint-sebastien-saint-segal/3161081b-4d98-4287-a98a-4abeed58a9dc

 

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes, page 289-290.

 — LISCH, (René) , 1957, Saint-Ségal, chapelle Saint-Sébastien."Congrès archéologique de France", CXV session, 1957, Cornouaille. - pp. 178-187 : ill. Éditeur(s) : Paris; Société francaise d'archéologie; 1957

— MADEC (Yves), 1915, Saint-Sébastien en Saint-Ségal

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/fc72b7a373375935ed358e8dbd9c8cd4.pdf

SPREV:

http://www.sprev.org/centre-sprev/saint-segal-eglise-saint-sebastien/

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Published by jean-yves cordier - dans Saint-Ségal Calvaires
20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 08:14

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PRÉSENTATION.

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On ne rencontre pas tous les jours des "sacraires" ; mais sait-on au moins ce que c'est ? Du latin sacrarium, c'est, d'après le Thresor de la langue française de Jean Nicot (1606), " le lieu où on met les choses sacrées". C'est vague. 

Le dictionnaire de l'Académie et le CNRTL ignore ce terme. Godefroy rejoint Nicot.

Viollet-le-Duc est plus précis : 

SACRAIRE, s. m. Petite pièce voûtée, située près du chœur des églises, où l’on renfermait les vases sacrés. Dans un grand nombre d’églises, la sacristie servait de sacraire ; c’était dans la sacristie que l’on déposait les vases sacrés. Cependant on signale de véritables sacraires annexés à des chœurs d’églises du moyen âge. L’ancienne cathédrale de Carcassonne possède deux sacraires à droite et à gauche du sanctuaire (voy. Cathédrale, fig. 49), qui sont voûtés très-bas et munis d’armoires à doubles vantaux. Ces sacraires datent du XIVe siècle. Nous en trouvons également dans la cathédrale de Châlons-sur-Marne, qui datent du XIIe siècle. Ces réduits n’ont pas d’issues sur l’extérieur, et s’ouvrent sur l’église par des portes étroites et bien ferrées. Dans certaines églises conventuelles, le sacraire, c’est-à-dire le dépôt des vases sacrés, consistait en un édicule en pierre ou en bois placé près de l’autel. Cette disposition était observée autrefois dans l’église abbatiale de Cluny, dans celle de Saint-Denis, en France.  https://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_raisonn%C3%A9_de_l%E2%80%99architecture_fran%C3%A7aise_du_XIe_au_XVIe_si%C3%A8cle/Sacraire

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On y plaçait "les vases sacrés" ?  Mais encore ? Il faut entendre par là "les principaux récipients utilisés dans la liturgie : le calice et sa patène, le ciboire, l'ostensoir, la pyxide, la custode, les ampoules ou burettes destinées à contenir les saintes huiles".

Certains l'assimilent à l'armoire eucharistique, et le définissent comme un tabernacle ménagé dans le mur, à gauche du chœur, le côté noble. Il pouvait en effet contenir, dans les "vases sacrés" et  les hosties consacrées.

C'est en quelque sorte une petite sacristie, et les sacraires cesseront d'être construits lorsque le Concile de Trente (1545-1563) préconisa qu'une sacristie de bonne taille soit placée en appendice des chapelles et églises ; ce qui prendra un siècle, au bas-mot.

Il en est de grand, comme à Pleyben, et de modeste, comme à Locarn. Bertrand Bonvoisin en a recensé une vingtaine en Pays de Brocéliande. Couffon en décrit cinq ou six dans les Côtes d'Armor. La base patrimoine.bzh-gertrude donne une trentaine d'exemples, parfois redondants, mais ignore Pleyben (et le Finistère). 

En Finistère, on se rendra à Brennilis, à Locmélar, à la chapelle Saint-Eutrope de Plonévez-du-Faou, , au Moustoir de Châteauneuf-du-Faou, à la chapelle de Quilinen de Landrévarzec, à Edern, à Briec-de l'Odet, que sais-je !

Mais pourquoi allez au diable puisque le sacraire de l'église de Pleyben est l'un des plus beaux et des plus intéressants ?

La construction de l'église Saint-Germain a commencé en 1530, le calvaire  date de 1555, les transepts datent de 1564 et 1571, le porche sud de 1583 et le clocher débute en 1588. Le sacraire doit trouver sa datation dans la seconde moitié du XVIe, d'autant que la sacristie n'a été construite qu'en 1680-1690, et reconstruit en 1719.

Je n'ai pas trouvé d'autre description que celle de Couffon : "Sacraire en bois polychrome du XVIe siècle, à gauche du maître-autel : porte triangulaire , arabesques dorées ; sur les bords, petits personnages en bas-relief. Ce sacraire servait d'armoire aux saintes huiles, d'après l'inscription latine".

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Un regard plus attentif au détail sera, comme d'habitude, fort récompensé. La première récompense  sera d'y découvrir, comme les santons de nos crèches, une pleybennoise et un pleybennois en costume du dimanche. Un entrelacs Renaissance inspiré  d' Androuet du Cerceau (1563) réjouira les amateurs . Ceux qui aiment les drôleries marginales découvriront les dragons, les  masques-feuilles et les animaux insolites. 

Les amateurs d'énigmes trouveront ici des personnages à identifier.

Mais tout d'abord, on remarquera l'inscription qui donnera la clef de l'usage qui, ici, était réservé à celle d' y placer les saintes huiles. Mais quelles sont-elles ? On l'apprendra.

Enfin, le regard faisant des va-et-vient entre les sculptures du sacraire et celles des sablières ne cessera de découvrir des relations passionnantes entre ces deux réalisations sans doute contemporaines.

Pourtant, le plus passionnant pour moi fut de confirmer ici les rapports entre le thème principal du décor, celui des Cinq Plaies, et la présence ici de saint Sébastien, comme je l'avais déjà constaté à la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal (alors incluse dans la paroisse de Pleyben) : le corps transpercé de flèches de l'Athlète du Christ introduit au thème de la blessure sacrée, ou rédemptrice.

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Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

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Le panneau supérieur forme un fronton encadré par deux pilastres.

Le fronton est consacré aux Cinq Plaies : le cœur rouge est au centre (il renvoie à la plaie du flanc), les deux pieds et les deux paumes transpercés par les clous encadrent une croix entourée de la couronne d'épines.

Ce motif des Cinq Plaies est plusieurs fois représenté à Pleyben ou à Saint-Sébastien .

On trouve aussi par exemple  présenté par un ange, un retable en kersanton, des Cinq Plaies à Logonna-Daoulas.

Autour, des lys, ou palmes.

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Sablière de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

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Un homme tient deux dragons ailés portant des colliers.

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Ce motif des dragons ailés à colliers se retrouve à plusieurs reprises sur les sablières, à Pleyben ou sur les autres chantiers du sculpteur anonyme, nommé " Maître de Pleyben. Il est aussi rencontré, en sculpture sur pierre, sous le ciseau des frères Prigent, auteurs du calvaire de Pleyben.

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Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

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L'inscription peinte

Elle énonce :

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S. OLEUM S. CHRISMA

O. INFIRMORUM

Soit : "Sanctum oleum, sanctum chrisma, oleum infirmorum".

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On distingue en effet trois sortes d'huiles: l'huile des malades (O.I, oleum infirmorum), celle des cathécumènes (O.C, Oleum Catechumenorum), et le Saint-Chrême (S.C. Sanctum Chrisma) , huile parfumée "utilisée pour les onctions de consécration : après l’immersion ou l’aspersion baptismale, sur le sommet de la tête ; au moment essentiel du sacrement de la confirmation, sur le front ; après l’ordination épiscopale, sur le sommet de la tête du nouvel évêque ; après l’ordination sacerdotale, dans les paumes des mains du nouveau prêtre ; lors de la dédicace des églises et des autels, il est répandu sur les tables d’autel et sur les croix de consécration. " (Dict. de Liturgie)

Elles sont consacrées lors de la messe chrismale, le Lundi Saint ou pendant la Semaine Sainte.

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Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

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La porte, fermée à clef, porte un décor d'entrelacs Renaissance or sur fond rouge .

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Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

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Les modèles utilisés par les ornemanistes ont été diffusés par Jacques Androuet du Cerceau (1511-1586), architecte huguenot de la duchesse d'Este, bien connu pour son architecture, ses ornements, son mobilier et son travail du métal et pour d'autres gravures décoratives et qui est  le fondateur de la dynastie Androuet Du Cerceau. Son corpus éclectique et abondant, clairement influencé par le maniérisme de l’École de Fontainebleau  comprend des plans explicites et des vues aériennes des jardins dans  Les plus excellents bastiments de France  (1576-1579). On sait que son art a pénétré le Finistère par la famille Barbier, pour leur château de Kerjean à Saint-Vougay, et on sait aussi que cette influence est marquante pour le Maître de Pleyben, auteur des sablières et éléments de charpente de Kerjean tout comme de l'église de Pleyben, entre 1570-1580.

Ces entrelacs ou séries de nœuds dans un cadre rectangulaire ont participé  à la renaissance de l'art des jardins à la française, créée vers 1550 et développée entre 1570 et 1610, par l'art des parterres. Mais les travaux d'Androuet du Cerceau   étaient aussi destinés à la ferronnerie, [comme en témoigne le titre des ouvrages de Jacques Androuet  « Balustrades ou petits nielles », recueil de quarante-et-une petites gravures d’ornement destinés  à « des balustrades extérieures pour lucarnes, fenêtres, etc. » ] mais aussi à l'art du parquetage et de la marqueterie  [« Parquets ou mosaïques », 26 gravures].

 

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Jacques Androuet du Cerceau, Parquets et mosaïques

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http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/INHA-4R88BIndex.asp

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/INHA-4R84B.asp?param=

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Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

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Les dix statuettes latérales.

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1°) Couple de paroissiens de Pleyben en costume.

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La femme :

Petite coiffe blanche ; robe noire ourlée d'or ; tablier bleu et or.

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Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

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L'homme.

Chapeau rond noir ; cheveux mi-longs ;  chemise blanche ; veste (chupenn) noire non fermée non boutonnée, à galon or ; gilet ( giletenn) blanc croisé ; large ceinture dorée (gouriz) ;  hauts de chausse bouffants (bragou braz) ; guêtres ou houseaux ; chaussures noires ; chapelet.

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Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

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3°) Un saint apôtre (Paul).

Attribut : un rouleau de papier (codex). Saint Paul ? (en raison de sa calvitie et car il formerait  un couple avec saint Pierre).

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Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

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4°) L'Ange et la Vierge .

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Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

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La Vierge.

Manteau bleu, robe blanche à ceinture. Pieds nus.

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Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

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5°) Ange aptère ou homme tenant un morceau de bois, courbe, à multiples trous.

Musicien ? Branche à écots ?

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Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

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6°) A gauche de l'inscription : ange agenouillé tenant un phylactère.

D'une main moins habile que les statues précédentes ?

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Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

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7°) À droite de l'inscription : femme agenouillée : Marie-Madeleine ? Vierge ?

Dans la main gauche, elle tient un globe, qu'elle désigne de son index droit. Ce geste rappelle, en sculpture sur pierre,  celui d'argumentation énumérative de  saint Yves (calvaire de Saint-Sébastien en Saint-Ségal, calvaire du bourg de Saint-Ségal) ou de différents personnages du calvaire de Pleyben, dans les trois cas par l'atelier Prigent.

Un bandeau occipital ou "chouchou" plissé retient ses cheveux. Là encore, ce "détail" est fréquent sous le ciseau des frères Prigent à Pleyben ou dans la région, soit pour des Vierges — et notamment des Vierges à la Démone— soit pour Marie-Madeleine.

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Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

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9°) Saint Pierre, son livre et sa clef.

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Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

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Saint Jean et son calice.

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Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

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Les montants latéraux.

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Du coté droit (qui semble consacré aux vices)

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Tête d'homme barbu coiffé d'un bonnet . 

Prophète ??

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Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

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Un lièvre, pattes antérieures appuyées sur une console.

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Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

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Autre masque, crachant des feuilles.

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Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

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Du coté gauche.

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Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

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Fleur et ange, puis Saint Thomas, apôtre, et son équerre.

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Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

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Angelot.

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Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

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Un masque barbu.

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Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

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Saint Sébastien lié à un tronc d'arbre, sous une coquille.

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Sa présence ici peut s'expliquer par la simple existence d'une chapelle Saint-Sébastien sur le territoire de la paroisse (actuellement en Saint-Ségal), en relation à l'épidémie de peste dont le saint est protecteur. Mais l'existence dans cette chapelle d'un blochet à l'ange présentant les Cinq Plaies, ou l'insistance sur le motif de saint François recevant les stigmates, incite à approfondir la réflexion au thème de la blessure sacrée , la plaie transfixiant le corps du martyr, du saint voire du fidèle devenant une imitation participative à la Passion.

Il faut admettre que le saint tient une place importante, puisqu'il est représenté sur la bordure de chape de saint Germain, patron de la paroisse, sur la statue placée aujourd'hui au dessus du porche sud (mais qui appartenait auparavant au calvaire de 1555 par les Prigent. Il y est placé au dessus de saint Laurent, patron de la chapelle voisine de l'église et dont le calvaire est (à mon sens) également de la main des frères Prigent.

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Si le saint est largement représenté dans l'ancienne paroisse de Pleyben, le motif des Cinq Plaies, et celui des Instruments de la Passion tient également une place majeure dans la sculpture sur bois du Maître de Pleyben sur l'ensemble de ses chantiers : Pleyben, Saint-Sébastien en Saint-Ségal, Sainte-Marie-du Ménez-Hom, Bodilis, Saint-Divy, Kerjean en Saint-Vogay, et Roscoff. Outre les Cinq Plaies, on retrouve en leitmotiv la couronne d'épines, soit présentée par un ange, soit entourant la croix comme sur ce sacraire.

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Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

Sacraire du chœur de l'église de Pleyben. Photographie lavieb-aile 17 juillet 2019.

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DISCUSSION.

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La séquence des images présentées convaincra facilement que nous avons affaire à une œuvre de premier plan, qui mérite, lors d'une visite de l'église, de ne pas être négligée. Au contraire, il est essentiel d'en faire jouer les facettes avec le décor qui l'environne, pour retrouver, sur les sablières et abouts de poinçon du chœur et du transept, l'ensemble des représentations des Cinq Plaies, de la Couronne d'épines, ou des autres Instruments de la Passion. On comprend dès lors que le recteur qui a participé à l'élaboration de l'ornementation (notamment Alain Kergadalen, 1564-1587, dont le nom s'inscrit à droite du chœur avec la date de 1564) s'est appuyé sur une pensée théologique profonde et cohérente, pensée qui devait d'ailleurs être celle de tout le clergé de l'époque, au moins dans le diocèse de Cornouailles et de Léon. Il faudrait mieux connaître les prédications et les convictions  d'alors, et évaluer le rôle des personnalités fortes, comme celle de Roland de Neufville, évêque de Léon, qui a provoquer sous son épiscopat (1562-1613) une floraison de calvaires.

https://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1983_num_90_2_3130

Il faut aussi évaluer le rôle du Concile de Trente, qui s'est achevé en 1563. Mais c'est au contraire sous son influence que d'une part les sacraires vont être remplacés (comme les jubés), et que le culte des saints, et notamment de celui des Grands Intercesseurs comme saint Sébastien, va être réorienté vers celui du Christ.

 

Quoiqu'il en soit, ce thème est encadré par les apôtres Pierre, Paul, Jean et Thomas, par la Vierge, par le martyr saint Sébastien  tandis que des dragons, des masques et des animaux introduisent le contrepoint (ou l'antithèse) habituel aux sablières .

L'entrelacs de rubans place ce sacraire dans la Renaissance bretonne, initiée à Dol (cénotaphe de Thomas James) mais surtout au château de Kerjean en 1570-1580 et qui s'exprime largement dans les sablières du Maître de Pleyben par les cuirs à enroulement, les mascarons, les frises végétales issus de l'école de Fontainebleau .

L'ensemble de ces éléments crée des relations profondes entre ce sacraire et l'ornementation sculptée de la charpente (sablières, blochets et abouts de poinçon), amenant à s'interroger : le sacraire est-il aussi l'œuvre du Maître de Pleyben ?

 

 

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ÉBAUCHE DE CATALOGUE DES SACRAIRES BRETONS.

On notera la proximité de thèmes du sacraire de Pleyben avec celui de Maxent.

  • Landrévarzec, CHAPELLE DE QUILINEN (I.S.) : Maître-autel à pavillon, sans doute de la fin du XVIIè siècle (C.). Les huit niches du retable ont perdu leurs statuettes. Sur le coffre de l'autel, panneau peint de la Vierge à l'Enfant, avec l'inscription : "JANUA CAELI ORA PRO NOBIS.". Piscine de style flamboyant et sacraire double, la partie supérieure ayant conservé sa porte de chêne. Dans la chapelle latérale, deux autels en pierres de taille, sans boiseries. Sacraire et piscine gothique. Dans la sacristie, crédence ancienne à trois portes et deux tiroirs.
  • Châteauneuf du Faou : CHAPELLE DU MOUSTOIR Au-dessus du sacraire, côté évangile, bas-relief en kersanton du Christ n croix. Un autre sacrairedans l'aile sud, à l'autel latéral, a perdu ses boiseries.
  • Église Saint-Envel de Loc-Envel : À gauche de l'autel, la porte du sacraire du xvie siècle représente la messe au cours de laquelle saint Grégoire a une vision du Christ sortant du tombeau. Un sacraire est une niche abritant les objets sacrés, et notamment le ciboire, qui contient les hosties consacrées. Les sacraires disparaissent peu à peu à partir du concile de Trente (1545) : le tabernacle, disposé au-dessus du maître-autel, met mieux en valeur la présence eucharistique.
  • SAINT-PEVER,  chapelle Notre-Dame d'Avaugour (1454-1504) : Le sacraire, en bois polychrome et oeuvre de Roland Le Neindre, date de 1576. On y trouve plusieurs inscriptions : sur le le baldaquin : P. Morvan me fit faire 1576 ; sur un médaillon : P. F. Rolland Le Neindre ; enfin sur le socle : Sancta Trinitas, unus Deus, miserere nobis. 
  • EDERN, chapelle Notre Dame de Lannien : Dans le choeur, sacraire et deux piscines, l'une couronnée d'une arcature à crochets ; autre piscine gothique dans la chapelle en aile. 
  • Briec-de-l'Odet : Chapelle saint Corentin. 
  • Plufur : chapelle Saint-Nicolas, vue intérieure, maitre-autel et niche-crédence ou sacraire.
  • Brennilis : des fonts baptismaux et du sacraire, bois sculpté, sans polychromie, fin du XVIe siècle 
  • Longaulnay XVIIIe
  • MAXENT +++ (22), en tuffeau , remonté en tabernacle : Christ , Instrument de la Passion , Sainte Face saint Pierre ,saint Paul, saint Jean ,saint Jean-Baptiste, ange , chien , angelot , représentation végétale http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/demi-reliefs-saint-jean-baptiste-saint-pierre-et-saint-paul-portant-le-voile-de-la-sainte-face-christ-portant-les-instruments-de-la-passion-saint-jean/9129d245-8760-4a58-93ac-fa1af6ad4976
  • Chapelle de Landugen (Duault) SAINT-JEAN DE LANDUGEN. Sacraire en pierres du xvie siècle. Il est surmonté d'un Christ montrant ses plaies entre deux anges, l'un portant les clous et l'autre la couronne d'épines. En bas, de chaque côté de la porte, saint Pierre et saint Paul.
  • Chapelle Notre-Dame de Légevin (Nostang)
  • Ploubezre, chapelle de Kerfons : , sacraire de style gothique flamboyant 
  • Chapelle Saint Gildas-du-Pré, Saint-Gildas (Saint-Gilles-Pligeaux)
  • BONEN CHAPELLE DE LOCMARIA-GAUDIN. — Ancienne église tréviale de Plouguernével.  Sacraire en pierre el piscine du xive siècle. Statues anciennes de la. sainte Vierge, sainte Anne, saint Michel, saint Jean-Baptiste, saint Yves, et plat avec lêle de saint Jean-Baptiste.
  • GURUNHUEL (T.)EGLISE NOTRE-DAME. sacraire en pierre et piscines du xve siècle.
  • HÉNANSAL (ST-B.) .EGLISE ET SAINT-JEAN-BAPTISTE. — Eglise lambrissée en forme de croix latine. Elle date du début du xvie siècle ainsi que l'indiquait sur le sacraire l'inscription suivante (1509): L'an mil cinq cenl neuf fut faicl ce pignon tout neuf parle seigneur d'Lzel el de la Soraye ; mais a été presqu'entièrement reconstruite au xixe siècle.
  • PLONEVEZ-DU-FAOU CHAPELLE DU QUILLIOU Dédiée à saint Eutrope, c'est l'église de l'ancienne paroisse du Quilliou rattachée à Plonévez en 1820 ; Dans le mur nord, sacraire en kersanton, de style flamboyant et surmonté d'un bas-relief, en kersanton aussi, représentant le Christ en croix entre la Vierge et saint Jean. Sur la porte de bois avec ferrures du XVIe siècle, représentation en bas-relief peu prononcé de la Passion : le Christ entre les deux larrons, la Vierge, Madeleine et Jean au pied de la croix .
  • Mais aussi : : Breteil, Clayes, Iffendic, La Nouaye, La Chapelle-du-Lou et Pleumeleuc

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SOURCES ET LIENS.

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— COUFFON (René), 1988, Notice sur Pleyben.

https://www.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/ccac16d54f79e16e3a756360112f92a7.pdf

— Monvoisin, Bertrand), 2007, Sacraires dans le pays de Brocéliande [Texte imprimé] : XVe-XVIe siècles ; suivi d'un Catalogue des sacraires dans les églises et chapelles des départements de l'Ouest / Bertrand Monvoisin  Rennes : B. Monvoisin, 2007 35-Cesson-Sévigné : Impr. Identic 1 vol. (102 p.) : ill., couv. ill. en coul. ; 21 cm  Publié à l'occasion d'une exposition itinérante, Écomusée de Montfort-sur-Meu, Abbaye de Paimpont, Office du tourisme de Gaël, Mairie de Montauban-de-Bretagne, avril-septembre 2007. - Bibliogr. p. 93 

Il a recensé avec Raymond Lecrocq une vingtaine de sacraires : Breteil, Clayes, Iffendic, La Nouaye, La Chapelle-du-Lou et Pleumeleuc, etc

— INVENTAIRE GENERAL

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/recherche/globale?texte=sacraire+&render=liste&type=&start=2

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Published by jean-yves cordier - dans Pleyben
18 juillet 2019 4 18 /07 /juillet /2019 15:14

Liste de mes articles sur le Pays de l'Aulne et du Porzay.

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Voir aussi parmi mes 1600 articles:

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BRIEC

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CAST

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CHÂTEAULIN :

 

—Chapelle Notre-Dame de Kerluan :
 

 

 

Sur l'église Notre-Dame de Châteaulin:

Port-Launay :

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GOUEZEC.

 

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GUENGAT

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KERLAZ.

 


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LANDREVARZEC.

 

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LOCRONAN .

 

L'église : 

 

 

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Les chapelles.

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LOTHEY

 

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PLEYBEN
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Chapelle de Lannélec :

 

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Chapelle de Saint-Laurent.

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Chapelle de la Trinité

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Chapelle de Guénily

 

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PLOÉVEN.


 


 


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PLOGONNEC.

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L'église :

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 Les chapelles :

 

 

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PLOMODIERN

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PLONEVEZ-PORZAY.

 

 

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QUÉMÉNÉVEN.

 

 

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SAINT-SÉGAL.

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Le bourg :

La chapelle Saint-Sébastien :

 

 

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SAINT-THOIS

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THÈMES

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1°) VIERGES ALLAITANTES.

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2°) GROUPES DE SAINTE-ANNE TRINITAIRE DE LA VALLÉE DE L'AULNE

 

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3°) LES VITRAUX

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4°) LES BANNIERES

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Published by jean-yves cordier
16 juillet 2019 2 16 /07 /juillet /2019 15:15

La chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal : l'entrée monumentale (vers 1541-1567).

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Voir sur cette chapelle :

 

 

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PRÉSENTATION.

La chapelle Saint-Sébastien n'appartient pas stricto sensu à un enclos paroissial, mais à un enclos cultuel, ou placître, car elle n'a jamais été une chapelle paroissiale et n'a donc jamais eu ni ossuaire, ni baptistère. Son terrain était limité par une clôture associant la porte monumentale jadis fermée par une grille (qui ne s'ouvrait que pour les grandes occasions) et qui a eu le nom d'Arc de triomphe, et  une pierre verticale ou échalier reliant cet arc à l'emmarchement du calvaire.

La perte de cette grille ne permet plus de percevoir la continuité de cette clôture.

L'appellation habituelle d'"arc de triomphe" est trompeuse, cette entrée étant plutôt réservée aux défunts.

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 Dédiée à St Sébastien que l'on implorait pour se préserver de la peste a pour origine la terrible épidémie qui venant de Brest s'étendit jusqu'à Hanvec et le Faou, cette chapelle fut installée dans la seconde moitié du XVIe siècle sur les terres du Seigneur de Kergoët dont la famille participa aux rénovations et transformations de la chapelle jusqu'à la fin du XVIIIème siècle, comme en attestent les armoiries du calvaire ou des peintures murales qui ornent la chapelle.  Elle était un lieu de pardons (7 encore avant la Première Guerre Mondiale), pénitence, rogations, etc) . Ogée y signale en juillet le "pardon des Guignes" "fameux dans le pays" tant les cerises y réussissaient.

Pour comprendre le site, il faut regarder sur une carte la disposition géographique de la chapelle dans une boucle de l'Aulne : isolée en pleine campagne à l'écart des routes et à 3 kms du bourg, elle ne peut justifier son allure monumentale qu'en suppossant qu'elle attirait des pèlerins qui venaient des environs ( Dinéault, Tregarvan, Port Launay, Saint-Segal, le Pont de Buis, Pleyben),  de préférence, par la voie fluviale, en naviguant sur l’Aulne et en gravissant la colline (l'altitude de Saint-Sébastien est de 55 m). La chapelle possédait (et possède toujours) de précieuses reliques, dont celle de Sébastien.

Voir la carte IGN, mais aussi  la photo aérienne qui montre la richesse agricole du lieu (la terre était amendée par le maerl marin amené par bateau); repérer la source (pas de chapelle sans sa fontaine) et le ruisseau qui descend vers l'Aulne, et les maisons (dont celle du chapelain) : au XIXe, on comptait là 30 habitants.

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.101207&y=48.220547&z=14&layer1=ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS.SCAN-EXPRESS.STANDARD&mode=doubleMap

On repérera le lieu-dit Lezaon, où se trouvait le manoir des seigneurs de Kergoët ; et on visualisera, sur la carte 1820-1866, le chemin qui monte de la rive et traverse Le Rest.

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.101207&y=48.220547&z=14&layer1=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.ETATMAJOR40&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS.SCAN50.1950&mode=doubleMap

La carte de Cassini montrera la route Châteaulin-Saint-Ségal-Rosnoën (Quimper-Brest) à la fin du XVIIIe.

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.104534&y=48.229401&z=14&layer1=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.CASSINI&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS.SCAN-EXPRESS.STANDARD&mode=doubleMap

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"L'entrée monumentale

Établie sur la bordure orientale de l'enclos, la porte monumentale se cale, au prix de quelques ébréchures, contre le contrefort de la chapelle. Cette situation assez peu habituelle indique que le gros des pèlerins arrivé par la mer montait des rives de l'Aulne par un chemin qui abordait l'enclos de ce coté.

Le tracé de la porte s'inscrit dans un rectangle construit sur le carré et la diagonale. L'arc plein cintre en pierre de kersanton s'intègre dans une façade en pierre blonde « de Logonna » raidie par des contreforts aux moulures en talon qui, reprises dans la tablette horizontale au dessus de l'arcature, supporte une sorte d'architrave rustique. Trois niches à fronton courbe orné d'un motif issu de la coquille Saint-Jacques librement interprétée la rythme. Une grille de fer à deux battants de six barreaux et croix latine, passablement oxydés, ferme le passage. Les ornements classiques portés par la structure médiévale (sic) situe l'ouvrage dans la seconde moitié du XVIe siècle à la charnière entre les deux époques." (Castel et Leclerc)

 

 

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Datation : 1541-1567 : par assimilation avec le chevet et les bras du transept porteur des armoiries de Jean de Kergoët et Perrine de Kerpaen et celles de Gilette du Kergoët et Michel du Bot  : deuxième moitié du XVIe siècle ( mariage Jean de Kergoët et Perrine de Kerpaen en 1541, mariage Kergoët/du Bot 1554).

Par assimilation avec celle du calvaire porteur des armoiries de Jean de Kergoët et Perrine de Kerpaen  : terminus post quem 1541, terminus ante quem 1567, date du mariage d'Alain du Kergoët et Julienne de Trégain, qui auraient placé leurs armoiries si la date était ultérieure.

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Matériau : microdiorite quartzite et (statues) kersantite.

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Contexte :

Règne de Henri II 1547-1559 puis François II (1559-1560) et Charles IX (1560-1574), avant la Guerre de la Ligue en Bretagne 1588-1598. 

Date de l'enclos  d'ARGOL  et son arc de triomphe : 1575. Date du calvaire de Pleyben 1555.

Date des ateliers de sculpteurs :

  • Henry et Bastien Prigent  1527-1577 ( calvaire de Plougonven, 1554, et  Pleyben, 1555.)
  • Fayet (1552-1563), le second compagnon de l'atelier des Prigent : auteur du calvaire de Lopérec, 1552.
  • Le compagnon des Prigent sur le calvaire de Pleyben (1555)
  •  Maître de Plougastel (1570-1621), calvaire de Plougastel 1602-1604.
  • Le Maître de Guimiliau , calvaire éponyme 1581-1588.
  • Le Maître de Saint-Thégonnec : calvaire éponyme 1610.

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Attribution :

Pour moi : atelier des Prigent, comme le calvaire adjacent. Pour Castel et Le Seac'h, atelier du Maître de Saint-Thégonnec.

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Entrée monumentale de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Entrée monumentale de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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La frise centrale : le martyre de saint Sébastien.

Microdiorite quartzite, deuxième moitié XVIe.

La scène, représentée à la même époque sur les sablières du chœur, est emblématique du saint.  Les blessures infligées au corps athlétique du saint, qui affiche une parfaite et vertueuse indifférence, est une allégorie  de toute blessure sacrée, et en premier lieu des cinq plaies du Christ lors de sa Passion (ces Cinq Plaies faisant alors l'objet d'une vénération remarquable à Pleyben comme en témoigne un sacraire, et les sablières). D'où l'importance de bien tracer, dans la pierre, les trous des flêches.

On sait que, dans la Vie de saint Sébastien de la Légende Dorée, ce dernier, officier romain converti au christianisme, fut condamné par Dioclétien à être attaché à un pieu et à être frappé de flèches par ses propres soldats.

La même scène figure par exemple à la chapelle Saint-Fiacre du Faouët.

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Chapelle Saint-Fiacre, Le Faouët. Photo lavieb-aile.


 

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Entrée monumentale de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Entrée monumentale de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Les cinq fusées surmontées de roses du  blason de Kergoët figurent, sculptées dans le microdiorite quartzite,  juste en dessous du saint. Elles ne permettent pas une datation précise.

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Entrée monumentale de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Entrée monumentale de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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La statue du saint est placée dans une niche centrale. Elle tranche, par la teinte sombre de la kersantite, avec l'ocre de la pierre de Logonna. Le saint est lié par un pied et par les bras aux branches et au tronc d'un arbre. Seulement vêtu d'un pagne qui évoque bien-sûr le Crucifié, il élève légèrement ses grands yeux en amande. Sa chevelure en boules forme une couronne de rayons. (Cette coiffure évoque le style du premier atelier du Folgoët). Pour Y.-P. Castel, "le modelé fruste du visage ne permet pas d'attribuer cette sculpture à quelque atelier défini.". Quand à E. Le Seac'h, elle élude la question.

 

 

 

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Entrée monumentale de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Entrée monumentale de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Le saint Sébastien du calvaire du bourg :

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Saint Sébastien, calvaire de Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Entrée monumentale de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Entrée monumentale de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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De part et d'autre se campent les deux archers . "Traités en demi-relief, vêtus d'un casque et de chausses, coiffés de chapeaux, l'un d'eux, fiérot, le poing à la hanche, attend son tour pour décocher sa flèche. " (Castel et Leclerc)

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Entrée monumentale de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Entrée monumentale de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Un archer. Un vase rempli de lys.

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L'archer  nous regarde de face, mais se tient de profil (bas-relief oblige), un pied en avant, l'arc bandé, les bras nus (les manches gênerait le tir). La main gauche est placée au dessous de la flèche.

 

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Entrée monumentale de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Entrée monumentale de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Je ne partage pas l'opinion de Castel et Leclerc lorsqu'ils écrivent : "Derrière le premier archer un grand vase à deux anses débordant de fleurs de lis, accessoire habituels des scènes de l'Annonciation, témoigne d'un archange Saint Michel et d'une Vierge disparus. Ce type de représentation se rencontre sur les seuils d'église, comme à Bodilis, La Martyre, Pleyben, ou Rumengol, revêt une signification symbolique si clairement en rapport avec l'accueil qu'il n'est guère nécessaire de l'expliciter."

En effet, rien n'autorise à penser qu'une Annonciation a pu trouver place ici, ce qui supposerait une modification profonde de la frise. Surtout, c'est donner une importance excessive à un motif décoratif qui s'explique parfaitement : le lys,symbole de pureté, peur rendre hommage à la pureté d'âme du saint martyr.

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Entrée monumentale de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Entrée monumentale de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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"À l'angle du faîte s'accroupit un chien, une sculpture laissée sous le coup de l'outil, avec, sur l'arrière, un masque d'homme. " (Castel et Leclerc)

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Entrée monumentale de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Entrée monumentale de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Saint François d'Assise.

kersanton, maître de Saint-Thégonnec, 1550-1610.

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"En revanche, saint Yves et saint François portent les marques de celui du Maître de Saint-Thégonnec. Une certaine moue des lèvres imprimée aux visages est un indice qui ne trompe pas."

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J'ai déjà fait remarquer  (peinture murale de la chapelle) que saint François montrant ses stigmates est représenté non seulement sur ces peintures de date inconnue mais encadrées par les armoiries de Kergoët, mais aussi sur le calvaire du bourg, à coté de saint Sébastien. Que le prénom François a été attribué à plusieurs membres de la famille de Kergoët. Et que le thème de la réception des stigmates et celui de la sagittation de saint Sébastien ont en commun celui de la blessure sacrée.

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Le saint porte la robe de bure (mais étrangement plissée et dotée de manches larges à rabats), le capuchon couvrant les épaules et l'arrière de la tête, le cordon à deux nœuds de capucin (il en manque donc un). Il montre ses paumes transpercées, tandis que les pieds sont chaussés.  La paume gauche et le tiers supérieur droit sont brisés.

C'est Yves-Pascal Castel qui a isolé, parmi les styles des ateliers de sculpteurs bas-bretons, celui du Maître de Thégonnec, auteur du calvaire éponyme en 1610, à l'aide d' un "indice qui ne trompe pas, une certaine moue imprimée sur le visage". Puis qui a retrouvé cette moue sur les statues de saint François et de saint Yves de cet arc de triomphe, ainsi qu'aux 25 figures du calvaire. Emmanuelle Le Seac'h a repris à son compte cette attribution. À cet atelier actif à Landerneau "vers 1600" est aussi attribué, sur le critère de la "moue triste",  le calvaire de Locquénolé, et six autres vestiges de calvaire. 

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Entrée monumentale de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Entrée monumentale de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Comparer avec le calvaire de Saint-Ségal.

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Saint François recevant les stigmates. Calvaire de Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Entrée monumentale de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Entrée monumentale de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Saint Yves.

kersanton, maître de Saint-Thégonnec, 1550-1610.

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Il se reconnaît à la barrette, au chaperon, au livre ou au sac à procès pendu au bras et aussi au geste de l'argumentation, l'index de la main droite joignant le pouce de la main gauche.

Comme saint François et saint Sébastien, il figure aussi sur le calvaire du bourg de Saint-Ségal, portant la même tenue et effectuant le même geste énumératif de l'argumentation. Et on y discerne mieux le rouleau de parchemin tenu dans le creux de la main gauche, pourtant présent ici.

 Le geste des doigts, qu'il faut différencier du "comput digital médiéval" plus complexe, a déjà  été étudié par Y.-P. Castel :

 

"La gestuelle oratoire

Le geste de l’argumentateur , à considérer certains personnages de la Passion sur les grands calvaires, n’appartient pas en exclusivité à saint Yves. Les deux premiers doigts – pouce sur index, index sur index – appuyés l’un sur l’autre, s’apprêtent à faire le décompte des arguments que le locuteur va énumérer. Ainsi, au porche de Bodilis (1570), sur les petits calvaires de Saint-Yves à Landudal (1605), de Saint-Claude à Plougastel-Daoulas et de l’église de Plounéour-Ménez (vers 1630). Le geste de l’argumentation est, de même, évident dans la statue à l’intérieur de l’église de Sainte-Sève. Il s’inspire des gravures populaires comme celle qui rappelle l’image du portail de Saint-Yves : un édifice démoli en 1823, où se réunissait à Paris la confrérie fondée en 1348."

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La compagnie des saints, Yves et François, qui encadrent la  scène centrale n'est pas fortuite. Le prêtre trégorrois, avocat des pauvres, mort en 1303, estimait fort les frères mineurs du Povello de l'Ombrie.

 

"Saint Yves et saint François.

Sur les calvaires, saint Yves est souvent associé à François d’Assise : calvaires de Dinéault, Loguispar , du Drennec , de Plougastel-Daoulas, Tinduff, 1639, de Plouhinec , de Saint-Thégonnec, Bodéniry et Croas-Calafrès par Roland Doré . 

L’iconographie associe aussi, comme on l’a déjà fait remarquer plus d’une fois, Yves et François. L’origine de l’affinité s’explique par le fait qu’au cours de ses études parisiennes, le jeune Kermartin avait suivi au couvent des Franciscains les leçons de théologie des maîtres de l’ordre. Séduit par leur idéal de pauvreté, Yves avait continué à Rennes les rapports initiés à Paris. Ajoutons que les frères mineurs, voués au culte de la Croix, ont participé, sans doute plus que d’autres, à l’érection des monuments en l’honneur du signe chrétien par excellence. On l’a vu sur les croix et les calvaires, l’alliance Yves/François est un thème non négligeable. On le constate aussi dans les statues placées de part et d’autre du fronton de la porte monumentale à l’enclos de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. L’association se retrouve dans des porches. Si à la porte intérieure de Landivisiau (1554) saint Yves est seul en bas à gauche, la porte intérieure de Bodilis, datée 1570, montre François au-dessus de lui. À Saint-Houardon de Landerneau la liaison, moins stricte, est réelle : Yves, en bas à gauche, François de l’autre côté au quatrième rang…"

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Entrée monumentale de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Entrée monumentale de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Comparez avec le saint Yves du calvaire du bourg de Saint-Ségal :

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Saint Yves, calvaire de Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Entrée monumentale de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Entrée monumentale de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Entrée monumentale de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Entrée monumentale de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

 

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SOURCES ET LIENS.

— Le beau site de la mairie :

http://www.mairie-saintsegal.fr/lieux-et-monuments.htm

CASTEL (Yves-Pascal), LECLERC, (Guy), s.d,  La chapelle Saint-Sébastien , son calvaire, ses retables, ed. Commune de Saint-Ségal.

— CASTEL (Yves-Pascal), 2004,Saint Yves et ses statues, in Saint Yves et les Bretons, Presses Universitaires de Rennes, sous la direction de Jean-Christophe Cassard et Georges Provost, pages 199-213.

https://books.openedition.org/pur/22411?lang=fr

 

 

— CASTEL (Yves-Pascal), 1983,  La floraison des croix et calvaires dans le Léon sous l'influence de Mgr Roland de Neufville (1562-1613), Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1983  90-2  pp. 311-319

https://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1983_num_90_2_3130

 

— CASTEL (Yves-Pascal), 2005, Guide des sept grands calvaires bretons, Minihy-Levenez

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/f0824151eb305fc701d19c07bec6270b.pdf

— COUFFON, René, LE BARS, Alfred. Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles. Quimper : Association Diocésaine, 1988. p. 418-419

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/0ffd39bdf24d89d00ff35b034d2685b0.pdf

 

— INVENTAIRE GENERAL Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel), enquête 2009.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-sebastien-saint-sebastien-saint-segal/3161081b-4d98-4287-a98a-4abeed58a9dc

 

 

— MADEC (Yves), 1915, Saint-Sébastien en Saint-Ségal

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/fc72b7a373375935ed358e8dbd9c8cd4.pdf

— SPREV:

http://www.sprev.org/centre-sprev/saint-segal-eglise-saint-sebastien/

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Published by jean-yves cordier - dans Saint-Ségal
14 juillet 2019 7 14 /07 /juillet /2019 15:59

La chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal : Les sculptures du clocher (vers 1694).

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Voir sur cette chapelle :

 

 

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PRÉSENTATION.

Le clocher de la chapelle Saint-Sébastien  a été construit ou reconstruit en 1694 (inscription face sud) et dans les années suivantes (inscription du couronnement, non datées ou non déchiffrées). La tour des cloches se termine brusquement, cet aspect tronqué témoignant d'un probable effondrement. Ses éléments sculptés figurés sont un Christ aux liens de la façade occidentale, quatre têtes féminines cantonnant la première galerie,  et huit figures cantonnant le couronnement actuel.

Ils méritent d'être examinés, ne serait-ce que pour s'interroger sur deux personnages fort singuliers.

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I. LA FAÇADE OCCIDENTALE.

Elle a gardé un porche gothique en kersanton, aux arcades ogivales à pinacles, et crochets et fleuron en choux frisés.

La plaque de kersanton portant les armoiries de Kergoët en alliance avec de Dresnay  a dèjà été décrite, et rapportée à René-François de Kergoët et Marie du Dresnay, dont le mariage date de 1688. 

Entre ces deux éléments, une console supporte un Christ aux liens de kersanton. Castel et Leclerc nous apprennent qu'il provient de l'ancienne église paroissiale de Saint-Ségal, et qu'il a remplacé en 1896 un statue de saint Sébastien.

Les yeux baissés, la tête inclinée, un pan de son manteau de dérision ramené sur sa jambe gauche, ne tenant pas de roseau, il diffère des autres Ecce Homo du calvaire de la chapelle et du calvaire du bourg.

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Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Les quatre têtes féminines des angles de corniche sous la chambre des cloches.

Microdiorite quartzite.

Elles diffèrent  entre elles : j'en décrirai une seule, d'allure primitive, avec son menton triangulaire, ses yeux globuleux et ses cheveux bouclés en boules. Mais les autres, avec leurs cheveux longs et leurs joues très ronds, rappellent les crossettes du XVIIe siècle de la nef.

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Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Les huit figures du couronnement.

Successivement dans le sens horaire :

Un ange (brisé), angle nord-est

Un joueur de flûte traversière (?), corniche est

Un ange mains jointes (angle sud-est)
Un mouton , corniche face au sud

Un joueur de trompe (?), angle sud-ouest

Un homme agrippé à une rambarde, face à l'ouest 

Un chien (angle nord-ouest)

Un cochon, corniche face au  nord

 

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Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Un joueur de flûte traversière (?), corniche est

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Il tient un bâton qui part de sa bouche par une embouchure coudée,  et se dirige en diagonale vers le bas et la droite en s'évasant en pavillon à la fin ; les doigts sont posés comme sur une flûte.

Le visage acéré, les doigts longs témoignent d'une maîtrise vigoureuse et personnelle de l'art de sculpter.

 

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Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.
Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Un ange mains jointes (angle sud-est)

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Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Un joueur de trompe (?), angle sud-ouest

L'instrument dont il joue avec un visage extatique est coudé à l'embouchure, puis droit, avant de former une boucle .

Tunique aux manches plissées.

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Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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La chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal : les sculptures du clocher.

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Un homme agrippé à une rambarde, face à l'ouest 

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Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Un chien (angle nord-ouest)

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Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Un cochon, corniche face au  nord

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Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Clocher (fin XVIIe) de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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SOURCES ET LIENS.

— CASTEL (Yves-Pascal), LECLERC, (Guy), s.d,  La chapelle Saint-Sébastien , son calvaire, ses retables, ed. Commune de Saint-Ségal.

— COUFFON, René, LE BARS, Alfred. Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles. Quimper : Association Diocésaine, 1988. p. 418-419

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/0ffd39bdf24d89d00ff35b034d2685b0.pdf

— INVENTAIRE GENERAL Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel), enquête 2009.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-sebastien-saint-sebastien-saint-segal/3161081b-4d98-4287-a98a-4abeed58a9dc

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère : Landerneau, Landivisiau, Ploudiry, Sizun. Mémoire de maîtrise d’histoire,  2 vol. 359 p. + 135 p. : ill. ; 30 cm.

 

— MADEC (Yves), 1915, Saint-Sébastien en Saint-Ségal

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/fc72b7a373375935ed358e8dbd9c8cd4.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Gargouilles et crossettes Saint-Ségal
14 juillet 2019 7 14 /07 /juillet /2019 14:23

La chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal : les crossettes (microdiorite quartzite, XVIe et XVIIe) et autres éléments sculptés.

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Voir sur cette chapelle :

 

 

 

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Cet article appartient à une étude des crossettes du Finistère destinée à permettre des comparaisons et à dégager des constantes stylistiques et thématiques. On consultera sur ce blog :

 

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PRÉSENTATION.

Les crossettes ne doivent pas être confondues avec les gargouilles, qui sont creuses et servent à évacuer les eaux pluviales. Ce sont des pierres d'amortissement, nécessaires à la structure et à l'équilibre d'un fronton ou d'un pignon,  situées à la terminaison de leurs rampants . Elles peuvent être figurées, à thème zoomorphe, fantastique ou anthropomorphe, mais leur thème, loin d'être laissé au bon plaisir du sculpteur, répond à une tradition où les dragons et  les lions prédominent, suivi des chiens, des sirènes  et des représentations des vices comme la lubricité et la coquetterie dans les deux sexes. Exception faite pour les anges à phylactère, on y trouve aucune figure biblique ou chrétienne. Leur position marginale et intermédiaire (entre murs et toiture) les placent, à l'extérieur des bâtiments, en parallèle avec les sablières  à l'intérieur. Elles n'atteignent jamais la grivoiserie débridée ou la scatologie des miséricordes des stalles.

Quoique spectaculaires, les crossettes et sculptures figurées en pierre sur la chapelle Saint-Sébastien n'ont  été décrites que par Castel et Leclerc. 

Leur datation est déduite de celle de l'édifice : deuxième moitié du XVIe siècle pour le chevet et les transepts, fin XVIIe (1685-1694) pour la nef et le clocher.

Le matériau est la pierre de Logonna (microdiorite quartzite).

Treize crossettes (C1 à C13) s'offrent à notre examen, soit aux rampants des lucarnes à gables (chevet et transept, XVIe siècle) et du fronton du porche, soit aux angles ouest.

À ces crossettes s'ajoutent les figures qui ornent ici les sommets des gables, ou qui cantonnent les étages du clocher.

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Je débuterai ma description par la lucarne orientale du bras nord du transept (c'est à dire là où se présente le plus spontanément le visiteur) et je ferai le tour de la chapelle dans le sens horaire : nous irons ainsi du XVIe au XVIIe siècle. 

C1 + C2 : lucarne du bras nord du transept : deux lions.

C3 : façade du chevet : femme tenant une sphère.

C4 :  façade du chevet : un lion.

C5 + C6 : lucarne du bras sud du transept : deux lions.

C7 : rampant du pignon du transept sud : chasseur et son chien.

C8 + C9 : fronton du porche sud : deux visages féminin

C10 : angle sud-ouest : visage d'homme moustachu.

C11 : angle nord-ouest : visage de femme

C12 = C13 : pignon du bras nord du transept : deux anges.

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Les 12 figures du clocher seront décrites dans l'article suivant.

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CLIQUEZ POUR UN DIAPORAMA.

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Annotation sur un plan au sol de François Dagorn, copyright Inventaire Général.

Annotation sur un plan au sol de François Dagorn, copyright Inventaire Général.

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Vue depuis le parking d'arrivée. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Vue depuis le parking d'arrivée. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Bras droit du transept. Rampants de la lucarne est. C1 + C2 Deux lions.

Lucarne à gables, aux rampants à crochets en choux frisés sommé d'un fleuron. Blason  en kersanton de Gilette de Kergoët et Michel du Bot, mariés en 1554.

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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C1. Rampant droit : un lion s'appuyant sur une console.

Pierre de Logonna (microdiorite quartzite).

Tous les lions de crossettes du XVIe siècle en Basse-Bretagne se ressemblent, avec la moitié antérieure du corps frisée, la moitié postérieure lisse, la queue passant entre les pattes et faisant retour sur le dos, les pattes à fourrure en mèches, la tête débonnaire au front bouclé et à la langue pendante, et prenant appui sur une console, plus rarement un os (témoin de leur fonction ancillaire au service de la Mort), et plus rarement encore (et pas ici) un petit être.

Ils témoignent, dans cette marge de l'édifice, de la croyance en un intermonde, qui n'est jamais terrifiant, mais qui monte la garde.

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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C2. Rampant gauche : un lion s'appuyant sur une console.

Pierre de Logonna (microdiorite quartzite), 2ème moitié XVIe siècle.

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Façade orientale du chevet.

Ses rampants à crochets en choux frisés sommé d'un fleuron s'appuient sur de solides contreforts à pinacles. Blason  en microdiorite quartzite de Jean de Kergoët et Perrine de Kerjean, mariés en 1541.

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

 

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C3. Rampant droit de la baie est du chevet. Femme tenant une sphère.

 

 Pierre de Logonna (microdiorite quartzite), 2ème moitié XVIe siècle.

La crossette est cachée par le pinacle du contrefort qui vient l'englober. À gauche, nous voyons deux jambes fléchies, chaussées, et d'allure plutôt masculines. À droite, le personnage qui émerge est plutôt féminin par sa coiffure, et tient une sphère, évoquant les femmes proposant une pomme, en allégorie du Désir. La crossette reste ici beaucoup plus ambiguë que dans d'autres cas. Elle mériterait un examen plus rapproché et d'un point de vue plus favorable que celui du touriste au sol.

 

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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C4 . Rampant gauche de la lucarne du chevet. Un lion.

 

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Ange tenant un parchemin.

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Rampants  de la lucarne est du bras sud du transept  : deux lions.

Lucarne à gables, aux rampants à crochets en choux frisés sommé d'un fleuron. Blason  en kersanton  des Kergoët .

 

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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C5. Rampant droit de la baie est du bras sud du transept  : un lion.

 Pierre de Logonna (microdiorite quartzite), 2ème moitié XVIe siècle.

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette C6. Rampant gauche de la baie est du bras sud du transept  : un lion s'appuyant sur une console en forme d'os.

 Pierre de Logonna (microdiorite quartzite), 2ème moitié XVIe siècle.

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Sommet du pignon du bras sud du transept : deux têtes.

 Pierre de Logonna (microdiorite quartzite), 2ème moitié XVIe siècle.

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette C7. Rampant gauche du pignon  du transept sud : un chasseur et son chien.

 

 Pierre de Logonna (microdiorite quartzite), 2ème moitié XVIe siècle.

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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LA NEF (XVIIe)

 

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Sommet de la deuxième lucarne du bas-coté sud. Deux têtes.

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le porche sud (1685).

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entablement : deux visages.  Pierre de Logonna (microdiorite quartzite), fin XVIIe siècle.

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette C8 : rampant droit du fronton du porche sud. Visage féminin.

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Pierre de Logonna (microdiorite quartzite), fin XVIIe siècle.

Les crossettes du XVIIe siècle C8 à C11 sont toutes des têtes de même facture, trois féminines et une masculines. Avec leurs chevelures nattées ou bouclées, leurs joues très pleines, et la coiffure à boucle frontal de l'homme, elles rappellent celles des églises de Trégarvan et de Landévennec, qui partagent le même secteur géographique, le même matériau et des datations proches (vers 1690 pour Trégarvan et 1693 pour Landévennec), ainsi  que, pour C10 et C11, l'élection pour les rampants du pignon occidental. Cela est suffisant pour proposer de voir l'intervention du même atelier de sculpture de pierre de Logonna dans les trois édifices ; et d'en rechercher désormais d'autres interventions.

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette C9 : rampant gauche du fronton du porche sud. Visage féminin.

Pierre de Logonna (microdiorite quartzite), fin XVIIe siècle.

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Sommet de la lucarne de la première baie du bas-coté sud : deux têtes.

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette 9 :  rampant droit,  angle sud-ouest :  visage d'homme.

Cet homme aux moustaches frisant en spirales se retrouve sur d'autres édifices.

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette 10 : angle nord-ouest :  visage de femme. 

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette 11 : Angle nord-est de la nef : ange les mains levées

Il vole, vêtu d'une tunique plissée, , le visage tourné vers le ciel et les paumes exposées à la Divinité qu'il vénère.

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette 12 : Angle nord-est du transept : ange les mains levées.

Il forme une paire avec l'ange précédent.

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Crossettes  de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossettes de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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SOURCES ET LIENS.

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— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère : Landerneau, Landivisiau, Ploudiry, Sizun. Mémoire de maîtrise d’histoire,  2 vol. 359 p. + 135 p. : ill. ; 30 cm.

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Published by jean-yves cordier - dans Saint-Ségal Gargouilles et crossettes
13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 16:06

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L'ensemble des inscriptions lapidaires et des blasons des murs extérieurs de la chapelle permettent de fonder sur des preuves l'historique de l'édification de la chapelle.

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PRÉSENTATION.

"Bâtie sur un mamelon qui domine l'Aulne, non canalisée en cet endroit ; placée à quelque sept kilomètres au-dessous de Châteaulin, la chapelle ne manque pas de cachet artistique. Un bouquet de chênes vénérables ombragent et défendent l'antique sanctuaire qui a vu tant de génération s'agenouiller et prier sur ses dalles froides. L'Aulne, débarrassée des écluses qui entravent son cours en amont, roule librement ses eaux entre deux berges couronnées de roseaux ; elle est tantôt calme comme un lac aux limpides et endormies, tantôt impétueuse comme un torrent dévastateur. En face de Saint-Sébastien, la rive de Dinéault est dominée par des collines boisées mais abruptes, coupées ça et là, par de frais et riants vallons, cependant que les pentes de Saint-Ségal. viennent mourir insensiblement sur la rive droite . "  (Yves Madec)

Souvent surnommée la petite cathédrale, elle est pourtant isolée dans une boucle de l'Aulne et ne possède pas la notoriété de sa "jumelle" Sainte-Marie du Menez Hom.  

 

L'édifice est entouré d'un placître rectangulaire incluant un arc de triomphe et un calvaire au nord-est. Adossé au contrefort du bras sud de la chapelle, un arc de triomphe à porte en plein cintre contrebutée par des contre-forts droits affiche sa façade antérieure est portant un décor sculpté représentant le martyre de saint Sébastien. Son plan en croix latine irrégulier est proche du plan en tau, avec une nef courte à trois travées doublée de bas-côtés, un choeur à chevet plat empiétant sur la croisée du transept, et un clocher-porche occidental.

La sacristie de plan polygonal est adossée au chevet, construite en schiste avec encadrement et chaînage en microdiorite quartzique.

La blondeur des pierres lui vient d'un gros oeuvre en pierre de taille de microdiorite quartzique et de granite, tandis qu'à l'ouest le portail est encadré de la teinte sombre de la kersantite. L'édifice a été entièrement restauré entre 1995 et 1999.

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Trois campagnes de construction.

Elle aurait été édifiée pour conjurer la peste.  Les Kergoët, seigneurs prééminenciers, sont à l'origine de cet édifice : leurs armoiries et ceux de leurs alliances (du Bot, de Kerpaën, du Dresnay, du Chastel, ) se retrouvent en différents endroits de l'édifice.

 

a) La plus ancienne affecte le transept et le choeur, le gros oeuvre et la charpente, les grandes arcades de la nef et le portail ouest, se situe dans la seconde moitié du 16e siècle. Par leur style, les arcades et le portail ouest appartiennent à cette même campagne.

-a1 : les armoiries relevées sur le chevet (Jean de Kergoët et Perrine de Kerpaën, mariés en 1541)  suggèrent la période 1541-1550.

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-a2 :sur le mur est du bras nord du transept et la croisée du transept les armoiries  de Kergoët et du Bot  suggèrent la période postérieure à 1554-1567.

- Une ancienne cloche porte la date de 1599.

 

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b) Dans le dernier quart du 17e siècle, une importante campagne de reconstruction affecte la nef et sa charpente ainsi que le clocher-porche occidental.  Le mur du bas-côté sud est réalisé en 1685 ;  la charpente et du lambris de couvrement date de 1686. Le clocher-porche refait en 1694 intègre l'ancien portail de style gothique flamboyant.  Ces dates sont confirmées par l'écu de la façade ouest aux armes des Kergoët et du Dresnay (René François de Kergoët et sa femme née du Dresnay), qui indiquent la fin du 17e siècle et le début du 18e siècle. Le retable du bras sud du transept porte les mêmes armes associées à la date 1706-1707. Enfin le retable axial est un peu plus tardif (après 1710) car il porte les armes des du Chastel face à celle de Kergoët. Cette campagne est marquée par la personnalité du recteur Yves Coquet et des artisans qu'il choisit, Jean Le Seven et Jean Cevaër.

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c) La troisième et dernière campagne concerne la sacristie construite contre le chevet en 1742, date portée accompagnée de nombreuses inscriptions. On peut y inclure le confessionnal portant la date de 1766 et le nom du recteur Guillaume Le Léon.

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LES ARMOIRIES  DES KERGOËT : BRAS SUD DU TRANSEPT.

"Saint-Sébastien conserve vingt écus que la Révolution n'a pas supprimés et qui constituaient l'armorial des Kergoët de Lezaon, un lieu-dit éloigné de la chapelle de huit cent mètres et par où l'on passe en montant. Les cinq fusées rangées et accolées de gueules accompagnées de quatre (parfois cinq) roses de même sur champ d'argent se rencontrent partout. Gravées dans la pierre de la porte monumentale, au nœud du calvaire., sur la sacristie, en haut des pignons sud et est, dont deux sur des carreaux de kersanton. Les cinq fusées marquent aussi le bois du poinçon de charpente centrale, et le centre de la troisième poutre de la nef. Elles s'imposent, polychromes et altières dans les grands cartouches en haut des retables du chœur et de la chapelle sud. Elles ont été récemment retrouvées peintes sur les murs. " (Castel et Leclerc) 

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Il n'est pas possible de dater ces armoiries entières, et sans alliance, ni de dire si elles témoignent, pour ce bras sud comme pour l'arc de triomphe,  d'une date antérieure aux suivantes sous l'autorité de Guillaume II de Kergoët, décédé avant 1532.

Les armes de Kergoët sont : d'argent, à cinq fusées de gueules, accolées et surmontées de quatre roses de même 

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a) sommet de la fenêtre du bras sud du transept.

Blason de kersanton.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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b) pignon du bras sud du transept.

Blason de kersanton.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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c) Au centre de l'arc de triomphe.

Microdiorite quartzite.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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LES ARMOIRIES DU CHEVET : KERGOËT / KERPAEN, 1541-1567.

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Les armes de Kergoët sont : d'argent, à cinq fusées de gueules, accolées et surmontées de quatre roses de même 

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Les armes de Kerpaen sont : d'argent au chêne arraché de sinople, au sanglier de sable, brochant sur le fût de l'arbre. On les voit sur la maîtresse-vitre de l'église de Plogonnec.

Ici, à Saint-Sébastien, nous ne voyons que la moitié droite, c'est à dire l'arrière-train du sanglier, et la racine et une branche du chêne.

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Photo lavieb-aile

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Jean de Kergoët, fils de Pierre de Kergoët (Kergoët branche de Guilly en Lothey)  et de Catherine de Launay, épousa le 6 septembre 1541 Perrine de Kerpaen, fille de François de Kerpaen et Jeanne Kerguillou.

Jean est le deuxième fils de Pierre, après Guillaume II, époux de Françoise de Trégain et père de Gilette de Kergoët.

https://gw.geneanet.org/jcbo?lang=fr&alwsurn=yes&p=jean&n=de+kergoet&oc=6

C'est en 1537 que Jean de Kergoët obtint, "par partage noble et avantageux", la charge de sieur de Lesaon (manoir en Saint-Ségal, proche de Saint-Sébastien) qui lui conférait la prééminence sur la chapelle "en ramage et comme juveigneur d'aisné" de sa nièce Gillette, héritière principale du titre dont il était le tuteur. 

Ce qui explique la présence de ses armes.

https://www.tudchentil.org/spip.php?article908

En 1550, Perinne de Kerpaen, veuve de Jean, gère encore le manoir de Lesaon  dont elle signe un bail.

https://www.tudchentil.org/spip.php?article908

Lorsque  Gilette de Kergoët, dame du Guilly, de Lezaon (en Saint-Ségal), de Launay, etc. n'eut pas d'héritier mâle après son second mariage en 1554,  avec Michel du Bot, le titre de sieur de Lesaon et de seigneur de Kergoët revint  à son cousin Alain, fils de Jean de Kergoët et de Perrine de Kerpaen.

"

https://www.tudchentil.org/spip.php?article908

"Contract de mariage de nobles homs maistre Allain du Kergoet, fils aisné, heritier principal et noble de deffunct maistre Jan du Kergoet, vivant bailliff de Chasteaulin, et de Perrinne de Kerpaen, sa compagne, sieur et dame de Lesaon, avecq damoiselle Jullienne de Tregain, fille aisnee de noble maistre Louys de Tregain et Janne de Kerdegace, sieur et dame de Tregain, par lequel se voit que damoiselle Gillette du Kergoet, assistee et aucthorisee d’escuyer Michel du Bot, sieur de Kermadou, son mary en secondes nopces, intervient audict mariage et recongnoist ledict Allain son cousin germain et fondé à luy succéder comme son herittier presomptiff et noble par la representation de Jan du Kergoet, son pere, son oncle paternel, frere juveigneur de Guillaume, son pere, seigneur du Guilly. Ledict contract du 18e Novembre 1567, avecq la quittance d’icelluy du 14e Decembre 1572."

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a) Blason du sommet de la baie du chevet.

Blason en microdiorite quartzite.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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b) Blason du nœud ouest du calvaire.

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Ces armoiries ont quatre quartiers :  en 1, Kergoët, en 2 ?, en 3 du Launay, en 4 Kerpaen .

En 2 :   trois têtes animales de profil (loup ? aigles ? oiseaux?) , on peut attendre ici les armes des Kerguilliou

En 3 :  armes de Catherine du Launay à trois rocs d'échiquier d'azur : selon Pol de Courcy :

 

 Launay (de), sr du Guilly, par. de Lothey, — de Kerpérénez, par. de Landrévarzec. Montre de 1481, par.. de Lothey, ev. de Cornouaille. D’or a trois rocs d’echiquier d’azur.

Herve, époux de Marie Nedellec père et mère de Catherine, dame du Guilly, mariée en 1499 à Pierre, sr  de Kergoët et aieul de Gillette, dame du Guilly, femme en 1562 de Michel du Bot.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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c) Le nœud est du calvaire porte les armoiries de Kergoët.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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LES ARMOIRIES DU TRANSEPT NORD, ET DE LA CROISÉE DU TRANSEPT : KERGOËT, et KERGOËT/DU BOT, entre 1554 et 1567

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Kergoët : d'argent, à cinq fusées de gueules, accolées et surmontées de quatre roses de même 

Après son mariage avec Michel du Bot, Gilette de Kergoët revendiqua sans doute la reprise de son titre de dame de Lesaon, précédemment cédé à son tuteur et oncle Jean (cf. supra), puisqu'on trouve ses armoiries dans la chapelle, à la croisée du transept, en alliance avec celle des du Bot, d'argent à deux haches d'armes adossées de gueules.

Gilette de Kergoët, dame du Guilly, de Lezaon (en Saint-Ségal), de Launay, etc. épousa en seconde noces en 1554  Michel du Bot dont elle n'eut pas d'héritier et transmis en 1567 son titre à son cousin Alain.

La date du transept se situe entre 1554 et 1567 (cf supra l'acte de novembre 1567 où Gilette et Michel sont encore vivants). 

 

https://gw.geneanet.org/jcbo?lang=fr&alwsurn=yes&p=gillette&n=de+kergoet&oc=1

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a) Sommet de la fenêtre du bras du transept nord.

Blason en kersanton.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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L'inscription de la cloche de 1599.

J'en rappelle les termes, encore inscrits sur la cloche de 1902 :

JAI ETE F. POVR LA HAPELLE [sic] DE MONSIEVR ST SEBASTIEN AN SAINT-SEGAL IAN LE ROY

RECTEVR M PIERRE BRICHETTE HERVE RIOV FABRIQVES AN  PLEBEN ET S SEGAL

LAN MIL VCC IIII XX ET XVIIII [1599]

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 LES INSCRIPTIONS LAPIDAIRES.

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A. L'ÉLÉVATION DU BAS-COTÉ SUD : 1685.

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Elle se situe à droite du porche sud.

 Microdiorite quartzite (pierre de Logonna), texte en réserve, lettres majuscules romaines. Notez la ponctuation archaïque à type de deux-points en séparation de mots, les "points en question étant des losanges. Notez aussi les N rétrogrades, très courants dans les inscriptions (parce que la forme de la lettre n'est pas encore fixée, ou bien par choix esthétique pour faire plus chic).

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S : SEBASTIEN : PR

IE : POVR : NOVS :

                   1685

 

"Saint Sébastien prie pour nous 1685".

Une partie de l'inscription (8 à 9 lettres) a été martelée avant la date : le nom d'un fabricien ?

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Contexte.

a) On sait que saint Sébastien est invoqué contre la peste (ou les épidémies plus généralement).

La peste a sévit à Quimper en 1564-1565, en 1586, 1594-1595 et 1636 et 1639, à Plougastel en 1598, un peu partout et notamment dans le Léon en 1626. Mais  la peste disparut à partir de 1670 pour plus de 50 ans en raison de l'accentuation du "petit âge glaciaire (1550-1850)", car le froid tuait les puces.

Cela n'empêchait ni les famines, ni les épidémies de varioles et typhus (jusqu'en 1657) ou les ravages dus à l'ergot de seigle ou Mal des Ardents (pour lequel on invoquait saint Antoine). 

https://cgf-bzh.fr/autour-de-la-genealogie-2/autour-de-la-genealogie/calendrier-climat-et-epidemies/

b) C'est en 1675 qu'eut lieu la Révolte des Bonnets rouges et sa répression, soutenue par les Jésuites et le père Maunoir.

c) Julien Maunoir mena ses campagnes d'édification de la foi en Bretagne (400 missions) jusqu'à sa mort en 1683 ; l'une des dernières missions eut lieu à Crozon.

d) Le seigneur prééminencier est alors François de Kergoët (1610-1693), qui a épousé en 1665 Marie-Yvonne de Rosily. Leur fils aîné René-François, né en 1668, épousera Marie du Dresnay en 1688.

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L'année suivante, la charpente et le lambris de recouvrement de la nef ont été posés, comme en témoigne  l'inscription gravée sur la sablière nord de la nef  : "M. F. : CVNIAT. CVRE : CH : LHARIDON : FA. 1686".

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Je place ici, en raison de la proximité spatiale et temporelle de la sculpture et de l'inscription, la Vierge placée au dessus du porche.

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LA VIERGE À L'ENFANT PAR ROLAND DORÉ (1618-1663).

L'attribution de cette Vierge à Roland Doré  été affirmée par Emmanuelle Le Seac'h dans son catalogue raisonné de 2014. On reconnaît d'ailleurs le style de ce sculpteur majeur du premier coup d'œil, par les joues rebondies de la mère et de son fils ou par le demi-sourire caractéristique. Roland Doré a aussi réalisé pour le calvaire de Saint-Ségal la Vierge, Marie-Madeleine et Jean au pied de la croix.

On notera le bandeau occipital de Marie.

Elle tient un fruit à sommet ovale, ou un hochet. Elle porte un manteau dont les pans tombent en deux plis symétriques festonnant, et une robe longue, ajustée au buste et plissée sous la taille. L'Enfant pose une main sur la nuque maternelle et une main sur sa propre poitrine, il porte une tunique longue et plissée.

Sous cette statue : le blason aux armes de Kergoët.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Les inscriptions de la face sud de la  tour-clocher.

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1°) La première inscription (pour le regard qui part du bas de l'édifice) est celle qui accompagne un cadran solaire gravé dans la pierre, sous la corniche du clocher.

On y lit : I : L'HARIDON FA 1694.

Le cadran est tracé dans un cartouche rectangulaire, avec des lignes radiantes aboutissant aux chiffres romains de l'heure correspondante. Le stylet est absent.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-sebastien-saint-sebastien-saint-segal/3161081b-4d98-4287-a98a-4abeed58a9dc

Nous pouvons imaginer qu'il s'agit de Jean (IAN) L'HARIDON, de la généalogie Louis Brun :

https://gw.geneanet.org/zardoz?lang=fr&iz=1542&p=jean&n=l+haridon&oc=10

En effet, il est décédé en 1724, il avait épousé Françoise Favennec,  ses 4 enfants sont nés entre 1683 et 1698, et surtout, son fils Christophe est décédé à Penfrat, lieu-dit tout proche de la chapelle.

Un autre Jean L'Haridon est celui de la généalogie Elisabeth Mazaud. Il est décédé avant 1699. Son fils René est ou serait né à Saint-Ségal

https://gw.geneanet.org/peafa?lang=fr&p=jean&n=l+haridon&oc=14

On aimerait relier ce I. L'HARIDON avec le CH. L'HARIDON qui était fabrique en 1686 et a inscrit son nom sur la sablière de la nef. C'est possible si on admet que CH correspond à Christophe, puisque Christophe et Jean sont deux frères :

https://gw.geneanet.org/zardoz?lang=fr&iz=1542&p=.&n=l+haridon&oc=1

Quoiqu'il en soit, nous sommes alors 9 ans après l'inscription du porche sud. 

 "Le clocher-porche refait en 1694 intègre l'ancien portail de style gothique flamboyant.  Ces dates sont confirmées par l'écu de la façade ouest aux armes des Kergoët et du Dresnay (René François de Kergoët et sa femme née du Dresnay), qui indiquent la fin du 17e siècle et le début du 18e siècle." (Inventaire général)

 

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Les inscriptions hautes de la façade sud du clocher.

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Elles sont juste mentionnées sans être relevées par la notice de l'Inventaire, mais elles ont été partiellement  relevées par Couffon et par  Castel et Leclerc. Elles sont très difficiles à interpréter.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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L'inscription de gauche.

Elle semble simple et semble indiquer le nom d'un fabricien :

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P : LE FLOHE

F / L : 9.

P. Le Flohe, Fabricien. Mais le nom de Le Flohe n'est pas attesté (ou seulement dans le Morbihan). La forme très répandue Le FLOCH n'est pas attesté non plus à Pleyben ou Saint-Ségal à l'époque.

Castel a lu : P: LE : F : L : 9 .

Couffon a lu :  P : LE : PLOE.../F... L... 

Le repli du cartouche est également curieux. Enfin, on ne sait comment comprendre la fin de l'inscription, "L : 9". On ne peut lire L comme un chiffre romain, à coté d'un chiffre arabe.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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L'inscription de droite.

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La lecture est aléatoire, et n'aboutie à rien (LE MER ??) .

peut-être

LEPIO : PAR : KEL : AVA

LE MAIRE

Castel a lu :  LEP : G : ----- AV ---AC / MACE .

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Le blason de la face ouest de la tour du clocher.

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Du Dresnay : d'argent à la croix anillée (ou ancrée) de sable, accompagnée de trois coquilles de gueules.

 

 

Les deux blasons de Kergoët et du Dresnay  sont réunis à l'intérieur de palmes sous une couronne .

Ce sont les mêmes armes qui figurent au dessus du retable sud (1706), et qui sont celles du couple René-François de Kergoët (1668-1705) et de Marie du Dresnay qu'il épousa en 1688.

http://www.lavieb-aile.com/2019/07/la-chapelle-saint-sebastien-en-saint-segal-la-chaire-a-precher-et-les-statues.html

Ces données sont cohérentes avec la date de 1694 de l'inscription de la face sud (I. L'HARIDON)

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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LES INSCRIPTIONS DE LA SACRISTIE DE 1742.

La sacristie octogonale (différente de celle, quadrilobée, de Pleyben reconstruite en 1719) est couverte en carène renversée et s'abouche entre le chevet et le bras sud du transept . Elle porte trois inscriptions.

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copyright François Dagorn Inventaire Général.

copyright François Dagorn Inventaire Général.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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1°) Inscription du linteau de la fenêtre  sud-est.

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 Microdiorite quartzite (pierre de Logonna), texte en réserve dans un cartouche, lettres majuscules romaines. Pas de ponctuation entre les mots. Lettres conjointes (TE), M en W, et N rétrogrades.

" MI : RE IVLIEN BORNIC  RE

CTER MI : RE MICHEL CRAVEC CVRE 1742.

Messire Julien Bornic recteur, messire Michel Cravec curé 1742

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a) Julien Le Bornic fut recteur de Pleyben de 1720 à 1743.  Il fit élever, en 1725, l'arc-de-triomphe placé à l’entrée du placître, ancien cimetière. Il convertit en chapelle des Trépassés, en 1736, l'ossuaire, qu’il bénit à cet effet. Il réalisa le déplacement du Calvaire monumental et sa translation à l’endroit qu’il occupe actuellement, de 1738 à 1742. Il fut enterré dans l'ossuaire, le 5 Février 1743.

Il avait été auparavant (en 1699 et 1704)  recteur de ChâteaulinSes revenus étant suffisant, il fit, ou fut obligé de faire, enregistrer son blason vers 1696 dans les registres de Charles d'Hozier ;  d'argent à une bande d'azur chargée de trois macles d'or

b) Michel Cravec curé de Pleyben, fut ensuite recteur de Plomodiern (il en signe les registres en 1744 et en 1749)

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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2°) Angle droit du pan sud de la sacristie.

Appartient au chaînage d'angle. Microdiorite quartzite (pierre de Logonna), texte en réserve dans un cartouche, lettres majuscules romaines. 

F: NICO

LASFA

BRIQVE

"F. Nicolas Fabrique."

Le nom du fabricien accompagne régulièrement  celui du recteur et du curé, l'inscription doit donc être associée à la précédente.

Le petit blason en haut du pan sud porte les armes de Kergoët mais il est peu lisible. À cette date, la famille de Kergoët est alors représentée par Mathurine-Josèphe-Reine du Kergoët, qui a épousé le 19 mai 1733  "haut et puissant Messire Jacques-Joseph-René de Kerouartz, seigneur de Lomenven, président au Parlement de Bretagne". Ils occupent le manoir de Guilly en Lothey. Mais leurs armoiries ne sont pas présentes (Kerouartz = d'argent à la roue de sable accompagnée de trois crossettes de même).

 

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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3°) Linteau de la fenêtre sud-ouest.

 

Microdiorite quartzite (pierre de Logonna), texte en réserve dans un cartouche, lettres majuscules romaines. M en forme de W, N rétrogrades.

 MI : RE IEHAN HELGOVA

RCH CHAPELAIN  MI : RE

IEAN BRIS P:TRE. 

"Messire Jean Helgouarc'h chapelain, messire Jean Bris prêtre."

 

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Jean HELGOUARC'H était le chapelain de la chapelle Saint-Sébastien depuis au moins 1726, puisqu'à cette date, il assiste à l'inhumation de François Jean-Baptiste de Kergoët, en compagnie de Julien Le Bornic.. 

1726. — « Le 29ème jour d'Avril 1726 a esté inhumé le corps de Messire François-Jean-Baptiste, cheff de nom et d'armes du Kergoët, issu des Bannerets de Bretagne, chevallier seigneur, comte du dit lieu, Le Guilly, Lézaon, Troamboul, Loppeau, Coetsquiriou et aultres lieux, âgé de trente-six ans, huit mois et vingt-six jours, décédé le 26 du courant après avoir reçu tous ses sacrements, et ont assisté au convoy les soubsignants et plusieurs autres. J. Le Bornic, prestre recteur de Pleiben et de Saint-Ségal ; G.-J. Bigeaud, vicaire perpétuel à Châteaulin ; H. Le Garz, recteur de Saint-Thois ; Gilles-François Floc'h, recteur de Lothey ; Y. Rohou, recteur de Saint-Coulitz ; Yves Ropartz, prestre de Lothey ; L. Mallégol, prestre de Pleiben ; H. Robin, prestre de Saint-Coulitz ; Jean Helgouarc'h, prestre et chapelain de Saint-Sébastien, en Saint-Ségal ; Guillaume Guédès, prestre ».

Le chapelain disposait d'une maison, placée à quelques mètres au sud. Il devait dire quotidiennement la messe dans la chapelle. Pour Yves Madec, "Le chapelain de Saint-Sébastien avait donc très peu à faire, quoiqu'il eût une maison et un jardin clos de murs, contigus à l'enceinte entourant la chapelle. Il avait une messe basse à dire tous les dimanches, à Saint-Sébastien même, tout comme le chapelain de Saint-Nicolas avait la sienne à dire dans la chapelle du Port-Launay."

Mais le site de la mairie fait remarquer que "Isolée du bourg par 4 kms, sa taille assez importante pour une chapelle, en  faisait souvent l'annexe de l'église paroissiale pour les habitants du Goulit éloignés du bourg".

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile juillet 2019.

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CONCLUSION
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Les inscriptions ne donnent pour cette chapelle que 3 dates extérieures (1685 pour l'élévation sud de la nef,  1694 pour le clocher et 1742 pour la sacristie) et 3 dates intérieures (1706-1707 pour le retable sud et 1763 pour la sablière du bas-coté nord, 1766 pour le confessionnal). J'y ajoute la date de 1599 sur l'ancienne cloche.

Les données héraldiques extérieures témoignent de l'investissement, ou de la marque de prééminence de la famille de Kergoët par trois couples : Gilette de Kergoët et Michel du Bot (bas-coté nord), son oncle Jean de Kergoët et Perrine de Kerpaen, et René-François de Kergoët ( chevet et calvaire) et Marie du Dresnay (clocher) , tandis qu'un blason complémentaire du retable du chœur introduit le couple de François Jean-Baptiste du Kergoët et Marie-Josephe du Chastel.

Ces données sont moins fiables, car le créneau est large pour chaque couple, entre la date de leur mariage et celle, parfois imprécise, du décès du dernier survivant (sans faire intervenir la possibilité d'armoiries apposées de façon posthume).

Rappelons ces dates :

Jean de Kergoët x Perrine de Kerpaen : 1541 , d'où [1541-1567] : chevet et calvaire.

Gilette du Kergoët x Michel du Bot :  1554, d'où [1554-1567] : bas-coté nord et charpente du transept

René-François de Kergoët x Marie du Dresnay : 1688, d'où [1688-1710] : clocher-mur.

François Jean-Baptiste du Kergoët x Marie-Josephe du Chastel : 1710 : retable du chœur.

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Ces données chronologiques sont complétées par la mention des noms des membres du clergé (recteur, curé et chapelain), des fabriciens et des parrain et marraine de la cloche. Cela précise les choses lorsque ces personnages nous renvoient à des documents datés et à des données généalogiques.

Pierre BRICHETTTE (BRICHET), fabricien en 1599.

Hervé RIOU, fabricien en 1599,

Christophe L'HARIDON , fabricien en 1686

Jean L'HARIDON, fabricien en 1694

F. AUTRET, fabricien en 1706 (et 1707?)

F. NICOLAS fabricien en 1742

Jean LE ROY, recteur de Pleyben et Saint-Ségal en 1599

François CUNIAT, curé à Saint-Sébastien et curé de Pleyben en 1686

Yves Le COQUET, recteur de Pleyben et Saint-Ségal de 1694 à 1720.

Julien LE BORNIC , recteur de Pleyben de 1720 à 1743.

Michel CRAVEC curé du recteur Le Bornic en 1742

Jean L'HELGOUARC'H chapelain de Saint-Sébastien en 1742,

Jean BRIS, prêtre en 1742

Guillaume Le Léon, recteur en 1766 (confessionnal)

 

 

Les artistes et artisans sont parfois aussi connus, ou reconnus :

Jean Le SEVEN, menuisier et JEAN CEVAËR, sculpteur  pour les retables sud (1706-1707) et du chœur (v. 1710) : par attribution.

Louis COZIC peintre-doreur en 1714 pour le retable sud.

Olivier GRALL, peintre doreur du maître-autel en 1729.

Roland Doré, sculpteur (1618-1663) de la Vierge à l'Enfant du porche sud : par attribution.

Maître de Saint-Thégonnec sculpteur actif en 1550-1610), pour le calvaire et pour  les  saints Yves et François d'Assise de l'arc de triomphe (attribution par E. Le Seac'h)

Atelier du Maître de Pleyben, sculpteur sur bois actif au dernier quart du XVIe pour les sablières du chœur et des bras du transept (attribution personnelle)

 

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Enfin, des indices stylistiques peuvent encore préciser les évaluations :

 

Retable du bras nord du transept :  Vierge à la démone et au bandeau occipital de la deuxième moitié du XVIe / certains éléments polychromes du XVIe siècle.

Arc de triomphe : peut-être du XVIIe par son inspiration classique (Inventaire Général)

 

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Résumé : la chapelle Saint-Sébastien fut construite au XVe siècle pour conjurer la peste, avec un plan en croix latine dont témoigne encore la structure de la nef, le chœur à chevet plat et le bras sud du transept.

Le bras nord du transept et le bas coté nord ont été reconstruits au XVIe siècle. Le calvaire date de la seconde moitié du XVIe.

Le bas-coté sud fut reconstruit au XVIIe siècle (1685). 
Le clocher-mur fut élevé à la toute fin du XVIIe siècle (1694)

Le recteur Yves Coquet fit construire les retables sud et du chœur entre 1706 et 1710, et jusqu'en 1729.

La sacristie fut ajoutée en 1742.

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SOURCES ET LIENS.

CASTEL (Yves-Pascal), LECLERC, (Guy), s.d,  La chapelle Saint-Sébastien , son calvaire, ses retables, ed. Commune de Saint-Ségal.

— COUFFON, (René), LE BARS, (Alfred), 1988. Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles. Quimper : Association Diocésaine, 1988. p. 418-419

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/0ffd39bdf24d89d00ff35b034d2685b0.pdf

— INVENTAIRE GENERAL Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel), enquête 2009.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-sebastien-saint-sebastien-saint-segal/3161081b-4d98-4287-a98a-4abeed58a9dc

 

— MADEC (Yves), 1915, Saint-Sébastien en Saint-Ségal

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/fc72b7a373375935ed358e8dbd9c8cd4.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Saint-Ségal Inscriptions héraldique
12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 20:36

Concert de serpent et clavecin à l'abbaye du Relec le 11 juillet 2019 : A trace of grace, Michel Godard et Freddy Eichelberger.

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"On dirait un serpent qui danse, au bout d'un bâton" (Baudelaire)

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Voir ici sur le serpent comme instrument de musique :

 

 

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Pour la première fois, j'ai l'occasion d'entendre jouer du serpent, cet instrument tordu que j'avais découvert sur le lutrin de Brest, dont j'avais appris qu'il était joué couramment en accompagnement des chantres es églises et chapelles notamment bretonnes, et que tous les chœurs des cathédrales étaient soutenus par le jeu d' un serpentiste ... qui laissait parfois son nom gravé sur sa place dans les stalles.

Et, pour cette première fois, j'avais le privilège d'écouter celui qui l'avait ré-introduit dans la musique classique, dans le jazz et l'improvisation : Michel Godard.

https://michel-godard.fr/french/html/equipment.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Godard_(musicien)

Il se produisait en duo avec le claveciniste Freddy Eichelberger lors du Petit Festival de Son ar Mein à l'abbaye du Relec en Plounéour-Ménez, avec le concours de Chemins du Patrimoine en Finistère.

http://www.petitfestival.fr/xwiki/bin/view/festival/2019/concerts

Le programme ? Des "improvisations musicales à la croisée du jazz et des musiques anciennes".

 

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S.... S....Silence !

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Concert de serpent et clavecin à l'abbaye du Relec : A trace of grace, Michel Godard et Freddy Eichelberger.

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Concert de serpent et clavecin à l'abbaye du Relec : A trace of grace, Michel Godard et Freddy Eichelberger.

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Michel Godard et Freddy Eichelberger, abbaye du Relec. Photographie lavieb-aile 11 juillet 2019.

Michel Godard et Freddy Eichelberger, abbaye du Relec. Photographie lavieb-aile 11 juillet 2019.

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Michel Godard et Freddy Eichelberger, abbaye du Relec. Photographie lavieb-aile 11 juillet 2019.

Michel Godard et Freddy Eichelberger, abbaye du Relec. Photographie lavieb-aile 11 juillet 2019.

Michel Godard et Freddy Eichelberger, abbaye du Relec. Photographie lavieb-aile 11 juillet 2019.

Michel Godard et Freddy Eichelberger, abbaye du Relec. Photographie lavieb-aile 11 juillet 2019.

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Michel Godard et Freddy Eichelberger, abbaye du Relec. Photographie lavieb-aile 11 juillet 2019.

Michel Godard et Freddy Eichelberger, abbaye du Relec. Photographie lavieb-aile 11 juillet 2019.

Michel Godard et Freddy Eichelberger, abbaye du Relec. Photographie lavieb-aile 11 juillet 2019.

Michel Godard et Freddy Eichelberger, abbaye du Relec. Photographie lavieb-aile 11 juillet 2019.

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Michel Godard et Freddy Eichelberger, abbaye du Relec. Photographie lavieb-aile 11 juillet 2019.

Michel Godard et Freddy Eichelberger, abbaye du Relec. Photographie lavieb-aile 11 juillet 2019.

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Michel Godard et Freddy Eichelberger, abbaye du Relec. Photographie lavieb-aile 11 juillet 2019.

Michel Godard et Freddy Eichelberger, abbaye du Relec. Photographie lavieb-aile 11 juillet 2019.

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Published by jean-yves cordier
7 juillet 2019 7 07 /07 /juillet /2019 20:55

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1. Bannière de procession :   saint Sébastien.

Velours rouge brodé. Inscription ST SEBASTIEN PRIEZ POUR NOUS.

 

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2012

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2012

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2. Bannière de procession :  la Vierge.

Velours bleu brodé ; décor d'hermines.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2012.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2012.

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3. Statue de saint Sébastien.

Nef, coté sud.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

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4. Statue d'évêque.

Extrémité ouest du bas-coté sud de la nef.

Saint Corentin ? Saint Guénolé ?

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

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5. Confessionnal.

Confessionnal d'angle (?), à toit plat, à deux loges latérales ouvertes et loge centrale munie d'une porte au décor sculpté ajouré à type de palmette ou coquille et frise de rosettes. Hauteur 2,10 m, largeur 2,00 m, profondeur 90 cm. Classé au titre d'objet 2008/11/17.

 

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Inscription : N : MRE : G : LEON : BACHELIER : DE SORBONNE : RECTR 1766.

"Noble messire G. Léon, bachelier de Sorbonne, recteur, 1766."

1756-1774. Guillaume Le Léon, bachelier en Sorbonne, originaire de Pleyben. — Il fit restaurer la chapelle de Lannélec, celles du Cloître-Pleyben et de Saint-Sébastien en Saint-Ségal, où son nom se rencontre.

« Le 9 Mars 1757, à une heure après-midi, les notaires royaux Kerbrat et Periou se rendaient à l'église paroissiale, accompagnés de vénérable et discret Messire Guillaume Le Léon, bachelier de Sorbonne, ci-devant recteur de Lennon. Celui-ci revêtu du surplis et de l'étole, en mains ses provisions accordées par Mgr de Cuillé, évêque de Quimper, entre en l'église dont il prend possession librement par prise d'eau bénite; après*y avoir entré, prières à Dieu devant le grand autel; ouverture du tabernacle, bénédiction du Saint Sacrement, son des cloches, touche du pupitre, visitation des fonts baptismaux, séance cn la place rectorale, et généralement faites et observées toutes les autres cérémonies en tel cas requises et accoutumées pour bonne, valable et canonique possession prendre et acquérir. » Laquelle ainsi prise sans trouble, empêchement ni opposition quelconque, a été par le notaire Kerbrat, lue et publiée au peuple assemblé en la dite église, tant en francais qu'en breton, avec les provisions ci-devant datées, en présence des recteurs voisins, et des pretres et curé de Pleyben. » La même cérémonie est répétée en l'église paroissiale de Saint-Ségal : acte est dressé par le notaire des (feux prises de possession, enregistré à Châteaulin, et une copie remise au recteur dûment installé.

On notera que le titre de bachelier de Sorbonne — a priori en théologie—, pour être méritant, est inférieur à celui de Docteur en théologie d'Yves Coquet, recteur qui fit réaliser la chaire à prêcher et les retables.

PÉRENNÈS (Henri)  https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/8c56d47066d5bc94bb64f58549386360.pdf

https://gw.geneanet.org/nlegrand?lang=fr&pz=raymond+jean+louis&nz=le+grand&p=guillaume&n=le+leon&oc=1

Voir  https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29002237

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

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 Vitrail de la baie axiale.

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"On voit, dans les soufflets du haut, nombre d'anges, et au centre Saint Sébastien percé de flèches par un archer. Ces motifs datent de la ·construction de la chapelle. Les scènes qui se déroulent au-dessous ont été exécutées dans des ateliers modernes, et sont inférieures aux motifs des soufflets. On y voit l'Annonciation, la Nativité, l'Epiphanie, la Purification, Jésus retrouvé au temple, la Fuite en Egypte, l'Institution de l'Eucharistie, Jésus portant sa croix, Mort du christ en croix Jésus sur la pierre de l'onction, Résurrection de Jésus, . Résurrection d'autres morts qui sortent pleins de vie de la gueule d'un monstre." (Yves Madec 1915)

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2012.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2012.

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Tympan du vitrail du bras sud du transept.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2012.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2012.

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Les peintures murales.

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Peinture murale à la détrempe sur mortier de chaux, où prédomine l'ocre rouge.

Elles ont été restaurées par Géraldine Fray et Mélodie Bonnat en 2007.

a) une inscription du mur nord de la nef permet d'en dater une partie de 1817 et du rectorat de MEVEL.

FAIT FAIRE PAR GABRIEL MEVEL RECTEVR 1817.

 

 

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

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b) Mais ce cartouche est peint sur un enduit qui se détache et laisse apparaître une couche sous-jacente également peinte. C'est à celle-ci qu'appartiennent vraisemblablement le reste du décor.

Voir aussi les photos de Florent Maillard et de Bernard Bègne pour l'Inventaire

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/illustration/ivr5320092909282nuca/b67e3915-8634-4ebf-b176-d073355718b4

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/illustration/ivr5320092900494nuca/f5468b8c-b813-4b4c-8fa7-239ca42f6c8b

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/illustration/ivr5320092900495nuca/c15968a4-7b06-4f80-9e43-3a9ea5ecf2de

Je ne dispose d'aucune conclusion d'études, et on restera circonspect sur mes descriptions. Je lis seulement que  "Les vestiges de peintures murales du choeur [?] sont analogues aux deux chapelles distantes de quelques kilomètres, la chapelle de Notre-Dame du Ménez-Hom (1544-1742) en Plomodiern et  la chapelle voisine de Saint-Aubin (Port-Launay).".

Je vois une association de rinceaux, de bouquets et de cartouches rectangulaires à thème hagiographique et héraldique.

 

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

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Les murs-pignon des bras des transepts.

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1. Transept nord.

Inscription S. CAROLUS.

Trois cartouches :

 

 

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

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à gauche de la baie : Saint François recevant les stigmates

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je suis tenté de rapprocher cette représentation de la fréquence du prénom François dans la famille de Kergoët.

Mais on remarquera :

a) que saint François recevant les stigmates est représenté en sculpture, debout,  sur l'arc de triomphe de la chapelle.

b)  que saint François recevant les stigmates est représenté en sculpture, à genoux,  sur le calvaire du bourg de Saint-Ségal.

c) que les deux scènes de saint Sébastien transpercé par les flèches et de saint François transpercé par les rayons divins ont en commun à la fois le motif de la blessure sacrée (par où ils sont vénérables pour les patients frappés par les maladies), mais bien-sûr aussi leur renvoi à la Passion, et donc à la contemplation du Christ souffrant.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

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À droite de la baie : armoiries de Kergoët.

L'écu est tenu par deux lions en supports, et est surmonté d'un cimier.

Les armes sont d'argent à cinq fusées de gueules posées en pal surmontées  de quatre roses de même  (5 losanges rouges sur fond blanc et 4 roses rouges au dessus)

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Au dessus, l'inscription S. CAROLUS ("Saint Charles") commente le cartouche supérieur, qui est placé en symétrie avec celui de saint François.

Ce cartouche ne montre plus qu'une croix, et un personnage recouvert d'un manteau rouge (cardinal ?) avec peut-être un chapeau rouge posé au sol.

On peut supposer que la famille de Kergoët, qui détient la prééminence dans cette chapelle, a voulu honorer les deux saints patrons d'un ou de plusieurs de leurs membres.

Mon meilleur candidat serait Charles-François de Kergoët, baptisé le 24 août 1693, fils de René-François de Kergoët (1668-1705) et de Marie du Dresnay.

 

1693. — « Le vingt et quatriesme jour du mois d'Aoust mil six cents quatre-vingts et treize ont esté faites les cérémonies dans l'église paroissiale de Lothey par Jean-Baptiste de Moreau, docteur de Sorbonne, prieur du Relec au diocèse de Léon, du baptesme de Charles-François, fils naturel et légitime de haut et puissant Seigneur René-François, chef de nom et d'armes du Kergoët, et de haute et puissante Marie du Dresnay, dame du Kergoët, né le trante et uniesme de Mars au dit an, baptisé dans la chapelle du Guilly par le soubsigné recteur au dit jour trante et uniesme de Mars. Les parrain et marraine ont estés : Charles Feydeau, sieur de Saint-Remy, demeurant au chasteau de Tresséol, paroisse de Plonévez-Porzay, et Marie du Chastel de Kerlerc'h, épouse du sieur Le Nobletz, conseiller du Roy en tous ses conseils, et demeurant lors au chasteau de Lescuz, paroisse de Plomodiern. Ainsi signé au registre : Marie du Chastel de Kerlec'h, Jeanne-Corantine du Guergoët, Mathurin de Rosily, C. Feydeau, Jean-Baptiste de Moreau, prieur du Relec, René-François du Kergoët du Guilly, Marie du Dresnay, François Créis, recteur ».  

Ce Charles-François est décédé rapidement (pas de date de décès), mais cela n'empêche pas ses parents d'honorer sa mémoire.

Le prénom de François est beaucoup plus répandu dans la famille que celui de Charles, soit chez le grand-père de ce dernier François de Kergoët (1610-1693), soit chez René-François (1668-1705), soit chez François Jean-Baptiste (1689-1726), dont les armoiries ornent le chœur.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

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2. Transept sud.

Un motif héraldique  est visible mais non lisible. De même, un cartouche où se voit une croix doit correspondre à un motif hagiographique.

La disposition et le projet devait être symétrique à ceux du transept nord.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.


 

SOURCES ET LIENS.

CASTEL (Yves-Pascal), LECLERC, (Guy), s.d,  La chapelle Saint-Sébastien , son calvaire, ses retables, ed. Commune de Saint-Ségal.

— COUFFON, René, LE BARS, Alfred. Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles. Quimper : Association Diocésaine, 1988. p. 418-419

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/0ffd39bdf24d89d00ff35b034d2685b0.pdf

— INVENTAIRE GENERAL Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel), enquête 2009.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-sebastien-saint-sebastien-saint-segal/3161081b-4d98-4287-a98a-4abeed58a9dc

— MADEC (Yves), 1915, Saint-Sébastien en Saint-Ségal

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/fc72b7a373375935ed358e8dbd9c8cd4.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Saint-Ségal Bannières. Peintures murales
7 juillet 2019 7 07 /07 /juillet /2019 15:15

La chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal : la cloche de 1902... et celle de 1599! Une cloche à deux inscriptions .

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Voir sur cette chapelle :

 

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Voir sur les cloches :

L'abbé de Landévennec Jehan du Vieux-Chastel et la cloche de 1513 de l'église de Landévennec.

 

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Faire l'inventaire documenté systématique du patrimoine campanaire n'est pas encore passé dans les mœurs. Il est néanmoins nécessaire de s'y livrer, sans sélectionner uniquement les cloches qui nous paraissent dignes d'intérêt. Une cloche datée de 1902 possède déjà un âge vénérable, et la découverte de son inscription nous ouvre à un environnement humain précieux par le nom du parrain et de la marraine, et à un plaisir esthétique par les anses ornées d'étoile et de grappes de raisin ! Mais, heureuse surprise, elle garde le souvenir d'une cloche du XVIe siècle.

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CLIQUEZ SUR L'IMAGE.

Cloche de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie 3 juillet 2019.

Cloche de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie 3 juillet 2019.

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Cloche de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie 3 juillet 2019.

Cloche de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie 3 juillet 2019.

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Cloche de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie 3 juillet 2019.

Cloche de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie 3 juillet 2019.

Cloche de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie 3 juillet 2019.

Cloche de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie 3 juillet 2019.

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DESCRIPTION.

La cloche est décrite telle qu'elle m'apparaît,  touriste placé au sol et équipé de jumelles : des lacunes (mensuration, note dominante, décor) seront comblées par ceux qui accéderont à la chambre des cloches.

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-Commande manuelle par corde et chaîne depuis la nef.

-Anses ornées d'étoiles et de pampres.

-Inscription votive de 5 lignes :

 

J'AI ETE BENITE LE 15 SEPTEMBRE 1902 JAI EU POUR PARRAIN LOUIS TIRILLY DE KERASCOET

POUR MARRAINE FRANCINE HELPIN DE PENFRAT JAI ETE NOMMEE ANNE LOUISE FRANCINE SEBASTIENNE

JAI ETE F. POVR LA HAPELLE [sic] DE MONSIEVR ST SEBASTIEN AN SAINT-SEGAL IAN LE ROY

RECTEVR M PIERRE BRICHETTE HERVE RIOV FABRIQVES AN  PLEBEN ET S SEGAL

LAN MIL VCC IIII XX ET XVIIII [1599]

-Frise de guirlandes et étoiles.

-Crucifix.

-Inscription de signature :

DURAND CHAMBON [FONDEUR A MONTARGIS]

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COMMENTAIRES.

Il faut comprendre que cette cloche porte son inscription, mais aussi celle d'une cloche de 1599. Cette dernière inscription a été relevée par le chanoine Abgrall qui en a publié le texte en 1916, et il parle d'une ancienne cloche fêlée et hors de service sur laquelle il relève : JAY . ETTE . F . POVR . LA . CHAPELLE . DE . MONSIEVR . S . SEBASTIEN . AN . S . SEGAL . M . IAN . LE ROY . RECTEUR . ET . M. PIERRE . BRICHETTE . HERVE . RIOV . FABRIQVES . DE . PLEYBEN . ET . S . SEGAL . LAN . MIL . VCC IIII XX ET XVIII.

La fiabilité des relevés épigraphiques du Finistère du chanoine Abgrall est excellente. Mais il n'a pas publié ce texte dans sa première publication sur les inscriptions, celle de 1898 dans le Congrès archéologique de Morlaix. On ignore la date de son observation (avant 1902).

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Yves Madec, en 1915, mentionne "Une des cloches date de 1851, mais elle est fêlée et repose sur le pavé de la chapelle. Celle qui est en usage date de 1902, elle a eu pour parrain Louis Tirilly de Kerascoüet et pour marraine Francine Helpin, de Penfrat. Elle a été fondue à Montargis." Il signalait aussi la défense qui était faite en 1891 "de sonner les cloches à cause du mauvais état de la tour".

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J'imagine que la cloche de 1902 a été fondue à partir de la cloche de 1599, et que le fondeur a recopié l'inscription qu'elle portait à visée de commémoration. Il en a conservé la graphie, notamment pour les U en forme de V, alors que les U du texte moderne des deux premières lignes sont des U.  Nous conservons ainsi le nom du recteur et des fabriques de 1599. 

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L'inscription de 1902.

 

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1°) Louis Tirilly, parrain à (presque) 5 ans.

 Louis TIRILLY, né le 14 octobre  1897 à Saint-Ségal lieu-dit Rospiriou  et décédé le 14 septembre 1962 à Saint-Ségal, était le fils d'Emile TIRILLY et de Marie PÉRON (mariage 1894). Il ne se maria pas.

Son frère cadet Germain TIRILLY, né le 23 avril 1900, épousa Isabelle Marie Charlotte Francine LE NEST, née en 1910 à Saint-Ségal,  fille d'Yves Le Nest et de Anne Marie Francine HELPIN.

Un Tirilly fut maire de Saint-Ségal de 1864 à 1871. En 1898, un Tirilly était adjoint au maire de Port-Launay et un autre adjoint au maire de Saint-Ségal. Emile-Gustave Tirilly fut maire de Saint-Ségal en 1905. Aujourd'hui, Jean-Yves Tirilly appartient au conseil municipal.

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de Kerascoët.

Selon le site de l'Inventaire Général de 2009, "Kerascoët est un exemple de permanence de l'occupation des sites seigneuriaux. A quelques mètres au nord de ce qui a probablement été une ancienne métairie noble, aujourd'hui disparue, un nouveau logis de maître est construit en 1886 par la famille TIRILLY. Celle-ci fait fortune grâce à la culture de la pomme de terre et l'élevage des chevaux. Le grand hangar agricole à deux porches, actuellement en ruines, abritait les pommes de terre et le foin pour les chevaux. Un seul bâtiment d'écuries, daté 1875, subsiste aujourd'hui ainsi qu'une grange en cours de restauration. Située au nord du porche disparu, contemporaine du logis de maître, la maison du métayer, est à l'état de ruines."

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ancienne-metairie-noble-puis-ferme-kerascoet-saint-segal/326d5309-0c95-44b5-8db7-850b57b31174

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2°) Francine HELPIN, marraine de 21 ans

née le 16 avril 1881 à Saint-Ségal et décédée le 12 mars 1943 à Saint-Ségal, elle était la fille de Jean Henri HELPIN (1856-1908), cultivateur à Penfrat Izella.  Elle épousa le 27 mai 1906 Yves Marie LE NEST. Sa fille Isabelle épousera Germain TIRILLY, frère de Louis.

https://gw.geneanet.org/mvettier?lang=fr&pz=michel+jean+francois&nz=vettier&p=anne+marie+francine&n=helpin

https://gw.geneanet.org/boisgarin?lang=fr&pz=yann&nz=caillarec+glevarec&p=germain&n=tirilly&oc=2

Deux voisins de la chapelle.

Les lieux-dits de Rospiriou et de Penfrat sont très proches de Saint-Sébastien. Kerascoët est plus éloigné.

https://www.google.com/maps/place/Penfrat,+29590+Saint-S%C3%A9gal/@48.2253783,-4.1063568,16.5z/data=!4m5!3m4!1s0x48113167727cded7:0x5fd0657b0887ee13!8m2!3d48.2251707!4d-4.1008585

Le nom du recteur n'est pas mentionné.

 Yves Madec donne les noms suivants :

1893 :Mr. Miorcec, recteur.

1898 ; Mr Grall, recteur

1908 : Mr Olv, recteur.

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L'inscription de 1599.

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3°) "IAN LE ROY RECTEUR DE PLEBEN ET ST SEGAL"

Les archives mentionnent le  rectorat de Jean LE ROY de 1595 à 1610.  Il dut, en 1602, intenter une poursuite judiciaire contre des tréviens de Lampaul pour vol d’une cloche au cimetière de Pleyben.

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4°) "Pierre Brichette" [fabrique ]

C'est la graphie de l'époque pour Pierre BRICHET, un personnage bien connu.

BRICHET. Armes (d'après le Nobiliaire de Bretagne de Potier de Courcy) : d'azur au rencontre de cerf cantonné en chef et en pointe d'un croissant et aux flancs d'une étoile, le tout d'argent. - Armes enregistrées à l'Armorial général de 1696 : de gueules à un chevron d'argent accompagné de trois annelets de même.

La famille BRICHET est une des plus anciennes de la bourgeoisie de la Basse-Bretagne où elle a possédé, entre autres biens, la seigneurie de Kérilis. On trouvera sur elle beaucoup de renseignements dans le Répertoire de Bio-bibliographie bretonne de Kerviler. Elle est originaire du Maine. Son auteur, Pierre Brichet, vint de cette province s'établir à Saint-Ségal vers 1609, réalisa dans le commerce une grosse fortune et laissa une nombreuse postérité.

 

Brichet. — Nom de famille que je rencontre en Bretagne depuis Pétronille La Brichete, mère de Jean et  Agnès, donateurs à l'abbaye de Boquen, en 1271 et 1273, de leurs droits dans la moinerie de Saint-Cadoc en Sévigné (Anc. év. de Bret. III,, 264, 275)  — II a été principalement porté par une famille mancelle établie en Bretagne au commencement du XVIIe siècle et qui compte parmi ses membres un des administrateurs du Finistère décapités en 1794.

I. — Les Brichet de Kerilis, originaires de la province du Maine, dont une branche vint s'établir en Bretagne au XVIIe siècle, qui ont porté les titres de seigneurs de Kereffran, de Ker année et de Kerilis :

-Pierre Brichet, venu du Maine, établi à St-Ségal vers 1609, fît une grande fortune dans le commerce, laissa une dizaine d'enfants de plusieurs mariages, et mourut à St-Ségal, à 85 ans.

-Pierre Brichet, sieur de Kerannec, fils du précédent et d'Anne Daniel, notaire et procureur royal au siège de Châteaulin, mourut au Port Launay près Châteaulin, à 70 ans , vers le commencement du siècle.  [Notaire Royal de Châteaulin et de Trésiguidy.  Sieur de Kerannec 1636-1706]

-Pierre Brichet, sr de Kerannec, fils du précédent, et de Marie Hascouët, avocat à la Cour, mourut à Vannes, sans postérité." (Kerviler)

(Chaix d'Est-Ange).  http://www.infobretagne.com/famille-brichet.htm

 

https://gw.geneanet.org/mihailovitch?lang=fr&n=brichet+de+kereffran&oc=0&p=daniel+nicol as

 

 

On mentionne aussi dans les aveux de la réformation en 1678 pour la paroisse de Lennon « déclaration de Maître Yves Brichet, sieur de Resterniou, demeurant au Port Launnay, en la paroisse de Saint-Ségal, en privé et faisant pour Damoiselles Renée, Marie, Julienne, Anne et Louise Brichet, ses soeurs » .

La date de 1599 indique que le fabrique en titre est celui qui, " venu du Maine, établi à St-Ségal vers 1609, fît une grande fortune dans le commerce, laissa une dizaine d'enfants de plusieurs mariages, et mourut à St-Ségal, à 85 ans." Mais nous avons ici la preuve qu'il était déjà établit à Saint-Ségal en 1599.

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5°) Hervé RIOU, fabrique.

le patronyme est attesté par les généalogistes à Saint-Ségal au XVIIe siècle.

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L'inscription du fondeur.

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DURAND CHAMBON renvoie à Paul Durand-Chambon, fondeur à Montargis,  ancien mécanicien qui s'est fait connaître pour avoir trouvé un moyen de réparer en 1903 [?]   la cloche rendue hors d'usage par une fêlure de 38 cm de Zellenberg (Haut-Rhin), et qui répara aussi en 1901 la cloche de Saint-Jouan-les-Guérets, fondue en 1722 par Guy Reusse, puis en  celle de Soultzmatt (Haut-Rhin). Le procédé de M. Durand-Chambon consistait à aviver de très près les fentes et les cassures qui ont produit la fêlure.

Puisque cette cloche de Saint-Sébastien date de 1902, qu'elle porte l'inscription d'une cloche fêlée de 1599,  et que c'est en 1904 que le procédé eut l'honneur de la publication dans le bulletin de deux sociétés savantes, il semble nécessaire de s'interroger : la cloche de Saint-Ségal a-t-elle été fondue de novo, ou bien fondue en réemployant le métal de l'ancienne cloche ?  Ou bien l'ancienne cloche a-t-elle été réparée (car pourquoi aurait-on été chercher ce fondeur de Montargis plutôt que les fondeurs bretons ?) et incorporée, dotée en partie supérieure et inférieure d'un complément d'inscription ?

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En conclusion, cette cloche me pose une énigme dont la solution se trouve peut-être soit dans une archive locale qu'il serait intéressant de publier, soit dans une expertise spécialisée sur place qui compléterait les courtes lacunes de ma lecture. Quelque soit la réponse, cette énigme est passionnante, et cette cloche à deux inscriptions — peut-être un cas unique" — méritait bien un article pour elle toute seule.

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ANNEXE.

 

https://patrimoine.auvergnerhonealpes.fr/dossier/cloche-n3/d59eeb8d-01ed-4351-82df-0bc114026a2e

 

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/cloche/544638b8-aa5f-43d7-801a-281d637ea585

Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse Société industrielle (Mulhouse, Haut-Rhin) 1904

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96100187/f102.item.r=cloche%20f%C3%A8lure

"A tout seigneur tout honneur. La plus ancienne de nos cloches, comme dit ci-dessus, datant de 1367, a toute une histoire, sans compter sa légende ; elle a sonné, dans notre vallée, depuis le mois de mai 1367 jusqu'au 21 avril 1903. 

Vieille donc de près de six siècles, elle doit être vénérée, comme monument historique  et familial, par tous les amis véritables des choses de l'Alsace, et surtout par les habitants de la vallée de Soultzmatt, qui considèrent en elle, non seulement un ancien monument de notre pays mais encore un souvenir des vieux temps, et se remémorent dans quelles circonstances elle a sonné pour tous les événements joyeux ou pénibles concernant leurs familles. 

Cette cloche a été fêlée, à cette dernière date, à la suite d'un changement de dispositif de l'appareil de mise en branle, dispositif sans doute insuffisamment réglé. 

Cet accident s'était donc produit le 21 avril 1903, et depuis cette époque l'on cherchait le moyen de réparer la lacune existant dans le jeu des quatre cloches composant le système de sonnerie de Soultzmatt. 

L'on s'adressa à différents fondeurs de cloches tant alsaciens que des pays avoisinants, qui répondirent tous : que n'importe quelle réparation était irréalisable, et que le seul moyen à employer était la refonte. 

Cette opération, outre son prix élevé, détruisait ipso facto un monument historique d'une grande valeur, et la municipalité de Soultzmatt, son maire, M. le Dr Heberlé en tète, était fort perplexe, ne pouvant se décider à la disparition d'une relique chère à toute la population. 

C'est alors qu'intervint un nouvel élément, sous la forme d'un artiste fondeur, inventeur d'un procédé inédit, M. Durand-Chambon, de Montargis (département du Loiret), qui venait de réparer deux cloches en Alsace : celle moderne d'Oberentzen, et surtout celle très ancienne de Zellenberg. Celle-ci étant de 1410, est donc plus jeune de 43 ans que la cloche de Soultzmatt, qui est, à son tour plus âgée de 33 ans que le premier bourdon de Notre-Dame de  Paris, qui fut fondu en 1400. (Celui-ci pesait, d'après les chroniques, 15,000 livres, la cloche de Soultzmatt t 800 kilos, et celle de Zellenberg 1122 kilos, poids constaté pour ces deux dernières cloches). 
Ces deux cloches étaient fêlées comme celle qui nous occupe, et M. Durand-Chambon, par son procédé spécial, leur avait rendu toute leur sonorité sans abîmer en quoi que ce soit la cloche elle-même. 
M. le Dr Heberlé, maire de Soultzmatt, se mit aussitôt en rapport avec l'inventeur, qui se chargea, à forfait, de la réparation de la cloche de Soultzmatt. 
L'opération réussit à souhait, si bien que notre « vieille Campane », muette pendant 7 mois, sonne aujourd'hui comme par le passé . 
Ce résultat est vraiment remarquable, alors que la cause semblait perdue et abandonnée, surtout après les dénégations catégoriques des grands fondeurs de cloches de la contrée et des pays adjacents. 


Le procédé de M. Durand-Chambon consiste à aviver de très près les fentes et les cassures qui ont produit la fêlure. 
Renversant ensuite la cloche, les oreillons ou anses en bas, dans un moule en argile, c'est-à-dire dans le sens inverse de la fonte originale, il établit, à l'intérieur, un four en briques qu'il actionne 
au moyen d'un ventilateur ou d'une soufflerie.  Ce four est destiné à chauffer le métal de la cloche de façon à l'amener très près de son point de fusion, c'est-à-dire au rouge cerise. 
Deux regards, dirigés l'un vers le milieu l'autre vers le bas, dans la couche extérieure de glaise, permettent de juger du degré d'incandescence du métal, en même temps qu'un cubilot, placé à côté et contenant un alliage dont la formule est la propriété de l'inventeur, est également chauffé pour amener ce métal à son point de fusion. 
Lorsque cloche et composition sont arrivées au degré de température que l'opérateur juge nécessaire et convenable, le métal en fusion est versé sur la partie préalablement surmoulée de la cloche où se trouvait la fêlure. Cette opération terminée, on laisse refroidir lentement l'appareil, puis on enlève la cloche de sa gaine. L'on ébarbe, au ciseau et à la lime, le métal qui déborde de la cassure et la cloche se trouve soudée d'une façon parfaite, ayant recouvré toute sa sonorité d'antan. 
L'invention de M. Durand-Chambon, qui est un ancien mécanicien de la marine française, comporte tout aussi bien une composition soudante spéciale qu'un tour de main particulier. "

Photo avant réparation.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96100187/f109.item.r=cloche%20f%C3%A8lure

Photo après réparation:

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96100187/f111.item.r=cloche%20f%C3%A8lure

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Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne, 1904,page 234.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5457656z/f258.item.r=cloche.texteImage


"Conservation des cloches anciennes. — Depuis les premiers travaux de campanologie normande publiés par le 
docteur Billon, en 1860, les cloches anciennes, déjà très rares dans nos quartiers, le sont devenues davantage. Beaucoup par suite d'accidents, hélas, inévitables, ont été jetées au creuset, sans que la plupart du temps ont ait même songé à relever leurs inscriptions, pourtant si précieuses pour l'histoire locale. Aujourd'hui, par suite d'une heureuse découverte appelée à rendre de grands services à l'archéologie, il n'est plus nécessaire de refondre une cloche fêlée, pour lui rendre sa sonorité primitive. 

Zellenberg, dans la Haute-Alsace, possédait une vieille cloche datant de 1410, et mise hors d'usage par une fêlure de 38 centimètres. M. Durand-Chambon, fondeur de cloches à Montargis (Loiret), en a entrepris la réparation aux frais de l'Etat et de la Société des Monuments Historiques, et elle a fort bien réussi. Le coup de maître de l'artiste français est d'autant plus admiré que la réparation ne consiste pas dans une simple soudure, mais bien dans une refonte partielle. Le coulage dans la partie fêlée du même métal que celui de la cloche, gagne toutes les parties voisines jusqu'à 10 centimètres et au-delà, s'y infuse et les refond avec la partie lésée pour en faire une seule pièce. La solidité est à toute épreuve, et il n'y a pas de modification dans la tonalité ni la sonorité. 
Le cas d'ailleurs n'est pas unique. Entre beaucoup d'exemples, on a traité par le même procédé et avec le même succès une autre cloche historique, à Sulzmatt. Elle pesait 1730 kilos, et avait été fondue en 1367. Cette invention française est en train de faire son tour d'Allemagne. Chez nous,  elle devra lutter longtemps contre les préjugés routiniers, et aussi contre le parti-pris des fondeurs qui ne demandent qu'à faire du neuf. "

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SOURCES ET LIENS.

— ABGRALL (chanoine Jean-Marie), 1916, Inscriptions gravées et sculptées sur les églises et monuments, recueillies par M. le chanoine Abgrall, Bulletin de la Société archéologique du Finistère T. 46 page 97-98.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2077197/f159.item.zoom

 

ABGRALL (Jean-Marie) 1898, Inscriptions gravées et sculptées sur les églises et monuments du Finistère, par M. l'abbé J.-M. Abgrall. Congrès archéologique de France : séances générales tenues à Morlaix et à Brest ... par la Société française pour la conservation des monuments historiques Société française d'archéologie. Derache (Paris), A. Hardel (Caen) 1898 page 155. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k356651/f222.image

CASTEL (Yves-Pascal), LECLERC, (Guy), s.d,  La chapelle Saint-Sébastien , son calvaire, ses retables, ed. Commune de Saint-Ségal.

— DUHEM, (Sophie), 1997. Les sablières sculptées en Bretagne. Images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérité bretonne (XVe-XVIIe s.). Collection Arts et Société. Presses universitaires de Rennes, 1997.

— COUFFON, René, LE BARS, Alfred. Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles. Quimper : Association Diocésaine, 1988. p. 418-419

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/0ffd39bdf24d89d00ff35b034d2685b0.pdf

— INVENTAIRE GENERAL Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel), enquête 2009.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-sebastien-saint-sebastien-saint-segal/3161081b-4d98-4287-a98a-4abeed58a9dc

— MADEC (Yves), 1915, Saint-Sébastien en Saint-Ségal

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/fc72b7a373375935ed358e8dbd9c8cd4.pdf

Une des cloches date de 1851, mais elle est fêlée et repose sur le pavé de la chapelle. Celle qui est en usage date de 1902, elle a eu pour parrain Louis Tirilly de Kerascoüet et pour marraine Francine Helpin, de Penfrat. Elle a été fondue à Montargis.

1891. - Défense de sonner les cloches à cause du mauvais état de la tour.

 

 

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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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