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23 mars 2022 3 23 /03 /mars /2022 14:45

Les vitraux de la cathédrale de Rouen III. Les baies 34 (panneaux de la Vie de saint Jean-Baptiste, 1499) et 36 (Pentecôte, offerte par Jean de Nonancourt, vers 1340-1350) au transept sud.

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Voir :

 

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Voir aussi  sur la cathédrale de Rouen :

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Voir sur Rouen :

 

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PRÉSENTATION.

 

La cathédrale possède 52 fenêtres dont 12 du XIIIe siècle, 6 du XIVe siècle, 22 du XVe siècle, 3 du XVIe siècle, 9 du XXe siècle.

 

 

XIIIe siècle

 

Baies n° 9 et n°11 Verrière de la vie de saint Joseph vers 1220-1230

Baie n°10 Verrière de la Passion vers 1220-1230

Baie n° 12 Verrière du Bon Samaritain vers 1220-1230

Baie n°13 Verrière composite avec fragments des Sept Dormants d'Éphèse et de saint Pierre vers 1204

Baie n°14 Verrière composite : vie des saints Pierre et Paul, martyre des saints André et Barthélémy vers 1220-1230 et 1er quart XIVe

Baie n°23 Verrière de la vie de saint Julien l'hospitalier vers 1220-1230

Baie n°27 vers 1230

Baie n°29 vers 1230

Baie n°31, vers 1230

Baie n°39 Verrière de saint Vincent et saint Laurent XIIIe siècle

Baie n°53 Verrière composite : « Belles Verrières » et Noli me tangere vers 1200 et 1210, 1220-1230 et 1468-1469 (Guillaume Barbe)

Baie n°51 Verrière composite : « Belles Verrières » et la Passion du Christ vers 1200-1210, 1220-1230 et 1468-1469

Baie 121, Rose des Libraires, vers 1280


 

 

XIVe siècle

Baie n° 3, Chapelle de la Vierge Verrière composite avec écus de Guillaume de Flavacourt vers 1310

Baie n° 5, Chapelle de la Vierge. Verrière des saints Ouen, Ansbert, Godard et Filleul vers 1310.

Baie n° 6, Chapelle de la Vierge. Verrière des saints Romain, Évode, Victrice et Innocent vers 1310

Baie n° 7, Chapelle de la Vierge. Verrière des saints Marcellin, Maurice, Silvestre et Eusèbe vers1310

Baie n° 8, Chapelle de la Vierge. Verrière du martyre de saint Prétextat et saints Maurille, Rémy et Hugues vers 1310

Baie n°36 : Vitrail de la Pentecôte offert par Jean de Nonancourt. 1340-1350

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XVe siècle

Baie n° 1, Chapelle de la Vierge. Verrière de l'Annonciation, saints Michel et Jacques le Majeur. Guillaume Barbe vers 1470

Baie n° 2, Chapelle de la Vierge. Verrière des saintes Catherine, Madeleine, saints Pierre et Jean-Baptiste . Guillaume Barbe vers 1470

Baie n° 32 :Vitrail des Saint-Innocents Guillaume Le Fève et Confrérie des saints Innocents 1449-1450
Baie n°41 , Verrière des saints Claire, évêque, Madeleine et Éducation de la Vierge, 1465, Guillaume Barbe

Baie n°43 Verrière des saints Marguerite, Madeleine, Nicolas et Vierge à l'Enfant 1468-1469 Guillaume Barbe

baie n°44 Verrière composite : Vierge à l'Enfant couronnée, saints Simon, Nicolas et sainte Catherine 1466-1467.

Baie n°47 Verrière des saints Éloi, Laurent, Jean-Baptiste et Nicolas 1468-1469 Guillaume Barbe

Baie n°49 Verrière des saints Michel, Julien, Guillaume et Geneviève 1468-1469 Guillaume Barbe

Baie n°51 Verrière composite : « Belles Verrières » et la Passion du Christ vers 1200-1210, 1220-1230 et 1468-1469 Guillaume Barbe

Baie n°55 : Vitrail de saint Victor, Vierge à l'Enfant, sainte Agathe et saint Sébastien 1468-1469 Guillaume Barbe

Baies 100, 101 et 102, fenêtres hautes du choeur vers 1430

Baie 105, Saint Pierre. 1433

 

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XVIe siècle

Baie n°28 Vie de Saint-Romain, Jean Barbe ? 1511-1512 et 1521
Baie n° 30 Panégyrique de Saint-Romain, 1521

Baie n° 34, Vie de saint Jean-Baptiste, 1499

Baie n°54 Verrière des apôtres du Credo apostolique (saints Pierre et André), le Christ et saint Pierre marchent sur les flots vers 1500

Baie n°56 Verrière des apôtres du Credo apostolique (saints Jacques le Majeur et Jean l'Évangéliste), l'Ascension vers 1500

Baie n°58 Verrière de l'Incrédulité de saint Thomas vers 1500

Baie n°62 Verrière des apôtres du Credo apostolique (saints Paul et Jude), le Christ et les pèlerins d'Emmaüs vers 1500
 

 

XXe siècle

Vitraux des Chapelles de la nef
Chapelle Ste Jeanne d'Arc

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Toutes les informations techniques proviennent du volume VI du Corpus Vitrearum.

 

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La baie 34 (transept sud). Fin du XVIe siècle [1499] et Flandrin-Latron 1960.

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La baie 34 mesure 9 m de haut et 1,95 m. de large. Elle ne comporte qu'une seule lancette. Dans une vitrerie de complément de S. Flandrin-Latron ont été incorporés deux panneaux de la vie de saint Jean-Baptiste provenant de l'église Saint-Laurent de Rouen et donnés par Eustache de la Quérière au XIXe siècle, après les avoir achetés en 1811. Ils avaient été d'abord placés en baie 24.

Note. E. de la Quérière est l'historien de l'église Saint-Laurent, actuellement Musée Le Secq des Tournelles. Il écrit dans sa monographie sur Saint-Laurent : 

"Les premières vitres, aux couleurs éclatantes, occupaient les fenêtres. Les premières vitres avaient été posées en 1464. D'autres dataient de 1499 et 1520. Une de ces vitres peintes, représentant la vie de saint Jean-Baptiste (elle décorait la chapelle Saint-Jean, collatéral sud), fut acquises, il y a 54 ans, par l'auteur de cette monographie qui en fit don à l'église cathédrale. Mais, par une conséquence de l’incurie de ceux à qui avait été confié ce vitrail, on ne put en employer que deux panneaux qui furent placés à la chapelle des Fonts, dite du Saint-Esprit . » Eustache de La Quérière, 1866, "Saint-Laurent, église paroissiale de Rouen, supprimée en 1791

 

Voir :

  • https://www.patrimoine-histoire.fr/Patrimoine/Rouen/Rouen-Musee-Le-Secq-des-Tournelles.htm
  • https://www.rouen-histoire.com/Eglises_Rouen/St-Laurent.htm

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La baie 34 (1499) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 34 (1499) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Au registre inférieur : le Baptême des Juifs par Jean-Baptiste dans le Jourdain.

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Ce panneau assez bien conservé mesure 1 m sur 0,50m et comprend des émaux et des pièces peintes à la sanguine.

Jean-Baptiste, pieds nus, vêtu de sa tunique en poils de chameau, verse l'eau du Jourdain sur la tête de trois hommes nus qui sont dans le fleuve. En aval, deux hommes habillés semblent s'y laver, et sur la rive en contre-bas des hommes ou femmes (dont la moitié haute est coupée par le fragment) se rhabillent.

Au bord inférieur se voit un pont à trois arches.

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La baie 34 (1499) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 34 (1499) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Au registre supérieur : saint Jean-Baptiste conduit en prison.

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Ce panneau assez bien conservé mesure 30 cm sur 0,50m ; il est incomplet ; le saint a peut-être été restauré en 1840.

Jean-Baptiste, dans la même tenue vestimentaire, mais bras liés, est mené en prison par deux soldats. L'un porte une armure, un casque à plumet, une tunique, et une épée (un officier). L'autre n'a ni cuirasse ni casque, mais une épée, son chapeau conique rouge peut le désigner comme un Juif.

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La baie 34 (1499) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 34 (1499) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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La baie 36 (transept sud) : verrière de la Pentecôte. Vers 1340-1350 ; début du XXe ; 1956-1957.

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Cette baie d'une seule lancette mesure  9 m. de haut et 1,20 m. de large. C'est une verrière composite où des panneaux anciens provenant des baies 24 et 26 éclairant l'ancienne chapelle du Saint-Esprit ont été placés en 1955-1956. Ces verrières avaient été offertes par Jean de Nonancourt, archidiacre du Vexin français, qui y figure en donateur sous une inscription nominative.

Les panneaux anciens sont placés dans une vitrerie losangée par Jean-Jacques Gruber.

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La baie 36 (1340-1350) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 36 (1340-1350) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 36 (1340-1350) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 36 (1340-1350) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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La Pentecôte. Maître de la légende de Saint-Nicaise ?, 1340-1350.

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Sous un dais à 3 arcatures, 3 gables, arc-boutants et pinacles, la colombe du Saint-Esprit plane au dessus des apôtres sur un fond damassé bleu ("à rameaux enlevés"), entre deux anges qui lancent leur encensoir en volant. La pointe du bec de l'oiseau forme le sommet d'un dôme rouge détachant les langues de feu sur la tête des apôtres, tous barbus sauf Jean. Pierre se reconnaît à sont "toupet". Les robes sont de verres de  six couleurs différentes. Trois têtes sont restaurées : deux à gauche et une à droite.

Bordure : alternance de niches et de baies à deux lancettes. Des anges, dont l'un qui joue d'une lyre. Un archevêque ; un prophète.

Note : mon cliché ne montre pas la statuette du Christ en majesté représenté au dessus du gable central. Ni les masque feuilles en fermaillet de l'amortissement.

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Cette Pentecôte est attribuée au maître de la Légende de Saint-Nicaise auteur de la verrière éponyme (baie 18) de l'église   Saint-Ouen de Rouen (Jean Lafond).

Les bordures à petits personnages ont été subtilisés par Jules Boulanger au début du  XXe siècle (1909-1918), et refaites à l'identique, sauf un fragment qui subsiste à gauche du donateur.

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La baie 36 (1340-1350) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 36 (1340-1350) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Deux clercs agenouillés mains jointes.

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Les personnages se détachent sur un fond de grisaille losangé à motifs de feuilles de chêne et glands. Grisaille et jaune d'argent, sauf plusieurs pièces (col manchettes, bas de robe) en verre bleu, ce qui pourrait être un indice pour reconnaître ici des chanoines.

Bordures : deux personnages dont un portant la mitre et bénissant.

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La baie 36 (1340-1350) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 36 (1340-1350) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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L'archidiacre Jean de Nonancourt.

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Le clerc, qui est tonsuré, est représenté agenouillé, mains jointes, dans l'attitude du donateur, de quasi profil tourné vers sa droite, le regard levé vers la Vierge ou le Christ qu'il vénère (dans la disposition initiale du vitrail). Il porte un manteau de cérémonie bleu à motifs damassés en rouelles, des parements (manches, bas de la robe) violets, au dessus d'une robe blanche. Une inscription en lettres gothiques en latin révèle son identité.

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Jean de Nonancourt était archidiacre du Vexin français, ce territoire  du diocèse de Rouen étant l'un de ses six archidiaconés avec le Grand archidiaconé, le Grand Caux, le Petit Caux, Eu,  et le Vexin Normand.

"Travaillant à l'origine partout où l'on réclamait sa présence, l'archidiacre en vint à être associé à des territoires spécifiques, appelés archidiaconés.  Les pouvoirs généraux des archidiacres étaient à la fois d'ordre administratif et judiciaire. Les archidiacres étaient responsables des prêtres de paroisse placés sous leur juridiction et avaient à inspecter les objets liturgiques tels que vêtements, vases et livres : ils étaient responsables de la distribution des Saintes Huiles et du Saint Chrême ; ils avaient juridiction sur les doyens ruraux ; enfin ils devaient garder le célibat. Ils semblent avoir le plus communément jugé des contestations relatives aux charges ecclésiastiques ou à des églises du ressort de leur archidiaconé, quoique, à d'autres moments, ils aient été délégués comme juges par le roi ou le pape ."

 Je  trouve ce personnage mentionné ici :

Fol. 256, v°. – Abandon par « Yon, seigneur de Garencières, chevalier, » au chapitre cathédral d'Évreux, de tous ses droits au patronage de l'église de Garencières. Ce bénéfice était alors vacant par la résignation qu'en avait faite Jean de Nonancourt, prêtre, entre les mains de l'évêque d'Évreux. (7 janvier 1300, n. s.)

Il est nommé dans les bulles de Clément VI dans la fondation du collège des Clémentines de Rouen.

Sur une famille de Nonancourt, voir :

https://gw.geneanet.org/pierfit?lang=fr&n=de+la+famille+de+nonancourt&oc=0&p=histoire

Mais, en me référant au cardinal Nicolas de Nonancourt , qui est figuré en donateur sur un vitrail de la cathédrale d'Évreux, la baie 16, je peux penser qu'ici aussi, ce Jean de Nonancourt signale seulement par son nom son origine géographique, plutôt que familiale.

 

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Si je déchiffre l'inscription, je lis :

 [---] IOHAÑES . DE . NONÃCURIA.

Le premier mot est certainement un titre. Je propose  MAGISMAGISTER. MAGISTER.

Nona Curia est le nom latin de Nonancourt, Eure (par ex : Beata Magdalena de-) mais on trouve aussi NONANCURIA, NONANCORT, NONANCURTIS, NONENCORS (Auguste Le Prevost, Dictionnaire...) et même NONE IN CURIA (ici). Le tilde sur le A dans l'inscription correspond à la graphie NONANCURIA.

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Je suis alors dirigé vers ce texte du 30 juin 1348, sujet d'un épreuve écrite de l'Ecole des chartes de 1868: l'archidiacre du Vexin français, en latin Vulgassini Francie, y est nommé, et qualifié "d'Honorable et discret homme". L'archidiacre accompagne Jean du Prato,  l'évêque d'Evreux (1328-1333) qui figure sur la baie 200 des vitraux de la cathédrale d'Evreux vers 1330 , et qui devint ensuite recteur de l'une des portions  de l'église Notre-Dame de Louviers (Beate Marie De Loco Veris).

https://www.lavieb-aile.com/2019/11/les-vitraux-du-xive-siecle-de-la-cathedrale-d-evreux.ix.la-baie-200-v.1330-1333-offerte-par-l-eveque-jean-du-prat.html

Le texte est extrait du Cartulaire de Louviers. Jean du Prato, délégué pour la viconté de Pont-de-l'Arche, des commissaires généraux chargés de percevoir les deniers de l'emprunt autorisé pour le duc de Normandie dans cette province, donne quittance à Robert de Quevilly, receveur du Bailliage de Rouen, de douze livres à lui dues pour ses honoraires à l'occasion de sa recette.

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« Omnibus hec visuris, offlcialis Rothomagensis, salutem in Domino. Notum facimus quod in nostra presencia constitutus vir discretus magister Johannes de Prato, rector alterius portionis ecclesie Beate Marie de Loco Veris, a venerabili et discreto viro magistro Johanne de Nonancuria, archidiacono Vulgassini Francie in ecclesia Rothomagensi, ac nobili viro domino Johanne de Mellomonte, milite, et provido viro Johanne Fabri, cive Rothomagensi, generalibus deputatis1 in bailivia Rothomagensi deputatis mutui concessi serenissimo principi domino duci Normannie, commissarius in vicecomitatu Pontis Arche quoad collectionem mutui supradicti, recognovit et confessus fuit se habuisse et récépissé in pecuniis numeratis, per manum Roberti de Quevilly, receptoris baillivie Rothomagensis, duodecim libras turonensium pro stipendiis ipsius Johannis ratione mutui * supradicti, super qua pecunie summa dictus Johannes omnes et singulos quorum intéresse posset quitavit, omnino renuncians excepcioni pecunie non recepte et non numerate. Datum anno Domini M° CCC° XL VIII, die veneris post nativitatem beati Johannis Baptiste. TURVILLA. VIII d. Mutui. »

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Puis j'accède à cette fiche qui procure de précieux renseignements :

http://studium-parisiense.univ-paris1.fr/individus/53113-johannesdenonacuria

Maître Jean de Nonancourt (alias Jean Fessier)  fut conseiller-clerc au parlement de Paris en 1319, cité au pénitencier de Rouen en 1329, chanoine de Rouen de 1308 à 1349, archidiacre du Vexin français de 1340 à 1349.

Jean de Nonancourt a fondé une chapellenie de Marie-Madeleine en la chapelle Saint-Jean-dans-la-Nef du collatéral nord de la cathédrale de Rouen, où se trouve l'une des "Belles Verrières", la baie 53. (Blondeau p. 86).

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Dans la bordure : deux anges.

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La baie 36 (1340-1350) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 36 (1340-1350) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 36 (1340-1350) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 36 (1340-1350) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Panneau de grisaille losangée (XIVe siècle) à motifs de glands et de feuilles de chêne sertis dans une bordure du XVe siècle à  points de couleur et feuilles d'acanthe  en grisaille et jaune d'argent.

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Au centre du panneau, à la place du ferraillet d'origine, un médaillon du XVe siècle de 21 cm de diamètre représente saint Nicolas et saint Jean-Baptiste (qui tient l'agneau sur le bras droit).

Sur le panneau inférieur, de même composition, le médaillon porte le monogramme marial.

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La baie 36 (1340-1350) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 36 (1340-1350) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 36 (1340-1350) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 36 (1340-1350) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Soubassement : inscription de 1956.

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La baie 36 (1340-1350) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 36 (1340-1350) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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SOURCES ET LIENS.

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BLONDEAU (Caroline), 2014, Le vitrail à Rouen 1450-1530, "L"ecu de voirre". Corpus Vitrearum, Presses universitaires de Rennes, page 86.

— CALLIAS-BEY (Martine), CHAUSSÉ (Véronique), GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD ( Michel) 2001,   Les vitraux de Haute-Normandie - Corpus vitrearum, Paris, CNRS éditions / Éditions du Patrimoine, coll. « Recensement des vitraux anciens de la France - volume VI », 2001, 495 p. (ISBN 2-271-05548-2 et 2-85822-314-9), p. 332-353.

— LE MAHO, Jacques ; CARMENT-LANFRY, Anne-Marie. La Cathédrale Notre-Dame de Rouen. Nouvelle édition [en ligne]. Mont-Saint-Aignan : Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2010 (généré le 24 mars 2022). Disponible sur Internet : <http://books.openedition.org/purh/3779>. ISBN : 9791024010670. DOI : https://doi.org/10.4000/books.purh.3779.

https://books.openedition.org/purh/3788#tocto2n1

TANGUY (Jacques)

http://www.rouen-histoire.com/Vitraux/Transept_S/Fen36.htm

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Non consultés :

Martine Callias Bey, Rouen, Cathédrale Notre-Dame, Les verrières, Itinéraires de patrimoine no 25, Rouen, 1993.

Anne-Marie Carment-Lanfry, La Cathédrale Notre-Dame de Rouen, Connaître Rouen, Rouen, 1977.

Louis Grodecki, Les Vitraux, dans n° spécial des Monuments historiques de la France, 1956, 2, p. 101-110.

Jean Lafond, « Le vitrail en Normandie de 1250 à 1300 », Bulletin monumental., t. 111, p. 317-358.

Jean Lafond, Le Commerce des vitraux étrangers anciens en Angleterre, au xviiie et au xixe siècles, RSSHN, 1960, p. 5-15.

 

Eustache-Hyacinthe Langlois, Mémoire sur la peinture sur verre, Rouen, 1823.

Eustache-Hyacinthe Langlois, Essai sur la peinture sur verre, Rouen, 1832.

 Yves Lescroart, La Cathédrale Notre-Dame de Rouen, Paris, Éditions du Patrimoine, coll. « Cathédrales de France », 2000, 96 p., p. 66-77

Armand Loisel et Jean Lafond, La Cathédrale de Rouen, Paris, 1924.

Monum, Les Vitraux de Haute-Normandie, éd. du patrimoine, Paris, 2001.

Françoise Perrot, Le vitrail à Rouen, Connaître Rouen, t. II, Rouen 1972.

 

Alfred Rudolf et Eugène Levasseur, Les Vitraux de la cathédrale de Rouen, Rouen, s.d.

 

— RITTER (Georges), 1926, Les Vitraux de la cathédrale de Rouen, XIIIe, XIVe, XVe et XVIe siècles. Reproductions en héliotypie, publiées avec une introduction historique et des notices iconographiques. Non consulté.

— WIKIPEDIA

https://fr.wikipedia.org/wiki/Vitraux_de_la_cath%C3%A9drale_de_Rouen

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Baie_36_-_cath%C3%A9drale_Notre-Dame_de_Rouen?uselang=fr

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
19 mars 2022 6 19 /03 /mars /2022 21:48

Les calvaires du cimetière de l'église de Saint-Divy. II. Le calvaire dit de 1652, transféré en 1966 de Kerdalaes .

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Voir sur Saint-Divy :

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2. Voir les œuvres de Roland Doré :

 

 

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Voir sur ce blog d'autres calvaires du Finistère (liste en désordre et incomplète):

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PRÉSENTATION.

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Historique.

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L'histoire des calvaires de la commune est mouvementée, et montre que l'attachement à ces monuments patrimoniaux et au respect de leur intégrité ou de leur emplacement n'a pas  toujours été vif.

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1. L'ancien calvaire du cimetière (XVe-XVIe siècle, Maître de Brasparts).

On en connaît peu de choses : ses fragments auraient été enterrés dans le jardin du presbytère et découverts en 1920 par François-Marie Bramoullé, alors séminariste. Après la guerre, il fut restauré et transféré en 1947 à Vesly (Eure), dont F.-M. Bramoullé était devenu le curé depuis 1937 

Un article de Paris-Normandie 2017 nous donne les informations suivantes, mais sujettes à caution car je ne parviens pas à les vérifier (notamment sur le site MemorialGenWeb) :

"Paris-Normandie 23/11/2017 à 23:12

Plus de 5,50m de haut, tout en granit breton, le calvaire, posté en marge de la commune de Vesly, est unique en son genre. Il attire de nombreux visiteurs et curieux de la région.

Ses origines bretonnes détonnent avec le paysage eurois. Ce monument religieux a fait couler beaucoup d’encre, tant par sa provenance que par les débats qu’il a suscités. Surnommé également «le calvaire de la peste», il a été construit au XVIe siècle. Il était censé protéger les habitants du fléau qui sévissait alors.

Découvert en 1920 par le futur curé de Vesly, il était à l’origine construit en bois et retravaillé par la suite en granit de Bretagne. Ce calvaire est disposé sur un pylône de même matière, avant d’orner la ville et de la symboliser.

François-Marie Bramoullé, curé emblématique de Vesly, de 1937 à 1971, est à l’origine de son implantation et de sa réfection, en 1947. Cet édifice chrétien, très visité de nos jours encore, sert également, fait incongru, de monument aux morts sur lequel sont inscrits les noms des Veslysiens tombés durant la Seconde Guerre mondiale.

Surnommé depuis le calvaire de la Libération, il se voit honorer chaque année et fait la fierté de la ville."

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Le père Yves-Pascal Castel, auteur de l'Atlas des croix et calvaires du Finistère, l'a peut-être examiné, puisqu'il l'attribue au Maître de Brasparts :

" Au maître de Quilinen, [auteur du calvaire éponyme] on attribuera Motreff, modeste, Mellac, fortement charpenté et Saint-Hernin, rafistolé comme on a pu.

Proche de Quilinen dans le temps, moins remarquée, la manière du Maître de Brasparts, sonne plus "breton" aux yeux des amateurs, comme si la manière des autres l'était moins. Sans doute issus du ciseau du maître de Brasparts, les calvaires de Loqueffret, de Plouénan, timbré des armoiries des Kersauzon et des Keranguen, et de Vesly, dans l'Eure, étonnant sous le ciel normand, où il a été transporté il y a seulement quelques décennies. » (Castel 1980 page 125)

Cette attribution, qui donnerait à ce monument une forte valeur iconographique, est adoptée par Emmanuelle Le Seac'h, mais apparemment par citation d'Y.-P. Castel sans qu'elle ne l'ait examiné.

 

Voir : 

Frédéric de Frias me communique les photos suivantes :

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Google maps. Calvaire de Saint-Divy (kersanton, fin XVe ?) déplacé à Vesly (Eure) en 1947.

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Calvaire de Saint-Divy (kersanton, fin XVe ?) déplacé à Vesly (Eure) en 1947.

 

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CP site Delcampe. Calvaire de Saint-Divy (kersanton, fin XVe ?) déplacé à Vesly (Eure) en 1947.

 

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Note : en 1901, le chanoine Abgrall décrivait 2 croix  sur le placître, l'une à l'ouest (celle de 1562) et l'autre au nord datant de 1506 au dessus d'un petit ossuaire aujourd'hui disparu :

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2. Une croix de mission  en bois de 1882...

... occupa ensuite le milieu du cimetière, mais dans les années 1960, "elle menaçait de s'écouler". (APEVE)

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3. Le calvaire de Kerdalaes transporté devant l'église de Saint-Divy en 1967.

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Ce calvaire était érigé jadis près du bourg de Kerdalaes à l'orée du manoir de La Haye.

Le manoir a été acheté en 1966 par Edouard Leclerc, et en 1967, la municipalité a, dans un contexte conflictuel, déplacé ce calvaire pour le placer au centre du cimetière de Saint-Divy, laissant sur place l'emmarchement de granite.

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Description.

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Le calvaire occupe le  cimetière d’enclos de Saint-Divy, parmi les tombes.

Un socle cubique à chanfrein en kersanton est posé sur un emmarchement de granit à deux degrés. Ce socle porte la date 1.6.5.2. (avec des points de séparation losangique) sur le chanfrein de son côté est.

Le fût à pans en kersanton porte un croisillon à culots dont le nœud, côté est, est sculpté d'un écu, tandis que les bras portent l'inscription gravée en lettres romaines MATER ECCE FILIVS TVVS, "Mère, voici ton fils" (Jean 19:26).

Le croisillon porte les statues de Marie, à droite, et de Jean, à gauche.

La statue de la Vierge a été brisée en son milieu. La Mère du Christ est voilée, et porte la guimpe, ses mains sont jointes. Le visage est rond, peu expressif mais envahi par les inévitables lichens. Le corps est long et fin, la silhouette élancée est accentuée par le drapé essentiellement vertical et parallèle. Seul le bout rond des chaussures est visible.

La tête de la statue de Jean, au visage défiguré plus encore par les lichens que les autorités laissent prospérer, est brisée. Les cheveux sont longs et bouclés. Le raccord entre la tête et le tronc est singulier, marqué par une forme en biais devant la gorge.

 

La main droite est posée sur la cuisse, qui est fléchie. La main gauche rejoint la taille, tenant peut-être un livre ou un objet en pain de sucre. Là encore, le corps est élancé, le drapé sobre et parallèle.

La croix à branches rondes terminées par des fleurons-boules à godrons torsadés, porte le Christ à la tête fléchie et inclinée sur sa droite. Le titulus semble (lichens) porter les lettres INRI en caractères gothiques. Un crâne est sculpté au pied de la croix.

 

La face nord du croisillon porte l'inscription  FRANCOIS TONCQVES.

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Le calvaire dit de 1652 du cimetière de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire dit de 1652 du cimetière de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire dit de 1652 du cimetière de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire dit de 1652 du cimetière de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Le calvaire dit de 1652 du cimetière de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire dit de 1652 du cimetière de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire dit de 1652 du cimetière de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire dit de 1652 du cimetière de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire dit de 1652 du cimetière de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire dit de 1652 du cimetière de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire dit de 1652 du cimetière de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire dit de 1652 du cimetière de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire dit de 1652 du cimetière de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire dit de 1652 du cimetière de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire dit de 1652 du cimetière de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire dit de 1652 du cimetière de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Le calvaire dit de 1652 du cimetière de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire dit de 1652 du cimetière de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire dit de 1652 du cimetière de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire dit de 1652 du cimetière de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire dit de 1652 du cimetière de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire dit de 1652 du cimetière de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire dit de 1652 du cimetière de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire dit de 1652 du cimetière de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Le blason : Yves de la Marche et Marie Kersaintgilly.

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L'identification de ce blason longtemps mystérieux  a été donnée par Frédéric de Frias (Association des Amis du manoir du Froutven), et confirmée par Michel Mauguin. Voir également le forum cgf.bzh de juin 2021, et les illustrations du site APEVE.

C'est un blason mi-parti, d'alliance entre deux familles. On peut commencer par la moitié droite (senestre en héraldique), côté de l'épouse, et si on parvient à y discerner des feuilles de trèfle, et non des ronds. Soit deux trèfles entiers et deux demi-trèfles. Les experts y ont reconnu les armes de Kersaintgilly  de sable à six trèfles 3,2,1.

https://man8rove.com/fr/blason/d650x6-kersaintgilly-alias-kersaint-gilly

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Le parti de gauche (à dextre) est plus complexe à déchiffrer. Une trangle le divise horizontalement, délimitant un "chef" en partie haute. Si on l'associe à la large séparation entre les deux partis, on y verrait alors la moitié d'une croix. Mais, à la différence du parti senestre, celui-ci est délimité par une bordure, signe de juveignerie.

Au total, Michel Mauguin reconnaît là le blason d'un cadet de la famille de la Marche, de gueules au chef d'argent.

 

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https://man8rove.com/fr/profile/g8l94wl2l-yves-de-la-marche

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Un couple répond à cette alliance, celui d'Yves de la Marche, écuyer, seigneur de Kerfors, fils cadet, marié le 22 novembre 1600 à Morlaix  à Marie de Kersaintgilly. Son frère aîné est René de la Marche époux de Françoise du Plexis. Leur père est Guillaume de la Marche. La mère de René est Jeanne du Chastel de Kerlec'h, celle d'Yves Thébaude de la Bouexière.

https://gw.geneanet.org/boisgarin?lang=en&pz=yann&nz=caillarec+glevarec&p=guillaume&n=de+la+marche

https://man8rove.com/fr/profile/g8l94wl2l-yves-de-la-marche

 

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Soit selon le relevé du blason du calvaire :

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Copyright M. Mauguin & Association des Amis du Froutven

 

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Le couple Yves de la Marche/Marie de Kersaintgilly eut un fils, également prénommé Yves (*), qui épousa Urbaine Thébaud et en 1652 Jeanne Frollo. (*) seigneur de Kerfors, du Squiriou, de Penhelen et de Coztymen Conseiller du Roi, Lieutenant civil et criminel au siège présidial de Quimper-Corentin.

Le fils d' Yves et d'Urbaine Thébaud, Jean de la Marche devint chef d'armes après que la branche aînée soit tombée en quenouille, et la bordure des armes d'Yves ne sera plus justifiée.

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la généalogie officielle fournie par Jean de La Marche lors de la réformation de la noblesse en 1670. BnF Dossiers bleus

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Le manoir de Kerdalaës, propriété de Kersaintgilly.

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Saint-Divy, La Haye, Kerdalaes, et les moulins (roue dentée).

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 Le manoir appartient à Guillaume KERSAINTGILY dans cette réformation non datée :

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9062159j/f207.item.zoom

En 1600, Maurice de Kersaintgilly, sieur du Faou, est sieur de Kerdalaes :

https://www.tudchentil.org/spip.php?article1242

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Alors qu'on insistait jusqu'à présent sur la proximité de ce calvaire avec le manoir de La Haye, propriété alors de Sébastien de Penfeutenyo et de ses descendants (René, sieur de Mesgrall), cette identification du blason amène à constater, grâce à une étude des archives, que Marie de Kersaintgilly possédait le manoir de Kerdalaës, et l'a apporté à la famille de la Marche. Les deux manoirs de Kerdalaes et de La Haye sont voisins, et leurs propriétaires sont parfois en conflit.

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En effet, on lit dans le compte facebook de l'AGIP un post de Miliau Kermarrec,  signalant un procès du 26 août 1650 au sujet d’une franchise entre le moulin de Kerdalaës et la montagne (la motte) avec le vieux château. Les protagonistes de ces documents sont l’honorable François Toncques, négociant à Landerneau, propriétaire du manoir noble de Kerdalaës appartenant auparavant en 1633 à Marie de Kersaintgilly, et René de Penfentenyo, sieur de Mesgrall (Saint-Divy), au sujet d’une franchise entre le moulin de Kerdalaës et la montagne (la motte) avec le vieux château.

Au procès verbal du 26 août 1650, le litige porte sur la propriété du terrain situé près du moulin où d’anciens meuniers et paysans avaient fait abattre des arbres pour réparer le moulin et laissé pâturer des animaux. Tous affirment alors que la franchise appartient bien au manoir de Kerdalaës.

Un bail à terme de 1633 pour le manoir de Kerdallaiz  est signé entre Marie de Kersaintgilly dame de Kerfors, et François et Michel Corre.

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En conclusion, le calvaire porte les armoiries d'une alliance datée de 1600 ; or selon M. Mauguin c'est généralement lors des noces que les monuments sont gratifiés des armoiries d'un couple noble. 

Le calvaire ne peut être postérieur, au plus tard, à 1650, date à laquelle le manoir de Kerdalaës a changé de propriétaire.

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Donc, quatre conséquences :

1. Le calvaire n'a pas de rapport avec le manoir de La Haye (et avec sa chapelle dédiée à Jean-Baptiste)

2. La date de 1652 portée sur le socle n'est pas contemporaine de la réalisation du calvaire, qui peut dater de 1600.

3. L inscription FRANCOIS TONCQUES a été ajoutée dans un second temps à l'arrière du bras du croisillon , et sans doute en même temps que la date de 1652.

4. Ses caractères stylistiques sont à comparer à ceux des ateliers de sculpture du début du XVIIe siècle au lieu d'être abusé par la date du socle. Ce n'est évidemment pas une œuvre des Prigent (actifs de 1527 à 1577) ni de Roland Doré ( actif de 1618 à1663), au style si reconnaissable. 

 

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Le calvaire dit de 1652 du cimetière de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire dit de 1652 du cimetière de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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L'inscription FRANCOIS TONCQVES au revers du bras du croisillon.

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 On notera sur la photo que le nœud du bras forme un culot, godronné, susceptible de recevoir une statue. Selon des sources, il aurait pu s'agir d'un Christ aux liens, ce qui est parfaitement vraisemblable par référence aux autres calvaires de Basse-Bretagne, quand ce n'est pas une Vierge de Pitié

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L'acte de 1650 nous indique que l’honorable François TONCQUES , négociant à Landerneau, est alors le propriétaire du manoir noble de Kerdalaës appartenant auparavant en 1633 à Marie de Kersaintgilly : il a peut-être acquis ce manoir et son moulin en 1633, précisément ? 

Le dossier 99 J 103 des Archives départementales est consacré aux terres de Kerdalaes, et François Toncques y est cité à de nombreuses reprises.

Deux actes de baptême de 1649 à Landerneau et Guipavas citent comme parrain "François DONCQUES, sieur de Kerdalaes".

On trouve aussi la graphie TOUCQUES.

Il épousa  Marie DERIEN puis  Marie BERNARD en1664. Il décède en 1670.

"Le paiement des droits suite à la succession de Francois TOUCQUES passera devant le parlement de Bretagne. Un avis d'époque est en ligne https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k ... f/f61.item Il mentionne ses deux mariages et un décès vers 1670 (avant le remariage de son épouse à Landerneau). Le manoir passera aux enfants LEON de celle-ci. Un héritier est nommé : Yves ABHERVE." (forum CGF)

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Le calvaire dit de 1652 du cimetière de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire dit de 1652 du cimetière de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

https://www.fondation-patrimoine.org/les-projets/calvaire-de-kerdalaes-a-saint-divy

 

 

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Conclusion.

 

L'histoire des calvaires de la commune est faite d'une série de déplacements, réaménagements, appropriation par un prêtre pour sa nouvelle paroisse normande, démembrement des monuments,  captation en "coup de main" et affrontement, et surtout méconnaissance et/ou désintérêt  pour la recherche historique, artistique et d'archive.. Aucune équipe ne semble avoir été envoyée à Vesly pour dresser un inventaire détaillé du calvaire des années 1500, voire pour en négocier la restitution... ou en réaliser un précieux  fac-similé.

L'inscription du calvaire de 1562 reste encore non déchiffrée, le Christ de ce calvaire a été installé orienté vers l'est en dépit des règles de base, et sa situation, dictée par des impératifs d'aménagement urbain, le rend très mal visible car très ombragé. 

 

 

 

Un projet de "restauration" du calvaire de Kerdalaes.

 

Aujourd'hui (février 2022), la municipalité associée à l'AGIP (Association Guipavas Identité Patrimoine) a levé une souscription auprès de la Fondation du Patrimoine pour restaurer le "calvaire de Kerdalaes" (ou ce qui en reste), au printemps ou été 2022 : 

 

"Le calvaire sera restauré afin de rendre son identité et son histoire au village de Kerdalaes à la limite Est de Guipavas et aux abords du manoir de la Haye à Saint-Divy. La statuaire reconstruite recevra sur la console Est une nouvelle statue dédiée à Saint Jean-Baptiste dont la chapelle du manoir de la Haye lui est dédiée. C’est la statuaire déplacée au cimetière de Saint-Divy qui servira de modèle à la nouvelle réalisation. Pour mettre en valeur ce patrimoine, une plaque avec QR Code rappelant l’histoire de ce calvaire sera fixée à son pied et un livre sur le patrimoine de la vallée de Mesgrall et des manoirs de Kerdalaes et de La Haye sera réédité en 2022. Le calvaire de Kerdalaes sera également inscrit dans le cadre des journées du patrimoine des communes. " (Fondation du Patrimoine)

C'est le sculpteur Joël Kerhervé qui réalisera la statue moderne.

On voit que l'appel au don fait état de données non historiquement fondées (référence au manoir de La Haye et non de Kerdalaes). On peut se demander  quelles informations historiques seront proposées par le QR code, alors que les travaux de recherche n'ont pas été menées par la commune de façon approfondies concernant ce calvaire, et que les connaissances exposées ici proviennent de recherches privées, ou de l'association de Guipavas. Aucune évaluation stylistique et iconographique n'est disponible en ligne, ni signalée ou exposée par la Fondation.

 

 

Voir :

https://www.letelegramme.fr/finistere/saint-divy/le-calvaire-de-kerdalaes-va-se-relever-a-saint-divy-21-02-2022-12926353.php

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SOURCES ET LIENS.

— AGIP.

https://www.facebook.com/agipguipavas/posts/le-chateau-de-kerdalaes-en-guipavas-mythe-ou-realite-en-son-temps-mr-edouard-lec/5239718572721801/

— APEVE

http://www.apeve.net/spip/spip.php?page=page&id_rubrique=4&id_article=103

— BRETAGNE-ENVIRONNEMENT-DURABLE.GOUV. "Le manoir de la Haye"

https://www.bretagne.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/lahaie1_cle272bee.pdf

CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des croix et calvaires du Finistère

https://societe-archeologique.du-finistere.org/croix/saint_divy.html

2695. Saint-Divy, cimetière d’enclos, g. k. 1652. Degrés. Socle cubique, chanfrein: 1.6.5.2. Fût à pans. Croisillon à culots, écu: MATER ECCE FILIVS TVVS. FRANCOIS TONCQVES., statues: Vierge, Jean. Croix, branches rondes, fleurons-boules, godrons torsadés, crucifix, tête de mort sous les pieds. Le monument a été transféré en 1966 de Kerdalaës, limite des communes de Guipavas et de Saint-Divy. [YPC 1980]

— COUFFON (René), Le Bars (Alfred), 1988,,Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, ,

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/5eb27adca1ceb10a93836495d298f812.pdf

A l'entrée du cimetière, semblable à celles de La Roche-Maurice et de Pencran, croix en kersanton timbrée des armes de Rohan : Marie Madeleine au pied de la croix, croisillon sans statues, Vierge de Pitié au revers du Crucifix, XVIè siècle.

- Autre croix de l'enclos, transférée de Kerdalaës en 1966 : socle daté 1652, Vierge et saint Jean sur le croisillon.

— DOSSIERS BLEUS. BnF français 29970  ; mémoires, notes et documents généalogiques, classés par ordre alphabétique de noms de personnes, au Cabinet des titres, dans le cours du XVIIIe siècle. Marcellanges-Marck.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10081854c/f226.item.zoom

— FORUM GENEALOGISTES CGF;BZH

https://forum.cgf.bzh/forum/phpBB3/viewtopic.php?t=32119

—Wikipedia Manoir de la Haye

https://fr.wikipedia.org/wiki/Manoir_de_la_Haye

 

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Calvaires Héraldique
16 mars 2022 3 16 /03 /mars /2022 09:28

Les vitraux de la cathédrale de Rouen. II. La baie 32 dite des "Saint-Innocents" (1448-1450).

 

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Voir :

 

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Voir aussi  sur la cathédrale de Rouen :

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Voir sur Rouen :

 

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PRÉSENTATION

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Cette baie occupe l'angle sud-ouest du bras droit du transept. Elle fut offerte en 1448 par les exécuteurs testamentaires de Guillaume Le Fève et la confrérie des Saints Innocents. D'abord montée dans la baie exactement opposée à l'angle sud-est du bras droit, elle fut ensuite déplacée en 1520 lors de l'attribution de la chapelle à la confrérie Saint-Romain (cf. baie 30), puis déplacée dans l'actuelle chapelle Jeanne-d'Arc, et enfin placée en 1960 à l'emplacement actuel.

Elle reprend le parti des baies créées en 1430 pour les baies hautes du chœur (Saint Pierre), personnages sous dais peuplés de figurines, avec une petite scène légendaire placé sou les deux sujets principaux, la Vierge à l'Enfant, et Jean-Baptiste.

La même association se retrouvant à Saint-Maclou, notamment en baie 20, l'hypothèse d'un atelier commun est évoquée par les spécialistes, qui y attribuent aussi l'Adoration des Mages du Musée de Cluny  qui proviendrait de l'église Saint-Vivien.

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La baie à 2 lancettes mesure 8,50 m. de haut et 1,80 m. de large. 

Son soubassement ornemental et les bordures ont été refaits par Simone Flandrin-Latron en 1960, en même temps que sa restauration. 

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La baie 32 dite des "Saint-Innocents" (1448-1450) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 32 dite des "Saint-Innocents" (1448-1450) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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LA LANCETTE A : LA VIERGE À L'ENFANT ET UN DONATEUR.

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La baie 32 dite des "Saint-Innocents" (1448-1450) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 32 dite des "Saint-Innocents" (1448-1450) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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La Vierge au regard triste dirigé vers sa gauche se détache sur un damas rouge à motifs de rinceaux.

L'Enfant aux cheveux bouclés est figuré en Sauveur du monde, bénissant et tenant le globus crucigère.

Ils se tiennent dans une niche semblable à une chapelle à voûte gothique nervurée entre deux piédroits en grisaille et jaune d'argent peuplés de figurines et d'angelots musiciens sous un haut gable. Le pièdroit de droite a été restauré/restitué en 1960.

La baie 32 dite des "Saint-Innocents" (1448-1450) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 32 dite des "Saint-Innocents" (1448-1450) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Décor des piédroits.

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Les piédroits comportent une architecture flamboyante à gables aigus et pinacles à crochets, où se logent des anges musiciens.

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Du côté droit (moderne), de bas en haut :

Un ange recueilli et un rameau d'olivier dans lequel un ruban porte l'inscription OLIVIER SIBEAU.

Inscription : LA TIGE DE JESSE A FLEVRI

Joueur d'orgue positif

Arbre à feuilles et fleurs.

 

inscription VN GLAIVE TRANSPERCE VOTRE COEUR

Jeune dansant parmi des étoiles

Inscription PAIN ET VIN

Femme distribuant des pains.

Ceps de vigne , feuilles et grappes.

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Du côté gauche :

Les musiciens jouent de l'orgue positif et de la trompette marine.

Joueur de luth

Porteur de phylactère.

 

Ange tenant un orgue positif.
Ange chanteur.

Ange tenant un phylactère

Ange jouant du luth.

 

 

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La baie 32 dite des "Saint-Innocents" (1448-1450) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 32 dite des "Saint-Innocents" (1448-1450) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 32 dite des "Saint-Innocents" (1448-1450) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 32 dite des "Saint-Innocents" (1448-1450) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Le donateur. 

Le donateur est un ecclésiastique (tonsure, longue robe blanche), et vraisemblablement un chanoine (col rouge). Ses mains sont jointes. Il est placé aux pieds, sous le genou gauche et devant le pan du manteau de la Vierge.

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Décor de la bordure du pan de manteau de Marie.

Monogramme marial A M / Fleur de lys / perles par cinq / quatrefeuilles

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La baie 32 dite des "Saint-Innocents" (1448-1450) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 32 dite des "Saint-Innocents" (1448-1450) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Décor de la partie haute.

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La couronne est portée par deux anges en vol.

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La baie 32 dite des "Saint-Innocents" (1448-1450) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 32 dite des "Saint-Innocents" (1448-1450) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Fuite en Égypte et miracle des blés.

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La "Fuite en Égypte" de Marie et Joseph après la naissance de Jésus leur est imposé par la décision d'Hérode de faire massacrer tous les nouveau-nés, ou "Innocents", scène représentée dans la lancette voisine.

Au premier plan, Marie tient l'Enfant emmailloté ; l'âne est guidé par Joseph (bas du corps restauré).

En arrière plan, miracle du blé qui a miraculeusement poussé assez haut pour dissimuler le couple fugitif aux soldats d'Hérode. Un moissonneur tient une faucille, mais aussi une boite suspendue à sa taille.

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La baie 32 dite des "Saint-Innocents" (1448-1450) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 32 dite des "Saint-Innocents" (1448-1450) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

 

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LA LANCETTE B : SAINT JEAN-BAPTISTE .

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Scène principale.

Le saint occupe une niche gothique flamboyante identique à celle de la Vierge, devant un drap d'honneur damassé au motif identique.

La tête et le nimbe ont été restaurés. 

Il désigne de l'index l'agneau, nimbé, tenant l'étendard de la résurrection.

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La baie 32 dite des "Saint-Innocents" (1448-1450) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 32 dite des "Saint-Innocents" (1448-1450) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Le donateur .

S'agit-il de Guillaume Le Fêve ? Ou du représentant de la Confrérie des Saints Innocents? C'est en tout cas un riche marchand de Rouen, portant sur l'épaule de son manteau bleu une longue écharpe rouge, qui constitue manifestement un insigne d'une fonction, civile ou religieuse.  

Je ne trouve pas d'information sur un Guillaume Le Fêve. Sous la graphie Lefèvre je découvre un Guillaume ou Jean Lefèvre, chanoine, qui possède son monument funéraire dans la cathédrale (Deville p. 209)

Sous cette même graphie, les archives G.4287 mentionnent pour l'année 1441 :

"Vente par Michault Simon et par Collecte , sa femme, à maître Guillaume Lefèvre, chanoine de Rouen, curé de Saint-Denis, d'une maison en la rue du Monchau-Saint-Denis.

Et le 12 novembre 1437, don au chapitre pour son obit.

Aux Etats de Rouen du 10 mai 1448, un Guillaume Lefèvre est député de Coutances. Un autre serait un marchand ou armateur de Rouen.

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La baie 32 dite des "Saint-Innocents" (1448-1450) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 32 dite des "Saint-Innocents" (1448-1450) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Le Massacre des saints Innocents. (partie sup. de l'enfant restaurée)

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Le roi Hérode, couronné et assis sur un trône, donne l'ordre aux soldats de tuer les enfants de moins de deux ans dans la région de Bethléem. Le chef de la troupe figure à droite. Un seul soldat est représenté, en armure, arrachant à une mère agenouillée son enfant.

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La baie 32 dite des "Saint-Innocents" (1448-1450) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 32 dite des "Saint-Innocents" (1448-1450) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Les pièdroits.

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Ils échelonnent huit scènes du Massacre des Innocents situées dans des niches flamboyantes.

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La baie 32 dite des "Saint-Innocents" (1448-1450) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 32 dite des "Saint-Innocents" (1448-1450) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 32 dite des "Saint-Innocents" (1448-1450) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie 32 dite des "Saint-Innocents" (1448-1450) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Note : 

Simone Flandrin-Latron (1905–2000) est une artiste peintre et peintre-verrier française, prix de Rome, conjointe de Paul Flandrin (architecte).

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/la-chartre-sur-le-loir-72340/une-exposition-trois-generations-de-femmes-artistes-2989138

http://www.vitraux-chartres.fr/vitraux%20crypte/vue_02.htm

SOURCES ET LIENS.

 

— CALLIAS-BEY (Martine), CHAUSSÉ (Véronique), GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD ( Michel) 2001,  Les vitraux de Haute-Normandie, Corpus Vitrearum -p. 399-411, CNRS ed. 

CALLIAS-BEY (Martine) 2003,. Simone Flandrin-Latron, peintre verrier. Simone Flandrin-Latron [catalogue d'exposition], Musée de la reine Bérangère,  2003. ET Martine Callias Bey. "Simone Flandrin-Latron, peintre verrier". Revue de la Céramique et du Verre, 2000, .   Non consulté

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00176355v1

— TANGUY (Jacques)

http://www.rouen-histoire.com/Vitraux/Transept_S/Fen32.htm

—Base Palissy

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM76002009

—WIKIPEDIA

https://fr.wikipedia.org/wiki/Vitraux_de_la_cath%C3%A9drale_de_Rouen#Bras_Sud_du_transept

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Baie_32_-_cath%C3%A9drale_Notre-Dame_de_Rouen?uselang=fr

https://www.therosewindow.com/pilot/Rouen/w32-2a.htm

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
13 mars 2022 7 13 /03 /mars /2022 22:40

Les vitraux de la cathédrale de Rouen I. La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521).

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Voir sur Rouen :

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PRÉSENTATION.

Un panégyrique, c'est un discours à la louange d'un personnage ; ici, le vitrail fait l'éloge de saint Romain, l'évêque de Rouen au VIIe siècle, en associant sept épisodes de sa vie à chacune des sept vertus cardinales et théologales.

Cette baie 30 est située sur le bras sud du transept de la cathédrale et éclaire la nouvelle Chapelle Saint-Romain que gère la Confrérie Saint-Romain, fondée en 1437. C'est d'ailleurs cette confrérie qui offre, en1521, la baie voisine n° 28, également consacrée à la vie de saint Romain. En effet, l'ancienne chapelle de la confrérie, celle du Petit-Saint-Romain, est devenue trop petite. La confrérie fait agrandir les fenêtres de sa nouvelle chapelle, créant ainsi deux grandes baies à trois lancettes et remplage flamboyant.

Elle mesure 9,20 m. de haut et 3 m. de large et comporte 3 lancettes organisées en deux registres, et un soubassement moderne créé par Jules Boulanger en 1920 .

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Attribution.

L'hypothèse de l'attribution de cette verrière, ainsi que de la baie 28   à Olivier Tardif, gendre de Jean Barbe, et à ce dernier, est mentionnée par l'auteur de la notice de la base Palissy. Mais elle est discutée par Caroline Blondeau:

"Ces deux œuvres ont souvent été rapprochées de l'Ecu de verre, l'atelier des Barbe, notamment en raison de la charge qui lie Jean Barbe en 1518-1521 à la cathédrale. À cette époque, Olivier Tardif commande à être mentionné dans les comptes à ses côtés et aurait pu l'assister dans cette tache monumentale. Peut-on cependant les créditer de la réalisation de ces deux magnifiques verrières sur la simple raison de leur présence en tant que peintre verriers de la cathédrale uniquement pour des travaux d'entretien?"

"La facture de ces deux verrières constitue également un frein à cette attribution. En effet, elles ne sont pas dans la lignée des œuvres authentifiées et attribuées au fils [de Guillaume] Barbe, mais il reste délicat de mettre en parallèle des vitraux exécutés à une vingtaine d'années d'écart surtout s'ils sont l'œuvre de cartonniers différents. De même, le style est difficilement comparable."

"Si la tentation de voir derrière les chefs-d'œuvre du bras sud du transept les personnalités de Jean Barbe et Olivier Tardif est grande, elle ne peut céder à une logique scientifique. Rien n'atteste clairement, si ce n'est un faisceau de présomptions, l'intervention de ces deux peintres verriers dans la création de ces vitraux." (C. Blondeau)

 

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Stylistique et technique.

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"L'examen de la peinture révèle une facture homogène au sein des deux vitraux. Les visages, peints majoritairement en grisaille, sont modelés très subtilement avec des rehauts et enlevés progressifs de matière à la brosse. Certains sont toutefois peints en sanguine pour imiter la carnation. Plis, rides, cernes et autres défauts sont marqués et mis en valeur par un jeu de traits fins de grisaille et d'enlevés.

Le peintre verrier a particulièrement souhaité  mettre en valeur le caractère des personnages, accentuant les marques de l'âge : rides, plis et anomalies cutanées. Les yeux sont également particulièrement travaillés, comme toujours à Rouen : cernes très importants modelés au lavis sur lequel on ombre le coin extérieur, enlevé à l'aiguille au dessus de la paupière inférieure et surmontés par de grands cils rectilignes tout à fait caractéristiques.

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Photo lavieb-aile.

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Les personnages féminins, plus présent dans le Panégyrique sous forme des Vertus sont moins marqués, sans doute en raison de la nature allégorique de ces représentations. Si les yeux présentent un traitement tout à fait similaire, en revanche l'un des traits marquants de leur visages est le dessin de la bouche, illustrant une expression de hauteur, voire de dédain. Leurs figures sont assez idéalisées représentant des femmes aux profils harmonieux, au long nez droit et toujours aux longs cils.

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Photo lavieb-aile

 

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Les drapés sont particulièrement soignés : les somptueux vêtements se déversent en une cascade de plis cassés savamment agencés comme la simple robe de la servante remplissant le baquet d'eau lors de la naissance du saint, ou des robes aux manches à crevées et autres tenues parsemées de motifs à damas complexes et d'ornements divers.

[...] Les scènes en intérieur mettent généralement en place  les protagonistes sous des architectures à l'antique : pilastres et colonnes peints de grotesques sur lesquels s'accoudent ou s'agenouillent des putti ailés. 

Le décor employé afin de magnifier l'architecture appartient sans contexte au vocabulaire antiquisant alors en vogue : masques feuillus, médaillons présentant des profils comme sur les monnaies antiques, bucranes, oves... Le peintre verrier utilise également des carrelages aux couleurs alternées afin de créer un effet de profondeur, dans une perspective assez bien maitrisée.

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Elle a été   restaurée à plusieurs reprises, notamment en 1567-1568 par Noël Tardif,  et en 1920 par Jules Boulanger.

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Commanditaire.

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La baie 30 est offerte (ADSM, G 2150 4 janvier 1521) par Jacques Le Lieur  seigneur de Brametot  et l'année 1521 est indiquée par inscription sur le vitrail.

"Jacques Le Lieur faisait partie de la confrérie de Saint-Romain. Son financement de la baie 30 est confirmé par les armoiries insérées dans l’œuvre [?] et sa participation personnelle à l’iconographie de l’œuvre est incontestable. Cet homme était un des acteurs majeurs de la vie politique rouennaise. En 1503, il acquiert l’office de notaire et de secrétaire du roi. En 1517, il est élu conseiller nouveau puis, en 1519, est appelé à siéger aux états de Normandie. Échevin jusqu’en 1541, il devient député aux états de Normandie en 1542. Il fait partie du milieu éclairé rouennais qui a le goût des arts, de la poésie notamment. Il avait visiblement un goût prononcé pour la culture classique, qui se manifeste dans la composition du vitrail. En effet, non seulement les ornementations sont tributaires des influences de l’iconographie de la Renaissance mais, par ailleurs, la légende même de saint Romain – avec l’insertion des vertus personnifiées dans chaque scène – est tout à fait nouvelle dans l’iconographie hagiographique de l’église. Chacune des scènes devient ainsi une allégorie dont la composition est étrangère à la culture iconographique médiévale. Il ne fait donc aucun doute qu’outre son financement, Jacques Le Lieur s’est personnellement investi dans l’iconographie du vitrail. L’iconographie des vitraux paraît avoir été conçue par la confrérie, et notamment par Jacques Le Lieur, sous le contrôle du chapitre, qui jouait lui aussi un rôle essentiel dans le privilège de Saint-Romain." (A. Blaise 2009)

Le Puy des Palinods était une confrérie religieuse dédiée à la sainte Vierge, devenue au fil du temps une académie littéraire et poétique centrée sur l'immaculée conception.

Jacques Le Lieur est très connu des historiens et amateurs de Rouen pour son Livre des Fontaines, réalisé entre 1519 et 1526, et qui montre ses armoiries, et un décor de putti et de dauphins ou chimères qui se retrouve sur le vitrail.

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"  L’utilisation des vertus pour définir le devoir de l’évêque nous est confirmée par leur présence réelle au sein d’un vitrail hagiographique du début du XVIe siècle. La baie 30 de la cathédrale décrit parfaitement les vertus nécessaires au saint évêque. La composition du vitrail s’est organisée autour des vertus ; les sept scènes de la vie du saint ont été choisies en fonction des sept vertus cardinales et théologales : la Naissance de saint Romain (Foi), l’Élection du saint par le chapitre (Prudence) , le Privilège de saint Romain (Justice), Il chasse les démons d’un temple païen (Force), Le saint tenté par le démon (Tempérance), sa Mort (toutes les vertus), Saint Romain apparaît au vieillard (Charité) après sa mort, au tympan. Les vertus tiennent dans chaque épisode une place centrale, surtout dans la lancette médiane, ce qui amène à penser que ce sont probablement celles-ci que l’on a voulu représenter avant même de décider des scènes de sa légende. Ce discours religieux sur les vertus de la sainteté est assez classique dans l’iconographie hagiographique. Cependant, les vertus ne sont habituellement que symboliquement évoquées par les actions du saint. Ici, au contraire, elles sont au premier plan. Les épisodes de la vie du saint ne font que les accompagner et deviennent presque un prétexte pour représenter les vertus elles-mêmes. C’est probablement l’évolution artistique du début du XVIe siècle qui permit de faire tant de place à la représentation des vertus dans une œuvre religieuse. Cela confirmerait que c’est avant tout les vertus du saint que l’on voulait voir figurer dans certaines légendes hagiographiques." (A. Blaise)

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L'importance des Vertus à l'époque et à Rouen est confirmée par leur présence sur le portail occidental, mais aussi sur le  monument funéraire qui fut  élevé de 1516 à 1525 aux deux cardinaux d'Amboise.  Voici leur description par A. Deville :

 

'Entre les sept pilastres, s'arrondissent six niches à caissons, où sont assises six charmantes petites statues ayant trois pieds de hauteur environ. Elles représentent, par allusion au mort, des vertus théologales, ainsi que l'indiquent les inscriptions latines, gravées en lettres d'or, qui sont superposées ce sont, en commençant par la gauche, la Foi, la Charité, la Prudence, la Tempérance, la Force d'âme, et la Justice. 

FIDES, LA Foi. Elle tient un livre dans sa main droite, un calice dans la gauche. Cette délicieuse figure porte le riche costume du commencement du  XVe siècle; sa tête est couverte de la mante.

CARITAS, LA CHARITÉ. Les attributs de cette figure ont été brisés, mais on voit, par ce qui en reste, qu'elle portait une croix d'une main et un cœur de l'autre. Il faut remarquer sa coiffure à réseau, ses boucles d'oreille à roue avec une grosse perle pendante au milieu, et sa ceinture ornée de perles enchaînées. Le style de cette figure est un peu maniéré.

PRUDENTIA, LA PRUDENCE.  Le moelleux de la chevelure est surtout remarquable. Manches à crevés, manteau retenu par un cordon sur la poitrine, robe coupée carrément par-devant. Attributs : flambeau dans la main droite compas dans la main gauche.

TEMPERENCIA, LA TEMPERANCE. Elle tient une horloge dans la main gauche, dans la droite, par allégorie, un frein. Son front est ceint d'un riche bandeau orné de perles. La tête et la poitrine sont couvertes. Il faut admirer le travail de la tunique. Le cadran de cette horloge est divisé en vingt-quatre heures suivant l'usage de l'époque.

FORTITUDO, LA FORCE D'AME. Elle est représentée sous la figure d'un guerrier casqué et cuirassé, qui saisit par le cou un dragon, qu'il arrache du fort où il s'est réfugié. C'est l'image du triomphe de la vertu sur le vice.

IUSTICIA, LA JUSTICE. Cette jolie statue rappelle, pour le faire et pour le costume, la troisième, celle de la Prudence. Elle soutient, dune main, le livre de la loi, sur lequel est tracée une balance; elle porte le glaive nu dans l'autre.

On retrouve cette même figure allégorique au tombeau de François duc de Bretagne, dans la chapelle des Carmes de la cathédrale Nantes. On y voit également la Tempérance à l'horloge et au frein, la Justice portant l'épée et le livre avec les balances, et la Prudence armée du compas. Ces quatre figures occupent debout, les quatre coins du mausolée. Lobineau, dans son Histoire de Bretagne nous apprend qu'on travaillait au tombeau en 1507."

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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LE REGISTRE SUPÉRIEUR : FIDES, IUSTICIA,TEMPERENCIA.

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Les trois épisodes de la Vie de saint Romain sont (de droite à gauche) sa Naissance, en présence de la Foi, le Privilège de libérer un prisonnier, en présence de la Justice, et la Tentation par une femme, en présence de Tempérance. 

La Foi est une vertu théologale, les deux autres des vertus cardinales.

L'intérêt iconographique tient moins à la représentation de l'épisode que dans celle des Vertus sous leur forme allégorique, et dans le choix des attributs qui les caractérisent.

La Foi avec son cierge et sa couronne de laurier.

La Justice avec son épée, sa couronne, et une balance.

La Tempérance avec une horloge et une cloche sur la tête et des bésicles en main.

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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FIDES (LA FOI) : NAISSANCE DE SAINT ROMAIN.

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Le panneau décoratif Renaissance.

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Le panneau décoratif est typique de l'art ornemental de la Première Renaissance, tel qu'il a été introduit en Normandie par le cardinal Georges d'Amboise pour le château de Gaillon, et qu'on retrouve aussi dans les marges du Livre des fontaines de Jacques Le Lieur .

On y trouve, dans un jeu spéculaire autour d'un axe de symétrie verticale, deux putti ailés tenant, comme des porte-enseignes des armées romaines, des cartouches, ici muets.

Le principe des métamorphoses et hybridation animales et végétales (déjà présent sur les médaillons du Portail des Libraires, mais ici typiquement Renaissance) greffe sur les rinceaux feuillagés des têtes de chevaux (ou boucs), et des têtes menaçantes de "dauphins",  ou des oiseaux affrontés, peut-être des aigles. On trouve aussi des masques de profil, feuillagés et anthropomorphes, tandis que les tiges des rinceaux sont virolés des bagues qui introduisent la participation des fabrications humaines d'orfèvrerie.

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Jacques Le Lieur, Livre des fontaines, Gallica.

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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La naissance de saint Romain.

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Selon la Vita Sancti Romani, cette naissance relève de la Foi car Félicité, la mère de Romain, ne pouvait avoir d'enfants, jusqu'à ce qu'un ange apparut à son mari Benoit, lui annonçant que sa femme enfanterait.

L'épisode crée donc un parallèle avec l'iconographie de la Nativité de la Vierge, dans laquelle sainte Anne, est alitée tandis qu'un bain est donnée à l'enfant Marie.

L'apparition de l'ange à Benoit est représenté sur le premier des vingt médaillons consacré au saint au Portail de la Calende de la cathédrale.

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La mère de Romain est à demi couchée sur son lit d'accouchée, les mains croisées sur la poitrine. Elle est voilée et porte la guimpe. Il est difficile de préciser la nature de l'objet losangique doré centré par un reflet bleu : un miroir ?

Le  baldaquin est frangé de trois couleurs ; le ciel de lit de couleur verte n'est relevé que partiellement.

Une servante portant une coiffe locale à larges ailes, verse de l'eau dans un baquet pour le bain du nouveau-né, tandis qu'un petit chien blanc bondit. Ce chien blanc est très fréquent dans les représentations des demeures seigneuriales, et cet animal de compagnie est un marqueur de l'aristocratie de la famille, en son château des Rochettes de Wy-dit-Joli-Village.

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Fides, la Foi.

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La Foi tient l'enfant dans ses bras. Elle tend un cierge allumé vers la mère. Elle porte sur ses longs cheveux blonds une couronne de lauriers, une robe dorée à ceinture bleue, et un manteau parme à revers rouge. La richesse de cet habit confirme que nous n'avons pas affaire à une servante ou une amie de la maman, mais bien à l'allégorie de la Foi.

Les auteurs du Corpus vitrearum voient une église sur la tête de la sainte. ils signalent que le buste et la tête due la Foi sont restaurées, ainsi que les autres têtes sauf celle de la mère du saint.

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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IUSTICIA (LA JUSTICE) : LE PRIVILÈGE DE SAINT ROMAIN.

 

 

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Le panneau décoratif.

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Nous retrouvons les mêmes éléments ornementaux : rubans, rinceaux à artefacts et bouquets de feuillages, tête de boucs feuillagées sur un cou  portant un collier qui les accouple, candélabre central. Mais les deux putti ailés portent sur leur enseigne un cartouche portant la date 1521.

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Le Privilège de saint Romain.

"Le privilège de saint Romain permettait au chapitre de la cathédrale de Rouen de gracier chaque année un condamné à mort le jour de l'Ascension. Son origine fait partie de la légende de Saint Romain. 

Saint Romain, évêque de Rouen au temps de Dagobert (629 - 639), décida de dompter un monstre des eaux, la Gargouille, qui désolait les marais de la rive gauche. Il demanda un compagnon et seul un condamné à mort accepta. Saint Romain passa son étole au cou de la Gargouille, et elle fut menée à la ville, tenue ainsi en laisse par le condamné à mort. Celui-ci fut gracié. Dagobert (ou son fils Clovis II) donna à l'évêque de Rouen saint Ouen le privilège de gracier un condamné chaque année." (Wikipédia) https://fr.wikipedia.org/wiki/Privil%C3%A8ge_de_Saint-Romain

La cérémonie qui se déroule le matin de l'Ascension implique la Confrérie de Saint-Romain, laquelle, avec le chapitre, porte la chasse reliquaire ou "Fierte", en partant du portail des Libraires où la statue de saint Romain le montre tenant en laisse le monstre.

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Comme les deux autres, le verre rouge portant l'inscription IUSTICIA est gravé et peint au jaune d'argent.  La Justice se tient dans une salle aux baies vitrées losangées, devant une table où sont placés un reliquaire cylindrique en verre serti,  un bras reliquaire à fenêtre vitrée posé sur un coussin  de velours carmin, des pièces d'or, et une assiette d'or.

Saint Romain, en évêque avec  cape, mitre et chirothèques rouges, lève la crosse tenue en main droite (le joyau perlé de la chirothèque gauche est gravé sur le verre rouge) en direction du bras reliquaire pour faire valoir son privilège, et intercéder auprès de la Justice au profit du criminel qui sera gracié.

Neuf ou dix clercs  (des chanoines du chapitre cathédrale ?), certains tonsurés, d'autres coiffés d'un chaperon bleu et vêtus de blancs, discutent avec vivacité.

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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La Vertu Justice porte une épée, une balance, et une lampe montée sur une longue hampe. On lit sur l'épée les mots JUSTICE RGN. L'allégorie est coiffée d'une couronne, regarde en haut et à droite. Ses cheveux vénitiens sont aussi longs et son costume est aussi élégant et riche que ceux de la Foi.

La balance est suspendue à la main gauche ; un seul plateau de cuivre est visible.

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Voir ici la Justice représenté par Philippe Galle :

 

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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TEMPERENTIA (LA TEMPERANCE) : TENTATION DE SAINT ROMAIN PAR UNE FEMME ENVOYÉE PAR LE DÉMON+.

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Le panneau décoratif Renaissance et l'inscription TEMPERENTIA.

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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La Tentation de saint Romain.

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"À  la fin de sa vie, le saint homme s'était retiré dans un ermitage pour prier et méditer. Une pauvre femme vint lui demander la charité. Saint Romain hésitait à recevoir une femme mais ne voulait pas non plus manquer à ses devoirs d'hospitalité. Il fit entrer la femme, qui se dévêtit, et dénoua ses cheveux. Saint Romain appela le Seigneur à l'aide, un ange intervint, et précipita le démon dans un puits sans fond." (Wikipédia)

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Le saint, vêtu d'un camail violet, d'un surplis et d'une robe rouge, lève la main droite dans une posture de surprise et de défense. Il se redresse d'un petit banc où il était assis. On voit aussi la croix archiépiscopale et un miroir rond.

Devant lui, une courtisane semble s'éloigner sous l'effet des paroles prononcées par Romain. Elle est coiffée d'un hennin archaïsant, perlé et à cornes mais ses manches à crevés sont de la dernière mode.

Il faut sans doute  chercher le démon en haut à droite, s'échappant par un escalier : je distingue une patte palmée au dessus d'une boule bleue centrée de rouge.

Selon Jacques Tanguy, "Usant de ses charmes, cheveux découverts, la femme tenta de la faire chuter. Mais Romain vit les pieds palmés de la créature et, avec l'aide d'un ange la précipita en enfer."

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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La Tempérance porte un collier de perles sur une robe à décolleté carré. Sa coiffe également perlée et à escarboucle est faite d'une résille. Ces éléments vestimentaires sont proches de ceux des portraits d'Anne de Bretagne.

L'intérêt documentaire des attributs de la Tempérance a été remarqué par les experts tels de Denis Hüe : ce sont, sur sa tête,  une horloge à mécanismes dentés surmontés d'une cloche, et  en main droite, des binocles.

Elle tient en main gauche une ceinture dotée d'une boucle et de son aiguillon et ornée de fleurons dorés, ceinture ou étole qui forme une boucle à laquelle est suspendu un objet jaune articulé que j'identifie comme son troisième attribut, le mors et ses brides.

Les ferrures de ces brides relèvent de la technique du verre rouge gravé.

Sur ce dernier attribut, voir Paulette Choné, "Avec bride et mors : l'attribut équestre et la figure de style", in la vertu de tempérance entre Moyen Âge et âge classique, Garnier classique 2020.

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Le cadran de l'horloge porte les 12 chiffres horaires autour d'une rosace. La cloche qui la coiffe porte des lettres AWZRG sans signification pour simuler une inscription.

On peut voir la Tempérance tenant une horloge à cloche, assez proche, sur une enluminure de l'Epître d'Othéa de Christine de Pizan.

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Allégorie de la Tempérance, Paris, BnF, Français 606 Christine de Pizan (1364?-1430?) : Épître d'Othéa f.2v  : enluminure, par le  Maître de l'Epître Othéa :15e siècle. Gallica.

 

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Selon Denis Hüe ( "Cloche et horloge à Rouen, Jacques le Lieur et le puy"), qui analyse les allégories de la cloche et de l’horloge dans le milieu rouennais, la première dans la poésie, la deuxième dans l’iconographie : 

"Entre le Parlement, la cathédrale et l’église des Carmes, Jacques le Lieur a travaillé pour la cité, écrit pour le Puy ou commandé des vitraux ; la cloche et l’horloge y figurent, articulant le temps de la ville et le temps de l’église, le temps de la prière et celui du quotidien ; si l’horloge marque une sorte d’idéal parfait et inaccessible pour de nombreuses raisons, la voix de la cloche peut scander la vie des humains et les rappeler à l’émerveillement de leur Salut. La cloche entretient un lien privilégié avec Marie et l’Incarnation, tandis que l’horloge articule les temps astrologique et céleste et représente la tempérance ou la régulation nécessaires au salut."

Cet emblème ne sert pas qu’à l’identification de la vertu représentée par l’allégorie, il invite à la méditation de différents aspects de cette vertu ; l’horloge devient ici image de la raison qui régule la vie du croyant. Dans cette analyse où tous les éléments, même en apparence disparates, s’imbriquent parfaitement, Denis Hüe montre la cohérence profonde des allégories et la forte relation qu’elles maintenaient avec la réalité : la cloche, chef-d’œuvre de la technologie humaine, est une image parfaite de la Vierge, que l’horloge ne saurait pas représenter : non seulement celle-ci n’est qu’indicatrice du temps, elle rendrait donc la Vierge passive et extérieure à l’œuvre du salut, mais en plus, les horloges de la fin du Moyen Âge pouvaient varier d’un quart d’heure par jour, elles se prêtaient donc peu à évoquer la perfection. (A. Sobczyk) 

Voir aussi Fabienne Pomel.

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Mais ces auteurs n'ont pas tous tenu compte des binocles, qui confère à cette Vertu l'attention visuelle et l'acuité du regard ou de l'examen permettant de ne pas être abusé par des apparences. Emile Mâle signale ces lunettes sur la Tempérance d'une tapisserie flamande du palais de Madrid du XVIe siècle. On les retrouve sur le manuscrit BnF Fr 1863 f.2, datant de 1505,,  ou sur la gravure de Philippe Galle, associes au mors et à l'horloge.

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La Tempérance par Galle, Philippe, 1537-1612 Bruegel, Pieter, 1525?-1569 B.M. Lyon

 

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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LE REGISTRE INFÉRIEUR : PRUDENTIA, FORTITUDO, ET SPES.

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Prudentia  est couronné de lauriers. Elle tient d'une main un crible, et de l'autre un miroir ; elle porte un cercueil sur sa tête.

Fortitudo  porte une enclume sur la tête, elle s'appuie sur une colonne de marbre et brandit un dragon ailé.

Spes, l'Espérance, porte sur la tête un navire de commerce ; et peut-être une ancre.

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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PRUDENTIA : L'ELECTION DU SAINT PAR LE CHAPITRE .

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Le panneau décoratif.

Deux putti ailés tenant une lampe et une enseigne entourent une couronne de gloire où un cavalier lève son fouet.

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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L'épisode hagiographique.

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J'en ignore la source. Dans un bâtiment de style antique (colonnade à grotesques surmontés de putti ailés, frise à volutes et grotesques), le saint, assis sur une cathèdre au dossier tendu de damas et d'un médaillon, est entouré de cinq chanoines vêtus, comme lui, d'un surplis blanc et coiffés d'un bonnet. Le saint ajoute à cette tenue un camail bleu foncé, une robe rouge et l'aumusse de fourrure à l'avant-bras gauche. Il tend les mains vers ces clercs, et tient dans la main gauche des feuillets.

Agenouillé sur le sol carrelé au pied de l'estrade, un clerc tonsuré est vêtu de rouge, avec sur l'épaule gauche un linge (aumusse ?) bleu.

L'homme debout à droite, en surplis sur une robe rouge, tient un grand livre.

Têtes du "juge", de la Vertu et de l'homme de droite  restaurées.

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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La Vertu : PRUDENTIA.

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Elle est couronné de lauriers. Elle tient d'une main un crible, et de l'autre un miroir ; elle porte un cercueil sur sa tête. Cet attribut se retrouve aussi  sur la gravure de Philippe Galle.

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La Prudence par Galle, Philippe, 1537-1612 Bruegel, Pieter, 1525?-1569 Bibliothèque municipale de Lyon.

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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FORTITUDO : SAINT ROMAIN CHASSE LES DÉMONS D'UN TEMPLE PAÏEN.

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Le panneau décoratif.

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Tous les auteurs (C. Blondeau, C. Callias Bay, etc.) voient dans le motif central, où le corps d'un petit homme  le corps se prolonge par des entrelacs, des "liures", une référence  au nom de  Jacques Le Lieur, notamment par comparaison aux "lieurs" figurant dans le Livre d'Heures (ou recueil de palinods) de la Bibliothèque Municipale de Rouen, Ms Y.226a folios 86 et 108.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100528468/f86.item

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100528468/f108.item

Mais je ne partage pas cette opinion :  rien ne distingue ces rinceaux tenus par le putti ailé de ceux des autres panneaux décoratifs de ce vitrail, et de l'ensemble des rinceaux Renaissance, comme ceux du tombeau de Thomas James à Dol-de-Bretagne, ou des stalles de Guerche-de-Bretagne (1518-1525), qui présentent des petits personnages similaires.

On peut simplement dire que l'ornementation Renaissance des manuscrits enluminés commandités par Jacques Le Lieur, et ce vitrail qu'il a offert, ont en commun le même répertoire ornemental, introduit par le cardinal d'Amboise à Gaillon.

Par contre, les décors héraldiques ou emblématiques du manuscrit Y.226a renvoient sans ambiguïté au nom est aux armes de leur propriétaire. Et de véritables entrelacs abondent dans les marges.

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Le personnage hybride est nu, ailé, à pagne feuillagé, à pattes animales, et il tient sur sa tête une corbeille de six fruits rouges. Il étend les bras vers des masques anthropomorphes de profil, feuillagés. 

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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L'épisode de la destruction du temple.

 

 

"La destruction du temple païen : saint Romain, parti évangéliser les campagnes environnantes, se trouva un jour face à un temple païen, aux allures de forteresse, sur lequel des démons dansaient. Il invectiva les démons, provoqua le chef des diables, et le temple s'effondra." (Wikipédia)

Ici, Saint Romain, en évêque, trace dans le temple une bénédiction et avance sa croix archiépiscopale, ce qui entraîne la fuite de trois démons (verre bleu gravé et teinté au jaune d'argent en bas).

Sur un piédestal, une idole dorée vacille et  chute.

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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 Fortitudo.

 

La Vertu FORTITUDO assiste le saint. Elle porte le voile et la guimpe, et une robe violette. Elle brandit en main droite un dragon ailé. Sur sa tête, un objet bleu clair évoque une enclume. Sa main gauche entoure une colonne en marbre.

Ce sont bien les attributs de la FORCE, qui se retrouvent sur cette gravure de Brueghel (1561) :

https://numelyo.bm-lyon.fr/f_view/BML:BML_02EST01000N16GAL003421.

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La Force par Galle, Philippe, 1537-1612 Bruegel, Pieter, 1525?-1569 BM Lyon

 

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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SPES, l'ESPÉRANCE : LA MORT DE SAINT ROMAIN.

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Dans le dernier épisode, toutes les vertus précédentes, auxquelles se joignent la Charité (qui figure au tympan) et l'Espérance, se retrouvent autour du lit funèbre de saint Romain.

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De gauche à droite : la Force, la Justice, la Foi et l'Espérance.

-La Force est coiffée de l'enclume, elle tient la colonne et maîtrise le dragon ailé .

-La Justice est couronnée, elle tient son épée.

-La Foi est coiffée d'une église et son front est ceint de lauriers. Elle tient le cierge allumé. Elle se tient derrière le crucifix présenté à Romain (ou bien, c'est elle qui présente ce crucifix).

-L'Espérance est coiffé d'un navire à trois mâts. Elle tient en main droite une tige dorée, peut-être la verge d'une ancre dont manquerait la patte.

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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La Prudence, la Tempérance et la Charité.

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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La Prudence.

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Elle est coiffée, au dessus d'une couronne de lauriers, d'un tombeau. Elle tient le crible et le miroir.

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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La Tempérance.

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Elle est coiffée d'une horloge dont le mécanisme agit sur une cloche. Elle tient ses binocles. Sa main gauche tient les brides et le mors sous la forme de larges sangles rouge, et d'un un objet jaune d'or. Ces brides à ferrures d'or, dotée d'une boucle et de son aiguillon comme une ceinture, était déjà bien visible sur sa représentation du registre supérieur.

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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La Charité.

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Nous la reverrons sur le soufflet supérieur du tympan. Elle tient le cœur rouge rayonnant. Il faut le savoir, mais c'est bien d'un phénix se frappant du bec la poitrine pour nourrir ses petits dont elle est coiffée. Il faudrait que je revienne me livrer à une nouvelle campagne photographique maintenant que j'ai déchiffré tous les secrets de ce vitrail.

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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LE TYMPAN : LA MESSE DITE PAR SAINT ROMAIN ; LA CHARITÉ.

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Parmi les ajours du tympan, trois soufflets illustrent comment saint Romain est apparu à un vieillard.

La Vie de saint Romain  rapporte en effet  la vision d'un vieillard qui venait souvent à l'église avant matines . Un dimanche , il vit saint Romain entouré d'évêques et célébrant pontificalement la messe .

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Le soufflet  supérieur montre ce vieillard observant mains jointes et derrière un rideau vert l'évêque Romain (sa mitre posée sur l'autel) célébrant la messe.

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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La Charité.

À gauche, la Charité assiste aussi à la scène, tenant le cœur rouge rayonnant qui est son attribut. Sur sa coiffe est posé un pélican nourrissant ses petits en se déchirant la poitrine. Ces attributs se retrouvent sur l'estampe de Philippe Gall et Brueghel :

https://numelyo.bm-lyon.fr/f_view/BML:BML_02EST01000N16GAL003418

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La Charité par Galle, Philippe, 1537-1612 Bruegel, Pieter, 1525?-1569 Bibliothèque municipale de Lyon

 

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Les deux soufflets inférieurs.

De chaque côté, cinq évêques sont tournés mains jointes vers la messe célébrée par Romain. Deux têtes ont été refaites.

On peut les considérer, d'après le récit de la vison du vieillard,  comme les dix premiers évêques de Rouen, dont saint Nicaise, Mellon, Avitien, Sever, Victrice, Evode et Godard.

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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LE SOUBASSEMENT (1920).

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La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

La baie n°30 ou Panégyrique de saint Romain (1521) de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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SOURCES ET LIENS.

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— Maurice ALLINE 1913, Les vitraux de la chapelle Saint - Romain à la cathédrale de Rouen . Étude iconographique , Rouen , 1913 ( extr . Congrès du Millénaire de la Normandie , t . II , 1912 )

— BASE PALISSY - POP-CULTURE Notice du Patrimoine base Palissy  IM76002007

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM76002007

 

— BLAISE (Alexandra), 2009, Les représentations hagiographiques à Rouen à la fin du Moyen Âge (vers 1280-vers 1530), thèse d'Histoire de l'Art Paris IV Sorbonne sous la direction de F. Joubert.

 

BLONDEAU (Caroline), "L'escu de voirre", le vitrail à Rouen 1450-1530

— BnF  NAF 10721 Recueil de vies de saints, en prose et vers français. XVIe siècle. Ici commence la vie et legende de monseigneur saint romain

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b550070863/f25.item

— CALLIAS-BEY (Martine), CHAUSSÉ (Véronique), GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD ( Michel) 2001,  Les vitraux de Haute-Normandie, Corpus Vitrearum -p. 399-411, Monum, Éditions du patrimoine, Paris,  p. 344

— COSNET (Bertrand), 2015, Les principes figuratifs des vertus, in Sous le regard des Vertus, Presses universitaires François Rabelais p. 21-80

https://books.openedition.org/pufr/8281?lang=fr

DEVILLE (A), 1837, Les tombeaux de la cathédrale de Rouen

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k73660n/texteBrut

 

— HÜE (Denis) 2019, Cloche et horloge à Rouen, Jacques le Lieur et le puy

— LIEUR (Jacques le), 1519-1526, Le Livre des Fontaines, BM de Rouen Ms g 3-1. Numérisé sur Gallica.

 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10050017r/f4.item

https://www.rotomagus.fr/ark:/12148/btv1b101021843/f1.item.r=livre%20des%20fontaines

— LIEUR (Jacques le), vers 1520, recueil palinodique  :  BM de Rouen 1064 (Y.226a) .

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100528468/f2.item

 

http://jeanluc.matte.free.fr/fichpr/rouenbm226.htm

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100528468/f29.item

armoiries lieur

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b101021843/f2.item.zoom#

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b101021843/f6.item.zoom#

—MÂLE ( Émile) 1908,L’art religieux de la fin du Moyen-Âge en France, 4e éd., 1931, p. 311 à 328.

https://library.si.edu/digital-library/book/lartreligieuxdel00mleem

— POMEL (Fabienn), 2012. Pour une approche littéraire des cloches et horloges médiévales : réflexions méthodologiques et essai de synthèse. Cloches et horloges dans les textes médiévaux : mesurer et maîtriser le temps / sous la direction de Fabienne Pomel, Presses universitaires de Rennes, pp.9-32, 2012, 978-2-7535-2008-0. ffhal-01615587

https://hal.univ-rennes2.fr/hal-01615587/document

— SOBCZYK (Agata), 2014, « Cloches et horloges dans les textes médiévaux », Perspectives médiévales

https://journals.openedition.org/peme/5108

 

—VASSEUR (Roland), 1956, Étude iconographique des statues de la tour Saint-Maclou de Mantes. Le Mantois 7 ― 1956: Bulletin de la Société «Les Amis du Mantois » (nouvelle série). Mantes-la-Jolie, Imprimerie Mantaise, 1956, p. 16-21.

 

Des figures nouvelles apparaissent pour la première fois dans un manuscrit enluminé à Rouen en 1470. Elles n’ont plus rien de commun avec les représentations antérieures. Cette transformation profonde du thème a été étudiée par Émile Mâle, qui en attribue l’invention à la fantaisie individuelle d’un bel esprit de Rouen5 . Les Vertus deviennent symboliques. Elles se chargent d’attributs, portent d’extravagantes coiffures en équilibre sur leur tête: la Foi, une église; l’Espérance, un navire; la Charité, un pélican avec sa piété; la Prudence, un cercueil. On trouve encore beaucoup d’autres attributs plus inattendus, parmi lesquels un tri se fit bientôt, et voici comment, en France, se présentent les Vertus dans les premières années du XVIe siècle: la Foi tient le livre des Saintes Écritures; l’Espérance, une bêche, une ruche, ou un navire; la Charité tient le monogramme rayonnant du Christ et un cœur; la Force arrache un dragon d’une tour; la Justice porte les balances et l’épée; la Tempérance a une horloge et un mors; la Prudence, un crible et un miroir. C’est alors que s’introduit en France l’iconographie italienne. En Italie, les représentations des Vertus, héritage de l’art français du XIIIe siècle, sont, au XIVe et au XVe siècles, beaucoup plus nombreuses qu’en France. Cette fréquence s’explique par les traditions de l’art funéraire. Dès le XIVe siècle en effet les Vertus entrent dans la décoration des tombeaux italiens avec des attributs quelque peu différents de ceux que nous avons vus jusqu’ici: la Foi tient un calice; l’Espérance lève les mains au ciel; la Charité recueille et allaite des enfants; la Force tient dans ses bras une colonne; la Justice, comme en France, porte balances et épée; la Tempérance mêle de l’eau au vin; la Prudence a un double visage (jeune d’un côté et vieux de l’autre). On assiste bientôt à une italianisation partielle des représentations françaises. L’art funéraire propage les nouveaux thèmes. Au tombeau de François II de Bretagne, à Nantes, se mêlent déjà les deux traditions. De même, plus près de chez nous, au tombeau des cardinaux d’Amboise à Rouen et au tombeau de Pierre de Roncherolle à Écouis (il ne reste de ce dernier tombeau qu’un dessin de Millin). Malgré l’emprise italienne, la tradition française résiste longtemps. Les attributs restent français au tombeau du cardinal Hémard, à Amiens, et aux stalles de Gaillon. Mais le triomphe de l’italianisme est total au tombeau de Henri II.

http://mantes.histoire.free.fr/items/fichiers/1162.pdf

 

 

 

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux Renaissance
9 mars 2022 3 09 /03 /mars /2022 16:53

Le canot (Anvers, 1810, 18,80 m) de l'Empereur Napoléon Ier  exposé au Plateau des Capucins de Brest.

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Pour la présentation, voir :

https://www.brest.fr/culture/brest-ville-d-art-et-d-histoire/le-canot-de-l-empereur-1595.html

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Mon but est de présenter mes photos de l'ornementation en bois sculpté et doré, splendidement restaurée. Et de souligner l'ingéniosité du dispositif de miroirs placés au plafond, et qui permettent une vision surplombante qui était jadis le privilège  des mouettes et goélands de la rade.

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Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le canot de l'Empereur exposé au Plateau des Capucins de Brest.
Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

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VU DANS LES MIROIRS.

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Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

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En inversant l'image :

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Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

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LES RAMES.

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Les deux rangs de 11 rames sont décorées de poissons. C'est un plaisir de les découvrir rame après rame.

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Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

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LES CARTELS EXPLICATIFS.

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Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

Le Canot de l'Empereur, Plateau des Capucins à Brest. Photographie lavieb-aile 2022.

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Published by jean-yves cordier - dans Brest Sculpture
6 mars 2022 7 06 /03 /mars /2022 19:44
"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

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"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

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L'ALÉSEUSE RICHARDS.

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Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Malf Richards (1948). Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

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l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

 l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

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l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

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La raboteuse Berthier.

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Paul Bloas expose aux Capucins de Brest.
Paul Bloas expose aux Capucins de Brest.
Paul Bloas expose aux Capucins de Brest.
"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

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"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

 Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

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André.

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"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

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Raboteuse Berthiez 1950. Les ateliers des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Raboteuse Berthiez 1950. Les ateliers des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Raboteuse Berthiez 1950. Les ateliers des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Raboteuse Berthiez 1950. Les ateliers des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Raboteuse Berthiez 1950. Les ateliers des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Raboteuse Berthiez 1950. Les ateliers des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

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Jérôme.

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"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Raboteuse Berthiez 1950. Les ateliers des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Raboteuse Berthiez 1950. Les ateliers des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Raboteuse Berthiez 1950. Les ateliers des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Raboteuse Berthiez 1950. Les ateliers des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Raboteuse Berthiez 1950. Les ateliers des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Raboteuse Berthiez 1950. Les ateliers des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Raboteuse Berthiez 1950. Les ateliers des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Raboteuse Berthiez 1950. Les ateliers des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

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Nicolas.

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"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

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Roland.

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"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

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LE GRAND TOUR SOMUA.

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Paul Bloas expose aux Capucins de Brest.
Paul Bloas expose aux Capucins de Brest.
Paul Bloas expose aux Capucins de Brest.
Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. ¨Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. ¨Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. Photo lavieb-aile 2022.

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Sébastien.

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"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

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L'ARBRE ET L'UNE DES HÉLICES DE LA JEANNE D'ARC.

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 Le tour Somua dans l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le tour Somua dans l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

 l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

 l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

 l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

 l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

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Stephan et Lilian.

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"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Paul Bloas expose aux Capucins de Brest.
"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. ¨Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. ¨Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. ¨Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. ¨Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. ¨Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. ¨Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. ¨Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. ¨Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. ¨Photo lavieb-aile 2022.

Le grand tour Somua, ateliers du Plateau des Capucins à Brest. ¨Photo lavieb-aile 2022.

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Sylvain.

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"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

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L'ALÉSEUSE ASQUITH (1950).

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Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Asquith. Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Asquith. Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Asquith. Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Asquith. Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Asquith. Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Asquith. Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Asquith. Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Asquith. Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Asquith. Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Asquith. Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Asquith. Photo lavieb-aile 2022.

Vue de la halle d'usinage : l'aléseuse Asquith. Photo lavieb-aile 2022.

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Thierry.

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"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

"Faire rouge", Paul Bloas, l'atelier des Capucins, Brest. Photo lavieb-aile 2022.

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Entre présent et passé.

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Photo lavieb-aile 2022.

Photo lavieb-aile 2022.

Photo lavieb-aile 2022.

Photo lavieb-aile 2022.

Photo lavieb-aile 2022.

Photo lavieb-aile 2022.

Photo lavieb-aile 2022.

Photo lavieb-aile 2022.

Photo lavieb-aile 2022.

Photo lavieb-aile 2022.

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LIENS.

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https://www.youtube.com/watch?v=U1C8OxpuYpQ

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/ensemble-de-construction-navale-dit-ateliers-des-capucins-plateau-des-capucins-brest/f7497f41-5fa3-4cdb-8877-111fcb144a24

https://www.brest.fr/culture/les-equipements-culturels/les-ateliers-des-capucins-2135.html

— Les ateliers se racontent

https://archives.brest.fr/fileadmin/imported_for_brest/fileadmin/Sites_dedies/Archives/Documents/PLAQUETTE_ARSENALEUR.pdf

— Le grand tour Somua 

https://www.usinages.com/threads/grand-tour-somua-et-autres-machines-du-plateau-des-capucins-ex-arsenal-de-brest.95606/

— Forum Usinage

https://www.usinages.com/threads/grand-tour-somua-et-autres-machines-du-plateau-des-capucins-ex-arsenal-de-brest.95606/page-2

— QUINQUIS (Benoît) A quoi servait les machines ...

https://actu.fr/bretagne/brest_29019/a-quoi-servaient-les-machines-installees-dans-les-ateliers-des-capucins-a-brest_44818962.html

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Published by jean-yves cordier - dans Brest
1 mars 2022 2 01 /03 /mars /2022 12:20

L'Arbre de Jessé (Pierre des Aubeaux, 1512-1514) du tympan du portail Notre-Dame de la cathédrale de Rouen.

 

 

 

 

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I. Voir sur Rouen :

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II. Voir sur les Arbres de Jessé :

A. ARBRES DE JESSÉ SCULPTÉS.

 

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B. VITRAUX DE L'ARBRE DE JESSÉ 

Outre L'Arbre de Jessé de l'église Saint-Godard de Rouen, par Arnoult de Nimègue (1506), voir dans ce blog

 

 

En Bretagne, par ordre chronologique :

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TENTURE : (hors blog)

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Le  tympan du portail central de la façade occidentale de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Le tympan du portail central de la façade occidentale de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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PRÉSENTATION.

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Consacré à la Vierge Marie comme la cathédrale elle-même, le portail central est orné au tympan d’un Arbre de Jessé (arbre généalogique de la Vierge), œuvre de  l'imagier et tailleur de pierre rouennais rouennais Pierre des Aubeaux ( parfois orthographié « Alobeaux » ou « Desobeaux » ). Il a souffert des mutilations de 1562 par les huguenots, mutilations qui ont été réparées tant bien que mal au siècle suivant par Nicolas Gugu ou Cucu en 1626.  Le portail a été restauré en 2015.

À la suite de désordres liés à la construction de la tour de Beurre, Roulland Le Roux reconstruit le portail central de la cathédrale de Rouen entre 1508 et 1511.  L' Arbre de Jessé du tympan a été commandé  au sculpteur  le 14 juillet 1512 .  Il fut réalisé vers 1514.

 

Il est  entouré d'une riche archivolte consacrée aux prophètes, aux sibylles et aux patriarches.

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Un thème iconographique ancien.

L'arbre de Jessé où figurent les Rois de Juda descendants du patriarche Jessé, père de David forme un tout thématique et typologique (liens génétiques entre l'Ancien et le Nouveau Testament), une démonstration théologique en deux points :

1. La naissance du Christ, et son sacrifice ont été annoncés par les Prophètes bibliques, selon une démonstration où une citation de chacun des douze prophètes est associée à sa réalisation par la vie de la Vierge et celle du Christ. La citation fondamentale est celle d'Isaïe 11:1, "Un rameau sortira du tronc de Jessé, et un rejeton naîtra de ses racines".

 

2. Le chiffre douze est mis en parallèle avec celui des douze rois de Juda, descendants généalogiques et monarchiques de David, dont la liste est donnée par l'incipit de l'évangile de Matthieu et qui conclut : "Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle est né Jésus, qui est appelé le Christ." (Mt 1:16). Certes, Matthieu donne 28 générations entre David et Jésus, mais les auteurs médiévaux ne retiennent que 12 rois pour soutenir leur démonstration.

"les premières représentations datent de la fin du xie siècle alors que les Pères de l’Église et les théologiens du Haut Moyen Âge ont glosé à l’envi sur cette prophétie. Cette image devient, dès le xiie siècle, «l’illustration» choisie pour le début de l’évangile de saint Matthieu, la généalogie du Christ. Suger semble avoir été le premier à lui donner cette orientation en combinant l’idée de la prophétie (Jessé donnant naissance à une tige portant la Vierge et le Christ) avec celle de généalogie royale (ajout des rois de la tribu de Juda, dont le premier, David, fils de Jessé, occupe une place privilégiée), dans le vitrail de l’abbaye de Saint-Denis, créant ainsi un lien typologique évident. La formule eut du succès et c’est sous cette forme dans les vitraux, et au début de l’évangile de Matthieu dans les manuscrits, que l’Arbre de Jessé est diffusé pendant le xiie et le xiiie siècle français." (Lepape 2009)

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Un renouveau à la fin du XVe siècle.

Au XVe et XVIe siècle, sous l'influence d'un ouvrage qui diffuse la pensée typologique, le Speculum humanae salvationis, c'est la Vierge à l'Enfant qui culmine au sommet de l'arbre, en postulant que Marie est de la race de David. Les Arbres de Jessé, qui ont été plus rares au XIVe siècle, deviennent un thème majeur de l'ornementation des églises, et les vitraux qui le représentent occupent souvent une place centrale. Même si elle n'est pas exhaustive, la liste de mes liens (supra) montre bien cette réapparition des Arbres, sous la forme de vitrail aux cathédrales d' Évreux, Moulins en Alliers, Sens et Rouen de 1470 à 1506, ou au chœur des églises et chapelles normandes et bretonnes de 1475 à 1560, et sous la forme de sculptures monumentales sur pierre ou sur bois notamment à Rouen (ce tympan), puis à Gisors et Beauvais, ou Saint-Riquier.

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L'affirmation de la conception immaculée de Marie.

En Normandie en particulier, à la fin du XIVe et début du XVe siècle, l'Arbre s'intégra dans une dévotion à l'Immaculée Conception de la Vierge, lors d'une  fête ou puy des palinods concours de poésie célébrée à Rouen.

L'Arbre illustre la foi en la naissance virginale du Christ, dont la typologie, ancienne,  est fondée sur les versets 11:1-3 d'Isaïe : Et egredietur virga de radice Jesse, et flos de radice ejus ascendet "puis un rameau sortira du tronc d'Isaï [Jessé], et  un rejeton naîtra de ses racines" associé au verset Isaïe 7:14 Ecce virgo concepiet, et pariet filium, et vocabitur ejus Emmanuel, "Voici, la jeune fille sera enceinte, elle enfantera un fils, et elle lui donnera le nom d'Emmanuel."

Un jeu de mot, qui devient un véritable leitmotiv  liturgique, est fait entre virga "la tige, le rameau" et virgo "la vierge".

Enfin, il y a un passage entre cette notion de virginité, prophétisée par Isaïe, puis la notion de virginité d'Anne donnant naissance à la Vierge sous l'effet d'un chaste baiser ou même d'une simple rencontre avec son mari Joachim sous la Porte Dorée de Jérusalem, puis la notion, toute différente, d'une conception "immaculée", exempte du Péché originel.

Le motif iconographique nouveau qui sous-tend cette conviction chère aux Normands est la représentation de Marie comme Vierge de l'Apocalypse, debout sur le croissant de lune.

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L'affirmation de la royauté de Marie.

La généalogie de Jésus de l'évangile de Matthieu vise à souligner l'ascendance royale de Jésus, par David.

La nouvelle iconographie, normande ou rouennaise, honore la royauté de Marie, en plaçant une couronne sur sa tête ; parallèlement se développe le thème iconographique du Couronnement de la Vierge.

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La conjugaison du thème de l'Arbre et de celui des Sibylles.

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Très peu de temps avant la création de ce tympan, vers 1489, Louis de Laval fait réaliser un Livre d'Heures (BnF latin 920) dans lequel les premières enluminures (17r à 29v) mettent en parallèles les prophéties (on dit, pour les distinguer des annonces bibliques, les "vaticinations") de 12 femmes de l'antiquité gréco-latine (ou du moins non bibliques), les Sibylles, avec 12 épisodes de la vie de la Vierge et de la Passion du Christ.

On trouve ces Sibylles représentées sur les colonnes de l'Aître Saint-Maclou à Rouen en 1526-1529.

De même que les 12 prophètes et les 12 rois de Juda ont été associés aux 12 apôtres, les 12 Sibylles font être associées au thème de l'Arbre de Jessé, soit directement soit plus souvent indirectement.

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Sur le portail de Rouen, la relation est directe entre les 12 Sibylles, les 12 Prophètes et 12 Patriarches, qui occupent les archivoltes, et l'Arbre de Jessé du tympan : chacun des 36 personnages périphériques annoncent la croissance verticale de l'arbre issu de Jessé et fleurissant en la Vierge et son Fils.

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Les Arbres de Jessé de Rouen et périphérie au XV et XVIe siècle.

— vers 1470 : verrière de Saint-Maclou (baie 113).

-Vierge à l'Enfant couronnée, dans une mandorle solaire, sur un croissant de lune. L'enfant joue avec un moulinet.

-16 rois tenant des sceptres

- Un prophète à la droite de Jessé (inscription), David à sa gauche. Tous les deux debout.

-Jessé assis, racine de l'arbre naissant du dessus de sa tête.

 

—1506 : verrière de Saint-Godard (baie 4) par Arnoult de Nimègue. 

- Couronnement de la Vierge au tympan

-Vierge à l'enfant couronnée, sur un croissant de lune.

-12 rois, tenant des sceptres, autour de David placé entre Jessé et la Vierge.

-4 prophètes au registre inférieur, entourant Jessé.

-Jessé assis, racine de l'arbre au dessus de sa tête

-Un soubassement portant les inscriptions prophétiques (XIXe).

 

— 1500-1510, Bourg-Achard, église Saint-Lô, baie 7

-Vierge à l'Enfant couronnée, dans une mandorle solaire, croissant de lune peu ou pas visible.

-14 rois de Juda dont David et sa lyre, Salomon en Africain

-4 prophètes et leurs inscriptions citant Isaïe (mais restauré au XIXe)

-Jessé assis sous sa tente, dans l'attitude du songeur. Inscription Virga Jesse Florida.

— 1523, Elbeuf, église Saint-Etienne (baie 9).

-Vierge à l'Enfant nimbée, dans une mandorle solaire, sur un croissant de lune.

-10 rois tenant des sceptres, ou, pour David, sa lyre.

-4 prophètes autour de Jessé au registre inférieur.

-Jessé assis de face, sous son pavillon. L'arbre naît du sommet du pavillon.

-Nombreuses inscriptions sur les galons.

 

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Le chantier du grand portail de la cathédrale 1502-1515

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Le chapitre de la cathédrale est informé en 1502 que le grand portail (datant peut-être du XIIe siècle)  menace de s'effondrer. En 1508 sont exposés à l'Hôtel de Ville les projets du maître maçon Jacques Le Roux et de son neveu Roulland Le Roux, qui allait lui succéder. Les premières assises sont posées en 1509, et les contacts avec des ymagiers (sculpteurs) sont établis. Le nom de Pierre Des Aubeaux apparaît en septembre 1511, assisté d'un puis deux "valets" ou assistants. Son salaire est le plus élevé, supérieurs à celui des autres ymagiers, Jean Théroulde et Jean Poulain notamment. Il est alors débattu de grandes statues d'archevêques de Rouen, financées par des souscriptions auprès des chanoines du chapitre, et du cardinal Georges II d'Amboise.

Le tympan avec son arbre de Jessé et ses voussures apparait aux comptes de 1512-1513. Le prix attribué à Des Aubeaux pour le tympan est considérable : 500 livres. Dans les voussures, les Prophètes  sont de Pierre des Aubeaux, les Sibylles ainsi que les Anges et les Chérubins sont de Nicolas Quesnel, et les Patriarches, de Richard le Roux.

Un Cardin Jovise reçoit en juillet 1512 8 livres pour un "grand portrait" de l'arbre de Jessé, sans doute une mise au net de l'esquisse.

Pierre Des Aubeaux est un sculpteur rouennais alors suffisamment réputé  pour qu'une confrérie de l'Assomption de Gisors  lui commande en 1510 pour sa chapelle une grande hystoire à la louange de Notre-Dame.  Il en persiste à la Collégiale de Gisors les litanies de la Vierge, inspirée de la composition identique placée au dessus de la Dormition de la Vierge à l'abbatiale de Fécamp, également attribuée à Des Aubeaux .

"Il réalise une statue de saint Étienne pour la chapelle éponyme, inaugurée à Noël 1512. Haute de 2 mètres, elle a été peinte et dorée par Louis Le Pilleur. Elle se trouve dans le « chapistrel » réalisé par Roulland Le Roux.

 Il fait partie des 8 « ymagiers » engagés en 1519 pour la réalisation du tombeau du cardinal Georges d'Amboise. À partir de juin 1521, il est chargé de la réalisation du portrait du défunt à partir de deux portraits venus de Gaillon pour l'aider dans son exécution. Il est ensuite chargé, avec l'aide de Chaillou et Therouyn, de la réalisation d'un orant pour le neveu Georges II d'Amboise. " (Wikipedia)

 

 

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DESCRIPTION.

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Après ce long préambule, nous voilà très curieux de découvrir  quel parti-pris a été décidé par les commanditaires du tympan du portail principal de la cathédrale. Il comporte 18 figures.

 

À la base du tympan, Jessé, à demi couché sur le côté dans l'attitude du songeur,  est entouré des statues de grande taille de quatre Prophètes (ce serait Isaïe, Jérémie, Ezéchiel et Daniel).

De son flanc gauche s'élève un puissant rameau sur les branches duquel viennent s’étager les 12 Rois de Juda. Nous verrons que je pense reconnaître, à la meilleure place, le roi David grâce à sa lyre.

Marie trône au sommet du tympan, telle qu’elle apparaît dans la vision de l’Apocalypse, « nimbée de soleil », et jadis couronnée.

La principale différence avec les verrières normandes est la position allongée de Jessé. Elle sera largement reprise, par exemple à Gisors en 1589. Elle est déjà présente à Burgos en 1483-1486. Mais sur la tenture de N.D. de Nantilly à Saumur, datant de 1529 et donc contemporaine de ce tympan, Jessé est assis, accompagné de 12 prophètes et de 12 rois désignés  par leur nom.

Une lithographie de ce tympan a été donnée dans les planches gravées des Voyages pittoresques de Nodier et Taylor en 1825. J'en présente ici le relevé. 

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L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Planche 136 des Voyages pittoresques. Dessin de Fragonard 1823, lithographie de G. Engelmann.

On remarque que les deux prophètes de gauche, et la Vierge, conservent leur tête.

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LE REGISTRE INFÉRIEUR. LES HUIT PREMIERS PERSONNAGES.

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Jessé rêvant est semi-couché sur le côté droit, la tête appuyée sur la main accoudée.

C'est bien par un songe que Jessé a vu se dérouler sa descendance en une longue suite de rois.

Le riche propriétaire de troupeaux est figuré barbu, indiquant son grand âge. Il est vêtu d'une longue robe et chaussé de sandales à extrémités pointues dont la partie antérieure est marquée de "crevés" relevant de la mode des courtisans de François Ier et Henri II. Les manches, et les pans, forment des plis en rideaux successifs. Un pan est crénelé.

"Cette œuvre certaine nous permet de prendre connaissance d'un système de draperies que l'on rencontre chez Desobeaux beaucoup plus fréquemment que ce que j'appellerai sa draperie noble. C'est un système presque entièrement inorganique avec des paquets de plis par place, des sinuosités arbitraires, à l'extrémité inférieure, souvent des bords frangés et effilochés. " (M. Aubert)

Il porte deux larges colliers pectoraux, évoquant vaguement ceux des grands prêtres. La coiffure est un bonnet à rabats, non conique. 

L'arbre prend racine dans le flanc gauche de Jessé, s'élève obliquement en une volute  et donne toute de suite quelques feuilles.

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L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Droits Gallica BnF.

 

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L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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LES DEUX PROPHÈTES DE GAUCHE.

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Rien ne permet de les identifier à défaut d'inscription. J. Le Maho indique les noms d'Isaïe et Jérémie, qui sont les prophètes de base des Arbres de Jessé.

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Leur tête  a été brisée, ainsi que les mains, celles qui traditionnellement adoptent le geste de la prophétie; doigt levé, ou désigne la réalisation effective de celle-ci, la vierge enfantant. Mais ces gestes se devinent par leur esquisse par les avant-bras.

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Le premier, "Isaïe", garde une petite barbiche qui a échappé à la masse des iconoclastes. Il porte une robe et un manteau, et un mélange s'effectue entre le costume contemporain, et celui qui, dans l'iconographie, permet de faire reconnaître au spectateur qu'on a affaire à un personnage de l'Ancien Testament. Pour cela, le sculpteur a à sa disposition un vocabulaire codifié, soi-disant hébraïque (avec des franges, des glands de passementerie) ou exotique et oriental (comme, plus loin, les turbans). La ceinture frangée, ou la frise pectorale relèvent de ces codes. Certainement, bien que cela tient aussi des traits stylistiques du sculpteur, la surcharge des manches superposées est encore à mettre sur ce compte des codes hébraïsants, même si les crevés en ligne de I est aussi propre à la mode du temps.

Il porte, sur des pieds nus, des sandales plus spartiates, plus "romaines" à mes yeux, que celles de Jessé que j'imaginai fourrées comme des pantoufles. Une lanière passe entre le premier et le deuxième orteil avant de se nouer derrière la cheville. 

Alain Rey (Dict. hist. langue franç.) signale que les sandales étaient jadis un signe d'élection, réservé aux prêtres ou à l'aristocratie.

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Son voisin, Jérémie,  a les genoux dénudés, entre une tunique courte et des guêtres. Ses chaussures sont fines et enveloppantes, sans talon.

Son manteau pendouille, déborde, hésite entre l'oripeau et la tenture ; sa ceinture, à défaut  d'être à pendeloques, s'orne de franges ou cannetilles, tandis qu'un gland de passementerie pend sous son camail.

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Tous les deux ont le genou droit en avant, dans la posture de l'orateur distingué.

On a vu pourquoi la référence à Isaïe est incontournable dans un arbre de Jessé. Celle faite à Jérémie se justifie par cette citation  (Jérémie 33:14-17)

Voici, les jours viennent, dit l'Éternel, Où j'accomplirai la bonne parole Que j'ai dite sur la maison d'Israël et sur la maison de Juda. En ces jours et en ce temps-là, Je ferai éclore à David un germe de justice; Il pratiquera la justice et l'équité dans le pays. En ces jours-là, Juda sera sauvé, Jérusalem aura la sécurité dans sa demeure; Et voici comment on l'appellera: L'Éternel notre justice. Car ainsi parle l'Éternel: David ne manquera jamais d'un successeur Assis sur le trône de la maison d'Israël."

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L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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LES DEUX PROPHÈTES DE DROITE.

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Ezéchiel et Daniel ? Pourquoi pas ? 

On trouve Ézéchiel, au même titre que les onze autres prophètes, sur l'Arbre de Jessé de Chartres, mais pas au registre principal. Son  verset 44:2 sur la porte close  est reconnu comme une préfiguration de la virginité de Marie : et Porta Clausa figure parmi les Litanies sculptées par Pierre Des Aubeaux à Fécamp et Gisors, sous une porte fermée par une herse.

"Et l'Eternel me dit : Cette porte sera fermée, elle ne s'ouvrira point, et personne n'y passera ; car l'Eternel, le Dieu d'Israël, est passé par là. Elle restera fermée".

 

C'est à ce titre que le prophète figure sur l'Arbre de Jessé de Sens, devant une porte  qu'il désigne du doigt.

Et dans le Speculum humanae salvationis, la miniature qui représente l'entrée close d'un temple porte l'inscription "Porta clausa significat Mariam".

Le personnage affiche les mêmes signes vestimentaires hébraïques, auxquels s'ajoute un bonnet conique à rabats perlés. Les pans du manteau sont festonnés, le bord inférieur de la robe porte sa série de franges réunies en bouquet, le camail est orné de plaques ou médaillons, tout comme le fermail du manteau. La main gauche est brisée. La pointe de chaussures fines et pointues dépasse du manteau.

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Son voisin, appelons-le Daniel. Ce prophète accompagne Ézéchiel sur l'Arbre de Jessé de Sens. S'il est convoqué sur les Arbres, c'est, depuis la Bible des Pauvres et le Speculum humanae, en raison du verset Daniel 2:34 Videbas ita donec abscissus est lapis sine manibus, "Pendant que tu étais plongé dans la contemplation, une pierre se détacha sans l'intervention d'aucune main". On le voit aussi sur l'Arbre de Saint-Denis et celui de Chartres.

On retrouve le bonnet conique à rabats, la robe, le manteau trop ample, aux plis multiples, fendus et festonnés.

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L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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LES TROIS PREMIERS ROIS DE JUDA.

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Le tronc issu du flanc de Jessé se divise tris vite en une première branche qui part en volute pour produire une corolle de pétales servant de support à un premier roi.

Puis le tronc donne un deuxième rameau, mais qui est brisé et que nous récupérons un peu plus haut : lui aussi se termine par un petit bourgeon et une corolle, occupé par le deuxième roi.

Enfin, venant de plus haut, un rameau descend pour placer un troisième roi, plus petit, au dessus des pieds de Jessé.

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Commençons par le décrire, puisqu'il est le plus bas placé.

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Il porte une moustache et une barbiche, des cheveux longs, et un turban (c'est un roi oriental). Son sceptre, tenu en mai gauche, est brisé. Autre  attribut notable, son collier, une chaîne dont je gage qu'elle était en or. 

Mais le drapé exubérant est toujours là : le sculpteur ne l'a pas réservé aux prophètes.

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L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Le deuxième et le troisième roi.

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Gallica BnF

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Tous les deux s'accrochent aux branches pour ne pas tomber. Celui de gauche est peut-être assis, car son avant-bras droit est posé sur sa cuisse fléchie. La main devait tenir le sceptre.

Camail, robe, plis, replis et re-replis.

Celui de droite a gardé sa tête, ou bien cette dernière a été restaurée au XVIIe siècle, ou après 1825 ; on n'y voit pas de couronne. Le bras gauche et son sceptre sont brisés.

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L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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LE REGISTRE MÉDIAN.

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Le groupe des trois rois du centre. David ?

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Gallica BnF.

 

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Le but de cet examen rapproché, on l'a peut-être deviné, est de rechercher des attributs permettant une identification.

Le roi du coté gauche tient un sceptre presque intact. Je remarque des bottes à rabats, un camail à gland frangé, un vaste manteau ouvert en corolle.

Celui de droite a perdu non seulement la tête, mais tout attribut, mais des franges et bords crénelés sont visibles sur le camail et la ceinture.

Le roi placé au centre pourrait être David, si on accepte mon hypothèse de reconnaître le montant d'une lyre, brisée vers le bas, mais portant encore l'attache de ses cordes. 

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L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Les deux rois des branches latérales du côté droit.

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L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Les deux rois des branches latérales du côté gauche.

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L'un est debout mais prosterné, l'autre a un genou à terre.

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L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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LE REGISTRE SUPÉRIEUR. LES DEUX DERNIERS ROIS , LA VIERGE À L'ENFANT .

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Les deux rois supérieurs se tournent vers la Vierge et l'Enfant, et fléchissent à moitié le genou. Ils portent des tuniques courtes sur des chausses ou des bottes à rabats. Les têtes ont été brisées, et aucun attribut n'est visible.

Les iconoclastes ont brisé l'Enfant, entièrement, et la tête de Marie : on ne peut postuler qu'elle était couronnée, comme sur la lithographie de 1825.

Elle est au centre d'une mandorle de rayons solaires, mais le croissant lunaire n'est pas présent.

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L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Droits Gallica BnF.

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L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

L'Arbre de Jessé (P. des Aubeaux, 1514) du tympan du portail central de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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ANNEXE.

L'ARBRE DE JESSÉ DU RECUEIL DE PALINODS DE JACQUES DE LIEUR.

Rouen BM Y.226a f. 34 :

Jacques de Lieur est échevin de Rouen et prince du Puy (concours de poésie) de l'Immaculée conception. Son recueil de poésie pieuses date de 1520 et s'accompagne de peinture sur velin ; il a été réalisé dans un atelier rouennais. Ces "palinods" précédés d'un calendrier forment une sorte de livre d'heures de l'immaculée conception.

L'arbre entoure une poésie : Jessé dans la marge inférieure est assis et donne naissance à deux tiges qui fleurissent en douze rois (dont Salomon à la peau noire et David à la lyre) montant jusqu'à la Vierge à l'Enfant. 

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SOURCES ET LIENS

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AUBERT (Marcel), 1927, " La cathédrale de Rouen par Marcel Aubert", Congrès archéologique de France, 1927, 89e session tenue à Rouen en 1926, article

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k356969/f95.item

"Tel qu'il nous apparaît aujourd'hui, avec les mutilations de 1562 et les restaurations du XVIIe siècle, dont la plupart, d'ailleurs, sont tombés à leur tour, l'Arbre de Jessé du tympan de Rouen donne l'impression d'une œuvre hybride et à demi manquée. Un réel effort vers la grandeur et la solennité dans les figures de Jessé et des quatre prophètes, contraste péniblement avec la mesquinerie, avec la fantaisie poussée, à mesure que les figures s'éloignent du regard, jusqu'à l'irrévérence, des Patriarches placés dans les rameaux de l'arbre et où on ne peut reconnaître que David avec un débris de harpe. Il en est notamment deux, au sommet, inclinés vers la Vierge mère, qui, avec leurs manteaux volants découvrant les chausses montantes, évoquent l'idée des bouffons de quelque mystère plutôt que d'ancêtres du Fils de Dieu.

Au point de vue monumental, c'est une grande nouveauté que cette composition embrassant toute la surface du tympan sans souci des divisions de l'appareil : il est évident du reste, que la conception même d'un arbre généalogique se prêtait mal à cette division et que Desobeaux a été plus influencé par les verrières contemporaines que par aucune œuvre de la plastique.

Cette œuvre certaine nous permet de prendre connaissance d'un système de draperies que l'on rencontre chez Desobeaux beaucoup plus fréquemment que ce que j'appellerai sa draperie noble. C'est un système presque entièrement inorganique avec des paquets de plis par place, des sinuosités arbitraires, à l'extrémité inférieure, souvent des bords frangés et effilochés. Muni de ces données, on s'attendrait à discerner au premier coup d'œil celle des voussures, la plus extérieure, qui lui est donnée par les textes."

 

 

CORBLET (Jules) 1860  Etude iconographique sur l'arbre de Jessé, page 22.

https://books.google.fr/books?id=rchhxXXolF0C&pg=PA23&dq=riquier+%22arbre+de+jess%C3%A9%22&hl=fr&sa=X&ei=a_4bVK3DI-LH7Aam2IFI&ved=0CCYQ6AEwAQ#v=onepage&q=rouen%22arbre%20de%20jess%C3%A9%22&f=false

 

LE MAHO (Jacques), CARMENT-LANFRY (Anne-Marie), 2012, "La façade occidentale", in La cathédrale Notre-Dame-de-Rouen, pages 245-263 © Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2010

https://books.openedition.org/purh/3811

— LEPAPE (Séverine), 2009, « L’Arbre de Jessé: une image de l’Immaculée Conception? », Médiévales, 57 | 2009, 113-136.

https://journals.openedition.org/medievales/5833

— LEPAPE (Séverine),2011 , "L’Arbre de Jessé normand et la question de l’Immaculée Conception", in Marie et la Fête aux normands, dir. Françoise Thelamon ; Presses universitaires de Rouen et du Havre , pages 195-209.

https://books.openedition.org/purh/10938

— NODIER (Charles), Taylor (J.), CAILLEUX (Alph. de ), 1825,  Voyages pittoresques et romantiques de l'ancienne France, Normandie, Didot l'Ainé, Paris, vol. 2, planche 136, page 169.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1040443d/f169.item

 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84521450/f163.item.r=Voyages%20pittoresques%20et%20romantiques%20dans%20l

 

— PATRIMOINE-HISTOIRE.fr

https://www.patrimoine-histoire.fr/Patrimoine/Rouen/Rouen-Cathedrale-Notre-Dame.htm


 

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Published by jean-yves cordier - dans Arbre de Jessé Sculpture
24 février 2022 4 24 /02 /février /2022 21:16

 Les quadrilobes des pièdroits du Portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. La Genèse et le Bestiaire monstrueux.

 

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Voir sur Rouen :

 

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INTRODUCTION.

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Le 3 juillet 2021, Jérôme Bastianelli, Directeur général délégué du musée du quai Branly, et Président de la société des Amis de Proust, et responsable de l'édition du Proust-Ruskin (la Bible d'Amiens, Sésame et les lys et autres textes) de la collection Bouquins,  posta sur son compte Twitter le message suivant : "Pas de passage à Rouen sans aller saluer, au portail nord de la cathédrale (portail des libraires), le petit lutin qui fascina tant Ruskin, et Proust à sa suite…". Ce passionné de photo accompagna son message d'un excellent cliché du lutin en question.

Le "lutin", ce n'est pas cette espèce de centaure qui fait tournoyer sa fronde en se protégeant d'un bouclier. Non, c'est la figure planquée en bas,  dans le coin gauche, qui ressemble à un G.I observant le poste ennemi derrière un muret, et lançant un appel radio à son Q.G , les jambes camouflées par un sac de couchage. Vous le voyez ? Non ? À vos jumelles !

 

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© J. Bastianelli twitter

 

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Il s'agit d'une vue d'un des 176 quadrilobes des 26 piédroits, disposés comme deux paravents pliés en accordéon de chaque côté des portes et du trumeau (lequel est également couvert de médaillons), au Portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Non pas le portail central ou les portails latéraux (Saint-Jean et Saint-Etienne) de la façade principale, peinte et repeinte par Monet, mais celui, plus discret, de la façade nord, qui s'ouvre dans la rue Saint-Romain.

Il faut au visiteur proustomane passer sous l'une des deux baies de l'avant-portail gothique flamboyant, puis s'approcher du dit accordéon, pour constater qu'il lui va falloir beaucoup de patience  avant de dénicher ce petit médaillon qui suscite tant de pèlerinages à ses semblables passionnés de Proust.

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Le Portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Le Portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France , Normandie, planche 124 par MM. Ch. Nodier, J. Taylor et Alph. de Cailleux

 

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Le Portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Le Portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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© Le Maho, Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2010

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http://agora.qc.ca/documents/john_ruskin--ruskin_vu_par_marcel_proust_par_marcel_proust

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Ce détail d'architecture qui est devenu le Talisman des proustiens doit sa célébrité d'avoir été d'abord décrit  par Ruskin dans The Seven Lamps of Architecture, page 180-181 et dessiné sur la planche XIV. L'auteur décrit d'abord soigneusement le portail page 179, et s'émerveille surtout qu'aucun des quadrilobes ne soit exactement de même taille, et qu'aucun n'associe un carré géométriquement régulier et un arc de cercle répondant au compas. Les pseudo-carrés sont  "des rhomboïdes", c'est une œuvre humaine, singulière, c'est fait à la main : le contraire de l'appauvrissement de production stéréotypé propre à l'industrialisation qu'il dénonce. Tout Ruskin est là dans cet attachement à l'artisanat sous-jacent à l'art.

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Puis il se focalise sur des détails de ces médaillons :

"Each of the angles, it was said, is filled by an animal. There are thus 70 X 4 = 280 animals, all different, in the mere fillings of the intervals of the bas-reliefs. Three of these intervals, with their beasts, actual size, the curves being traced upon the stone, I have given in Plate XIV.

I say nothing of their general design, or of the lines of the wings and scales, which are perhaps, unless in those of the central dragon, not much above the usual common places of good ornamental work ; but there is an evidence in the features of thoughtfulness and fancy which is not common, at least nowadays.

The upper creature on the left is biting something, the form of which is hardly traceable in the defaced stone — but biting he is ; and the reader cannot but recognize in the peculiarly reverted eye the expression which is never seen, as I think, but in the eye of a dog gnawing something in jest, and preparing to start away with it : the meaning of the glance, so far as it can be marked by the mere incision of the chisel, will be felt by comparing it with the eye of the couchant figure on the right, in its gloomy and angry brooding. The plan of this head, and the nod of the cap over its brow, are fine ; but there is a little touch above the hand especially well meant : the fellow is vexed and puzzled in his malice ; and his hand is pressed hard on his cheek bone, and the flesh of the cheek is wrinkled under the eye by the pressure.

The whole, indeed, looks wretchedly coarse, when it is seen on a scale in which it is naturally compared with delicate figure etchings ; but considering it as a mere filling of an interstice on the outside of a cathedral gate, and as one of more than three hundred (for in my estimate I did not include the outer pedestals), it proves very noble vitality in the art of the time."

 

Comme on le lit, Ruskin ne s'intéresse pas au motif de ce médaillon, pourtant pas bien grand, mais seulement à l'un de ses angles (ou écoinçons). Il sélectionne sur son dessin une seule créature chimérique sur trois quadrilobes différents . Il les réunit sur le même dessin, qui, assure-t-il, est réalisé à l'échelle, par relevé direct sur la pierre.

Non content de cette focalisation sur ces détails minuscules (pour le visiteur qui se trouve réellement en face), il  s'intéresse à celui de l'angle supérieur gauche. Il mord quelque chose, on ne sait quoi mais il est certain qu'il le mord, et Ruskin s'extasie dans la façon par laquelle le sculpteur a rendu, dans l'œil de ce monstre, l'expression du chien qui ronge un objet pour se distraire, et s'apprête à détaler avec.

Voilà le Ruskin qui a séduit Proust : celui qui, loin de se livrer à une description analytique ou objective d'une sculpture, y projette ses sentiments domestiques, évoque les souvenirs de son vieux chien au coin du feu, et, par un tout petit  centimètre carré de pierre, vous amène, par transfert poétique, dans son monde de bonté.

On prendra conscience, selon l'auteur, de l'émotion d'un regard "pour autant qu'il puisse être rendu par l'incision d'un ciseau" en le comparant à celui de la créature du deuxième angle, sombre, menaçant et franchement mauvais. On regarde la gravure, et on comprend parfaitement ce que Ruskin a ressenti. Mais ai-je bien compris, ai-je bien traduit ? Car Ruskin dans sa phrase semble bien décrire le troisième être chimérique, celui qui ne sait pas encore que la célébrité va s'emparer de lui.  C'est le plus anthropomorphe des trois  par sa posture, sa tunique et son visage. Et Ruskin nous dit qu'il est "vexé et perplexe".

 

 

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Ruskin, Seven Lamps of architecture planche XIV, gravure R.P. Cuff.

 

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Proust, qui ne maîtrise pas du tout l'anglais et se fait aider par sa maman, a traduit : "Le compagnon est ennuyé et embarrassé dans sa malice, et sa main est appuyée fortement sur l'os de sa joue et la chair de la joue ridée au-dessous de l'œil par la pression. Le tout peut paraître terriblement rudimentaire, si on le compare à de délicates gravures; mais, en le considérant comme devant remplir simplement un interstice de l'extérieur d'une porte de cathédrale et comme l'une quelconque de trois cents figures analogues ou plus, il témoigne de la plus noble vitalité dans l'art de l'époque."

 

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Jérôme Bastianelli, dans une performance photographique qui s'approche presque de la macrophoto, en donne ce cliché. Je vois mieux le soldat, son casque, son treillis, il discute au téléphone avec ses supérieurs parce que ce qu'il aperçoit par un trou  du mur (trou pas plus gros que son œil) n'était pas prévu du tout. De la main droite, il signale aux gars derrière de stopper la progression. Il serait temps qu'il sorte de son duvet.

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© J. Bastianelli

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Avant de quitter les "Sept Lampes", je voudrais citer les lignes qui suivent immédiatement cette description :

"I believe the right question to ask, respecting all ornament, is simply this : Was it done with enjoyment — was the carver happy while he was about it ? It may be the hardest work possible, and the harder because so much pleasure was taken in it ; but it must have been happy too, or it will not be living. How much of the stone mason's toil this condition would exclude I hardly venture to consider, but the condition is absolute."

Peut-on traduire comme ceci :

"Je crois que la bonne question à poser, en respectant tout le boulot de décoration, est simplement celle-ci : A-t-il été fait avec plaisir ? — le sculpteur était-il heureux pendant qu'il y était ? C'est peut-être le travail le plus dur possible, et le plus dur parce qu'on a pris tant de plaisir à le faire ; mais il doit été heureux aussi, le sculpteur ou bien  il n'y aurait pas survécu . Cette condition semble si contradictoire avec la pénibilité du  labeur du tailleur de pierre que j'ose à peine l'envisager, mais cette condition est absolue." Autrement dit, il faut avoir du cœur à   l'ouvrage, ou ne pas le poursuivre. Tout ce qui mérite d'être fait mérite d'être bien fait, et avec amour.

On reconnaît bien là Ruskin, qui, lorsqu'il donna des cours de dessin à des artisans, disait  qu'il n'aidait peut-être pas à "faire d'un charpentier un artiste, mais à le rendre plus heureux dans son métier de charpentier".

 

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Le pèlerinage de Proust.

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Marcel Proust se rendit le 21 janvier 1900 à Rouen en compagnie de la jeune sculptrice Madeleine Yeatman (1873-1955) et de son mari Léon. 

 

"J'avoue qu'en relisant cette page au moment de la mort de Ruskin, je fus pris du désir de voir le petit homme dont il parle. Et j'allai à Rouen comme obéissant a une pensée testamentaire, et comme si Ruskin en mourant avait en quelque sorte confié à ses lecteurs la pauvre créature à qui il avait en parlant d'elle rendu la vie et qui venait, sans le savoir, de perdre à tout jamais celui qui avait fait autant pour elle que son premier sculpteur.

Mais quand j'arrivai près de l'immense cathédrale et devant la porte où les saints se chauffaient au soleil, plus haut, des galeries où rayonnaient les rois jusqu'à ces suprêmes altitudes de pierre que je croyais inhabitées et où, ici, un ermite sculpté vivait isolé, laissant les oiseaux demeurer sur son front, tandis que, là, un cénacle d'apôtres écoutait le message d'un ange qui se posait près d'eux, repliant ses ailes, sous un vol de pigeons qui ouvraient les leurs et non loin d'un personnage qui, recevant un enfant sur le dos, tournait la tête d'un geste brusque et séculaire; quand je vis, rangés devant ses porches ou penchés aux balcons de ses tours, tous les hôtes de pierre de la cité mystique respirer le soleil ou l'ombre matinale, je compris qu'il serait impossible de trouver parmi ce peuple surhumain une figure de quelques centimètres. J'allai pourtant au portail des Librairies. Mais comment reconnaître la petite figure entre des centaines d'autres?

Tout à coup, un jeune sculpteur de talent et d'avenir, Mme L. Yeatman, me dit : En voici une qui lui ressemble. » Nous regardons un peu plus bas, et... la voici.

Elle ne mesure pas dix centimètres. Elle est effritée, et pourtant c'est son regard encore, la pierre garde le trou qui relève la pupille et lui donne cette expression qui me l'a fait reconnaître. L'artiste mort depuis des siècles a laissé là, entre des milliers d'autres, cette petite personne qui meurt un peu chaque jour, et qui était morte depuis bien longtemps, perdue au milieu de la foule des autres, à jamais.

Mais il l'avait mise là. Un jour, un homme pour qui il n'y a pas de mort, pour qui il n'y a pas d'infini matériel, pas d'oubli, un homme qui, jetant loin de lui ce néant qui nous opprime pour aller à des buts qui dominent sa vie, si nombreux qu'il ne pourra pas tous les atteindre alors que nous paraissions en manquer, cet homme est venu, et, dans ces vagues de pierre où chaque écume dentelée paraissait ressembler aux autres, voyant là toutes les lois de la vie, toutes les pensées de l'âme, les nommant de leur nom, il dit : « Voyez, c'est ceci, c'est cela. » Tel qu'au jour du Jugement, qui non loin de là est figuré, il fait entendre en ses paroles comme la trompette de l'archange et il dit : Ceux qui ont vécu vivront, la matière n'est rien. »

 

Et, en effet, telle que les morts que non loin le tympan figure réveillés à la trompette de l'archange, soulevés, ayant repris leur forme, reconnaissables, vivants, voici que la petite figure a revécu et retrouvé son regard, et le Juge a dit : « Tu as vécu, tu vivras. » Pour lui, il n'est pas un juge immortel, son corps mourra; mais qu'importe! comme s'il ne devait pas mourir il accomplit sa tâche immortelle, ne s'occupant pas de la grandeur de la chose qui occupe son temps et, n'ayant qu'une vie humaine à vivre, il passe plusieurs jours devant l'une des dix mille figures d'une église. Il l'a dessinée.

Elle correspondait pour lui à ces idées qui agitaient sa cervelle, insoucieuse de la vieillesse prochaine. Il l'a dessinée, il en a parlé. Et la petite figure inoffensive et monstrueuse aura ressuscité, contre toute espérance, de cette mort qui semble plus totale que les autres, qui est la disparition au sein de l'infini du nombre et sous le nivellement des ressemblances, mais d'où le génie a tôt fait de nous tirer aussi. En la retrouvant là, on ne peut s'empêcher d'être touché. Elle semble vivre et regarder, ou plutôt avoir été prise par la mort dans son regard même, comme les Pompéiens dont le geste demeure interrompu. Et c'est une pensée du sculpteur, en effet, qui a été saisie ici dans son geste par l'immobilité de la pierre. J'ai été touché en la retrouvant là; rien ne meurt donc de ce qui a vécu, pas plus la pensée du sculpteur que la pensée de Ruskin."

 

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Mon propre pèlerinage absurde et mes photos ratées.

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En 2020, j'ai visité Rouen, avec notamment le projet de photographier les vitraux de la cathédrale. Alors que je m'y rendais d'un bon pas, je suis passé devant le portail des Libraires. Par curiosité, je me suis approché de l'entrée, et, découvrant les alignements de médaillons, je me suis mis à les photographier rapidement, en partant du coté gauche. J'ai photographié les 12 premiers pièdroits (ou pilastres) de ce coté est. Parvenu au trumeau, voyant l'heure tourner, j'ai interrompu cette exploration.

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Malgré mes lectures répétées de la Recherche du temps perdu, du volume Proust et Ruskin, des autres recueils, des articles de commentaires, et notamment, des  allusions à la description par Proust de sa recherche de ce minuscule "petit homme", tout cela m'était sorti de l'esprit (je ne suis qu'un amateur, à tout point de vue, et certainement pas un authentique proustien) au moment où j'étais sur les lieux même du pèlerinage prousto-ruskinien. Il m'eut suffit de poursuivre mon exploration des piédroits du coté droit, à l'ouest, pour découvrir, parvenu au cinquième, le fameux quadrilobe. Encore n'aurais-je pas reconnu l'homuncule.

Il faut dresser la topographie de cet ensemble architectural comme l'a fait Jacques Tanguy ou Franck Thénard-Duvivier, avoir numéroté chaque piédroit, et désigné les cinq quadrilobes de chacun d'entre eux par une lettre A,B,,C, D,E,  pour repérer facilement, avec le code D-5 (quatrième quadrilobe du cinquième piédroit, du coté droit), notre bonhomme.

J'avais réuni les moins bonnes conditions pour mériter un certificat de pèlerinage. Il faut se rendre sur les lieux, avec la meilleure lumière (ou rester sur place en fin de journée pour attendre la lumière frisante), en possédant ce sésame (c'est le terme qui conviendra aux Amis de Proust) "D-5", et, devant la bonne case de cette bataille navale, connaître le bon écoinçon à viser, pour remporter cette affaire délicate. Et il faut pouvoir, sur place, consulter les textes de référence et les réciter, les psalmodier, les reprendre encore, et peut-être qu'un ange apparaitra, comme à saint Jean dans son Apocalypse, disant "Prends et mange-le : il remplira tes entrailles d'amertume mais dans ta bouche il sera doux comme le miel "(Ap.10:9). Car même parvenu au pied du mur, devant la créature au faciès léonin,  seule la parole éclairée pourra vous convaincre du réel éclat de cette pupille et du message de profonde humanité du camarade (fellow) fâché et perplexe (vexed and puzzled). Ou d'admettre que l'œil est réellement ridé  (wrinkled) par la pression de la main sur la joue.

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Revenu à la maison, j'a voulu faire pénitence. Il ne me fut pas demandé, comme à d'autres, d'écrire la biographie d'un abbé de la Trappe, mais de présenter, ici même, les photographies des douze piédroits orientaux, afin que chacun se persuade de leur lamentable qualité. Et prenne la mesure de la folie (géniale, féconde) de deux auteurs qui ne retiennent, des 176 quadrilobes et des quatre écoinçons encadrant chacun d'entre eux, que l'émotion d'un regard, la leçon de la joie qui doit accompagner le travail des tailleurs de pierre. L'une des sept lampes qui doivent éclairer l'architecture, voire même l'art de vivre. Parmi les sept lampes (Sacrifice, Truth, Power, Beauty, Life Memory, Obedience), cette description appartient au chapitre The lamp of life.

 

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Mais aussi, j'ai dû réunir aussi par réparation  les gravures de beaucoup de  ces figures grotesques  que Jules Adeline  avait donné en 1878 (en omettant les écoinçons).

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Mais enfin, j'ai voulu éviter aux dévots proustiens la mésaventure inverse de la mienne, et qu'ils viennent se prosterner devant l'idole et repartent (vers le portail de Lisieux peut-être) en méconnaissant les 175 autres quatre-feuilles et leurs 800 écoinçons...

Cela leur permettrait de trouver quelques réminiscences :

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PRÉSENTATION.

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"Beaucoup plus originale et presque unique en France – puisqu’on n’en retrouve la copie qu’à la cathédrale de Lyon – est la tapisserie sculptée qui revêt entièrement les soubassements du portail. De petits quadrilobes se superposent, par groupes de 5, tout au long des piédroits, habillent le pilier central, montent jusqu’à la rencontre de l’archivolte du portail et font retour sur les côtés. On ne compte pas moins de 150 médaillons, mais ce n’est pas tout ! Chaque pile est couronnée d’un pinacle architectural où trouve place encore une jolie figure. À la base, court une frise de minuscules personnages sculptés tandis que, dans les écoinçons des bas-reliefs, s’ébat tout un monde en miniature, d’une criante vérité.

À première vue, les quadrilobes semblent tous égaux, mais un examen plus attentif révèle, au contraire, une grande variété de proportions (27 × 25 cm, 26 × 32, 27 × 27, 32 × 32, etc.) qui évite toute lassitude pour l’œil.

L’abondance la variété de ce décor suffiraient à le rendre célèbre, mais il présente, de plus, un très grand intérêt, du triple point de vue de l’architecture, de l’iconographie et de la sculpture.

Seul le registre supérieur est consacré à la Genèse. Il faut le lire de gauche à droite, en commençant par l’ébrasement de droite du portail et en terminant par celui de gauche, pour y trouver, narrées avec beaucoup de fraîcheur, les scènes de la Création du Monde, puis la vie d’Adam et Ève avant et après leur faute, jusqu’au meurtre d’Abel par Caïn.

En dehors de ce registre nettement religieux, tous les autres quadrilobes semblent inspirés par la plus savoureuse des fantaisies ! Quelques thèmes plus précis, tels qu’on les trouvait dans les encyclopédies du Moyen Âge (arts libéraux, vices et vertus, Histoire sainte, figures symboliques du Christ), voisinent avec des caricatures, des fabliaux, tout un prodigieux bestiaire d’animaux mythiques, une zoologie fabuleuse d’une richesse d’invention et d’une vigueur d’exécution extraordinaires : sirènes à corps d’oiseau ou de poisson, dragons ailés, centaures, hommes à tête d’âne ou de chien… "

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On remarquera l'importance des figures hybrides, et du caractère désordonné, mélangé sans queue ni tête de ces figures (ou avec des têtes et des queues ectopiques). C'est précisément ce désordre, et cette sortie hors de l'ordre du naturel, sous l'effet d'un goût presque ovidien des Métamorphoses, qui fait l'unité de ce décor. Les modèles chimériques traditionnelles du Centaure ou de la Sirène sont très largement dépassées par l'inventivité du concepteur, qui, sous la figure tutélaire de la Création, recrée à sa façon le Monde en transgressant les limites des états, humain, animal et végétal. Voir F. Thénard-Duvivier.

On peut, sans conviction de ma part, y voir l'opposition entre la Création et la Chute, où le vice entraîne l'humanité vers la dénaturation et l'animalité.

C'est plutôt un univers sans clef, et il est vain de chercher dans les proverbes, les expressions de langage, les fabliaux, le Bestiaire médiéval (malgré la présence du Pélican, du Phénix, du Lion etc.) ou d'autres corpus littéraires les sources d'un imaginaire débridé de toute allégeance.

 

Certes, le motif de l'affrontement contre un adversaire revient souvent, mais ce n'est ni celui de Samson, ni celui de David, ni encore celui d'Hercule. Il n'est ni biblique ni mythologique.

F. Thénard-Duvivier note qu'alors que la grande majorité des hybrides des portails sont anthropocéphales (87 %) et même anthropomorphes en ce qui concerne la moitié supérieure de leur corps (66 %), l’hybridation suivant une logique de répartition de type « haut/bas » en réservant le « haut » à l’anthropomorphisme, le portail des Libraires choisit une  zoocéphalie des hybrides mi-hommes mi-animaux (13 cas sur 15). Parmi ces têtes zoomorphes, on retrouve les animaux les plus fréquents du bestiaire « réel » : le cochon, appelé pour la circonstance « truie philosophe » ou encore « truie qui vielle » ; le bouc  ; le singe  ; le chien correspondant au type du « cynocéphale »  ; le bœuf ou le mouton  ; et  l’âne.

Mais cette œuvre n'est pas sans référence iconographique parmi les tailleurs de pierre et les huchiers, et des rapprochements ont été établis par Jules Adeline avec les figures des stalles de la cathédrale.

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Les pilastres sont numérotés en suivant  l’ordre du récit de la Genèse en débutant d’abord à droite du trumeau de 1 à 11, puis en repartant de l'extérieur du côté gauche, et désignant les médaillons de haut en bas par les lettres A, B, C, D et E.

Puisque je n'ai photographié que le côté gauche, je démarre par le n°12.

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F. Thénard-Duvivier, Books-openedition.org

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Le piédroit n°12.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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12-A. Scène de la Genèse 1:3-23. L'Ange chasse Adam et Ève du Paradis terrestre.

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Voir la copie par Geoffroy-Dechaume pour le portail de la Sainte-Chapelle à la fin du XIXe :

https://www.citedelarchitecture.fr/fr/oeuvre/adam-et-eve-chasses-du-jardin-deden-quadrilobe-du-soubassement-cote-droit-du-trumeau-du

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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12-B. Chimère d'un homme à tête et aux ailes d'aigle.

OU : Ange en position de salutation, à tête d'aigle.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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12-C. La (célèbre) Truie philosophe.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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12-D. Ange nimbé à tête d'aigle face à un objet non identifié.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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12-E. Femme (?) nue, en chevalier servant, déployant un voile sur ses épaules.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Le piédroit n°13.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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13-A. Scène de la Genèse I. 3:17-24. Dieu donne des habits de peau à Adam et Ève et les chasse du Paradis.

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Adam tient une bêche, "pour qu'il cultiva la terre, d'où il avait été pris". Gn 3:23 Le nom Adam est apparenté au mot hébreu désignant la terre, haadama. Ou adama.

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Voir la copie de Geoffroy-Dechaume pour la Sainte-Chapelle en 1869-1872 :

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Portail de la chapelle de la Sainte-Chapelle.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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13-B.  Dragon ailé à tête,  buste de femme et pattes de bouc.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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13-C. Lion ailé aux oreilles longues (ou velues).

 

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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13-D. Deux quadrupèdes se mordant l'échine.

 

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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13-E. Deux monstres ?

 

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Le piédroit n°14.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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14-A. Scène de la Genèse. Ève filant et Adam bêchant la terre. Gn I 3:17-24

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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14-B. Hybride au corps de lion ailé, aux pattes de palmipède, à arrière-train et queue tronquée et à la gueule barbue, à longues oreilles et faciès vultueux mais anthropomorphe.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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14-B. Cynocéphale.

L'homme à tête de chien et à queue de lion ou de vache est nu, mais porte des chaussures, il marche mais est si penché que sa posture est proche du quatre-pattes.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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14-D. Hybride évoquant une sirène.

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Le buste est féminin malgré une poitrine peu soulignée, une main est sur la hanche, le bas du corps se divise en une queue serpentine, tenue par la main droite, et une patte de lion. Un végétal est esquissé au sol.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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14-E. Hybride au buste humain brandissant un fouet.

 

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Le piédroit n°15.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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15-A. Scène de la Genèse. Adam et Ève nourrissant leur (premier ?) enfant. Gn I,4:1.

"Adam connut Ève ; elle conçut, et enfanta Caïn ..."

Ève est couchée sur un lit, sous un voile (comme sur les Nativités couchées), tenant l'enfant et approchant de sa bouche un objet qui ne semble pas compatible avec son sein (en fait, si). D'ailleurs, Adam s'apprête à lui proposer une cuillerée de bouillie, puisée d'un bol.

Ce quadrilobe a été copié par Geoffroy-Dechaume de 1869 à 1872 au soubassement du portail de la chapelle haute de la Sainte-Chapelle.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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15-B. Deux enfants jouant ou luttant, armés d'épée et d'un bouclier.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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15-C. Hybride à tête animale.

L'homme est chaussé, vêtu d'une robe longue, à larges manches et à capuche rabattue. Il a la posture du chevalier servant, main droite sur la hanche, main gauche sur la cuisse, et tête détournée vers le sol. Cette tête est celle d'un lion, ou d'un singe.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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15-D. Hybride à tête de lion(?), au corps anthropomorphe, accroupi, au dessus d'un animal (??).

 

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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15-E. Homme à terre, se protégeant par un bouclier d'un animal hybride (tête de bouc, ailes) qui se jette sur lui.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Le piédroit n°16.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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16-A. Scène de la Genèse. Le Bain de l'accouchée ; Naissance de Caïn ou d'Abel. Gn I,4:1

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https://www.rouen-histoire.com/Cathedrale/Quadrilobes/Quad_Affiche.php?Posi=Q_A_16

Ce sujet est rare et les enluminures représentent plus souvent le premier bain de l'enfant.

Ma photo ne montre de façon convaincante qu' Adam versant de l'eau chaude dans le baquet, mais les autres documents montrent bien la femme et l'enfant dans le bain, notamment si on se rapporte au moulage du Musée des Antiquités de Rouen.

 

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©openeditions

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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16-B. Monstre hybride façon centaure, tenant une arme.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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16-C. Hybride type centaure, accroupi, tête tournée vers l'arrière, bras levés.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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16-D. Pélican ?

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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16-E. Hybride au corps fléchi.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Le piédroit n°17.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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17-A. Scène de la Genèse. Caïn bêchant, sa femme filant. Gn I, 4:2.

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Jacques Tanguy, comme Franck Thénard-Duvivier voient ici Caïn bêchant et sa femme filant. J'ai cru d'abord que c'était Abel qui filait, tenant  compte de l'opposition entre Caïn le cultivateur et Abel le berger. Mais la scène du pièdroit 18 me donne tort.

https://www.rouen-histoire.com/Cathedrale/Quadrilobes/Quad_Affiche.php?Posi=Q_A_17

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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17-B. Hybride façon centaure bras écartés. Arrière-train de lion, pattes antérieures de bouc, buste humain.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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17-C. Homme accroupi, main sous le menton dans l'attitude du penseur.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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17-D. Femme assise, tenant devant elle l'extrémité d'une bande de tissu partant du sol en formant une courbe

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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17-E. Scène illisible car trop érodée.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Le piédroit n°18.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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18-A. Scène de la Genèse. Abel surveillant ses troupeaux, un bâton à la main et sa femme filant et tenant un rameau.

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Remarquez les hybrides des écoinçons.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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18-B. Hybride en médecin mirant les urines.

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Je retrouve ici les caractères ou attributs du médecin médiéval, que j'avais exposé dans mon iconographie de saint Côme : le bonnet de docteur, la robe, et surtout le geste du mire (médecin) examinant les urines contenues dans la matula, ses dépôts, sa couleur et sa transparence.

Cette hybridation relève sans doute, comme pour la truie philosophe, d'une mise à distance du savoir, d'une dérision des éléments de noblesse d'une prétendue spécificité humaine (langage, connaissance, mémoire, histoire...).

 

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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18-C. Homme barbu arc-bouté à un bâton.

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Sa posture est celle des participants qui s'affrontent au jeu de la panoye, souvent représenté sur les sablières bretonne (Le Faoüet et La Roche-Maurice) et sur les miséricordes des stalles de la cathédrale, et l'image illustre peut-être l'absurdité de lutter contre soi-même, tout en regardant vers le passé.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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18-D. Un phénix au dessus de flammes.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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18-E.  Monstre peu distinct.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Le piédroit n°19.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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19-A. Scène de la Genèse. Les semailles. Caïn et Abel ? Caïn et un de ses fils ?

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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19-B. Hybride à buste de femme, antérieurs d'équidé, et queue de serpent ou saurien. La femme, qui est coiffée, tient une quenouille et un linge.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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19-C. Hybride anthropomorphe à tête de chien, couverte d'un long voile, et tenant en main droite un objet rond. Position du chevalier servant. 

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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19-D. Lionne léchant ses petits.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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19-E. Hybride à buste de femme tenant une fleur. La tête et le buste  sont partiellement voilés.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Le piédroit n°20.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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20-A. Scène de la Genèse. Un homme (Caïn) moissonnant son blé.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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20-B. Hybride homme-lion, buste d'homme barbu regardant vers le ciel, vêtu d'une tunique, levant  une épée, protégé par un bouclier. Les pattes antérieures sont fléchies.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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20-C. Hybride associant un buste d'homme portant une capuche à cornes, sur l'arrière-train d'un lion accroupi. L'homme soulève ou caresse la queue et porte la main gauche à sa barbe dans une expression de jouissance.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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20-D. Homme barbu vêtu d'une robe longue, chaussé, tombant bras écartés, tête vers le bas. Une nuée ou une tête animale occupe le coin supérieur droit.

Dans les écoinçons, cinq animaux hybrides à queue de serpent, dont un souffle dans une trompe.

C'est par erreur que la gravure montre l'homme avec des pieds nus.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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20-E. Hybride principalement humain mais doté d'une longue queue qu'il tient de la main gauche. Il porte un long voile sur les épaules, et échevelé, et tire de la main droite une mèche de ses cheveux.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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20- frise inférieure.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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Le piédroit n°21.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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21-A. Scène de la Genèse GnI,4:3. Caïn et Abel présentant leurs offrandes. Caïn a posé sur l'autel des céréales. Le doigt de Dieu sortant des nuées montre qu'il choisit l'offrande d'Abel, un agneau qu'il tient dans ses bras.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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21-B. Homme assis, soufflant dans une trompe, tête tournée vers sa droite. Il est coiffé d'une capuche conique et vêtu d'une tunique longue serrée par une ceinture.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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21-C. Hybride à tête de lion sur un corps d'homme. Le mufle aux oreilles très longues est tourné vers notre gauche. Le corps , en position de chevalier servant, est vêtu d'une toge laissant nus les avant-bras et la poitrine droite. La main droite posée sur la cuisse et la main gauche sur le mollet gauche participent à une pose martiale ou glorieuse.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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21-D. Une femme demi-accroupie,  nue quoique drapée d'un voile sur ses épaules, se regarde dans un miroir tandis qu'elle ajuste les boucles de sa chevelure sur son oreille gauche. 

Sept hybrides occupent les écoinçons.

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Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

Les quadrilobes (fin XIIe) de la partie gauche du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Photographie lavieb-aile 2020.

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21-E. Hybride à buste humain sur un arrière-train à pattes d'oiseau et à queue de serpent s'achevant en fouet.

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Le portail des Libraires de la cathédrale de Rouen.

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Le piédroit n°22.

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Le portail des Libraires de la cathédrale de Rouen.

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22-A. Scène de la Genèse. Meurtre d'Abel par Caïn.

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Le portail des Libraires de la cathédrale de Rouen.
Le portail des Libraires de la cathédrale de Rouen.

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22-B. Hybride à buste humain et une partie inférieure à pattes de lion et queue en éventail frangé. L'homme barbu, bouche ouverte, écarte un long voile.

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Le portail des Libraires de la cathédrale de Rouen.

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22-C. Hybride associant la tête et le buste d'un humain barbu contorsionniste et l'arrière-train d'un lion dont la longue queue s'achève par un fouet.

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22-D. Hybride à tête de femme dont la tête et la gorge sont voilées, et le corps d'un dragon.

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Le portail des Libraires de la cathédrale de Rouen.

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22-E. Centaure soufflant dans une trompe et tenant une massue (?).

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Le portail des Libraires de la cathédrale de Rouen.
Le portail des Libraires de la cathédrale de Rouen.
Le portail des Libraires de la cathédrale de Rouen.

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LES AUTRES QUADRILOBES, DESSINÉS PAR JULES ADELINE.

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SOURCES ET LIENS

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— ADELINE (Jules), 1878, Les sculptures grotesques et symboliques : Rouen et environs / cent vignettes et texte... par Jules Adeline ; préface par Champfleury Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-LJ9-1959

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038268.texteImage

—AUBERT (Marcel), 1927, " La cathédrale de Rouen par Marcel Aubert", Congrès archéologique de France, 1927, 89e session tenue à Rouen en 1926, article

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k356969/f95.item

— FLAVIGNY (Robert, 1935-1938, « À propos du portail des Libraires de la cathédrale de Rouen. Notes sur les grotesques », Bulletin des Amis des Monuments Rouennais, 1935-1938, p. 89-104 

—GAUTHIER (Yvette) photos Flickr

https://www.flickr.com/photos/tags/quadrilobe

— LEFRANÇOIS-PILLION (Louise), 1905, Les soubassements du portail des libraires à la cathédrale de Rouen Rouen, 1 vol. (59 p.-13 pl.) : fig. ; in-8

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k33537713

— LEFRANÇOIS-PILLION (Louise), 1905, "Les soubassements du portail des libraires à la cathédrale de Rouen", Revue archéologique 1905/6 pages 71-96

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2036596/f74.item.r=portail

— LE MAHO (Jacques), CARMENT-LANFRY (Anne-Marie), 2012, "La cour des Libraires", in La cathédrale Notre-Dame-de-Rouen, pages 245-263 © Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2010

https://books.openedition.org/purh/3813?lang=fr#ftn4

— RENAUD (Edith), le portail des Libraires

http://docplayer.fr/74905272-Le-portail-des-libraires-de-la-cathedrale.html

— TANGUY (Jacques), 2015, "Quadrilobes", sur Rouen-histoire.com

https://www.rouen-histoire.com/Cathedrale/Quadrilobes/Quad_Affiche.php?Posi=Q_B_22

— TANGUY (Jacques), 2015, Ruskin et le portail des Libraires

https://www.rouen-histoire.com/Cathedrale/Ruskin_Proust.htm

https://www.rouen-histoire.com/Cathedrale/Ruskin.htm

— THÉNARD-DUVIVIER (Franck), 2012, "Le portail des Libraires", in Images sculptées au seuil des cathédrales, Presses universitaires de Rouen et du Havre. Openeditions

https://books.openedition.org/purh/845?lang=fr

— THÉNARD-DUVIVIER (Franck), 2012, "La culture des métamorphoses", in Images sculptées au seuil des cathédrales, Presses universitaires de Rouen et du Havre. Openeditions

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture
19 février 2022 6 19 /02 /février /2022 16:05

L'Aître Saint-Maclou de Rouen III, la  Danse Macabre des colonnes de la galerie ouest (les laïcs) et de la galerie est (les clercs). Pierre calcaire, 1526-1529.

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Sur l'Aître Saint-Maclou, voir le premier article , qui comporte la présentation générale.

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Voir sur les ossuaires de Bretagne :

 

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INTRODUCTION.

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"Une danse macabre sculptée représente une procession de couples, où la Mort, décharnée, entraîne le vivant dans une danse. La Mort gesticule, gambade, sautille alors que le vivant semble figé face à l’arrivée brutale et violente du trépas. La danse macabre de l’aître Saint-Maclou dissocie les laïcs (empereur, roi…) défilant sur les colonnes de la galerie ouest et les religieux (pape, évêque…) sur la galerie est. Il s’agit d’une représentation hiérarchisée de la société allant du plus puissant, l’empereur pour les laïcs, le pape pour les ecclésiastiques, aux plus humbles. Ces statues ont fortement été endommagées, on suppose, dans la deuxième moitié du 16e siècle, durant les Guerres de Religion, ce qui rend leur identification difficile. Les historiens donnent une origine française à la danse macabre, l’expression étant utilisée dans un poème du 14e siècle de Jean Le Fèvre. Un autre poème, la Danse des morts, attribué à Jean Gerson (1363-1429) inspire la première danse macabre peinte : celle du cimetière des Saints-Innocents à Paris en 1424. Le poème agrémenté de gravures reproduisant les fresques du cimetière de Paris se répand à la fin 15e siècle en France et en Europe, grâce au libraire parisien Guyot Marchand. L’imprimerie, nouvellement créée, va permettre cette diffusion et assurer une popularité au thème des danses macabres. Les représentations artistiques se multiplient en Europe. Une centaine a été recensée pour le moment. Leur création est souvent à mettre en relation avec un épisode de peste. Peu d’entre elles sont conservées aujourd'hui. En France, six ont été répertoriées : celles de La Ferté-Loupière (Yonne), de Kermaria (Côtes-d’Armor), de Meslay-le-Grenet (Eure-et-Loir), de la Chaise-Dieu (Haute-Loire), de Kernascléden (Morbihan) et de Brianny (Côte-d’Or). La danse macabre est liée au choc psychologique provoqué par l’effroyable mortalité de la Peste noire de 1348 et aux retours de l’épidémie qui fauchent les générations suivantes. (Métropole)

https://www.metropole-rouen-normandie.fr/sites/default/files/publication/2020/Focus-aitre-st-maclou.pdf

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Des colonnes peintes de couleurs chatoyantes et dorées :

 

 

"Les noms des maçons G. Trubert, G. Ribert, J. Louvel et N. Canu nous sont parvenus grâce aux salaires qui leur ont été versés au cours du chantier. Il en est de même pour les sculpteurs des colonnes de pierre figurant une danse macabre. G. Trubert est chargé de la taille et de la mouluration de toutes les colonnes à l’exception de trois fournies par les maçons Louvel et Canu et Adam Leselin et ensuite Gauthier Leprevost ont ensuite travaillé à la sculpture des couples de personnages. Enfin, Jean de Sées et Robert Collas sont intervenus lorsque les sculptures étaient terminées pour les peindre de couleurs chatoyantes et dorées. Robert Collas fut employé aussi pour enduire d’huile de lin la charpente. "(A. Pavia)

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"Les trois galeries à l’ouest et à l’est comptent 21 colonnes disposées de façon très régulière sur l’ensemble des façades. Elles sont édifiées sur un socle carré reposant lui-même sur un muret, s’élevant en s’étrécissant sur toute la hauteur du rez-de-chaussée des galeries pour déployer à son sommet des chapiteaux aux motifs rappelant ceux de la Renaissance. La moitié inférieure est cannelée et rudentée. À mi-hauteur, une bague timbrée d’un écu au monogramme de saint Maclou, sert d’appui au couple de figures. Le fût laisse apparaître des groupes finement sculptés en saillie représentant un couple de personnages qui mesurent environ 50 centimètres sans la tête. Ceux-ci sont situés un peu plus haut que la taille d’un homme. " (A. Pavia)

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Les colonnes des galeries sont numérotées à partir de l'angle sud-ouest, pour reprendre la numérotation en usage par le site "Aître Saint-Maclou", et de sa visite en ligne  ou sur application pour portable. La galerie  ouest comporte 11 colonnes consacrées à la Danse macabre des Laïcs invités par la Mort à sa danse. La galerie est comporte également 10 colonnes, dont seules 9 sont sculptées des figures de la Danse macabre des Clercs.

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Liste :

Les 11 Laïcs.

Colonne n°1 : trop usée. Le Sergent ?

Colonne n°2 : trop usée. L'Homme d'armes ?

Colonne n°3 : le Marchand ?

Colonne n°4 : trop usée. Le Bourgeois ?

Colonne n°5 : le Bailli ?

Colonne n° 6 : l' Ecuyer ?

Colonne n°7 : le Chevalier ?

Colonne n°8 : le Connétable ?

Colonne n°9 : trop usée. le Duc ?

Colonne n°10 : le Roi.

Colonne n°11 : l'Empereur.

 

Les 9 Clercs.

Colonne n°21 : le Pape.

Colonne n°22 : le "Patriarche" .

Colonne n°23 : trop usé [Le Cardinal ?]

Colonne n°24 : le Légat du Pape.

Colonne n°25 : l'Évêque.

Colonne n°26 : l'Abbé.

Colonne n°27 : Autre Abbé ou l'Astrologue

Colonne n°28 : trop usée. Le Chanoine ?

Colonne n°29 : trop usée. Le Maître d'école ?

Colonne n°30 : un moine prêcheur (Dominicain) : le "Chartreux".

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Comparaison avec les personnages de la Danse des morts de Guyot Marchand 1486 :

La danse macabre, ou danse de la mort, est un motif artistique de la fin du Moyen Âge. On considère la danse macabre du cimetière des Innocents de Paris, peinte en 1424, comme le point de départ de cette tradition. Aujourd’hui détruite, elle a pu toutefois parvenir jusqu’à nous grâce à un livre de l’éditeur Guyot Marchand, publié la première fois en 1485 et 1486.

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Cette liste permet de constater une bonne concordance avec les séquences de personnages de l'Aître Saint-Maclou, et dès lors de combler les lacunes liées aux destructions de Saint-Maclou.

1. L'empereur / le Pape

2. le Roi / Le Cardinal

3. Le Duc  / Le Légat du Pape

4. Le Connétable / Le Patriarche

5. Le Chevalier / L'Archevêque

6. L'Écuyer / L'évêque

7. Le Bailli / L'Abbé.

8. Le Bourgeois/L'astrologue.

9. Le Marchand/ Le Chanoine.

10. L'Homme d'armes/le Maître d'école

11. Le Sergent/ Le Chartreux.

12. L'Usurier et le Pauvre / Le Moine.

13. L'Amoureux/ Le Médecin.

14. Le Ménestrel /L'Avocat.

15. Le Laboureur/ Le Curé.

16. Le Geolier./ Le Promoteur.

17. Le Berger/ Le Pèlerin.

18. L'Enfant / Le Cordelier.

19. L'Ermite/ Le Clerc.

20. Le Sot /Le Hallebardier

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Comparaison avec la liste des personnages de la Danse des Morts du BnF 995 de 1500-1510..

Cette liste montre que ce manuscrit suit assez fidèlement l'ordre de l'ouvrage imprimé par Guyot Marchand en 1486. Le Duc est absent.

1. L'Empereur/ Le Pape.

2. Le Roi/ Le Cardinal.

3. Le Connétable/ Le Patriarche.

4. Le Chevalier / L'Archevêque

5. L'Ecuyer/ Le Prélat (crosse)

6. Le Bailli/ L'Abbé.

7. Le Bourgeois/ L'Astrologue.

8. Le Marchand/ Le Chanoine.

9. Le Sergent/Le Maître d'école.

10. L'Usurier et le Pauvre homme/ Le Médecin

11. L'Amoureux/ L'Avocat.

12. Le Menestrier / Le (Moine)

13. Le Laboureur/ Le Cordelier.

14. L'Enfant/ Le Clerc.

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Plan de l'Aître par S. Bethmont-Gallerand.

Plan de l'Aître par S. Bethmont-Gallerand.

Les galeries de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile août 2020.

Les galeries de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile août 2020.

Les galeries de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile août 2020.

Les galeries de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile août 2020.

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GALERIE OUEST : LA DANSE MACABRE DES LAÏCS.

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La colonne n°1. Trop usée. Le Sergent ?

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Hypothèse : le Sergent ? Son attribut est  la masse d'armes.  Voici, en guise d'introduction à ces Danses, le dialogue entre le squelette, et le vivant :

Le mort

Sergent qui porte cellez mace:
Il semble que vous rebellez.
Pour neant faictez la grimace:
Se on vous greve si appellez.
Vous este de mort appellez.
Qui luy rebelle il se decoit.
Les plus fort sont tost ravallez.
Il nest fort quaussi fort ne soit
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       Le sergent

Moy qui suis royal officier:
Comme mose la mort frapper
Ie fasoye mon office hier.
Et elle me vient huy happer:
Ie ne scay quelle part eschapper:
Ie suis pris deca et dela.
Malgre moy me laisse apper.
Enviz meurt qui appris ne la.

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Le Sergent, La Danse macabre historiée, Paris 1486, Guyot Marchand.

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen III, la  Danse Macabre.

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La colonne n°2. Trop usée. L'Homme d'armes ??

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On s'attend à trouver ici l'Homme d'armes.

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen III, la  Danse Macabre.

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La colonne n°3. Un Marchand.

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Il ne reste plus que le bras gauche du squelette mais on devine qu'il porte un cercueil sur l'épaule et tient le vivant pour l'emmener avec lui. Ce vivant est habillé d'une manière qui rappelle les vêtements des riches marchands du 16e siècle.

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L'un des modèles possibles : l'enluminure du Maître de Philippe de Gueldre (1500-1510) du BnF Fr. 995. Selon John Plummer, ce maître pourrait avoir travaillé à Rouen, notamment pour le cardinal d'Amboise, mais Nicole Reynaud a montré qu'il n'avait travaillé qu'à Paris. Il est influencé par le travail de Bourdichon.

Voici l'invite du mort (transcription personnelle) :

Marchant regardez par deca

Plusieurs pays avez cherchié

A pié et à cheval de pieca

Vous n'en serez plus empesche

Decu vostre dernier marche

Il convient que par cy passez

De tout soing serez despeche

Tel convoite qui a assez

Comparez avec le texte de 1485 :

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Le Marchand BnF Fr 995.

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Le relevé de Langlois 1837 :

 

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La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

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La colonne n°4. Très usée. Le Bourgeois ??

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Il ne reste qu'un drap ; le squelette est suffisamment préservé pour déterminer qu'il s'appuie sur une faux.

Il serait logique d'y attendre le Bourgeois.

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen III, la  Danse Macabre.

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La colonne n°5. Le Bailli ?.

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Il se caractérise sur la gravure et l'enluminure par son manteau fourré, son chaperon, voire son aumônière. Sur la colonne, aucun attribut n'est visible, mais le riche et long manteau est présent.

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Le Baillif. BnF 995.

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Le relevé de Langlois.

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen III, la  Danse Macabre.

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La colonne n°6. L'Ecuyer ?.

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Le noble personnage serait, si l'ordre est respecté, l'Ecuyer. Comme sur la gravure, il se tient en arrière pour échapper à  la sollicitation du  squelette dont sont conservés encore les vêtements, les jambes en mouvement, et les deux bras qui saisissent le vivant.

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L'écuyer. BnF fr. 995.

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen III, la  Danse Macabre.
La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

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La colonne n°7. La mort invite à danser le Chevalier.

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Sur l'enluminure, il tient un bâton. Sur la gravure, il porte l'épée au côté gauche. Sur la colonne, il se détourne et tourne le dos au squelette.

Le mort s'adresse à lui en disant Vous q'entre les grans barons avez eu renom chevalier : le titre est donc considérable, au delà de notre acceptation courante.

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Le Chevalier BnF fr.995.

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La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

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La colonne n°8. La mort invite à danser le Connétable.

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Sur la colonne, le squelette porte un bâton de son bras gauche. Et il ne reste du vivant qu'un peu de ses vêtements et une épée, ce qui incite les experts à identifier  un connétable, le chef des armées du roi,  le plus haut grade de la hiérarchie militaire, celui qui, en tout lieu, représente le roi et tient son épée. Sous François Ier, il s'agira du fameux  Anne de Montmorency, mais il reçut cette charge en 1538. Il plaça sur ses armes deux épées, pointe vers le haut. 

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Le Connétable. BnF fr.995 f.4r.

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La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou.

La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou.

La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou.

La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou.

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La colonne n°9. Très usée. Le Duc ?.

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On voit un pan de vêtement appartenant au mort, un bâton (ou épée) central, et le pied du vivant.

 

 

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Le Duc.


 

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La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou.

La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou.

La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou.

La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou.

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La colonne n°10. La mort invite à danser le roi.

 

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Sur la colonne, le roi tient son sceptre avec son bras relevé sur sa poitrine. Le squelette nous tourne le dos, et ce dos est bombé comme une carapace de tortue, par un effet du linceul dont il se drape .

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Le Roi.

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La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

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La colonne n°11. La mort invite à danser l'Empereur.

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Du squelette, nous ne voyons que le pied, et le geste par lequel il tire l'Empereur par son manteau. C'est une large cape retenue sur la poitrine par une agrafe ronde et perlée. L' épée est brandie à la main droite , l'autre main devait tenir le globe impérial. Le vandale iconoclaste, dans son jeu de massacre, a brisé toutes les têtes mais il reste ici la pointe de la barbiche.

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L'Empereur.

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L'un des modèles possibles : l'enluminure du Maître de Philippe de Gueldre (1500-1510) pour BnF fr.995.

 

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Le relevé effectué par Langlois en 1837 :

 

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La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

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Les chapiteaux.

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Ils permettent de constater l'influence de l'ornementation de la Première Renaissance, introduite en Normandie à Gaillon par le cardinal Georges d'Amboise.

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La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

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Un des blasons.

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Ces blasons qui ornent chaque colonne ont  été décrits ainsi par Langlois :

 

"Un écusson dans le goût du temps, surmonté d'une crosse, présente sur chaque colonne le monogramme ci dessous dans les enlacements duquel se trouvent toutes les lettres dont se compose le nom latin de saint Maclou, S. MACUTUS. La tige de la crosse forme le jambage du T, le C se trouve dans la moitié du M, et l'A compte pour le V supposé vu dans un sens inverse ; on ne peut méconnaître l'S, qui réunit, comme une espèce de ligature, ce groupe de caractères. Dans les monogrammes antiques, comme dans ceux du moyen-âge, une seule lettre, par la manière dont elle est combinée, en représente souvent plusieurs à la fois. Dans l'exemple dont nous donnons la figure, il n'existe à la vérité qu'un seul V, mais il suffisait généralement que chacune des lettres dont se composait un mot se trouvât une seule fois figurée, dans ces sortes de chiffres, pour qu'ils fussent considérés comme complet »

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Néanmoins, la présence d'une crosse "en pal" sur ce monogramme laisse supposer la marque d'une abbatiale ou d'une influence épiscopale.

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La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des laïcs, sur les colonnes sculptées de la galerie ouest de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

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LA GALERIE EST : LA DANSE MACABRE DES CLERCS.

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Dans cette galerie, tous les squelettes se dirigent vers notre droite, vers le sud (qui était alors ouvert).

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Colonne n° 21 : le Pape invité à la danse par la Mort.

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Sur la colonne, le Pape tient une croix papale à trois traverses. Sa cape comporte une capuche terminée par un gland frangé.

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La Mort :

Vous qui vivez : certainnement

Quoy qu’il tarde ainsi danceres :

Mais quant ? Dieu le scet seulement

Advisez comme vous serés.

Dam Pape : vous commenceres

Comme le plus digne seigneur :

En ce point honores seres

Aux grans maistre est deu lonneur.

Le Pape :

Hée : fault il que la dance mainne

Le premier : qui suis dieu en terre

J’ay eu dignité souveraine

En l’église comme saint Pierre :

Et comme autre mort me vient querre

Encore point morir ne cuidasse :

Mais la mort a tous maine guerre

Peu vault honneur que si tost passe.

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Le Pape, 1486.

 

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Le Pape, BnF 995.

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Relevé par Langlois à Saint-Maclou :

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La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

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Colonne n° 22 : le Patriarche invité à la danse par la Mort.

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D'après l'iconographie, c'est bien le Patriarche  qui tient une croix à double traverse (d'ailleurs nommée "croix patriarcale". Le Patriarche de la colonne est mitré, comme en témoignent les fanons frangés visibles de dos. Le squelette est drapé de son linceul.

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Le Patriarche 1486

 

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Le Patriarche BnF 995.

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Le relevé de Langlois en 1837 :

 

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La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

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Colonne n° 23 : trop usée. L'Archevêque ? Le cardinal ?

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Le personnage devait être l'Archevêque, tenant sur la gravure et l'enluminure une croix à une seule traverse. (pourtant, en théorie, la croix archiépiscopale a deux traverses).

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Ou le Cardinal (qui vient en deuxième position sur la danse macabre de 1486) :

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La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

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Colonne n° 24 : le Légat du Pape invité à la danse par la Mort.

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Ou : le Cardinal : tous les deux ont les rangs de houppe de leur chapeau qui pendent devant leur robe. Mais le Légat est le seul à tenir la croix à longue hampe et à traverse simple. Les cinq rangs de fiocchi du chapeau témoignent d'un haut rang dans la hiérarchie.

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Le Légat 1486

 

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Le relevé de Langlois en 1837 :

 

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La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

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Colonne n° 25 : un Évêque invité à la danse par la Mort.

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Il ne reste de la mitre que les fanons frangés retombant derrière la nuque sur le capuchon,  orné d'un gland de passementerie.

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L'Évêque, 1486.

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L'Evesque, BnF 995.

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Le relevé de Langlois en 1837 :

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La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

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Colonne n° 26 : un Abbé invité à la danse par la Mort.

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Le Père abbé porte la crosse au même titre que l'évêque, mais du côté droit ;  il s'en distingue par son habit monastique.

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L'Abbé 1486

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L'Abbé, BnF 995.

 

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Le relevé de Langlois en 1837 :

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La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen III, la  Danse Macabre.

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Colonne n° 27 : un autre Abbé invité à la danse par la Mort. L'Astrologue ?

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Ou bien l'Astrologue, si on suit la séquence des Danses macabres contemporaines. Mais la croix, quoique tenue à main gauche, affaiblit cette hypothèse.

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L'Astrologien 1486

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L'Astrologue BnF 995.

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Le relevé par Langlois :

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La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

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Colonne n° 28 :  très usée. Le Chanoine ?

 

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D'après la séquence des Danses macabres, nous pourrions avoir ici le Chanoine portant l'aumusse.

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Le Chanoine, 1486

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Le Chanoine, BnF 995.

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Colonne n° 29 : très usée. 

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Il ne reste du squelette qu'un talon et un morceau d'habit tandis que le vivant n'a plus que ses deux pieds.

D'après la séquence des Danses macabres, nous pourrions avoir le "Maistre d'escole" . 

 

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Le Maistre d'escole, 1486

 

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Colonne n° 30 : un moine prêcheur (dominicain) invité à la danse par la Mort.

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Ou "Chartreux" dans les textes de l'époque.

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Le Chartreux, 1486.

 

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Le Chartreux in BnF 995.

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Le relevé par Langlois.

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La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

La Danse macabre des clercs, sur les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

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Chapiteaux et blasons.

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Les chapiteaux.

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Le relevé de Langlois :

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Les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

Les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

Les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

Les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

Les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

Les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

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Les blasons.

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Ils ont été décrits par Langlois : voir plus haut.

 

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Les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

Les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

Les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

Les colonnes sculptées de la galerie est de l'Aître Saint-Maclou. Photographie lavieb-aile.

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UNE PIERRE  COMMÉMORATIVE DE 1522 (ou 1525) .

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Les donateurs sont peut-être Jean Dufour (accompagné de ses fils et descendance), et son épouse  (accompagnée de ses filles). Ces opulents drapiers avaient fait don en 1505 de deux cours et d'une maison afin d'agrandir l'aître. La famille Dufour est l'une des principales donatrices également de l'église Saint-Maclou (verrière de la façade occidentale).

"Le « Grand Chartrier », cartulaire enluminé exécuté en 1532, consacre le rôle prépondérant et durable de la famille Dufour dans la construction de l'église et célèbre l'accession de ces bourgeois aux plus hautes fonctions publiques et à la noblesse à la fin de la guerre de Cent Ans." (E. Hamon)

En effet Jehan Dufour fut selon Maurice Pillet conseiller de Rouen et seigneur du Monchel

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SOURCES ET LIENS.

AÎTRE SAINT-MACLOU

https://www.aitresaintmaclou.fr/histoire/un-cimetiere-a-galeries/

EXPO VIRTUELLE

https://my.matterport.com/show/?m=kjUCC7ra6RC

— BETHMONT-GALLERAND (Sylvie), 2003, "Un autre travail du bois à Rouen : Les sablières de l’aître saint-Maclou", in Les stalles de la cathédrale de Rouen, C. Elaine Block, Frédéric Billiet p. 199-220 Presses universitaires de Rouen et du Havre

 

https://books.openedition.org/purh/7435?lang=fr

https://books.openedition.org/purh/7437

— LANGLOIS (E.-Hyacinthe ), 1833, "Rouen au XVIe siècle et la danse des morts", Bulletin de la Société libre d’émulation de Seine-Maritime, 6 juin 1832, Rouen, Baudry, 1833, p. 70. Non consulté.

« Dans les statuettes du cimetière de Saint-Maclou, tantôt la mort se montre dans une action d'entraînement plus ou moins brusque; tantôt, affectant une pose tranquille, elle parait employer le raisonnement plutôt que la violence. Sur quelques colonnes des plus mutilées, on retrouve des pieds décharnés dont l'élévation au-dessus du plan sur lequel posaient les figures atteste que plusieurs de ces cadavres symboliques gambadaient en s'emparant de leurs victimes. Quant à ces derniers personnages, ils montrent généralement, par leurs poses simples et calmes, plus de résignation que de résistance, » Langlois,

 

LANGLOIS (Eustache-Hyacinthe), 1837, réed 1852, Essai historique, philosophique et pittoresque sur les Danses des Morts. Rouen, Lebrument, Deux volumes I p.10-30, II p.10-61.

 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k110051h/f1.item

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— LEVASSEUR (P.), 2003, « Observations sur l’iconographie de l’aître saint-Maclou : une synthèse de l’art macabre et des apports de la Renaissance », Actes du onzième congrès international d’études sur les Danses Macabres et l’art macabre en général , Rouen du 1er  au 5 octobre 2003,éditions Danses Macabres d’Europe, p. 41. Non consulté.

 

LOTH (Julien), 1910, L'Aître de Saint-Maclou, Rouen, Léon Gy, 28 p. Non consulté.

MÂLE (Emile) 1922, L’art religieux de la fin du Moyen-Age en France, étude sur l’art religieux du Moyen Age et sur ses sources d’inspiration, Paris, Armand Colin, 1922, p. 253-sq.

METROPOLE

https://www.metropole-rouen-normandie.fr/sites/default/files/publication/2020/Focus-aitre-st-maclou.pdf

PAVIA (Amelie) Le cimetière à galeries et l'inhumation au XVIe siècle.

https://www.academia.edu/31770790/LE_CIMETI%C3%88RE_A_GALERIES_ET_LINHUMATION_AU_XVI_e_SI%C3%88CLE

 

A. PAVIA, L’aître Saint-Maclou de Rouen. Monographie historique et technique d’une construction à pans de bois du XVIe siècle. Étude stylistique et iconographique de ses sablières Mémoire de master 2 en histoire de l’art moderne, (E. LEUTRAT dir.), Rennes 2, 2011, p.49 à 51.

 

PILLET ( Maurice ), 1924, L'Aître Saint-Maclou : ancien cimetière paroissial de Rouen, Paris, Édouard Champion, 1924, 224 p. Non consulté.

PREVOST (Chanoine Louis), 1970 Histoire de la paroisse et des curés de Saint-Maclou, depuis la Fondation jusqu'à nos jours (1219-1966), Rouen, Éditions Maugard. Non consulté.

— VAILLANT (Pierre ) 1975," La danse macabre de 1485 et les fresques du charnier des Innocents ", Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public  Année 1975  6  pp. 81-86

https://www.persee.fr/doc/shmes_1261-9078_1977_act_6_1_1210

VENOT ( Bernard), MOUILLESEAUX (Jean-Pierre), 1980,, L'Aître Saint-Maclou de Rouen : petit guide à l'usage des habitués du lieu et de ceux qui le découvrent, Rouen,  73 p. Non consulté.

— LAQUERRIÈRE) (A.), 1986, « L'aître Saint-Maclou et les anciens charniers », dans Églises, hôtels, vieilles maisons de Rouen, Rouen, Société des amis des monuments rouennais, 518 p., p. 323-330 Non consulté.

THOMANN (Aminte), CHAPELAIN DE SEREVILLE-NIEL (Cécile), « Rouen – Aître Saint-Maclou » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Normandie, mis en ligne le 04 juin 2021, consulté le 12 février 2022. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/76013

 

II MANUSCRITS ET OUVRAGES IMPRIMÉ BNF Danse Macabre.

https://www.arlima.net/ad/danse_macabre.html

—Notice BNF

"On discute de l'origine de la Danse Macabre ou Danse des Morts qui, apparue dans la seconde moitié du XIVe siècle, connut une grande fortune dans toute l'Europe jusqu'au milieu du XVIIIe siècle. Dérive-t-elle de la légende des "trois morts" et des "trois vifs", ces trois horribles cadavres qui, un soir, apparaissent dans un cimetière à trois jeunes gens pour leur rappeler leur humaine condition, l'inexorabilité de la mort, et les exhorter au bien ? Ou s'agit-il à l'origine d'une sorte de spectacle mimé, destiné à impressionner les fidèles, en conclusion d'un sermon sur la mort ? La plus ancienne représentation figurée d'une Danse Macabre se trouvait à Paris (1424), sur les murs du Cimetière des Innocents. D'elle dérivent de nombreuses représentations européennes. Elle fut détruite en 1663, mais les bois gravés que l'imprimeur parisien Guy Marchant publia en 1485 dans son édition en restitue pour nous une image assez exacte. L'ouvrage connut un tel succès que Guy Marchant imprima coup sur coup deux autres éditions : l'une copiée sur la première et parue sans date ; l'autre (ici présentée), datée de 1486 et augmentée de plusieurs textes. C'est très vraisemblablement sur l'une de ces éditions que fut copié à Paris, vers 1500-1510, le présent manuscrit, témoin du prestige toujours vivant du manuscrit cinquante ans après l'invention de l'imprimerie. Trente couples formés d'un mort et d'un vivant : pape, empereur, cardinal, roi, jusqu'au petit enfant, se succèdent dans cette danse que tous apprendront à danser." (M.-H. T.)

 

 

"Danse macabre historiée" publiée en 1485 et 1486 à Paris par Guyot Marchand, illustré de bois gravés : BnF , département Réserve des livres rares, RES-YE-189 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8615802z/f11.item.zoom#

—BNF français 995, 1500-1510 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100212581/f17.planchecontact

— BnF RES FOL-TE-8 par Jacques de Besançon, 1491-1492

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10542297k/f15.item

— BnF Rothschild 2535

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10527901x/f222.item#

— Danse macabre des femmes

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3143810/f12.planchecontact

— DUFOUR (abbé Valentin), 1874

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97352151

— FORTOUL (Hippolyte)  1842, Essai ...

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6436855k

—Comparaison des textes :

http://www.dodedans.com/Eparis-1486-text.htm

http://www.dodedans.com/Eparis01x.htm


 

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Published by jean-yves cordier - dans Renaissance Sculpture
15 février 2022 2 15 /02 /février /2022 23:51

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529) : Adam et Eve. Les Sibylles. Caïn et Abel.

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— Sur les Sibylles hors Finistère, voir dans ce blog :

— Sur les Sibylles du Finistère, voir :

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— Sur l'Aître Saint-Maclou, voir le premier article , qui comporte la présentation générale.

L'Aître Saint-Maclou à Rouen. I. La charpente sculptée (sablières et potelets) de 1526-1533 et de 1651 (galerie sud). 

 

Les colonnes des galeries sont numérotées à partir du côté ouest, qui en comporte 11. La colonne n°12 se trouve à l'intérieur, dans l'entrée de l'angle nord-ouest, près de la chapelle des Trépassés, elle représente la Création d'Adam et la Faute d'Adam et Ève. Puis viennent les Sibylles, deux par deux sur chaque colonne extérieure de la galerie nord, et enfin, à l'angle nord-est, et à nouveau à l'intérieur, la colonne sculptée du Meurtre de Caïn et Abel. Si on se souvient que les douze sibylles annoncent par leurs prophéties (ou "vaticinations"), pour les Chrétiens, douze étapes de l'Incarnation et de la Rédemption, nous avons là un programme iconographique assez complet de l'Histoire du Salut, face au Calvaire central de la cour.

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Plan par Sylvie Bethmont-Gasserand.

Plan par Sylvie Bethmont-Gasserand.

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LA COLONNE DE LA CRÉATION ET DE LA FAUTE D'ADAM ET ÈVE.

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L'entrée dans l'Aître Saint-Maclou. © Explor Visit

 

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1. La Création d'Ève.

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"Alors, yhvh elohim fit tomber un sommeil profond sur l'homme, et il s'endormit.

Alors il prit l'un de ses côtés et il referma la chair en dessous.

Alors, yhvh elohim  bâtit le côté qu'il avait pris de l'homme en forme de femme et il la présenta à l'homme." (Genèse 2:21-22, trad. M.A. Ouaknin)

 

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Dieu se tient debout à gauche et lève la main droite, tandis que, de la main gauche, il aide la jeune Ève à se redresser et à s'extraire du flanc droit d'Adam, dont elle naît. De celle-ci, au corps en grande partie brisée, nous voyons les mains jointes, les fesses, le ventre  et les jambes : leurs formes laissent préjuger de la beauté du visage.

Adam est allongé sur le coté gauche, jambes fléchies, et cachant son sexe de la main droite.

À droite, derrière la tête d'Adam, une montagne est couronnée d'un édifice, vers lequel se dirige divers animaux : lion (?), renard (?) ou gallinacé (?). Ce n'est pas exactement ce qu'on attend d'une scène de création du monde et des animaux, ce qui excite la curiosité sur l'interprétation de cette partie.

Dieu est vêtu d'une robe, serrée à la taille par un cordon noué, et à larges manches. Une ample cape est fermé par un cabochon carré. La tête (hormis un morceau de la barbiche), et les bras sont brisés. Les drapés sont particulièrement élégants.

La pierre blanche, ici comme sur les autres colonnes que nous allons examiner,  est calcaire, et il serait intéressant d'en connaître l'expertise géologique, qui pourrait indiquer la provenance.

On comparera ce sujet avec celui du quadrilobe du portail de la Sainte-Chapelle par Geoffroy-Dechaume, peut-être inspiré du portail de la cathédrale de Lyon.

https://www.citedelarchitecture.fr/fr/oeuvre/creation-deve-quadrilobe-du-soubassement-cote-gauche-du-trumeau-du-portail-de-la-chapelle

https://books.openedition.org/purh/845?lang=fr

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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La Faute d'Adam et d'Ève.

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"La femme contempla . Oui, l'arbre était bon à manger et enviable pour les yeux ! Oui, l'arbre engendrait le désir de devenir intelligent ! Alors elle prit de son fruit et elle mangea. Et elle en donna aussi à son homme qui était avec elle, et il mangea." (Genèse 2:5-6, trad. M.A. Ouaknin).

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Cette représentation du serpent à la poitrine (et au visage, même s'il est ici brisé) féminine, mais à la queue qui s'enroule autour du tronc de l'arbre, je la connais bien, tant elle est fréquente, taillée en kersanton à l'entrée des porches bretons contemporains de cette colonne !  Et toujours, le serpent-femme est tournée vers Ève. Je l'ai décrite par exemple  à Pencran, à Guimiliau, à Sizun et à Ploudiry, et on en retrouve la source dans des enluminures comme celle du Livre d'Heures  dites de Henri IV BnF Latin 1171 , au folio 20v (sauf que, pour me contredire, le serpent regarde Adam). Ces enluminures sont peintes par le Maître des Triomphes de Pétrarque. Or ce livre provient de la bibliothèque du château de Gaillon, et ce peintre a laissé "une empreinte durable sur le milieu rouennais" (E. Adam).

 

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Sans chercher une science exacte, on peut créer des liens entre le cardinal Georges d'Amboise, commanditaire du château de Gaillon qui a introduit en Normandie le vocabulaire de la Première Renaissance, son neveu Georges II d'Amboise qui fut archevêque de Rouen en 1511 et prolongea l'œuvre de son oncle (chapelle de Gaillon et ses stalles), l'église Saint-Maclou dont ils favorisèrent tous deux la reconstruction (dédicace en 1521), et cette Aître Saint-Maclou.

Et examiner, pour se rapprocher plus encore de Georges Ier d'Amboise, et de Rouen, voici une enluminure attribuée à Robert Boyvin, actif entre 1480 et 1536, et qui avait été formé par le Maître de l'échevinage de Rouen . Et cette fois-ci, Dame-serpent regarde Dame-Ève.

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Robert Boyvin, Heures à l'usage de Rouen, Rouen, vers 1500. Paris, BNF, Arsenal, Ms. 416, f.10

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Mais ici (et combien on regrette le vandalisme des exaltés qui ont fracassé ces colonnes), la femme-serpent dont les formes généreuses et la chevelure établissent un rapport de rivalité spéculaire avec Ève, lui posent la main gauche sur l'épaule, tandis que la main droite, toujours en imitation symétrique, se pose sur une spire de la queue en face de la main de la première femme, laquelle est posée sur son sexe. 

Et s'il est fâcheux de ne pas voir l'œuvre d'art déployer la splendeur probable du temps où elle était intacte, par contre, cela libère l'imaginaire. Si bien que j'ai cru voir les deux visages se rapprocher dans leur entreprise de séduction, et s'embrasser.

J'ai ainsi pu bénéficier d'un unicum dont les perspectives spirituelles ou artistiques renouvelait le thème élimé de la Tentation.

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La main droite d'Ève, qui est brisée, tenait jadis la pomme. Dans certaines enluminures et sculptures, le serpent la tient, et la propose au désir. Dans d'autres, le fruit est encore tenu par les deux mains. Mais ici, le serpent ne l'a plus, Ève l'a saisi. Les jeux sont faits.

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Le relevé d'Eustache-Hyacinthe Langlois en 1837, gravure d'après le dessin d'Espérance Langlois.

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E.-H. Langlois Essai historique, philosophique et pittoresque sur les danses des morts planche V. Gallica

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Il ne reste plus rien d'Adam, sauf une paire de pieds nus. Et à côté du pied droit, un pied de forte taille sort d'un drapé, laissant deviner un autre personnage :qui donc à cette époque, si ce n'est Dieu ou son messager ?

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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L'un des côtés de la colonne porte deux panneaux en bas-reliefs Renaissance. En haut, un couple nu entouré d'arbres stylisés (Adam et Ève dans l'Eden ?) au dessus d'une vasque. La femme qui nous tourne le dos a des cheveux très longs. L'homme, barbu, tient un objet (la pomme...?). En bas, un décor semblable à celui du château de Gaillon, avec une chimère au dessus de rinceaux. Entre les deux, un enfant, habillé, tient un fruit.

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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LES 7 COLONNES DES SIBYLLES.

 

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Cette série de sept colonnes, dont la plupart conservent encore, quoique mutilées, leurs personnages féminins assemblés par deux, pose un problème délicat.

En effet, il est certains que nous avons affaire à une série des  sibylles, prophétesses de l'Antiquité dont le nombre, par parallélisme avec les prophètes bibliques, venait d'être fixé à douze à la fin du XVe siècle par  Filippo Barbieri  en Italie, et dont les attributs et l'association avec des épisodes de l'Enfance et de la Vie du Christ avait été durablement fixé par les Heures de Louis de Laval vers 1480-1485.

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Les Sibylles à Gaillon et à Rouen.

1. On sait l'influence des deux cardinaux Georges d'Amboise sur le développement artistique de Rouen et de sa région, à commencer par leur château de Gaillon. Or, les stalles de la chapelle du château de Gaillon, commanditées par Georges II d'Amboise qui y a placé ses armes et devises, montrent sur le premier registre des dorsaux le Dialogue des Sibylles et des Vertus. Les vaticinations des sibylles répondaient aux prophéties des 12 Prophètes.  Persique est associée à la Prudence, Érythrée à la Force, Tiburtine à la Justice, Agrippa à la Tempérance, Delphique à la Foi, Hellespontique à la Charité.  La Phrygique , associée à l' Espérance, était prévue dans le programme. (source)

Ces stalles ont été remontées dans le chœur de la basilique de Saint-Denis. Georges d'Amboise avait fait enluminer le manuscrit des Institutions divines de Lactance, texte qui décrit les Sibylles. Cf C. Meneau d'Anteroches 2020 et Wikipédia. Plus précisément, c'est Alphonse le Magnanime, roi d'Aragon et de Sicile, qui pourrait avoir commandé le manuscrit vers 1455 à Naples, et il aurait été acheté à Frédéric d'Aragon roi de Naples, avant sa mort en 1504,  par Georges Ier d'Amboise pour sa bibliothèque de Gaillon. Voir BnF Lat. 1674, qui a perdu son frontispice, ainsi que BM Besançon MS 170 dont le frontispice armorié est intact. Les miniatures du BnF lat. 1674 sont huit initiales dorées entrelacées avec des bianchi girari, et non des enluminures où auraient pu figurer des sibylles...

2. Le portail Notre-Dame de la cathédrale de Rouen  a été réalisé en 1512-1513. Les voussures portent, de l'intérieur vers l'extérieur, 12 Patriarches, 12 Sibylles et 12 Prophètes.  Les sibylles sont sculptées par Nicolas Quesnel, tandis que Pierre Des Aubeaux a sculpté les Prophètes, et Richard Le Roux les Patriarches.

3. La Tour de Beurre de la cathédrale date de la in du XVe siècle. Elle comporte deux sibylles et deux prophètes au sud, et deux sibylles dont la Tiburine face à Auguste à l'est. (Source)

 

 

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L'idéal serait, pour disposer cette série, que la galerie nord ne compte que six colonnes. Hélas, elle en compte sept, en comptant les deux extrêmes qui sont aujourd'hui partiellement incluses dans l'entrée et dans l'escalier de droite.

Certains ont proposé de reconnaître ici quelques Vertus. Celles-ci sont, dans l'iconographie traditionnelle au nombre de sept, en associant les Vertus théologales et cardinales. Elles se distinguent par leur attribut. Mais cela complique encore le problème, et aucune n'est identifiée ici (sur la colonne n° 13, les auteurs voient la Prudence, Vertu portant un miroir, mais les rayons qui diffusent autour du cercle m'incitent à y voir une lampe, attribut de la sibylle Persique ou Lybique). J'écarte cette hypothèse.

L'autre possibilité est de penser que la série n'est pas complète, et que le personnage est dédoublé. C'est la solution envisagé pour expliquer qu'une femme tienne une colonne, à coté de la sibylle Agrippa tenant son attribut bien connu, le fouet de la Flagellation. Sa voisine porterait la colonne, l'un des Instruments de la Passion, où le Christ est lié. L'hypothèse résout ce cas particulier de la colonne 18, et éventuellement celui de la colonne n°18, mais il est très surprenant que le commanditaire ait choisi cette option, attestée nulle part ailleurs, et qui lui impose de ne pas présenter la série, au chiffre très fort symboliquement, de 12 alors qu'il dispose de sept colonnes.

On peut penser qu'il y a eu des modifications lors de réaménagements ou de restaurations.

La colonne n°17 fait exception par rapport aux autres, car elle est la seule à présenter un blason qui occupe une place importante. Les deux personnages, détruits et dont on ne voit que l'emplacement, étaient-ils des sibylles.

Si on exclut cette colonne, nous avons bien douze personnages féminins, dont trois sont détruits, quatre n'ont pas d'attribut permettant de les identifier, quatre ont un attribut caractérisé (lampe ; rameau fleuri ; fouet ; croix).

Enfin, la revue des iconographie montre (comme pour les 12 apôtres et leurs attributs) un certain nombre de variantes.

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Rappel des attributs : Les 12 Sibylles françaises issues des Heures de Louis de Laval s'organisent  en deux sous-ensembles :

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— Vie de la Vierge :

1. La Persique tenant une lanterne et foulant un serpent : annonce la Vierge  de l' Immaculée Conception foulant le serpent.  : Incarnation : la Vierge donne naissance à celui qui se dira Lumière du Monde.

2. La Libyque tenant un cierge annonce la Vierge et l'Enfant apportant cette Lumière. Manifestation aux Gentils. 

3. L'Erythréenne tenant la fleur prophétise l' Annonciation et la Conception virginale.

4. La Cuméenne tenant un bol (une boule)  annonce la Virginité (ou Venue d'un enfant).  Naissance dans une crèche

5. La Samienne tenant un berceau  annonce la  Nativité  et l'Annonce aux Bergers.

6. La Cimmérienne tenant une corne (biberon) annonce l' allaitement de l'Enfant  par la Vierge 

7. L'Européenne tenant une épée annonce la Fuite en Égypte pour fuir le Massacre des saints Innocents.

— Passion et Christologie :

8. La Tiburtine tenant une main  annonce les gifles infligées à Jésus lors de sa Passion.

9. L'Agrippine  avec son fouet annonce la Flagellation.

10. La Delphique tenant une couronne :annonce le Couronnement d'épines de la Passion. Incarnation.

11. L'Hellespontine tenant une croix  annonce la Crucifixion. Incarnation et Passion

12. La Phrygique tenant un étendard crucifère annonce la Résurrection

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On pourra lire ici les réflexions de E.-H. Langlois :

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k110051h/f70.item

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Liste des statues des colonnes :

Colonne n° 13. Sibylle à la lampe (Persique) ; sibylle au rameau fleuri (Erythrée).

Colonne n°14. Deux sibylles indéterminées.

Colonne n°15. Deux personnages détruits.

Colonne n°16. Sibylles à la colonne. Sibylle au fouet (Agrippa).

Colonne n° 17. Deux personnages détruits. Grand blason central.

Colonne n°18. Sibylle à la lance. Sibylle à la croix (Hellespont).

Colonne 19. Un personnage détruit, une sibylle.

 

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Colonne n° 13 contre l'escalier.  Sibylle tenant la lampe (Persique ? ) et sibylle Erythrée tenant le rameau fleuri.

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La tenue de ces deux jeunes femmes aux allures dansantes de Ménades est tout à fait celle que l'on retrouve sur les autres séries iconographiques de Sibylles, sous le signe de l'élégance, de la jeunesse et de l'exotisme. Les têtes étant brisées, nous ne pouvons pas chercher ici les turbans et coiffures à glands qui sont un attribut général de ces dames vaticineuses. Leurs chaussures sont à bout pointu.

Mais leur duo dansant en ronde poursuit aussi le thème des autres galeries, à l'ouest et à l'est, celui de la Danse Macabre des Laïcs et des Clercs.

La sibylle Persique (identifiée par les autres auteurs comme la Prudence tenant un miroir) tient la lampe dont l'éclat est manifesté par des rayons. C'est bien sûr une hypothèse.

La sibylle Erythrée tient le rameau fleuri  (ailleurs une simple fleur) prophétisant la tige vierge qui fleurit et porte un fruit, virga et virgo.

 

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Relevé de Langlois en 1837 :

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E.-H. Langlois Essai historique, philosophique et pittoresque sur les danses des morts planche V. Gallica

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Colonne n° 14. Deux sibylles.

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Quelle grâce ! Quel charme juvénile, presque insolent  dans ce cimetière ! Quelle taille fine sous le corselet contrastant avec les manches bouffantes, les flots de plissé, les jupons, les frou-frous et les traines !

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Mais dans cette Aître où tout est destiné à rappeler au visiteur que le Temps passe, mais l'attend, la pierre usée, ces têtes brisées, ces accessoires de beauté qui ont perdu leur lustre, cette vétusté incitent à une méditation sur les Ruines et à une nostalgie du temps où ces Dames sculptées du temps Jadis venaient de surgir du ciseau du sculpteur.

La Beauté a deux ennemis : les vandales, et le vieillissement.

La Bêtise, et le Temps.

Mais elle montre ici, malgré tout, à qui sait en rêver, son triomphe : quelle grâce ! quelle charme juvénile !

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Le relevé de Langlois 1837 :

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Gravure d'E.H. Langlois 1837 Essai historique, philosophique et pittoresque sur les danses des morts planche V. Dessin Espérance Langlois. Gallica

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen II, la galerie nord : Adam et Eve. Les Sibylles. Caïn et Abel.
L'Aître Saint-Maclou de Rouen II, la galerie nord : Adam et Eve. Les Sibylles. Caïn et Abel.
L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Colonne n° 15. Sculpture trop abimée.

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Voilà à quoi cela ressemble sur l'application du Site pour mon portable :

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Colonne n° 16. Deux sibylles dont Agrippa tenant le fouet de la Flagellation.

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.La sibylle de gauche est difficile à identifier, elle porte  une colonne brisée, qui est un symbole de la Passion (Ecce Homo, Outrages et Flagellation)

La sibylle de droite porte un fouet, par lequel elle annonce  la Flagellation. C'est Agrippa.

Là encore, on remarque leur beauté, et l'allure dansante de leur procession.

 

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Le relevé de Langlois en 1837 :

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Gravure d'E.H. Langlois 1837 Essai historique, philosophique et pittoresque sur les danses des morts. Dessin Espérance Langlois. Gallica

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Il faudrait revenir pour faire une étude de tous les chapiteaux.

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Colonne n° 17. Les sibylles ont été détruites. Un blason.

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Sur cette colonne, les sibylles sont effacées. Seul subsiste le blason qu'elles devaient  tenir. Peut-être le blason d'un riche marchand ou bourgeois de Rouen, d'un clerc ou d'un membre de la fabrique qui n'a pas été identifié.

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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On comparera ce que nous avons sous les yeux avec le relevé qu'en donne Langlois ; En 1 deux ou trois animaux  ; en 3,  trois fers à cheval  ou fers de mule ; à droite Deux quartiers avec 5 étoiles 2;1;2 (et des coquilles en chef ?).

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Gravure d'E.H. Langlois 1837 Essai historique, philosophique et pittoresque sur les danses des morts planche V. Dessin Espérance Langlois. Gallica

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Le chapiteau de la colonne n°17.

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Les boules rondes sont-ils des fruits, ou plutôt des grelots ?

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Colonne n° 18. Deux sibylles dont l'Hellespontine tenant la croix.

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La sibylle de gauche relève sa robe et tient la lance. 

https://studioaix.pagesperso-orange.fr/cathedrale/sib_lance.htm

La sibylle Hellespontine est à droite, et avance d'un pas décidé. Elle porte la croix annonçant la Crucifixion du Christ.

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Le relevé par Langlois 1837 :

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Gravure d'E.H. Langlois 1837 Essai historique, philosophique et pittoresque sur les danses des morts planche VI. Dessin Espérance Langlois. Gallica

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Le chapiteau aux oiseaux ailes déployés.

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Colonne n° 19 .

Elle est aujourd'hui incluse dans l'escalier.

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Celle de gauche presque entièrement brisée.

La sibylle de droite est  bien conservée, mais si on admire sa pose gracieuse on ne peut l'identifier à défaut d'attribut..

 

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Le relevé par Langlois 1837 :

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Gravure d'E.H. Langlois 1837 Essai historique, philosophique et pittoresque sur les danses des morts planche VI. Dessin Espérance Langlois. Gallica

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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LA COLONNE DU MEURTRE D'ABEL PAR CAÏN.

 

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Elle reprend la composition de la Colonne d'Adam et Ève.

On devra se contenter de ces médiocres images.

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.


 

SOURCES ET LIENS.

AÎTRE SAINT-MACLOU

https://www.aitresaintmaclou.fr/histoire/un-cimetiere-a-galeries/

EXPO VIRTUELLE

https://my.matterport.com/show/?m=kjUCC7ra6RC

— BETHMONT-GALLERAND (Sylvie), 2003, "Un autre travail du bois à Rouen : Les sablières de l’aître saint-Maclou", in Les stalles de la cathédrale de Rouen, C. Elaine Block, Frédéric Billiet p. 199-220 Presses universitaires de Rouen et du Havre 

https://books.openedition.org/purh/7435?lang=fr

https://books.openedition.org/purh/7437

— LANGLOIS (E.-Hyacinthe ), 1833, "Rouen au XVIe siècle et la danse des morts", Bulletin de la Société libre d’émulation de Seine-Maritime, 6 juin 1832, Rouen, Baudry, 1833, p. 70. Non consulté.

« Dans les statuettes du cimetière de Saint-Maclou, tantôt la mort se montre dans une action d'entraînement plus ou moins brusque; tantôt, affectant une pose tranquille, elle parait employer le raisonnement plutôt que la violence. Sur quelques colonnes des plus mutilées, on retrouve des pieds décharnés dont l'élévation au-dessus du plan sur lequel posaient les figures atteste que plusieurs de ces cadavres symboliques gambadaient en s'emparant de leurs victimes. Quant à ces derniers personnages, ils montrent généralement, par leurs poses simples et calmes, plus de résignation que de résistance, » Langlois,

 

LAFOND ( Jean), 1969, « L'iconographie des portes de Saint-Maclou de Rouen ». In: Bulletin de la Société Nationale des Antiquaires de France, 1969, 1971. pp. 283-294; doi : https://doi.org/10.3406/bsnaf.1971.2239 https://www.persee.fr/doc/bsnaf_0081-1181_1971_num_1969_1_2239

LANGLOIS (Eustache-Hyacinthe), 1837, réed 1852, Essai historique, philosophique et pittoresque sur les Danses des Morts. Rouen, Lebrument, deux volumes I p.10-30, II p.10-61.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k110051h/f66.item.zoom#

— LEVASSEUR (P.), 2003, « Observations sur l’iconographie de l’aître saint-Maclou : une synthèse de l’art macabre et des apports de la Renaissance », Actes du onzième congrès international d’études sur les Danses Macabres et l’art macabre en général , Rouen du 1er  au 5 octobre 2003,éditions Danses Macabres d’Europe, p. 41. Non consulté.

 

LOTH (Julien), 1910, L'Aître de Saint-Maclou, Rouen, Léon Gy, 28 p. Non consulté.

MÂLE (Emile) 1922, L’art religieux de la fin du Moyen-Age en France, étude sur l’art religieux du Moyen Age et sur ses sources d’inspiration, Paris, Armand Colin, 1922, p. 253-sq.

METROPOLE

https://www.metropole-rouen-normandie.fr/sites/default/files/publication/2020/Focus-aitre-st-maclou.pdf

— PAVIA (Amélie), 2011,  L’aître Saint-Maclou de Rouen. Monographie historique et technique d’une construction à pans de bois du XVIe siècle. Étude stylistique et iconographique de ses sablières Mémoire de master 2 en histoire de l’art moderne, (LEUTRAT E. dir.), Rennes 2, 2011, 633 p. Voir p.30 à35 :

https://www.academia.edu/31770552/La_symbolique_macabre_dans_les_sabli%C3%A8res_de_la%C3%AEtre_saint_Maclou_%C3%A0_Rouen

PILLET ( Maurice ), 1924, L'Aître Saint-Maclou : ancien cimetière paroissial de Rouen, Paris, Édouard Champion, 1924, 224 p. Non consulté.

https://www.google.fr/books/edition/L_Aitre_Saint_Maclou_ancien_cimeti%C3%A8re_p/8hEgAAAAMAAJ?hl=fr&gbpv=1&bsq=%22sibylle%22+Maclou+rouen&dq=%22sibylle%22+Maclou+rouen&printsec=frontcover

PREVOST (Chanoine Louis), 1970 Histoire de la paroisse et des curés de Saint-Maclou, depuis la Fondation jusqu'à nos jours (1219-1966), Rouen, Éditions Maugard. Non consulté.

VENOT ( Bernard), MOUILLESEAUX (Jean-Pierre), 1980,, L'Aître Saint-Maclou de Rouen : petit guide à l'usage des habitués du lieu et de ceux qui le découvrent, Rouen,  73 p. Non consulté.

— LAQUERRIÈRE) (A.), 1986, « L'aître Saint-Maclou et les anciens charniers », dans Églises, hôtels, vieilles maisons de Rouen, Rouen, Société des amis des monuments rouennais, 518 p., p. 323-330 Non consulté.

THOMANN (Aminte), CHAPELAIN DE SEREVILLE-NIEL (Cécile),2021 « Rouen – Aître Saint-Maclou » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Normandie, mis en ligne le 04 juin 2021, consulté le 12 février 2022. 

https://journals.openedition.org/adlfi/76013

 

"La campagne 2018 a permis la fouille et l’étude d’environ 250 sépultures, le corpus total sur l’ensemble de l’aître s’élevant à environ 500 sépultures. La densité funéraire est telle que le sol géologique (situé entre 4 et 6 m de profondeur par un précédent sondage géotechnique) n’a pu être atteint, même dans un petit sondage effectué jusqu’à 3,5 m de profondeur. La fouille de cet espace a mis en évidence une partie du cimetière paroissial utilisé jusqu’à la fin du xviiie s., mais aussi des fosses communes, accueillant jusqu’à six individus déposés simultanément. Des traces de fondation d’un bâtiment en bois inédit, probablement postérieur à l’occupation funéraire, ont également pu être observées directement au sud du calvaire.

L’étude en cours de cette collection ostéo-archéologique se fait grâce à une approche pluridisciplinaire impliquant plusieurs approches biologiques : analyses paléopathologiques macroscopiques, menées en partie dans le cadre d’une recherche doctorale, pour appréhender l’état sanitaire de la population, analyses isotopiques, particulièrement informatives sur le régime alimentaire des défunts, analyses paléoparasitologiques, renseignant notamment sur les conditions de vie et analyses paléomicrobiologiques, détectant la présence de l’ADN ancien de certains pathogènes dans le matériel dentaire et osseux, tels que la tuberculose, la syphilis ou la peste. Des analyses paléomicrobiologiques préliminaires, menées sur le corpus provenant du diagnostic de 2016, ont déjà permis de détecter la présence très probable du bacille de la peste chez un individu daté du début du xve s.

Les résultats archéologiques et anthropologiques issus de cette fouille vont permettre de développer de manière significative les connaissances concernant la population rouennaise et la gestion de ce cimetière de la fin du Moyen Âge et de l’époque moderne."

FOUILLES.

https://www.aitresaintmaclou.fr/histoire/la-restauration-et-la-nouvelle-vie-du-lieu/

THOMANN (Aminte), CHAPELAIN DE SEREVILLE-NIEL (Cécile), 2019, 

https://journals.openedition.org/archeomed/24586

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/seine-maritime/rouen/si-squelettes-aitre-saint-maclou-pouvaient-parler-1305877.html

— INRAP La boîte en plomb de l'Aître Saint-Maclou. Une boîte en plomb a été retrouvée dans une pierre sous la colonne (galerie ouest ?), contenant la plaque commémorative déposée en 1859 avec quelques pièces de monnaie contemporaines.

Dans le cadre des journées européennes de l’archéologie 2020, l’Inrap vous propose une vidéo inédite sur une curieuse boîte en plomb, découverte à l'aître Saint-Maclou, à Rouen. Que contient-elle ?

En 2019, lors des travaux de restauration du cimetière de l’aître Saint-Maclou, un site de la Métropole Rouen Normandie, des ouvriers trouvent une pierre évidée sous une colonne sculptée datant de la Renaissance. Et ils découvrent, enchâssée dans la pierre, une boîte en plomb.
Par ailleurs, on sait grâce aux archives qu’une plaque de cuivre portant une inscription a été laissée en dépôt dans l’édifice en 1859, lors d’une restauration antérieure.
Le service régional de l’archéologie (Drac Normandie) confie l’ouverture de la boîte à l’Institut national de recherches archéologiques préventives. La boîte contient-elle la plaque commémorative ou est-elle bien plus ancienne ?

Durée : 00:06:58 Sous-titres automatiques disponibles en français. Réalisation, montage : Serge Le Maho, Inrap Avec la participation de Sylvain Mazet Directeur-adjoint scientifique et technique Normandie (Seine-Maritime et Eure), Inrap

 

https://journees-archeologie.fr/c-2021/Archeorama/fiche-archeorama/61/La-boite-en-plomb-de-l-aitre-Saint-Maclou


 


 

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Published by jean-yves cordier - dans Sibylles Sculpture Renaissance Héraldique

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  • : Le blog de jean-yves cordier
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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